Alors que la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) a été adoptée cet été, les étudiants s’organisent depuis quelques jours un peu partout en France pour obtenir son retrait. Ils sont plusieurs centaines à avoir voté le blocage de leurs établissements. A Aix-en-Provence, la fac a été fermée sur décision du président de l’université. Même chose à Paris pour le centre Pierre-Mendès France (Tolbiac). Pour e-deo (cité par Rue89), il s’agit essentiellement d’une tentative du syndicat d’extrême-gauche, l’UNEF. Selon un étudiant de Paris I, l’UNEF semble inactif tout en appellant à manifester le 20 novembre. Ce syndicat est contesté par les bloqueurs, qui sont le faits d’arnarcho-trotskistes dont beaucoup ne sont pas étudiants. On retrouve la JCR, la CNT entre autre ou Sud et FSE pour les syndicats étudiants.
Les revendications des étudiants vont au-delà de l’abrogation de la loi sur l’autonomie des universités. A Tolbiac, les étudiants ont voté, outre la solidarité avec les cheminots et les sans-papiers, la gratuité des transports et de la santé. Et le 13 novembre, la SNCF se remet en grève. Précédant celle des fonctionnaires.
Pour l’Uni, la loi Pécresse n’est qu’un prétexte :
"Alors, quelle est leur motivation ? Peu importe, comme ils l’écrivent ‘ce mouvement naît du prétexte de la loi sur l’autonomie des universités’. En revanche, ‘il s’inscrit plus généralement dans une offensive à l’encontre du pouvoir en place’. Tout est prétexte pour exprimer leur pouvoir de nuisance, ‘Les cheminots, la loi sur l’ADN, les profs, les fonctionnaires’, tout est bon ‘pour prendre le pavé’. Leur objectif: ‘le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.’ "
De l’avis de Gérard Gachet, cette épreuve de force est inévitable et le gouvernement n’y échappera pas, malgré sa politique d’ouverture à gauche.