Ci-après la traduction d’un article paru le 23 juin 2026 sur Lifesitenews sous le titre Bishop Schneider: SSPX excommunications would be a historic mistake.
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Mgr Athanasius Schneider affirme que Rome doit se pencher sur les questions doctrinales sérieuses soulevées par la Fraternité Saint-Pie X alors que celle-ci se prépare à des consécrations épiscopales.
Dans une déclaration publiée en exclusivité par la journaliste américaine Diane Montagna, Mgr Athanasius Schneider soutient que le débat entourant la FSSPX ne peut être compris sans aborder les questions doctrinales et liturgiques soulevées depuis le concile Vatican II. Il appelle à un examen serein de ce qu’il considère comme le véritable cœur du problème :
Les questions et les problèmes relatifs à la FSSPX font l’objet d’un débat largement infructueux depuis plus de cinquante ans ; ils ont désormais abouti à l’annonce de consécrations épiscopales qui n’ont pas encore reçu l’approbation du Saint-Siège. Cette discussion est alimentée par l’émotion — souvent, au sens littéral, cum ira et studio (avec colère et partialité) — et menée fréquemment par des personnes qui n’ont ni connaissance directe des documents en cause ni expérience personnelle de la FSSPX. Bien souvent, leurs connaissances sont superficielles et façonnées par des idées préconçues. En conséquence, le débat s’apparente souvent à un dialogue de sourds, où les mêmes arguments sont répétés à l’envi sans la moindre avancée significative.
Par ailleurs, ce débat fait largement l’impasse sur la question centrale soulevée par la FSSPX. Cette lacune découle d’une erreur méthodologique fondamentale et d’un manque d’argumentation factuelle concernant les ambiguïtés doctrinales et liturgiques objectives qui sont au cœur de la controverse. Au fond, le conflit porte sur la question de la vérité.
1. Vatican II dans le contexte des vingt autres conciles œcuméniques
La première erreur consiste à traiter un concile pastoral — en l’occurrence le concile Vatican II — comme s’il était entièrement dogmatique, et à présumer que toutes ses affirmations doivent être considérées comme définitivement proposées et contraignantes pour tous les catholiques. Ceux qui agissent ainsi oublient que Paul VI lui-même a déclaré : « Certains se demandent quelle autorité, quelle qualification théologique le Concile a entendu donner à ses enseignements, sachant qu’il a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l’infaillibilité du Magistère ecclésiastique. La réponse est connue de quiconque se souvient de la déclaration conciliaire du 6 mars 1964, réitérée le 16 novembre 1964 : étant donné le caractère pastoral du Concile, celui-ci a évité de prononcer, de manière extraordinaire, des dogmes revêtus de la note d’infaillibilité. » (Audience générale du 12 janvier 1966). Cela vaut également pour les deux constitutions « dogmatiques » du Concile, Dei Verbum et Lumen Gentium, puisque l’adjectif « dogmatique » revêt un sens plus large et ne se limite pas aux dogmes compris comme des enseignements dotés de l’infaillibilité.
Parmi les vingt autres conciles œcuméniques, on trouve de nombreuses déclarations et documents à caractère pastoral ou disciplinaire qui ne sont plus applicables aujourd’hui (par exemple, le décret du quatrième concile du Latran stipulant : « Si un seigneur temporel néglige de purifier son territoire de la souillure de l’hérésie, il sera frappé d’excommunication »), ainsi que des déclarations doctrinales non définitives (par exemple, celles du concile de Florence concernant la matière et la forme du sacrement de l’ordre) qui ont été ultérieurement corrigées par le Magistère de l’Église. On ne saurait absolutiser une forme historique concrète de gouvernement de l’Église, car cela reviendrait à supprimer la distinction nécessaire entre, d’une part, les vérités de foi immuables et pérennes (Depositum Fidei) et, d’autre part, les divers modes de transmission de ces vérités (par exemple, une déclaration pastorale, une déclaration doctrinale non définitive ou une définition ex cathedra), chacun comportant un degré d’autorité et une force contraignante différents.
Aujourd’hui, toutefois, pour être en pleine communion avec le Saint-Siège, il faut accepter les affirmations et les enseignements de Vatican II qui sont de nature pastorale et assurément non définitifs quant à leur caractère magistériel. Cela soulève une question importante : pourquoi l’acceptation inconditionnelle des textes de Vatican II est-elle présentée comme une conditio sine qua non de la pleine communion avec le Saint-Siège, alors qu’aucune exigence comparable n’existe concernant les enseignements pastoraux, disciplinaires ou non définitifs des vingt conciles œcuméniques précédents ?
Parmi les enseignements non définitifs de Vatican II, plusieurs — notamment ceux concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux et la collégialité — présentent des formulations ambiguës, difficiles à concilier avec les doctrines constamment enseignées par le Magistère, depuis l’époque des Pères de l’Église jusqu’à la période précédant immédiatement le Concile.
Il convient également d’évoquer la question des lacunes rituelles et doctrinales du Novus Ordo Missae. De telles préoccupations ne peuvent plus être écartées d’emblée, comme en témoigne, par exemple, l’ouvrage de l’archimandrite Boniface Luykx intitulé A Wider View of Vatican II: Memories and Analysis of a Council Consultor (Angelico Press, Brooklyn, NY, 2025). Les défauts du Novus Ordo Missae demeurent un sujet de sérieuses discussions et ne sauraient être simplement éludés. Néanmoins, le Saint-Siège demande à la FSSPX d’accepter non seulement la validité, mais aussi la légitimité et la qualité de la réforme liturgique du Novus Ordo Missae.
2. Deux dérives modernes dans la vie de l’Église : le légalisme et le papocentrisme
La résolution de la question de la FSSPX est entravée non seulement par une réticence à affronter, avec honnêteté intellectuelle, les questions doctrinales sous-jacentes et à reconnaître l’existence d’ambiguïtés doctrinales nécessitant une correction, mais aussi par une mentalité malsaine qui s’est développée au sein de l’Église au cours des derniers siècles : à savoir la primauté du légalisme ou du positivisme juridique, conjuguée à un papocentrisme excessif frisant la quasi-divinisation tant de la charge que de la personne du Pape.
Ces exagérations modernes dénaturent et entravent la vie de l’Église en subordonnant la primauté de la pureté et de la clarté de la foi et de la liturgie aux exigences du légalisme et du papocentrisme — un phénomène étranger aux Pères de l’Église et à la grande Tradition. Dans cette forme exacerbée de papocentrisme, le Pape et son magistère, même lorsqu’ils ne sont pas strictement dogmatiques ou définitifs, tendent à être considérés comme revêtus d’un caractère absolu et quasi divin. Le climat ecclésial a souvent été façonné, du moins implicitement, par des présupposés qui s’apparentent à de telles attitudes.
La plupart des commentateurs de la controverse actuelle entourant les consécrations épiscopales de la FSSPX demeurent, souvent à leur insu, influencés par les dérives du légalisme et du papocentrisme excessif qui caractérisent une grande partie de la vie ecclésiale contemporaine. La règle selon laquelle les consécrations épiscopales effectuées sans autorisation papale — ou contrairement à la volonté exprimée du Pape — constituent un acte schismatique était étrangère à l’époque des Pères de l’Église. En effet, cette règle n’est entrée en vigueur qu’au cours du deuxième millénaire. Le canon 1387 du Code de droit canonique de 1983, qui interdit la consécration d’un évêque sans mandat pontifical, est classé parmi les « délits contre les sacrements » plutôt que parmi les « délits contre la foi et l’unité de l’Église », catégorie sous laquelle le schisme est sanctionné (can. 1364). Si la consécration épiscopale sans mandat pontifical était intrinsèquement schismatique, elle figurerait parmi les délits « contre l’unité de l’Église ». Le canon correspondant du Code de 1917 figurait également parmi les « Délits dans l’administration et la réception des ordres et autres sacrements » (Titre XVI), plutôt que parmi les « Délits contre la foi et l’unité de l’Église » (Titre XI).
3. L’état extraordinaire de crise, voire d’urgence, au sein de l’Église
Depuis le concile Vatican II, l’Église catholique connaît un climat d’ambiguïté, de flou et d’incertitude généralisés concernant des doctrines importantes telles que l’unicité du Christ Rédempteur, l’unicité de l’Église catholique, la structure monarchique de l’Église établie par Dieu (tant au niveau universel que local) et le caractère sacrificiel de la Sainte Messe. Il est indéniable que ceux qui ont exercé le pouvoir administratif au Saint‑Siège au cours des dernières décennies, et qui l’exercent encore aujourd’hui, exigent de la FSSPX — comme condition sine qua non d’une pleine communion avec le Saint-Siège — l’acceptation de ce climat de facto d’ambiguïté et de relativisme doctrinaux et liturgiques, lequel a atteint son paroxysme avec l’actuel processus synodal, extrêmement confus, qui touche l’Église tout entière. Depuis le Concile, et en lien avec certains des enseignements ambigus susmentionnés, un processus est à l’œuvre pour instaurer, sous l’autorité du Pontife romain, une soi-disant « Église de Vatican II » ou « Église conciliaire ». Cette tendance, qui prend aujourd’hui le nom d’« Église synodale », vise au fond à devenir une religion relativiste adaptée au monde. Les tentatives de masquer cette nouvelle orientation vers une forme d’Église catholique ambiguë, relativiste et mondaine au moyen d’une herméneutique de la continuité sont malhonnêtes et peu convaincantes.
4. Le dilemme de conscience de la FSSPX
Le Saint-Siège exige de la FSSPX qu’elle accepte des doctrines formulées de manière ambiguë et non définitives comme condition sine qua non de la pleine communion avec le Saint-Siège et de l’obtention d’une régularisation canonique. Ces doctrines incluent des enseignements relatifs à la liberté religieuse, à l’œcuménisme, au dialogue interreligieux (y compris, par exemple, l’affirmation de Lumen Gentium §16 selon laquelle les musulmans « adorent avec nous [les catholiques] le Dieu unique, miséricordieux »), à la collégialité épiscopale (telle qu’elle est comprise d’une manière qui amoindrit la structure monarchique de l’Église instituée par Dieu) et aux réformes liturgiques associées au Novus Ordo Missae. Le Saint-Siège exige également de la FSSPX qu’elle reconnaisse formellement les déclarations et les enseignements des papes post-conciliaires relevant de ce que l’on appelle le magistère authentique et ordinaire. Cela inclut, par exemple, certaines affirmations d’Amoris Laetitia qui portent gravement atteinte à la Révélation divine, voire la contredisent ; l’autorisation formelle donnée par le pape François aux personnes divorcées et remariées de recevoir la sainte communion ; ainsi que la déclaration sur la bénédiction des couples de même sexe, Fiducia Supplicans.
Si l’on examine avec honnêteté intellectuelle la crise extraordinaire qui frappe l’Église depuis le Concile — ainsi que les ambiguïtés et le relativisme doctrinal, liturgique et pastoral qui l’ont accompagnée — alors l’existence et l’activité de la FSSPX peuvent être considérées, dans une perspective à long terme et à la lumière de l’histoire bimillénaire de l’Église, comme une œuvre de la divine Providence et comme un soutien pour l’Église durant une crise d’une ampleur sans précédent.
À la lecture des documents récents publiés par le Supérieur général de la FSSPX, l’abbé Davide Pagliarani — en particulier la Déclaration de foi catholique et sa Communication aux fidèles et amis de la Fraternité — on ne peut manquer de remarquer un esprit profondément catholique, empreint d’une foi véritable en la primauté pontificale et d’une dévotion filiale envers la personne du Souverain Pontife.
Le problème auquel la FSSPX est confrontée est aisé à comprendre. Le Saint-Siège exige que la FSSPX accepte, sans objection substantielle, certains enseignements du concile Vatican II objectivement ambigus et non définitifs, des affirmations ambiguës du magistère pontifical post-conciliaire, ainsi que des défauts doctrinaux et rituels objectifs présents dans le Novus Ordo. Pourtant, Dieu n’a jamais exigé l’adhésion à des doctrines peu claires ou formulées de manière ambiguë, et l’Église a toujours agi en conséquence tout au long de son histoire.
La FSSPX considère comme l’une de ses raisons d’être essentielles d’appeler, avec parrhésie, à un retour à la clarté et à la pureté absolues de la doctrine, que l’Église s’est toujours efforcée de préserver au fil des siècles. Par le passé, les Pontifes romains ont enduré persécutions, martyres et même des schismes plutôt que de tolérer la moindre ambiguïté dans l’expression de la foi. Parmi les exemples les plus marquants, on peut citer le rejet du terme ambigu homoiousios ; le rejet de l’Henotikon qui, sans être formellement hérétique, compromettait néanmoins la clarté de la doctrine christologique et favorisait la propagation du monophysisme ; ainsi que le rejet des formulations christologiques ambiguës du pape Honorius Ier († 638). Plusieurs papes ont condamné Honorius Ier à titre posthume, non pour hérésie, mais pour ambiguïté doctrinale et pour avoir favorisé la propagation de l’hérésie. L’unité n’est pas, en soi, le critère ultime de la vérité. L’histoire de l’Église connaît de nombreuses situations où des tensions ont existé entre la tradition et l’exercice effectif de l’autorité ecclésiastique.
Le fait même que certains enseignements du concile Vatican II, ainsi que la réforme liturgique, aient suscité — et continuent de susciter, tant en théorie qu’en pratique — un affaiblissement de la clarté doctrinale, oblige le Pape, à l’instar de nombre de ses prédécesseurs héroïques, à clarifier et, le cas échéant, à amender ces enseignements. Cela doit être accompli avec une précision et une clarté doctrinales renouvelées, de telle sorte qu’il ne subsiste aucune place pour des interprétations ambiguës ou erronées. À cet égard, le principe suivant, qui a longtemps guidé les Pontifes romains, demeure plus pertinent que jamais : « L’ambiguïté ne saurait être tolérée dans un Synode (Concile), dont la gloire principale consiste avant tout à enseigner la vérité avec clarté et à exclure tout risque d’erreur » (Pie VI, Auctorem fidei).
Le drame de la situation actuelle réside dans le fait que le Saint-Siège exige de la FSSPX qu’elle accepte l’état d’ambiguïté doctrinale et liturgique existant comme une conditio sine qua non pour la pleine communion et la régularisation canonique. Lors de la controverse monothélite, alors que le pape Honorius Ier avait adopté une position ambiguë, le saint patriarche Sophrone de Jérusalem envoya son suffragant, Étienne, évêque de Dor, à Rome ; il le chargea de se rendre au Siège apostolique — là où se trouvent les fondements de la doctrine orthodoxe — et de ne cesser ni de prier ni d’insister jusqu’à ce que les autorités compétentes examinent et condamnent cette erreur nouvelle. L’évêque Étienne demeura dix ans à Rome, persévérant dans cette mission jusqu’à ce qu’il voie la condamnation de l’hérésie par le pape Martin Ier lors du concile de Latran en 649. En un certain sens, la FSSPX joue aujourd’hui un rôle analogue, exhortant sans relâche le Saint‑Siège à mettre un terme à cette situation d’ambiguïté et d’incertitude doctrinales et liturgiques. La FSSPX a déclaré à maintes reprises qu’elle n’a d’autre intention que de former les âmes confiées à sa sollicitude pastorale pour en faire de bons chrétiens et de véritables fils et filles de l’Église romaine. En fin de compte, il convient d’être reconnaissant envers la FSSPX pour ce rôle ; les futurs papes le seront assurément.
5. La solution pastorale du Pape au problème de la FSSPX
Le Saint‑Siège devrait dûment prendre en considération la Déclaration de foi catholique et la Communication aux fidèles publiés par le Supérieur général de la FSSPX, et reconnaître ces documents et actes comme suffisants — et satisfaisant aux conditions minimales — pour la communion ecclésiale. Une excommunication, à l’heure actuelle, ouvrirait une plaie nouvelle, inutile et évitable, au sein du Corps mystique du Christ.
À la lumière de ces documents et actes de la FSSPX, le Pape, avec son cœur de père, pourrait faire une exception et autoriser les consécrations épiscopales par un geste pastoral d’une réelle générosité. En frappant d’excommunication les évêques consécrateurs et consacrés, le Souverain Pontife punirait implicitement aussi les fidèles de la FSSPX — une partie de son troupeau — qui l’aiment et le reconnaissent sincèrement, mais qui, en raison de ce qu’ils perçoivent comme un véritable dilemme de conscience, ne voient d’autre alternative que de continuer à être assistés pastoralement par la FSSPX, pour l’existence de laquelle l’épiscopat demeure indispensable, notamment pour l’administration des sacrements de l’Ordre et de la Confirmation.
C’est pourquoi, uniquement pour le bien des âmes et celui de l’Église, la FSSPX demande au Souverain Pontife de faire preuve de compréhension, dans les circonstances actuelles, quant à son besoin d’avoir des évêques, et d’autoriser les consécrations épiscopales. Malheureusement, en dépit de ce qu’elle considère comme un dilemme de conscience objectif, la FSSPX est, pour l’essentiel, qualifiée de schismatique et d’orgueilleuse.
Dans un esprit de magnanimité, le Souverain Pontife, en véritable père, pourrait jeter un pont vers la FSSPX — cette partie de son troupeau — et autoriser les consécrations épiscopales à titre exceptionnel, afin de favoriser un climat propice à ce qu’une solution aux questions doctrinales et aux dispositions juridiques correspondantes puisse être trouvée patiemment et progressivement, grâce à une confiance mutuelle accrue. L’Église synodale d’aujourd’hui devrait être capable d’une telle ouverture et d’une telle générosité pastorales. Au vu des nombreuses déclarations et initiatives œcuméniques généreuses de ces dernières décennies, elle devrait également démontrer sa capacité à traiter un problème ecclésial sérieux par le dialogue, la patience et la compréhension au sein même de l’Église catholique.
Récemment, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a affirmé qu’au sujet des dérives des évêques allemands, le Saint-Siège ne souhaite pas que les divisions débouchent sur des mesures punitives, soulignant que les problèmes au sein de l’Église devraient, dans la mesure du possible, être résolus pacifiquement. Pourquoi cette approche ne s’appliquerait-elle pas également à la FSSPX, qui ne nie aucun dogme, reconnaît la primauté du pape, prie pour lui et lui voue une dévotion filiale, tout en conservant ce que l’Église a cru et célébré universellement jusqu’au Concile ? Parallèlement, le Chemin synodal allemand a promu des dérives doctrinales manifestes, favorisant des hérésies de fait et même des positions blasphématoires. Pourquoi, dès lors, privilégier la réconciliation et le dialogue patient dans un cas et non dans l’autre ?
Si, cette année, le pape devait prononcer une excommunication — un nouvel anathème — à l’encontre des évêques consécrateurs et consacrés, cela resterait dans l’histoire de l’Église comme une erreur due à une sévérité pastorale excessive. Les générations futures et les papes à venir finiraient par le regretter. Pourquoi le pape ferait-il aujourd’hui ce que les générations futures pourraient déplorer demain ? Ne devrions-nous pas tirer les leçons de l’histoire ? Le pape, en tant que Souverain Pontife, n’est-il pas appelé avant tout à bâtir des ponts ?
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