Extrait de l'éditorial de Jean-Pierre Denis dans La Vie, à propos de la mission sur la fin de vie et des récentes déclarations d'Alain Claeys :
"Chacun sait aussi que, dans la future loi, chaque mot sera significatif, chaque virgule parlera. Un exemple de ces subtilités ? La « sédation terminale » est généralement comprise comme un acte d’euthanasie, car accélérant la mort, tandis que la « sédation en phase terminale », relèverait des soins palliatifs, sans intention de tuer. Du choix d’un simple adjectif pourrait surgir, de prime abord imperceptible, un changement radical de société ou, au contraire, un compromis raisonnable et durable. À ce stade, la prudence reste donc un devoir éthique et la vigilance une vertu civique. Il faudra juger sur pièces."
La différence entre un homicide volontaire et un homicide involontaire c'est que dans le premier acte il y a l'intention de donner la mort, ce que l'enquête est chargée de vérifier. Ainsi est la différence entre un médecin qui décide de tuer son patient et un médecin qui veut soulager la souffrance du patient.
Exupéry
Attention au risque de “sédation terminante” !
Maxime
Pourquoi pas la sedation finale, tant qu’on y est…?
Levi
Un médecin sait toujours ce qu’il fait et pourquoi il le fait.
Que certains médecins pratiquent volontiers des euthanasies, c’est un fait.
Que l’on puisse tuer quelqu’un avec de la morphine, ou des barbituriques ou des neuroleptiques est aussi un fait. Le doses létales sont bien connues.
Que la morphine, les barbituriques, les neuroleptiques, les curares et même le chlorure de potassium soient des médicaments utiles aux soins (à certaines doses et selon certains schémas thérapeutiques) est tout aussi indéniable.
Qui, à part le médecin prescripteur pourra dire l’intention.