Dimanche 27 septembre, 178 sièges de sénateurs étaient remis en jeu dans 64 circonscriptions. Le RN aurait 14 sénateurs, ce qui lui permet de créer un groupe RN/UDR du Sénat, puisqu’il faut 10 élus pour former un groupe. Le député et vice-président du RN, Edwige Diaz, a été élu en Gironde.
Dans les Bouches du Rhône, le sénateur sortant Stéphane Ravier, figure historique du mouvement à Marseille mais parti sans investiture après avoir quitté le RN puis Reconquête, a été battu par Marie-Pierre Callet, ancienne cinquième vice-présidente LR du département passé au RN. Sa liste décroche même un second siège, pour Fabien Bravi.
La droite et le centre droit conservent la nette majorité dont ils disposent depuis 2014, avec les groupes Les Républicains et Union centriste.
La France insoumise fait son entrée dans la chambre haute pour la première fois.
Gérard Larcher devrait demeurer président du Sénat. Premier groupe au Sénat, Les Républicains disposaient de 131 sièges, dont 77 étaient remis en jeu lors de ce scrutin. Ils enregistrent plusieurs pertes, notamment en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec la percée de l’Union des droites pour la République, le parti d’Eric Ciotti. Max Brisson, sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, a évoqué un groupe LR « aux alentours de 125 » élus après ce scrutin. Plusieurs cadres de la majorité sénatoriale ont été réélus, comme Bruno Retailleau, candidat LR à l’élection présidentielle, en Vendée, ou Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat, en Ardèche.
Le Parti socialiste (64 sièges avant le scrutin) a perdu quelques élus, dans la Creuse par exemple, mais a obtenu quelques gains, dans le Doubs et l’Hérault notamment. Quant aux Ecologistes (16 sièges), ils ont perdu un siège en Gironde et en Alsace.
