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L’ « école de Marie »

En ce début du mois de mai, mois de Marie, Benoît XVI a confié tous les fidèles à la protection de la Vierge Marie, les invitant à prier le chapelet, spécialement les jeunes.

A la fin de l’audience, le pape a salué les jeunes, les malades et les jeunes mariés en disant, en italien :

"Chers jeunes, mettez-vous chaque jour à l’école de la très sainte Vierge Marie, pour apprendre d’elle à accomplir la volonté de Dieu. En contemplant la Mère du Christ crucifié, sachez, chers malades, accueillir la valeur salvifique de toute croix, même les plus lourdes. Et vous, chers jeunes mariés, invoquez sa protection maternelle, afin que dans votre famille règne toujours le climat de la maison de Nazareth".

Marie Sophrone

Profanation satanique dans la Marne

114 tombes chrétiennes ont été vandalisées, notamment avec des inscriptions sataniques, dans la nuit de lundi à mardi à Mesnil-sur-Oger (Marne). Cette profanation survient après celle du cimetière d’Hautvillers, un tranquille village viticole près d’Epernay, où une soixantaine de tombes chrétiennes avaient été dégradées dans la nuit du 21 au 22 avril. Selon le procureur :

"Des croix ont été descellées pour être placées selon des rites sataniques. On peut commencer à faire le lien, avec un processus opératoire relativement similaire, avec notamment le Christ placé à l’entrée du cimetière, tête renversée et recouvert de peinture".

En outre, les dates de début et du fin d’un rite satanique correspondent à celles de la dégradation des deux cimetières, a-t-il ajouté en substance, citant "des personnes qui s’intéressent à ces milieux-là".

Michel Janva

E-Deo se voit décerner un « bonnet d’âne » de SOS Homophobie

… pour avoir dénoncé un festival de propagande "gay" à Saint-Etienne.

Le Salon Beige lui adresse ses chaleureuses félicitations.

HV

Rejoyce fête ses 10 ans

… ce soir à  Paris – avec notamment Glorious et Theos en concert.

HV (via E-Deo)

Henry de Lesquen appelle

… à ne pas donner une voix pour Nicolas Sarkozy :

"souvenons-nous de cette phrase terrible par laquelle Nicolas Sarkozy conclut son livre programme de juillet 2006, Témoignage : «Je pense que les Français attendent une France d’après. (…) C’est une France où l’expression “Français de souche” aura disparu.» (p. 280). […] La “France d’après” dont il parle, c’est la France d’après la France, un territoire sans identité, livré à une immigration sans limite."

Michel Janva

Le nouveau budget de l’UE

L’avant-projet de budget européen présenté hier par la Commission européenne pour l’année 2008 marque un tournant. Pour la première fois, les dépenses agricoles cèdent en effet la première place dans l’enveloppe communautaire. La commissaire Dania Grybauskaité a indiqué :

"Davantage de crédits sont désormais disponibles pour les politiques axées sur le progrès économique."

Sur les 129,2 Md€ prévus en crédits d’engagement (soit une progression de 2% par rapport à 2007), les financements attribués à la politique agricole commune et à la ruralité, resteront stables, à 56,3 Md€. En revanche, les dépenses destinées à la recherche, aux aides régionales, aux réseaux de transports, ou à la formation, atteindront au total 57,2 Md€, en hausse de 4,2 % sur un an. La préparation du budget 2008, qui doit être approuvé par le Parlement européen et le Conseil d’ici décembre, intervient alors que la Commission commence à réfléchir à la remise à plat des finances communautaires, décidée par les gouvernements en 2005 pour l’horizon 2008-2009.

En principe, les dépenses affectées à la politique de soutien des prix agricoles sont gelées jusqu’en 2013, en vertu d’un accord entre MM. Chirac et Schröder. Mais le rééquilibrage du budget doit mettre un terme à la prépondérance de la politique agricole, dont la France demeure la principale bénéficiaire.

Michel Janva

AME : près d’un milliard d’euros de dette

Près d’un milliard d’euros : c’est le montant de la dette de l’Etat à l’assurance-maladie au titre de l’aide médicale d’Etat (AME). L’AME permet aux étrangers sans titre de séjour de bénéficier d’une couverture maladie gratuite. C’est un rapport de l’inspection générale des finances et des affaires sociales remis, il y a un mois (!), aux ministres des finances et de la santé, qui révèle ce chiffre. Document, que le gouvernement s’est gardé de publier avant les élections.

Depuis 2002, la majorité parlementaire a systématiquement sous-budgétisé ce dispositif, lui affectant des crédits à hauteur de 233 M€ alors que les besoins sont deux fois supérieurs.

Michel Janva

Liberté d’éducation : comparatif des finalistes

C’est un peu long, mais le comparatif proposé par Jeanne Smits vaut la lecture :

"Il est certain que les propositions de Ségolène Royal ont de quoi glacer le sang des parents […]. La plus spectaculaire d’entre elles […] c’est la scolarisation obligatoire dès trois ans. […] [L]a mesure irait de pair avec une multitude de dispositions qui laissent augurer le pire quant à la mainmise étatique sur les âmes et les intelligences de nos enfants. […]

Ségolène, c’est encore un renforcement du carcan scolaire par une révision de la carte scolaire en vue d’une vraie «mixité sociale» […] Imposera-t-elle les mêmes mesures à l’enseignement libre sous contrat ? Ce serait en tout cas dans sa logique, d’autant qu’elle a déjà envoyé des signaux indiquant, par exemple, qu’elle compte supprimer les mesures de financement par les communes de la scolarisation dans le privé sous contrat.

L’échec scolaire, qu’elle ne peut passer sous silence, elle entend le combattre par l’étatisation des cours particuliers : gratuits, dispensés par des professeurs de l’Education nationale et donc sous sa coupe.

Quant à l’enseignement hors contrat, catholique notamment, elle en a professé sa haine dans des propos privés : et concrètement, peu avant l’époque où elle mettait en chantier la distribution de la pilule du lendemain dans les collèges et lycées, elle approuvait chaleureusement les mesures de contrôle accrues sur les écoles vraiment libres. Ces mesures de 1998, exigeant la déclaration des enfants scolarisés dans ces établissements et un contrôle du contenu des enseignements n’ont pas été appliquées avec rigueur à ce jour. […]

Nicolas Sarkozy […] veut le respect de «l’autorité» et de la «liberté pédagogique» qui sont en réalité l’attente des parents. Mais les solutions proposées sont parfois les mêmes […] : comme l’extension des études dirigées (on cherche toujours à soustraire systématiquement les enfants à l’influence des familles). Nicolas Sarkozy affirme, cela dit, vouloir renforcer la liberté de choix des parents et l’autonomie des établissements. Il annonce notamment qu’il faut mettre fin à la limitation absurde du nombre de places autorisées dans l’enseignement libre sous contrat […]. On serait prêt à applaudir… si l’enseignement sous contrat était véritablement libre, or rien dans le programme de Sarkozy n’annonce, pas même verbalement, la disparition du carcan du recrutement des professeurs et des programmes.

Quand Sarkozy promet d’en finir avec la carte scolaire […] c’est pour annoncer aussitôt, dans son programme : «une obligation de mixité sociale, géographique et scolaire des effectifs, qui pèsera sur les établissements». […]

Sur le plan de l’action passée, on n’a guère vu Sarkozy à l’œuvre sur le chapitre de l’éducation et de l’école. Mais il n’a jamais suggéré de revenir sur le désastre de l’Education nationale, ni sur les mesures qui, progressivement, ont vidé l’école libre de sa substance et de son identité. […] Ce que l’on sait, en revanche, et c’est une constante de ses propositions, c’est qu’il souhaite augmenter la «surveillance» des jeunes et des familles. Il l’a fait directement, en tant que ministre de l’Intérieur, en imposant le dépistage psychologique des «comportements à risques» dès la maternelle pour la «prévention de la délinquance». La loi qui limite le droit des parents d’instruire eux-mêmes leurs enfants à domicile, adoptée en février par un gouvernement dont il était solidaire, s’inscrit dans une même logique. Et impose une surveillance psychologique de la femme enceinte au cours des trois premiers mois de sa grossesse, et des consultations psychologiques régulières pour les enfants sous couleur de les «protéger» des abus de leurs parents. […]

A cela s’ajoutent et se superposent la réglementation et la politique européennes en matière d’éducation. Sur le plan national, le futur président de la République aura ainsi les mains liées par l’Europe […]. Tant qu’un candidat n’évoque pas cette réalité, il n’est pas crédible."

Michel Janva

Le débat entre erreurs et mensonges

Par Olivier Figueras :

"[P]rès des trois-quarts des décisions prises aujourd’hui par les Etats-membres de l’Union européenne sont, en réalité, décidées à Bruxelles. On a pu nous chanter, mercredi soir, d’admirables choses – notamment sur l’économie : des baisses de TVA, en veux-tu en voilà, etc. Que ne l’ont-ils fait, l’un et l’autre, lorsqu’ils étaient aux affaires ?

Que ne l’ont-ils fait ? La réponse est claire : la France ne peux prendre la plupart de ces décisions sans l’aval de Bruxelles. Elle a d’ailleurs été condamnée à plusieurs reprises pour l’avoir tenté. Il m’étonnerait fort que Ségolène Royal ne soit pas au courant. Quoique… Je suis sûr que Nicolas Sarkozy n’en ignore rien. D’autant plus sûr, qu’il a cru bon, pour justifier ses dires, de nous rappeler qu’il avait été patron de Bercy…

Entre erreurs et mensonges – il en est quelques autres… –, il y a de quoi être resté sur sa faim. Ou ses premières impressions."

Michel Janva

Le débat vu par Jean Madiran

Dans Présent :

"La différence d’attitude – d’attitude artificiellement affichée – tient à ce que Ségo a sauté sur chaque occasion de se montrer violemment indignée par la personne de Sarko et par ses propos ; tandis que Sarko cherchait avec obstination, mais en vain, des occasions consensuelles, où il aurait pu apparaître comme l’initiateur de consolants accords Sarko-Ségo.

Leader de passage de cette droite parlementaire complice depuis trente ans (depuis Giscard président) de tant d’infamies ivégistes, homophiles et libertaires, Sarko se dit fier d‘être « de droite », à la différence de ses prédécesseurs qui en paraissaient honteux, mais une fois cela dit, il court à la recherche de bons points, de bonnes notes, de satisfecit décernés par la gauche. Il a parlé comme s’il était là pour doucement convaincre Ségo, tandis qu’elle parlait carrément pour le montrer détestable. Il voulait sans doute se montrer rassurant ; il a donné l’image clignotante d’une droite incorrigiblement molle".

Michel Janva

Daniel Hamiche votera

…blanc. Les invités de la deuxième partie de son émission d’hier (Michel de Jaeghere, Christophe Geffroy) également. Matthieu Grimpret votera Nicolas Sarkozy.

MJ

Débat Sarkozy-Royal : médiocrité intellectuelle

Réaction "à chaud" d’un lecteur :

"A entendre ce soir le duo mortifère Sarkolène et Ségozy, on ne pouvait qu’être frappé par la nullité programmatique criante de la gauche, et par le tissu de contradictions économiques flagrantes de la droite. Par leur absence de projet pour les familles et la démographie, sur l’euthanasie, le vivant, etc… Rien sur les valeurs de civilisation, pas une seule référence au passé, à l’histoire, à la littérature. Leur médiocrité intellectuelle, explosant à l’oreille chez l’une, pour qui l’incantation vertueuse tient lieu de logique, et pour lui également, commettant environ une dizaine de fautes de syntaxe, employant des mots pour d’autres, et affirmant des mensonges : équilibre des retraites acquis jusqu’en 2020 : quand il aura quitté la politique ? ou confondant personnels ATOS ou TOS et personnels enseignants, ou sur le traité institutionnel qui ne serait pas une constitution bis. C’était nul et creux : une énarque de fonds de classement et un avocat sans cause."

Au siège du FN, Jean-Marie Le Pen se fait lapidaire :

"Tendez vos rouges tabliers, il pleut des vérités premières !"

Michel Janva

Débat Sarkozy-Royal : les catholiques peu avancés

Le Conservateur rapporte :

Nos frères et soeurs "catholiques objecteurs" [et les autres, NDHV] resteront sur leur faim. A part un joyeux "halleluia", Mr. Sarkozy sera resté coi sur ce sujet.

En effet, le débat (résumé ici) n’a pas apporté d’élément nouveau sur les points non négociables.

Le Conservateur donne Sarkozy vainqueur, les lecteurs de lemonde.fr donnent plutôt Royal.

HV

La justice dans les relations entre les peuples

A été rendu public aujourd’hui le message du Saint-Père adressé à Mme Mary Ann Glendon, Présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales. Benoît XVI signale que le monde actuel est confronté à trois défis, qui "ne peuvent être affrontés que par un engagement au service de la plus haute justice, celle qui est inspirée par la charité".

  • l’environnement et le développement soutenable :

"Un développement qui se limiterait à l’aspect technique et économique, qui négligerait sa dimension morale et religieuse, ne serait pas un développement humain intégral. Unilatéral, il finirait par favoriser la capacité destructive de l’homme".

  • la conception de la personne et par conséquent les inter-relations humains. Si

"les êtres humains ne sont pas considérés comme des personnes, hommes et femmes créés à l’image de Dieu, dotés d’une dignité inviolable, il sera très difficile d’obtenir une pleine justice dans le monde. Malgré la reconnaissance des droits de l’homme dans les déclarations internationales…, il reste beaucoup à faire".

  • les "valeurs de l’esprit" : contrairement aux biens matériels,

"les biens de l’esprit, propres à l’homme, se développent et se multiplient quand on les communique : contrairement aux biens divisibles, les biens de l’esprit comme la connaissance et l’éducation sont indivisibles".

"Seul l’amour pour le prochain peut développer en nous la justice au service de la vie et de la promotion de la dignité de l’homme. Seul l’amour au sein de la famille, fondée par un homme et une femme créés à l’image de Dieu, peut assurer cette solidarité entre les générations qui transmet amour et justice aux générations futures. Seule la charité peut nous pousser à mettre une fois encore, la personne au centre de la vie dans la société et au centre d’un monde globalisé gouverné par la justice".

Michel Janva

Merveilles de la Création

La sonde américaine New Horizons a pris cette photo d’une lune de Jupiter, Io (diamètre : 3600km; distance de la Terre : env. 600 millions de km). Regardez bien en haut : c’est une éruption volcanique !

HV Jupiter_2 (source, via Drudge)

Le mythe d’une UE « bloquée »

C’est l’argument principal derrière la suppression des vétos au Conseil européen, qu’évoquait Michel : depuis l’élargissement de l’UE, et avec les règles actuelles, il ne serait plus possible de prendre des décisions et "faire avancer l’Europe" .

Mais ce constat est faux, rapportait The Economist du 14 avril :

Une étude publiée par Sciences Po Paris affirme qu’au total l’UE a adopté de nouvelles règles et réglementations 25% plus vite depuis l’élargissement.

Attendons-nous pourtant à voir les protagonistes du débat télévisé de ce soir rivaliser d’idées pour résoudre un problème qui n’existe pas.

Henri Védas

Un grand-maître condamné

Lu dans FDA :

"Jean-Michel Quillardet, grand maître du Grand Orient de France […] a été condamné pour “usage de faux” par le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de gestion interne de la loge."

MJ

S’attaquer au Pape, c’est du terrorisme

Andrea Rivera, l’un des présentateurs du traditionnel concert rock du 1er mai à Rome, qui était retransmis en direct à la télévision italienne, a raillé devant un public de quelque 400000 personnes le refus de l’Eglise catholique d’accorder des obsèques religieuses à Piergiorgio Welby, l’Italien atteint d’une maladie incurable et débranché par son médecin du respirateur artificiel qui le maintenait en vie.

"Le pape a dit qu’il ne croyait pas à la théorie de l’évolution. Je suis d’accord, l’Eglise n’a jamais évolué".

L’Osservatore Romano a réagit, en reliant ces critiques aux récentes menaces contre le chef de l’Eglise italienne Angelo Bagnasco :

"Lancer des attaques contre l’Eglise, c’est du terrorisme. Alimenter les fureurs aveugles et irrationnelles contre celui qui parle toujours au nom de l’amour, c’est du terrorisme. Il est vil et terroriste de jeter cette fois ces pierres directement contre le pape, en se sentant protégé par les cris d’approbation d’une foule facilement excitable. Les déclarations de l’animateur sont d’une superficialité déconcertantes mais leur dangerosité n’est pas superficielle".

Michel Janva

Abstention : « repli politique » ?

Toujours dans FC, le cardinal Barbarin répond à la question suivante :

"En voulant rester pur, ne prend-t-on pas le risque de se couper de la vie politique ?

Dans La Cité de Dieu, saint Augustin explique que la chute de l’Empire romain a été un véritable cataclysme. Rome était, en effet, la capitale du monde, et le point de départ du développement et de l’organisation de l’Eglise catholique. L’Empire romain a disparu, alors qu’il se croyait éternel, Roma aeterna ! Saint Augustin nous a appris à distinguer les deux cités : celle de Dieu et celle des hommes. Si la société occidentale vient à s’effondrer,  je ne m’en réjouirai pas certes,  mais je ne vais pas perdre pour autant mon espérance.

Le 6 mai prochain n’est pas le seul et dernier moment pour agir. […] Notre échéance majeure dans la foi, ce n’est pas celle du second tour de l’élection présidentielle, ni celle d’un « grand soir », mais celle de la venue du Christ. «Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts», et c’est en fonction de cet horizon essentiel qu’un chrétien doit faire son choix à chaque échéance électorale."

Michel Janva

Le Cal Barbarin dans Famille chrétienne

Interrogé dans Famille chrétienne, le cardinal Barbarin estime que le vote est un acte humain comme les autres, c’est-à-dire qu’il peut être jugé, en fonction de l’intention donnée :

"Pour nous, tout acte humain doit avoir sa dimension spirituelle, être éclairé par la foi: l’acte politique du vote comme les autres engagements de notre vie. (…) Lorsqu’un chrétien vote, il pose un acte devant Dieu. Lorsque le Christ nous jugera au dernier jour, il nous demandera des comptes. Pourquoi as-tu voté pour tel ou tel candidat ? As-tu vraiment fait ton choix devant Dieu ou en fonction de tes petits intérêts personnels ?".

"Un électeur chrétien ne doit pas favoriser l’avortement ou l’euthanasie, le mariage homosexuel, l’injustice dans la répartition des biens ou le rejet des immigrés. C’est pourquoi je veux dire clairement aux candidats que sur ces points et d’autres, nous serons très vigilants et ils le savent. Je veux leur dire que l’on prie pour eux. Ce n’est pas seulement une formule, c’est un devoir. Dans la grande prière universelle du Vendredi saint, il y a une intention pour les chefs d’Etat et pour ceux qui nous gouvernent".

Michel Janva

2e tour : le cardinal Barbarin précise sa pensée

Lu sur Genethique.org (via le FC):

Le journal La Croix revient sur le vote des chrétiens. Pour ces derniers, les choix bioéthiques des 2 candidats ne laissent pas indifférent. On sent une nouvelle prise de conscience des chrétiens sur ces sujets, notamment la question de l’objection de conscience qui est de plus en plus présente au cœur de leur réflexion.

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon rappelle qu’"un électeur chrétien ne doit pas favoriser l’avortement ou l’euthanasie, le mariage homosexuel, l’injustice dans la répartition des biens ou le rejet des immigrés". Sur la question de l’objection de conscience, le cardinal Barbarin reconnaît qu’"une telle situation peut se présenter ou s’imposer à la conscience d’un électeur". "Il pose alors l’acte politique de ne pas voter ou de voter blanc" explique-t-il "Mais il faut qu’il sache que de toute façon, l’un des 2 candidats sera élu".

Il conclut "faire le choix de l’objection de conscience, c’est encore une part de responsabilité et estimer que les 2 candidats sont également et gravement inadéquats à cette responsabilité, ce qui est à bien réfléchir".

Henri Védas

UE : vers l’abrogation du droit de veto

Le président du Conseil italien Romano Prodi s’est dit favorable à la suppression du droit de veto sur des questions importantes de l’Union européenne, ce qui permettrait à des Etats-membres d’avancer sur le projet de constitution.

"Pour progresser, nous devons nous débarrasser du droit de veto. Pour que l’Union se développe et se renforce, nous devons étendre le vote à la majorité".

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont également favorables à cette proposition. Le jour où la question de l’adhésion de la Turquie sera mise aux voix, si le non est minoritaire, elle intégrera l’UE.

Michel Janva

Offensive contre le célibat des prêtres

Deux faits médiatisés laissent penser que la nouvelle offensive contre le célibat des prêtres semble coordonnée :

  • La médiatisation de la réaction de "paroissiens" suite à la décision de l’évêque de Bayonne de décharger de ses fonctions de prêtre Léon Laclau à cause d’un "comportement public et affirmé qui ne coïncidait pas avec ses propres engagements". Léon Laclau, curé de la paroisse Notre-Dame du Piémont, à Asson, dans les Pyrénées-Atlantiques, vivait ouvertement en concubinage.
  • La publication, par le Monde des religions, quelques jours après, d’une lettre posthume de l’abbé Pierre, destinée au Pape et réclamant… l’autorisation de l’ordination de prêtres mariés. L’abbé avait écrit cette lettre le 1er novembre 2005 et demandé qu’elle ne soit rendue publique qu’après sa mort, indique le rédacteur en chef du magazine, Frédéric Lenoir, à qui l’abbé avait confié ce document. On se demande pourquoi cette lettre n’a pas été publiée juste après le décès de l’abbé en janvier.

Faut-il rapprocher ces deux événements quasi-simultanés de la publication, le 13 mars, par Benoît XVI de l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, dans laquelle on peut lire (§24) :

"il convient de rappeler le sens profond du célibat sacerdotal, justement considéré comme une richesse inestimable et confirmé aussi dans la pratique orientale pour les candidats à l’épiscopat. […] Le fait que le Christ lui-même, prêtre pour l’éternité, ait vécu sa mission jusqu’au Sacrifice de la croix dans l’état de virginité constitue le point de référence sûr pour recueillir le sens de la tradition de l’Église latine sur cette question. Il n’est donc pas suffisant de comprendre le célibat sacerdotal en termes purement fonctionnels. En réalité, il est une conformation particulière au style de vie du Christ lui-même. Ce choix est avant tout sponsal; il est identification au cœur du Christ Époux, qui donne sa vie pour son Épouse. […] [J]e redis la beauté et l’importance d’une vie sacerdotale vécue dans le célibat comme signe exprimant le don de soi total et exclusif au Christ, à l’Église et au Règne de Dieu, et j’en confirme donc le caractère obligatoire pour la tradition latine. Le célibat sacerdotal vécu avec maturité, joie et dévouement est une très grande bénédiction pour l’Église et pour la société elle-même."

Un institut américain vient d’effectuer une étude pour classer les métiers selon l’intérêt intellectuel que procure le travail et sur le plaisir qu’il procure. Arrive en tête de ces deux indices : le "métier" de prêtre.

Michel Janva

Addendum : La fameuse lettre de l’Abbé Pierre peut être lue (pdf). On y trouve une étrange coquille, dans une citation de l’Evangile : "Paix mes agneaux Paix mes brebis"…

Plunkett : « tous kantiens ! »

Patrice de Plunkett n’est pas impressionné par les "postures d’avant-scrutin" des candidats.

"Aimons-nous les uns les autres", a crié Ségolène Royal hier à Charléty : allusion subliminale à l’évangile, clin d’œil aux chrétiens. De son côté, Nicolas Sarkozy a fait plusieurs clins d’œil aux catholiques patrimoniaux, avec ses évocations de hauts lieux du passé. Ce sont des « bonnes manières » de candidats à des segments d’électorat. Elles n’engagent à rien.

Il cite longuement un texte de Claude Tresmontant, qui explique pourquoi presque tous les hommes politiques – ceux qui sont "pour" ou la religion comme ceux qui sont "contre" – partagent la même erreur.

Nos hommes politiques, pour la plupart, depuis plusieurs générations, ont été formés dans la matrice kantienne […]. Il est donc évident à leurs yeux que la foi est une conception subjective, mais non une connaissance certaine objective ; que la foi et la raison, la foi et la connaissance, sont des choses différentes ; que la foi est personnelle mais ne peut pas être communiquée ; et qu’en conséquence la foi doit rester dans le domaine privé et ne doit jouer aucun rôle en politique.

Henri Védas

Emeutes contre les représentants de l’ordre

3 policiers ont été blessés, dont un sérieusement, mardi à Choisy-le-Roi lors d’un contrôle routier qui a dégénéré en «mini–émeute». Alors qu’ils effectuaient le contrôle de l’utilisateur d’un deux-roues, les fonctionnaires ont été pris à partie par une trentaine de personnes, âgées entre 30 et 40 ans. Deux des agresseurs ont été arrêtés…

Même scénario à Draveil où 3 policiers, qui contrôlaient deux hommes circulant sans casque sur un scooter ont été pris à partie par une quarantaine de personnes et blessés, dont l’un sérieusement d’un coup de couteau au cou. L’affaire a dégénéré en échauffourée nécessitant le renfort d’autres policiers. Aucune interpellation…

Une bagarre a éclaté lundi après-midi dans une salle d’audience du tribunal de grande instance de Créteil où les juges examinaient le dossier d’un homme accusé d’avoir donné en avril des coups de couteau à un autre. La bagarre, qui a débuté lorsque la famille de la victime s’en est prise à celle du prévenu, s’est poursuivie dans la salle des pas perdus où des renforts de police ont dû intervenir pour y mettre un terme.

Michel Janva (via Présent)

Nicolas Sarkozy et mai 68

Dans Présent, Rémi Fontaine estime :

"que le candidat dit de «droite» a montré une nouvelle fois en cette occasion un double visage, qui surpasse celui (déjà légendaire) de Chirac-Janus ! […] Dominique Strauss-Kahn ripostait […] saluant au contraire […] les réformes entreprises après ces événements [mai 68, NDMJ], notamment par des «personnes de droite comme Simone Veil» : «Le remboursement de l’IVG, c’est le produit de 68.» «La seule liberté que Sarkozy aime, c’est la liberté économique, la liberté du plus fort qui écrase le plus faible», a ajouté DSK, sans s’apercevoir qu’il donnait précisément la définition de l’«IVG» : interruption d’un vie gênante.

Réponse de Sarkozy le 1er mai : «La loi sur la contraception a été votée en 1967 par Lucien Neuwirth. On ne peut quand même pas dire qu’une loi votée en 1967 est arrivée grâce aux événements de 1968. C’est quand même incontestable… Et l’interruption volontaire de grossesse, c’est 1974.» […]

[O]n voit comment Sarkozy joue allégrement avec le principe de non-contradiction, conciliant les inconciliables dans une schizophrénie morale des plus inquiétantes, transgressant sans complexe les interdits suprêmement non négociables («il est interdit d’interdire»), les désignant même comme des «carcans qui étouffaient la société française». Bref, il se révèle intrinsèquement, au plan de la morale politique, comme un homme de gauche, un héritier de Mai 68. La société Royal-Sarko, qui ne se réfère plus à aucune transcendance, admet sans problème la solution finale et le tri eugénique pour les embryons (voire les handicapés et les séniles) de «trop», mais elle vote solennellement l’abolition universelle de la peine capitale pour les plus coupables. Nous n’avons pas les mêmes valeurs."

Michel Janva