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Algérie, un si beau pays, livré au pillage depuis 60 ans entre guerres civiles et dictature

De Daniel Cadet, auteur de « La guerre d’Algérie à 20 ans » réédité chez Dualpha, pour Le Salon beige :

Le grenier à blé du monde romain

Les Phéniciens sont présent en Afrique du Nord dès le IXème siècle avant Jésus-Christ et fondent Carthage. A partir du 2ème siècle avant J-C, les Romains assurent l’unité et le développement de l’Afrique du Nord. Ils font de ce pays la plus riche contrée du monde Antique qui devient le grenier à blé de Rome. De nombreuses villes importantes, dotées de monuments impressionnants, sont édifiées jusqu’aux portes du désert comme en témoigne les villes de Timgad et Lambèse au nord des Aurès, Tébessa au sud et surtout Cyrta, ou encore Mascula avec ses piscines chaudes provenant d’une résurgence à 76 degrés et sa station thermale pour les rhumatismes en ayant capté un puits naturel d’où sort un air chaud et sec. L’art et la culture se développent et les Berbères qui peuplent cette région que l’on nomme la Numidie ou parfois la Berbérie, adoptent la langue latine.

Le Christianisme est particulièrement florissant, bien avant la Gaule, et les Berbères donnent à l’Église universelle trois grands Papes : Saint Victor 1er, Miltiade (l’organisateur du concile de Latran) et surtout saint Gélase 1er, d’origine Kabyle, qui administra l’Église universelle avec une particulière clairvoyance, enfin saint Augustin,un des principaux docteurs de l’Église, né à Souk-Arras, de mère berbère (sainte Monique) et de père romain.

L’invasion arabe, par le feu et par le sang

Tout se gâte au VII ème siècle avec l’invasion arabe, par le feu et par le sang, qui progressivement met en coupe réglée le pays, au cours de huit campagnes militaires particulièrement sanglantes et la soumission rigoureuse des populations aux lois de l’Islam. C’est en Kabylie et surtout dans les Aurès que la résistance à cette invasion arabe sera la plus longue avec à la tête des chaouias (berbères des Aurès) un personnage hors du commun, la Kahena, qui les repousse à la mer mais finit par être submergée.

S’amorce alors un grand mouvement d’exode des populations christianisées vers les îles voisines et l’Italie. Exode également d’une partie de la population juive soumise comme les chrétiens au statut de « dhimmi » c’est à dire de sous-hommes marginalisés, toutes fonctions essentielles interdites. Ainsi disparaît l’antique Église d’Afrique du Nord si florissante dont l’agonie s’étendra sur plusieurs siècles. Avec les arabes qui pratiquent surtout la razzia, humaine tout autant que matérielle, la Numidie retourne à la misère, parcourue par des tribus qui se font une guerre quasi permanente. L’Afrique du nord passe sous la domination Ottomane qui dans la pratique ne contrôle réellement que les grandes villes portuaires avec un dey à Tunis et à Alger. Des ports florissants dans la mesure où les corsaires pratiquent la razzia sur toute les côtes méditerranéennes, en particulier en gaule, occupant notamment le massif des Maures (le nom est resté). Il n’y a pas que les marchandises qui sont pillées, hommes femmes et enfants sont emmenés en esclavage et vendus sur les marchés. Les enfants deviennent des janissaires ottomans. L’Espagne est ensuite envahie par les arabes, à partir de 711, dans sa presque totalité et pendant 7 siècles. L’armée musulmane passe ensuite les Pyrénées, ravage l’Aquitaine, la vallée du Rhône, monte jusqu’à Tours et ce n’est qu’en 732 à Poitiers que l’invasion arabe connut l’ultime reflux. Au XIII ème siècle saint Jean de Matha et saint Félix de Valois fondent l’ordre des Trinitaires pour le rachat des chrétiens enlevés par les barbaresques dont on situe le nombre à près d’un million. Au XVII ème saint Vincent de Paul est même fait prisonnier.

Mettre un terme à la piraterie

C’est justement pour faire cesser l’esclavage que la France organise en 1830 une expédition pour notamment libérer les esclaves européens qui croupissent dans les geôles du port d’Alger et mettre un terme à la piraterie en méditerranée. L’instabilité des tribus toujours en guerre les unes contre les autres amène la France à pénétrer à l’intérieur du pays pour le stabiliser. C’est la France qui établit en 1839 les contours d’un pays auquel elle donne le nom d’ALGÉRIE. Précédemment les frontières ne sont pas définies, c’est d’ailleurs le même problème en Afrique noire, d’où les conflits concernant encore actuellement le Sahara qui à l’origine n’appartient à personne et dont toute la partie ouest fut en son temps sous le contrôle du Maroc.

La mise en valeur du pays

La France envoie en Algérie des volontaires, souvent aussi des proscrits, comme après la révolution de 1848, pour cultiver et développer un pays qui est essentiellement constitué de marais ou de zone désertiques. Volontaires et proscrits arrivent aussi d’Espagne ou Italie. Joseph Maurin, médecin, écrit vers 1900 :« Le paludisme sévit un peu partout, cirrhoses mortelles, la syphilis est très répandue, les grandes endémies n’ont pas été jugulées : le trachome, la variole, le typhus, la typhoïde et le choléra infantiles , atteignent aussi bien les populations locales que les nouveaux arrivés ». C’est donc au prix d’une mortalité terrible que les marais sont asséchés et deviennent comme la Mitidja des plaines extrêmement fertiles avec arbres fruitiers, vignes, maraîchage etc, et les zones arides sont également mises en valeur avec la culture des céréales, tout comme les forêts. La France découvre la présence de minerais et surtout à partir des années cinquante les formidables gisements d’hydrocarbures et de gaz.

Au fil des années la France développe les infrastructures portuaires, routières et ferroviaires, aéroports, barrages hydroélectriques, hôpitaux particulièrement en pointe sur les maladies endémiques qui permettent progressivement de les éradiquer presque totalement ; le médecin militaire Alphonse Laveran découvre en 1880 la cause du paludisme ; la Mitidja est presque totalement assainie en 1904 au terme d’une grande campagne antipaludique menée par l’Institut Pasteur d’Alger ; création enfin d’écoles et universités réputées.

Les soulèvements

Le 8 mai 1945 et dans les jours qui suivent, des « émeutiers » se livrent à des massacres d’européens, essentiellement dans la région de Sétif qui est un lieu d’agitation anti-française, une émeute ayant déjà eu lieu en 1935. Sétif est le fief de Ferhat Abbas, pharmacien, auteur en 1943 d’un manifeste et d’une
association « les amis du manifeste », député en 1945. Mais les émeutes viennent surtout d’une organisation particulièrement bien implantée, y compris en métropole chez les travailleurs émigrés, le PPA (Parti Populaire Algérien) de Messali Hadj, créé en 1925 et soutenu par les Oulémas(chefs religieux de l’Islam), à l’origine des Médersas (écoles coraniques) et des scouts musulmans.

Une soixantaine d’européens sont massacrées et plus d’une centaine affreusement blessés, tous des personnes qui occupent des emplois modestes, et plusieurs centaines de musulmans assassinés qui ont le tord d’aimer la France. Les émeutiers appellent à la guerre sainte (le djihad) et s’acharnent sur les femmes et les enfants avec un sadisme incroyable suivant en cela l’enseignement du Coran (sourates IV, V, XLVII…) « qu’ils soient tués ou crucifiés, que soient coupées leur mains et leurs jambes..crevez les yeux..) A noter que le soulèvement a reçu le soutien plus ou moins discret des américains qui ont débarqué en nov 1942 en AFN, Roosevelt ne s’en cache pas, il cherche à affaiblir la France en la coupant de ses colonies et plus tard, dans les années 60, Kennedy fera de même, offrant notamment un pont d’or au FLN à l’ONU. Le pouvoir politique français réprime ces émeutes avec beaucoup de fermeté (gouvernement de 1945 présidé par De Gaulle comportant 5 ministres communistes) mais ne tire aucun enseignement de ces événements pour procéder aux réformes qui s’imposent, en particulier concernant le statut des arabo-berbères et un meilleur accès de ceux-ci aux emplois administratifs et aux professions libérales.

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Lire l’intégralité (pdf, 11 pages) : Algérie, un si beau pays

Le public est de plus en plus critique à l’égard des politiques qui étouffent la liberté d’expression pour éviter de reconnaître les problèmes

Collaborateur de Margareth Thatcher, observateur de la vie politique en Europe, John O’Sullivan est fondateur et président du Danube Institute, basé à Budapest. Pour Conflits, il revient sur le discours de JD Vance sur la liberté d’expression en Europe. Extraits :

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Dans son discours, M. Vance a cité des exemples britanniques de personnes qui ne sont pas autorisées à prier devant les cliniques d’avortement ou à s’exprimer franchement dans les médias, et il a mis l’accent sur le silence qui entoure les gangs de toilettage sud-asiatiques. Il semble suggérer que la Grande-Bretagne est à l’avant-garde de la suppression de la liberté d’expression en Europe. Qu’en pensez-vous ?

Tout d’abord, les exemples qu’il a donnés sont réels. Il ne les a pas inventés. Ces problèmes – des personnes arrêtées pour avoir prié silencieusement près de cliniques d’avortement, ou la réticence à s’attaquer au problème des gangs de jeunes filles d’origine sud-asiatique – se sont réellement produits. Nous devons décider, en tant que société, de la manière d’y répondre. Lorsque nous prenons du recul et que nous observons la Grande-Bretagne, nous voyons les deux faces opposées d’une même pièce :

Les problèmes liés à l’immigration de masse. La Grande-Bretagne est confrontée aux mêmes problèmes d’immigration de masse que la France, l’Allemagne, la Suède et d’autres pays. Nous connaissons des niveaux de violence plus élevés, certains crimes sexuels et des désordres sociaux. Il existe également des tensions avec une minorité de musulmans – parfois très importante – qui ont une vision très critique des juifs ou qui sont passés de l’islam traditionnel à l’islamisme. L’islamisme est une idéologie politique de domination conforme à une lecture particulière du Coran, et c’est un problème sérieux.

Dans le même temps, la Grande-Bretagne a également mieux réussi que de nombreux pays européens à créer une société multiculturelle relativement harmonieuse. Un grand nombre d’experts ont remarqué la capacité de la Grande-Bretagne à accueillir les minorités tout en forgeant une société unifiée. De nombreuses personnes issues de l’immigration accèdent à des postes de haut niveau dans les domaines du droit, de la politique et des entreprises, souvent au sein du parti conservateur, traditionnellement considéré comme nationaliste. Cela témoigne d’un engagement fort en faveur de l’égalité raciale.

Néanmoins, la politique de multiculturalisme peut en fait aggraver certains des problèmes sociétaux inévitables d’une société multireligieuse ou multiethnique. Elle implique parfois de fermer les yeux sur des pratiques culturelles nuisibles ou illégales, ce qui nuit à la cohésion sociale. La Grande-Bretagne gère généralement mieux les questions intercommunautaires que beaucoup d’autres pays européens, mais les émeutes et les tensions récentes suggèrent que ce succès pourrait être menacé.

De nombreux observateurs affirment que Londres est en quelque sorte la plaque tournante de l’islamisme en Europe, car les groupes radicaux peuvent profiter des lois libérales du Royaume-Uni en matière de liberté d’expression. Comment voyez-vous la Grande-Bretagne pour trouver un équilibre entre la lutte contre l’extrémisme et la protection des droits fondamentaux ?

Je pense qu’elle peut – et j’espère qu’elle le fera – gérer cette question dans le cadre de la législation existante. Mais c’est un défi, et je ne suis pas sûr qu’un pays européen ait réussi à le relever parfaitement.

L’Allemagne, par exemple, a accueilli un grand nombre de migrants en 2015 ; l’attitude des Allemands est aujourd’hui bien différente de l’enthousiasme naïf de l’époque. Dans toute l’Europe, tous les partis s’efforcent de résoudre le problème des migrations. Même si 90 % des nouveaux arrivants s’intègrent bien, une minorité perturbatrice peut créer de graves tensions sociales, notamment en ce qui concerne la criminalité ou le harcèlement des femmes.

En réagissant à cette situation, les autorités doivent veiller à ne pas s’aliéner la majorité des musulmans respectueux des lois, qui sont nos concitoyens. Le bilan de la Grande-Bretagne en matière de relations interraciales est meilleur que celui de la plupart des autres pays, et de nombreuses personnes issues de l’immigration ont accédé à des postes de haut niveau dans la politique et les affaires. Néanmoins, le public est de plus en plus critique à l’égard des politiques officielles qui étouffent la liberté d’expression pour éviter de reconnaître les problèmes graves.

Une remarque : les médias et l’élite sociale ont tendance à considérer les Britanniques de la classe ouvrière comme bigots ou étroits d’esprit. Ce n’est tout simplement pas vrai. Je viens d’une famille de la classe ouvrière située près des docks de Liverpool. Les gens avec lesquels j’ai grandi croyaient en la décence, la respectabilité et l’égalité entre les hommes. Cette tradition remonte à la révolution puritaine et traverse le radicalisme anglais.

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Parlons des gangs de viols pakistanais. Ce phénomène est bien connu en Scandinavie, du moins dans certains milieux, mais il semble que les grands médias aient tardé à le couvrir. Les médias alternatifs, ou de niche, en ont parlé bien plus tôt et bien plus souvent. Pourquoi pensez-vous que les grands médias ont hésité ?

Il n’est pas tout à fait vrai que les médias grand public n’ont jamais abordé ce sujet, mais il n’a bénéficié d’une véritable couverture médiatique qu’après que l’affaire de Rotherham a fait surface, vers 2013. Par la suite, nous avons appris l’existence d’abus similaires dans d’autres villes : Bolton, Dewsbury, Oxford, Banbury et ailleurs. Il s’agit d’un problème grave.

D’où vient-elle ? De trois choses, à mon avis.

Premièrement, un sentiment de supériorité des musulmans sur les non-musulmansCertains auteurs pensent qu’ils ont le droit d’abuser des femmes « infidèles ».

Deuxièmement, le patriarcatBeaucoup de ces hommes, et certaines femmes, pensent que les hommes sont supérieurs aux femmes – une notion qui intensifie la vulnérabilité des victimes.

Troisièmement, les préjugés à l’égard des jeunes filles blanches pauvres ou vulnérables dans la société en généralLa police et les travailleurs sociaux, censés protéger ces jeunes filles, les traitent souvent de « traînées » ou disent qu’elles font un « choix de vie ». Il y a même eu un message officiel du ministère de l’intérieur demandant à la police de ne pas intervenir dans les relations entre mineurs dans certains cas.

C’est épouvantable et scandaleux, et cela révèle un snobisme plus profond chez les fonctionnaires qui considèrent que les pauvres filles ne valent pas la peine d’être protégées. Des histoires déchirantes ont été racontées. Par exemple, un père s’est plaint à la police que des hommes plus âgés exploitaient sa fille. La police lui a dit de rentrer chez lui et, lorsqu’il a persisté, l’a menacé d’arrestation. Voilà un aperçu de la Grande-Bretagne moderne, un aperçu très troublant.

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Allemagne : il faut que tout change pour que rien ne change

Encore une vertu de la démocratie :

Avec 208 sièges, la CDU est arrivée en tête. Mais elle n’atteint pas la majorité des 315 sièges. Comme elle refuse toute alliance avec l’AfD (152 sièges), il lui faudra faire alliance avec le SPD (120 sièges). En clair, le chancelier va changer, mais la coalition restera la même. Et donc, la politique suivie par l’Allemagne ne sera guère différente. Un gouvernement qui est par ailleurs le même que celui des années Merkel, où celle-ci a presque toujours gouverné avec les voix du SPD. Certains pourront appeler cela une coalition, d’autres, de l’immobilisme.

Entretien avec le général Lalanne-Berdouticq : Géopolitique, Europe et conflits mondiaux

Dans cet entretien avec Academia christiana, le général Alexandre Lalanne-Berdouticq partage son regard sur les grands bouleversements géopolitiques de notre époque. Entre le conflit en Ukraine, la montée en puissance de la Chine et le déclin de l’Europe, il dévoile les vérités que personne ne veut entendre. Un entretien sans langue de bois sur les véritables rapports de force du XXIe siècle.

  • 02:59 Pouvez-vous nous raconter votre carrière et ce qui vous a conduit à vous intéresser aux enjeux géopolitiques mondiaux ?
  • 09:50 Comment définiriez-vous la géopolitique ? En quoi est-elle un outil essentiel pour comprendre le monde d’aujourd’hui ?
  • 11:57 Peut-on parler de morale en géopolitique, ou s’agit-il uniquement d’intérêts et de rapports de force ?
  • 13:54 La théorie du choc des civilisations a suscité de vifs débats depuis sa formulation. Quelle est votre analyse de cette vision du monde ? Est-elle encore pertinente ?
  • 15:44 Quels sont, selon vous, les bouleversements géopolitiques majeurs de ce premier quart de siècle, et comment redéfinissent-ils les équilibres mondiaux ?
  • 26:43 L’Europe peut-elle exister en tant que puissance autonome sans dépendre de l’influence américaine ? Quelles seraient les conditions d’une telle indépendance ?
  • 30:28 Comment voyez-vous l’évolution du conflit en Ukraine ? La Russie sortira-t-elle renforcée ou affaiblie de cette situation ?
  • 1:00:32 En tant qu’officier, est-il difficile de concilier sa foi avec les responsabilités et les choix parfois complexes qu’impose la carrière militaire ?
  • 1:09: Conclusion

Au-delà de l’affaire Bétharram, assumer sa foi chrétienne

Alors que le premier ministre François Bayrou fustige une mécanique du scandale autour de « l’affaire Bétharam », le père Danziec revient dans Valeurs Actuelles  sur ce qui fait l’identité du chrétien : proclamer la vérité. Et ce, en dépit des tentatives de déstabilisation.

D’après la sagesse populaire « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ». C’est qu’en effet la vérité ne se proclame pas seulement. Elle se transmet. Réclamant d’être reçue, elle impose donc à son apôtre de disposer les esprits à sa juste réception. Il ne s’agit pas de modifier la semence, mais de préparer la terre. Les scholastiques parlaient de captatio benevolentiae, capter la bienveillance de son auditoire. Maissi cette transmission nécessite un savoir-faire délicat, ce dernier ne tient pas d’abord, ou essentiellement, aux qualités de l’intelligence. Après tout, hélas, l’on peut être à la fois plein d’esprit et en même temps très méchant homme… Dire la vérité et la communiquer dans le but qu’elle soit embrassée, et donc partagée, appellent davantage des qualités d’âme que des ressources intellectuelles. C’est ce que traduit l’élégante formule « avoir l’intelligence du cœur ».

Tête au ciel et pieds sur terre

Au milieu des vicissitudes qui traversent la vie de l’Eglise –ses institutions, ses œuvres, ses représentants (clercs ou lcs) – comment donc trouver sa place et indiquer le chemin des vertus alors que le sentiment de crédibilité est passablement entamé ?  Dans la vie des baptisés, dans le quotidien de chrétiens dans la cité, le même questionnement titille l’âme chrétienne soucieuse de professer sa foi : ai-je vécu suffisamment en cohérence avec le message de l’Evangile et de l’Eglise ? Ou me suis-je excusé d’être chrétien par toute sorte de compromissions ? Ai-je raisonnablement témoigné de mon attachement au Christ ou ai-je douté du message en raison de la turpitude de certains messagers ? En ai-je trop dit, voire trop fait… Me suis-je écouté parler ou bien me suis-je mis convenablement à l’écoute de mon prochain pour le comprendre, et donc mieux encore l’arraisonner ?

Proclamer et diffuser les vérités de la Foi n’est pas affaire de théorèmes ou de méthodologie d’instagrameurs. On ne civilise pas les cœurs par l’Evangile comme on enseigne les tables de multiplication. Les audiences cathos sur les réseaux ont leurs atouts propres mais la mentalité postmoderne peut-elle seulement comprendre que l’essentiel se joue ailleurs ? Là où pour le professeur de mathématiques les us pédagogiques peuvent relever d’un choix personnel, où pour le chrétien youtubeur l’incarnation visuelle peut créer une véritable communauté d’abonnés, la manière de transmettre la Vérité, elle, se trouve, chez les catholiques,indiquée avec précision dans les écrits de la Bible. Aux chrétiens de s’y tenir pour garantir à ses pauvres paroles pertinence et justesse. L’apôtre saint Paul écrivait déjà à son ami Timothée, au tout début du christianisme, ces conseils qui encore aujourd’hui ont valeur de trésor pour qui a soif de proclamer les richesses de Dieu : « Prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte… avec une entière patience et souci d’instruction » (II Tim IV,2). Ce que résume Paul dans une autre épitre, cette fois-ci aux Ephésiens : « Dire la vérité dans la charité » (Eph IV, 15). Ainsi, si la (re)conquête des âmes nécessite pour un chrétiend’avoir « la tête au Ciel » (connaître et aimer la vérité), elle ne saurait faire l’économie d’avoir « les pieds sur terre » (partir de la réalité, parfois complexe, qui nous entoure).

Se taire ? Dire trop ? Ne pas dire assez ? Comme toujours quand il s’agit de recherche de perfection, tout est une question de mesure. Il en va de même pour le chrétien en action. Appelé à devenir la lumière du monde et le sel de la terre, chaque baptisé doit s’efforcer de trouver le bon équilibre. L’obscurité comme une lumière trop vive, un plat fade comme une assiette trop épicée, la conséquence reste la même… Les deux premières nous rendent aveugles, les deux autres insatisfaits.

Trois phares pour résister aux tempêtes médiatiques

Les catholiques de conviction se sentent souvent seuls face aux tempêtes qui secouent la société et parfois tétanisés devant les désordres qui secouent l’Eglise. Reste que pour ouvrir sa bouche et clamer la vérité sur les toits, trois pharesviennent guider la réflexion du chrétien, quelle que soit l’époque où il vit.

Le premier phare, c’est celui de l’humilité. Ce qu’Hélie de Saint-Marc résumait ainsi dans sa lettre Que dire à un jeune de vingt ans : « Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude, mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère. »

Le deuxième représente l’équilibre. Selon l’enseignement de François de Sales, évêque au début du XVIIe siècle et modèle de mesure (il est le saint patron des journalistes), « Dans le régime des âmes, il faut une tasse de science, un baril de prudence et un océan de patience. » Cet équilibre invite justement à ne « rien faire par force mais tout par amour ». Dit autremet : l’art de la rondeur et de la nuance.

Le dernier phare, la prière, reste le plus mystérieux pour les générations élevées sans transcendance et sans conscience de l’au-delà ou des « forces de l’esprit ». La prière donne à« contempler la Vérité pour mieux la transmettre » selon la jolie devise des dominicains. A l’image de la prière du Munda cor que récite tout bas le prêtre ou le diacre avant de proclamer l’évangile lors de la messe. Une prière qui demande : « Viens purifier mon cœur et mes lèvres pour merendre capable de proclamer dignement ton saint message de Vie. »

Ne pas avoir peur pour mieux chasser les inquiétudes et soigner les blessures qui frappent notre monde : et si c’était cela assumer sa foi ? En dépit des raccourcis ou des falsifications du message de l’Evangile, la préservation de l’identité chrétienne de la France a ses vertus. Elle a aussi une fonction médicinale. Il s’agirait de ne point l’oublier.

Guillaume Bigot et le scandale de l’aide publique au développement

Nous avons parlé (voir ici et ) du scandale de l’Agence française du développement dénoncé sur Cnews par Sarah Knafo, député européen Reconquête. Le député RN Guillaume Bigot, auteur d’un rapport sur l’aide publique au développement, renchérit dans une vidéo où il énumère d’invraisemblables gabegies (de l’achat de chameaux en Mauritanie à la lutte contre les “inégalités de genre” dans le secteur de l’électricité éthiopien!):

Élections législatives allemandes : résultats et conséquences

source: https://leconservateur-media.fr/2025/02/24/elections-legislatives-allemandes-2025-resultats-et-impact/

Les élections législatives allemandes du 23 février 2025 ont marqué un moment clé pour l’avenir du pays, avec des résultats qui redéfinissent le paysage politique national et européen.

Le bloc conservateur CDU/CSU a remporté ces élections avec 28,5 à 29 % des voix, confirmant son retour en tant que force dominante. L’Alternative für Deutschland (AfD), parti nationaliste, a réalisé un score record de 19,5 à 20 %, une progression qui témoigne d’un mécontentement croissant au sein de l’électorat. À l’inverse, le Parti social-démocrate (SPD), actuellement au pouvoir, a chuté à 16 %, reflétant une désillusion face à la coalition menée par Olaf Scholz.

Source : ⁦Bundeswahlleiterin⁩ via ⁦dpa-infocom⁩

UN PAYSAGE POLITIQUE FRAGMENTÉ ET DES COALITIONS INCERTAINES

L’ascension de l’AfD pose un défi pour la formation d’une coalition gouvernementale stable. Aucun des partis traditionnels n’envisage pour l’instant une alliance avec l’AfD, ce qui risque de prolonger les négociations pour former un gouvernement viable. Cette fragmentation pourrait également entraîner une instabilité politique accrue au sein du Bundestag, rendant plus difficile l’adoption de réformes .

IMPACT SUR L’UNION EUROPÉENNE ET LES RELATIONS INTERNATIONALES

La montée des forces patriotiques et nationalistes en Allemagne inquiète les partenaires européens fédéralistes ayant peur de voir leurs aspirations mondialistes mises à mal, comme un sentiment que leurs rêves et pouvoirs pourraient être terminés. Une politique plus centrée sur les intérêts nationaux venant d’un des pays les plus contributeur et moteur de l’union européen pourrait changer le tempo sur les dossiers clés comme la politique migratoire ou la transition énergétique.

De plus, ce bouleversement pourrait modifier les relations franco-allemandes, pilier de l’Union Européenne. Un gouvernement conservateur, potentiellement influencé par la montée de l’AfD, pourrait adopter une posture plus réticente aux compromis avec la France sur des sujets économiques et stratégiques . NDLR « Ne serait-ce pas là une nouvelle tape derrière la tête qu’un étranger nous mettrait pour nous dire de ne pas nous réveiller ? »

CONSÉQUENCES POUR L’ALLEMAGNE ET L’AVENIR POLITIQUE

Ce scrutin met en lumière une fracture politique grandissante entre un électorat en quête de stabilité et des forces nationalistes qui captent un mécontentement grandissant. L’avenir du pays dépendra désormais de la capacité des partis traditionnels à former un gouvernement solide et à répondre aux préoccupations des citoyens, notamment sur les questions économiques et migratoires .

L’Allemagne entre donc dans une période d’incertitude politique, dont les répercussions pourraient s’étendre bien au-delà de ses frontières.

QUELS CHANGEMENTS POUR L’ALLEMAGNE AVEC LE CDU/CSU

Le bloc conservateur CDU/CSU, mené par Friedrich Merz et Markus Söder, propose un programme électoral marqué par un retour à des politiques plus traditionnelles et économiques de droite. Leur vision repose sur plusieurs axes clés :

Relance économique et baisses d’impôts : La CDU/CSU veut réduire la charge fiscale en baissant les impôts sur les sociétés, la TVA pour le secteur de l’hôtellerie et les taux d’imposition sur le revenu. Cependant, elle reste attachée au « frein à l’endettement » (Schuldenbremse), ce qui signifie que ces baisses d’impôts devront être compensées par des coupes budgétaires, notamment dans les aides sociales et l’assistance aux réfugiés .
Durcissement des politiques migratoires : Le programme propose des mesures strictes comme des refoulements aux frontières, des expulsions vers des pays comme l’Afghanistan et la Syrie, la suppression de la double nationalité pour les criminels, ainsi que le remplacement des aides financières pour les migrants par des prestations en nature .

Sécurité et politique étrangère : La CDU/CSU met l’accent sur une défense forte, avec un soutien continu à l’Ukraine et une réforme de l’armée allemande. Le parti veut également créer un Conseil de sécurité nationale et limiter la dépendance économique de l’Allemagne vis-à-vis de la Chine, tout en maintenant des relations commerciales avec ce pays.

Social et retraites : Contrairement à certains partis qui veulent réformer l’âge de la retraite, la CDU/CSU assure qu’il n’y aura ni augmentation de l’âge de départ ni baisse des pensions. Elle veut cependant réformer l’aide sociale pour inciter davantage de bénéficiaires à travailler.

Énergie et climat : Bien que le programme affirme viser la neutralité carbone d’ici 2045, il s’oppose à certaines politiques écologiques en annulant des mesures comme l’interdiction progressive des moteurs à combustion et la taxe sur le diesel agricole. Il laisse aussi la porte ouverte à un retour du nucléaire .

Avec CDU/CSU qui remporte de large sièges aux élections et appliquera peut être ces mesures, l’Allemagne pourrait connaître une baisse de la fiscalité favorable aux entreprises, avec une réduction des dépenses publiques, notamment dans les aides sociales et l’immigration. Un durcissement des politiques migratoires pourrait également modifier la dynamique démographique et sociale du pays afin de redonner plus de place aux allemands. Sur le plan international, un alignement plus marqué avec l’OTAN et les États-Unis, ainsi qu’un contrôle renforcé de la dépendance économique vis-à-vis de la Chine, façonneraient la politique étrangère allemande dans les années à venir .

Cette orientation contraste avec la politique actuelle du gouvernement SPD-Verts-FDP, qui privilégie des investissements publics accrus et une politique migratoire plus ouverte. La suite des élections sera donc déterminante pour l’avenir économique et social de l’Allemagne.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Un scandale d’Etat ou de la gauche ?

Trois ou quatre cents personnes mises au chômage. Et la CGT ne dit rien… Il s’agit de C8. D’habitude la cessation d’une activité, d’une entreprise intervient quand ces salauds de capitalistes l’ont plantée ou pillée. Et que le modèle économique a échoué. Ici, il n’en est rien. L’arrêt de C8 ne vient que de son succès et du fait du prince.
Première incongruité.

Il me revient qu’en 1981, c’est la gauche qui ouvrit le champ aux « Radios libres ». Qu’aurait-elle dit si la droite était revenue sur cette avancée ? Qu’aurait-elle dit si Radio Libertaire avait été interdite ? Mais elle se tait devant l’interdiction de C8. Mieux… ou pire : elle s’en réjouit.
Deuxième incongruité.

Nous voyons l’Arcom infliger une triple peine : Hanouna a été condamné à 4000 € d’amende par la justice suite à la plainte de Louis Boyard. Or l’organe de régulation ajoute à celle-ci une amende de 3 ou 4 M€. En l’espèce un même fait est jugé deux fois. On pourrait imaginer une troisième ou une quatrième juridiction de surveillance, et multiplier les sanctions à l’envi… Par exemple contrôler la tenue vestimentaire des invités de C8 ou la qualité linguistique de leurs propos ou je ne sais quoi… Je galèje, mais c’est tout de même une :
Troisième incongruité.

Celle-ci, l’amende de plusieurs millions d’euros, ne suffit pas à l’Arcom : après les multiples sanctions financières qui se montent à près de 8M€, cette autorité énonce benoîtement l’interdiction de diffusion sur la TNT. Plainte au tribunal contre Hanouna, sanctions financières contre C8, interdiction d’antenne… cela constitue bel et bien une triple peine et une…
Quatrième incongruité.

Nous voyons en tout cela le retour du principe « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », ou (si vous préférez) le retour d’une censure que la France connut pendant l’Occupation. Ces références gênent certains ? Leur font-elles honte ? Même pas, je le crains.

Car si notre animateur est condamné pour des propos trop vifs ou des insultes… que dire de ceux tenus sur les chaînes publiques :
– Quand France 2 présente dans une émission de prime-time et annoncée longtemps à l’avance Gérard Depardieu sous les traits d’un pédophile… au prix d’un montage digne de la Pravda ou la Propaganda Staffel qui lui faisait commenter grivoisement l’arrière-train d’une jeune cavalière… qu’est-ce ? Un simple fake puéril à passer sous silence… ou une intention directe de se servir de l’audience d’une chaîne TV très puissante pour nuire à un acteur aimé des Français mais qui déplaît à la caste médiatique… laquelle n’aime pas le bonhomme ni les hommes non-déconstruits ? L’Arcom sanctionna-t-elle le fait… le fake ? Que nenni.
– Quand Charline Vanhoenacker traite Elon Musk de « gros connard » sur le plateau de Léa Salamé (France 2), est-ce une insulte directe qui devrait valoir 3,5M€ selon l’Arcom ou un simple propos théâtral et un peu vif ? Selon que vous serez puissant ou misérable, selon que vous vous appellerez Cyril ou bien Charline…
– Quand France 2 annonce les morts gazaouis après le pogrom du 7 octobre sans indiquer que leurs chiffres viennent du Hamas, est-ce un moyen honnête, sincère et loyal de diffuser des informations… ou une attitude comparable à celle qui faisait chantonner les Français pendant l’occupation : « Radio-Paris ment… Radio-Paris est Allemand » ?

On conclura de cette sinistre farce que la gauche reste égale à elle-même, jalouse, mesquine, destructrice de ce qui ne vient pas d’elle ou ne la représente pas. On conclura aussi que le silence des grandes figures de la droite est tout autant peccamineux. Wauquiez, Retailleau, Pécresse et consorts ignoreraient-ils à ce point le courage et le péché par omission ?

Bertrand du Boullay

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Proportionnelle : quel intérêt ?

Lu dans Les 4 Vérités :

Percée de l’AFD en Allemagne. Silence du RN en France

Les conservateurs des partis CDU/CSU emmenés par Friedrich Merz recueillent entre 28,5% et 29% selon des sondages sortis des urnes, tandis que l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) obtient 19,5 à 20%.

Ce coup de barre à droite intervient à un moment charnière pour l’Allemagne, confrontée à une série de crimes commis par des immigrés.

L’AFD obtient  le double d’il y a quatre ans et un score historique pour cette formation née en 2013. Alice Weidel a salué le «résultat historique» de son parti. «Nous n’avons jamais été aussi forts au niveau national», a-t-elle déclaré. Le camp conservateur exclut toutefois toute une alliance avec l’AfD malgré un accord parlementaire sur les questions d’immigration et de sécurité durant la campagne électorale.

Le chancelier sortant Olaf Scholz n’a pas su convaincre les nombreux indécis de soutenir son parti social-démocrate (SPD), qui récolte seulement entre 16% et 16,5%. C’est une débâcle sans précédent pour le plus vieux parti d’Allemagne depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Autre perdant de ce scrutin, les Verts, alliés au gouvernement Scholz, dans une fourchette de 12-13,5 %.

Friedrich Merz devrait se tourner vers le SPD pour former une alliance baptisée «grande coalition» ou «Groko» entre les deux formations qui ont dominé le paysage politique de l’après-guerre.

En France, ni Marine Le Pen ni Jordan Bardella n’ont réagi. Marine Le Pen, qui a rompu avec l’AFD lors des dernières élections européennes, poursuit sa politique de centralisation ou de chiraquisation, dans un esprit de soumission aux idéologues de gauche.

De son côté Éric Zemmour est à Berlin aux côtés d’Alice Weidel la patronne de l’AFD.

Missionnaires : des aventuriers de Dieu ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Don Jean-Yves URVOY, missionnaire à Cuba
  • Père Jean-François THOMAS, jésuite
  • Blandine DE FOUGEROUX, responsable d’un groupe « Famissio »

La messe traditionnelle est interdite à la cathédrale de Chartres en clôture d’un pèlerinage !

Communiqué de l’Union Lex Orandi :

Il ne s’agit pas de la messe de clôture du pèlerinage de Pentecôte organisé par Notre-Dame de Chrétienté, mais de la récente interdiction de la messe de clôture d’un pèlerinage nocturne le 8 février au matin.

Depuis dix ans, un pèlerinage nocturne a lieu de Gazeran dans la Beauce jusqu’à Chartres, au milieu de l’hiver, quand les nuits sont les plus longues. Créé par des fidèles et des prêtres de la Fraternité Saint Pierre pour implorer la Sainte Vierge alors que l’Abbé Coiffet, un de leurs fondateurs, était au plus mal, il s’est poursuivi dans la fidélité à sa mémoire après son décès intervenu le 3 juillet 2015. Depuis dix ans, ce pèlerinage se clôturait par une messe à 7 heures du matin dans la crypte de la cathédrale de Chartres avec l’autorisation de l’ordinaire du lieu.

Mais cette année, l’édition du dixième anniversaire ne s’est pas terminée comme prévue, malgré le jubilé proclamé par l’Evêque de Chartres pour le millénaire de la crypte de sa cathédrale. Alors qu’une soixantaine de pèlerins de Versailles, Rambouillet, Chartres ou du Plessis-Robinson marchaient toute la nuit du 7 au 8 février 2025, Monseigneur Christory, Evêque de Chartres, signifiait que la messe à la crypte, sollicitée et acceptée dans les règles depuis des mois, n’était plus autorisée. Les pèlerins ont été orientés vers l’église Saint Aignan, dépendant de la paroisse cathédrale et desservie par la Fraternité Saint Pierre, après que le chapelain de la cathédrale les ait guidés jusqu’à la Porte Sainte pour leur démarche jubilaire.

Comment interpréter ce revirement ?

En octobre, les fidèles de la paroisse personnelle Notre-Dame des Armées de Versailles ont pu effectuer leur pèlerinage de rentrée à Chartres, où la messe traditionnelle fut célébrée à la cathédrale sans obstruction.

En décembre, la rumeur d’une possible interdiction de la célébration de la messe en rite traditionnel à la cathédrale de Chartres a agité le monde médiatique. Elle est partie d’un article du quotidien La Croix intitulé : « Les messes en latin du pèlerinage de Chartres sous surveillance du Vatican » publié le 4 décembre 2024. Un mois plus tard, le 4 janvier 2025, le quotidien de l’Eure-et-Loir L’Echo Républicain titrait à son tour : « Des pèlerins interdits de cathédrale ? ». A chaque fois, Monseigneur Christory proclamait toute absence d’intention hostile de sa part. Interrogé par La Croix le 4 décembre, il avait insisté sur les « nombreux fruits » du pèlerinage. Concernant une quelconque interdiction de la messe, il avait répondu : « Si quelqu’un doit décider de quelque chose, c’est le Pape ». De même, dans l’Echo Républicain, l’Evêque affirmait : « Nous avons près de 400 pèlerinages qui s’annoncent chaque année, et c’est cela qui est merveilleux à Chartres avec leurs diversités et leur foi. J’apprécie chaque groupe, les jeunes des quartiers populaires et des écoles de banlieue parisienne autant que ceux qui viennent avec le Sacré Cœur imprimé sur le drapeau français. »

Il semble pourtant qu’un de ces groupes de pèlerins n’ait pas été autant apprécié que les autres… Une messe dans le rite traditionnel à 7h du matin dans la crypte de la cathédrale de Chartres pour moins de 100 pèlerins nécessite-t-elle une autorisation du Pape ? Selon Traditionis Custodes, c’est l’évêque diocésain qui est chargé d’attribuer un lieu de culte à la célébration de la messe selon l’usage antique. Comment expliquer que l’autorisation donnée ait été reprise, alors qu’un usage s’est établi depuis dix ans ? L’Evêque de Chartres n’a fourni aucune explication aux organisateurs.

En l’absence de raisons objectives, toutes les hypothèses peuvent être faites, ravivant la menace qui plane sur la célébration de la messe de clôture du pèlerinage de Chartres, bien que l’association Notre-Dame de Chrétienté ait régulièrement réaffirmé que rien ne permet de penser à une interdiction.

La seule conclusion permise est en forme de constat : depuis de nombreux diocèses, il remonte à l’Union Lex Orandi des informations précises et factuelles d’interdictions de célébrations. Ici c’est une messe de mariage, là un baptême, dans beaucoup de diocèses une confirmation et parfois des obsèques, et maintenant, à Chartres, une messe de clôture d’un pèlerinage… Il semblerait que de plus en plus d’évêques pratiquent un apartheid mesquin : mettre des obstacles en pratique à ce qu’ils ne peuvent pas empêcher en réalité. On sait pourtant ce qui est advenu du régime d’apartheid en Afrique du Sud : le Prix Nobel de la Paix fut attribué aux deux hommes politiques qui le démantelèrent, un noir et un blanc. Il en sera ainsi dans l’Eglise : comme elle l’a toujours fait, elle conservera la mémoire de ceux qui, comme Jean-Paul II ou Benoît XVI, ont œuvré à la paix et à la réconciliation. Les autres sombreront dans l’oubli…

Réclamer des comptes aux dirigeants comédiens

Lu dans le JDNews du 19 février, un article de Vincent Hervouët, journaliste spécialisé en matière de politique étrangère, qui, évoquant la disparition de l’Europe et la négociation directe de Donald Trump avec Vladimir Poutine pour la paix en Ukraine, se conclut ainsi:

Un proverbe du Far West dit que la guerre fait les voleurs et que la paix les fait pendre. On devrait en dire autant des menteurs. Après cette étrange défaite, il faudrait limoger les généraux de plateau TV, couvrir de goudron et de plumes les prédicateurs va-t-en-guerre, les reporters en peau de lapin qui ânonnent depuis trois ans les mensonges de la propagande et les chaînes qui les illustrent avec les images fournies par les GoPro des combattants et les drones, toute cette pornographie kaki. Et surtout, réclamer des comptes aux dirigeants qui ont fait semblant de faire la guerre et qui sont incapables de faire la paix. Qui ont tenu des poses viriles et des discours martiaux, mais c’était pour rire. Qui ont rendu la guerre ridicule. La guerre est une chose trop sérieuse pour être laissée aux comédiens, aux médias, aux somnambules.

Militant LGBTQXYZ le jour, pédocriminel la nuit

À Oudon, près de Nantes, les habitants sont estomaqués par les dernières révélations sur les agissements de cet assistant familial, engagé en politique chez LFI et dans le milieu LGBTXYZ, suspecté d’avoir mis des enfants en très bas âge dont il avait la responsabilité à la disposition de pédocriminels.

Jusqu’au mois de septembre dernier, ce père séparé était connu dans les milieux de Nantes en tant que président de l’association Esprit Arc-en-ciel. Sous cette casquette, il participait au militantisme  LGBT et avait organisé la première Gay Pride du pays d’Ancenis en 2022. Il était également engagé dans la lutte contre les violences familiales et s’était présenté aux élections départementales de 2021 sous l’étiquette de la France Insoumise (LFI). Fin 2023, cet aide-soignant à domicile, ex-secouriste bénévole pour la Croix Rouge, avait obtenu l’agrément du centre départemental enfances familles (CDEF) de Loire-Atlantique, structure chargée de l’accueil d’urgence des enfants de 0 à 18 ans…

Terres de Mission -La gratitude : une vertu à cultiver

Terres de Mission reçoit, par Skype, Jeanne Delenda qui présente le “parcours gratitude” lancé par l’application Meditatio avec le Père Lionel Dalle.

Puis, le Père Louis-Marie, dominicain, évoque la revue “Le Sel de la terre“, éditée par le couvent d’Avrillé à la demande de Mgr Lefebvre – et défendant des positions proches de celles de la Fraternité St Pie X.

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lectures aux téléspectateurs.

Contre le ralliement de l’Eglise au monde

Un lecteur nous signale cet article de Tracey Rowland, théologienne australienne (et lauréate du Prix Ratzinger de théologie), publié sur le site What we need now, consacré à la réforme de l’Eglise. Le titre dit l’essentiel: Making Christianity weird again (rendre le christianisme à nouveau étrange) et, de fait, tout l’article est une charge contre l’alignement du christianisme sur la culture actuelle que l’auteur appelle le “corrélationnisme”:

Le « corrélationnisme » était une stratégie pastorale visant à associer la foi à la culture de la modernité. Dans les années 1970, cette stratégie prenait des formes banales, comme celle de décorer les salles de classe catholiques d’affiches représentant des animaux mignons déclarant « Jésus est cool ».

 

En outre, des départements universitaires entiers se sont engagés dans des projets visant à traduire les enseignements catholiques dans les idiomes de la culture moderne. Même l’opposition catholique à l’avortement a été défendue sur le terrain laïc selon lequel l’enfant en développement avait droit à la vie – et non sur le terrain théologique selon lequel toute vie humaine est sacrée. Le domaine du sacré a dû être mis de côté, car aucun terrain d’entente n’a pu être trouvé dans ce domaine. La tradition du droit naturel s’est trouvée transposée dans le langage des « droits » politiques.

 

Ironiquement, le projet corrélationniste avait précisément pour but de transformer les catholiques en conformistes bourgeois, en phase avec les mouvements du Zeitgeist. Son objectif principal était de combler le fossé entre la culture catholique et la culture laïque. Karl Rahner a fait valoir que les catholiques attachés émotionnellement aux éléments pré-modernes de la culture ecclésiale devraient être laissés de côté dans l’Église du futur. Ils seraient, en fait, les victimes collatérales du projet de modernisation.

 

Néanmoins, conformément au tournant post-moderne, les stratèges pastoraux qui ont passé des décennies à promouvoir la musique sacro-pop et les liturgies folkloriques et à moderniser les livres de prières et les manuels de comportement éthique dépourvus de toute référence à Dieu, à la grâce ou à la sacralité, juste des « principes », se sont réveillés et se sont retrouvés entourés d’une génération qui veut étudier la scolastique, assister à des liturgies en latin et, dans le contexte de l’éthique, veut savoir comment tel ou tel acte impacte leur relation avec Dieu.

Manuel Valls a décidément un problème avec le peuple !

Nous connaissions Manuel Valls comme ce ministre de l’Intérieur qui avait gazé de nombreux manifestants pacifiques refusant la dénaturation du mariage. Désormais ministre “des outre-mer”, il montre qu’il n’a pas beaucoup progressé dans l’écoute du peuple français: après avoir affirmé que les accords de Matignon devaient conduire à une “souveraineté pleine et entière” de la Nouvelle-Calédonie (malgré l’évidence des textes et surtout trois référendums successifs qui ont tous demandé que l’île demeure sous souveraineté française), il a eu un échange musclé avec des manifestants loyalistes et notamment le député Nicolas Metzdorf, comme on le voit sur ce tweet repris de La dépêche de Nouméa:

https://x.com/L_exile988/status/1893265904454017070

Un prêtre tabassé à Auxerre

Un prêtre catholique a été agressé dans la rue par deux individus, qui l’ont insulté, l’ont fait tomber et l’ont frappé au sol, à proximité de l’église Saint-Eusèbe, à Auxerre, samedi 22 février, vers 8h45 du matin, selon Valeurs Actuelles.

Alors qu’il était en train d’ouvrir l’église, place Saint-Eusèbe, le prêtre a été pris à partie verbalement par un homme qui a ouvert le volet de son appartement avant de l’invectiver.

Se plaignant visiblement du bruit généré par l’église, l’homme aurait proféré « religion de merde » et « connard », ce à quoi le prêtre aurait protesté « ça va pas ? » Peu après, alors que ce dernier ressortait de l’allée menant à l’église, le premier individu accompagné d’un autre l’ont pris à partie physiquement.

Ouvert à la discussion et s’enquérant de leurs problèmes auprès de ses interlocuteurs, le prêtre a alors entendu : « Je viens me défouler sur toi. » Il a été renversé au sol par un des individus, l’un le maintenant tandis que l’autre le frappait au visage de plusieurs coups de poing.

Les auteurs en fuite sont activement recherchés. Une enquête a été ouverte.

Dimanche de la Sexagésime : parabole du semeur

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut piétinée, et les oiseaux du ciel la mangèrent. … (Saint Luc 8)

Ce dimanche est le deuxième du temps de la Septuagésime, et l’on y retrouve les sentiments de ce temps : conscience de la gravité de nos péchés et du besoin que nous avons du Rédempteur. Mais les chants de ce dimanche de la Sexagésime expriment notre misère d’une façon intense, presque angoissée, particulièrement les trois premiers chants : Introït, Graduel et Trait, qui sont de grandes supplications collectives.

► Introït : Exsúrge

Le texte de l’Introït de ce dimanche de la sexagésime est extrait du psaume 44, dans lequel le peuple d’Israël commence par rappeler tous les bienfaits dont le Seigneur l’a comblé dans le passé, puis il y oppose la triste situation dans laquelle il se trouve présentement, se demandant si Dieu a oublié son peuple ou l’a rejeté à cause de ses fautes, et il se termine par cet appel suppliant :

Exsúrge, quare obdórmis Dómine
Levez-vous, pourquoi dormez-vous Seigneur ?

Exsúrge, et ne repéllas in finem.
Levez-vous, et ne nous repoussez pas à jamais.

L’on songe bien sûr à l’Évangile de la tempête apaisée. Dieu semble dormir quand sa providence permet pour quelque temps que ses ennemis triomphent.

Puis le texte du psaume poursuit :

Quare fáciem tuam avértis, oblivísceris tribulatiónem nostram ?
Pourquoi détourner votre visage ? Oubliez-vous notre détresse ?

Adhǽsit in terra venter noster exsúrge.
Notre ventre est collé à terre.

Dómine, adjúva nos, et líbera nos.
Levez-vous Seigneur, secourez-nous et délivrez-nous.

La première phrase fait évidemment penser à l’Évangile de la tempête apaisée et à l’appel angoissé des apôtres à Notre Seigneur dormant dans la barque.

Il n’est pas besoin de souligner à quel point ce texte est d’actualité. La mélodie le suit pas à pas, en exprimant toutes les inflexions avec sobriété mais intensité. La première phrase monte progressivement du premier encore timide jusqu’au deuxième, plus appuyé, avant de redescendre avec une sorte d’accablement. Même courbe dans la deuxième phrase qui s’achève au grave avec le sombre : Nous sommes prostrés et ne pouvons nous relever. Puis le dernier s’élève, très dépouillé mais suppliant. Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.

Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.

Deus, áuribus nostris audívimus : patres nostri annuntiavérunt nobis.
Ô Dieu nous l’avons entendu de nos oreilles, nos pères nous l’ont raconté.

► Graduel : Sciant gentes

Comme celui de l’Introït, le texte du Graduel du dimanche de la Sexagésime est encore une prière collective. Il est tiré, ici, du psaume 82, dans lequel le peuple d’Israël lance un appel à la toute puissance divine pour qu’elle le délivre de ses ennemis, ceux qui refusent de reconnaître le seul vrai Dieu et de se soumettre à lui, ceux que le texte appelle, les nations païennes.

Sciant gentes quóniam nomen tibi Deus : tu solus Altíssimus super omnem terram.
Que les nations sachent que votre nom est Dieu, vous seul êtes le Très-Haut sur toute la terre

Deus meus, pone illos ut rotam, et sicut stípulam ante fáciem venti.
Mon Dieu, faites-les tourner comme une roue, qu’ils soient emportés par le vent comme un fétu de paille.

Ces paroles s’appliquent particulièrement aujourd’hui à tous ceux qui veulent bâtir un monde sans Dieu et s’opposer à sa loi. Mais en ce temps de la Septuagésime, elles s’appliquent aussi aux ennemis de notre âme qui nous tiennent captifs du péché. Nous demandons au souffle de l’Esprit Saint de les balayer et de les emporter au loin. La mélodie est ample et solennelle avec de grandes vocalises. On remarquera surtout dans la deuxième partie, celle du mot qui s’élève dans l’aigu d’une façon exceptionnelle.

► Trait :Commovísti

Comme dimanche dernier, et comme il en sera ainsi jusqu’à Pâques, le Graduel du dimanche de la Sexagésime n’est pas suivi d’un Alléluia, mais d’un Trait, composé de plusieurs versets sur une psalmodie très ornée. Celui de ce dimanche comporte trois versets tirés du psaume 59. Comme ceux de l’Introït et du Graduel c’est une prière suppliante du peuple d’Israël envahi et persécuté par ses ennemis.

Commovísti, Dómine, terram, et conturbásti eam.
Seigneur, vous avez ébranlé la terre et vous l’avez bouleversée.

Sana contritiónes ejus, quia mota est.
Guérissez ses blessures car elle est ébranlée.

Ut fugiant a facie arcus, ut liberéntur elécti tui.
Que vos élus échappent aux traits de l’arc qu’ils soient délivrés !

Lorsque le texte de ce psaume parle de la terre, il s’agit du pays d’Israël et surtout de ses habitants. On peut dire de cette prière, comme de celle du Graduel, qu’elle s’applique tout à fait à la situation de l’Église et de notre pays, mais elle s’applique aussi à notre âme blessée par le péché dont nous supplions le Seigneur de nous délivrer. La mélodie est faite de formules habituelles aux Traits ; on en retrouve quelques-unes unes qui figuraient déjà dans celui de dimanche dernier, mais d’autres ont été choisies les plus développées et aussi, spécialement dans le deuxième verset, parmi les plus tourmentées.

► Offertoire : Pérfice

Les deux derniers chants du propre de la messe du dimanche de la Sexagésime, l’Offertoire et l’antienne de Communion, sont nettement différents des trois premiers. Nous n’y retrouverons plus les appels suppliants du peuple de Dieu dans sa détresse, ce sont au contraire des prières personnelles pleines de confiance.

Le texte de l’Offertoire est tiré du psaume 16, prière du juste, celui qui accomplit fidèlement la volonté de Dieu et fait valoir cette qualité pour obtenir d’être exaucé. En ce temps de la Septuagésime, même si nous nous efforçons d’être fidèles, nous prenons conscience de la fragilité de notre démarche et demandons au Seigneur qu’il nous soutienne dans cette voie.

Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea
Affermissez mes pas dans vos sentiers afin que ma démarche ne soit pas ébranlée.

Inclína aurem tuam, et exáudi verba mea : mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te, Dómine.

Cette demande s’exprime par une mélodie très calme et contemplative, comme c’est souvent le cas des Offertoires, avec de nombreuses notes longues qui lui donnent un certain caractère d’immobilité marquant l’assurance du juste dans l’observation de la Loi de Dieu, mais elle est en même temps très expressive avec des accents bien soulignés.

► Communion : Introíbo

Comme l’Offertoire, l’antienne de Communion du dimanche de la Sexagésime est une prière personnelle, et non seulement on n’y retrouve pas la supplication et l’angoisse des premières pièces de la messe, mais cette petite antienne est même plutôt joyeuse. Le texte est bien connu puisqu’il est tiré du psaume 42 que le prêtre récite au début de la messe.

Introíbo ad altáre Dei, ad Deum qui lætíficat juventútem meam.
Je m’avancerai vers l’autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse.

Cependant, il ne faut pas s’y tromper, ce psaume 42, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un malheureux exilé au milieu d’un peuple impie. Il se souvient de Jérusalem et des magnifiques cérémonies du Temple qui faisaient sa joie dans sa jeunesse, et il aspire à les retrouver. De même en ce temps de la Septuagésime, et de façon générale au milieu du monde impie où nous nous trouvons, et du péché qui nous enserre, nous aspirons à retrouver la jeunesse spirituelle dans la patrie céleste. C’est cet espoir qu’exprime la mélodie de cette antienne, joyeuse et affirmative. Ainsi s’achève la belle progression des chants de ce dimanche, depuis les appels angoissés de l’Introït jusqu’à la confiance et l’espérance finale.

Osons ramer à contre-courant!

Le 22 février est la journée mondiale du scoutisme (le 22 février étant l’anniversaire du fondateur du scoutisme, Robert Baden-Powell, né le 22 février 1857). A cette occasion, nous avons reçu ce message d’une jeune lectrice que nous publions volontiers – d’abord pour l’encourager et ensuite parce que le scoutisme catholique a suffisamment compté dans la vie de bon nombre de rédacteurs et de lecteurs de votre blogue préféré pour que nous lui témoignions notre reconnaissance:

En cette journée mondiale du scoutisme, il faut rappeler tout ce que celui-ci peut apporter dans notre vie. Nous sommes dans une société où nous oublions de partir à l’aventure. Alors, nous le disons à la jeunesse (mais aussi à l’âge plus mûr): osez ! La foi est au centre de cette quête de l’absolu. Recentrons nous toujours sur l’essentiel : Dieu ! Les années de scoutisme sont rythmées par une progression exigeante, mais d’une beauté extraordinaire. Il faut toujours faire de votre mieux en allant de l’avant. Osez ramer toujours à contre-courant !

Encore un Algérien sous OQTF

Attentat à Mulhouse : le suspect, né en 1987 en Algérie, serait sous obligation de quitter le territoire français et en attente de plusieurs jugements.

L’assaillant neutralisé par la police était connu pour apologie du terrorisme et a crié « Allah Akbar ».

Une personne est décédée et deux agents du stationnement ont été gravement blessés lors de l’attaque.

L’immigration tue.

La Fraternité Saint-Ephrem en pèlerinage à Rome

La Fraternité Saint-Ephrem s’est rendue en pèlerinage à Rome pour le Jubilé 2025. Les pèlerins ont pu rencontrer le fr. Augustin Laffay, O.P., archiviste et historien de l’ordre des Dominicains.

La Fraternité Saint-Ephrem a été créée au Carême 2024 à Lille, comme société de pénitence et de formation laïque inspirée par les Pères du désert.
🎥 ⬇️

https://www.youtube.com/watch?v=XKV7nqazeGA

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Suite au discours de JD Vance sur la liberté d’expression, la nomenklatura s’affole

Dans Le Figaro, la patronne de Radio France, Sibyle Veil fustige la liberté d’expression, qui serait «  le cheval de Troie du néo-impérialisme américain ». Sic.

« Ce n’est pas le cadre fixé par les institutions démocratiques européennes qui menace la liberté d’expression, mais les tentations de manipulation à grande échelle de ceux qui maîtrisent le mieux et les premiers les outils technologiques comme Trump, Vance ou Musk ».

Depuis des décennies, les médias français sont manipulés par une classe de journalistes militants, souvent d’extrême-gauche, qui craint aujourd’hui de voir son monopole remis en cause. Après les nouveaux médias, comme les blogs (souvenez-vous en 2004 lorsque Le Salon beige a été créé, les médias mainstream étaient tous alignés sur la même pensée unique) puis les réseaux sociaux, ce sont désormais des médias comme CNews ou le JDD qui poursuivent la brèche entamée contre la pensée unique.

Sibyle Veil juge la régulation (autre nom de la censure) des réseaux sociaux absolument nécessaire :

« Serait-ce la liberté que de laisser des plateformes américaines influencer les opinions publiques européennes via des algorithmes opaques qui poussent intentionnellement certains faits et opinions et en invisibilisent d’autres ? »

Il faut faire taire le peuple français, comme la super-classe mondialiste l’a fait taire après le désaveu du référendum de 2005.

« L’information est une question de souveraineté »,« de la même manière que les Européens prennent conscience de la nécessité de se doter de capacités de défense autonomes, ils doivent aussi investir dans leurs offres d’information souveraines, capables de garantir un débat public fondé sur des faits et non sur des rapports de force, enclines à valoriser la modération plutôt que l’agitation permanente, susceptibles de créer du commun plutôt que de nourrir les divisions ». « C’est cette voie que le service public s’attache à défendre, non par nostalgie d’un ordre ancien, mais parce qu’une société qui renonce à la vérité renonce aussi à sa liberté. »

La vérité, cette pravda de la pensée unique qui ne supporte plus la remise en cause de l’immigrationnisme ou de l’Etat-providence.

Ainsi, de même, Matthieu Pigasse, proche de Dominique Strauss-Kahn, actionnaire du Monde et propriétaire des Inrockuptibles, appelle ouvertement à la censure :

Ce qui est en jeu, c’est la liberté et la démocratie. La liberté d’expression s’accompagne de devoirs et de responsabilités : respect du pluralisme, exactitude de l’information, pas d’incitation à la haine. La violation répétée des règles par C8 devait être sanctionnée, c’est une condition essentielle du débat démocratique.

La Chaire de saint Pierre et le devoir d’enseigner (22 février)

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Il existe un livre d’Antonio Rosmini que peu de personnes connaissent peut-être, en partie parce que la production littéraire du penseur de Rovereto est presque inépuisable, rendant impossible de tout connaître. Ce livre s’intitule Histoire de l’impiété, et il s’agit d’une polémique contre le philosophe français Benjamin Constant (1767-1830), accusé par Rosmini de réduire la religion à un simple produit du sentiment. En effet, le danger identifié par Rosmini n’est pas insignifiant ; au contraire, nous pourrions dire que c’est un problème qui semble encore plus actuel aujourd’hui. La religion n’est-elle pas souvent perçue comme le produit de ce que nous ressentons, de ce que nous élaborons intérieurement en fonction de ce qui nous semble juste et correct ? Mais de cette manière, la religion devient une affaire subjective, un sentiment personnel, une simple opinion. Or, cela ne s’accorde pas avec le message apporté par Jésus-Christ, avec son affirmation définitive d’être le Chemin, la Vérité et la Vie.
La Vérité, pour ne donner qu’un exemple, ne peut pas être réduite à une opinion, autrement elle ne serait qu’une vérité humaine, peut-être respectable mais certainement pas définitive. Et si nous engageons notre vie entièrement dans quelque chose, si nous prions sans cesse, si nous assistons fréquemment aux cérémonies, si nous suivons certains comportements qui nous engagent au quotidien, nous ne voulons certainement pas faire cela en nous fondant sur une simple opinion humaine ou un vague sentiment religieux.
C’est pourquoi il est important de réfléchir à une fête comme celle de la Chaire de Saint Pierre, que l’Église célèbre le 22 février. La Chaire est un signe et un symbole de l’autorité enseignante, un signe de ceux qui ont la faculté de transmettre un savoir. Un savoir qui n’est pas humain et qui, par conséquent, doit être conservé, transmis, approfondi, mais ni manipulé ni adapté aux goûts de tel ou tel public.
Une publication en ligne disponible sur sanfrancescopatronoditalia.it raconte ainsi l’origine de cette fête :
“Comment est née la vénération de la Chaire de Pierre ? Une thèse intéressante est expliquée par le père Umberto Fasola, barnabite et spécialiste de l’archéologie chrétienne. Des documents anciens retracent l’histoire d’un pèlerin de Monza qui, à la fin du VIe siècle, souhaitant apporter à sa reine Théodelinde les huiles saintes recueillies sur les tombes des martyrs, se rendit dans la région entre la Via Salaria et la Via Nomentana à la recherche des vestiges de Pierre. Pourquoi pas au Vatican ? En croisant les textes historiques avec la légende, il apparaît clairement qu’à cette époque, il devait y avoir un objet qui attirait la dévotion populaire. Fasola, en s’appuyant sur les textes, l’identifie à un sedes ou une cathedra de Saint Pierre. Comment la légende est-elle née ? Pour Fasola, il était essentiel de l’étudier afin de comprendre la nature de la fête du 22 février, anciennement appelée Natalis Petri de Cathedra. Lors des fouilles de la fin du XIXe siècle au Cimitero Maggiore sur la Via Nomentana, les chercheurs ont constaté, non sans controverse, qu’une memoria Petri y était vénérée depuis les tout premiers siècles du christianisme. La découverte de plusieurs cathedrae en pierre avec des signes évidents de vénération semblait confirmer cette hypothèse. Quant à la date, un mystère demeure. Dans le monde païen, le 22 février marquait la fin des Parentalia, jours consacrés par les familles à leurs défunts. Dans les cimetières, on célébrait les refrigeria, des banquets funéraires, de véritables fêtes. La fête liturgique, définie en 336 dans la Depositio Martyrum, ne faisait pas référence à une chaire matérielle, mais la solennité évoquait sans aucun doute cet objet. C’était, en somme, un mélange de dévotion populaire et de théologie qui se concrétisait peut-être dans les cathedrae trouvées dans les catacombes, qui avaient à l’origine d’autres fonctions, notamment celles liées aux refrigeria. Les fidèles, venus prier pour leurs défunts le jour même où la fête fut définie, en voyant une cathedra, pensaient naturellement à Pierre.”
Dans un discours de 1985 au Conseil pontifical pour la famille, le cardinal Carlo Caffarra déclarait : « La raison d’être de l’Église est unique : conduire l’homme à la communion éternelle avec Dieu. » Ce but surnaturel nécessite un Magistère qui ne soit pas à la merci des opinions humaines toujours changeantes, mais qui soit ancré dans une vérité éternelle, un dépôt que l’Église garde et interprète, mais qu’elle ne modifie pas.
Le cardinal Caffarra, dans un article pour L’Osservatore Romano en 1976, observait également :
“La permanence du dépôt apostolique dans l’Église, qui en vit, est assurée par la succession apostolique, à qui a été confiée la tâche d’interpréter authentiquement la Parole de Dieu, écrite ou transmise. Ainsi, cet élément ultime de transcendance dans l’histoire en accomplit la structure, de sorte que la Vérité et la Loi du Christ sont données à l’homme à travers une « constellation » de trois réalités inséparablement unies : Sainte Écriture – Tradition – Magistère. Penser atteindre la Révélation de Dieu en Christ, qui nous a été transmise par les Apôtres, par une autre voie que celle indiquée par cette constellation, c’est s’engager sur un chemin erroné (cf. Saint Irénée, Adversus Haereses IV, 26, 2).”
Cependant, l’autorité enseignante de l’Église est aujourd’hui souvent attaquée, tant par des forces extérieures qu’au sein même de l’Église. On pense désormais que porter un jugement est déplacé, car tout est réduit à un sentiment religieux personnel et a donc une validité relative, limitée à ceux qui ressentent les choses de cette manière. Mgr Antonio Livi, dans son livre Philosophie du sens commun (2018), affirmait :
“Dans le jugement, le sujet ne se limite pas à énoncer un état de fait (« les choses sont ainsi »), mais il en affirme aussi la vérité, c’est-à-dire qu’il dit aussi « il est vrai que les choses sont ainsi » et que « ce n’est pas vrai que les choses soient autrement ». Dit autrement, avec le jugement, on affirme que cette chose déterminée doit être pensée de cette manière et qu’il est impensable qu’elle soit autrement.”
Si cela est vrai pour un jugement ordinaire, combien plus vrai est-ce pour les jugements portant sur les vérités surnaturelles, comme ceux qui sont confiés à l’Église catholique dans la personne de son Pasteur suprême, le successeur de Pierre, le Pape.
Comme nous l’avons dit, cette autorité magistérielle est aujourd’hui fortement remise en question, et divers moyens sont employés pour tenter de l’ébranler. L’un d’eux consiste à utiliser la pastorale comme critère interprétatif absolu. À ce sujet encore, Mgr Livi a fait des remarques importantes :
“Depuis Jean XXIII, on a cette idée que la pastorale de l’Église consiste à traduire le dogme dans un langage compréhensible et acceptable pour l’homme moderne — ce qui est un mythe, une illusion — et à rechercher le bien même dans les positions théoriques les plus contraires au dogme. Je considère qu’il s’agit d’une pastorale qui, en tant que telle, est erronée et nuisible pour l’Église ; mais en tant que théorie, c’est une pratique erronée qui, comme doctrine, ne repose sur aucun fondement dans l’infaillibilité. Une pratique peut être erronée car elle découle d’un jugement prudentiel qui peut être jugé erroné par d’autres qui expriment eux aussi des jugements prudentiels différents — comme les miens, qui ne sont pas non plus soutenus par l’infaillibilité. Ainsi, lorsque je critique cette pastorale qui me semble désastreuse, j’emploie des jugements, des adjectifs et des adverbes qui indiquent clairement qu’il s’agit de mes opinions. Dieu jugera, mais il n’y a rien de dogmatique dans le fait d’évaluer l’opportunité d’une ligne pastorale. Ceux qui font du mal à l’Église sont ceux qui considèrent la pastorale du Concile et des papes qui l’ont suivi comme étant nécessairement la seule valide, et qui parlent de « nouvelle Pentecôte de l’Église » et d’« interventions de l’Esprit Saint », comme si ces jugements prudentiels, que je considère erronés, étaient en réalité dogmatiquement infaillibles, voire sacrés, et représentaient l’unique voie que l’Église puisse suivre.” (gloria.tv).
Ainsi, ceux qui défendent avec ardeur le droit à toute opinion finissent souvent par transformer les opinions qui leur conviennent en nouveaux dogmes, à respecter sans broncher, sous peine d’excommunication silencieuse sous la forme d’isolement et de mort civile (et ecclésiale). Pour justifier cette rébellion contre le magistère authentique, on recourt à diverses justifications, notamment celle du prétendu peuple, invoqué pour légitimer des opinions qui, en réalité, sont imposées par quelques-uns à tous les autres. Mais il ne s’agit toujours que d’opinions, qui doivent être examinées à la lumière de la tradition de l’Église, que chaque Pape, assis sur la chaire de Pierre, est tenu de respecter. Nous ne suivons pas les opinions personnelles (même respectables) de tel ou tel Pontife, mais nous le suivons en tant qu’interprète authentique du dépôt de la foi.
Revenons un instant au concept de peuple et voyons ce que Mgr Antonio Livi en dit :
“« Il faut arriver à une Église du peuple ». Mais le peuple est une image purement rhétorique. On ne peut jamais savoir ce que veut le peuple, c’est-à-dire une multitude d’individus différents. Même en politique, l’expression le peuple est purement rhétorique, et encore plus en théologie. Par exemple : dire que le peuple a voulu changer la Messe est une absurdité, cela n’a jamais été ni possible ni attesté. Dans le peuple, il y a ceux qui, comme Padre Pio en son temps, sont remplis de foi, et d’autres qui n’ont aucune foi. À l’époque, certains voulaient réformer les choses parce qu’ils n’aimaient pas la Messe en latin et la voulaient en italien, mais ces mêmes personnes ne comprenaient ni le latin ni l’italien. L’Église n’a jamais procédé à des opérations de type « démocratique », comme élire des personnes avec l’accord d’une base ; elle n’a jamais tiré son enseignement de l’opinion des gens. L’Église doit enseigner ce que Jésus a dit : c’est tellement simple !” (gloria.tv).
Bien sûr, c’est simple, mais cela devient bien plus ardu lorsque l’opinion est transformée en dogme et que le véritable dogme est traité comme une simple opinion.

Christine Boutin, interrogée par l’abbé Romain, prêtre et youtubeur suisse

Entretien avec Christine Boutin sur son dernier ouvrage intitulé : “Lettre ouverte à qui veut s’engager en politique pour servir la France et les français” :

États-Unis : Le tournant catholique du parti Républicain

Extrait d’un article de Nicolas Conquer paru dans Liberté politique sur le tournant catholique du
parti Républicain  :

[…] La conversion de Vance n’est pas un phénomène isolé aux États-Unis. Dans la pratique, la religion romaine connaît un succès d’estime. Ce renouveau est également soutenu par des pratiques comme les processions et par des prêtres itinérants desservant des paroisses dispersées sur des terri- toires vastes. Loin de simplement reproduire des traditions, le catholicisme traditionaliste américain redéfinit sa nature. Les fidèles semblent divisés entre une adhésion totale à l’Église ou un rejet complet, reflétant une polarisation croissante dans la pratique. Avec plus de 600 paroisses concernées, le mouvement devient une force structurelle dans le paysage religieux, transformant la manière dont les Améri- cains abordent leur foi.

Cette montée en puissance s’accompagne de tensions avec le Vatican, exacerbées par des mesures telles que la restriction de la messe traditionnelle dans certains diocèses majeurs comme Chicago et Washington. Ces décisions découlent de « Traditionis Custodes », un texte du pape François jugé comme une attaque contre les catholiques traditionalistes. Lors d’une conférence à Pittsburgh, des critiques de François ont formulé des « articles de résistance », qualifiant les réformes de discrimination religieuse. Là où le catholicisme traditionaliste se développe, un certain catholicisme de convenance, occasionnel et tiède, semble s’étioler. Les pratiquants les moins fervents peinent souvent à transmettre la foi à leurs enfants. En religion, il n’y a plus de demi-mesures. On entre entièrement dans l’Église ou l’on en sort entièrement.

Newt Gingrich, Rick Santorum… la conversion de Vance au catholicisme en est une parmi de nombreuses autres, au sein des élites du Parti républicain. Le catholicisme semble exercer une influence significative sur ce parti, notamment à travers des échanges et des réseaux transatlantiques qui voient l’Europe, largement sécularisée, comme une terre de mission. Des revues comme The Catholic Thing, largement diffusées et accueillies favorablement dans des publications comme France Catholique en France, témoignent de l’exportation et de l’implantation d’idées catholiques dans des cercles conservateurs.

Parallèlement, Rod Dreher, auteur du célèbre Pari bénédictin, a exercé une influence majeure sur le paysage conservateur américain. Dreher prône la création de communautés résilientes capables de résister à la sécularisation et aux pressions culturelles modernes. Inspiré par la règle de Saint Benoît, son ouvrage appelle les chrétiens à recentrer leur vie autour de valeurs spirituelles fortes. Cette stratégie, bien que controversée, trouve un écho grandissant parmi ceux qui cherchent des solutions face au déclin culturel et moral.

L’évêque Bishop Robert Barron, avec son organisation Word on Fire, joue également un rôle essentiel en reliant foi et culture contemporaine. Barron est connu pour ses interventions dans les médias et ses efforts pour rendre la doctrine catholique accessible et pertinente dans un monde en mutation rapide. Ses appels à un renouveau intellectuel et spirituel résonnent notamment chez les jeunes croyants, faisant de lui une figure clé dans le renouveau du catholicisme social. Cette dynamique est enrichie par une redécouverte des oeuvres de G.K. Chesterton, dont les écrits sur la justice sociale et la dignité humaine trouvent une résonance particulière aujourd’hui. Les penseurs français comme Jacques Maritain et Charles Péguy complètent ce panorama intellectuel en rappelant que foi et démocratie sociale ne sont pas incompatibles, mais peuvent au contraire se ren- forcer mutuellement. […]

Notre Dame de Guadalupe face à la science

Conférence du Club Saint-Dominique

A l’occasion du début du Carême et dans le cadre de l’année mariale, la chapellenie Notre-Dame de France, le Club Saint-Dominique ont l’honneur de recevoir David Caron Olivares, scientifique, auteur, cinéaste, grand spécialiste des apparitions de Notre-Dame de Guadalupe qui présentera :
Notre-Dame de Guadalupe face à la science
Ecole Saint-Dominique du Pecq
Le 6 mars 2025 à 20h30
Conférence suivie d’une séance de dédicaces
Participation libre

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C’est le moment de choisir votre parcours de carême !

Dans moins de 15 jours, nous entrerons dans le carême, temps privilégié de renouvellement spirituel !

Durant cette période particulière, nous sommes invités à donner le meilleur de nous-même et à laisser Dieu agir en nous.

Par nos efforts pour aimer davantage, pardonner, nous détacher de ce qui nous éloigne de Lui, nous créons en nous un espace plus grand pour accueillir Sa présence. Nous Lui laissons le champ libre pour nous transformer intérieurement et nous guider vers la sainteté.

Alors pour vivre pleinement ces 40 jours, Hozana vous invite à choisir un parcours de prière adapté à votre chemin de foi !

Que vous souhaitiez approfondir la méditation des évangiles, vous renforcer dans le combat spirituel ou prier avec les pères du désert, plusieurs itinéraires spirituels vous sont proposés pour vous accompagner, parmi lesquels :

40 jours – 40 actions : du 5 mars au 13 avril

Un parcours pratique et accessible, adapté aux emplois du temps chargés, avec chaque jour :
– Une lecture de l’Évangile du jour, pour nourrir sa foi
– Une action concrète à mettre en pratique, en lien avec la Parole du jour
Ces actions vont des petits gestes du quotidien (un message de gratitude, un acte de générosité) à des engagements plus profonds (le pardon, le partage, un pas vers la réconciliation).
Inscrivez-vous ici : https://lc.cx/D-pXFQ

Carême 2025 avec les Pères du désert : du 5 mars au 21 avril
Marcher au désert pour partir à la rencontre de Dieu et de soi-même, voilà le défi que Meditatio vous propose de relever en cette période de carême. Vivez une aventure spirituelle forte qui vous conduira à Pâques grâce aux apophtegmes des Pères du désert, un véritable testament spirituel !
En vous inscrivant vous recevrez :
-Une méditation audio-guidée chaque mercredi
-Une méditation écrite le reste de la semaine
Inscrivez-vous ici : https://lc.cx/9mEk0A

Carême40 : du 5 mars au 20 avril
Un carême proposé par les frères de la Fraternité St-Vincent-Ferrier pour tout savoir sur le combat spirituel !
Chaque jour vous recevrez :
-Une vidéo avec un enseignement de 10 min sur le thème du combat spirituel
-Un texte de méditation en lien avec la vidéo
-Un défi pratique à accomplir
Inscrivez-vous ici : https://lc.cx/ioI18e

Pour d’autres parcours, rendez-vous sur hozana.org !

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