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Une décision de la CJUE fondée sur des dérives idéologiques que les Etats-membres sont légitimes à refuser

Communiqué du Syndicat de la famille :

Le Syndicat de la Famille exprime sa profonde inquiétude après la décision rendue le 12 mars 2026 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) imposant aux États membres de délivrer des documents d’identité correspondant au « genre vécu » par des personnes qui estiment “être nées dans le mauvais corps”, une idée sans fondement scientifique.

Sous couvert de garantir la libre circulation des citoyens européens, la Cour impose de facto une conception subjective du sexe, au mépris de la réalité objective, et de la souveraineté des États-membres.

Cette décision est particulièrement grave pour plusieurs raisons.

1. Promotion d’une idéologie aux conséquences humaines majeures
 La fragilisation des identités sexuées, issue de l’idéologie du genre, entraîne en particulier de nombreux adolescents à remettre en cause leur propre identité. Les pays gangrenés par cet activisme constatent l’augmentation exponentielle du nombre de ceux qui recourent à des bloqueurs de puberté et à des traitements hormonaux, voire même chirurgicaux, dont l’impact sur la santé et les conséquences sont largement irréversibles.

2. Remise en cause du rôle de l’état civil
 L’état civil n’a pas vocation à enregistrer des identités ressenties, mais à constater des faits objectifs, au premier rang desquels le sexe. Transformer cette institution fondamentale en outil d’auto-déclaration identitaire fragilise la sécurité juridique et la cohérence du droit, mais aussi la sécurité des citoyens par les détournements de cette possibilité à des fins criminelles.

3. Ingérence dans les choix démocratiques des États-membres
 En prétendant imposer la redéfinition du sexe, la CJUE porte gravement atteinte à la souveraineté des Etats-membres pour tout ce qui touche à la famille et au sociétal alors que ces domaines ne sont pas du ressort de l’Union européenne suivant le TFUE.

4. Double dérive de l’Union européenne
 Ce faisant, la CJUE contribue à la double dérive de l’Union européenne : la primauté systématiquement donnée à l’individu au détriment de l’ensemble de la société, à commencer par les plus vulnérables, et le déni de la réalité sexuée de l’être humain.

Le Syndicat de la Famille appelle les responsables politiques français et européens à prendre enfin la mesure de ces dérives anthropologiques, sociales et juridiques, et à y mettre un terme. Pour Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat, “l’Union européenne doit notamment supprimer de l’ensemble de ses textes toute mention de “l’identité de genre” comme terme non défini et non définissable juridiquement, et d’origine purement idéologique”.

Soutien aux chrétiens du sud Liban : une première aide acheminée

Par Chrétienté Solidarité :

Notre première aide au profit des villages chrétiens du sud Liban a été transférée hier à nos partenaires de l’ONG Nawraj dirigée par Fouad Abou Nader.

Grâce à votre générosité, c’est une importante quantité de produits de première nécessité qui va être envoyée auprès de ces courageux habitants qui ne veulent pas quitter leur terre, notamment ceux du village d’Alma Al-Shaab et  Qleyaa dont le curé a été tué par un tir israélien il y a quelques jours.

Durant des années, ces communautés ont résisté à l’emprise du Hezbollah. Ils sont désormais pris dans une guerre qui n’est pas la leur. Plus que jamais, ils ont besoin de notre soutien.

Depuis 46 ans, Chrétienté-Solidarité et ses militants soutiennent avec constance et détermination la légitime volonté des chrétiens libanais à vivre libres dans un pays souverain.

Wa nabka ! On continue !

Rejoignez-nous, aidez-nous à financer les prochains convois de la solidarité chrétienne : https://chretientesolidarite.fr/don-libre/

Yann Baly,

Président de Chrétienté-Solidarité

 

Bernard Antony,

Président fondateur

« La Carte de la Honte » : un site compile polémiques et démêlés judiciaires de candidats de gauche

A l’occasion des élections municipales, retrouvez sur ce site la liste des candidats de gauche qui déshonorent la politique. Exemples :

  • Gwenn Thomas-Alves, 43e sur la liste LFI de Vitry-sur-Seine de Hocine Tmimi. Célèbre la libération de Georges Ibrahim Abdallah, condamné à perpétuité pour complicité dans l’assassinat de diplomates américains et israéliens dans les années 80.
  • Janie Arnéguy, candidate UG à Nîmes, 24e sur la liste, accusée par l’ex-député LREM, Françoise Dumas d’avoir participé à une intrusion dans sa permanence en 2019, durant laquelle un tract avec une menace de mort a été déposé
  • Xavier Sadoulet, candidat LFI à Saint-Étienne, 28e sur la liste de V. Mercier. Insinue que Quentin Deranque est responsable de sa mort ; affirme que Mahsa Jîna Amini n’a pas été tuée pour un voile mal porté mais par la police des mœurs
  •  Ali Rahni, candidat DVG à Roubaix, en 3e position sur la liste de Karim Amrouni. Il lui est reproché, y compris par LFI (sic), « des accointances avec des figures de l’islam politique ».
  • Nathalie Oziol député LFI et tête de liste à Montpellier critique la qualification de « fanatique musulman » pour désigner l’assassin de Samuel Paty.
  • Gaby Charroux, maire PCF de Martigues et candidat pour un quatrième mandat, a été mis en examen pour favoritisme dans une affaire de corruption au sein de la Semivim, bailleur social de Martigues qu’il a présidé jusqu’en 2023.
  • Jean Paul Brenelin, candidat LFI à Dijon sur la liste d’Olivier Minar, pour ses posts anti-flics “La police Colonialiste raciste de Retailleau, le semeur de haine raciale”

Canada : vers la criminalisation des chrétiens

Tous les débats sur un projet de loi libéral qui pourrait ouvrir la voie à la criminalisation de l’expression et des croyances religieuses lors de la citation de certains passages de la Bible ont été arrêtés, ce qui signifie que le projet de loi deviendra bientôt loi.

Tous les députés libéraux et bloc-québécois se sont unis par un vote de 186 contre 144 pour interrompre tous les débats sur le projet de loi C-9, connu sous le nom de « Loi sur la lutte contre la haine ».

Ce projet de loi C-9, présenté par le Parti libéral et visant à censurer la liberté d’expression, a suscité une vive opposition de la part des Canadiens religieux de diverses confessions. S’il est adopté, il pourrait supprimer certaines protections accordées aux convictions religieuses sincères, notamment en ce qui concerne les questions LGBT.

Le projet de loi devrait être adopté par la Chambre des communes dès la fin de cette semaine, puis transmis au Sénat pour examen, où il sera très probablement entériné sans discussion.

David Cooke, directeur des campagnes de Campaign Life Coalition (CLC), a averti que le projet de loi C-9, lorsqu’il deviendra loi, entraînera la « poursuite des chrétiens canadiens » lorsqu’ils citeront la Bible sur des questions de vie et de famille.

« Ce projet de loi entraînera assurément des poursuites contre les chrétiens canadiens qui citent les Saintes Écritures pour défendre le dessein de Dieu concernant le mariage, le genre et le caractère sacré de toute vie humaine, de la conception à la mort naturelle ».

« Nous avons déjà constaté que des prédicateurs de rue et des militants chrétiens engagés étaient pris pour cible par des procureurs généraux zélés qui s’opposent à la diffusion de la Parole de Dieu auprès des homosexuels, des transgenres et des drag queens. Ce ciblage ne fera que s’amplifier avec le projet de loi C-9, car le consentement requis du procureur général sera supprimé, permettant ainsi à n’importe quel policier de porter des accusations sur la base de simples « renseignements » ou accusations provenant du public. »

Les députés conservateurs ont fustigé la tentative des libéraux de « censurer » le débat sur le projet de loi.

Le gouvernement fédéral du Premier ministre Mark Carney a récemment  adopté  un amendement au projet de loi supprimant une exception religieuse, ce qui a suscité la condamnation de la Conférence des évêques catholiques du Canada, qui  a rédigé  une lettre ouverte dénonçant l’amendement proposé et demandant son retrait.

« Qualifier l’avortement de ce qu’il est réellement – ​​le meurtre d’un être humain – pourrait être interprété comme une mise en cause des femmes. Affirmer une évidence – que les femmes transgenres, c’est-à-dire les hommes biologiques, devraient être exclues des toilettes et des installations sportives réservées aux femmes – pourrait être perçu comme une forme de haine envers les personnes transgenres ».

Kurdistan irakien : six soldats français blessés et un mort dans une attaque de drones

Communiqué d’Emmanuel Macron :

L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak. À sa famille, à ses frères d’armes, je veux dire toute l’affection et la solidarité de la Nation. Plusieurs de nos militaires ont été blessés. La France se tient à leurs côtés et avec leurs proches. Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable. Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques.

Le groupe jihadiste Ashab al-Kahf revendique l’attaque.

RIP

Mais qui est donc Francis Finn et que racontent ses livres ?

Sélectionnés par nos amis critiques littéraires – littérature jeunesse-, les livres du Père Finn collectionnent les « coup de cœur » les ***** étoiles, les « A la une », chez 123 Loisirs, Plaisir de Lire, Action familiale et scolaire, Chouette un livre, … (dont je vous recommande le travail rigoureux des recensions de livres par leur comité de lecture !)

Mais qui est donc ce Père Finn dont les ouvrages sont en pile pour les distributions de prix , garnissent déjà bien des bibliothèques familiales et scolaires et toujours réédités ?

Né le 4 octobre 1859 à Saint-Louis, dans le Missouri, au cœur d’une Amérique encore jeune et profondément marquée par l’immigration irlandaise, le père Francis James Finn grandit dans une famille catholique fervente qui façonne très tôt son regard sur la jeunesse et l’éducation. Élève à l’université de Saint-Louis, dont son père est le shérif, il découvre la spiritualité ignatienne et entre au noviciat de la Compagnie de Jésus le 24 mars 1879, à Florissant. Ses années de formation le conduisent ensuite au Woodstock College, dans le Maryland, où il étudie la philosophie et la théologie, malgré des interruptions fréquentes dues à une santé fragile.

Avant même son ordination sacerdotale, il enseigne dans plusieurs établissements jésuites du Midwest américain, notamment au St. Mary’s College au Kansas entre 1881 et 1883, puis à Saint-Xavier College à Cincinnati. C’est au contact direct des élèves qu’il découvre sa véritable mission : parler au cœur des jeunes par le récit et l’exemple.

Le 29 juin 1891, année décisive, il est ordonné prêtre et publie presque simultanément son premier grand roman, Tom Playfair, inspiré de ses années d’enseignement ; l’ouvrage connaît un succès immédiat et ouvre une carrière littéraire exceptionnelle.

À partir de la fin du XIXᵉ siècle, Cincinnati devient le centre de sa vie apostolique. Professeur de littérature en 1897 puis vicaire pendant plus de trente ans à la paroisse Saint-Xavier, il consacre son énergie à la formation chrétienne de la jeunesse, convaincu que la lecture peut façonner les consciences autant que l’école ou la chaire. Dans ses romans — publiés de 1890 à 1926 — il met en scène des collégiens américains confrontés aux choix moraux du quotidien, proposant une vision lumineuse de la foi, du courage et de l’amitié.

Surnommé parfois le « Horatio Alger catholique », le père Finn compose au total vingt-sept ouvrages destinés aux jeunes lecteurs. Des titres comme Percy Wynn, Harry Dee ou Claude Lightfoot traduisent son désir d’offrir une littérature à la fois vivante et formatrice, où l’aventure sert toujours l’épanouissement intérieur. Traduites en plusieurs langues, ses histoires connaissent une large diffusion dans le monde catholique au début du XXᵉ siècle.

Le père Francis Finn s’éteint à Cincinnati au début de novembre 1928, laissant derrière lui l’image d’un éducateur passionné qui voyait dans chaque enfant une promesse à faire grandir. Son autobiographie, publiée en 1929 à New York, apparaît comme le prolongement naturel de cette mission : un témoignage simple et fervent, où l’expérience personnelle se transforme en héritage spirituel.

” C’est une excellente idée de garnir nos bibliothèques familiales de ces romans édifiants pour la jeunesse”. De très nombreuses rééditions proposées par Le Lion, Edilys, Saint-Rémi et Clovis permettent de redécouvrir une œuvre exceptionnelle née entre les salles d’étude du Kansas et les paroisses de Cincinnati, mais destinée à toutes les générations. Les dessinateurs se succèdent et ne se ressemblent pas : Lucie Marquet, Marco Percivati, Isabelle de Saizieu, Guillaume Le Baube, Nestor Cambier et Jobbé-Duval. Traduits en une dizaine de langues, les romans du Père Finn ont bénéficié d’une énorme popularité jusqu’à ces dernières décennies.

À travers un style clair, nourri d’observations concrètes et d’une profonde charité pastorale, le père Finn demeure ce guide discret qui accompagne la jeunesse sur le chemin du devoir, de la joie chrétienne et de la maturité intérieure.

Retrouvez tous les titres disponibles du père Francis Finn sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/module/ambjolisearch/jolisearch?s=francis+finn

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Affaire Pelicot et BFMTV : drame sordide ou business médiatique ?

Viols de Mazan : BFM au cœur de l’affaire Pelicot

Le gendre de Gisèle Pelicot, Pierre Peyronnet, est rédacteur en chef de la Matinale de BFMTV. Pourtant, aucun journaliste ne l’a présenté comme tel lors de ses interventions. Surmédiatisation du procès, business éditorial avec le livre de Caroline Darian, puis le livre de Gisèle Pelicot vendu à 63 000 exemplaires en une semaine, droits d’auteur estimés entre 800 000 et 2,3 millions d’euros, one-man-show du fils… Jusqu’où ira la marchandisation de cette affaire sordide ?

Les pastilles de l’info :

– Quentin : la gauche tente d’imposer un narratif alternatif
– Libération (encore) sauvé par Kretinsky : 17 millions € supplémentaires
– “On a été mauvais” admet Macron sur le nucléaire
– SOS Racisme et l’Etat : conflit d’intérêts ou ingérence ?
– Aphatie insulté par Chikirou : “va te faire enc*ler” en italien

Portrait piquant : Jean-Michel Aphatie

FSSPX : Mgr Eleganti conteste l’interprétation de Mgr Schneider

Mgr Marian Eleganti conteste l’interprétation selon laquelle toute excommunication du Vatican imposée à la Fraternité Saint-Pie-X en raison de ses consécrations épiscopales prévues le 1er juillet pourrait être invalide.

Son intervention fait suite aux propositions de l’évêque Athanasius Schneider, qui suggère que les excommunications contre la FSSPX ne seraient pas valides car la Fraternité n’a pas l’intention de se séparer de Rome. Mgr Schneider a tenu ces propositions lors d’une récente réunion privée de la Confrérie Notre-Dame de Fatima. Il a précisé que l’absence d’une telle intention remettrait en question la légitimité des sanctions canoniques si les consécrations avaient lieu.

« Par conséquent, je pense que, si l’excommunication était appliquée, elle ne serait en quelque sorte pas valable car il n’y a pas d’intention de commettre un acte schismatique de la part de la Fraternité de Pie X, et on ne peut être puni quand on n’a pas l’intention de le faire, selon le droit canonique ».

Durant le pontificat du pape François, Mgr Schneider a été le visiteur officiel du Saint-Siège auprès de la FSSPX, ce qui lui a permis d’avoir une connaissance approfondie de la vie interne du mouvement à une époque où Rome cherchait à mieux cerner sa position. Il a également exhorté publiquement le pape Léon XIV à envisager d’approuver les consécrations épiscopales prévues par la Fraternité plutôt que de les condamner, en présentant une telle démarche comme un possible pas vers la réconciliation entre le Vatican et la FSSPX.

Cependant, Mgr Eleganti, évêque auxiliaire émérite de Coire en Suisse, a rejeté cet argument, insistant sur le fait que l’absence d’une intention déclarée de rompre avec Rome ne modifierait pas la nature objectif de l’acte.

« Déclarer une intention douteuse n’est d’aucune utilité ». « Dire qu’ils n’ont pas l’intention de provoquer un schisme, c’est une façon de tromper les gens sur la nature schismatique objectif et les conséquences d’un tel acte de désobéissance. »

« C’est une manœuvre pour pratiquer une autonomie totale tout en prétendant être en union avec le Pape. Ce n’est en réalité pas le cas tant que le Pape n’accepte ni n’autorise ces consécrations ».

L’évêque suisse a développé ses préoccupations, arguant que la question devait être jugée sur la base des actions concrètes de la Fraternité plutôt que sur les intentions que ses dirigeants prétendent avoir.

« Il ne s’agit pas de ce qu’ils affirment ou déclarent, mais des faits qu’ils créent ». « Il ne s’agit pas principalement des intentions, mais des faits objectifs et du comportement. »

L’évêque a ensuite exposé quatre points qui, selon lui, démontrent une tendance à l’indépendance vis-à-vis de l’autorité de l’Église.

  • « Premièrement, agir en toute autonomie sans mandat papal ni mission confirmée ;
  • deuxièmement, fonctionner avec des évêques qui ne sont pas en union avec le pape et le collège épiscopal ;
  • troisièmement, maintenir des centaines de prêtres non incardinés ;
  • et enfin, exister dans une sorte de nirvana juridictionnel par auto-autorisation, se considérant comme les seuls vrais catholiques, avec les seuls vrais sacrements, du moins sans défauts, et la seule vraie doctrine ».

Mgr Eleganti a soutenu que ces développements mettent en lumière un problème ecclésiologique plus profond au sein du mouvement, suggérant que ses structures ressemblent de plus en plus à celles d’une Église parallèle.

« Ils prétendent ne pas vouloir une Église à côté de l’Église, tout en en créant une et en se comportant d’une manière qui correspond exactement à cela ».

Il s’est également demandé si la Fraternité recherchait véritablement une réconciliation canonique avec Rome, suggérant qu’une régularisation complète compromettrait l’indépendance dont elle jouit actuellement.

« C’est hypocrite car, à vrai dire, ils ne veulent aucune régularisation ». « Cela signifierait perdre leur autonomie et se soumettre à ce qu’ils considèrent comme une Église universelle erronée. Et c’est précisément là un état d’esprit et un comportement schismatiques. »

La situation des chrétiens en Algérie et la question kabyle s’invitent au Parlement européen

Communiqué de Chrétienté Solidarité :

Organisée à l’initiative de Chrétienté-Solidarité, à l’invitation du député européen (ECR) Nicolas Bay, une importante réunion s’est tenue le mercredi 11 mars 2026 au Parlement européen de Strasbourg.

Sous l’intitulé “Libertés des minorités en Algérie”, cette rencontre a réuni des intervenants prestigieux :

  • le docteur Charlotte Touati (chercheur à l’Université de Lausanne, spécialiste des chrétientés en Afrique du Nord) est intervenue sur la situation des chrétiens en Algérie
  • Azwaw At-Qasi (Président de la Ligue kabyle des droits de l’homme) a traité de la dure répression algérienne à l’encontre des Kabyles et de tout ce qui a trait à l’identité kabyle.
  • L’invité de marque était Ferhat Mehenni (Président du Gouvernement kabyle en exil) qui a porté la voix de la Nation kabyle au sein de l’assemblée législative européenne où il a appelé les parlementaires à reconnaître l’indépendance de la Kabylie, proclamée solennellement le 14 décembre 2025 à Paris.

De nombreux contacts ont été pris avec des députés et des associations de défense des droits et libertés. Un programme d’initiatives parlementaires a été fixé.

Retour en vidéo sur cette journée importante.

Formons, ce 25 mars, un Grand Chapelet sur notre pays !

Pour faire triompher la Paix et l’unité en ces temps remplis d’inquiétude, nous vous invitons à une grande action de prière lors de la fête de l’Annonciation !
Répondons tous ensemble à l’appel de la Vierge Marie à former un Grand Chapelet sur la France et sur chacun de nos pays… pour obtenir la protection de notre Mère du Ciel !

Origine du Grand chapelet sur la France

Un matin de janvier 2019, Véronique Radigois ressent un appel pressant de la Vierge Marie lui demandant de tracer un grand chapelet sur une carte de France en plaçant les différents grains sur des lieux où Elle est apparue ainsi que sur des sanctuaires où Elle est honorée.

Ce chapelet sur la carte de France est devenu pour Véronique un pèlerinage, car ensuite la Vierge Marie lui a demandé de faire le tour de tous les sanctuaires situés sur ce Grand chapelet. Ce qu’elle fit, en voiture, 3 fois de suite, pour chacun des Mystères : joyeux, douloureux et glorieux. Elle put ainsi prier dans des hauts lieux, flamboyants, pleins de gloire, comme Notre Dame de France, Notre Dame de Paris, de Chartres, de Reims, mais aussi dans des petites chapelles humbles, pauvres, et même délaissées. Ce chapelet permet de les réintégrer, de leur redonner une vraie place, car tous ces lieux ont une histoire forte.

Suite aux milliers de kilomètres parcourus, Véronique a écrit un livre pour partager son expérience et cet appel de la Vierge Marie à réaliser ce Grand chapelet sur la France.
En ces temps où les églises, la chrétienté, et la dévotion à Marie sont menacés, nous sommes invités à retourner dans ces lieux si merveilleux, chargés d’Histoire, où la Vierge Marie nous accorde, plus que n’importe où ailleurs, des grâces particulières… La Sainte Vierge demande instamment ce chapelet sur la France pour la protéger des fortes menaces qui pèsent sur elle. N’oublions pas que le Christ ne peut rien refuser à Sa Mère…

Concrètement, le mercredi 25 mars :

→ Nous sommes tous invités à nous rendre dans un sanctuaire marial proche de chez nous pour prier aux pieds de notre Mère céleste. Nous lui demanderons d’intercéder auprès de son divin Fils pour la protection de notre pays. Nous lui offrirons la prière du chapelet qui est si puissante. Et nous honorerons Jésus par l’eucharistie, l’adoration ou la prière ardente devant le Tabernacle.

. Ceux qui ne peuvent s’y rendre pourront aller dans une église ou une chapelle dédiée à la Vierge Marie. Les personnes dans l’impossibilité de se déplacer prieront depuis chez elles, en se reliant, en esprit, à un sanctuaire de leur pays.

Dans le monde entier !

Dans les 61 pays où est prié le Chapelet perpétuel pour le monde, l’appel est lancé pour que chacun, ce 25 mars, en Amérique, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie… aille implorer la Vierge Marie dans un de ses sanctuaires !

Pour que les guerres soient arrêtées au plus vite, pour que tous nos pays soient placés sous le Manteau de Marie ! Nous serons reliés les uns aux autres comme les grains du chapelet par le cordon invisible mais extrêmement réel et fort de la prière, et nous formerons un Immense chapelet sur le monde.

Le bouclier de la prière des enfants

Nous connaissons tous la puissance de la prière des enfants, comme à Pontmain où quelques enfants ont obtenu par leur prière l’arrêt de la guerre. Aussi, ce 25 mars, emmenons nos enfants près de la Vierge Marie, avec l’assurance que la pureté de leur prière atteindra le Ciel. Pensons également à inviter les enfants du caté, du patronage, des scouts et des écoles catholiques et à relayer largement cette information.

Rendez-vous donc le 25 mars dans les sanctuaires du monde entier !

Et n’oublions pas que c’est la Vierge Marie, elle-même, qui a demandé expressément la construction de nombreux sanctuaires. Parce que c’est là qu’elle est le plus présente et agissante. C’est là qu’elle nous attend, pour présenter nos prières à Jésus, Son Fils, qui répond toujours favorablement aux demandes de Sa Mère !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Mais que s’est-il passé dans la tête d’Eric Ciotti ?

Alors que son adversaire Christian Estrosi est empêtré dans un scandale, Eric Ciotti, qui avait manifesté contre la loi Taubira, vient donner des gages au lobby LGBT, lequel milite désormais ouvertement pour la vente d’enfants par GPA :

Musique, mystère et recherche du sens

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Quel sens a la musique ? Je dois dire que cette question m’a accompagné pratiquement toute ma vie. Dès mon plus jeune âge — déjà enfant —, je me suis consacré à la musique. À un certain moment, une fois passée la phase du simple plaisir auditif, j’ai commencé à me demander quel sens la musique pouvait avoir, non seulement dans ma propre vie mais en général. Pourquoi écoutons-nous de la musique ? Que nous communique la musique ?
On se souvient qu’un célèbre psychologue a affirmé que la musique n’est qu’un plaisir pour les oreilles, quelque chose qui n’aurait pas de signification particulière du point de vue de l’évolution. Mais je ne crois pas cela. Au contraire, je pense que la musique est l’un des langages les plus élevés. Et précisément parce qu’elle est un langage si élevé, le sens profond de ce que la musique communique nous échappe souvent.
Certains disent que la musique est le langage de Dieu, et peut-être est-ce vrai : elle pourrait être une manière par laquelle Dieu nous parle, une manière par laquelle Il souhaite nous dire quelque chose. Mais parce qu’il s’agit de réalités divines, nous comprenons et, en même temps, nous ne comprenons pas. Nous percevons quelque chose en nous-mêmes ; nous sentons que la musique agit sur nous d’une certaine manière, même si nous ne savons pas clairement comment. Nous ne parvenons pas à saisir pleinement le sens profond de ce que la musique veut nous dire. Ce qui est important, cependant, c’est de reconnaître qu’un sens plus profond existe réellement et que la musique possède une véritable signification.
La musique ne peut pas être réduite simplement au fait de faire de la musique pour de l’argent. Soyons clairs : nous savons tous que les musiciens doivent gagner leur vie. Tout le monde doit le faire — moi aussi. Il n’y a rien de mal à recevoir une rémunération pour son service musical. Mais c’est une chose de recevoir une récompense pour son travail, et c’en est une autre de réduire la musique elle-même à la recherche du gain financier.
Ce serait comme dire que quelqu’un devient prêtre uniquement pour recevoir l’offrande de la messe. Ce serait quelque chose de vraiment triste. Bien sûr, les prêtres doivent aussi vivre. Mais le sacerdoce ne peut pas être réduit à cette nécessité pratique.
Certaines personnes diront que je suis un peu idéaliste, mais je ne pense pas que ce soit vrai. Au contraire, je crois être très réaliste. Je reconnais que les musiciens doivent gagner quelque chose pour pouvoir vivre. Nous ne vivons pas seulement d’esprit. Nous sommes des êtres humains de chair et de sang, et nous avons besoin des moyens matériels qui nous permettent de manger, de vivre et de satisfaire nos besoins nécessaires — et parfois même superflus.
Cela dit, réduire la musique au gain économique est le signe d’une mentalité très étroite. C’est l’attitude de personnes qui utilisent un langage si grand, si précieux et si important uniquement pour leur avantage personnel. Une telle attitude diminue l’immense potentiel que la musique nous offre.
Je voudrais également préciser que je n’ai rien contre les personnes qui deviennent riches grâce à la musique. Si quelqu’un atteint un haut niveau artistique et que ce succès apporte aussi des bénéfices financiers importants, tant mieux pour lui ou pour elle. Je n’ai absolument aucun problème avec cela.
Mais ce n’est pas de cela que je parle. Je ne parle pas des personnes qui, grâce à leur talent musical, finissent par accumuler de la richesse. Je parle de ceux qui placent le gain financier comme priorité principale de leur activité musicale. Cela, à mon avis, représente un véritable appauvrissement des grandes possibilités de connaissance que la musique nous offre.
De nombreuses disciplines étudient la manière dont la musique communique avec nous. C’est une question extrêmement importante. La philosophie s’en occupe bien sûr, en particulier l’esthétique. Plus récemment, la sémiologie a également exploré le sens de la musique, ou plutôt la manière dont la musique produit du sens en nous. C’est un sujet fascinant. Le développement des neurosciences ces dernières années nous a également donné de nouveaux outils pour comprendre comment la musique nous parle.
Et pourtant, malgré toutes ces recherches, malgré les nombreux livres écrits sur ce sujet, la manière dont la musique communique avec nous demeure encore en partie un mystère.
Peut-être que ce mystère est précisément la clé pour comprendre ce qu’est vraiment la musique pour nous. C’est un mystère qui peut, à certains égards, être comparé au mystère de la religion. Il y a toujours quelque chose qui nous échappe — du moins tant que nous vivons dans cette vie — et que nous comprendrons peut-être pleinement seulement dans la vie à venir.
Je peux cependant dire que, malgré ce caractère insaisissable de la musique, j’en ai reçu dans ma vie un bénéfice immense. Dans des moments très difficiles de mon existence personnelle, la musique m’a apporté du réconfort. La musique m’a consolé lorsqu’il n’y avait personne pour me consoler. La musique m’a parlé lorsqu’il n’y avait personne pour me parler. La musique est restée proche de moi lorsqu’il n’y avait personne près de moi.
C’est pourquoi je crois que faire de la musique ne doit pas se limiter à son aspect pratique. Comme le disaient les grands penseurs du Moyen Âge, il ne suffit pas simplement de faire de la musique — ce qui est peut-être l’aspect le plus bas de la musique. Il faut aussi réfléchir à la musique. Nous devons nous demander pourquoi nous exerçons cette activité et pourquoi elle est si nécessaire pour beaucoup d’entre nous.
Pourquoi la musique captive-t-elle le cœur et l’esprit de tant de personnes à travers le monde ? Il existe de nombreux types de musique, de nombreux répertoires, traditions, écoles et styles. Et pourtant, que nous soyons dans une cathédrale en train d’écouter un magnifique chœur, dans un temple bouddhiste ou dans un village africain reculé, la musique est toujours présente.
Bien sûr, elle se manifeste de manières très différentes. La manière dont la musique est conçue dans un village africain isolé est très différente de celle d’un chœur de cathédrale ou des chants de moines bouddhistes. Nous pourrions donner mille autres exemples.
Ce qui importe, c’est que pour nous tous — musiciens comme non-musiciens — il est important de s’arrêter et de réfléchir à la grande importance que la musique a dans nos vies. La musique nous aide à surmonter des moments qui, humainement, semblent impossibles à supporter.
Et pourtant la musique offre de la consolation. Lorsqu’elle est une véritable musique, elle nous aide à prier. Elle nous aide à nous rapprocher de Dieu. Comme le suggérait le poète indien Rabindranath Tagore, elle nous permet presque de toucher Ses pieds.
Pour cette raison, il est important non seulement d’écouter de la musique — ce qui est certainement important — ou même de faire de la musique, ce qui est peut-être encore mieux. Il est aussi important de réfléchir à ce que la musique signifie dans nos vies et à la manière dont elle contribue à rendre notre existence plus supportable.

Les complotistes sont de gauche

Voici la Une de l’Huma du 11 mars :

Et voici un communiqué de l’avocat de Pierre-Edouard Stérin suite à des propos délirants de Christian Estrosi (alors même qu’un proche du couple Estrosi est placé en garde à vue dans l’affaire de la tête de porc) :

Nul doute que, dimanche soir, certains accuseront Stérin d’être responsable de leur défaite.

Chantiers-Education à Rome du 12 au 15 mars : Les groupes de paroles sur l’éducation en famille s’exportent en Europe

Communiqué des Associations Familiales catholiques :

Des responsables engagés dans les Chantiers-Éducation se réunissent à Rome pour un colloque international consacré au soutien de la mission éducative des familles. En organisant ce colloque à Rome, les Associations Familiales Catholiques veulent exporter la méthodologie des Chantiers-Education dans les pays européens afin d’encourager l’engagement quotidien des parents auprès de leurs enfants. Elles souhaitent rappeler le rôle irremplaçable de la famille dans la construction du bien commun ainsi que celui des parents comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

« C’est au sein des familles que se construit l’avenir des peuples. » – Léon XIV.

Ce colloque s’inscrit dans la longue tradition de l’engagement familial porté par les Associations Familiales Catholiques (AFC) fondées en 1905. Dès l’origine, les AFC se sont mobilisées pour défendre la liberté de conscience et soutenir les familles dans leur rôle éducatif.

Dans cette perspective, 450 Chantiers-Éducation accompagnent depuis trente-cinq ans les parents dans leurs responsabilités éducatives. Ces groupes de parole organisés par des parents pour les parents offrent un cadre d’écoute, de dialogue et de partage d’expériences permettant à chacun d’enrichir sa pratique éducative.

Au cœur de cette démarche se trouve une conviction forte : la famille est la première école de l’amour, le berceau de la vie et la cellule vitale de la société.

Lieu d’apprentissage de l’altérité et de la responsabilité mutuelle, elle constitue également un facteur essentiel de cohésion sociale.

Les organisateurs souhaitent que ces journées favorisent des échanges féconds et donnent à chacun des pistes concrètes pour poursuivre cette mission éducative, au service des familles et de la société.

A l’ombre des jardins de Riyad et de l’Arabie historique

Seconde partie de la trilogie journalistique réalisée par Antoine Bordier, auteur, biographe et consultant

La veille, j’avais quitté Riyad, celle que l’on appelle la ville « des jardins » ou mieux « des oasis ». Ce nom est aussi un prénom qui veut dire « calme ». Calme ?  Le lendemain matin, les Etats-Unis et Israël lancent leurs opérations « Fureur épique » et « Lion rugissant », contre l’Iran. De son côté, le pays que l’on appelait il y a 91 ans encore la Perse, se défend et attaque à son tour. Ses opérations s’appellent « Promesse tenue 4 ».

Alors que je me trouve à l’abri à Djeddah, ce 28 février, jour bissextile par excellence – comme si on voulait oublier ce premier jour de guerre l’année d’après – des rumeurs évoquent les premières frappes iraniennes, des drones et des missiles auraient touché la capitale. Ces rumeurs sont vraies. La guerre devient, dès le début, régionale et embrase tout le Moyen-Orient tombé dans les affres d’un affrontement qui pourraient vite se transformer en Troisième Guerre mondiale. Le conflit de trop ? Reportage sur Riyad, la capitale de l’Arabie « heureuse ».

Vue du ciel, je la vois immense, aux dimensions tentaculaires qui s’étendent du nord au sud, de l’ouest vers l’est sans discontinuer. Vue de la terre, je suis une fourmi qui déambule dans le modernisme des tours de béton, de fer et de verre, qui côtoient l’histoire et les traditions les plus anciennes. Oui, immergeons-nous dans ce village devenu ville, puis capitale de bédouins, il y a 200 ans. Il y a 200 ans…

Napoléon !

Ils ne sont pas nombreux à le savoir. Et vous ? Saviez-vous que Napoléon s’était intéressé à l’Arabie saoudite ? Certes, à son époque, à la fin du 18e siècle, l’Arabie saoudite n’est pas unifiée, elle est composée de clans et de tribus, de royaumes régionaux. Napoléon se trouve dans un autre pays, en Égypte, sous emprise de l’Empire ottoman. De l’autre côté du Nil et de la mer Rouge, la péninsule arabique attire son regard de convoitise. L’Orient le fascine, La Mecque encore plus, et l’Islam l’attire. Il ne mettra jamais les pieds à La Mecque, mais le chérif de l’époque répond à son échange épistolaire. Etrange, Napoléon qui n’est pas encore sacré Empereur y loue la religion musulmane, en évoquant les passages positifs du Coran. Pourquoi pas ?

A 1 000 km de La Mecque, plein est, Riyad est le berceau des Al Saoud, de cette famille qui va réussir un siècle plus tard à unifier le pays, lors d’une opération réalisée à la force des allégeances, de la diplomatie, du poignet et du sabre. Le pays de plus de 2 millions d’habitants en 1932, au moment de son unification, ne concentre dans la ville, qui commence par un R, que seulement près de 200 000 habitants. 

Riyad, la capitale qui grandit sans cesse

Aujourd’hui, la croissance démographique de la capitale est impressionnante. Entre 1976, il y a 50 ans, et maintenant, la population a été multipliée par… 9 ou 10 ! Elle est passée de 769 000 habitants à plus de 7 millions. Elle devrait dépasser les 8 millions cette année.

Cette croissance hors-norme s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, elle suit celle de la population globale du pays qui a, également, été multipliée 8 : passant de 4,8 millions à 37 millions d’habitants, la moitié étant composée d’immigrés.

Je ne connais pas Ninive, et je ne suis pas un prophète. Mais pour parcourir cette ville, Ninive qui se situe en Irak (en face de Mossoul), le prophète Jonas avait mis plusieurs jours. « Il fallait trois jours pour la traverser ». Pour traverser Riyad, combien de jours ? Cette ville ne cesse de grandir, ville adolescentrique en pleine force de l’âge, qui n’a pas atteint sa maturité. Elle fait 15 fois la superficie de Paris, plus de 1700 km2. Il faudrait une quinzaine d’heures à pied pour la traverser du nord au sud, soit deux ou trois jours, comme Ninive.

 

Un peuple de Bédouins

C’est à Riyad, que l’on apprend la grandeur et l’histoire de ce peuple de Bédouins. En se rendant au Musée national, en plein ramadan, autant dire qu’il n’y a presque personne, juste des touristes qui nous viennent de Chine et du Japon ! Triple dépaysement de cette rencontre de peuples et de civilisations différentes. Dans ce musée qui se situe sur la rue King Saud, plein sud, non loin du palais historique de Murabba entièrement restauré, avec son parc aux essences multiples et aux fleurs en éveil, qui vivifient votre matinée, vous apprenez tout ou presque : la période pré-islamique qui court du 5e ou 6e millénaire avant J.C., avec ces tribus qui se suivent et se succèdent en de véritables civilisations.

Leurs noms font rêver : les Obaïdes, ou Ubaïdes, en provenance de la Mésopotamie, de l’Irak et du Koweït, les Lihyan du 5e siècle avant J.C., dont le royaume se situait dans le nord-ouest de l’Arabie. Et, Riyad, me demanderiez-vous ? Il faut attendre le 18e siècle après J.C. pour que ce village émerge. Il est un jardin où se cultivent les dattes, de nombreux fruits, comme les mangues, et de nombreux légumes, grâce à son réseau d’eau souterraine. Riyad se situe sur le haut-plateau du Nejd (ou Najd), à plus de 700 mètres d’altitude. 

Un étage pour l’Islam, et en France ?

Le Musée national continue à nous dévoiler les secrets du royaume. Tout un étage est consacré à l’Islam, à Mohammed, au Prophète, ce qui peut indisposer le touriste agnostique, athée, chrétien ou appartenant à une autre religion. Mais non, cet étage comble son ignorance. Il faut déambuler avec l’envie et la prédisposition d’en savoir plus, de plonger dans une civilisation, une histoire qui est forcément religieuse, forcément islamique. Les influences juives et chrétiennes, zoroastrites y sont réelles, mais peu mentionnées. On aimerait en savoir plus sur Mahomet, l’orphelin devenu prophète, qui s’est nourri de ces autres religions.

En déambulant au 1er étage, en lisant la vie de Mohammed, je m’arrête un moment devant cette copie du Coran qui daterait de 650. Puis, je marche seul dans un long tunnel reconstitué qui déroule une frise sur plusieurs dizaines de mètres racontant l’émigration, l’exode du prophète chassé de La Mecque en 622 obligé de fuir vers la future Médine (sur la fameuse route de l’Hijra). Je ne peux m’empêcher, moi le catholique resté fidèle à son baptême et aux sacrements de l’Eglise, à l’écoute de son enseignement et de celui du Christ, je ne peux m’empêcher de penser à la France, à notre vieille terre qui oublie son histoire, celle de sa chrétienté. Quel musée national lui consacre un étage de plusieurs milliers de m2 ?

Nostalgique de Clovis, de son baptême en 496, de saint Louis, de sainte Jeanne d’Arc, des Carmélites de Compiègne martyres de la guillotine révolutionnaire, des Angevins, des Chouans et des Vendéens victimes du génocide des Républicains de la Terreur, et des visites de différents papes en France – celles de saint Jean-Paul II m’a marqué à tout jamais –, je m’éclipse vite pour me rendre à pied au palais de Murabba.

Murraba et le roi Abdelaziz

Il jouxte le Musée national. Nous changeons d’époque et nous nous retrouvons au début du siècle dernier. Ce palais entièrement restauré est une citadelle que la ville tentaculaire a rattrapée. Le fondateur de l’Arabie saoudite moderne, l’unificateur du royaume, le roi Abdelaziz ben Abderrahmane ben Fayçal ben Turki ben Abdallah ben Mohammed ben Saoud (1877-1953), l’a fait construire en 1936. Il est en pierre. Il l’a voulu plein sud, à cet endroit, car c’est par là qu’il a entamé sa reconquête de Riyad. C’est le premier palais à avoir bénéficié de l’électricité et de toilettes. A la fin des années 40, le roi y fait installer des ascenseurs.

Son palais est gigantesque : 160 000 m2, des cours, des jardins, des pièces par dizaine, des hauts-murs de 10 mètres, une mosquée, etc.

Il est converti en musée en 1999. En 2017, le prince héritier Mohammed Ben Salmane, MBS, y reçoit le couple Trump.

 

Diriyah, Murabba et Turaïf

Deux jours après, je replonge dans le Riyad historique, celui des débuts de la dynastie Al Saoud. Plein nord-ouest, alors qu’Ali, tout sourire, me conduit à Diriyah, et me raconte sa vie heureuse de chauffeur UBER dans un anglais minimaliste que j’ai du mal à déchiffrer : « Oui, soyez le bienvenu en Arabie. Ici, nous sommes toujours heureux d’accueillir les étrangers. Et, nous aimons la France. Je vous emmène dans le berceau familial du roi… ». Nous échangeons aussi sur le carême, le ramadan ; je lui dis que je suis chrétien et lui offre une médaille miraculeuse de la rue du Bac, alors qu’il me dépose à Al Bujairi, un éco-système de parcs, de cafés et de restaurants, où la nature est célébrée, avec ses canaux remplis d’eau. Ce lieu moderne très prisé des Saoudiens et des touristes contraste avec la citadelle de Turaïf, à laquelle j’accède à pied 500 mètres plus loin.

Le changement d’époque est garanti. Bâtie au 15e siècle, elle est la première capitale des Al Saoud. Elle est en restauration par endroit, avec ses murs d’enceinte, ses maisons, ses mosquées, ses palais, ses puits, ses tours de garde et ses caves en pisé. L’ensemble, couleur sable, ressemble à des dunes en formation qui se sont figées avec le temps. Au pied de la ville, Salwa, qui en est, aussi, la première porte, est le palais des princes qui dirigeaient le premier Etat saoudien (1727-1818), avec ses canons de défense. Diriyah, qui regroupe aujourd’hui l’ensemble des sites, se pare d’autres palais (une dizaine) portant le nom d’un prince ou d’un imam. Le dallage des rues et ruelles datent de cette époque. Il y a, aussi, des musées qui racontent l’histoire de la famille.

L’ensemble de ces sites incroyables que l’on croirait sortis des dunes est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je comprends mieux pourquoi maintenant ! L’Arabie saoudite, cet orient fantasmé dans le conte des Mille et Une Nuits, renferme des trésors.

Après Riyad, direction Djeddah, la « Fiancée de la mer Rouge » !

Troisième partie de la trilogie Voyage en Arabie saoudite, en pleine guerre, à suivre…

De notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Copyright des photos et montage A. Bordier et Gov.sa

Roumanie : un prêtre résiste à la spoliation de son abbaye

Nous avions évoqué ce sujet ici.

Pendant trois heures le 23 février, cet abbé catholique roumain a fait face à la police, attendant l’arrestation sur les marches de son église abbatiale pour avoir refusé de céder la propriété d’un monastère vieux de 900 ans au lobby maçonnique au sein du gouvernement local.

L’abbé norbertin Anzelm Fejes se tenait à l’entrée de son église abbatiale, dédiée à Notre-Dame des Douleurs, à Oradea, en Roumanie. Une foule de fidèles catholiques s’est rassemblée devant l’église, entourant l’abbé Anzelm en signe de soutien.

L’affaire ayant fait la une des journaux internationaux, les autorités locales ont ordonné à la police de se retirer et de reporter l’expulsion de l’abbé.

Juste avant de se présenter ouvertement aux autorités locales sur les marches de son église, l’abbé Anzelm avait célébré la messe. Après avoir donné la bénédiction finale, il déclara aux personnes présentes : « À partir de cet instant, je ne sais pas comment les choses évolueront », et les invita à prier.

Tandis que les fidèles récitaient le chapelet, l’abbé répondait calmement aux questions des médias dans la sacristie. Selon un journaliste présent, l’abbé Anzelm

« se tenait devant les caméras dans la sacristie – d’où l’on veut l’expulser – sans que l’agitation du monde extérieur ne l’affecte le moins du monde. Derrière son calme et son doux sourire se cachait une sérénité digne et inébranlable, celle que seules une foi intérieure profonde et la certitude tranquille de la vérité peuvent conférer. »

L’abbé s’apprêtait à répondre à une question sur les mesures que la hiérarchie prémontrée envisageait lorsque la porte s’ouvrit et qu’un fidèle signala l’arrivée de deux gendarmes : « Ils cherchent le Père Abbé. » L’abbé et sa suite traversèrent l’église, entourés de fidèles, puis l’abbé attendit sur le perron, sous une pluie battante. Les gendarmes demandaient alors à la foule – qui grossissait de part et d’autre de la rue et récitait le chapelet – de ne pas rester sur la chaussée. Plusieurs personnes priaient en larmes, tandis que les prêtres posaient la main sur les épaules de l’abbé.

Valer Marian, un Roumain orthodoxe et ancien sénateur au Parlement, était également présent à Oradea ce jour-là pour offrir une assistance juridique à l’abbé. Il a décrit  la scène :

Sous une pluie torrentielle et un froid glacial, à l’heure convenue, plus de 200 fidèles se sont rassemblés sur les trottoirs devant le monastère Saint-Étienne, premier martyr, et l’église attenante, Notre-Dame des Douleurs. Ils ont prié et exprimé leur solidarité avec l’abbé Anzelm.

Du côté des autorités, une trentaine de gendarmes étaient présents : un tiers visible et les deux tiers en faction à proximité. Une équipe de la police routière et au moins une équipe du SRI étaient également sur place. L’événement a suscité l’intérêt d’une dizaine de journalistes de la presse écrite et de la télévision roumaines et hongroises, dont des journalistes du  Magyar Nemzet, organe de presse officiel basé  à Budapest.

Un autre témoin oculaire des événements de la journée a décrit la tension des trois heures d’attente, au cours desquelles la ville et la police ont finalement cédé face à la foule :

La pluie ne semblait pas vouloir cesser, tout comme l’abbé restait immobile, poursuivant ses interviews. Une heure entière s’écoula dans une attente tendue. Les fidèles attendaient, l’abbé et son entourage attendaient, les gendarmes attendaient, la police (secrète et moins secrète) attendaient, les agents en civil et en uniforme attendaient, les journalistes attendaient, les passants curieux attendaient – ​​et l’huissier attendait lui aussi, de l’autre côté de la rue.

« Il attend qu’on se lasse et qu’on rentre chez nous, et nous, on attend qu’il abandonne », ont déclaré plusieurs personnes, mais aucune des deux parties n’a cédé d’un pouce. Une demi-heure à une heure s’est écoulée, puis des journalistes ont annoncé que la mairie d’Oradea avait publié un communiqué reportant l’exécution de la procédure d’expulsion visant le père Rudolf Anzelm Fejes d’une propriété municipale.

La décision a été justifiée par la reprise des cours au Collège national Mihai Eminescu et par le fait que certaines salles menacées d’expulsion coïncident, dans certains cas, avec les espaces dédiés aux activités pédagogiques. L’application de la mesure prévue lundi aurait donc directement perturbé le bon déroulement du processus éducatif. La mairie a précisé que ce report est purement administratif et temporaire. La procédure d’expulsion reste en vigueur et sera mise en œuvre ultérieurement, à une date qui sera déterminée ultérieurement, de manière à éviter toute perturbation des activités des élèves et des enseignants, dans le respect du cadre légal et de l’intérêt public.

Ni la foule ni l’abbé ne crurent ; Rudolf Anzelm Fejes déclara sur-le-champ qu’il resterait devant l’église et attendrait de recevoir une notification officielle du report de l’expulsion. L’attente se prolongea, mais lorsque l’huissier quitta les lieux, certains, transis de froid et trempés jusqu’aux os, finirent par croire à cette déclaration et quittèrent lentement les lieux.

« Nous serons là la prochaine fois aussi », ont-ils dit en partant.

Selon un journaliste, l’abbé a expliqué que « récemment, ses conditions de vie se sont considérablement dégradées du fait que, sur son lieu de service, il est soumis quotidiennement à des actes de terreur psychologique et à du harcèlement de la part des autorités. »

Par ailleurs, l’abbé a signalé une hostilité croissante de la part de ses voisins. Selon le journaliste : « À titre d’exemple des tensions et de l’agitation sociales dont il est victime, l’abbé a raconté un incident survenu dans une épicerie voisine. Deux individus l’auraient agressé entre les rayons et, d’après lui, un employé du magasin aurait ordonné aux agresseurs de quitter les lieux. Une autre fois, ils ont aspergé sa voiture d’acide. »

Il n’est peut-être pas incongru que, durant le Carême, où l’Église commémore les persécutions et les menaces proférées par les puissants contre Notre Seigneur Jésus-Christ, qui ont abouti à sa trahison, son arrestation, son procès et sa mort, Dieu permette à ses serviteurs d’être mis à l’épreuve par une persécution et une menace d’arrestation similaires.

Il n’est peut-être pas fortuit non plus que, lorsque les fidèles se rallient à leurs pasteurs, Dieu délivre ses serviteurs et déjoue les plans des méchants. Comme pour le Christ au Temple et saint Ambroise à Milan, il en va de même pour l’abbé Anzelm à Oradea : « Ils voulaient l’arrêter, mais ils craignaient la foule » (Mt 21, 46).

Un militant de gauche plaide coupable après avoir voulu détruire une cathédrale catholique

Un militant d’extrême gauche a plaidé coupable d’avoir planifié l’utilisation de plus de 100 explosifs pour faire sauter la cathédrale Saint-Matthieu à Washington, DC. Louis Geri a plaidé coupable aux accusations fédérales devant le tribunal le 5 mars, a annoncé le ministère de la Justice.

En octobre, Geri a pris pour cible la messe annuelle à laquelle assistent les juges de la Cour suprême des États-Unis et d’autres hauts responsables gouvernementaux. Les forces de l’ordre ont appréhendé cet homme du New Jersey tôt le matin du 5 octobre 2025. Dans ses écrits, il exprimait des sentiments anti-catholiques et antisémites, ainsi qu’une haine envers le Service de l’immigration et des douanes (ICE).

Le procureur fédérale Jeanine Pirro a souligné :

« Menacer de faire exploser des engins explosifs sur les marches d’une église catholique – ou de tout autre lieu de culte – constitue une violation non seulement de notre mode de vie, mais aussi du droit à la liberté de religion garanti par le Premier Amendement ». « Terroriser les croyants entraînera de graves conséquences et de lourdes peines de prison. »

En France, des élus d’extrême-gauche plaident pour détruire la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre en toute impunité :

 

Wyoming : l’avortement interdit au-delà de six semaines de grossesse

Lu dans Gènéthique :

Le 9 mars, Mark Gordon, le gouverneur du Wyoming, a signé le projet de loi HB 126, ou « Human Heartbeat Act », visant à interdire l’avortement à partir du moment où un « rythme cardiaque fœtal » est détecté, c’est-à-dire aux alentours de la sixième semaine de grossesse. Le texte prévoit des exceptions en cas de danger pour la vie de la mère ou d’atteinte « grave ou irréversible d’une fonction corporelle majeure » du fœtus.

Toute personne enfreignant volontairement la loi sera passible d’une peine de prison de cinq ans maximum, d’une amende pouvant allant jusqu’à 10 000 dollars, ou des deux.

Après la Floride, la Georgie, l’Iowa et la Caroline du Sud, le Wyoming devient ainsi le cinquième État américain à adopter le « Human Heartbeat Act » et à interdire l’avortement à ce stade. Jusqu’à présent, l’avortement était autorisé dans l’Etat jusqu’à la viabilité du fœtus, soit entre 24 et 26 semaines de grossesse.

« Aujourd’hui, j’ai promulgué la loi sur le rythme cardiaque humain, réaffirmant ainsi mon attachement au caractère sacré de la vie. Je partage pleinement la détermination à défendre la vie des enfants à naître » a souligné le gouverneur sur X. Il a toutefois émis certaines réserves sur le texte qui ne prévoit aucune exception en cas de viol ou d’inceste, craignant que, même s’il est « bien intentionné », le projet de loi risque d’aboutir à « une initiative juridique fragile, risquant fortement de se terminer devant les tribunaux ».

Un recours en justice est d’ailleurs probable, Wellspring Health Access, la seule clinique à pratiquer l’avortement dans le Wyoming, ayant indiqué dans un communiqué être prête à contester le projet de loi devant les tribunaux. « Cette interdiction constitue une atteinte à la liberté constitutionnelle des habitants du Wyoming de prendre leurs propres décisions en matière de santé » considère Julie Burkhart, sa présidente.

Quand l’Etat macroniste préfère donner la priorité à l’euthanasie plutôt que de rendre la justice…

La réforme de la justice pénale portée par Gérald Darmanin, projet de loi SURE (pour « sanction utile, rapide et effective »), est finalement coupée en deux. Le premier texte, consacré à la justice criminelle, a été envoyé à la commission des lois de l’Assemblée nationale et devrait être examiné en conseil des ministres courant mars. Le garde des sceaux, Gérald Darmanin, espère faire examiner le second texte, sur l’exécution des peines, durant l’été.

Début février, à la suite d’un tête-à-tête avec son Sébastien Lecornu, premier ministre, le garde des sceaux a dû se rendre à l’évidence : le calendrier parlementaire ne dispose pas de créneaux suffisants pour voter l’ensemble de son projet de loi, notamment à cause de l’examen des deux propositions de loi sur la fin de vie. Le premier ministre lui a proposé deux options : soit le texte est coupé en deux, soit il est repoussé à une hypothétique session extraordinaire à l’été. Gérald Darmanin a choisi la première option.

Pourtant la réforme de la justice devrait être une cause prioritaire.

La famille d’Elias, tué d’un coup de machette en janvier 2025 à Paris, se bat pour l’instauration d’une loi qui obligerait les magistrats à rencontrer les victimes ou leurs proches en cas de dysfonctionnement judiciaire.

« Notre enfant est mort dans nos bras. La justice n’a pas protégé Elias. Nous voulons avoir des explications », martèle la mère d’Elias, Stéphanie Bonhomme. Cette femme, chef de service adjointe en médecine vasculaire à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, bataille depuis plus d’un an pour obtenir des réponses de l’institution judiciaire.

Même “encadrée”, la GPA est un esclavage

Le Figaro a consulté une dizaine de contrats et documents relatifs à la maternité de substitution établis au Canada, aux États-Unis, en Ukraine, en Inde, au Cambodge et au Mexique :

Christian est une mère au foyer Américaine de 41 ans. Elle a trois enfants avec son époux et parle avec une pointe de tristesse et beaucoup d’affection de son «quatrième fils», Nathan, dont elle a été la mère porteuse. Comme certaines femmes, Christian a accepté de porter l’embryon de parents d’intention qui, d’après l’agence qui les a mis en contact, ne pouvaient mener une grossesse à terme. Séduite par les opérations de communication pro-GPA (gestation pour autrui) et animée par sa tristesse face à des proches stériles, elle a rejoint une agence en 2018. Son objectif était simple : aider des couples hétérosexuels qui ne pouvaient médicalement pas avoir d’enfants à devenir parents.

Grâce à un système semblable à celui d’une application de rencontre, l’agence l’a associée à un couple dont le profil correspondait, sur le papier, à ses attentes. Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu. À peine inséminée, Christian souffre d’une hémorragie subchronique et doit rester alitée pendant toute la grossesse. Elle est prise de violentes nausées, prend énormément de poids, est contrainte de subir des transfusions sanguines «car les médecins craignaient que je me vide de mon sang en accouchant».

Dans son contrat qu’elle a partagé au Figaro, plusieurs clauses interpellent : ses rapports sexuels ne pouvaient avoir lieu sans l’accord de son obstétricien ; elle devait suivre un régime alimentaire très strict ; elle n’avait aucune intimité pendant ses rendez-vous médicaux auxquels les acheteurs souhaitaient être toujours présents…

Le contrat de Christian n’est pas une exception, il est même la norme, puisqu’il a été signé dans un des pays où la GPA est la plus encadrée au monde.

La souffrance des chrétiens du Moyen-Orient depuis le début de la guerre en Iran

Un rapport de la branche allemande de Christian Solidarity International (CSI) décrit le sort des chrétiens depuis le début de la guerre en Iran le 28 février.

CSI rapporte que les chrétiens du Liban ont refusé de quitter leurs foyers malgré les attaques et un ordre d’évacuation émis par les Forces de défense israéliennes (FDI).

« Nous avons décidé de rester chez nous, car si nous quittons nos villages, nous ne pourrons certainement jamais y revenir », a déclaré Toni Elias, prêtre maronite du village chrétien de Rmeich. Son village se situe à un peu plus d’un kilomètre de la frontière libano-israélienne. L’armée israélienne avait déjà lancé un appel à l’évacuation le 2 mars. Les cloches de certaines églises avaient sonné pendant la nuit pour alerter les villages environnants, rapporte CSI.

« Nous n’avons ni armes, ni roquettes, nous ne représentons une menace pour personne », a déclaré Elias. « Nous restons ici et demandons à Dieu de nous protéger. »

Un partenaire local de CSI au Liban a expliqué pourquoi les citoyens chrétiens et d’autres refusent de quitter leurs maisons :

« Les chrétiens ont refusé de quitter leurs maisons par crainte que le Hezbollah ne les occupe, comme cela s’était produit lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2024. La situation est similaire à Aïn Ebel : des dizaines de familles, dont de nombreux enfants, refusent de partir, même si elles craignent que leurs maisons ne soient touchées par des missiles israéliens. »

Outre la menace d’être touchés par des tirs de roquettes et de perdre leurs maisons, les citoyens libanais ont également été durement touchés économiquement par la flambée des prix des produits de première nécessité tels que la nourriture et l’essence.

Le père Pierre al-Rahi, prêtre catholique, a récemment été tué par une frappe militaire israélienne après avoir tenté de porter secours à des personnes blessées lors d’une attaque précédente.

Une source du CSI en Irak a déclaré que les chrétiens du pays vivent dans la crainte constante de nouvelles frappes militaires.

« La population craint énormément les attaques iraniennes contre Erbil et la banlieue d’Ankawa ». « De nombreux chrétiens quittent Erbil pour se réfugier dans la plaine de Ninive, mais même là-bas, des affrontements ont lieu entre milices. »

« Je reçois beaucoup d’appels de gens qui me demandent : « Que devons-nous faire ? Où devons-nous aller ? » Des questions terribles, sans réponses. Je leur dis que je ne sais pas, mais qu’il faut persévérer comme l’ont fait nos grands-parents et nos parents. Notre pays est entièrement occupé par des milices soutenues par l’Iran, qui sont maintenant attaquées. Nous espérons qu’Israël et les États-Unis n’attaqueront pas les milices chrétiennes, dont le rôle est de maintenir l’ordre dans les villages chrétiens. »

Parallèlement, les chrétiens du Pakistan, voisin oriental de l’Iran, ressentent également les effets de cette escalade, bien que le pays ne soit pas directement impliqué dans la guerre.

« Des manifestants ont attaqué les consulats américains à Lahore et à Karachi et incendié des véhicules lors d’une marche vers l’ambassade des États-Unis à Islamabad. Le bureau des Nations Unies à Sakardu a été incendié ». « Les chrétiens pakistanais sont terrifiés. »

Les chrétiens craignent que le conflit ne soit perçu comme une guerre de religion entre les musulmans d’une part et les juifs et les chrétiens d’autre part.

« La majorité musulmane perçoit cette guerre comme une guerre des infidèles (chrétiens et juifs) contre les musulmans ». « Tant que la guerre se poursuit, la vie et les biens des chrétiens au Pakistan sont en danger. Notre plus grand souhait est que la guerre prenne fin et que ces problèmes soient résolus pacifiquement par la négociation. »

Même au Nigéria, bien que le pays soit éloigné du Moyen-Orient, des djihadistes utiliseraient la guerre comme prétexte pour attiser davantage le sentiment anti-chrétien.

« Au Nigéria, des prédicateurs islamistes radicaux incitent la population à se venger. Nombre d’entre eux encouragent leurs fidèles à attaquer les chrétiens nigérians en représailles à l’attaque américaine contre l’Iran. Le risque que des églises soient bientôt prises pour cible est réel ».

La communauté arménienne chrétienne d’Iran parle elle-même d’une « situation extrêmement tendue » à Téhéran.

« Jusqu’à présent, aucun Arménien de notre communauté n’a été tué, mais nos écoles sont fermées et notre centre culturel a été endommagé », écrit un membre du conseil politique de l’Église apostolique arménienne. « Nos organisations de jeunesse font le tour des familles de notre communauté pour s’assurer qu’elles ne manquent de rien. Nous restons unis et forts aux côtés de nos communautés arméniennes. »

Le pire ennemi du système est la simple émergence de la vérité

La revue Conflits évoque le discours prononcé en 1978 par le dissident tchécoslovaque Vaclav Havel, dans le contexte du totalitarisme soviétique. Il signe l’encouragement à la révolte non-violente et invite chacun à se saisir des rares espaces de liberté encore existants en vue de faire émerger des alternatives au totalitarisme :

Pour Vaclav Havel,

« la lutte des consciences doit remplacer la lutte des classes (…) Car le pouvoir est aussi puissant que nous le rendons possible (…) la parole libre peut mener au changement ».

Il en appelle ainsi à la responsabilité individuelle et rêve d’une société post-démocratique, là où la société tchécoslovaque est mue par l’arbitraire, éliminant toute forme d’expression non conformiste. Il s’interroge sur la manière de pouvoir agir lorsqu’on n’a pas de pouvoir, au sein d’une société où l’idéologie – même si avec le temps elle ne sert plus que de simple « alibi » au pouvoir – marque de son empreinte hypnotique, telle une religion, la conscience des individus, les amenant à renoncer à leur capacité à réfléchir, pour tomber dans la servitude.

« L’homme qui vit dans le système post-totalitaire est presque à tout moment poursuivi par les exigences du système – même si c’est avec les gants de l’idéologie. C’est pourquoi la vie est partout envahie par l’hypocrisie et le mensonge ».

Le pouvoir falsifie tout, manipule tous les citoyens. Et le système ne perdure – dans une sorte de processus auto-entretenu – que parce que tout le monde vit avec le mensonge et dans le mensonge, nous explique-t-il, avant d’analyser les ressorts de l’idéologie comme « ciment » de cette construction purement formelle et de l’enfermement psychologique des individus qui en résulte.

L’un des caractères distinctifs supplémentaires de ce système post-totalitaire par rapport à une simple dictature, généralement relativement éphémère par nature, selon Vaclav Havel, est que l’asservissement est valable à tous les niveaux, aussi bien à celui des simples citoyens que des dirigeants, eux aussi totalement aliénés par le système, les privant tout autant de leur identité la plus intime.

Et il est pour ainsi dire impossible de ne pas se conformer au système, sous peine d’arrestation ou de menaces sur ses proches. Il en résulte que – chacun se comportant de la sorte à tous les niveaux de la société – on peut aussi parler « d’autototalitarisme », le système s’entretenant de lui-même et lui assurant ainsi sa pérennité.

Le pire ennemi du système est, de fait, la simple émergence de la vérité.

« La capacité d’agir de ce pouvoir particulier ne peut se traduire par le nombre de ses adhérents, ni de ses électeurs, ni de ses soldats. Il se dilue dans la « cinquième colonne » de la conscience humaine, dans les intentions cachées de la vie, dans les aspirations refoulées à la dignité et à la réalisation des objectifs sociaux, politiques et des droits fondamentaux. Ce pouvoir ne se situe pas dans la force d’un groupe social ou politique précis, mais dans la force qui se cache dans toute la société, y compris dans ses structures de pouvoir ».

Vaclav Havel est presque visionnaire avant l’heure – ou du moins particulièrement avisé – lorsqu’il entrevoit qu’à tout moment le pouvoir peut vaciller pour peu que les artisans secrets de la vérité émergent. Ce dont le pouvoir est pleinement conscient, cadenassant ainsi toute source potentielle de discorde.

« Pourquoi a-t-on chassé Soljenitsyne de sa patrie ? Il n’avait certes pas de pouvoir réel. Aucun représentant du régime ne se sentait menacé par une quelconque aspiration de Soljenitsyne à occuper son fauteuil. On l’a expulsé pour une autre raison. Ce geste a trahi le besoin désespéré de tarir cette terrible source de vérité dont personne ne pouvait imaginer quels changements elle produirait dans la pensée de la société et à quelles secousses politiques ces changements pourraient aboutir. La réaction du système post-totalitaire obéissait à ce qui était inscrit dans ses gènes mêmes : il défendait l’intégrité de « l’apparence » pour se protéger lui-même. »

Notons que ce raisonnement est extensible à toutes les situations similaires (nous pouvons penser ici par exemple à la situation actuelle en Iran) : Vaclav Havel évoque différents types d’actions possibles susceptibles de mettre le feu aux poudres, parmi lesquelles non seulement les lettres ou pétitions de groupes d’intellectuels, mais aussi une grève d’ouvriers, un concert de rock (il évoque le célèbre épisode de The Plastic people of the Universe), une manifestation d’étudiants, un refus de participer à la « comédie électorale », un discours non censuré lors d’un congrès, ou encore une grève de la faim.

Sans aller jusque-là, si l’on se réfère à l’idée de Gustave Lebon selon laquelle les véritables révolutions sont rarement les révolutions violentes, mais bien plutôt celles silencieuses qui s’établissent dans la durée, ce sont aussi – nous dit Vaclav Havel – les poètes, peintres, musiciens, même parmi les citoyens ordinaires et non nécessairement artistes, qui eux aussi contribuent à révéler les vérités. Or, contrairement aux sociétés ouvertes, insiste-t-il, une simple poignée d’individus (comme dans le cas du petit millier de signataires de la charte 77), peut avoir un impact puissant au sein d’un tel système totalitaire.

Vaclav Havel explique ce qu’on entend réellement par dissidence et justifie l’existence de mouvements ou comités (nullement à vocation politique) par la nécessaire défense des individus non résignés ou soumis au système dont ils deviennent de fait la cible.

« Il arrive qu’on doive parfois tomber jusqu’au fond de la misère pour saisir la vérité, comme il faut descendre jusqu’au fond du puits pour apercevoir les étoiles. Il me semble que ce programme « par défaut », « minimaliste » et « négatif » qui concerne une simple « défense » de l’homme est dans un certain sens (et pas seulement dans nos conditions) un programme maximaliste et le plus positif qui soit. Il renvoie la politique à son point de départ, au seul point qui nous fera éviter les anciennes erreurs : à l’homme concret. »

Il poursuit d’ailleurs en évoquant, de manière plus large et là aussi visionnaire, nos sociétés ouvertes :

« Dans les sociétés démocratiques, où l’individu n’est pas violé avec la même cruauté, ce retournement fondamental de la politique est encore à venir. Il faudra que bien des choses empirent encore avant que la politique le comprenne comme une nécessité. Chez nous, grâce à la misère dans laquelle nous sommes jetés, la politique semble effectuer déjà ce tournant. Elle ne cherche plus une vision abstraite d’un modèle salvateur « positif » (ou bien une politique opportuniste, l’autre côté de la même pièce) mais elle se concentre enfin sur l’homme, celui qui a été plus ou moins asservi par ces modèles et cette politique. (…) Nous avons fait, à nos dépens, une expérience perverse qui était à l’opposé de celle-ci : les gens ont été organisés (par quelqu’un qui savait toujours mieux que les autres ce dont « le peuple avait besoin ») pour qu’ils soient, en apparence, libérés. »

A l’opposé de ceux qui – dans les sociétés occidentales – se fourvoient dans des rêves (généralement violents) de révolution, Vaclav Havel défend l’attachement à la défense des droits de l’Homme, au Droit, aux valeurs attachées à l’individu et à la non-violence, sans toutefois – précise-t-il – tomber non plus dans les affres du pacifisme dans sa dimension idéologique, ni s’appuyer sur des analyses marxistes en termes d’exploiteurs et d’exploités, qui sont tout simplement totalement inadaptées.

Il évoque ensuite les réformes possibles du système, tout en nuançant, dans la mesure où il s’agit alors probablement seulement d’une tentative de contenir les dérives de celui-ci, voire de le sauver (on pense à la future Perestroïka de Mickaël Gorbatchev, qui pourrait bien correspondre à cette situation).

« Ces réformes sont naturellement inabouties car elles combinent de manière « réaliste » une façon de se mettre au service de la vie et une façon de se mettre au service de « l’automouvement » post-totalitaire. Au fond, il ne peut pas en être autrement car elles rendent opaque la frontière entre la « vie dans la vérité » et la « vie dans le mensonge », elles embrouillent la situation, mystifient la société et rendent les repères confus. Sur le principe, il est bien entendu bon que cela arrive car ainsi s’ouvrent de nouveaux espaces. Simplement, il est plus difficile de déterminer la frontière qui sépare les compromis « acceptables » des compromis « inacceptables ». »

Vaclav Havel élargit, pour finir, la perspective à une vision globale et de long terme de notre monde.

S’appuyant sur les analyses d’Heidegger, il considère que :

« La technique, cet enfant de la science moderne que l’on peut considérer comme enfant de la métaphysique de notre temps moderne, a échappé aux mains de l’homme, elle a cessé de le servir, elle l’a asservi et l’oblige à l’assister dans les préparatifs de sa propre perte. Et l’homme n’en connaît pas l’issue. Les idées ne suffisant plus, il n’y a plus de foi et moins encore une quelconque vision politique de l’avenir qui remettrait son destin entre ses mains. »

A l’époque, nous étions encore loin de l’ère du numérique, des réseaux sociaux, et plus encore de l’Intelligence Artificielle… Que dirait-on aujourd’hui ?

Il se montre par ailleurs critique, à plusieurs reprises, à l’égard de la société de consommation et de la crise de la civilisation qu’il entrevoit et qui n’épargne pas les démocraties, se référant entre autres à Ortega Y Gasset qui, dans La révolte des masses s’inquiétait pour l’avenir de la culture, qualifiant « l’homme-masse » d’enfant gâté, conformiste et égalitaire.

« Seule leur façon de manipuler l’homme est infiniment plus subtile et raffinée que la brutalité du monde post-totalitaire », ajoute-t-il.

C’est ainsi qu’il en vient à souhaiter la véritable émergence de la société civile, appuyant aussi en partie son raisonnement sur les principes de l’autogestion. Mais il reste cependant volontairement flou, la perspective de cette « post-démocratie » qu’il évoque étant trop prématurée et lointaine pour qu’il puisse aller plus loin. Il avoue d’ailleurs davantage se poser de questions à ce sujet qu’il ne détient de réponses…

Des féministes attaquent des églises mexicaines lors des manifestations de la Journée internationale des femmes

Des groupes de féministes à travers le Mexique ont tenté d’attaquer et de vandaliser plusieurs églises catholiques lors de marches commémorant la Journée internationale des femmes dimanche.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des militants d’extrême gauche masqués incendiant les portes d’une église non identifiée à Querétaro. D’autres vidéos, tournées à Guadalajara et à Puebla (Mexique), montrent des dizaines de catholiques formant des chaînes humaines ou se tenant devant des églises pour les protéger du vandalisme, tout en étant insultés et, dans certains cas, victimes de jets d’œufs et d’autres projectiles.

En Amérique latine, les féministes ont pris l’ habitude de déchaîner leur rage et leur haine contre les églises catholiques à l’occasion de la Journée internationale des femmes, en vandalisant leurs sanctuaires et, dans certains cas, en s’attaquant violemment à leurs infrastructures.

L’église Notre-Dame du Carmen à Guadalajara a échappé aux actes de vandalisme de militantes féministes grâce à un important groupe de femmes catholiques qui se sont enlacées et ont formé une chaîne humaine devant l’édifice.

Offre spéciale pour les lecteurs du Salon beige pour la prochaine conférence des Eveilleurs à Versailles

Dans quelques jours, les Eveilleurs recevront ensemble deux observateurs aiguisés de l’actualité nationale et internationale.

L’un, Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro, chroniqueur sur CNews, est devenu incontournable dans le débat d’idées, et décrit avec une précision chirurgicale les fractures françaises d’aujourd’hui, après cinquante années d’immigration qui ont permis notamment l’implantation de l’Islam comme deuxième religion sur le sol national.

Le second, Gilles Kepel, politologue, essayiste, est aujourd’hui une référence dans la vie intellectuelle française pour ses travaux sur le monde arabe et le terrorisme islamique.

Décryptage de la crise identitaire qui frappe notre pays, de l’expansion de l’Islam dans le monde occidental, de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, de l’avenir de notre vieux continent frappé par la dénatalité, de la reconstruction de la paix dans les pays du Levant…

La conférence aura lieu lundi 16 mars à Versailles.

Les Eveilleurs proposent un tarif préférentiel pour les lecteurs du Salon Beige avec le code SBREDUC (50% de réduction sur tous les billets).

Tribune de SOS Calvaires à l’attention des maires de France

A l’attention des maires de France,

Les calvaires, ce patrimoine chrétien oublié dont les maires ont la responsabilité

Là, sur le carrefour, à l’ombre d’un grand chêne, se dresse une croix de pierre. Le temps a patiné le grès, les inscriptions sont effacées, mais la silhouette demeure. Depuis des décennies, parfois depuis des siècles, elle veille sur le village. Ces croix font partie du paysage français. Elles ponctuent les routes, marquent les entrées de hameaux, gardent la mémoire de missions, de drames ou de reconnaissances. Elles racontent à leur manière la longue histoire des villages.

Ces témoins silencieux disparaissent peu à peu. Les socles s’effondrent, la pierre se fissure, la végétation les recouvre. Leur disparition est lente, presque invisible, comme si une part de la mémoire des campagnes s’effaçait discrètement. Et pourtant on ne mesure jamais assez combien les Français aiment leur patrimoine. Dans les campagnes, ces croix comptent parmi les derniers repères visibles d’une histoire commune. Les commerces ont fermé, l’école a parfois disparu, la vie du village s’est déplacée ailleurs. Mais le clocher, la mairie et le calvaire demeurent encore. Ils sont les signes tangibles d’une continuité. Chez SOS Calvaires, nous en faisons l’expérience : chaque semaine, des maires nous sollicitent pour sauver une croix qui menace de tomber. Chaque jour, des habitants nous écrivent pour signaler une croix abandonnée. Ces appels disent tous la même chose : ce patrimoine compte encore.

Le 15 et 22 mars prochain, les Français éliront leurs maires qui porteront la responsabilité très concrète de veiller au patrimoine de leur commune. Certains pensent que la laïcité empêcherait l’entretien ou la restauration de monuments religieux. C’est faux. La loi de 1905 ne s’oppose pas à la conservation du patrimoine religieux ancien. Bien au contraire. Le Conseil d’État a rappelé en 2017 que les signes religieux présents dans l’espace public avant 1905 font pleinement partie du patrimoine des collectivités et peuvent être entretenus, restaurés ou remplacés. Les communes ont donc le droit d’engager les dépenses nécessaires à l’entretien et à la conservation des édifices cultuels et du patrimoine religieux dont elles sont propriétaires. Mieux encore : lorsqu’un monument appartient au domaine public communal, la collectivité a une obligation générale d’entretien de son patrimoine. Autrement dit : restaurer un calvaire n’est pas une entorse à la laïcité. C’est simplement assumer la responsabilité de son patrimoine.

Bien souvent, ces restaurations sont d’ailleurs beaucoup plus simples qu’on ne l’imagine. Il ne s’agit pas de grands chantiers spectaculaires, mais de gestes modestes : consolider un socle, nettoyer la pierre, redresser une croix, refaire une inscription effacée par le temps. Ces travaux peuvent être menés avec des artisans locaux, avec des bénévoles, avec l’aide d’associations spécialisées.

Mais au-delà de la pierre elle-même, restaurer un calvaire produit presque toujours un effet inattendu : le village se rassemble. Des habitants viennent prêter main-forte, des jeunes découvrent l’histoire du lieu, des anciens racontent les processions ou les fêtes d’autrefois. Un chantier de restauration devient un moment de transmission.

À l’approche des élections municipales, il est donc essentiel de rappeler aux futurs maires qu’ils sont les premiers gardiens de ce patrimoine de proximité. Ils ont la possibilité d’agir. Ils verront alors que ce n’est pas seulement une croix que l’on restaure : c’est un fragment d’histoire que l’on rend au village.

Louis Guéry, directeur général de S.O.S Calvaires

NB : S.O.S Calvaires est une association d’intérêt général qui œuvre pour la restauration et la sauvegarde du petit patrimoinechrétien en France.

Aujourd’hui commence la grande neuvaine à saint Joseph : déjà 140 000 personnes en prière

Aujourd’hui, 11 mars, commence la grande neuvaine à saint Joseph, proposée jusqu’au 19 mars, jour de sa fête. Cette démarche spirituelle rassemble chaque année des dizaines de milliers de fidèles. Cette année encore, près de 145 000 personnes sont attendues pour se confier à l’intercession du père adoptif de Jésus.

Organisée en lien avec le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac et le journal France Catholique, cette neuvaine invite les chrétiens à confier à saint Joseph les intentions les plus importantes pour notre temps : la protection de la vie, les familles, les pères, les jeunes, les prêtres, les couples ou encore les personnes en fin de vie.

Pendant neuf jours, les participants recevront chaque jour une méditation et une prière pour se mettre à l’école de ce grand saint, gardien de la Sainte Famille et puissant intercesseur, afin d’apprendre à accueillir la vie, protéger les plus fragiles et avancer dans la confiance en la Providence.

Confier son intention personnelle

Chacun est invité à participer à cet élan spirituel en déposant son intention de prière personnelle sur cette page.

Toutes les intentions recueillies pendant ces neuf jours seront apportées et déposées aux pieds de saint Joseph au sanctuaire de Cotignac le 19 mars, jour de sa fête.

Il est également possible de déposer un cierge au sanctuaire de Cotignac, signe concret de la prière confiée à saint Joseph, sur cette page.

Ainsi, au cœur de ce lieu marqué par les grâces et les pèlerinages depuis des siècles, les intentions et les cierges de milliers de fidèles seront présentées ensemble dans la prière, aux pieds de celui choisi pour être le chef de la Sainte Famille.

Un grand mouvement de prière

Au fil des années, cette neuvaine est devenue l’un des plus grands temps de prière en ligne de la francophonie catholique. Des dizaines de milliers de fidèles y participent, unissant leurs voix pour demander l’aide de saint Joseph dans les situations personnelles, familiales ou professionnelles.

Dans un monde souvent inquiet pour l’avenir, cette grande chaîne de prière rappelle que saint Joseph demeure un protecteur puissant pour les familles et pour la vie.

👉 Chacun peut encore rejoindre la neuvainedéposer son intention de prière et faire brûler un cierge à Cotignac pour son intention dès aujourd’hui.

Ces petites images pieuses que l’on conserve toute une vie …

Dans beaucoup de familles, il existe encore un missel ancien ou un livre de prière transmis de génération en génération. Et il n’est pas rare d’y découvrir une petite image pieuse, soigneusement conservée entre deux pages : souvenir d’une communion, d’une confirmation… ou d’une profession de foi.

Ces images faisaient autrefois partie de la vie catholique ordinaire. Offertes à la famille, aux parrains et marraines, aux amis proches, elles rappelaient un moment important : celui où un jeune chrétien affirme personnellement la foi reçue au baptême.

Discrètes, modestes, mais profondément symboliques, elles avaient aussi une fonction très simple : garder vivante la mémoire d’un engagement spirituel.

Une tradition presque oubliée

Pendant des décennies, ces images souvenirs accompagnaient les grandes étapes de la vie chrétienne. On les glissait dans un missel, on les conservait dans un livre, parfois même dans un portefeuille.

Avec le temps, cette petite tradition s’est estompée.

Et pourtant, à l’heure où beaucoup de familles cherchent à redonner du sens aux sacrements et aux étapes de la vie chrétienne, ces objets simples retrouvent une vraie pertinence.
Une image bien choisie devient un souvenir durable, qui traverse les années bien mieux que beaucoup d’objets modernes.

Un objet simple… mais chargé de sens

Contrairement à un simple faire-part, une image pieuse est faite pour être conservée.
Elle peut accompagner la prière, être gardée dans un livre spirituel ou simplement rester comme un souvenir discret d’un jour important.
Et il arrive souvent que, des années plus tard, on redécouvre ces images avec émotion.

Une petite collection d’images pour renouer avec cette tradition

Dans cet esprit, une nouvelle série d’images souvenirs de profession de foi vient d’être proposée sur la boutique Fabrefacio.
Ces images ont été conçues avec un souci de simplicité et de qualité :

format 7 × 11 cm, pratique à conserver
impression sur papier couché mat 170 g/m², pour un rendu élégant
verso vierge, permettant à chaque famille d’y inscrire son propre texte (date, prière, citation ou mot de remerciement)

Cette simplicité permet justement une grande liberté de personnalisation.

Des souvenirs qui traversent le temps

Dans un monde saturé d’images numériques et de souvenirs éphémères, ces petits objets ont quelque chose de précieux : ils restent.
Ils rappellent un moment fondateur dans la vie d’un jeune chrétien.
Et ils participent, à leur manière, à transmettre la mémoire de la foi au sein des familles.

👉 La collection peut être découverte ici : www.fabrefacio.fr

Fabrefacio est une boutique spécialisée dans les objets et supports destinés à accompagner la vie chrétienne et les grandes étapes sacramentelles. Son objectif est de proposer des produits sobres, beaux et durables, fidèles à l’esprit de la tradition.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

11 mars 1963, il pleut sur le Fort d’Ivry – Le docteur Petit raconte…

Le 11 mars 1963, le colonel Jean-Bastien-Thiry tombait au Fort d’Ivry sous les balles françaises d’un peloton d’exécution.

Le docteur Petit raconte : « J’ai eu le privilège redoutable et l’honneur de recueillir les dernières paroles de Bastien-Thiry et de faire sa connaissance à quatre heures du matin lorsqu’il a été réveillé par les magistrats et par l’Aumonier.

Le Père Vernet et moi étions là les premiers. Nous étions tous deux dans un petit bureau et attendions… Puis vint l’heure solennelle, cette heure qui m’a marqué profondément. Je crois que jamais ne vivrai quelques chose d’aussi émouvant que cette Messe célébrée par le Père Vernet dans une cellule attenante à celle de Bastien-Thiry qui venait d’être réveillé. Cette messe fut chantée. Je me rappelle très bien du Credo en latin, récité avec force. La présence ou plutôt l’action de Bastien-Thiry dans cette messe est un souvenir inoubliable. Il répondait phrase par phrase et chantait en même temps que le célébrant. Dans cette cellule-chapelle se trouvaient les trois avocats Maître Tixier-Vignancourt, Maître Le Coroller et Maître Dupuy, le directeur de la prison M. Marty et moi.

La messe dite, le cortège a commencé à se former. Là j’ai pu parler avec lui, quelques instants. Apprenant que j’exerçais à l’hôpital de Bourg-la-Reine, à quelques cent mètres de chez lui, il me dit « Docteur, je vous demande avec insistance de bien vouloir vous occuper de ma femme et de mes trois filles ». Pendant que nous bavardions, il était, indiscutablement le plus courageux de nous deux. J’ai eu l’impression, une fois cette messe terminée que je n’avais plus devant moi, un homme mais un enfant. Un enfant qui était beau, qui était blond, qui n’avait plus les pieds sur terre… Il était déjà monté vers le Ciel. Cette pensée peut vous paraître extraordinaire, mais c’est la vérité. C’est le souvenir que j’ai gardé de lui.

Tandis que nous parlions les avocats essayaient encore par différents moyens, de faire en sorte que l’on ne passe pas à l’exécution. Alors arriva le Procureur général Gerthoffer : « Allons pressons, pressons et que ça se fasse ! »

On a ouvert les portes, une camionnette était prête. Le Père Vernet est monté seul avec Bastien-Thiry. Je suis monté dans une autre voiture pour les suivre. Le cortège s’est mis en route, sous un temps extraordinairement bas, mauvais, pluvieux. D’une tristesse étrange. Nous nous dirigions rapidement vers le Fort d’Ivry où devait avoir lieu l’exécution. Courageux, Bastien-Thiry est apparu au pied d’un mur. Il y avait un poteau un peu plus loin. Digne, toujours calme, il s’est dirigé d’un pas bien frappé vers ce poteau. Avec le père Vernet, nous nous sommes mis à côte à côte pour essayer de nous donner du courage. Nous l’avons embrassé. Il avait son chapelet. La salve est partie. Il est tombé en avant. Le Père Vernet a retiré son chapelet de sa main serrée pour le remettre à son épouse. Nous l’avons embrassé une dernière fois.

Voilà exactement comment ça s’est passé. »

« Des hommes inflexibles, prêts au sacrifice suprême pour défendre leur idéal, peuvent renverser le sens de l’histoire et rendre son âme au Monde Libre ». Alexandre Soljenitsyne

Le colonel Bastien-Thiry mort en récitant son chapelet et en priant pour la France, demeure devant l’Histoire le symbole de la Fidélité et du respect de la parole donnée.

Retrouvez dans ce livre L’X en Croix, du colonel Bernard Moinet, lettres, témoignages, photos, poèmes, prières, évocations, … pour que le souvenir perdure.

Plus d’informations et commande sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/algerie-histoire-guerres/6036-l-x-en-croix-allocutions-prononcees-sur-la-tombe-du-colonel-bastien-thiry.html?ref=043193205
L’X en Croix, Colonel Bernard Moinet, Editions Ulysse, nombreux documents et photos en noir et blanc, 64 pages, 6.50 €.

Plus de livres sur Bastien-Thiry .
https://www.livresenfamille.fr/module/ambjolisearch/jolisearch?s=bastien-thiry
Afin que nul n’oublie…

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Immigration et “esprit de l’Evangile”

Excellent article paru dans France catholique de la semaine dernière :

11 mars 1963 : sacrifié pour la parole donnée

Du Cercle Bastien-Thiry :

Jean BASTIEN-THIRY (1927 – 1963) organisa l’attentat du Petit Clamart du 22 août 1962 contre Charles de Gaulle, alors président de la République. Condamné à mort par une juridiction d’exception1, il fut fusillé le 11 mars 1963.

Ses motivations ? La vérité, l’honneur, la fraternité, l’avenir de la nation française.

Extraits de sa déclaration prononcée en février 1962 lors de son procès :

« Nous avons exercé le droit de légitime défense contre un homme, au nom de ses victimes, au nom de nos concitoyens et au nom de nos enfants »

« nous étions sincèrement partisans de l’Algérie française, parce que nous estimions cette solution réaliste et bénéfique pour tous ; mais nous concevions qu’il y eut d’autres solutions pour l’avenir algérien, solutions pouvant être défendues de façon honnête et sincère ; l’impératif absolu, quelle que fût la solution finalement retenue, était, en tout état de cause, et sous peine de trahison et d’infamie pour le pouvoir politique mettant en œuvre cette solution, de faire respecter la vie, la liberté et les biens des millions de Français de souche et de Français musulmans vivant sur cette terre. »

Photo de la tombe de Bastien-Thiry à Bourg la Reine lors de la célébration de dimanche après midi.

L’abandon de 1962 des populations algériennes qui étaient sous l’autorité régalienne de l’État français constitue un crime d’État, et doit être reconnu comme tel. Nous sommes en 2026, et la France, par la voix de plusieurs présidents de la République successifs a reconnu sa responsabilité dans cet abandon. Mais aucun n’a encore osé le caractériser comme la vérité l’exige. Il s’agit bien d’un crime planifié dans son ensemble par Charles de Gaulle. Ce crime fut :

massif : le massacre des Harkis par les forces du FLN après les accords d’Evian se chiffre en dizaines de milliers de morts (entre 60 000 et 150 000 d’après les historiens), et l’épuration ethnique qui visa les Européens d’Algérie en milliers de victimes.

programmé : Charles de Gaulle avait en tête l’abandon de l’Algérie dès son arrivée au pouvoir en 1958. Son discours, qui au contraire, engageait la France vis à vis de ces populations, lui permettait en réalité de reprendre le pouvoir (tel que le démontre en autres le livre de H.C Giraud, Le piège gaulliste, 2022). Averti des menaces sur ces populations, il les sacrifia pour se dégager au plus vite de l’Algérie en signant les accords d’Evian avec le FLN.

évitable, encore en août 1962 : l’armée française était sur place et aurait très bien pu mettre fin aux massacres si l’ordre d’intervenir avait été donné. Un transfert en France des populations menacées pour un accueil et une intégration dignes aurait pu être organisés par le gouvernement.

Mais « le chef de l’État de fait » Charles de Gaulle, comme le désigne Bastien-Thiry, a voulu se débarrasser du « boulet » algérien en choisissant la facilité. Ce faisant, ce n’est pas seulement toutes ces personnes d’Algérie qui avaient cru en lui qu’il sacrifiait, mais c’était également l’honneur et la parole donnée de la France. Une partie de sa civilisation même, sur laquelle se base le concept de fraternité issu de son héritage chrétien.

Mensonge, enlisement moral, haine. 63 ans après les faits, nous pouvons lister quelques conséquences objectives de la politique algérienne de Charles de Gaulle :

  • Un encouragement au terrorisme barbare qui est parvenu à ses fins politiques ;
  • Une fraternité qui disparaît progressivement du langage social et politique français ;
  • Un régime FLN arabo-musulman toujours en place depuis cette date en Algérie, cultivant un ressentiment anti-Français aux conséquences politiques et sociétales désastreuses sur les deux pays;
  • Aucune perspective de collaboration de confiance entre les deux pays depuis cette date ;
  • Une dénonciation systématique de la colonisation dans le discours dominant, occultant ses bénéfices (hôpitaux, infrastructures, écoles..) et la complexité du conflit. A ce titre et pour rappel : les algériens engagés du coté français, étaient trois plus nombreux que les algériens engagés pour le FLN (155 000 hommes armés contre 50 000 combattants FLN) ;

A quand la justice et la vérité sur ce drame provoqué ? Il est temps d’avancer sur les points de base suivants :

  • Une juste repentance : celle qui viendra du pouvoir algérien envers les Harkis et les pieds-noirs (Européens d’Algérie).
  • La revalorisation de l’image des Harkis en France, qui étaient engagés au coté de la France et qui souffrent actuellement trop souvent d’une image de « collabos»;
  • La reconnaissance par l’État français comme crime de l’abandon des Harkis et des Européens d’Algérie. A cette fin, la France devra s’extraire du culte idolâtre de Charles de Gaulle, qui fut le planificateur de cet abandon programmé.
  • Enfin, la reconnaissance de l’État français envers ceux qui ont donné leur vie en s’opposant à ce drame ;

1 La cour militaire de justice, aux ordres de Gaulle. Un « simulacre de justice », tel que le décrit l’ancien haut magistrat Grégoire Finidori, dans son ouvrage Un formidable système répressif : les juridictions d’exception à la fin de la guerre d’Algérie (2022)

Cercle Jean Bastien-Thiry, 11 mars 2026

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