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Le théâtre, école de sainteté ?

Amar bd

Connaissez-vous l'abbé Pierre Amar ? Vicaire de la paroisse du Chesnay dans les Yvelines, investi dans les aumôneries de l’enseignement public et dans le scoutisme, ce jeune prêtre de 36 ans vient de publier sa deuxième pièce de théâtre donnée à guichet fermé plusieurs soirs d’affilée, dans une salle francilienne, cet été. Il explique son intérêt pour le théâtre ainsi :

"Aujourd’hui, nous sommes envahis d’images immédiates, de clips et de slogans rapides, constate-t-il. Le théâtre, avec son rythme propre, plus lent, ses décors, ses jeux de scène et d’acteurs permet d’aller plus en profondeur et en vérité. C’est Jean-Paul II qui m’a donné envie de devenir prêtre. Comme lui, je crois que l’expression théâtrale est idéale pour transmettre des valeurs de vie "

Théâtre 2 Après le succès d’un premier spectacle sur la vie de Jean-Paul II intitulé Santo Subito (1 500 entrées à Versailles et autant à Paris), l'abbé Amar s’est ensuite plongé dans la vie de Charles de Foucauld. En huit scènes colorées et inventives, il retrace le destin peu commun de ce prêtre béatifié en 2005 par Benoît XVI dans une pièce intitulée Prince du désert.

Théatre Cultivant l’art du contre-pied, toujours à l’humour, l'abbé Amar parle de la sainteté à hauteur d’homme, soucieux d’aller à l’essentiel. A l’écouter, cette aventure porte des fruits évidents, non seulement pour le public mais aussi pour la trentaine d’acteurs, âgés de 8 à 12 ans. Et ce, bien au-delà du cercle des paroissiens. Des non-baptisés ont fait partie de la Troupe et ont été séduits par le projet. D’autres affirment redécouvrir leur foi, tel ce jeune qui dit ne plus « faire son signe de croix de la même façon ».

Théâtre 2 (2) Sollicité par des aumôneries, paroisses, écoles et unités scoutes de divers mouvements pour jouer ses pièces, l'abbé Amar précise que « le but n’est pas de nous déplacer avec toute la troupe, mais de monter le spectacle sur place, avec les moyens locaux », comme cela s’est déjà fait à Saumur, Paris, Chinon, Lyon…*

Ceux qui sont intéressés peuvent commencer par lire ses deux premières pièces en les commandant ici et ici puis contacter l'abbé Amar ici.

Théâtre 3 Théâtre 4

Le nombre d’avortements baisse ?

Le nombre des avortements serait passé de 45,5 millions en 1995 à 41,6 millions en 2003, selon le rapport de l'Institut Guttmacher, une ONG basée aux Etats-Unis. Ce pourrait être une bonne nouvelle si cette ONG n'en profitait pas pour appeler à accroître la contraception, qui serait la cause de cette baisse. Mais nous avons des chiffres plus récents et plus contrastés. Ils nous viennent de l’Institut de Politique Familiale (pdf 28 pages) :

A "En 2007, 1.237.731 avortements ont été enregistrés dans l’UE des 27, ce qui veut dire que chaque jour 3.391 enfants sont morts par avortement en Europe, soit 141 avortements par heure. […] En 1997, 837.409 avortements ont été provoqués dans l’UE des 15, et en 2007 : 931.396, soit 93.987 avortements de plus [soit une augmentation de plus de 12%]."

La bonne nouvelle vient des nouveaux pays de l'UE :

"Les avortements dans les pays de l’Europe élargie sont passés de 650.869 à 306.335 entre 1997 et 2007. Ce qui correspond à une diminution de 334.534 avortements (52,9%)."

On se souvient du cas de la Croatie, qui a fait baisser les avortements de 88% en 16 ans. Et ce n'est pas grâce à la contraception. En revanche, les pays qui promeuvent abondamment la contraception sont à la peine :

"En 2007 trois avortements sur quatre (75,3%) se sont produits dans les pays de l’ UE des 15…"

L'IPF fait remarquer ensuite que l’avortement est :

  • la première cause de mortalité en Europe
  • l’une des causes principales de la baisse des natalités en Europe.

Les catholiques et l’euthanasie

Sur le site du diocèse de Paris, le Père Brice de Malherbe revient sur ce sondage que nous avions décrypté et qui annonçait que 45% des catholiques étaient favorables à "l'euthanasie lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en phase terminale le réclame" : 

Malherbe "Evidemment la pratique du sondage est une pratique qui attend une réaction spontanée plus que le fruit d’une réflexion approfondie. Il me semble que des mots comme « maladie incurable en phase terminale » font peur et peuvent ainsi expliquer cette réaction a priori favorable à l’euthanasie (…) Et puis, une autre explication : peut-être le fait que les membres de l’Eglise catholique, comme tout le monde sont influencés par notre société. Une société dans laquelle la mort est évacuée, la mort ne fait plus partie de la vie et on en a peur (…)

D’abord que c’est très difficile de se projeter dans l’avenir. La réalité de la fin de vie ne correspond pas à ce que l’on peut imaginer derrière, encore une fois, des termes comme « maladie incurable en phase terminale. » La réalité c’est qu’en France il y a des efforts considérables qui ont été faits pour soulager la douleur en fin de vie et s’est développé comme chacun sait ou devrait le savoir, tout un réseau de soins palliatifs (…) Donc aujourd’hui, d’une part je dirais que les équipes médicales n’attendent pas une situation de détresse terrible pour traiter la douleur et pour s’assurer du confort autant que possible de la personne en fin de vie. Aujourd’hui, il y a tout un travail d’accompagnement, de prévention pour éviter des situations de détresse en phase terminale de maladie incurable (…)

Ensuite au-delà de traiter la souffrance physique, il y a la souffrance morale. La souffrance morale on ne pourra jamais complètement la supprimer (…)  La question est de savoir si pour supprimer cette souffrance morale, nous pouvons réclamer de nos proches cette solution inhumaine qui est de demander finalement un permis de tuer, un permis de mettre fin à la vie volontairement (…)

Et puis, pour notre Eglise Catholique, nous avons sans doute à retrouver ou à chercher, parce que c’est un sujet qui n’est pas facile à aborder, à continuer à chercher à replacer la mort comme un élément normal de notre vie que nous avons du mal à affronter. Le Christ lui-même a été angoissé face à la mort et en même temps, il a courageusement affronté la mort. Heureusement chacun d’entre nous n’est pas appelé à vivre les mêmes souffrances que le Christ, mais nous devrions affronter notre mort dans la même espérance que Lui en son Père qui lui fera traverser la mort et le conduira à la résurrection. Je pense que nous avons à redécouvrir comment cette étape de la mort est un passage vers la Vie."

Bébé-médicament : dangers psychiques ?

Pierre-Olivier Arduin poursuit sa réflexion sur les bébés-médicaments. Après avoir posé la question de savoir si il ne fallait pas abroger tout simplement le dispositif, il souligne l'instrumentalisation dont pourrait être victimes ces enfants et, surtout, les risques psychiques dont ils pourraient souffrir tout au long de leur vie :

Poa "Outre les enjeux éthiques, le principe du bébé-médicament soulève des interrogations sur un plan strictement psychologique, entachant les relations parents-enfants et celles au sein de la fratrie.

Quelle sera l’attitude des parents vis-à-vis du bébé conçu ? En cas d’échec, quel sera le poids de culpabilité que devra porter l’enfant venu au monde dans le seul but de « sauver » son frère malade ? Dans l’éventualité d’un succès, quel sera le poids de la dette morale éprouvée par celui qui a été « sauvé » ? (…)

La psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, très favorable par ailleurs au DPI, marque à ce propos sa réserve avec une formule lapidaire dont la signification est lourde de sens : « En termes analytiques, on peut présumer qu’il s’agira d’un enfant à risque psychique. » (…) Malgré cet arsenal impressionnant de mesures de contrôle, on peut déplorer l’attitude curieuse qui consiste tout de même à autoriser une pratique biomédicale dont on semble redouter plus ou moins ouvertement les conséquences néfastes sur la santé psychique des enfants concernés et leurs parents. On a beau nous démontrer que tout est fait pour encadrer le dispositif, il n’en demeure pas moins que se pose la question du principe élémentaire de précaution qui devrait ici valoir quand il s’agit de répercussions psychologiques mettant en jeu des enfants. Les principes hippocratiques de bienfaisance et de non-malfaisance ne sont-ils pas bafoués (…)

Au vu des dilemmes éthiques tangibles qu’elle soulève et de l’inanité biomédicale dont elle est entachée, il serait tout à l’honneur du législateur qu’il revienne sur une pratique qu’il a peut-être autorisée trop hâtivement (…) Politiquement, suspendre le dispositif expérimental du DPI-HLA serait bien au contraire le signe d’une capacité affûtée du législateur, témoignant qu’il peut tenir compte quand il le faut d’un affinement de la réflexion morale pour infléchir des choix qui s’avèrent en définitive excessivement problématiques. Faisant preuve d’une réserve salutaire en la matière, le Conseil d’État a ainsi estimé qu’il appartenait au législateur de « reconsidérer le double DPI » : « Les questions posées par le double DPI et le fait qu’il ait été peu utilisé pourraient justifier que le législateur envisage de mettre un terme à cette pratique ». Ce genre de remarque est suffisamment rare pour que la mission d’information parlementaire de révision de la loi bioéthique du 6 août 2004 examine sérieusement la question avant de rendre son rapport final."

Il n’est jamais trop tard pour se rallier

Que ceux qui croyaient avoir tout lu sur le Pacs, le pire et le meilleur, lisent avec attention les propos de Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien–Démocrate, tenus dans un entretien accordé au Point aujourd'hui :

Boutin "Le Pacs a apporté aux homosexuels cette égalité de droits, mais on pouvait très bien la faire sans passer par un statut particulier. Je suis contre le statut, mais je revendiquais moi-même à l'époque cette égalité de droits. Il me semblait évidemment normal que deux personnes qui vivent ensemble aient accès aux droits sur l'héritage, la succession, l'accès au logement, les droits sociaux…

Ces discussions, c'était finalement beaucoup de bruit pour rien ?

Non, car ce débat valait le coup pour le simple fait d'avoir décrispé le tabou de l'homosexualité en France. L'homosexualité n'est plus regardée de la même façon. Je suis très fière de cet effet collatéral positif : grâce à ce débat passionné d'il y a dix ans, toutes les familles de France ont parlé de l'homosexualité."

Après le silence étonnant de Philippe de Villiers sur l'affaire Mitterrand, c'est à se demander si une course à la surenchère conformiste et politiquement correcte ne s'est pas enclenchée entre ce dernier et Christine Boutin pour obtenir, de l'UMP et de Nicolas Sarkozy, chacun le plus de places éligibles aux régionales de 2010…. A condition de flatter l'opinion dominante !

Affligeant ! Mais faut-il s'en étonner lorsque l'on sait que leur chef politique, Nicolas Sarkozy, a lui-même déclaré en juillet 2009 qu'il regrettait que la droite se soit opposée au Pacs :

"Le problème de l’opposition aujourd’hui c’est d’être à ce point fermée. Nous avons connu cela nous-mêmes. L’erreur qu’a commise la droite à l’époque du Pacs ! C’était ridicule et outrancier. On s’est trompé. J’en ai tiré des conséquences définitives."

L’euthanasie, c’est la chasse aux vieux !

La nouvelle affaire Humbert qui va être jugée à la cour d’assises du Rhône à partir d'aujourd'hui est prémonitoire de ce qui se passerait si l'euthanasie était légalisée en France :

" La cour d’assises du Rhône devra juger à partir de demain, mercredi, une femme de 52 ans, aux contours psychologiques complexes (…) Celle-ci se confie en effet à des infirmières, déclarant avoir étouffé sa mère avec une couverture. “La maladie ne justifiait pas l’euthanasie. La décision a été prise de façon discrétionnaire, autoritaire. Comme tout ce que cette femme faisait dans cette famille”, explique Eric Braillon, avocat des filles de Josiane Humbert (…)

Josiane porte le même nom de famille que Marie Humbert, connue pour avoir porté le débat public sur l’euthanasie, après le décès “aidé” de son fils tétraplégique, sourd et muet. Josiane aurait demandé à une association soutenant le combat de Marie Humbert de témoigner en sa faveur. Usure psychique et morale, ou volonté de régenter la vie de famille au point de choisir le moment de la mort de sa mère, et d’entraîner son époux avec elle ? Les questions restent suspendues. “J’espère dans tous les cas que la sanction ne sera pas trop lourde, il y a une sorte de mythomanie chez cette femme”, déclare Eric Braillon. Josiane Humbert comparaîtra libre à partir de ce mercredi, tout comme son époux, Guy Humbert, accusé de complicité d’assassinat pour avoir assisté à la scène." 

Les partisans de l'euthanasie ne sont pas sereins car cette affaire montre la nature profonde, perverse et criminelle de l'euthanasie. Arguer de la faiblesse psychologique de cette femme est l'arbre qui cache la forêt. L'ONU a récemment montré du doigt la politique d'épuration des vieux qui se déroule aux Pays-Bas sous pretexte d'euthanasie. Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses à venir s'installer dans l'Allemagne voisine craignant que leur entourage profite de leur vulnérabilité pour les éliminer…

Il ne faut pas se tromper. Ce procès n'est celui d'un assassinat familial mais bien celui de l'euthanasie !

Eglises en péril

Ce blog liste 65 églises menacées et 8 églises déjà détruites. A suivre.

La culture de mort, au Viet-Nam aussi…

Lu sur Courrier International :

Vietnam " Plusieurs milliers de couples ont prié pendant trois jours, début octobre, dans la pagode Tu Quang, à Hô Chi Minh-Ville, pour le repos des âmes de leurs enfants qui n'ont jamais vu le jour, raconte le quotidien Thanh Nien. Tous devaient déclarer le nombre de fois auquel ils avaient eu recours à un avortement. Une femme, aujourd'hui âgée d'une soixantaine d'années, a reconnu avoir subi à vingt reprises une interruption volontaire de grossesse (IVG) tandis que la majorité des autres participantes mentionnaient entre quatre et dix IVG.

En outre, si les couples interrogés par Thanh Nienh n'ont pas indiqué que le choix du sexe était l'une des raisons qui les avaient conduits à prendre une telle décision, de nombreuses études ont montré que la préférence pour un garçon avait motivé l'avortement lorsque le fœtus était de sexe féminin".

Afrique : l’aide au développement conditionnée par la culture de mort

Extraits du rapport présenté par le cardinal Turkson, archevêque de Cape Coast (Ghana), faisant la synthèse des différentes interventions du synode :

T "Mais les Pères synodaux décrivirent aussi diverses attaques féroces, lancées de l'extérieur de l'Afrique, contre la famille et contre l'institution fondamentale qui lui est liée, le mariage; et ils l'attribuèrent à différentes sources: idéologiques (l'idéologie du genre, l'éthique sexuelle globale, le génie génétique) et clinique (contraception: Planning familial et l'Éducation à la Santé Reproductive, stérilisation) et des styles alternatifs de vie qui apparaissent (mariages homosexuels, unions libres). […]

Les Pères synodaux ont dénoncé clairement les idéologies et les programmes internationaux qui sont imposés à nos pays sous de fallacieuses raisons ou conditionnant l'aide au développement. Elles sont nocives pour la famille."

Rapport Leonetti : rien pour diminuer le taux de divorces

Catholiques en campagne réagit au rapport Leonetti sur le statut du faux-parent :

P "Affichant une volonté de "régler les problèmes de la vie quotidienne des enfants après la séparation des parents", mais sans rien proposer pour diminuer le taux de divorce …, ce texte de plus de 100 pages reconnaît que "la quasi-unanimité des personnes auditionnées […] s’est montrée réticente vis-à-vis du texte proposé […] ". Fâcheux pour un texte juridique ! Et on s'attendrait donc en toute logique à une proposition d'abandon du texte ; mieux, à des dispositions favorisant la « durabilité » des familles […].

Mais, il y a … "le respect des engagements pris par le Président de la République" pendant la campagne présidentielle envers une certaine communauté. Alors, pour lever les "difficultés liées à l’application pratique d’un certain nombre de propositions de l’avant-projet de loi", Jean Léonetti suggère l'intervention d'un médiateur familial : il y avait les parents, puis les tiers, maintenant le médiateur. Peut-on réellement penser qu'il suffit de rajouter un tiers de plus pour régler le problème des tiers ? […]

F Alors, répétons que nous voulons que l'intérêt supérieur de l'enfant soit préservé. Gardons à l'enfant des références parentales dépolluées de "tiers" et de "médiateurs parents-tiers". […] C'est le message que « Catholiques en Campagne » entend continuer à faire passer auprès des décideurs, notamment politiques, en réactivant la campagne « Famille naturelle, Société durable » : pétition , courriers ou cartes postales , tout est bon pour dire que, nous tous, pour tous les enfants, nous voulons un papa et une maman ! "

Bataille rangée à Versailles

Dimanche, en plein milieu
d’après-midi, une bande est venue venger l'un des siens, récemment condamné par le tribunal pour enfants à
rembourser un jeune versaillais à qui ils avaient dérobé son deux roues. Armée de clubs de golf, béquilles, bâtons et pistolets de défense,
la bande a gazé et roué de coups
un adolescent sur la voie publique. Les amis et les frères de la
victime arrivent à la rescousse et une bataille rangée éclate. Plusieurs
véhicules sont détériorés. Bienvenue à Versailles.

Pédophile en liberté

La complaisance du pouvoir à l'égard des crimes sexuels se poursuit : la chambre d'instruction d'Aix-en-Provence
a ordonné mardi après-midi la remise en liberté sous contrôle
judiciaire
de Christian Iacono, 74 ans, l'ancien maire de Vence, pourtant condamné le 12 avril à neuf ans de prison pour le viol de son petit-fils âgé de 5 à 8 ans lors des faits.

Jurisprudence Polanski ?

Sans la foi, quelle morale ?

Le Cardinal Barbarin est interrogé par Lexnews :

"En mars 2008, à Lyon, j’ai eu un dialogue avec Axel Kahn, qui protestait contre la phrase de Dostoïevski : «Si Dieu n’existe pas, tout est permis». «Non, disait-il, car il y a la dignité humaine». Moi, je suis content d’entendre cela. Mais je lui réponds :

Crédit photo Ferruccio Nuzzo «Je ne suis pas sûr que vous arriviez à bâtir une morale forte sans la foi. Un exemple : vous dites qu’aujourd’hui l’avortement est un fait de société, qu’il faut le reconnaître comme un droit. En revanche, vous trouvez monstrueux qu’on puisse condamner un bébé parce que c’est une fille et qu’on voulait un garçon, ou l’inverse. Mais comment empêcher cette monstruosité alors qu’on peut connaître très tôt le sexe de l’enfant et que ce que vous appelez « l’avortement de convenance » est autorisé jusqu’au troisième mois ? Vous voyez bien que, tout seuls, vous n’y arrivez pas !».

L’Eglise, elle, dit depuis deux mille ans et elle le dira encore dans deux mille ans qu’il ne faut pas tuer l’enfant dans le sein de sa mère, que cette vie doit être respectée, qu’elle est tout aussi précieuse que la nôtre. La parole de l’Eglise est clairement décalée et parfois en opposition avec la société actuelle, mais elle est un précieux rempart contre ce genre d’agissements"

La « réinfosphère » : le grain de sable médiatique

De Polémia :

"La réinfosphère empêche la connivence politico-médiatique de bien fonctionner.

P D’abord, en mettant en lumière des faits qui autrement seraient occultés ; la réaction de Frédéric Mitterrand à l’affaire Polanski a choqué ; des internautes ont alors cherché à comprendre en se reportant à son livre La Mauvaise Vie ; ils en ont mis en ligne les passages les plus significatifs (sur les « garçons », les « gosses »), tout comme les commentaires qu’en fit Frédéric Mitterrand lui-même lors du lancement du livre à la télévision.

A la suite du site fdesouche.com/, qui a joué un rôle clé dans l’émergence de l’affaire, et d’autres sites comme lesalonbeige.blogs.com/ et fr.novopress.info/, la réinfosphère s’est emparée de l’affaire. Les grands médias officiels ont alors été contraints d’en parler aussi, L’Express, dirigé par Christophe Barbier, proche de Carla Bruni, se ridiculisant en parlant de « fachosphère » pour désigner un mouvement général de condamnation des fautes de Frédéric Mitterrand et de sa vision du monde qu’il définit ainsi : « L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système ».

Car l’indignation dans l’affaire Polanski/Mitterrand a concerné tous les milieux : tous les journaux ont reçu sur leurs sites internet d’innombrables commentaires de leurs lecteurs marquant leur désapprobation et leur condamnation d’articles complaisants vis-à-vis des pédophiles pour peu qu’ils soient puissants."

Un nouveau soutien pour Jean Sarkozy

Qui a dit ?

Sarko jean "En tant que conseiller général élu du peuple, Jean Sarkozy, a parfaitement vocation à remplir cette mission. On ne voit pas pourquoi un élu de la Nation ne pourrait pas assumer une fonction, sous le prétexte de sa jeunesse, de son origine, et ceci, d'autant plus que tous ses collègues du Conseil général savent qu'il en a l'envergure. Il se trouve que j'ai eu à connaître Jean Sarkozy en tant que conseiller général (…) par delà sa jeunesse, cet homme a du talent et de l'étoffe"

 

Addendum (20h55) : Bonne réponse de Tonio. Il s'agit effectivement de Philippe de Villiers. En revanche, le site du MPF n'a toujours pas publié à ce jour le moindre communiqué ou prise de position concernant l'affaire Frédéric Mitterrand…

Tant qu’à faire, supprimons le ministère de la culture

D'un lecteur dans Les 4 Vérités :

C "S’il fallait que je tire une conclusion positive de la « défense » de Frédéric Mitterrand face à son accusatrice le 8 octobre sur TF1, je dirais que ce n’est pas un homme politique. Il ne sait pas mentir, les yeux dans les yeux et l’émotion dans la voix, comme le ferait le moindre candidat à un poste de maire d’une petite ville de province. Les « garçons », les « gosses », les « éphèbes », décrits avec talent dans son livre, n’étaient guère plus jeunes que lui lors de ses excursions thaïlandaises ? Fallait-il pour autant qu’il démissionnât ? J’éluderai la question par une autre question : démissionner de quoi ? À quoi sert en effet un ministre de la culture, sinon à distribuer des subventions ?"

Surtout quand on sait que ce ministère salit la culture.

La réforme du lycée : un coup pour rien ?

Réflexions de Jeanne Smits sur la réforme du lycée :

S "on notera que le Président devait s’exprimer – à l’Elysée, bien sûr ! – devant un parterre de plusieurs centaines de professeurs et responsables de l’Education, et des lycéens, dont l’approbation, comme nous allons le voir, est cruciale. En revanche, les parents d’élèves n’étaient pas invités ès qualités. On en arriverait presque à oublier combien cet «oubli» est scandaleux et aberrant : ce sont pourtant les parents qui sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et c’est d’abord à eux que les établissements scolaires devraient rendre des comptes. […]

Le contenu de la réforme, nous disait-on avant le discours présidentiel, a pour objet d’apporter des réponses concrètes aux dysfonctionnements d’une institution qui accueille une proportion croissante des jeunes et qui les prépare insuffisamment aux études supérieures […].

Il ne sert de rien de vouloir retarder la date de l’orientation définitive en filière littéraire, scientifique ou technologique jusque après la classe de seconde, même si ce n’est pas en soi une mauvaise idée, si les fondements de l’apprentissage du français et des mathématiques ne sont pas réellement enseignés dans le primaire et au collège. […] D’autant que souvent, ce n’est pas de leur faute, mais la simple conséquence du « pédagogisme » qui empêche les jeunes de comprendre ce qu’on leur fait faire.

Une nouveauté […] mériterait à elle seule une longue critique : celle d’internationaliser les filières aujourd’hui dévalorisées en les centrant sur l’apprentissage, surtout oral, des langues et des cultures étrangères. Cela présente un intérêt technique et commercial évident, mais pourrait achever ce qui reste de culture humaniste au lycée. Les lycéens sont très nombreux à ne pas maîtriser le français, ils sont très nombreux à ne pas savoir exprimer leur pensée, y compris pour eux-mêmes. Si on voulait délibérément aggraver la situation, on ne s’y prendrait pas autrement."

Nouvelle nomination pour Jack Lang

L L'ancien ministre socialiste de la Culture poursuit son tour du monde aux frais du contribuable. Après la Corée du Nord et Cuba, il va partir en Iran. Jack Lang a quand même posé ses conditions : être reçu au rang de ministre en poste et voyager en première classe. (source : La Lettre de l'Expansion)

11 novembre : l’armistice, c’est fini

On apprend dans La Lettre de l'Expansion que Nicolas Sarkozy va annoncer que le 11 novembre célèbrera non plus l'armistice de la Première Guerre Mondiale mais la fête de l'amitié franco-allemande.

Le président songe aussi, avec Angela Merkel, à nommer un ministre qui assistera aux Conseils des ministres des deux pays.

La défense européenne avance en catimini

On apprend dans La Lettre de l'Expansion que la France travaille à la rédaction d'un livre blanc de la défense européenne (cette illusion). Ce document listera les besoins de l'Europe de la défense en termes de programmes, de planifications et de budgets. Objectif : intégrer un volet défense aux négociations sur les finances de l'UE qui s'ouvriront en 2010.

Ou comment s'asseoir sur les soit-disant garanties irlandaises au Traité de Lisbonne.

Les sarkozystes, comptez-vous !

Il semble que la colère gronde au sein du parti présidentiel. Ainsi, on apprend dans La Lettre de l'Expansion :

"Agacés par l'emprise par Jean-François Copé sur les parlementaires via son club Génération France et redoutant que les villepinistes ne se structurent après le procès Clearstream, les sarkozystes réfléchissent toujours à créer un cercle d'élus proches. Nadine Morano a travaillé avec deux députés pour évaluer les chances de cette initiative. Il en est ressorti que seulement une trentaine de députés UMP pouvaient être estampillés "sarkozystes". La plupart des nouveaux députés se sont rapprochés de Copé. Parmi ceux qui ont été élus en 2002, beaucoup, qui ont accompagné Sarkozy vers sa candidature, enragent de ne pas avoir été récompensés."

Pourquoi ces laïcs ne suivent-ils pas le Concile Vatican II ?

Suite à la ridicule manifestation du Comité de la jupe (400 personnes), une offensive médiatique semble menée par ceux qui, d'habitude, n'ont que "le" Concile à la bouche, pour que les laïcs prennent le "pouvoir" dans l'Eglise. Visiblement, ils ne l'ont pas lu. Mgr Castet rappelle :

"Il y a deux questions parallèles : celle du pouvoir et de la responsabilité, et la question ecclésiologique. Pour la première, Vatican II, dans Lumen Gentium, met en valeur la place des fidèles : chaque baptisé participe au sacerdoce commun des fidèles. Mais, dit Lumen Gentium, au cœur de ce sacerdoce commun, se trouve le sacerdoce ministériel, donc la prêtrise. Ce sacerdoce s'en distingue non par le degré, mais par la nature. C’est capital ! Le prêtre reçoit dans l'Église la place du Christ, qui est la tête. La prêtrise, c'est le choix de Dieu. Or, le Christ a choisi douze hommes, et c'est sa souveraine liberté !"

Le Concile Vatican II a également publié un décret sur l'apostolat des laïcs, Apostolicam Actuositatem. Extraits :

"C'est le travail de toute l'Eglise de rendre les hommes capables de bien construire l'ordre temporel et de l'orienter vers Dieu par le Christ.

Il revient aux pasteurs d'énoncer clairement les principes concernant la fin de la création et l'usage du monde et d'apporter une aide morale et spirituelle pour que les réalités temporelles soient renouvelées dans le Christ.

Les laïcs doivent assumer comme leur tâche propre le renouvellement de l'ordre temporel. Eclairés par la lumière de l'Evangile, conduits par l'esprit de l'Eglise, entraînés par la charité chrétienne, ils doivent en ce domaine agir par eux-mêmes d'une manière bien déterminée. Membres de la cité, ils ont à coopérer avec les autres citoyens suivant leur compétence particulière en assumant leur propre responsabilité: et à chercher partout et en tout la justice du Royaume de Dieu. L'ordre temporel est à renouveler de telle manière que, dans le respect de ses lois propres et en conformité avec elles, il devienne plus conforme aux principes supérieurs de la vie chrétienne et soit adapté aux conditions diverses des lieux, des temps et des peuples. Parmi les tâches de cet apostolat l'action sociale chrétienne a un rôle éminent à jouer. Le Concile désire la voir s'étendre aujourd'hui à tout le secteur temporel sans oublier le plan culturel."

Lisbonne : les européistes ne sont pas sortis de l’auberge

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les 17 sénateurs qui ont déposé le 29 septembre un recours devant la Cour constitutionnelle tchèque contre le traité de Lisbonne vont y ajouter des points supplémentaires. «Ce sont des points qui concernent le traité de Rome ou l'amendement de Lisbonne au traité», a déclaré Jiri Oberfalzer, le chef de file de ces sénateurs. Un de ses collègues a précisé que leur teneur sera divulguée quand ils auront été soumis à la Cour. Petite explication de la phrase de Jiri Oberfalzer : il n'y a juridiquement qu'un seul traité européen, à savoir le traité de Rome, modifié par le traité de Maastricht, modifié par le traité d'Amsterdam, modifié par le traité de Nice, modifié par le traité de Lisbonne. D'où l'expression «amendement de Lisbonne au traité». Si les sénateurs en viennent à poser des questions sur le traité de Rome lui-même, on n'est pas sorti de l'auberge. (Et on ne s'en plaindra pas…) Le secrétaire de la Cour constitutionnelle, Tomas Langasek, a déclaré que toute nouvelle démarche, quelle qu'elle soit, complique le travail de la Cour, qui n'a pas d'autre choix que de l'examiner, ce qui retardera d'autant l'examen du recours. Le début de cet examen était initialement prévu la semaine prochaine."

Comptes en Suisse : retour de bâton pour l’UMP ?

Trouvé dans Minute à paraître demain :

"Premier avertissement avant le grand déballage ? Antoine Menusier, correspondant à Paris du quotidien suisse « Le Matin », a publié un article fort bien renseigné sur le financement de la campagne présidentielle de Sarkozy. Titre de son article: «Quand Woerth aimait les comptes en Suisse». La citation comme les sous-entendus et les menaces qui affleurent méritent une citation in extenso:

W "Ce 23 mars 2007, Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, était venu en ami à Genève. Patrick Devedjian, à l’époque député des Hauts-de-Seine, l’accompagnait. Cette visite en Suisse avait un but: récolter de l’argent pour financer “l’effort de guerre” du candidat de la droite, opposé à sa rivale socialiste, Ségolène Royal. Le comité de soutien UMP Suisse avait vu grand pour accueillir les émissaires de Sarkozy: une réception à l’Hôtel Crowne Plaza en début de soirée, suivie d’une réunion au Caviar House, dans la très chic rue du Rhône, avec le “premier cercle”, autrement dit, les donateurs les plus fortunés. “Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français”, raconte un banquier français opérant dans une banque genevoise".

Nous l’avions déjà raconté. Mais de le voir écrit dans un respectable journal helvétique, ça va peut-être faire gamberger à l’Elysée, non ?"

Le Pacs a 10 ans

P C'est l'occasion de rappeler que la droite (jusqu'à certains au FN) s'est désormais ralliée à ce contrat. Depuis 2005, les pacsés peuvent désormais bénéficier d'une imposition commune dès la conclusion du pacte (et non plus attendre trois ans). Ils bénéficient également d'avantages fiscaux en cas de décès. Depuis le 8 septembre 2009, les détenus ont la possibilité de se pacser en prison, y compris avec un autre co-détenu.

Le Pacs a donné un statut au concubin. Le Pacs peut se rompre d’un trait de plume, d’une simple lettre adressée au tribunal d’instance par les deux partenaires ou même par un seul. C’est la libre répudiation qui a été légalisée. C'est pourquoi c'est une atteinte à la famille, socle naturel de la société. En outre, il légalise les unions entre homosexuels. Or, "tous les fidèles sont tenus à s'opposer à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles".

Addendum 15h10 : l'UMP veut poursuivre l'alignement du Pacs sur le mariage. Le médiateur de la République Jean-Paul Delevoye juge que des réformes sont "nécessaires", notamment pour obtenir un droit au congé pour les salariés concluant un PACS et ouvrir le droit à pension de réversion aux partenaires pacsés depuis deux ans.

Qui a écrit ?

"À l’exception de l’abstinence sexuelle, aucune méthode de protection n’est efficace à 100 %" ?

8h50 : Bravo à Marguibla, il s'agit effectivement de Carla Bruni-Sarkozy.

Des forums pédophiles soutiennent Frédéric Mitterrand !

C'est l'information nauséabonde du jour.

L’association International All Rights s’apprête à déposer plainte devant la justice belge contre Frédéric Mitterrand pour avoir fait l’apologie de la pédophilie, notamment dans son livre « La mauvaise vie », a indiqué la vice-présidente française de l’association Nadia Weiler-Strasser.

Luxembourg : obligation de pratiquer l’euthanasie dans les hôpitaux catholiques ?

Lu sur Gènéthique :

H "Au Luxembourg, un patient, atteint d'un cancer très avancé, aurait vu sa demande d'euthanasie refusée par la direction de l'hôpital d'une congrégation catholique .Le député Jean Huss, co-auteur de la loi du 16 mars 2009 dépénalisant l'euthanasie, s'est insurgé. De son côté, la direction de l'hôpital, qui était en désaccord avec l'avis du médecin du malade, a invoqué "l'avis d'un deuxième médecin qui était plus critique. Suite à cet avis, le patient a retiré sa demande d'euthanasie". Le ministre de la Santé a affirmé qu'au cas où le refus de la direction se confirmerait, il ne ferait preuve "d'aucune compréhension" et refuserait qu'il y ait "deux types d'hôpitaux". Jean Huss (photo) a, lui, déposé une question parlementaire à l'intention du ministre de la Santé, afin que soit menée une enquête sur les faits et des mesures destinées à garantir l'application de la loi dans tous les hôpitaux."

Rapport sur le projet du beau-parent : quel avenir ?

Elisabeth Montfort analyse le rapport du député Leonetti sur le statut du faux-parent. Extraits :

L "Là où le lobby gay attendait la reconnaissance de la filiation sociale
pour une reconnaissance juridique de leur union, Jean Leonetti répond
qu’il n’y a pas lieu de créer de nouveaux droits pour une catégorie de
citoyens (
ce qui a donné lieu à un communiqué outré de GAYLIB, NDMJ). Le député n’a manqué ni de courage, ni d’habileté pour
auditionner toutes les parties concernées par ce projet dont le
Collectif pour l’Enfant (juristes, pédopsychiatres, associations
familiales, lobby gay…).
Au final, les propositions du député
sont tellement allégées qu’on se demande s’il est bien sérieux d’en
faire une nouvelle loi
. Car ses propositions pour conforter la
co-parentalité, assouplir l’intervention des tiers vivant avec
l’enfant, et servir l’intérêt de l’enfant, sont déjà inclus dans la loi
du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale. Plusieurs points
positifs du rapport Léonetti reprennent les propositions du
Collectif
pour l’Enfant
auditionné le 27 mai 2009 et devraient entraîner des
corrections sur le projet de Mme Morano. […]

L’élu, dans son rapport, propose une démarche pragmatique. Ce n’est pas
une loi abstraite et impersonnelle qui pourra répondre avec justesse
aux nombreux problèmes posés par l’exercice de l’autorité parentale,
partagée ou déléguée avec un tiers. Dès lors, on peut se
demander légitimement s’il est vraiment opportun de proposer une
nouvelle loi
pour compléter celle du 4 mars 2002 relative à l’autorité
parentale. Il reste, c’est vrai, à mieux la faire connaître pour mieux
l’appliquer et surtout à généraliser la médiation familiale, non
seulement pour aider à gérer les conflits après une séparation ou un
divorce, mais surtout pour éviter ces séparations qui sont la cause
même de ces conflits
."

A quand la restriction du divorce au nom de l'intérêt de l'enfant ?

La solitude des chrétiens engagés en politique

Intervention de Mgr Lucio Andrice Muandula, Évêque de Xai-Xai, Président de la Conférence Épiscopale du Mozambique, samedi au cours du Synode :

M "Au
cours de cette assemblée synodale, à différentes occasions, on a
fréquemment dit que les fidèles laïcs engagés activement dans la vie
politique de nos pays finissent par avoir des comportements et des
attitudes nuisibles concernant les principes fondamentaux de la foi et
de la morale chrétiennes
. En effet, dans la vie quotidienne, les
fidèles laïcs sont souvent écartelés entre la foi chrétienne et une
option politique
, comme si la foi chrétienne et l'activité politique
étaient deux réalités incompatibles a priori.

Pour remédier à une
telle situation, cette assemblée synodale devrait examiner avec
attention les raisons profondes d'une telle dichotomie, afin de
permettre qu'à l'avenir les fidèles puissent vivre sereinement leur
vocation chrétienne sans devoir nécessairement renoncer à une
participation active à la vie politique.

En réalité, sans négliger
le fait que le désir effréné de pouvoir et de grandeur offusque souvent
cette lumière de la foi avec laquelle les fidèles laïcs devraient
illuminer le monde de la politique, je trouve que les chrétiens
catholiques engagés dans l'activité politique en Afrique ressentent une
grande solitude et un certain abandon de la part de la hiérarchie de
leurs Églises particulières
. N'étant pas suffisamment assistés et
encouragés par leurs pasteurs
et devant œuvrer dans un monde rempli
d'intrigues et d'ambitions sans fin, ils finissent par se perdre,
causant parfois des dommages irréparables à l'Église dont ils sont les
fils. Bien que certains d'entre eux se soient formés dans nos
universités catholiques et soient des chrétiens (qui se mettent) au
premier rang lors des messes dominicales dans nos cathédrales, il n'est
pas rare que nous les voyions impliqués dans l'approbation de lois
contraires à la foi catholique, comme dans le cas de la libéralisation
de l'avortement
. Malheureusement, ils vivent la foi chrétienne comme
quelque chose qui est sans rapport avec la vie quotidienne et de
l'activité sociale à travers laquelle ils doivent contribuer à la
construction du bien commun."

Pour la France, nous aurons l'occasion d'en reparler.