Les partisans de l’opposition libanaise ont bloqué ce matin les grands axes routiers au Liban. Le chef chrétien Samir Geagea a qualifié les actions des manifestants de "terroristes" :
"Ce qui se passe n’a rien à voir avec la démocratie. C’est un véritable coup d’Etat. [Les forces de police] protègent ceux qui bloquent les routes (…) et je ne sais pas si elles réalisent qu’elles regardent le Liban s’effondrer devant leurs yeux".
Tous les axes routiers autour de Beyrouth ainsi que les principales autoroutes du pays ont été bloqués par des pneus brûlés, du sable et des cailloux. Dans la plaine de la Békaa, l’autoroute reliant Beyrouth à Damas a subi le même sort, ainsi que la route de l’aéroport international de Beyrouth. 5 manifestants ont été blessés par balles en tentant de bloquer les routes. Les forces de sécurité et l’armée, qui a déployé blindés et soldats, ont essayé par endroits de rouvrir les routes, tout en évitant les affrontements avec les manifestants.
L’opposition a appelé à cette grève pour protester contre le gouvernement de Fouad Siniora. Cette épreuve de force fait suite au sit-in dans le centre de Beyrouth depuis le 1er décembre, réclamant le départ du gouvernement et des élections législatives anticipées. Pour Geagea, cet appel à la grève témoigne donc de l’échec de l’opposition dans sa volonté de renverser le gouvernement.