D’Antoine de Lacoste dans Fideliter :
George Soros naquit à Budapest le 12 août 1930 sous le nom de Gyorgy Schwartz. Son père, Tivadar Schwartz, était un mondialiste avant la lettre. Utopiste invétéré, il fut un adepte de l’esperanto, cette langue universelle inventée par le docteur Zamenhof à la fin du XIXe siècle. Sensé être un lien pacifiste entre les hommes, l’esperanto fut également le moyen pour les communautés juives d’Europe centrale, aux langues maternelles très différentes, de communiquer entre elles.
C’est en 1936 que Tivadar décida, face à la montée du nazisme, de changer de nom. Il choisit Soros, verbe tiré directement de l’esperanto et qui signifie « il s’élèvera ». Avec la guerre, la famille survécut comme elle put et, grâce à l’habileté de Tivadar, parvint à éviter le pire. Paul, l’aîné, fut déporté en camp de travail d’où il fut libéré en 1945 et partit après la guerre aux Etats-Unis où il mena une carrière d’ingénieur.
En 1944, Tivadar décida de placer George, qui avait alors 14 ans, chez un fonctionnaire qui travaillait pour les Allemands, ce dernier n’ayant sans doute pas le choix. C’était une façon de protéger l’adolescent. On peut donc supposer que cet homme était lié aux Soros et de toute confiance, mais les sources manquent à ce sujet.
Un épisode célèbre se passa alors, qui fit couler beaucoup d’encre. Le dit-fonctionnaire dut se rendre dans l’appartement d’une famille juive en fuite pour recenser ses biens en vue d’une future confiscation. George participa à cette visite malgré son âge et l’on ne sait pas pourquoi. Certains ont ensuite affirmé, à partir de cet unique fait, que Soros avait collaboré avec les Allemands et spolié des biens juifs. Il nous semble impossible de souscrire à cette thèse, compte tenu de son âge et de sa position d’enfant placé chez un adulte.
En 1947, George choisit de quitter la Hongrie pour l’Angleterre. Il n’avait pas de goût pour le régime communiste mis en place par les Soviétiques, système qu’il qualifia ensuite de société fermée, par opposition à la société ouverte. Ce concept lui fut inspiré par le philosophe Karl Popper dont Soros avait lu le livre phare : The Open Society and Its Enemies. Car ce n’est pas la finance, grâce à laquelle il fit ensuite fortune, qui fut son premier centre d’intérêt, mais la philosophie.
Karl Popper a tellement marqué Soros qu’il appela Open Society la fondation qu’il fonda et qui devint célèbre dans le monde entier. Certains spécialistes de Popper affirment que Soros a détourné le concept de société ouverte et falsifié le message du philosophe.
Des décennies plus tard, Soros confia qu’il aurait aimé poursuivre dans cette voie philosophique mais il se rendit vite compte qu’il n’en avait pas les capacités, selon ses propres dires, et se tourna vers la finance.
En arrivant à Londres, il s’inscrivit à la London School of Economics. C’est là qu’il écouta les cours de Karl Popper. Il exerça des petits métiers pour financer sa scolarité qui dura quatre ans. Sorti en 1951, il dut patienter avant d’entrer dans la finance. Il continua à gagner sa vie comme il put jusqu’en 1954 où il fut enfin recruté par la banque Singer & Friedlander où il apprit les rudiments du métier. En 1955, il entra dans une autre banque d’investissement, F.M.Mayer & Co, où il devint « trader », c’est-à-dire opérateur de marchés financiers. Cette fois, il était au cœur du système, en tant qu’acteur de ces fameux marchés où il excella. Mais c’était encore un poste modeste de simple opérateur anonyme avec, toutefois, une spécialité bien précise : les marchés de devises. C’est là qu’il apprit les techniques de ce marché hautement spéculatif grâce auquel il bâtit plus tard sa fortune.
Mais Londres, encore en pleine reconstruction, était une ville un peu étroite pour ses ambitions. Il rêvait de New York et parvint à s’y faire muter par Mayer, son employeur, en 1956. Il y resta trois ans, approfondit ses connaissance des marchés financiers, toujours dans les devises, puis rejoint Wertheim & CO.
Parallèlement, il poursuivit ses lectures philosophiques et réfléchit à la théorie de la réflexivité chère à Karl Popper, qu’il transposa vers son métier : ce sont les acteurs qui influencent et font les marchés et non l’inverse. Cela lui donna sa méthode pour spéculer, prendre les marchés, de devises ou autres, à revers, afin de pouvoir « dénouer » ses positions lorsque le marché change d’orientation et rejoint celle des spéculateurs. La méthode est presque infaillible mais elle nécessite de très gros moyens pour avoir le pouvoir de peser sur l’orientation des marchés.
Chez Wertheim, Soros changea de dimension. Il n’était plus simple et habile exécutant, mais proposait des stratégies et commença à envisager son avenir vers une indépendance totale.
En 1963, il rejoignit la banque Arnold & Bleichroeder puis créa son premier fonds d’investissement, Double Eagle, en 1969.Il n’avait pas encore fait fortune et s’appuya sur son réseau européen qui lui fournit les capitaux nécessaires. Aujourd’hui encore, les noms de ces investisseurs ne sont pas connus. Mais bien évidemment, ils étaient majoritairement Londoniens.
On peut souligner à ce stade que Double Eagle fut un fonds « offshore », c’est-à-dire situé en dehors des Etats-Unis. Soros se méfiait des contrôles des autorités de marché américaines, beaucoup plus strictes qu’en Europe. Il installa son fonds à Curaçao, dans les Antilles néerlandaises. Durant toute sa vie financière, Soros garda ses distances avec les Etats-Unis.
Double eagle dura quelques temps et, en 1973, il créa Quantum fund, le fonds qui fit basculer Soros dans le monde des grands. Parallèlement, le Soros fund vit le jour à la même époque : Soros avait maintenant un nom dans la finance américaine.
A partir de ces année soixante-dix, il concrétisa son vieux rêve idéologique. Il n’était pas encore richissime mais avait suffisamment d’argent pour en consacrer une partie à la création, en 1979, de l’Open Society Foundation. Le but est clair : promouvoir la société ouverte en valorisant les libertés individuelles dans tous les domaines. Pour cela , il faut lutter contre tout ce qui peut constituer une société fermée : la nation, la religion, la famille, c’est-à-dire toute société ou système qui peut donner un cadre contraignant à l’individu et freiner ainsi son épanouissement individuel.
Contrairement à ce que l’on croit parfois, le catholicisme n’est donc pas la seule religion ennemie, l’islam l’est tout autant. Les systèmes politiques autoritaires sont bien sûrs fermés et ennemis : le communisme, le fascisme et, plus largement, tout gouvernement qui met en avant les valeurs morales ou patriotiques. Ainsi, Viktor Orban, Vladimir Poutine sont des cibles permanentes et anciennes de l’Open Society. Donald Trump en est une nouvelle et plus tard tout mouvement « populiste » qui pourrait gagné les élections. La démocratie est d’ailleurs reléguée au second plan ; elle est une valeur si les résultats sont favorables mais devient une gêne si le peuple vote mal. D’où la célèbre phrase d’un document de l’Open society en 1979 : « La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l’extérieur parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l’ingérence extérieure. » C’est en se basant sur ce type de principe que Soros a financé de nombreuses révolutions de couleur en Serbie, en Ukraine, en Géorgie, en Asie centrale, parfois avec succès, parfois non.
L’Open society a bien grandi depuis sa création. Elle est aujourd’hui présente dans 120 pays, subventionne des milliers d’associations (15600 subventions citées dans un des derniers rapports), aide 20 000 boursiers par an et dispose de 32 milliards de dollars de réserves.
Bien évidemment, la montée en puissance prit du temps mais dès le début de son existence, l’Open society (OS) s’intéressa à l’Europe de l’Est. En 1984, elle eut l’autorisation de s’installer à Budapest. C’était le pays d’origine de Soros, bien sûr, mais c’était aussi le régime communiste le plus débonnaire d’Europe de l’Est. C’est d’ailleurs de Hongrie que partiront les premiers craquements qui entraîneront la chute du Mur de Berlin. Progressivement, l’OS s’installa en Pologne puis en URSS même. Les initiatives furent alors officiellement philanthropiques, pour reprendre l’expression consacrée que les médias complaisants attribuent aux réseaux Soros. Il s’agissait d’aider matériellement des étudiants, des associations, des opposants tolérés pour s’implanter petit à petit.
La chute de l’Union soviétique et de ses satellites en 1991 servit d’accélérateur. La même année, l’OS créa à Budapest l’Université d’Europe centrale. Elle fut la pionnière de l’infiltration des idées nouvelles qui devaient permettre l’ouverture des populations brimées d’Europe de l’Est vers les valeurs de l’occident. Les cours étaient en langue anglaise, les boursiers nombreux (Viktor Orban, ironie de l’histoire, fut l’un d’eux) et les programmes très progressistes.
Pour les mêmes raisons, Soros investit beaucoup en Russie. Boris Eltsine avait pris la suite de Gorbatchev, dernier dirigeant communiste, qu’il avait évincé, et s’était entiché d’économistes et de conseillers américains qui gravitaient autour de lui. L’OS put s’implanter, Soros avait les faveurs d’Eltsine ainsi qu’un célèbre économiste, Jeffrey Sachs. Le parcours de ce dernier, alors très lié à Soros, ne manque pas de sel puisqu’il est actuellement un pourfendeur acharné des néoconservateurs américains qu’il accuse d’avoir sciemment provoqué la guerre en Ukraine.
Soros et Sachs sont aujourd’hui dans deux camps différents après avoir œuvré ensemble à la destruction de la Russie dans les années 90. Car ce fut un désastre. Le libéralisme débridé prôné par ces économistes américains ruina le pays qui s’enfonça dans une crise sans fin. C’est cela qui provoqua l’élection de Vladimir Poutine : le peuple russe ne voulait plus entendre parler de libéralisme et attendait un homme qui lui redonnât la fierté d’être Russe. Poutine fit fermer les bureaux de l’Open Society en 2003, avant de l’interdire définitivement en 2015.
Ces années 90 furent prolifiques pour Soros. Il gagna beaucoup d’argent à ruiner la Russie, et réussit son coup de maître financier en attaquant la devise britannique, la livre sterling. Il vendit massivement à découvert la livre, aidé en cela par Bank of América et JP Morgan notamment. La banque d’Angleterre dépensa des milliards à tenter de soutenir sa monnaie, en vain. Lorsque le cours s’effondra, Soros et ses complices rachetèrent à bas prix leur découvert, empochant des bénéfices considérables. Soros lui-même, gagna 1,1 milliard de dollars dans l’opération. Il devint riche et célèbre : l’homme qui a fait sauter la banque d’Angleterre.
Il renouvela l’opération ailleurs, à plusieurs reprises : contre d’autres devises, des places boursières ou d’autres indices. Des milliers d’épargnants furent ainsi ruinés. Ce ne sont que des dégâts collatéraux, n’intéressant guère le « philanthrope » spéculateur.
L’Open Society put ainsi se développer. L’Europe occidentale, déjà très avancée sur la voie de la décomposition, n’était pas le premier objectif mais des bureaux furent tout de même créés un peu partout. Le responsable était un Espagnol, Jordi Vaquer, désigné par Soros. Il résuma un jour une partie de sa méthode : « Les thèmes identitaires sont sujets à la controverse. Quand on est une organisation globale, on fait des choix qui ne sont pas toujours dans la tradition culturelle et politique locales. » Intéressant éclairage, qui nous explique pourquoi tant de fêtes traditionnelles, même non catholiques, sont systématiquement attaquées. Il faut déraciner les populations afin de faire avancer la cause mondialiste, ultime étage de la société ouverte.
Jordi Vaquer exerça ensuite ses talents chez Metropolis, organisation qui regroupe des villes du monde entier. Il leur apprend notamment à « introduire l’intégration du genre dans le débat international ».
Metropolis est un exemple type, mais il y en a bien d’autres, d’organisation non créée par Soros mais activement infiltrée et soutenue par l’Open Society.
Parmi les sujets marquants auquel le »philanthrope » s’est intéressé, il faut citer le projet d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. De vieilles photos sont toujours visibles sur internet où l’on voit Soros et Erdogan discutant aimablement autour d’une table. Parmi les autres personnes présentes, la princesse hollandaise Mabel van Oranje, belle-fille de la reine Beatrix, qui fut un cadre important des réseaux Soros.
En rencontrant Erdogan à plusieurs reprises, sous couvert de réflexions sur des investissements potentiels en Turquie, Soros voulait surtout favoriser l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne. Il déploya une énergie considérable à ce projet au début des années 2000. Nul ne sait s’il joua un rôle dans la conversion de Jacques Chirac et de toute une partie de la classe politique française à cette adhésion, mais le fait est que le président français changea totalement d’opinion à ce sujet. Les négociations n’aboutirent pas mais du fait de la Turquie et non des Européens. Nul doute que le sujet reviendra sur la table quand Erdogan ne sera plus là.
Mabel van Orange, pour revenir à elle, travailla beaucoup pour Soros. Elle s’activa notamment en Afrique du Sud, auprès de Nelson Mandela, se lia avec Kofi Anan, futur secrétaire général de l’ONU, et joua un rôle important à l’International Crisis Group. Cette ONG est typique de la nébuleuses sorosienne : elle n’a pas été créé par lui, mais poursuit les mêmes buts. Officiellement, elle œuvre pour la paix, la démocratie, etc. Dans la pratique, elle participe à la diffusion de la subversion et envoie sur le terrain des militants pour faire avancer ses idées progressistes. Elle participa ainsi aux évènements de Maïdan à Kiev en 2014 qui aboutit au renversement du président « pro-russe » Ianoukovitch. Soros y joua également un rôle financier important et il fut ensuite décoré par le nouveau président pro-occidental Porochenko. La CIA, quant à elle, était à la manœuvre pour la partie « coup d’Etat ». Il est intéressant d’observer que la CIA et le Pentagone d’un côté, Soros et de nombreuses autres ONG progressistes de l’autre, ont agi de concert en Ukraine pour l’arracher à la Russie. Les uns pour des raisons géopolitiques, les autres pour l’occidentaliser et y permettre la diffusion des idées progressistes.
A Maïdan, il y avait également John Mc Cain. Ce politicien américain fut un tenant fanatique de l’interventionnisme américain dans le monde entier. Après sa mort en 2018, ses amis créèrent le Mc Cain Institute. Il faut s’y arrêter car c’est un exemple emblématique du fonctionnement des réseaux Soros en symbiose avec de multiples autres réseaux progressistes. Cet Institut a pour but, entre autres, de former des éléments d’avenir venant du monde entier. C’est un des nombreux programmes « young leaders » que les Américains affectionnent. Parmi les anciens élèves, on trouve des Géorgiens, des Ukrainiens, des Africains, c’est, comme toujours, assez varié. C’est la liste des financeurs qui est intéressante. Tout le monde est là : Open society, Bill and Melinda Gates Foundation, Bloomberg Philantropies, Microsoft, Carnegie Corporation, Ford Foundation, Rotschild Foundation, JP Morgan Foundation, la liste est encore longue.
Cet exemple aide à bien comprendre que les réseaux Soros, s’ils sont parmi les plus puissants et les plus pernicieux (en matière de mœurs notamment) ne sont qu’une nébuleuse parmi tant d’autres. Tous ne vont pas s’occuper de théories du genre ou de militants LGBT, mais tous vont s’intéresser à au moins une cause progressiste. Ils se croisent souvent mais pas toujours, se complètent sans pour autant se concerter, même s’ils se rencontrent à Davos. Il n’y a pas une autorité unique au-dessus de la nébuleuse, chacun tient son rôle de façon indépendante, et tous vont dans le même sens sans même avoir besoin de l’expliciter. L’empire du mal est multiforme. Il faut ouvrir beaucoup de poupées russes pour les observer. De Human Rights Watch à Reporters sans frontières en passant par Transparency international, ils sont très nombreux ceux qui bénéficient de subventions ou sont infiltrés par l’Open society. La Cour Européenne des Droits de l’Homme est un exemple type fameux.
L’immigration vers l’Europe est naturellement encouragée par Soros. L’ennemi avançant toujours masqué, c’est sous couvert d’humanitarisme que le soutien financier, moral ou médiatique s’organise. Lorsque la chancelière allemande Angela Merkel lança son fameux « Wir schaffen das » (nous y arriverons), pour ouvrir les bras aux Syriens fuyant la guerre,ils vinrent à pied, par millions, et ne furent évidemment pas que Syriens. Leur point commun, l’islam. Soros, nous l’avons dit, considère cette religion comme fermée, mais le but, chacun l’a compris, n’est pas d’ouvrir ce qui est soi-disant fermé, mais de détruire les fondements de la société occidentale bâtie sur le christianisme. L’Open society versa 500 millions de dollars à de nombreuses associations d’aide aux immigrés.
Il ne faut cependant pas croire que les réalisations sorosiennes soient toujours couronnées de succès. Viktor Orban incarne une grande défaite du « philanthrope » spéculateur : la fermeture de l’université de Budapest en 2019. Ce fut un combat homérique. Orban, ancien boursier de l’Université d’Europe Centrale, avait beaucoup évolué intellectuellement et religieusement. Il avait pris conscience de la dangerosité de cet enseignement sur la jeunesse hongroise et fit fermer l’université malgré une pression médiatique mondiale.
Le piratage de la messagerie de l’Open society en 2011 fut également un accroc douloureux. Les milliers de messages rendus publics (ce fut la fameuse affaire Wikileaks) révélèrent une connivence troublante entre Soros et la famille Clinton. Un exemple parmi d’autres : « Chère Hillary, l’Albanie est en proie à une situation sérieuse qui requiert une attention urgente des niveaux les plus élevés du gouvernement américain. » Hillary Clinton était alors secrétaire d’Etat de Barack Obama, c’est-à-dire la numéro un du gouvernement. L’inquiétude de Soros pour l’Albanie ne doit pas surprendre. Les Balkans, comme l’Europe centrale, ont toujours été dans les priorités de l’Open society.
Ce ne fut pas toujours le cas des Etats-Unis sous l’ère des Clinton et d’Obama, car, au fond, c’est un peu la famille de Soros. Mais les meilleures choses ont une fin et l’élection de Donald Trump fut considérée comme une catastrophe par les réseaux progressistes. Personne ne l’avait vue venir et l’Amérique devint alors une priorité. Des associations furent créées, comme Amerique vote, afin d’inciter les minorités des quartiers pauvres à voter ou à bloquer toute réforme demandant par exemple des pièces d’identité pour voter, permettant ainsi des votes de substitution d’immigrés. Beaucoup d’argent fut ainsi dépensé. Ce ne fut pas en vain et le progressiste Joe Biden gagna de justesse, dans des conditions douteuses.
George Soros commença à s’affaiblir et mit en scène son fils Alexander afin de préparer sa succession. On le vit beaucoup, avec les Clinton, Joe Biden, Kamela Harris, Emmanuel Macron, et, finalement, l’ensemble du gotha mondialiste. Soros lança ses derniers feux, contre la Chine, l’Inde, et son ennemi mortel, Vladimir Poutine. Il rappela son attachement à l’Europe pour des raisons bien précises : « Le concept de l’Union européenne me passionne. Là, toutes les nations sont minoritaires, et c’est la raison pour laquelle ce projet me tient à cœur. »
Hélas pour l’Open Society, Donald Trump fut élu en 2024 malgré les investissements considérables engagés contre lui. La société fermée l’a emporté, et pas n’importe laquelle. Sous la houlette d’Elon Musk, l’USAID fut rapidement démantelée. Ce n’était pas l’OS mais son clone.
Aujourd’hui, Alexander Soros est très riche et idéologiquement dans la lignée de son père, mais il n’est pas certain qu’il ait son talent. Et puis la roue a tourné, les nationalistes, ennemis absolus, ont le vent en poupe en Europe et aux Etats-Unis. Plus personne ne croit au mensonge de la mondialisation heureuse.
George Soros a cependant provoqué des dégâts considérables. L’avenir nous dira si l’Open Society saura poursuivre l’œuvre funeste de son fondateur.
