Le Figaro étudiant s’intéresse à Karol, qui n’est jamais allé à l’école. Âgé de 17 ans, l’adolescent est en classe de première et passe les épreuves du bac. Contrairement aux autres candidats, Karol, au regard de son statut de candidat libre, se soumet à un examen pour chacune des matières du tronc commun. Il n’y a pas de contrôle continu, et Karol a l’obligation de passer une épreuve en présentiel pour toutes les matières. Afin de se préparer au mieux, le jeune homme suit le programme de l’EIB school à distance, depuis la quatrième.
Pour le bac, le lycéen commence à travailler vers 9 h ses spécialités : physique chimie, SVT et maths jusqu’à midi. Puis, de 13h15 à 14h15 plusieurs jours par semaine, il suit un cours au Conservatoire régional de Tours. Enfin, il reprend de 14h30 à 18h30 pour travailler l’anglais, l’italien, l’histoire géographie, l’enseignement scientifique et le français. «Si je suis efficace, je termine à 17 heures».
En ce qui concerne son enseignement, Karol reçoit toutes les 10 semaines un manuel pour chaque matière avec toutes les leçons à faire.
Même en maternelle, Karol faisait l’école à la maison. «Ma mère a suivi des formations pour m’éduquer avec la pédagogie Montessori . Donc jusqu’au CP, c’était ma maîtresse». A partir du CE1, il a suivi le cours Sainte-Anne, une école privée hors contrat à distance.
Beaucoup de familles hésitent à faire école à la maison pour leurs enfants par peur qu’ils se retrouvent isolés socialement. Karol s’est fait des amis grâce à ses loisirs.
«Je fais du violon au Conservatoire de Tours donc j’ai des potes là-bas. Je pratique aussi le tennis et cette année j’ai intégré l’aumônerie de ma paroisse où j’ai rencontré de nouvelles personnes avec les mêmes centres d’intérêt que moi».
L’enseignement à domicile reste toujours possible en France. Ce système concerne aujourd’hui 30 600 enfants. Mais, depuis la loi sur le séparatisme entrée en vigueur en 2021, pour faire l’école à la maison, il faut monter un dossier et justifier sa demande (raison médicale, pratique sportive ou artistique, itinérance de la famille, projet éducatif…) et obtenir l’autorisation du Directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen) de son département.
