Compte-rendu de l’Université d’été d’Academia Christiana :
Chers amis,
Nous venons tout juste de terminer notre grande université d’été de l’Ouest. Les dernières caisses de matériel sont triées et rangées, et nos bénévoles peuvent enfin se reposer.
Nous voulons d’abord les remercier. Préparation, tenue, rangement : sur nos deux universités d’été, ce sont plus de vingt jours que notre équipe a donnés, sans compter, pour que cette mission réussisse.
300 participants à l’université de l’Ouest. Plus de 750 personnes au Festival du bien commun. Et pourtant, cette année encore, nous avons dû refuser du monde, faute de place : la demande a dépassé les capacités logistiques du lieu qui nous accueillait, malgré le soutien de nos donateurs.
Un nouveau lieu, une nouvelle région : le pari était risqué. Il a confirmé notre intuition. Les participants sont venus malgré les différents changements. Nous avons su offrir, malgré un lieu où tout était à construire, un cadre propice à cette jeunesse en quête de sens.
À l’université d’été, les conférences forment l’intelligence. Mais former des hommes et des femmes ne s’arrête pas là. Le service s’apprend en épluchant les légumes, en essuyant la vaisselle, dans ces tâches que personne ne choisit et que tous acceptent. La vie en communauté, que beaucoup découvrent pour la première fois, devient un lieu réel, pas une idée. On y apprend l’échange par la danse, la foi par une conversation avec un prêtre, un soir, sur un banc. Chaque journée, portée par la messe, le chapelet, l’adoration, garde le regard tourné vers Dieu. Le cœur, l’âme, la main, le corps, l’intelligence : c’est cette éducation intégrale qui fait rayonner la joie.

Un soir, l’équipe de vaisselle chante à tue-tête pour venir à bout de la pile d’assiettes. Un peu plus tard, des jeunes se retrouvent au rythme des danses traditionnelles. Ailleurs, un petit groupe reprend, dans le calme, ce qu’un conférencier leur a dit dans la journée, et qui, visiblement, porte ses fruits.

Cette semaine encore, des antifascistes se sont acharnés : dénonciations et calomnies dans la presse, collage d’affiches, dégradations et tags sur le lieu qui nous accueillait. Ce sont des attaques qui n’existent que dans leur monde médiatique, mais qui nous font pourtant beaucoup de tort. Elles paraissent bien peu de chose face à la vie débordante, à la soif ardente, à la joie de nos participants.

Une soif que seule la transmission peut combler.
La transmission du savoir, d’abord, par nos conférenciers, qui comblent le fossé entre les générations. Le thème de cette année, la génération Z, tombait juste : les échanges entre conférenciers et participants l’ont montré, cette jeunesse tant décriée attend d’être transmise, pas jugée.
La transmission se joue aussi entre bénévoles. Dès le lundi, l’équipe cuisine a transformé quatre cochons entiers : saucisses, terrines, pâtés de tête, côtes, chair à farcir. Le chef a transmis son savoir-faire à une dizaine de bénévoles plus jeunes. Côté logistique, on apprend à réagir dans l’instant. Le pôle liturgie forme de nouveaux servants de messe. Le savoir-faire se transmet ainsi, d’une main à l’autre.
Ces différents savoir-faire sont la véritable richesse de notre mission. Quel que soit le lieu, nos jeunes participants découvrent un monde enraciné : une cuisine traditionnelle, faite maison à partir de bons produits ; des journées tournées vers le vrai, le bien, le beau ; des soirées animées par de véritables musiciens, où la convivialité est de mise. Un cadre propice et réel pour répondre à cette quête de sens.
Nous voulons remercier, tout particulièrement, le domaine qui nous a accueillis. Un lieu qui, par son courage autant que par sa beauté, a porté cette semaine du premier au dernier jour. Malgré les pressions subies durant toute cette période, ils n’ont jamais reculé. Si nos participants ont pu vivre une telle expérience, c’est grâce à eux.
À la sortie de ces événements, on ressent souvent un manque. Une nostalgie. L’impression d’avoir vécu une parenthèse inoubliable, avant de retrouver un monde qui, lui, ne l’est pas.
C’est pourtant là notre véritable mission : transformer l’essai. Passer d’une parenthèse par an à une vie entière. Non pas en multipliant les événements, mais en aidant chacun de ces jeunes à retrouver du sens, à réorienter sa vie, à l’ordonner au service du bien commun.
Nous en attendons beaucoup et nous sommes convaincus que ces universités d’été porteront de grands et merveilleux fruits.
Bien à vous,
