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France : Politique en France / France : Société

Pour la presse internationale, la France s’enfonce dans un syndrome du déclin

Pour la presse internationale, la France s’enfonce dans un syndrome du déclin
La presse internationale est sidérée par le chaos français :

“Au lendemain d’une journée de manifestation et de violences d’une intensité rarement vue en France ces dernières années”, Emmanuel Macron, qui n’avait jusque-là fait “qu’égrener de petites phrases de réaction” sur la crise des lycéens, “a été forcé de réagir plus longuement à la télévision ce dimanche soir”, constate Le Temps. Mais à part les condamnations de rigueur,

“rares ont été les annonces concrètes alors que la droite demandait un acte fort, comme l’instauration de l’état d’urgence”. “Tout juste a-t-il annoncé que les préfets pourraient, en coordination avec les maires, interdire certains rassemblements ou mettre en place des couvre-feux”.

Pour Blick :

“Il a aussi promis que le chef du gouvernement réunirait bientôt les partis politiques, les syndicats et les représentants des jeunes pour discuter des revendications sur le pouvoir d’achat et l’éducation”. “Mais à part ça ? Rien. Aucune réponse concrète”.

The New York Times :

Au lendemain de “certaines des pires émeutes qu’ait connues la France depuis des décennies”, Emmanuel Macron “s’est engagé dimanche à répondre à certaines revendications des manifestants, mais sans donner de précisions”. Il a certes indiqué “qu’il s’efforcerait de baisser le prix des carburants – une revendication majeure de certains manifestants – lors d’un déplacement diplomatique dans le Golfe Persique cette semaine”, mais il n’a présenté “aucune concession concrète” aux manifestants, se contentant d’affirmer qu’à six mois de la présidentielle, la France avait besoin “d’ordre, d’apaisement et pas d’une escalade”.

The Guardian :

“Des affrontements ont éclaté entre la foule et les forces de l’ordre place de la République, dans le centre de Paris”. “Des vélos électriques ont été entassés dans certaines rues et incendiés. Des bouteilles et des pierres ont été jetées et d’épaisses volutes de fumée s’élevaient des poubelles en feu. La police a riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes”.

La Vanguardia :

“le conflit ne montre aucun signe d’essoufflement” et qu’il y a “urgence” à ramener le calme dans le pays. Mais face au défi, Emmanuel Macron “est apparu quelque peu impuissant, se limitant à des formules de circonstance”.

The Daily Telegraph :

“la révolte actuelle a dépouillé ce centriste de 48 ans des derniers restes de son capital politique national”, déjà bien entamé par “sa décision désastreuse de convoquer des élections anticipées en 2024”.

Le Soir estime que le président français porte “sa part de responsabilité dans ce désastre ».

En dix ans de pouvoir, il n’a dessiné ni un meilleur horizon pour les lycéens, ni rendu moins difficile la vie des classes moyennes, ni résolu le sentiment de sécession qui règne parfois dans les banlieues”. “Le pays s’est appauvri. Au bord de la crise financière, il s’enfonce dans un syndrome du déclin”. “Les partis politiques de gouvernement, qu’il entendait transcender en prenant le meilleur de la gauche et de la droite, ne s’en sont jamais remis, favorisant l’émergence de deux forces radicales qui polarisent le pays à l’extrême”. “Dans six mois, si tout continue comme ça, il est à craindre que la France écope de la double peine : l’extrême droite au pouvoir et, dans la foulée, le chaos”.

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