Lu sur Gènéthique :
Le 9 mars, le Tribunal supérieur de Madrid a enjoint au gouvernement de la Communauté de Madrid d’entamer « immédiatement » le processus administratif d’élaboration et d’approbation d’un registre de professionnels de santé qui se déclarent objecteurs de conscience vis-à-vis de la pratique de l’avortement.
Pour la ministre de la Santé, Mónica García, un tel registre de praticiens refusant de pratiquer un avortement, qui doit être confidentiel, permettra de « garantir l’avortement dans le système de santé publique ». Le gouvernement régional s’était opposé à cette mesure, défendant le droit des professionnels de santé à l’objection de conscience. En octobre 2025, le Collège des Médecins de Madrid avait également rejeté cette disposition : « Ce que recherche le gouvernement, c’est de limiter le droit à l’objection de conscience, et cela se fait avec ces listes noires de médecins objecteurs », dénonçait son président, le Dr Manuel Martínez-Sellés.
Suite au refus du gouvernement régional, le ministère de la Santé avait intenté un recours devant le Tribunal supérieur. Trois communautés n’avaient pas entamé la création de ce registre après l’adoption d’une loi de 2023 l’exigeant. Mais les Baléares et l’Aragon s’étaient exécutés après l’envoi d’une « demande officielle » du ministère en octobre dernier. Madrid, en revanche, avait à nouveau pointé qu’il s’agissait d’une « liste noire ».
