L’appel des parents de Vincent Lambert suite à la relaxe, en janvier 2020, de son médecin qu’ils poursuivaient pour «non assistance en danger» sera examiné le 11 septembre par la Cour d’appel de Reims. Me Jean Paillot, l’un des deux avocats des parents Lambert, précise :
«Le Dr Sanchez ne peut plus être condamné pénalement mais il peut encore payer des dommages et intérêts». «Oui, nous nous acharnons ! Mais qui s’est acharné contre Vincent ? (…) La mort de Vincent est un symbole de la déconfiture de la justice française, une honte pour notre pays. Pourvu qu’elle n’ait pas servi à rien».
L’audience du 11 septembre ne signe pas la fin de l’affaire. Un dossier déposé auprès du comité des droits de l’Homme de l’ONU par les avocats des parents doit encore être étudié.
«Nous avons déposé nos conclusions en janvier. Nous attendons maintenant celles de l’Etat français qui n’a pas l’air d’être pressé».
En attendant, les partisans de l’euthanasie repartent à l’attaque. Le neveu de Vincent Lambert crée une association autour de la fin de vie tandis que Jean-Luc Romero demande un changement de la loi, alors que pendant le confinement, bon nombre de personnes âgées ont été abandonnées.
- à 9h en la cathédrale Saint Pierre à Lisieux
- à 10h en l’abbaye Sainte Madeleine au Barroux
- à 10h30 en l’église Saint Roch, à Paris
- à 18h30 en l’église Saint Nicolas du Chardonnet à Paris
#Vincent Lambert. Sa fin provoquée, il y a un an, restera une honte pour la médecine et une souffrance pour tous ceux qui refusent de donner la mort. https://t.co/XjXIFiTPft
— Bernard Ginoux (@mgrginoux) July 10, 2020

F. JACQUEL
Et, “si tout va bien”, avant le 11 septembre, la voie sera ouverte pour que le Parlement vote une loi autorisant l’IVVI, s’appuyant précisément sur la jurisprudence de l’assassinat de Vincent…