Le soleil déclinait sur les collines de Bethléem en Judée, teintant les pierres du sentier d’une lueur dorée. Le berger, à l’allure noble, qui ne paraissait pas avoir cinquante ans, était assis sur un rocher et observait l’horizon avec cette patience mystérieuse que donnent peut-être les longues années passées à guider les brebis égarées. Il avait quelque chose de difficile à définir. Son visage était celui d’un homme, et pourtant son regard semblait porter plus loin que le regard des hommes.
Lorsque ses yeux se posèrent sur l’homme qui s’avançait, le pas lourd, les épaules courbées sous le poids d’un fardeau invisible, celui-ci éprouva une impression inexplicable : il avait le sentiment d’être attendu.
— Assieds-toi avec moi un instant, pèlerin, dit-il d’une voix douce. Je vois dans tes yeux une question qui brûle, une soif que le monde ne peut étancher. Tu cherches quelque chose… ou quelqu’un ?
Le pèlerin hésita, puis s’assit sur le rocher face au berger, ses mains posées sur ses genoux, comme s’il portait encore le poids de ses interrogations.
— Je ne sais plus, avoua-t-il enfin. J’ai marché si longtemps, porté par mes propres forces, mes propres œuvres… Et maintenant, je me sens vide. Comme si tout ce que j’ai construit n’était qu’un château de sable, balayé par le vent.
Le berger sourit, comme s’il entendait là une mélodie qu’il connaissait par cœur. Il prit une poignée de poussière, la laissa s’échapper entre ses doigts et la regarda danser dans l’air du soir.
— Ah… Tu as donc déjà commencé à comprendre ce que signifie la grâce, murmura-t-il. Regarde cette poussière, pèlerin. Elle ne peut rien accomplir par elle-même. Elle se laisse porter par le vent. Mais le salut est plus merveilleux encore : Dieu agit envers l’homme qui ne peut rien mériter de Lui.
Sa voix devint plus grave, comme s’il confiait un secret précieux :
— « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »
Le pèlerin fronça les sourcils, comme si ces paroles, au lieu de le rassurer, creusaient en lui un doute plus profond.
— Mais… si je n’ai rien à offrir ? Si je ne suis que faiblesses et échecs ?
Le berger eut un sourire paisible.
— Alors tu dois apprendre à regarder non pas à toi-même, mais à Christ.
Il fouilla dans sa besace, en sortit un parchemin jauni par le temps et lut à haute voix, d’un ton qui semblait venir de loin, la déclaration de l’apôtre Paul :
— « Je vous fais savoir, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. »
Il enroula le parchemin, les yeux brillants.
— Paul avait beaucoup de choses dont il aurait pu se glorifier selon la chair. Il avait été zélé pour la loi et irréprochable quant à la justice qui est selon la loi. Mais lorsqu’il rencontra Christ, il comprit que tout ce qui pouvait être un gain pour lui ne pouvait pas constituer sa justice devant Dieu. Il regarda désormais à Christ seul et à la justice qui est par la foi en Lui.
Il se tourna vers l’homme, le regard perçant.
— Et toi, pèlerin, sais-tu que Jésus-Christ est le fondement de l’Évangile de la grâce de Dieu ? As-tu compris que ton salut ne repose ni sur tes œuvres, ni sur tes mérites, mais sur Sa personne et sur Son œuvre accomplie à la croix ?
Les yeux du pèlerin s’illuminèrent au souvenir d’un instant précieux.
— Je… je crois que oui. Il y a eu ce moment où j’ai compris que Dieu me voyait tel que j’étais… et que je ne pouvais rien Lui cacher.
Le berger hocha la tête.
— Voilà le commencement d’un chemin nouveau. La grâce ne consiste pas à prétendre que le péché n’existe pas. Elle amène le pécheur à reconnaître son état devant Dieu et présente Celui qui peut le sauver. Dieu ne demande pas qu’on Lui apporte une justice personnelle : Il présente Christ.
Il désigna un vieil olivier, tordu par les ans, qui se dressait sur la colline proche.
— Abraham était vieux, et selon les circonstances humaines, tout semblait impossible. Pourtant, il crut Dieu.
Sa voix devint plus douce :
— « Il crut, et cela lui fut compté à justice. »
Avant la circoncision, avant toute œuvre accomplie pour obtenir cette justice, Abraham crut Dieu. La foi n’était pas un mérite qu’il apportait à Dieu ; elle s’appuyait sur la Parole et sur les promesses de Dieu. C’est ainsi que le pécheur est justifié : non pas en présentant sa propre justice, mais en croyant Celui qui justifie l’impie.
Le pèlerin baissa les yeux.
— Et le malfaiteur sur la croix ? Lui, il n’avait plus le temps de réparer sa vie passée ni d’accomplir des œuvres.
Les yeux du berger s’emplirent de larmes.
— Oui… mais regarde ce qu’il fit.
Il prit une profonde inspiration.
— Il reconnut sa culpabilité. Il reconnut aussi l’innocence de Jésus. Puis il se tourna vers Lui et dit : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. »
Il se tut un instant, puis acheva :
— Et la réponse fut : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »
Le berger regarda le pèlerin avec gravité.
— Voilà la grâce. Elle ne récompense pas un mérite que l’homme aurait acquis. Elle donne gratuitement à celui qui se tourne vers Christ avec foi. Le malfaiteur n’avait plus rien à présenter, mais il avait devant lui un Sauveur.
Un silence s’installa entre eux, seulement troublé par le bruissement des feuilles dans le vent. Le pèlerin fixait le sol, comme s’il cherchait une réponse dans la poussière.
— Mais… est-ce que cela s’arrête là ? demanda-t-il enfin. Est-ce que la grâce, c’est seulement un pardon, un effacement de dettes ?
Le berger secouait la tête.
— Non. La grâce qui sauve ne laisse pas dans l’ancien état. Elle conduit à une vie nouvelle.
Il se leva d’un mouvement fluide et tendit la main.
— Viens. Marchons un peu.
Ils s’engagèrent côte à côte sur le sentier étroit et sinueux. Le berger parlait, les yeux fixés sur l’horizon, au-delà des collines. À mesure qu’ils marchaient, le pèlerin éprouvait une impression de plus en plus étrange : ces paroles lui étaient nouvelles, et pourtant quelque chose en lui les reconnaissait. Il ne comprenait pas encore pourquoi.
— « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »
Il s’arrêta un instant.
— Le salut n’est donc pas simplement une dette effacée. Dieu nous donne une nouvelle position devant Lui et une nouvelle vie. Celui qui vient à Christ est amené à connaître Dieu et à marcher désormais avec Lui.
Le berger reprit sa marche.
— Paul le persécuteur s’était opposé avec violence au Seigneur et à Ses disciples. Mais sur le chemin de Damas, une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » En persécutant les disciples du Seigneur, Saul s’opposait à Celui qu’il allait bientôt reconnaître comme son Seigneur et son Sauveur. Celui qui persécutait l’Église devint ensuite un serviteur de Christ et un témoin de l’Évangile.
Le pèlerin s’arrêta.
— Donc… la grâce, c’est aussi une relation avec Christ ?
Le berger hocha la tête.
— Oui. Le chrétien n’a pas seulement reçu des bénédictions : il a Christ. Il appartient au Seigneur et il est appelé à marcher avec Lui.
Il se baissa, cueillit une fleur au bord du chemin et la lui tendit.
— Regarde aussi Marie, la mère du Seigneur. Lorsqu’elle reçut la parole de l’ange, elle répondit : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. »
Il marqua une pause.
— Voilà une attitude de foi et de soumission. La grâce de Dieu ne produit pas l’indépendance ; elle produit la confiance et la dépendance envers Lui.
Le pèlerin soupira, comme si le poids de ses doutes devenait trop lourd à porter.
— Mais… comment vivre cette vie nouvelle ? Je sens bien que je ne suis pas à la hauteur. Chaque jour, je trébuche.
Le berger s’assit à nouveau, le regard grave. Il traça dans la poussière un cercle, puis une ligne sinueuse qui s’échappait vers l’horizon.
— Tu parles maintenant de la sanctification.
Il dessina un arbre au bord du chemin, ses racines profondes, ses branches étendues vers le ciel.
— Il y a une sanctification de position : celui qui appartient à Christ est mis à part pour Dieu. Mais il y a aussi une sanctification pratique : le croyant est appelé à marcher dans la sainteté et à progresser dans sa vie avec le Seigneur.
Il cita le premier psaume :
— « Il est comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison. »
Puis il reprit :
— Le croyant possède une position devant Dieu ; mais sa vie quotidienne doit aussi manifester toujours davantage ce qu’il est en Christ.
Sa voix se fit plus ferme :
— « C’est pourquoi l’apôtre dit : Travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. »
Il posa la main sur le dessin.
— Remarque bien les deux choses : la responsabilité du croyant et l’action de Dieu. Le croyant ne travaille pas à gagner son salut ; il vit le salut que Dieu lui a donné. Et il ne le fait pas par ses propres forces : Dieu opère en lui.
Il effaça le dessin des deux mains et en traça un nouveau : un sentier sinueux, parsemé de pierres.
— Le chemin comporte des dangers. Il faut veiller. Il faut marcher dans la dépendance du Seigneur. Et lorsqu’il y a péché, il doit être confessé, et le croyant doit revenir à Lui.
Il sourit au souvenir d’une histoire chère à son cœur.
— Pierre a renié son Maître. Il a pleuré amèrement. Mais le Seigneur ne l’a pas abandonné.
Il dessina une pierre, puis une main qui se tendait vers le ciel.
— Après Sa résurrection, Jésus demanda à Simon Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? »
Le berger leva les yeux.
— Le Seigneur le rétablit dans son service. Voilà une chose précieuse : lorsque le croyant a péché, la grâce ne l’encourage pas à rester dans le péché. Elle le conduit à la confession, à la restauration et à une marche nouvelle avec son Seigneur.
Il traça une autre figure sur le sol.
— Et David…
Son sourire s’élargit.
— Ah, David ! Un homme qui avait reçu de grandes bénédictions de Dieu, mais qui commit un péché très grave avec Bath-Schéba. Lorsque Nathan le reprît, David reconnut sa faute : « J’ai péché contre l’Éternel ! »
Le berger s’arrêta net.
— Dieu lui accorda Son pardon. Mais son péché eut aussi des conséquences douloureuses dans sa vie et dans sa maison. Le pardon de Dieu ne signifie pas que toutes les conséquences terrestres du péché disparaissent immédiatement.
Il poursuivit :
— David exprima alors la profondeur de sa repentance : « Crée en moi un cœur pur, ô Dieu, et renouvelle au-dedans de moi un esprit droit. »
Il se tut, laissant au pèlerin le temps de recueillir ces paroles.
— Tu vois ? Il ne faut ni désespérer de la grâce, ni prendre le péché à la légère. Il faut le confesser, revenir au Seigneur et rechercher une marche renouvelée dans Sa présence.
Le pèlerin murmura, pensif :
— Donc… la sanctification, c’est à la fois un don et une marche ?
Le berger hocha la tête.
— Oui. Les croyants sont mis à part pour Dieu par Christ, et ils sont appelés à vivre pratiquement dans la sainteté. La croissance chrétienne ne consiste pas à gagner davantage l’amour de Dieu ; elle consiste à connaître davantage le Seigneur et à laisser Sa vie produire davantage de fruit dans la marche quotidienne.
Il ramassa une pierre et la posa au centre du sentier dessiné.
— C’est comme apprendre à marcher.
Il compta sur ses doigts les étapes du voyage.
— Il faut veiller. Il faut dépendre du Seigneur. La maturité ne consiste pas à ne plus avoir besoin du Seigneur, mais à dépendre toujours davantage de Lui.
Le pèlerin garda le silence. Puis, d’une voix tremblante, il demanda :
— Et… et après ? Est-ce que cette vie a un but ? Une fin ?
Les yeux du berger s’illuminèrent.
— Ah… Tu touches là à l’espérance qui soutient le croyant.
Il se leva et regarda l’horizon.
— « Ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. »
Sa voix devint plus forte, comme portée par le vent.
— Un jour, le Seigneur Jésus viendra chercher les Siens.
Il cita l’apôtre Paul aux chrétiens de Thessalonique :
— « Le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »
Le pèlerin leva les yeux.
— Donc… la mort n’est pas la fin ?
Le berger secouait doucement la tête.
— Non. Pour celui qui est en Christ, l’espérance ne s’arrête pas au tombeau. Christ est ressuscité, et ceux qui Lui appartiennent ressusciteront aussi.
Il regarda le ciel qui s’assombrissait.
— Énoch « marcha avec Dieu ; et il ne fut plus, car Dieu le prit ».
Un sourire passa sur son visage.
— Il marcha avec Dieu. Voilà déjà une belle expression de la vie du croyant : marcher avec Lui, jour après jour, dans la foi.
Il posa une main sur l’épaule du pèlerin.
— En attendant la venue du Seigneur, marche.
Sa voix se fit presque un murmure.
— Et souviens-toi…
Il énuméra sur ses doigts :
• Abraham a cru Dieu, et sa foi lui fut comptée à justice.
• Le malfaiteur a reconnu sa culpabilité et s’est tourné vers Jésus, qui lui a accordé le salut.
• David, après avoir gravement péché, a reconnu sa faute et a recherché la restauration auprès de Dieu.
• Paul, le persécuteur, a été saisi par Christ et est devenu Son serviteur.
• Marie, la mère du Seigneur, s’est soumise avec foi à la Parole de Dieu.
• Pierre, après son reniement, a été restauré par le Seigneur et employé dans Son service.
• Énoch a marché avec Dieu jusqu’au jour où Dieu le prit.
Le berger se tut un instant, puis reprit d’une voix grave :
— Mais il faut aussi comprendre ceci : devant Dieu, il n’existe pas plusieurs chemins de salut. Il y a ceux qui appartiennent à Christ et ceux qui demeurent dans leur état de péché.
Le Seigneur Jésus dit :
— « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais celui qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Il leva les yeux vers le ciel.
— La question essentielle n’est donc pas : « Suis-je assez bon ? » Elle est : « Qu’ai-je fait de Jésus-Christ ? »
Le pèlerin sentit les larmes lui monter aux yeux.
— Mais… je ne suis pas sûr d’y arriver.
Le berger posa ses mains sur les épaules de l’homme.
— Tu ne peux pas accomplir ton salut par tes propres forces. Le salut repose sur Christ. Mais ne confonds pas la dépendance avec la passivité.
Sa voix était ferme, mais tendre.
— Regarde à Lui. Crois en Lui. Marche avec Lui. Confesse-Lui tes fautes. Obéis à Sa Parole. Et lorsque tu es faible, souviens-toi de l’infinie richesse de Sa grâce.
Il sourit tendrement.
— « Celui qui a commencé en toi une bonne œuvre l’achèvera jusqu’au jour de Jésus-Christ. »
Puis il ajouta énergiquement :
— Et lorsque le combat devient difficile, souviens-toi : « Nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. »
Le pèlerin regarda le chemin qui s’étendait devant eux.
— Alors… on continue ?
Le berger lui tendit la main.
— Oui. Mais désormais, ne marche plus en regardant seulement tes propres forces. Marche avec ton Seigneur.
Ensemble, ils reprirent la marche. Puis, lorsque le chemin se sépara, le berger s’éloigna pour rentrer ses brebis à la bergerie.
Le soleil, maintenant très bas sur l’horizon, enveloppait le sentier d’une lumière ocrée. Le pèlerin se retourna une dernière fois. Le berger était déjà loin.
Il demeura quelques instants immobile, incapable d’expliquer ce qu’il venait de vivre. Il avait rencontré un homme, assurément… et pourtant, quelque chose en lui refusait de considérer cette rencontre comme tout à fait ordinaire. Il y avait dans ses yeux une paix profonde, presque déroutante, et dans son attitude une familiarité singulière avec les Écritures, comme s’il les connaissait bien au-delà des mots.
Il se souvint alors de sa voix, de son regard, et de cette manière particulière de parler des Écritures avec une évidence qui l’avait profondément marqué. Mais plus que tout, il conserva en lui cette étrange impression : celle d’avoir marché, pendant une heure, aux côtés de Quelqu’un dont la présence lui avait été à la fois inconnue et mystérieusement familière.
Longtemps, il repensa à cette rencontre. Et parfois, lorsqu’il relisait les Écritures, une question revenait doucement à son cœur : Qui donc était ce berger ?
Il ne trouva jamais de réponse qu’il puisse donner aux autres. Mais au fond de lui, une parole de l’Écriture revint en mémoire :
« Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »
Alors marchons, pèlerins, non en nous confiant en nous-mêmes, mais en Celui qui nous a aimés et qui a donné Sa vie pour nous.
Morale de la rencontre
La grâce ne nous demande pas de présenter à Dieu une justice que nous aurions produite par nous-mêmes. Elle nous présente Christ et Son œuvre accomplie, et nous recevons par la foi ce que Dieu donne gratuitement.
Mais la grâce qui sauve est aussi la grâce qui nous enseigne à vivre pour Celui qui nous a sauvés. Elle ne nous encourage pas à demeurer dans le péché : elle nous conduit à la repentance, à la sainteté, à la dépendance et à l’obéissance.
La vie chrétienne victorieuse n’est donc ni une tentative de gagner le salut par nos propres forces, ni une passivité dans laquelle nous n’aurions aucune responsabilité. Elle est une marche avec Christ : regarder à Lui, dépendre de Lui, écouter Sa Parole, confesser nos fautes lorsque nous avons péché et progresser dans la connaissance de notre Seigneur.
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