Cela fait désordre…
Jamal Dati, l’un des frères de la ministre de la Justice Rachida Dati, doit comparaître mardi après-midi devant la Cour d’appel de Nancy dans une affaire de trafic de drogue. En avril dernier, Jamal Dati a été condamné à six mois d’emprisonnement par le tribunal correctionnel de Verdun, un jugement dont le parquet a fait appel, le jugeant trop clément au regard du statut de récidiviste de Jamal Dati.
Jamal Dati a déjà été condamné il y a 6 ans à 3 ans de prison dont 18 mois ferme pour un même délit.
MJ
Epinal : le symbole ne tient pas
Yves Daoudal relève le fossé entre les discours "institutionnels" à Epinal du Général de Gaulle en 1946 et de Nicolas Sarkozy hier :
"En 1946, la France recouvrait son indépendance. C’est après la Libération que de Gaulle exposait ses idées pour une nouvelle République.
Nicolas Sarkozy fait l’inverse. Il prétend vouloir un Etat fort et un Président qui gouverne, juste après avoir participé avec enthousiasme à l’élaboration d’un nouveau traité européen qui détruit la souveraineté des Etats membres de l’Union européenne, Etats déjà asservis par une Commission européenne qui fait que plus de 70 % de nos lois sont la transposition de ses directives, alors qu’en 1946 toutes les lois étaient des lois françaises. Et aussi, comme si cela ne suffisait pas, il le fait juste après avoir insisté, par deux fois : par sa présence insolite à une réunion de l’Eurogroupe et par sa lettre de mission à Christine Lagarde, sur sa volonté de créer un gouvernement économique de l’Europe, ce qui va encore plus loin que le futur traité.
De Gaulle exposait ses idées sur un territoire libéré. Sarkozy expose les siennes deux jours avant un 14 juillet où les Champs-Elysées sont occupés par 26 armées étrangères, défilé qui se conclura par un hymne supranational."
L’Union méditerranéenne comme l’Union européenne ?
Ivan Rioufol relève une ambiguïté dans le projet de Nicolas Sarkozy :
"une ambiguïté est en train de naître du prometteur projet d’Union méditerranéenne, exposé cette semaine à Alger et à Tunis par Nicolas Sarkozy, qui entend repenser la politique arabe de la France et les relations de l’Europe avec la Turquie. Le président a présenté sa proposition comme devant être construite sur le modèle de l’Union européenne. Celle-ci repose notamment sur la liberté de circulation des personnes entre les pays. Sera-ce le cas pour ce futur marché commun des pays riverains de la Méditerranée ?"
MJ
Motu Proprio : la générosité contre la division
Le TRP Dom Antoine Forgeot, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, le TRP Dom Louis-Marie, Abbé de Sainte-Madeleine du Barroux et Christophe Geffroy, Directeur de la Nef, signent une tribune dans Le Figaro. Extraits :
"C’est contre l’esprit de la «table rase», contraire à la notion même de tradition si chère à l’Église, que s’élève le Pape. Et c’est précisément parce qu’il n’y a pas de rupture que Benoît XVI peut affirmer en toute crédibilité que la permanence de l’ancien missel ne signifie en aucune façon une quelconque remise en cause de l’autorité du concile Vatican II et de la réforme liturgique du pape Paul VI. Nous pouvons témoigner que l’immense majorité des prêtres et fidèles qui sont attachés à l’ancien missel en pleine communion avec l’Église – particulièrement chez les jeunes qui n’ont connu ni Vatican II ni la réforme de 1970 -, reconnaissent sans l’ombre d’un doute cette autorité. […]
L’expérience montre que dans tous les diocèses où le Motu proprio Ecclesia Dei de 1988 a été appliqué « généreusement » comme Jean-Paul II le demandait, il n’y a eu ni désordres ni divisions. Et plus l’accueil a été généreux, plus l’intégration dans la vie du diocèse a été facile. Des cas de dissension se sont manifestés là où la demande des fidèles a été ignorée. […]
La Nef publiera en septembre un dossier spécial sur la question".
Une première à Cuba
Le vice-président cubain Carlos Lage, à la tête d’une délégation gouvernementale, a eu une rencontre "assez cordiale" avec les évêques et cardinaux d’Amérique latine, réunis pour la première fois à La Havane. Cette rencontre exceptionnelle a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi à la Maison sacerdotale Saint Jean Marie Vianney de La Havane, où se tiennent les travaux de la CELAM, en présence du chef de la diplomatie cubaine, Felipe Pérez Roque, d’autres responsables cubains et d’ambassadeurs de la région.
Quelque 70 évêques et cardinaux d’Amérique latine et des Caraïbes ont entamé mardi les travaux de la 32è Assemblée générale du CELAM, qui doivent se terminer vendredi par une messe dans la cathédrale de La Havane.
C’est la première fois qu’une telle réunion se tient dans l’île communiste.
Les résistants de l’Education nationale
Dans Valeurs Actuelles, Raphaël Stainville dresse une liste intéressante des résistants de l’Education Nationale : partisans de la liberté de l’éducation, de la réforme de l’école…
MJ
Traité européen et réforme des institutions
…nécessitent l’assentiment des trois cinquièmes du Congrès (Parlement et Sénat). Eric Branca fait le calcul :
"Pour obtenir la majorité des trois cinquièmes requise par l’article 89 de la Constitution pour modifier celle-ci (soit 545 parlementaires), il faudra bien que la droite, qui n’en aligne formellement que 512, obtienne le soutien d’une grosse trentaine de députés et de sénateurs non-inscrits, centristes… ou socialistes."
MJ
Les blogs contre les totalitaires du Bien
Dans Valeurs Actuelles, Philippe Bilger dénonce le politiquement correct des journalistes, les qualifiant de "totalitaires du Bien" :
"Par exemple, à la télévision, tout artiste est grillé qui ne se déclare pas d’emblée hostile à Le Pen et Bush. Je n’évoque pas ce média par hasard car il se révèle, dans le registre du sérieux et du grave, une caricature des vices de notre modernité. […]
Et on est tout seul pour soutenir que le principe de la liberté d’expression […] devrait être plus protégé que les mille communautarismes qui se partagent ses dépouilles parce que l’État et les parlementaires le veulent bien. La loi Gayssot, les lois mémorielles et de repentance, la loi contre l’homophobie sont ou des lois de bonne conscience opportuniste ou des textes clientélistes. Ils divisent la France au lieu de l’unir. […] La liberté d’expression qui se meurt en France, ce n’est pas le Darfour. Défendre Battisti, ce criminel qui sait écrire, c’est tellement plus gratifiant que de soutenir Christian Vanneste, ce député brillant voué à des gémonies scandaleuses parce que des associations militantes ont dicté leur loi à son sujet.
On comprend mieux le succès des blogs quand on voit l’état de notre société. On a besoin de leur respiration, de leur oxygène dans un monde où trop de fausses gloires et d’injustices prospèrent. Les médias, à supposer qu’ils le veuillent, ne sont plus à la hauteur de cette tâche de salubrité républicaine."
Le délégué pour l’égalité des chances : un choix surprenant
"Patrick Karam vient d’être nommé délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, sur proposition de François Fillon. Un choix surprenant : Karam a fondé le Collectif des Antillais et Réunionnais qui avait lancé une campagne contre Olivier Pétré-Grenouilleau, l’historien des traites négrières (dont les travaux ont été plusieurs fois récompensés). Ce collectif est aujourd’hui présidé par Claude Ribbe, qui compare Napoléon à Hitler dans un livre récent."
Quand l’UNICEF défend les enfants à naître
Cette publicité de l’Unicef, publiée dans Le Monde, est accompagnée de ce message :
"Le premier endroit où il faut protéger un enfant du sida, c’est dans le ventre de sa mère".
Pour le protéger du Sida, il faut déjà le protéger de toute mise à mort. Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant :
"Le premier endroit où il faut protéger un enfant de la mort, c’est dans le ventre de sa mère".
Michel Janva (via Gènéthique)
Discrimination à l’embauche
Ces propos de Jean-Paul Agon dans Le Monde :
"lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche"
MJ
Les Echos remet en cause le dogme du monopole de la Sécurité Sociale
Estimant que la "sécu" mélange l’assurance-maladie fondée sur la solidarité et l’impôt, Jean-Marc Vittori a imaginé la lettre surréaliste que la "sécu" aurait envoyée à ses cotisants si elle avait été une société privée :
"Monsieur et cher assuré, vous êtes de nos clients les plus aisés et nous vous en félicitons. De notre côté, sachez que nous sommes très heureux de vous compter dans notre clientèle. Notre compagnie traverse des difficultés depuis longtemps. Au début des années 1980, nous avons donc dû prendre des mesures sévères. La solidarité étant, comme vous le savez, l’un de nos principes fondateurs, nous avons renoncé à fixer le montant de la prime en fonction du risque. Mais comme il était nécessaire de faire rentrer davantage d’argent, nous avons choisi de demander plus à ceux qui en ont davantage. Votre prime a donc hélas sérieusement augmenté, à notre plus grand regret, soyez-en persuadé. Nos difficultés n’ont hélas pas cessé, d’autant plus que le gouvernement nous a imposé des rabais pour nos clients démunis, hélas nombreux. Malgré plusieurs plans d’économies et une baisse des taux de remboursement, nos comptes sont toujours dans le rouge. Nous avons donc dû créer des franchises. Pour certains sinistres, nous avons ainsi amputé chaque remboursement d’un euro. Il nous faut aller plus avant dans cette voie. Mais nos clients défavorisés ne peuvent pas suivre. Par voie de conséquence, nous sommes absolument désolés de vous informer que cette mesure sera concentrée sur notre clientèle la plus favorisée dont vous faites partie. En résumé, vous payez de plus en plus cher pour être de moins en moins remboursé. Nous pouvons même vous annoncer que les ciseaux que forment vos cotisations en hausse et vos prestations en baisse vont sans doute continuer de s’ouvrir dans les années à venir. Nous sommes d’autant plus sensibles à votre fidélité, dont nous tenons à vous remercier."
Trop d’humains sur la Terre ?
"Stabiliser la population mondiale" est un objectif officiel de l’ONU et de ses organisations subidiaires depuis la conférence du Caire en 1994. Une étude fouillée (ici, pdf) du démographe Nicholas Eberstadt pour le think tank britannique International Policy Network met en cause ce dogme.
D’abord, il met en cause l’utilisation par les anti-natalistes du terme stabiliser : ce que veulent ces derniers, ce n’est pas la stabilisation, mais la décroissance. Pour preuve, leur indifférence devant l’effondrement démographique de la Russie.
Parmi les faits qu’Eberstadt met en avant :
- la croissance de production alimentaire au cours du siécle écoulé a dépassé celle de la population – pour toutes les catégories de pays, y compris les moins développés;
- un signe : l’indice des prix pour le maïs, le blé et le riz a été divisé par quatre au cours du siècle;
- s’il y a une corrélation (elle est faible) entre la densité d’un pays et son niveau de vie, c’est celle-ci : les plus denses sont souvent les plus riches.
L’étude n’a sans doute pas réponse à tous les arguments anti-natalistes, mais il met salutairement en perspective les postulats de l’idéologie officielle.
Dieu n’est pas un sujet de droit
Information insolite lue dans Libération :
"Mircea Pavel, 40 ans, qui purge une peine de 20 ans de prison pour meurtre, avait porté plainte contre «le nommé Dieu, domicilié aux cieux et représenté en Roumanie par l’Eglise orthodoxe», l’accusant d’«escroquerie, abus de confiance, corruption et trafic d’influence». «Lors de mon baptême, j’ai conclu un contrat avec l’accusé visant à me délivrer du mal. Or, jusqu’ici, ce dernier n’a pas honoré ce contrat, bien qu’il ait reçu de ma part différents biens et nombreuses prières», a écrit Pavel. Le Parquet de Timisoara l’a toutefois débouté de sa plainte, estimant que «Dieu n’est pas un sujet de droit et n’a pas d’adresse»."
MJ
Nicolas Sarkozy propose de travailler le dimanche
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
"Dans sa lettre de mission au ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy demande à Christine Lagarde de travailler sur «l’autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires». Le motif est qu’il faut «libérer le travail»."
MJ
Les orthodoxes remercient l’Eglise catholique pour sa mise au point
Le Vatican a déclaré que l’Eglise catholique était "l’unique véritable Eglise du Christ" et que les Eglises séparées "souffraient de déficiences". Le monde orthodoxe récuse cette position, tout en se déclarant reconnaissant pour la franchise, l’honnêteté et la sincérité "longuement attendues".
D’après le métropolite Kirill de Smolensk et de Kaliningrad, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, ce document ne portera pas atteinte au dialogue:
"Nous ne sommes pas d’accord avec cette déclaration, mais elle n’a rien de nouveau. C’est une déclaration honnête, ce qui vaut beaucoup mieux que la prétendue diplomatie ecclésiastique".
Le diacre Andreï Kouraïev, professeur à l’Académie spirituelle de Moscou, ajoute :
"Aussi étrange que cela puisse paraître, mais du point de vue d’un orthodoxe, une telle déclaration du Vatican est sympathique. La conscience ecclésiastique de la sorte est conformiste, plus archaïque et traditionaliste. Nous nous réjouissons quand la position officielle correspond aux convictions intérieures. Benoît XVI mène sans aucun doute un dialogue plus honnête que certains de ses prédécesseurs".
Voilà qui tranche avec les réactions précédentes, prouvant que les orthodoxes sont animés par l’amour de la vérité.
Des islamistes dans les hôpitaux
Dans un entretien au Quotidien du Médecin, M. Nabaoui estime n’"être pas en mesure d’assumer ses responsabilités" qui consistent notamment à recenser et nommer les aumôniers en veillant à ce qu’ils adhèrent aux valeurs républicaines. Nommé à ces fonctions en mars 2006 par le Conseil Français du Culte musulman, M. Nabaoui fait état de l’intervention en milieu hospitalier d’imams "potentiellement issus de milieux extrémistes", sans le moindre contrôle des pouvoirs publics.
"Je n’ai aucun droit de regard sur le recrutement. N’importe qui s’autoproclamant imam après avoir suivi n’importe quelle formation peut se faire accréditer par un directeur d’établissement sans que celui-ci dispose de moyen de contrôle, que ce soit sur la capacité théologique du demandeur ou sur son respect des valeurs républicaines".
L’aumonier accuse encore les milieux hospitaliers de "ne pas jouer la transparence": l’administration "n’a jamais rendu public le nombre de personnes accréditées dans des fonctions d’aumonerie musulmane, pas plus que les modalités de leur recrutement".
L’oecuménisme ce n’est pas la mondialisation de la religion
Suite aux réactions hostiles face au dernier document de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, Patrice de Plunkett rappelle quelques réalités aux journalistes et aux autres :
"Les médias (et certains catholiques âgés) ne prennent pas la foi au sérieux. Ils zappent l’eucharistie et la communion apostolique, au profit de réunions qu’ils appellent «œcuméniques» mais qui, de fait, sont des manifestations de postchristianisme : une religion non religieuse, réduite aux gestes extérieurs et aux slogans séculiers. C’est ce que les médias peuvent tolérer en matière de religion. Tout le reste leur semble « intolérance » ; ils qualifient d’ «intégristes» les chrétiens qui prennent au sérieux le christianisme."
Pierrot le fou condamné à “perpétuité”
Le multirécidiviste Pierre Bodein, dit "Pierrot le fou", a été condamné mercredi par la Cour d’assises du Bas-Rhin à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de 30 ans incompressible, pour trois meurtres, deux viols et deux enlèvements.
Ses 16 coaccusés, les vanniers des clans Remetter et Fuhrmann, ont tous été acquittés pour l’enlèvement, la séquestration, le viol et le meurtre de Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans, en 2004.
"Pierrot le fou" a été reconnu coupable des meurtres d’Hedwige Vallée, 38 ans, de Julie Scharsch, 14 ans et de Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans. Il a également été condamné pour deux tentatives d’enlèvements.
Son avocat Marc Vialle a annoncé qu’il avait été mandaté pour faire appel du verdict.
Les devoirs de l’immigré
Hier après-midi a été rendu public le discours prononcé à Bruxelles par Mgr Agostino Marchetto, Secrétaire du Conseil pontifical pour la Pastorale des Migrants, dans le cadre du Forum global sur migration et développement. Après avoir rappelé les droits du migrant, le chef de la délégation du Saint-Siège a rappelé que :
"Les droits et les devoirs vont de pair. Les migrants ont donc en même temps le devoir de respecter l’identité et les lois du pays où ils résident, de s’efforcer de s’intégrer correctement (et non d’être assimilés) dans la société d’accueil et d’en apprendre la langue. Il doivent favoriser l’estime et le respect pour le pays d’accueil, au point même de l’aimer et de le défendre".
MJ
Médaillées de la famille française, Epinal 2007
Que dire de cette photo ? Dire du mal de ces mamans qui, voile ou non, ont bien raison d’être fières de leur récompense ? Bien sûr que non. Y voir un signe des temps ? Sans doute, oui.
HV (Via Bafweb)
Des laïcs pour faire appliquer le Motu Proprio ?
"Après avoir consulté Catherine Pic, qui achève son mandat comme déléguée diocésaine à la Pastorale liturgique et sacramentelle", Mgr de Berranger, évêque de Seine-Saint-Denis, a envoyé une lettre à son presbyterium à propos du Motu Proprio. On trouve cette autre étrangeté :
"Le curé peut volontiers accéder à la demande s’il discerne le bien-fondé de celle-ci (enrichissement spirituel) et s’il juge la chose possible, sans dommage pour l’unité de la communauté. Je précise que le modérateur d’une équipe pastorale a les mêmes facultés. […] Si la chose ne semble pas possible sur place, le curé ou le modérateur en réfèrera au délégué diocésain à la Pastorale liturgique et sacramentelle afin de chercher avec moi comment répondre au mieux au cas par cas."
Que se passe-t-il au ministère de la justice ?
Quelques jours après le départ de son directeur de cabinet, Michel Dobkine, pour des raisons privées, Rachida Dati voit partir trois nouveaux collaborateurs : Philippe Lagauche, conseiller pour les questions pénales, Françoise Andro-Cohen, conseillère pour le droit des mineurs et Xavier Samuel, conseiller pour les libertés publiques et les questions constitutionnelles.
Ceux-ci feraient "l’objet de projets de nomination" dans la magistrature, selon le porte-parole du ministère de la justice Guillaume Didier. Un mois après leur nomination, cela apparaît difficile à croire.
Des sources syndicales estiment que ce malaise est probablement dû au caractère de Mme Dati, apparemment autoritaire et assez cassante, voire à des désaccords de fond sur la politique et les projets en cours.
MJ
En cette période de réchauffement climatique…
Le Monde estime que le Vatican connaît une ère glaciaire. Les causes de ce refroidissement ? La création d’"un climat favorable à la "réconciliation" au sein d’une Eglise déchirée par le schisme lefévriste" avec la libéralisation du missel de 1962 et la "bombe" doctrinale" du préfet de "l’ex-Saint-Office" [sic]. Un mélange qui provoque :
"Glaciation vaticane… rigidification de la doctrine… climat de soupçon et d’arrogance antérieur au concile Vatican II… ère de glaciation doctrinale".
Faut-il se réjouir de cet ilôt de résistance au réchauffement planétaire ou plutôt de l’inquiétude du Monde ?
Plus largement, l’hostilité est grande face à ce nouveau document : L’Alliance réformée mondiale, une des branches du protestantisme, s’est déclaré "déconcertée", le Conseil oecuménique des Eglises, qui réunit plus de 300 communautés chrétiennes, a critiqué ce document, l’Eglise protestante allemande a vivement critiqué le document tandis que le philosophe athée Paolo Flores D’Arcais, directeur de la revue italienne MicroMega qui a publiquement débattu en 2000 avec le futur Benoît XVI, estime que le "durcissement" de l’Eglise catholique fait partie de sa "stratégie de reconquête intellectuelle" de l’Europe.
Réforme au Front National
Le bureau politique du Front national a entériné le passage au vote direct des adhérents pour l’élection du président et du comité central du parti, au lieu du système indirect via des délégués départementaux en vigueur jusqu’à présent.
Le vote pour renouveler le mandat du président du FN et désigner la centaine de membres du comité central aura lieu à l’occasion d’un congrès du FN à Bordeaux, les 17 et 18 novembre. Jean-Marie Le Pen sollicite un nouveau mandat de président du Front national jusqu’en 2010. M. Le Pen a exclu par ailleurs que le congrès de Bordeaux soit l’occasion d’un débat sur le programme du parti.
Nouvelles de la vie en Amérique du sud
Lues sur le blog de Jeanne Smits :
- le pèlerinage à N-D de Guadalupe, où Mgr Mario de Gasperin Gasperin, évêque de Querétaro, a appelé à prier spécialement pour les enfants à naître et pour ceux qui ne naîtront pas
- les évêques d’Uruguay ont adressé un message aux législateurs de leur pays, les appelant à rejeter le projet de loi de « santé sexuelle et reproductive» actuellement à l’étude dans une commission du Sénat et dont la discussion au Parlement est prévue pour début septembre.
MJ
Un Espagnol évêque à Cuba
Le pape Benoît XVI a nommé le prêtre espagnol Domingo Oropesa évêque du diocèse de Cienfuegos (centre de Cuba), premier étranger à intégrer la Conférence épiscopale de Cuba (COCC) depuis la fondation du régime communiste par Fidel Castro en 1959. La COCC est formé de 11 évêques consacrés et de deux évêques auxiliaires à La Havane.
MJ
Où l’on reparle d’union de la droite nationale
Nicolas Bay, délégué à l’action politique du MNR, est interrogé par Synthèse nationale, sur l’avenir de la droite nationale :
"[J]e pense que l’union des forces nationales pourra facilement se faire aux élections municipales. […] Mais cette union ne doit d’ailleurs pas se cantonner à un tête-à-tête entre FN et MNR. Au contraire, il faut que les militants nationaux prennent l’habitude de travailler ensemble, dans le respect des sensibilités partisanes de chacun. De nombreux responsables et militants du MPF peuvent donc participer à cette démarche d’union, tout comme d’autres organisations telles qu’Alsace d’abord, Chrétienté-solidarité, Nissa Rebela, etc. […] Le MPF […] a été en effet le flotteur droit du catamaran RPR puis UMP. Aujourd’hui, en raison des positions prises par Philippe de Villiers durant la campagne présidentielle, il pourrait prendre toute sa place hors du système politicien. Beaucoup de militants et de responsables MPF souhaitent une rupture claire et définitive avec la fausse droite quitte à perdre le conseil général de Vendée et les deux députés MPF élus dans ce département avec le soutien de l’UMP. Aux élections municipales, le MPF sera au pied du mur avec deux possibilités : constituer des listes sous ses propres couleurs ou obtenir quelques places sur les listes UMP en renonçant, du coup, à toute indépendance politique."

