Bilan plutôt positif pour le Teknival de Toul-Rosières
C’est l’avis du préfet de Meurthe-et-Moselle Claude Baland. Jugez plutôt :
"830 « teufeurs » sont passés dans les différents postes de secours, dont 75% pour des traumatismes divers (coupures, foulures…) et 25% pour des malaises. Une cinquantaine ont été dirigés vers des hôpitaux par suite notamment d’intoxications par stupéfiants, bouffées délirantes et malaises. Deux véhicules ont été brûlés et deux autres retournés à la suite d’une bagarre. Près de 6 000 contrôles ont été réalisés aboutissant à 276 procédures de police et 150 de gendarmerie en relation avec la possession plus ou moins importante de produits stupéfiants."
Faudrait-t-il des morts pour estimer qu’un bilan est négatif ?
Michel Janva (via Présent)
Jean Madiran et l’abstention
Dans Présent, Jean Madiran commente l’appel à l’abstention lancé par Jean-Marie Le Pen :
"L’«invitation» de Le Pen est un acte que l’on pourrait dire «prophétique» au sens, désormais courant (et atténué) de ce mot, désignant une vue prospective ou un geste précurseur. Cette décision va en effet, pour d’impérieux motifs politiques, à la rencontre de l’abstention envisagée par Benoît XVI pour d’impérieux motifs moraux, quand il s’agit de l’un des trois points «non négociables» qu’il a énoncés. […] Savoir s’il faut recommander l’«abstention» ou bien plutôt le «vote blanc» est une question subsidiaire qui peut-être ne se posera même pas, si l’on en vient à considérer que l’une et l’autre ont la même signification.
La signification de l’abstention est de mettre en cause dans son ensemble tout un système où il devient de moins en moins possible d’exister politiquement si l’on exprime une opposition résolue à l’«IVG», à la promotion de l’homophilie, à la montée de l’islam, à l’immigration illimitée, à la préférence étrangère (etc.). Le principal inconvénient du vote blanc ou de l’abstention, nous l’avons signalé ici vendredi dernier, c’est qu’«il lui manque aujourd’hui, disions-nous, d‘être revendiqué, représenté, assumé par une autorité morale, politique ou religieuse qui ferait valoir sa signification». Cet inconvénient va disparaître si l’exemple que donne maintenant Le Pen est compris et suivi […]
Les catholiques devraient clarifier et propager la notion bien oubliée ou méconnue de loi (morale) naturelle. Non point pour dire qu’elle est reconnue par tout homme de bonne volonté. Certes, elle est inscrite dans le cœur de tout être humain. Mais l’inscription y est plus ou moins brouillée par le péché originel et par les habitudes intellectuelles contre nature qui viennent renforcer le caractère quasiment invincible de l’arrogante ignorance répandue par l’audiovisuel de masse. Seule une attitude explicite et résolue sur les points «non négociables» est susceptible de réveiller les consciences."
L’Elysée, perquisitionné ?
C’est ce qu’ont tenté jeudi dernier les magistrats Fabienne Pous et Michèle Ganascia, accompagnés d’experts et de policiers. Les magistrats ont requis l’autorité militaire pour se voir accorder l’accès aux locaux de la cellule africaine, l’Elysée étant considérée comme zone militaire. Elles n’ont pas pu pénétrer dans les locaux.
Les 19 et 20 avril dernier, malgré l’opposition explicite de la gendarmerie, les magistrats avaient déjà perquisitionné le Quai d’Orsay et le ministère de la Justice dans la même affaire, emportant de nombreux documents. Cette affaire vise de supposées "pressions sur la justice" de la part du pouvoir politique en marge de l’enquête sur la mort du magistrat français Bernard Borrel à Djibouti en 1995.
Violence payante et filmée
Récit d’un événement qui a eu lieu juste avant le premier tour :
La scène s’est déroulée le 19 avril dernier, juste à côté d’un lycée très chic du sixième arrondissement de Lyon. Une quarantaine d’élèves, ainsi que des jeunes venus d’autres établissements, ont assisté à une sorte de "combat" entre deux collégiens âgés de 15 ans, dans un immeuble voisin de l’établissement. L’affrontement, qui faisait suite à un différend verbal survenu quelques jours plus tôt, a été délibérément "organisé". Certains des "spectateurs" ont payé pour assister au combat, tandis qu’un élève du collège a filmé la scène. Lors de cette bagarre, l’un des deux élèves impliqués eu la mâchoire brisée.
Regard de Bernard Antony sur Nicolas Sarkozy
"Je ne reproche pas pour ma part à Nicolas Sarkozy d’avoir pris nos positions à des fins électoralistes ! Bien au contraire hélas, il réaffirme notamment son attachement à l’actuelle construction européenne, il défend la loi Giscard- Chirac- Veil sur l’avortement, il ne revient pas sur la loi totalitaire interdisant aux parents l’exercice du droit naturel de faire l’école à leurs enfants, il ne remet pas en cause sa politique vis-à-vis de l’implantation islamique dans notre pays. Il continue semble-t-il à croire, il n’est pas hélas le seul, que l’islam n’est qu’une religion alors qu’il s’agit d’une idéologie totalitaire conquérante."
MJ
L’avortement est un progrès
Nicolas Sarkozy était l’invité de France Inter ce matin. Un auditeur lui demande s’il va supprimer le droit à l’avortement. Réponse (à 29’25 ») :
"C’est absurde. J’ai même dans mon discours du 14 janvier Porte de Versailles rendu hommage à Simone Veil qui me soutient avec beaucoup de force. Naturellement la loi de 1974 sur l’interruption volontaire de grossesse est un progrès."
Le Jésus de Nazareth de Benoît XVI : plus d’un million d’exemplaires vendus
… en deux semaines : autour de 500.000 en Italie, 500.000 en Allemagne, 100.000 en Pologne… et les éditions française et anglaise ne sont pas encore sorties !
HV
Mai 68
Les citiques formulées par Nicolas Sarkozy contre mai 68 ont suscité de nombreuses réactions au sein de la gauche. Notamment de la part de Ségolène Royal, non sans humour, au stade Charléty mardi soir :
"[L]e Palais de Bercy, ce n’est pas la remontée des Champs Elysées, Malraux, ce n’est pas Doc Gynéco, François Mauriac, ce n’est pas Bernard Tapie, et Nicolas Sarkozy, ce n’est pas le général de Gaulle."
En marge de ce meeting, plusieurs centaines de femmes et d’hommes se sont rassemblés mardi place de la Bastille à Paris à l’appel d’un collectif d’associations pour les "droits des femmes", pour soutenir la candidature de Ségolène Royal à l’Elysée. Ainsi Thérèse Clerc, ancienne militante du Mouvement de libération de l’avortement et de la contraception (MLAC) s’est étonnée :
"Comment peut-on renier Mai 68, cela a été un énorme élan populaire et pour les femmes une avancée fabuleuse ! Peut-être monsieur Sarkozy est-il génétiquement mysogine"
Eh bien cette militante se trompe. Les avancées fabuleuses pour les femmes, ce fut avant et après mai 68…selon Nicolas Sarkozy :
"[L]a loi sur la contraception a été votée [sic] en 1967 par Lucien Neuwirth. On ne peut quand même pas dire qu’une loi votée en 1967 est arrivée grâce aux événements de 1968. C’est quand même incontestable. Et l’interruption volontaire de grossesse, c’est 1974 !"
Si M. Sarkozy voulait pousser les catholiques à faire usage de leur objection de conscience au 2e tour, il ne s’y prendrait pas autrement…
Mais quitte à évoquer ces années, nous préférerons recommander la lecture de l’encyclique Humanae Vitae du pape Paul VI parue… le 25 juillet 1968.
Crise en Turquie
Saisie par l’opposition, la Cour constitutionnelle turque a annulé le scrutin présidentiel en cours au Parlement, ouvrant la voie à d’éventuelles élections législatives anticipées. Le premier tour de scrutin, vendredi, a été boycotté par l’opposition, qui refuse de voir élu le candidat du parti de la Justice et du développpement (AKP), Abdallah Gul. Le deuxième tour devait se tenir mercredi. Dimanche, une manifestation géante a rassemblé à Istanbul un million de personnes pour dénoncer le gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recept Tayyip Erdogan.
Aujourd’hui, la police turque a arrêté près de 600 personnes qui tentaient de manifester dans Istanbul à l’occasion du 1er mai, date marquant le 30e anniversaire d’une fusillade sur la place Taksim en 1977, lorsque des assaillants non identifiés avaient tiré sur la foule et tué 34 personnes.
Pierre Manent et l’UE : la disparition des nations
Le philosophe Pierre Manent a été interrogé dans La Nef. Extrait retranscrit par Patrice de Plunkett. Il n’y a pas de construction de l’Europe, mais
"la dénationalisation des nations européennes sous la férule d’une idéologie intolérante qui nous interdit de reconnaître ce que nous fûmes et de défendre ce que nous sommes encore… La religion du semblable, de la contagion démocratique et de l’unification de l’humanité, elle est propre et exclusive à l’Europe. Nous sommes les seuls à croire de toute notre âme à la mondialisation. Nous sommes les seuls à vouloir disparaître…"
Jamais les classes politiques européennes
"n’auraient eu l’idée de faire entrer la Turquie en Europe, si leur perspective était simplement celle, rationnelle et politique, de construire l’Europe… C’est précisément parce que tout indique que la Turquie n’est pas compatible avec l’Europe, qu’il faut l’y introduire : ainsi prouvera-t-on le dogme sur lequel repose la religion de l’humanité, à savoir qu’aucune différence entre les groupes humains n’est significative, qu’aucune différence entre les groupes humains ne peut être légitimement prise en compte…"
Ordinations en hausse
… aux Etats-Unis. En augmentation sensible (+10 %) par rapport à l’année dernière où l’on ne compta que 431 ordinations sacerdotales, 2007 devrait voir 475 nouveaux prêtres ordonnés aux États-Unis. 6% des nouveaux prêtres sont des convertis de différentes dénominations protestantes. La moyenne d’âge des prêtres américains est d’environ 60 ans (68 ans en France) et que les États-Unis comptaient en 2006, 41 794 prêtres (28 299 diocésains, et 13 495 réguliers).
Est-il tactiquement opportun de s’abstenir ?
Dans leur post "Que faire au 2e tour ?" (qu’on me pardonne de le citer), vos blogueurs ont distingué deux questions :
- …la question de principe (peut-on voter pour un candidat qui fait campagne sur le mépris d’un ou plusieurs points non négociables ?)
- …et la question tactique (si l’on considère que la question de principe reste ouverte, est-il plus opportun de voter pour ce candidat, ou de ne pas le faire ?).
Se situant sur ce plan tactique, un commentaire d’un lecteur du blog Le Conservateur plaidait pour l’abstention (ou, on présume, le vote blanc/nul) :
Si demain Sarkozy loupe l’Elysée de 2% et qu’il sait que ce manque vient du milieu pro-vie, croyez bien qu’il fera tout en 2012 pour gagner cet électorat qui lui aura fait défaut.
Le Conservateur lui répond :
[R]ien n’assure que l’abstention soit comprise et interprêtée correctement. Rappelez-vous le référendum sur le projet de constitution européenne. Les raisons fondatrices du non ont été si nombreuses que les messages ont été brouillés. Les médias, et donc le microcosme, n’ont retenu que l’exigence sociale.
Jean-Marie Le Pen a lancé la campagne
… pour les législatives, ce matin, lors de son discours place de l’Opéra, suite au défilé en l’honneur de Jeanne d’Arc. Après avoir proné l’abstention :
"Nous ne devons prendre aucune responsabilité dans le choix du 6 mai. Il serait illusoire et dangereux de voter pour la candidate socialiste pour se venger du hold-up réalisé sur notre programme par Nicolas Sarkozy. Soutenue par l’extrême gauche révolutionnaire, on sait qu’elle veut entre autres régulariser les clandestins. Mais il serait aussi insensé d’apporter notre suffrage à un candidat qui continue de nous considérer comme des extrémistes et de refuser de permettre par la proportionnelle à nos millions d’électeurs d’être représentés à l’assemblée nationale, qui, comme la gauche, refuse de nous considérer comme des républicains."
"J’invite expressément [les électeurs] à s’abstenir massivement, se réservant pour le premier tour des élections législatives les 10 et 17 juin prochains".
Désormais, "il faudra faire vivre l’espoir raisonné que j’ai dans les élections législatives".
A noter la présence de Bruno Mégret dans le cortège.
Sarkozy et Royal sur l’euthanasie
Le magazine Pèlerin a interrogé les deux candidats, et la presse relaie la substance de leurs réponses – déjà connues pour l’essentiel.
La candidate socialiste promet une loi légalisant l’euthanasie :
"Un projet de loi sera soumis au Parlement pour permettre, dans des conditions strictes de respect de la volonté du patient et d’accompagnement, d’apporter une réponse aux situations dramatiques que nous connaissons aujourd’hui et d’abréger des souffrances intolérables"
Nicolas Sarkozy
…estime en revanche que la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, "a donné aux médecins le cadre juridique pour éviter un acharnement thérapeutique déraisonnable".
Le candidat de l’UMP à la présidentielle dit vouloir "en priorité" développer les soins palliatifs pour les malades en fin de vie. […]
"Pour le reste, cela ne relève pas, à mon sens, de la loi", estime-t-il.
La dernière phrase est encore une fois un peu ambiguë. Mais l’euthanasie est bien, comme nous l’indiquons dans notre réflexion "Que faire au second tour ?", un des domaines "non négociables" où une différence palpable existe entre les deux candidats.
Turquie : la France devrait condamner les assassinats
Le président de la Conférence des Eglises européennes (fondée en 1959, communauté de 125 Eglises de tradition orthodoxe, protestante, anglicane et vieille-catholique de tous les pays d’Europe), le pasteur Jean-Arnold de Clermont a demandé au gouvernement français d’intervenir pour qu’Ankara protège ses minorités, suite au meurtre de trois chrétiens le 18 avril. Dans un courrier adressé au président Jacques Chirac le 27 avril, le président de la KEK veut que Paris demande à Ankara
"d’adopter une attitude nouvelle envers les minorités religieuses qui, jusqu’à ce jour, ne bénéficient pas d’un statut juridique assurant leur liberté".
Le pasteur Jean-Arnold de Clermont souhaite également que le gouvernement exprime "avec la plus grande fermeté au gouvernement turc sa condamnation" des meurtres, après tortures, de deux chrétiens turcs et d’un allemand.
Soutiens envers Mgr Bagnasco
Benoît XVI a téléphoné lundi matin à Mgr Angelo Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne, pour lui exprimer sa solidarité après les menaces dont il a fait l’objet.
Le président de la République Giorgio Napolitano a évoqué un "grave épisode d’intolérance à l’encontre de l’Eglise catholique", assurant au secrétaire d’Etat du Vatican, Tarcisio Bertone, que "l’Italie ne laissera pas seul Mgr Angelo Bagnasco face à des menaces viles et inadmissibles" :
"Il faut garantir de la façon la plus sereine l’exercice de la mission pastorale du président de la Conférence épiscopale italienne et un dialogue le plus respectueux et constructif possible entre l’Eglise catholique, la politique et la société civile".
Le président du Conseil Romano Prodi avait téléphoné dès dimanche à Mgr Bagnasco pour lui exprimer sa "solidarité".
Denis Sureau ne votera pas
Le directeur de l’Homme Nouveau, de Transmettre et de Chrétiens dans la Cité s’en explique sur son blog :
"Les électeurs catholiques sont invités à choisir le 6 mai entre deux candidats qui, par-delà des différences de style évidentes, partagent un même refus des "valeurs non négociables" défendues par l’Eglise. C’est ainsi que M. Sarkozy entend favoriser l’accès à l’avortement et à la contraception, multiplie les déclarations floues sur l’euthanasie, soutient la recherche sur les embryons humains et envisage en matière d’homoparentalité un "statut de beau-parent". […] Dans ces conditions, l’abstention ou le vote blanc sont les seules options éthiques acceptables."
MJ
Vox Galliae en sommeil
…"pour une durée indéterminée" :
"nous allons utiliser ce « temps mort » pour prendre du recul, réfléchir à une forme d’action militante différente et plus recentrée au niveau du contenu que la diffusion d’informations au quotidien. Au moment de franchir le million de visites, le blog est donc mis en sommeil".
MJ
Caroline Parmentier plaide pour le vote Sarkozy au second tour
Dans Présent :
[S]i vous me demandez ce que je ferai dimanche 6 mai prochain, je […] vais retrousser mes manches, me salir les mains et voter Sarkozy. Parce que je ne veux pas de Ségolène Royal et du retour des socialo-communistes au pouvoir. Pour rien au monde. […]
Pour ceux qui refusent de voter au second tour, qui ne veulent pas choisir « entre la peste et le choléra », je citerai un seul exemple, que j’ai déjà évoqué dans ces colonnes. L’adoption des enfants par les homosexuels. Cette horreur dont la seule évocation me fait froid dans le dos. Cette maltraitance psychologique grave (au minimum) qui est en train de gagner des points chaque jour dans l’opinion publique grâce aux médias. Ségolène Royal a déclaré qu’elle légiférerait sur ce point, en faveur de l’adoption des enfants par les homos, dès son arrivée au pouvoir. […]
Sarkozy a redit devant des millions de témoins et poussé dans ses retranchements par le lobby homo, qu’il était fondamentalement contre cette adoption, que sa conviction profonde était qu’un enfant doit avoir un père et une mère. Même s’il n’y avait que cette différence entre ces deux candidats (il y en a bien évidemment d’autres), pour moi cela fait la différence. Cela ce n’est pas rien. Ce n’est pas exactement bonnet blanc et blanc bonnet.
Jean Renaud reçu au « rendez-vous » du Forum catholique ce soir
Jean Renaud est le directeur de la rédaction de la revue conservatrice québécoise Egards.
HV
Que faire au second tour ?
C’est le titre d’une contribution de vos blogueurs, sur notre page Libres réflexions.
La question se pose donc dans ces termes : si deux candidats s’éloignent aussi gravement de la loi naturelle, faut-il voter pour celui qui en est marginalement moins éloigné ? Le Cal Barbarin et Mgr Brincard ont évoqué la possibilité d’opter pour l’objection de conscience par l’abstention ou le vote blanc/nul.
LSB
Nicolas Sarkozy et la proportionnelle : précision
Suite à la déclaration du candidat hier, le porte-parole de l’UMP, Luc Chatel, a précisé que le débat sur l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives proposé par Nicolas Sarkozy se déroulera "durant la prochaine mandature" pour une éventuelle application aux élections de 2012.
MJ
Un mariage républicain
De Me Trémolet de Villers, dans Présent :
"Tout les unit. Ils rêvent d’habiter la même maison, de vivre sous le même toit, de travailler dans le même bureau, de mener le même genre de vie. Ils ont, pratiquement le même âge et, s’il y a entre eux quelques points de désaccord, rien de fondamental, ne les oppose. Lui est divorcé, remarié, mais non exempt d’incertitude sur l’avenir de cette nouvelle union. Elle est, comme elle le répète à qui veut l’entendre, une femme libre. Lui dit qu’il représente la droite. Elle dit qu’elle vient de la gauche. En s’épousant, ils réalisent le rêve du centre introuvable. Bayrou, cocu, n’en est pas moins content. Il dirigera le cortège des enfants d’honneur. […] Le seul événement vraiment romanesque et politique, donc historique, de cette campagne, serait ce mariage républicain."
Voter « à tout prix » ou « en conscience » ?
Sous la plume de Jeanne Smits :
"Des catholiques, inquiets à juste titre avant le premier tour d’être amenés à voter pour des candidats ne respectant pas les trois «points non négociables» en politique […] semblent les avoir quelque peu oubliés au second… […] Pour marginaux qu’ils soient (mais ce sont les minorités agissantes qui changent le cours de l’histoire !), les catholiques préoccupés par ces questions se sont pour beaucoup déterminés en leur fonction. Mais voilà qu’aujourd’hui fleurit une tendance qui, prenant acte du choix qui nous est laissé, voire en invoquant une «bipolarisation» réelle ou supposée de la vie politique française, appelle à voter à tout prix, à n’importe quel prix, dimanche prochain. […]
Même si l’expérience démontre que l’opposition à la culture de mort à l’intérieur des grands partis du système n’aboutit à rien, ou à peu de chose… On peut objecter qu’en dehors, elle n’est pas plus efficace. C’est tout le problème. Mais on ne lui laisse pas non plus ses chances : marginalisation, ghettoïsation, diabolisation frappent les associations, les publications ou les mouvements politiques qui portent tout ou partie de ces vérités. Et la marginalisation est d’autant plus dure qu’elle émane de nos plus proches voisins. […]
Nous savons bien ce qui motive le choix de ceux qui préconisent, depuis des mois ou depuis quelques jours, le choix de Nicolas Sarkozy. Ils pensent que ce sera pire avec Ségolène Royal […] Et à cet égard, le point de vue qui consiste à préférer «le moins pire» pour éliminer plus sûrement la plus épouvantable peut se défendre. […]
[Mais q]u’on n’accuse donc point ceux qui ne veulent offrir leurs suffrages ni à l’un ni à l’autre, de vouloir précipiter le désastre."
UE : quelle différence entre les deux candidats ?
Dans une réponse adressée au collectif EuropaNova, les deux finalistes se prononcent tous les deux pour :
- accorder au Parlement européen des pouvoirs législatifs et budgétaires en tous points identiques à ceux exercés par le conseil des ministres,
- supprimer le vote à l’unanimité entre Etats, c’est-à-dire généraliser le vote à la majorité qualifiée,
- œuvrer à la mise en place d’une véritable gouvernance économique et sociale de la zone euro, impliquant la mise en place d’un ministre des Finances de la zone euro,
- donner une valeur juridique contraignante à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
En résumé, il n’y a pas de différence.
Manifestation pour la vie
…samedi 5 mai 14h00 à Bruxelles, rond-point Robert Schuman, aux pieds des institutions européennes. La marche se dirigera jusqu’au palais de Justice de Bruxelles où se tiendront à partir de 16h les discours des intervenants. Parce que la Famille est le socle indispensable au juste équilibre de la société. Parce que toute l’Europe est confrontée aux mêmes maux. Parce que la voix des Familles doit s’entendre dans toute l’Europe. Parce que beaucoup de décisions se prennent dans les institutions européennes.
Nicolas Sarkozy répond au collectif Catholiques en campagne
Le collectif Catholiques en Campagne a adressé fin mars un courrier aux candidats à l’élection présidentielle. Ce courrier demandait aux candidats de préciser leurs positions sur les grands sujets qui préoccupent tout spécialement l’électeur catholique.
Voici la réponse de Nicolas Sarkozy à propos de l’avortement :
" Sur le sujet de l’avortement, je comprends tout à fait l’attachement qui est le vôtre au respect de la vie dès la conception. Je veux toutefois rappeler qu’avant l’adoption en 1974 de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, une grave inégalité séparait les Françaises : en effet, les femmes aisées pouvaient se rendre à l’étranger où elles avortaient dans des conditions correctes, tandis que celles de condition modeste, seules ou abandonnées, avaient recours à la clandestinité et mourraient parfois des suites d’interventions pratiquées en dehors de toute réglementation.
Souvenons-nous aussi du courage de Simone Veil et combien une telle évolution législative a été un progrès pour nombre de femmes. Ayons la sagesse de reconnaître que l’avortement est un choix donné aux femmes et qu’il permet d’éviter les drames du passé."
…et un extrait à propos de l’euthanasie :
" Nous devons absolument franchir une nouvelle étape en matière de développement des soins palliatifs. Les unités de soins palliatifs doivent être désormais la norme partout en France, dans tous les hôpitaux et les cliniques où elles sont nécessaires (…) Je souhaite que l’on fasse confiance au dialogue. C’est au patient, à sa famille et au corps médical de trouver la solution adaptée. Je pense qu’il faut laisser une zone de liberté.
Je souhaite qu’ensemble nous puissions continuer à dialoguer sur ce sujet sensible dans le respect des opinions pour trouver les solutions adéquates. Les Français souhaitent ce débat et j’y serai très attentif."
Europe : les musulmans s’organisent
La création en Allemagne d’un conseil plus ou moins représentatif des musulmans du pays est le nouvel exemple des efforts déployés pour organiser l’islam en Europe et trouver des interlocuteurs auprès des autorités. Ceux qui ont abjuré l’islam s’organisent également et accusent les autorités allemandes de fermer les yeux au nom du respect des cultures sur certaines dérives.
La France, qui compte de loin la plus grosse communauté musulmane avec près de cinq millions de fidèles, essentiellement maghrébins, a été l’une des premières à s’y atteler. Comme ailleurs en Europe, les musulmans y sont très majoritairement sunnites et donc ne disposent pas d’un clergé à proprement parler. Le CFCM, initié en 1999 sous un gouvernement de gauche, a vu le jour en 2003 avec Nicolas Sarkozy.
La Grande-Bretagne, qui compte 1,6 million de musulmans, majoritairement pakistanais et du Bangladesh, compte comme principale organisation représentative le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne. L’Italie, qui compte 1,2 million de fidèles, a mis en place en novembre 2005 un Conseil consultatif musulman. Au Danemark, qui compte environ 200.000 musulmans, soit près de 3% de la population, le gouvernement a placé ses espoirs dans une association, "Les musulmans démocrates", créée en février 2006 en plein milieu de la crise des dessins.
En 1999 a été créé l’Exécutif des musulmans de Belgique (pays qui compte entre 400.000 et 500.000 musulmans). La Suède, qui a une importante communauté de réfugiés irakiens, compte un Conseil islamique de coopération. Aux Pays-Bas comme en Espagne, les musulmans sont représentés par différentes organisations dispersées qui sont plutôt des forums de discussion.
Nicolas Sarkozy à Bercy hier
M. Sarkozy a cité 27 fois "mai 68" :
Dans cette élection il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes.
Je veux tourner la page de mai 68. […]
L’idéologie de mai 68 sera morte le jour où dans la société on osera rappeler chacun à ses devoirs.
Il a précisé sa conception de la France :
[L]a France est un idéal inlassablement poursuivi par un grand peuple qui croit depuis son premier jour à la force des idées, à leur capacité à transformer le monde et à faire le bonheur de l’humanité. [On connaît surtout leur capacité à faire son malheur, NDHV]
Il a ouvert la porte à une dose de proportionnelle :
Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse.
Les médecins refusent l’euthanasie
"Suite à la parution du "manifeste" et du "livre blanc" de l’ADMD en faveur de la dépénalisation de l’euthanasie, la Société Française d’Accompagnement et des Soins Palliatifs (la SFAP), soutenue par quelques grands instituts (sociétés de réanimation, de gériatrie, de gérontologie…), avait lancé au moment de l’affaire de Perigueux un plaidoyer pour défendre l’application de la loi Leonnetti. Une pétition avait été mise à la disposition des professionnels de santé pour contrecarrer celle des 2000 soignants favorables à la reconnaissance de l’euthanasie (qui prétendaient par ailleurs l’avoir pratiqués eux-mêmes). Eh bien, en quelques semaines le nombre de signataires hostiles à l’euthanasie a explosé celui des marchands de mort (qui, notons le, n’auront pas obtenu un quart de ce score après des mois de lutte acharnée) : la barre des 9 000 signatures a en effet été franchie ce soir !"
