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Sainte Thérèse de Lisieux déplace les foules anglaises

R Les reliques de Sainte Thérèse del'Enfant-Jésus et de la Sainte Face sont reparties jeudi vers la France après une visite en Angleterre et au Pays de Galles qui a attiré près de 300.000 pèlerins en un mois environ. Les reliques de la patronne des missions étaient le 16 septembre à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre. Elles ont achevé leur circuit dans la cathédrale de Westminster, église-mère de la communauté catholique romaine en Angleterre, où 95.000 pèlerins ont afflué en 4 jours. L'archevêque Vincent Nichols a déclaré :

"Cette effusion de foi a rendu perplexe plus d'une personne".

Au début de la visite, le Daily Telegraph avait estimé qu'il s'agissait "de l'un des plus grands événements pour les catholiques britanniques depuis la visite du pape Jean Paul II, il y a 27 ans".

Le chiffre du jour

L Le contribuable paie le loyer des squatters. En 2005, l’État a versé 78 millions d’euros de loyers impayés aux propriétaires de logements squattés, contre 48 millions en 2000. Dans les Alpes-Maritimes, depuis quatre ans, ce sont plus de 2,8 millions d’euros d’argent public qui ont été alloués à l’indemnisation de plusieurs centaines de propriétaires. En résumé, lorsque les squatters ne paient plus, c’est le contribuable qui règle la note.

Alors qu’il y a jugement d’expulsion, que le mauvais payeur est loin d’être insolvable, on lui paye son loyer rubis sur l’ongle avec l’argent public.

Travail dominical : plainte de salariés non-volontaires licenciés

En janvier, Etelvina Fernandez, employée de l’«Ed» d’Oyonnax (Ain), est reçue en entretien individuel par son chef et celui-ci lui demande ce qu’elle pense du travail du dimanche. Cette caissière de 45 ans répond qu’elle n’est pas contre «si c’est pour donner du travail à des étudiants». Mais, «moi personnellement, je ne pourrais pas». Le dimanche, c’est le seul jour où cette maman de 2 enfants, qui travaille le samedi, voit son benjamin de 15 ans, qui est interne.

N Quand l’enseigne envoie un courrier à ses salariés confirmant le passage au travail du dimanche, mais évoquant le recours au volontariat ou au travail étudiant, elle se sent tranquille. Elle a tort. Car comme deux autres collègues qui ont manifesté leur refus de travailler le dimanche pour raison familiale, elle est inscrite sur les plannings dominicaux. Elle n’y va pas. Le 12 juin, Etelvina et ses deux collègues reçoivent leur lettre de licenciement «pour non-respect des horaires et insubordination».

Les 3 salariés licenciés ont porté plainte pour "non respect du droit à la vie familiale". Devant les tribunaux français, l’affaire sera délicate. Car le droit de refus n’a guère de réalité juridique. Dans les «Puce» (périmètres d’usage de consommation exceptionnel, comme Paris, Aix-Marseille et Lille), la loi oblige certes l’employeur à recourir à l’«accord explicite» du salarié, qui sera au minimum payé double, mais partout ailleurs, cet accord n’est pas requis.

Jours fériés musulmans : la revendication est arrivée

Voici ce qui arrivera en France prochainement :

"Les représentants de la communauté turque en Allemagne pensent avoir trouvé une solution pour favoriser l'intégration des musulmans outre-Rhin : l'adoption de jours fériés islamiques pour tous les écoliers allemands, quelle que soit leur religion."

Mitterrand : opération de propagande de Sarkozy

L'affaire est grave. C'est pourquoi le président a senti la nécessité d'intervenir personnellement, dans un entretien. Décryptage :

M "Je suis président de la République [argument d'autorité, NDMJ]. Je dois défendre certaines valeurs [sic]. Je ne laisserai donc personne assimiler homosexualité et pédophilie [détournement de sujet et accusation de l'accusateur, NDMJ]. C'est un retour au Moyen-Age [version historiquement erronée des "heures les plus sombres…" NDMJ] qui fait honte à ceux qui ont employé cet argument. Quand je vois le porte-parole du PS, emboîter le pas à Marine Le Pen et avec quel enthousiasme [diabolisation, NDMJ] ! Je me demande où sont passées les valeurs humanistes [resic] de ce grand parti républicain. Frédéric Mitterrand n'a jamais fait l'apologie du tourisme sexuel et il l'a même condamné en termes très forts ["Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m'excitent énormément."]. Il ne faut pas confondre confessions intimes avec prosélytisme. Le livre est intitulé La Mauvaise Vie, c'est assez clair ["L'argent et le sexe, je suis au cœur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu'on ne me refusera pas"].

Mais Frédéric Mitterrand n'en a-t-il pas trop fait ?

Frédéric Mitterrand a reconnu que sa déclaration était une erreur et a dit qu'il la regrettait. Je ne saurais mieux dire. Je comprends que l'on soit choqué par la gravité des accusations contre Roman Polanski. Mais j'ajoute que ce n'est pas une bonne administration de la justice que de se prononcer 32 ans après les faits alors que l'intéressé a aujourd'hui 76 ans."

Grave critique de la justice américaine, qui n'a pas de leçon à recevoir de la pitoyable justice française. Et la justice outre-atlantique ne se prononce pas 32 ans après les faits : elle rattrape un pédophile en fuite depuis 32 ans !

Marianne : pour ou contre la privatisation de la Poste ?

Lu ici :

"Le journal Marianne, qui se présente habituellement comme étant une source de contestation républicaine au sein du système actuel – l’extrême centre -, réclamait il y a quelques jours la signature d’une pétition pour demander un référendum sur l’ouverture au privé du capital de La Poste. Laurent Neumann, directeur de la rédaction de Marianne, y affirme être contre la privatisation de La Poste, au nom de son journal.

M Voilà pourquoi j’ai été étonné de recevoir dans ma boîte au lettre cette publicité d’abonnement pour le journal Marianne, distribuée par Alternative Post, une nouvelle entreprise postale privée […]. Comment peut-on à la fois critiquer la privatisation de la Poste et utiliser les services d’une nouvelle société privé ? Ne s’agit-il pas encore une fois du “faites ce que je dis, pas ce que je fais” ?

Non à l’immunité : Frédéric Mitterrand doit démissionner

La pétition lancée par la Fondation de Service Politique a déjà recueilli plus de 6000 signatures :

"Cette affaire pose brutalement la question du statut politique et social du monde de la culture, non en tant que tel, mais dans ses comportements les plus déviants et dans sa façon de les utiliser par des transgressions systématiques dont la visée est à la fois commerciale et revendicatrice. Circonstance aggravante : ces transgressions opèrent avec la complicité de l’État et des milieux politiques, toutes tendances confondues ou presque.

M Ces derniers jours, le ministre de la Culture a agi comme s’il était normal que certains soient au-dessus des lois et bénéficient d’une immunité particulière, précisément en raison de leur appartenance à ce monde-là. La défense de M. Polanski devait donc s’entendre comme un plaidoyer pro domo. La quasi-unanimité des soutiens dont il bénéficie témoigne moins d’une indignation réelle – on sait comment cela se fabrique – que d’une solidarité de fait dans la banalisation de la transgression, et de l’emprise que les milieux libertaires imprégnés de l’esprit soixante-huitard exercent sur le monde culturel et politique, jusqu’au plus haut niveau de l’État.

Le décalage est cependant très grand entre le monde politico-médiatico-culturel et les réactions de base entendues partout, même si on s’empresse de les étouffer. Si le Président de la République persistait dans son refus de vider l’abcès, c'est-à-dire dans son refus d’écarter M. Frédéric Mitterrand du gouvernement, il encourrait un réel risque politique. Ce refus reviendrait à confirmer de facto l’immunité revendiquée. Comment alors empêcher que d’autres s’en emparent à leur profit et que l’État se trouve encore plus en porte-à-faux dans les nombreux domaines où le rejet de la loi, et plus généralement des normes naturelles élémentaires, tend à se généraliser ?"

La FSP organise une Table ronde sur la transgression et les moeurs politiques, avec notamment Christian Vanneste, mercredi prochain.

Souvenez-vous : Nicolas Sarkozy voulaient que les nominations soient irréprochables.

La mosquée, puis le minaret, puis les haut-parleurs…

M La communauté turque de Rheinfelden en Allemagne s’était engagée à ne pas installer de haut-parleurs lorsqu’elle a reçu, en février 2002, l’autorisation de la ville pour la construction d’un minaret. Il y a environ trois semaines, la communauté turco-musulmane a installé trois haut-parleurs sur le minaret de la mosquée Alperenler pour l’appel à la prière.

On comprend mieux l'initiative de l'UDC en Suisse.

Rome – Fraternité Saint Pie X : début des discussions le 26 octobre

R Le Vatican et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ouvriront leur dialogue doctrinal "le 26 octobre au matin", a annoncé jeudi le Vatican.

"Lundi 26 octobre en matinée aura lieu la première réunion du dialogue prévu avec la Fraternité Sain-Pie X. La rencontre aura lieu au Palais du Saint-Office".

Le contenu des conversations, qui "concerneront les questions doctrinales en suspens", ne sera pas rendu public.

Côté Vatican, participeront Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission Ecclesia Dei, le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Luis Ladaria Ferrer, et les trois experts dont les noms ont déjà été communiqués : le dominicain suisse Charles Morerod, le jésuite allemand Karl Josef Becker et le vicaire général de l'Opus Dei, le prélat espagnol Fernando Ocariz, tous trois conseillers de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dont dépend Ecclesia Dei.

Côté FSSPX, participeront Mgr Alfonso de Galarreta, directeur du Séminaire Nuestra Señora Corredentora de La Reja (Argentine), l’abbé Benoît de Jorna, directeur du Séminaire International Saint-Pie X d’Ecône (Suisse), l’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’ecclésiologie au séminaire d’Ecône, et l’abbé Patrick de La Rocque, prieur du Prieuré Saint-Louis à Nantes.

Mitterrand, c’est l’arbre qui cache la forêt !

Interrogé sur Radio Courtoisie par téléphone alors qu'il se trouvait au Portugal, Carl Lang, président du Parti de la France, a déclaré :

Carl lang 3 "Frédéric Mitterrand pourrait tout à fait être aussi bien un ministre de l'UMP qu'un ministre socialiste. Finalement, c'est un homme du système. C'est l'arbre qui cache la forêt ! Ce gouvernement est en situation d'indignité nationale globale. L'indigité du gouvernement en place et l'indignité nationale de la classe politique française n'est pas liée qu'à Frédéric Mitterrand sinon ce serait trop facile. Il suffirait d'enlever Frédéric Mitterrand du gouvernement (…) Ce gouvernement serait alors compatible avec l'intérêt national, serait moralement acceptable. C'est faux, bien sûr !

Frédéric Mitterrand est parfaitement à sa place dans un gouvernement UMP. Il n'a rien à faire dans un gouvernement de la France (…) Il se retrouve autour d'autres ministres qui sont favorables à l'adoption des enfants par les couples homosexuels (madame Morano, ministre chargé de la famille) au sein d'un gouvernement et d'une classe politique qui était favorable au Pacs.

Dans une situation générale d'indignité nationale et de négation des valeurs culturelles, spirituelles et historiques qui sont les nôtres, Mitterrand est un, parmi d'autres (…)"

UMP : la semaine de l’adhésion devient la semaine du rejet

Lu ici :

A "Cette semaine était programmée la «semaine de l’adhésion», avec envoi de tracts dans toutes les fédérations, à charge pour les délégués de circonscription de mobiliser les militants. Les tracts sont d’une simplicité biblique : au recto, une photo de Nicolas Sarkozy, la légende : «il a besoin de vous» (!) ; au verso, un simple bulletin d’adhésion, sans argumentaire.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les militants sont aux abonnés absents et que peu de tracts sont distribués sur les marchés ! Certains délégués de circonscription reçoivent même des messages d’adhérents qui expriment leur mécontentement. Ceux-ci n’accusent pas la politique menée, mais bien la personnalité du Président de la République, ainsi que ses méthodes. Quelques-uns vont jusqu’à rendre leur carte…

La semaine de l’adhésion pourrait donc se conclure par une baisse du nombre d’adhérents à l’UMP ! Le nom de Sarkozy qui, en 2006-2007 avait à lui seul suscité une vague continue d’adhésion, semble devenir le motif principal de défiance envers l’UMP."

Christine Boutin veut la démission de Mitterrand

Elle déclare dans Valeurs Actuelles :

P "Si j’étais à la place du ministre de la Culture (ce qui m’est difficile,vous le concevrez), je présenterais ma démission au chef de l’État. Frédéric Mitterrand a parlé de son honneur. Soit, mais quand on est ministre, on est un peu dépositaire, aussi, de l’honneur de la France. Sa nomination était un coup politique, qui a troublé notre électorat. Son départ serait une décision politique. Et cette décision appartient à Nicolas Sarkozy. Si rien ne se passe, je le dis aujourd’hui: les dégâts seront terribles à droite et dans l’opinion.

C’est-à-dire ?

Si l’idée s’installe que la justice n’est pas la même pour tous, nous risquons de vivre des années troublées…"

Génération Missionnaire avec la Famille Missionnaire de Notre-Dame

Génération missionaire  

La Famille Missionnaire Notre-Dame, qui a sa maison mère dans l'Ardèche à Saint-Pierre de Colombier, lance deux projets.

Le premier projet, intitulé Génération Missionnaire, permettra à ceux qui y participeront de vivifier leur foi en développant leur zèle missionnaire. La communauté présente ainsi ce projet qui s'adresse d'abord aux habitants de Lyon et de sa proche banlieue :

"Génération Jean-Paul II ou Génération Benoît XVI, nous devons être une Génération Missionnaire ! Pourquoi missionnaire ? Jean-Paul II le rappelle : « La mission est un problème de foi, elle est précisément la mesure de notre foi en Jésus-Christ et en son amour pour nous. Le monde actuel est difficile. Notre foi demeure fragile. Avec saint Paul, « la charité du Christ nous presse » ! « Malheur à moi si je n'évangélise pas » ! (…)

De quoi s'agit-il ? Nous retrouver régulièrement autour d'un projet missionnaire à définir ensemble pour aller de l'avant, encordés à Notre-Dame des Neiges. Un groupe se réunira une première fois à Lyon (14 rue Louis Blanc dans le 6°) le samedi 17 octobre 2009 à partir de 18h00. Une première action concrète pourrait être en vue de la participation à la Mission du 8 décembre à Lyon.

D'autres projets sont actuellement en gestation :

Que vous soyez de Lyon ou d'ailleurs, vos idées, votre ardeur, votre zèle sont les bienvenus. Un de ces projets vous attire ? Vous souhaitez partager une idée, lancer une initiative ? Contactez-nous "

Le deuxième projet est le lancement le 1er novembre de In Altum, journal mensuel à destination des adolescents. Il est possible de le recevoir le sommaire et la version imprimable en s'inscrivant ici.
 
In altum
 

 

Avortoir fermé : en France aussi

Trouvé dans Présent :

A "Le hall de la maternité de l’hôpital Tenon situé à Paris dans le XXe arrondissement a été brièvement occupé mercredi par des opposants à la fermeture de son centre d’avortements, a fait savoir le Collectif unitaire pour les droits des femmes […].

"Le centre a fermé en catimini en juillet, le médecin partant à la retraite n’a pas été remplacé, et notre courrier à la direction est resté sans réponse. Il s’agit du troisième centre parisien pratiquant les IVG qui ferme […] les femmes qui téléphonent à Tenon s’entendent conseiller sur un message enregistré de s’adresser à l’hôpital Trousseau qui n’a pas la capacité" […].

Eh voilà : peut-être des petites vies sauvées grâce à une désorganisation administrative… Hélas, la direction de l’hôpital […] parle de « réorganisation » entre les hôpitaux Trousseau, Saint-Antoine et Pitié, d’une activité réclamant des compétences particulières. L’avortement légal serait-il donc si délicat à pratiquer ? N’y aurait-il pas tout simplement une lassitude des médecins, et notamment des plus jeunes, devant le meurtre légal et répétitif ?"

Etats-Unis : un avortoir ferme

La raison invoquée : "nous n'avons pas assez de patientes [sic] pour maintenir notre ouverture". Mais s'il n'y en a pas assez, c'est parce que les pro-vie se mobilisent.

Le scandale des sondages de l’Elysée

Voir ici le début de l'affaire. Les soupçons ont été confirmés mardi lors de l'audition du directeur de cabinet du président de la République par la commission des Finances :

S "A la manière d'un gamin pris en faute qui veut vite ranger sa chambre, l'Elysée nous annonce donc qu'une grande opération de nettoyage et de remise en ordre des contrats de conseil et de sondages est menée tambour battant à l'Elysée depuis le mois de juillet, c'est-à-dire depuis les révélations de la Cour des comptes et la polémique qui s'en est suivie. La situation serait désormais « simple ». Depuis juillet 2009, nous dit monsieur Frémont :

  • monsieur Buisson a un contrat de conseil pour 10 000 euros mensuels ;
  • monsieur Giacometti a un contrat pour 43 500 euros mensuels ;
  • une procédure d'appel d'offre a été lancée concernant les sondages, sondages qui ne porteront désormais que sur la seule image du président de la République, contrairement au passé où ce périmètre restreint n'était pas défini.

[…] Jusqu'en mars 2009, le contrat de monsieur Buisson comportait une « anomalie », dixit le directeur de cabinet, qui a poliment démenti au passage les déclarations de monsieur Buisson dans L'Express du 13 septembre selon lesquelles « la convention passée avec [sa] société n'était pas soumise au code des marchés publics à l'époque où celle-ci a été signée ». On dirait bien un lâchage en rase campagne… […]

Mais hélas, la remise en ordre a tout de même des limites. Les députés ont ainsi été informés que l'Elysée dépensera en 2009 pour 300 000 euros de sondages Ipsos et pour 820 000 euros de sondages Opinion Way… […] Jusqu'ici, on s'inquiétait du fait que les sondages Opinion Way payés par l'Elysée étaient publiés par Le Figaro et sur LCI pour influencer le débat politique. Aujourd'hui, on nous dit ouvertement que les questions étaient écrites par Monsieur Buisson."

La finance islamique censurée en France

I Le Conseil constitutionnel a censuré hier deux articles de la loi sur le financement des PME, dont l'un prévoyait une disposition en faveur de la finance islamique.

Dans son communiqué, le Conseil constitutionnel souligne que les dispositions relatives à la finance islamique ont été attaquées «non sur le fond, mais en raison de la procédure suivie au Parlement».

Il faut des aumôniers pour les hommes politiques

C'est ce qu'a demandé le professeur Edem Kodjo, secrétaire général émérite de l'Organisation de l'Union africaine (O.U.A.), Premier ministre émérite, professeur de patrologie à l'Institut Saint-Paul de Lomé (Togo) lors de son intervention à l'assemblée générale du synode des évêques pour l'Afrique :

Kodjo "Le cœur de l'homme étant obscur par nature et la politique étant la fange par excellence, ils sont plus exposés que d'autres à la trahison de leur foi. Les dénoncer, les vilipender ne suffit pas. Il faut changer leurs cœurs (…) Or, la formation post-catéchistique de notre Église reste à inventer, en particulier pour ce qui est de la connaissance de la doctrine sociale de l'Église (…) L'école chrétienne doit être rechristianisée, le laïcat valorisé, mieux associé, jouant un rôle plénier (…) Il faut des aumôneries pour les hommes politiques."  

Sa suggestion était à destination de l'Afrique mais elle pourrait tout aussi bien s'appliquer au reste du monde et à l'Europe en particulier.  

La laïcité à Marseille

Gaudin Invité de Mireille Dumas dans son émission "Vie privée, vie publique", Jean-Claude Gaudin s'est exprimé sur l'école catholique dans sa ville de Marseille.

Après un reportage sur le père Henry Quinson, ancien trader, devenu prêtre et fondateur de la Fraternité Saint Paul dans les quartiers Nord de Marseille, Mireille Dumas demande à Jean-Claude Gaudin si il aide des gens comme lui. La réponse du maire de Marseille :

"J’aide, si vous voulez, un peu, l’école catholique parce que l’école catholique à Marseille a douze écoles dans le secteur Nord de Marseille où la plupart des enfants sont musulmans." (à 31'00'')

Et si il n'y avait que des catholiques, l'aiderait-il également ?

Vaincre la trisomie 21 : chercher, soigner, défendre

Jean-Marie Le Méné, nouveau membre de l'Académie Pontificale pour la Vie, nous y invite dans l'éditorial de la Lettre de la Fondation Jérôme Lejeune qu'il préside :

Le méné " Quelquefois on nous demande : mais est-ce que vous faites de la bioéthique ou de la recherche à la Fondation ? comme s’il fallait choisir. Eh bien, nous faisons les deux ensemble, chers amis ! Et même les trois puisque nous finançons également l’Institut Jérôme Lejeune qui accueille plus de 5 000 patients en consultation médicale. Pourquoi est-ce si important de comprendre cela ? Parce que c’est la vocation de la Fondation – son objet statutaire – d’être active sur trois fronts en même temps : chercher, soigner, défendre (…)

 

Cette réalité, c’est le devoir qui nous incombe, depuis l’héritage transmis par Jérôme Lejeune, d’être au service des plus fragiles, en particulier de ceux qui souffrent d’une maladie de l’intelligence d’origine génétique. Dès lors, il est impossible de relever ce défi sans s’appuyer sur ce nécessaire trépied (…)

 

En effet, à quoi servirait de soigner nos patients si nous ne commencions pas par défendre leur vie et si nous ne leur promettions pas de chercher un traitement ? Ce serait trahir.

 

Comment pourrions-nous leur chercher un traitement si nous négligions de les soigner et de défendre leur vie ? Ce serait faillir.

 

Quel sens aurait de défendre leur vie sans les soigner ni chercher à les guérir ? Ce serait mentir (…)

 

Fondation jl L’enjeu consiste donc à devenir des as de la conjugaison simultanée et à être à la fois capable de prendre part au débat public, de poursuivre les pistes de recherche les plus performantes et d’accueillir de mieux en mieux le plus de patients. J’ai dit que c’était un devoir, je précise un devoir de justice, parce que l’avortement de 96 % des enfants trisomiques dépistés est un génocide. J’ai dit que c’était un défi et un défi exaltant parce qu’il consiste pour chacun d’entre nous à tâcher d’inventer l’avenir. En cette année du cinquantenaire de la découverte de la cause de la trisomie 21 par Jérôme Lejeune, j’ajoute que c’est surtout un honneur que nous partageons avec vous."

Il est possible d'aider Jean-Marie Le Méné dans cette tâche immense en faisant un don à la Fondation Jérôme Lejeune ici. 

Le service public à la française : le tabou du monopole d’Etat

Dans son hebdomadaire, Yves Daoudal revient sur le problème des monopoles d'Etat, dont la critique lui a valu quelques commentaires la semaine dernière. Extraits :

"Il y a toujours un tabou, en France, sur ces questions, et ce tabou s’exprime par l’expression «service publics à la française». Peut-être faudrait-il se demander s’il ne s’agit pas plutôt de services publics «à la soviétique», expression traduite par les communistes par «à la française» et imposée comme telle aux Français au moment où le parti communiste avait une très grande influence. Ainsi la SNCF a-t-elle été créée par le Front populaire, EDF-GDF et la sécurité sociale en 1946. Certes, la Poste, quant à elle, est devenue monopole d’Etat en 1793. Mais c’est aussi une date de dictature d’extrême gauche… […]

N Les jeunes, aujourd’hui, habitués à jongler entre les opérateurs et les constructeurs de mobiles, ne peuvent même pas imaginer qu’il y eut un monopole des télécommunications. Chacun peut constater que les innovations technologiques qui ont eu lieu sont le fait des entreprises privées. Et cela est logique. On ne demande pas à un fonctionnaire d’être innovant. On peut signaler aussi qu’il n’y a jamais eu de monopole d’Etat des télécommunications en Finlande. Le pays de Nokia. Ce n’est pas un hasard. […]

La question de la sécurité sociale est similaire. Son monopole est d’ailleurs devenu un énorme scandale. Car pour tenter de limiter son déficit toujours plus abyssal, elle ne cesse d’augmenter les cotisations, de dérembourser les médicaments, d’inventer de nouvelles ponctions comme le forfait hospitalier qu’il faut bien sûr augmenter, etc. Le résultat est que pour être vraiment assurés les Français doivent se tourner de plus en plus vers des «mutuelles». Il est urgent de supprimer le monopole de la sécurité sociale, et de laisser les gens s’assurer comme ils le souhaitent. Il ne s’agit pas de choisir entre le monopole d’Etat et l’entreprise privée. […]

S Les gardiens du monopole hurlent que l’on veut confier la santé des gens à des assureurs privés, que ce sont de grands groupes capitalistes qui n’ont pour objectif que de faire de l’argent. Et faire de l’argent avec la santé, c’est scandaleux. Mais, premièrement, ce n’est pas si évident. Il y a des entreprises qui ont un véritable code éthique. Et surtout, la solution n’est pas de se livrer corps et biens à l’assurance privée, mais de permettre la liberté. La liberté, notamment, de constituer d’authentiques mutuelles, comme celles qui avaient été créées par les syndicalistes chrétiens à partir de la fin du XIXe siècle, et qui ont été supprimées par la sécurité sociale qui a commencé par voler (il n’y a pas d’autre mot) les fonds de ces mutuelles.

C’est ainsi que le choix n’est pas entre collectivisme et libéralisme. […] Car il ne s’agit pas de livrer les gens à la jungle. On peut faire tout le contraire. En s’inspirant de la doctrine sociale de l’Eglise, qui est une doctrine de liberté, fondée sur le principe de subsidiarité. […] Pour prendre un exemple marginal, lorsque je travaillais la terre en Bretagne, avec un cheval (ben oui, quand on est jeune on croit tout possible), j’avais souscrit à une mutuelle où la cotisation était de 50 F par an. Ce qui était dérisoire. Or, cette mutuelle remboursait tous les frais vétérinaires, et si mon cheval mourait, la mutuelle remboursait intégralement le prix du cheval (à l’époque c’était au minimum 6000 F). Cela était possible parce que cette mutuelle était gérée par les éleveurs de chevaux eux-mêmes et s’adressait à des paysans responsables qui prenaient le plus grand soin de leurs chevaux. C’est ainsi que fonctionnaient aussi les mutuelles chrétiennes, ouvrières et autres. A l’opposé de l’irresponsabilité totale de la sécurité sociale. Et ces mutuelles fonctionnaient bien. Malgré le peu de ressources des ouvriers de l’époque, ce ne sont pas des déficits que la sécurité sociale a récupérés, mais bel et bien des fonds, importants, quand les communistes, sous l’égide du général de Gaulle, ont constitué le système.

Cet état d’esprit mutualiste, c’est-à-dire d’entraide, peut s’appliquer, d’une façon ou d’une autre, à tous les domaines. La «privatisation» est ce que l’on en fait, car la liberté est ce que l’on en fait. Ce qui bloque le processus est que les gens sont tellement habitués aux monopoles qu’ils ont peur de la liberté. […] Cet état d’esprit mutualiste, c’est celui de la charité fraternelle, c’est celui de la gratuité (pas la prétendue «gratuité des soins», qu’on paye extrêmement cher, mais le véritable esprit de gratuité). L’un des grands apports (parmi tant d’autres) de l’encyclique de Benoît XVI est son insistance à ce sujet : […]

P "Le grand défi qui se présente à nous, qui ressort des problématiques du développement en cette période de mondialisation et qui est rendu encore plus pressant par la crise économique et financière, est celui de montrer, au niveau de la pensée comme des comportements, que non seulement les principes traditionnels de l’éthique sociale, tels que la transparence, l’honnêteté et la responsabilité ne peuvent être négligées ou sousévaluées, mais aussi que dans les relations marchandes le principe de gratuité et la logique du don, comme expression de la fraternité, peuvent et doivent trouver leur place à l’intérieur de l’activité économique normale. C’est une exigence de l’homme de ce temps, mais aussi une exigence de la raison économique elle-même. C’est une exigence conjointe de la charité et de la vérité."

L’Arménie dans le piège turc

Lu dans Daoudal Hebdo, à propos de l'accord diplomatique signé samedi entre la Turquie et l'Arménie :

A "un accord analogue avait été signé il y a exactement 50 ans, à Zurich, entre la Turquie et la Grèce, qui était supposé régler le problème de Chypre. Lequel est aujourd’hui le même qu’il y a 50 ans, et pire, puisque la Turquie occupe toujours une bonne partie de Chypre, membre de l’Union européenne à laquelle elle prétend adhérer. La cérémonie de samedi s’est déroulée avec plus de trois heures de retard, parce que les Arméniens jugeaient inacceptable le passage sur le génocide arménien du discours que devait prononcer le ministre turc. Finalement il n’y a pas eu de discours du tout… La question du génocide arménien a été renvoyée à une commission bipartite, où la partie arménienne ne pourra jamais utiliser le terme de « génocide »…

Et dès le lendemain, les Turcs revenaient déjà sur ce qu’ils avaient signé. L’accord prévoit l’ouverture des frontières, mais le gouvernement turc a fait savoir que cela était impossible tant que l’Arménie « occuperait » le Nagorny- Karabakh, enclave arménienne en Azerbaïdjan. (L’Azerbaïdjan, pays frère de la Turquie, avait aussitôt condamné l’accord…) Les congratulations de Zurich ne peuvent pas faire oublier les grandes manifestations de rue contre l’accord, tant en Arménie qu’en Turquie, et qui vont se poursuivre, car l’accord doit encore être approuvé, la semaine prochaine, par les parlements des deux pays."

Le BAC au service du totalitarisme

Lue dans Renaissance Catholique, cette remise en cause du BACCALAUREAT :

B "Tout le monde s’est habitué à cette institution plus que bicentenaire (instituée le 17 mars 1808) qui confère à la puissance publique et à l’État les clés d’accès à l’enseignement supérieur car c’est lui qui fixe le contenu des programmes et la nature de l’épreuve. Cet état de fait, largement accepté, est une des manifestations les plus flagrantes du caractère totalitaire, depuis longtemps, de la société dans laquelle nous vivons. En effet, de droit naturel et surnaturel, il n’est nullement de la responsabilité de l’État de régenter l’instruction ni, a fortiori, l’éducation des enfants. Cette responsabilité incombe d’abord aux parents qui délèguent leur autorité à qui ils le souhaitent, faisant confiance à des institutions compétentes pour transmettre un savoir qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes. La première mission de l’école est une mission d’instruction puis d’éducation, dans le prolongement des choix pédagogiques des parents.

Ces réflexions, pourtant banales, sont aujourd’hui bien peu partagées. L’État se veut éducateur et qui plus est éducateur selon les principes fondateurs de la République : Liberté (sauf pour les ennemis de la liberté), Égalité (même si certains sont plus égaux que d’autres comme le manifeste la différence de traitement médiatique et politique à la suite des actes de vandalisme perpétrés à Toul contre une église et son desservant puis une mosquée), Fraternité (de père inconnu et de mère trop connue : une Marianne à la poitrine opulente tenant plus de la tricoteuse exaltée que de la fée du logis) sans oublier la laïcité, état où l’homme se fait tout à la fois roi et Dieu.

La neutralité de l’État est, comme celle de l’enseignement, une impossibilité pratique. Il y a toujours des principes et des valeurs qui sous-tendent les choix politiques et pédagogiques, car la vie n’est pas neutre. Le ministère de l’Éducation nationale, co-géré depuis des lustres par le ministre et les organisations syndicales, est tout imprégné de sa mission de former de bons républicains et de formater les jeunes esprits selon les normes du politiquement correct."

Frédéric Mitterrand, ce Tunisien qui adopte des enfants

Extrait du portrait de Frédéric Mitterrand selon Faits et Documents du 15 au 30 septembre:

M "Présentée comme l’un des symboles de l’ouverture à gauche, la nomination de Frédéric Mitterrand, n’en est pourtant pas vraiment une : dès 1995, il appartenait au comité de soutien à Jacques Chirac. […] D’abord enseignant à l’Ecole active bilingue de Paris (1968-1971), il sera par la suite gérant des sociétés Olympic Palace (1971-1986), Entrepôt (1975-1986) [diffusant surtout des films interdits aux mineurs, NDMJ] et Olympic-Entrepôt (1977- 1986). Il s’agit en réalité d’un vaste ensemble de salles de spectacle, cinéma, restaurant dans le XIVe arrondissement de Paris, où, autour de sofas très glamours, se croisaient toutes les marginalités, de l’extrême gauche militante ou combattante (le mensuel L’Internationale, qui soutenait Action directe, y fut un temps domicilié) à l’homosexualité jusqu’alors seulement tolérée. Lors de sa nomination, Libération (24 juin 2009), très nostalgique, rappellera l’ambiance qui y régnait : «Le gauchisme anarcho-désirant y tient salon.» Dans l’un de ses premiers entretiens (à Pascal Ory, dans La Nouvelle revue socialiste), il assurait avoir acheté cet immense local avec l’un de ses élèves avec lequel il avait gagné à la Loterie nationale. Toujours est-il qu’il jette l’éponge en 1986, totalement ruiné. Ses salaires de la télévision sont saisis pour rembourser ses dettes. […]

Il déclare un enfant au Who’s Who mais VSD (7 décembre 2000) lui attribue deux enfants tunisiens adoptés [des boxeurs de 40 ans ? NDMJ]. […] Il a par ailleurs opté pour la nationalité tunisienne (sans renoncer à la nationalité française) comme l’a rappelé en détail Minute (Un Tunisien nommé Mitterrand, 12 août 2009)."

Blague nauséabonde de Frédéric Mitterrand

Trouvé par FDesouche dans les poubelles de la Télévision :

En 2005, sur le plateau de Thierry Ardisson dans 93, Faubourg Saint-Honoré sur Paris Première. Les invités, parmi lesquels Stéphane Guillon ou Michèle Bernier, plaisantent sur l’âge à partir duquel on est trop vieux pour être désirable dans une relation. C’est à ce moment que Frédéric Mitterrand lâche en rigolant:

"C’est au-dessus de 14 ans que c’est dégueulasse".

Créteil Bébel est viré

L'équipe de football amateur composée essentiellement de joueurs musulmans pratiquants de la région parisienne a été exclue de sa ligue pour avoir refusé de jouer contre un club d'homosexuels, le Paris Foot Gay. La Commission Football Loisir écrit :

"L'équipe Créteil Bebel est exclue de la CFL pour refus de match avec propos discriminants".

Pour lutter contre l'islamisation, nous pourrons compter sur l'appui du lobby gay…

Vaclav Klaus persiste et signe

Le président tchèque a déclaré mercredi qu'il n'était pas prêt à revenir sur les objections qu'il a formulées à l'encontre du traité de Lisbonne :

"J'ai expliqué que je crains et que je ne suis pas seul à craindre un approfondissement de l'intégration de l'Union européenne. Pour moi c'est une chose d'importance vitale. A mon avis, les conditions que j'ai formulées pour signer l'accord sont sérieuses et l'idée que je peux oublier mes objections est mal fondée."

C’est quoi la théorie du genre ?

Mgr Tony Anatrella, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, reçoit en consultations et enseigne la psychologie à Paris. Il est consulteur du Conseil pontifical pour la famille et du Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé. Il travaille, entre autres, les questions relatives à la théorie du genre auprès de plusieurs dicastères romains. Voici ses explications recueillies par Zénit :

Anatrella " La théorie du genre présente les relations entre les hommes et les femmes en termes de pouvoir, de rivalité et d'opposition là où, d'une façon réaliste, elles se conçoivent dans la solidarité, la coopération et la complémentarité. Cette théorie désolidarise l'homme de la femme et prétend que les hommes ont, de tout temps, dominé les femmes. Autrement dit, l'inégalité entre les sexes est le produit des relations de pouvoir entre les hommes et les femmes (un genre domine l'autre). Ainsi, on préfère parler de genre masculin ou féminin, voire d'un genre neutre qui inclut les orientations sexuelles, plutôt que d'homme et de femme car on considère que le genre masculin et le genre féminin, ou encore la différence sexuelle, ne sont que des constructions culturelles de pouvoir. L'identité personnelle du sujet est évacuée puisque l'homme et la femme ne sont que des productions sociales. 

La théorie du genre est une idéologie sociologisante produite par les sciences humaines dans laquelle on retrouve des aspects de la dialectique marxiste. La différence sexuelle est devenue la nouvelle caractéristique de la lutte des classes sexuelles dont il faut se libérer. Il faut même délivrer la société de ses normes hétérosexuelles afin de faire droits aux revendications des personnes homosexuelles. Au nom de l'égalité, nous sommes invités à ne plus faire référence à la catégorie même de sexe. Dans un premier temps, on distinguait le sexe du genre, actuellement on franchit une limite supplémentaire en abandonnant le sexe pour le genre. Il faut donc déconstruire tout ce qui peut rappeler les normes d'une société fondée sur la différence sexuelle, ne plus parler de père, de mère, de mariage et de la filiation enracinée sur des rapports biologiques. La famille sociale serait privilégiée au détriment de la famille biologique. Ainsi pour favoriser le mariage entre personnes de même sexe, le Québec a rayé dans son Code civil les notions de « père » et de « mère » au bénéfice de la notion étrange et confuse de « pourvoyeur de forces génétiques ». L'Espagne est dans la même dérive en parlant « de progéniteur 1 » et « de progéniteur 2 ». La France se prépare à créer le statut du beau-parent qui donne un pouvoir relativement parental à toutes les personnes qui se succèdent dans la vie affective de l'un ou l'autre des parents de l'enfant. Le législateur est davantage attentif aux intérêts subjectifs des adultes qu'aux besoins structurels de l'enfant. Il y aurait ainsi matière à réfléchir sur ce qu'est « l'intérêt supérieur de l'enfant » que l'on confond souvent avec des considérations affectives ? Sans avoir à s'interroger sur le sens de ces errances, les responsables politiques morcellent toujours davantage le sens de la filiation. Toutes les manipulations et les tricheries sont possibles avec les mots quand une société ne voit plus l'enjeu de la différence sexuelle et de ce qui structure le lien familial et social."

La désinformation de Frédéric Mitterrand décryptée

Jean-Pierre Maugendre a décrypté, dans un article à paraître dans le prochain numéro de Renaissance Catholique, la désinformation à laquelle s'est livrée Frédéric Mitterrand. Extraits :

M "c’est dans l’émission télévisée du 8 octobre que Frédéric Mitterrand, interrogé par Laurence Ferrari, se livre, avec talent, à un feu d’artifice utilisant quasiment toutes les méthodes de manipulation de l’opinion :

  • l’unanimité : «Une vie qui ressemble à la mienne mais aussi à celle de beaucoup d’autres gens» dit-il. Le message est limpide : ce que je décris est banal, partagé par beaucoup de gens, il n’y a vraiment pas lieu de s’en offusquer. L’objectif est que les contradicteurs se sentent isolés car minoritaires.
  • la récupération : «On ne fait pas de la bonne littérature avec de bons sentiments». La sentence, qui se veut définitive, induit l’auditeur à penser que Frédéric Mitterrand est en butte à l’hostilité des pouvoirs établis comme le furent en leur temps Villon, Baudelaire, Musset, Gide… De même, en affirmant qu’«il ne faudrait pas revenir à l’âge de pierre et confondre homosexualité et pédophilie», la récupération historique vise à disqualifier, au nom du progrès, tous ceux qui refusent les deux comportements ou créent un lien entre eux.
  • la contre-vérité non vérifiable : «Vous reconnaissez quelqu’un qui est un boxeur de 40 ans» affirme Frédéric Mitterrand sous la pression de Laurence Ferrari qui veut connaître l’âge des partenaires tarifés du ministre. Certes, mais cette affirmation est-elle conciliable avec les termes de garçon (utilisé 3 fois) et de gosse (1 fois) employés dans le récit ? La journaliste prudente ? complice ? impressionnée ? incompétente ? ne pose pas la question. […]
  • le transfert d’émotion : «Je suis ému. Je pense à mon honneur, à ma famille, à mes enfants, à ma mère». Il s’agit de faire pitié. La question de Laurence Ferrari aurait pu être : «Pensiez-vous à votre honneur, à votre famille, à vos enfants et à votre mère dans les bordels de Thaïlande» ? Le transfert d’émotion est une figure de dialectique particulièrement efficace, dont l’impact est renforcé par l’image.
  • l’implication : «Que celui qui n’a pas commis ce genre d’erreurs me jette la première pierre… Quel est celui qui n’aurait pas commis ce genre d’erreur au moins une fois dans sa vie ?» Si la référence évangélique –admirable figure de récupération historique assimilant le ministre à la femme adultère à qui le Christ pardonne ses péchés– incite au pardon, le pari est audacieux. Dans quel univers Frédéric Mitterrand vit-il pour croire que tout le monde a eu recours au moins une fois dans sa vie à des relations homosexuelles tarifées ? Cette figure de l’implication est réutilisée dans la suite de l’intervention : «Il (Nicolas Sarkozy) m’a confirmé sa confiance, comme François Fillon». Il s’agit de faire conforter son message par une personne qui fait autorité sur le téléspectateur, en l’occurrence le Président de la République et le Premier ministre.
  • le grossissement : Frédéric Mitterrand dénonce «le torrent de mensonges et d’amalgames». […] Ce qui devient important, ce ne sont plus les faits mais la prétendue campagne de déstabilisation.

[…] Christophe Barbier, de L’Express, dans la plus pure tradition de la novlangue chère à Orwell, crée le néologisme de “fachosphère” pour désigner les sites Internet non contrôlés par la grosse presse qui diffusent la vidéo du 5 octobre. Dénoncer les propos du ministre c’est se faire complice du fascisme, un des “mythes incapacitants” les plus efficaces de ces dernières décennies. Dans la même veine, le secrétaire général de l’UMP, le franc-maçon Xavier Bertrand, s’empressera de dire que tout cela lui rappelle «les heures les plus sombres de notre histoire». […]

Plein d’imagination, Frédéric Mitterrand conceptualise une nouvelle figure de dialectique : la victimisation […] : «Si je m’appelais Tartempion, je ne subirais pas les mêmes indignités». Osons ajouter qu’il ne serait peut-être pas ministre s’il s’appelait Tartempion. […] Quel que soit l’avenir, chacun pourra relire, le discours de Nicolas Sarkozy le 29 avril 2007 au Palais omnisports de Paris-Bercy : «Je veux tourner la page de Mai 68 une bonne fois pour toutes. Mais il ne faut pas faire semblant… Je propose aux Français de renouer en politique avec la morale.» Tout commentaire serait superflu…"