Le cardinal Hollerich, archevêque de Luxembourg, a formulé une hérésie en se déclarant favorable à l’ordination des femmes :
«Je ne peux pas imaginer, à long terme, comment l’Église pourrait subsister si la moitié du peuple de Dieu souffrait de ne pas avoir accès au ministère ordonné». «J’ai également appris, en tant qu’évêque, que ce n’est pas seulement une revendication de quelques associations de femmes de gauche».
Le prélat luxembourgeois s’est exprimé ainsi lors d’un symposium, à Bonn, le 19 mars, intitulé «Synodalité et Praedicate Evangelium – deux éléments fondamentaux de la réforme de l’Église du pape François».
L’archevêque a admis avoir lui-même été plus conservateur sur cette question par le passé, mais aurait changé d’avis. Il a également constaté que l’accès à la prêtrise pour les femmes était largement soutenu par ces dernières.
L’archevêque a appelé à la patience, relevant qu’il s’agissait surtout d’une préoccupation dans l’Église occidentale. Pour les femmes issues d’autres cultures, l’ordination sacerdotale est un «problème artificiel (…) C’est aussi une réalité que nous devons accepter.» Il faudra encore du temps avant que cette question soit abordée de la même manière dans toutes les cultures.
Sera-t-il convoqué à Rome par le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi ?
Rappelons la déclaration dogmatique définitive formulée ex cathedra par le pape Jean-Paul II dans la Lettre apostolique Ordination Sacerdotalis le 22 mai 1994 :
Bien que la doctrine sur l’ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes ait été conservée par la Tradition constante et universelle de l’Église et qu’elle soit fermement enseignée par le Magistère dans les documents les plus récents, de nos jours, elle est toutefois considérée de différents côtés comme ouverte au débat, ou même on attribue une valeur purement disciplinaire à la position prise par l’Église de ne pas admettre les femmes à l’ordination sacerdotale.
C’est pourquoi, afin qu’il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l’Église, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église.
