Jean-Frédéric Poisson a été interrogé sur RCF Anjou à propos du débat parlementaire sur la fin de vie. Fin janvier, le Sénat a rejeté le texte ouvrant une aide active à mourir, soutenu par l’exécutif, avant que celui-ci ne fasse son retour à l’Assemblée nationale. Une séquence parlementaire révélatrice d’un profond malaise français face à une question à la fois éthique, médicale et politique : comment accompagner la fin de vie sans renoncer à la dignité humaine ?
Dans ce Grand Entretien, Thomas Cauchebrais reçoit Jean-Frédéric Poisson, philosophe, ancien député et président du parti Via – Parti chrétien-démocrate. Infatigable opposant à l’euthanasie, il publie Soins palliatifs, la vraie alternative à l’euthanasie aux éditions Mame, un plaidoyer pour une fin de vie fondée sur l’accompagnement, la présence et le soin plutôt que sur l’acte de donner la mort.
Au fil de cet échange, Jean-Frédéric Poisson décrypte les raisons du rejet sénatorial, alerte sur les zones les plus controversées du texte — délit d’entrave, liberté de conscience des soignants, obligations faites aux établissements médicaux catholiques— et dénonce ce qu’il considère comme une rupture majeure dans l’ordre juridique et moral. Il défend également le rôle central des soins palliatifs, encore trop inégalement accessibles en France, et interroge notre responsabilité collective face aux plus vulnérables.
L’occasion d’évoquer enfin ce nouveau changement de nom de parti ainsi que les échéances des prochaines municipales pour le PCD.
