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Culture de mort : Avortement

Avortement : la hausse se poursuit, l’urgence de la prévention s’impose

Avortement : la hausse se poursuit, l’urgence de la prévention s’impose

Communiqué d’Alliance vita :

En 2025, 259 400 IVG ont été réalisées en France, contre 251 270 en 2024. Le taux de recours atteint désormais 17,8 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, contre 17,3 l’an dernier. Depuis 2016, hors années COVID, cette évolution est continue. En moins de dix ans, le taux de recours à l’avortement est ainsi passé de 14,6‰ à 17,8‰, atteignant aujourd’hui un niveau record, ce taux étant le plus élevé de l’Union européenne.

Alors que ces chiffres devraient susciter un véritable débat public, les pouvoirs publics semblent se limiter à la stratégie d’élargir l’accès à l’IVG sans jamais interroger les raisons qui conduisent toujours davantage de femmes à y recourir. Pourtant, de nombreuses questions demeurent sans réponse : quel est l’impact de la précarité économique, dans un contexte marqué par la baisse du pouvoir d’achat ? Comment mieux prendre en compte les situations de vulnérabilité, les pressions familiales ou conjugales, ou encore les difficultés matérielles rencontrées par certaines femmes confrontées à une grossesse imprévue ? Plus largement, cette hausse intervient alors même que la France connaît une crise démographique durable. Selon une récente enquête de l’Unaf, plus de deux tiers des parents déclarent ne pas disposer des ressources financières suffisantes pour accueillir un enfant supplémentaire.

Parce qu’il s’agit d’un acte irréversible qui met des vies en jeu, l’avortement ne devrait jamais s’imposer aux femmes. Les protéger de toutes les pressions, leur offrir les moyens de poursuivre leur grossesse lorsqu’elles le souhaitent et leur permettre d’explorer réellement les alternatives qui s’offrent à elles, constituent plus que jamais une urgence sociale. La prévention est au cœur de toutes les politiques de santé publique. L’IVG ne devrait pas faire exception.

Les Français y sont d’ailleurs largement favorables : 65 % estiment que la société devrait davantage aider les femmes à éviter d’avoir recours à l’IVG et 81 % soutiennent la mise en place d’une politique de prévention ainsi que la réalisation d’une étude publique sur les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement.

L’avortement reste pour beaucoup un drame à éviter. L’impasse de la politique actuelle, illustrée par l’augmentation constante du recours à l’IVG, appelle un changement de cap en faveur de la prévention.

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