La réforme de la justice pénale portée par Gérald Darmanin, projet de loi SURE (pour « sanction utile, rapide et effective »), est finalement coupée en deux. Le premier texte, consacré à la justice criminelle, a été envoyé à la commission des lois de l’Assemblée nationale et devrait être examiné en conseil des ministres courant mars. Le garde des sceaux, Gérald Darmanin, espère faire examiner le second texte, sur l’exécution des peines, durant l’été.
Début février, à la suite d’un tête-à-tête avec son Sébastien Lecornu, premier ministre, le garde des sceaux a dû se rendre à l’évidence : le calendrier parlementaire ne dispose pas de créneaux suffisants pour voter l’ensemble de son projet de loi, notamment à cause de l’examen des deux propositions de loi sur la fin de vie. Le premier ministre lui a proposé deux options : soit le texte est coupé en deux, soit il est repoussé à une hypothétique session extraordinaire à l’été. Gérald Darmanin a choisi la première option.
Pourtant la réforme de la justice devrait être une cause prioritaire.
La famille d’Elias, tué d’un coup de machette en janvier 2025 à Paris, se bat pour l’instauration d’une loi qui obligerait les magistrats à rencontrer les victimes ou leurs proches en cas de dysfonctionnement judiciaire.
« Notre enfant est mort dans nos bras. La justice n’a pas protégé Elias. Nous voulons avoir des explications », martèle la mère d’Elias, Stéphanie Bonhomme. Cette femme, chef de service adjointe en médecine vasculaire à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, bataille depuis plus d’un an pour obtenir des réponses de l’institution judiciaire.
