Catholique et français toujours !
Selon un sondage réalisé par IFOP auprès de plus de 91 000 personnes entre 2003 et 2006, le catholicisme reste la religion de 64 % des Français, loin devant l’islam avec 3 %, les sans religion étant plus de 27 % (résultats de l’étude).
A la question "De quelle religion vous sentez-vous le plus proche ?", près des deux tiers des Français se disent donc "proches" du catholicisme, seule religion à se répartir sur tout le territoire sans qu’aucun département ne descende en dessous des 47 %.
Même si cette enquête n’aborde pas la notion de pratique religieuse, elle a le mérite de montrer l’attachement, même inconscient, de nos compatriotes aux racines chrétiennes de la France.
La politique de la vie de Nicolas Sarkozy (2)
Michel a évoqué ici le discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Bordeaux dans lequel le sujet de l’euthanasie a été évoqué. L’Alliance pour les Droits de la Vie (ADV) a réagi immédiatement dans un communiqué :
" Toutefois, contrairement à ce qu’a affirmé Nicolas Sarkozy, le respect de la vie ne peut s’arrêter quand il y a souffrance. En réalité, il n’y a pas de fatalité à la souffrance dès lors qu’elle est correctement accompagnée et que tout est fait pour soulager et soutenir ceux qui souffrent. Laisser croire que la souffrance deviendrait le critère autorisant de mettre fin à la vie d’autrui est danger (…)
Mais il est très dangereux de laisser croire qu’elle fait s’effacer la dignité humaine et que la vie souffrante ne vaut pas la peine d’être vécue. Pour la seconde fois en quelques jours, Nicolas Sarkozy laisse entendre qu’il validerait l’euthanasie légale. Il entretient ici l’illusion d’une société purifiée de toute épreuve. Alors qu’il affirme que toute vie vaut la peine d’être vécue, sa posture sur la souffrance conduit à exclure les vies que l’on considérerait comme invivables (…)
Une telle régression du discours politique est d’autant plus lourde de conséquences qu’elle s’exprime dans une déclaration qui affirme promouvoir la vie."
Merveilles de la Création
La mission Cassini (un partenariat NASA-ESA) livre des photos inédites de Saturne et de ses satellites.
Donum Vitae a 20 ans
Le 22 février 1987, la Congrégation pour la doctrine de la Foi, dont le Préfet n’était autre que le cardinal Ratzinger, publiait l’instruction Donum Vitae. Cette instruction, terriblement d’actualité aujourd’hui, est consacrée au respect de la vie naissante et à dignité de la procréation. Néanmoins, la science ayant fait des progrès soulevant de nouvelles questions éthiques (clonage, embryons hybrides…), il est envisagé qu’une seconde instruction sur le même sujet voit le jour prochainement.
Selon Stéphane Bauzon, spécialiste de bioéthique et expert au Comité national de bioéthique d’Italie, " la perspective posée par Donum Vitae reste intangible : la vie de l’embryon humain doit être respectée au nom du droit inviolable de tout être humain innocent à la vie". Cette nouvelle instruction pourrait d’une part " voir comment les nouvelles techniques biomédicales peuvent mettre en cause le respect de l’embryon humain" et d’autre part pourrait confirmer " la définition de l’embryon comme personne dès la conception".
Dans un article, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission Bioéthique et Vie humaine pour le diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur cet anniversaire et souligne que :
" ce qui est très intéressant est la prise en compte dans un document ecclésial d’ordre doctrinal des dernières données de la science génétique pour insister sur l’individualité cellulaire et génomique du tout jeune embryon. Le Magistère n’hésite donc pas à intégrer dans son argumentation des faits reconnus par la biologie embryonnaire".
Et il conclut :
"Alors même que nos sociétés postmodernes se placent sous l’autorité absolue de la science, seul objet d’une affirmation et d’une approbation publiques incontestables, mettant en avant ses résultats qui s’imposent avec force à tous, l’Instruction Donum vitæ nous met devant nos propres incohérences en ce qui concerne le statut de l’embryon. D’où vient donc que les connaissances scientifiques irréfutables qui lui sont relatives sont dans ce cas précis tenues pour rien ? "
Présent fête ses 25 ans
Le quotidien catholique fête ses 25 ans le 25 mars prochain à Villepreux. A 11 heures, la messe sera célébrée par le P. Argouarc’h; elle sera suivie à 13 heures d’un déjeûner assis suivi d’une conférence de Jean Madiran et d’un discours de clôture de Jeanne Smits.
On peut s’inscrire avant le 15 mars en envoyant un chèque de 42 euros par personne (avec ses coordonnées) à Présent.
L’inscription inclut, en prime, un abonnement de 3 mois (d’une valeur de 50 euros) à la version internet de Présent, pour soi-même ou un ami.
Manifestation contre l’euthanasie
Le “Collectif pour une médecine de vie” organise un grand rassemblement (tract, pdf) le dimanche 11 mars à 15h30 sur le Parvis des libertés et des droits de l’homme – Paris (Trocadéro). Une bonne occasion de rappeler aux candidats qui se sont prononcés pour l’euthanasie (Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou), que soulager les souffrance d’un malade ni signifie pas abréger sa vie.
Avortement : le franc-parler d’un ministre polonais
Sur ce site d’extrême gauche, on apprend que le ministre polonais de l’Education Nationale, Roman Giertych, a appelé à interdire l’avortement dans toute l’Europe au cours d’une réunion informelle des ministres européens de l’éducation nationale à Heidelberg en Allemagne. La réunion devait être consacrée au Traité Constitutionnel Européen. Le ministre polonais, également président de la Ligue des familles polonaises, a souligné que
"si nous n’allons pas de toutes nos forces soutenir la famille, il n’y a pas d’avenir pour notre continent. Nous serons un continent occupé par des représentants de nations qui savent valoriser la famille, les nations islamiques. […] Une des plus horribles réalités de notre temps est le manque de vérité au sujet de millions d’Européens tués dans des avortements. Cet acte criminel légalisé par de nombreux parlements est une nouvelle forme de barbarie. Une nation qui tue ses enfants est une nation sans avenir. Un continent qui tue ses enfants sera dominé par les nations qui ne les tuent pas".
Le Vice-premier ministre polonais a proposé la rédaction d’une «Grande Charte des Droits des Nations d’Europe» qui doit garantir «la liberté et l’identité selon les valeurs de la vie humaine et de la famille». Cette Charte pourrait être adoptée par l’UE d’ici 2015 et les valeurs de l’Union Européenne seraient à la base de cette Charte, des valeurs telles que l’identité nationale, la famille et le respect de la vie.
"Dans le cadre de la politique familiale nous proposons l’interdiction de l’avortement en Europe et de la propagande homosexuelle".
Ce discours a été présenté comme étant la position officielle du gouvernement polonais.
Faudra-t-il interdire les catholiques « intégristes »
Dans Présent daté de demain, Jean Madiran revient sur l’entretien donné par Philippe de Villiers dans La Croix (que nous avions évoqué ici) et -après avoir reconnu que les musulmans doivent se soumettre à la loi- pointe le danger d’une distinction politique entre musulman intégriste et musulman modéré. Car lequel pratique l’islam ? Le fondamentaliste ou le modéré ? Philippe de Villiers affirme en effet :
"dénoncer l’islamisme, c’est protéger ceux qui en sont les premières victimes, c’est-à-dire les musulmans modérés".
Jean Madiran indique que les musulmans modérés :
"ne constituent pas une religion à part. Ils sont des cas personnels, même s’ils sont nombreux. Et de toutes façons, l’identité réelle d’une religion se révèle beaucoup moins chez ceux qui sont modérément croyants que chez ceux qui le sont pleinement. La distinction entre «islam» et «islamisme» et la faveur généralement accordée à un «islam modéré» reposent sur une série d’hypothèses aventureuses et improbables, acceptées sans esprit critique. L’islamisme ne devrait-il pas s’écrire plutôt : islam(isme) ? […]
Le plus grave dans cette fausse distinction, c’est qu’elle est instaurée comme un tri exercé par le pouvoir politique entre les idées, les pratiques, les fidèles d’une religion. C’est la laïcité républicaine à la française. Demain, elle s’attribuera un pouvoir qu’elle espère et annonce déjà en théorie, le pouvoir d’appliquer aux chrétiens ce qu’elle aura institué pour les musulmans : le pouvoir d’autoriser un «catholicisme modéré» et d’interdire tout ce qu’on appellera «intégrisme catholique»."
L’idéologie du genre s’impose en Espagne
La loi sur l'identité sexuelle a été votée hier soir au parlement espagnol, par 176 voix contre 124. Désormais, les personnes transsexuelles pourront changer d'identité et de sexe sur les registres civils sans être obligées de se soumettre à des interventions chirurgicales. Il suffira qu'un médecin ou un psychologue certifie que la personne qui sollicite le changement d'identité est transsexuelle, qu'elle accepte son changement de sexe et qu'elle ait suivi un traitement médical durant deux ans. Les personnes qui seront opérées n'auront pas à faire ces démarches et pourront automatiquement inscrire leur nouvelle identité sur les registres. Yves Daoudal rappelle que :
"Il ne s’agit pas d’une invention espagnole. L’idéologie du «genre» s’impose dans les instances internationales depuis la conférence de Pékin de 1995 (rapport, pdf) sur les droits des femmes, dont l’un des 12 points était «l’égalité du genre» (gender equality), point qui avait été vivement dénoncé par le Saint-Siège."
Sur cette idéologie du "genre", qui nie l'ordre naturel, on lira avec intérêt cet article de Jeanne Smits.
Constitution : le délire de Valéry Giscard d’Estaing
Valéry Giscard d’Estaing a évoqué la Constitution européenne devant les étudiants de l’université de Georgetown à Washington :
"Pour achever la ratification, il serait nécessaire pour les deux Etats qui ont dit non de changer leur position. Il faut vraiment que la France clarifie sa position et ne demande pas aux autres de clarifier la leur, qui est généralement claire.
[Après les élections, il faudra] un délai approprié pour permettre aux gens d’avoir le sentiment que le texte est examiné minutieusement et que toutes les observations sont faites. […] Pour un texte de cette nature, un processus parlementaire est plus adapté [et ce fut] probablement une erreur de l’avoir soumis à référendum".
Mais Giscard sait que d’autres pays, qui ont gelé le processus de ratification, sont hostiles à la Constitution européenne, comme la Grande-Bretagne ou la République tchèque. Alors il a osé suggérer que ces pays -mais pas la France !- puissent rester en dehors du traité constitutionnel comme certains pays restent en dehors de la monnaie unique.
La politique de la vie de Nicolas Sarkozy
Hier à Bordeaux, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours dans lequel il a affirmé vouloir "remettre l’homme et la vie au centre de la politique" :
"Il était temps de parler de la vie parce que la question de la vie est partout posée, parce que la question de la vie traverse toute la société, parce qu’à travers l’interrogation sur la vie on comprend mieux la nature de la crise actuelle et son caractère profond."
Belle ambition, mais la suite nous laisse sur notre faim. Prolifération nucléaire, terrorisme, réchauffement climatique, épuisement des ressources, paix dans le monde, solidarité, travail, discrimination, immigration, écologie, etc. sont les thèmes abordés dans cette "politique de la vie". Le passage sur la famille ("La politique de la vie aujourd’hui c’est celle qui, tout en responsabilisant les familles, les aide à élever leurs enfants quand elles en ont besoin") passe sous silence la dernière loi votée par l’UMP, qui interdit aux familles de se regrouper pour instruire leurs enfants.
Si ni l’avortement, ni le clonage, ni la recherche sur les embryons ne sont abordés, Nicolas Sarkozy a tout de même évoqué l’euthanasie :
"La politique de la vie c’est la politique du respect absolu de la vie [absolu sauf pour l’embryon ! NDMJ] mais jusqu’à la limite de la souffrance humaine, car il n’y a qu’une seule limite, celle où la souffrance est si grande qu’elle détruit la vie. Notre société ne peut pas se dispenser de réfléchir à cette question, parce que nul ne peut rester indifférent à la souffrance extrême."
Disons le tout net : cette culture de mort n’a rien à voir avec une politique de la vie.
Redéfinir les droits de l’homme
L’un des thèmes principaux de la réunion des dirigeants des confessions chrétiennes des pays de la CEI et de la Baltique, qui s’est achevée mercredi à Moscou, a été l’initiative de l’Eglise orthodoxe russe (EOR) de réviser la conception des droits de l’homme, position soutenue par les catholiques et les protestants. L’EOR avait initié cette rencontre dans le cadre de la préparation de la IIIe Assemblée oecuménique européenne. Cette idée avait été évoquée il y a un an au Congrès mondial du peuple russe. Le coprésident du Congrès, le métropolite de Smolensk et de Kaliningrad, avait déclaré :
"Nous voyons comment le concept des droits de l’homme est utilisé pour masquer le mensonge et l’insulte aux valeurs religieuses et nationales. D’autre part, dans l’ensemble des droits et des libertés de l’homme on insère progressivement des idées contraires aux traditions chrétiennes et aussi à celles de la morale traditionnelle sur l’homme. La propagande de l’individualisme conduit tout droit à la régression démographique, au comportement asocial et amoral".
Le pasteur de l’Eglise luthérienne de Lituanie a déclaré :
"Nous soutenons l’initiative de l’EOR parce que la mentalité séculière viole les droits des croyants.
Même idée pour l’Union russe des chrétiens de foi évangélique :
"Cela ne semblera peut-être pas démocratique, mais la restriction des libertés est un bien qui permettra de préserver la morale et la civilisation. […] Nous nous prononçons pour un changement réel de la situation en ce qui concerne les droits de l’homme, jusques et y compris pour une réécriture de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Parce qu’il ne peut pas y avoir de droits universels de l’homme".
Même chose chez les pentecôtistes :
"Nous sommes contre la démocratie qui est à l’origine de la décomposition de la société. Il nous faut une démocratie évangélique avec une morale évangélique, où l’on appelle un chat un chat et un péché un péché".
Le secrétaire général de la Conférence des églises européennes a promis qu’ils pourraient se prononcer sur cette question lors de l’Assemblée Oecuménique européenne qui se tiendra en septembre.
Ce thème a fait l’objet d’un article dans la revue Sedes Sapientiae de décembre dernier. L’actuelle prolifération de ces droits, dont certains sont contradictoires (le droit à la vie et le droit à l’avortement) laisse entendre que ce concept n’est pas si pertinent. Sous la plume du docteur en droit Nicolas Warembourg, on peut lire que :
"c’est dans une raison enfermée en elle-même, coupée d’une réalité qui lui est inaccessible, que vont être découverts nos droits de l’homme. Cela explique largement à mon sens pourquoi les droits de l’homme nous apparaissent souvent si éloignés de la réalité et ne semblent constituer que des buts politiques souvent généreux et souhaitables, mais immédiatement peu réalisables. […] La consécration des droits de l’homme dans l’ordre international les place de fait dans une situation juridiquement inexpugnable. [M]ais ce constat ne fait qu’éluder la problème de la justification théorique des droits de l’homme. Or cette question se trouve à nouveau posée, en raison de l’émergence des "nouveaux droits de l’homme" […] : droit de l’individu face à la société, droit des minorités, etc. Ceux qui les revendiquent ont le souci et l’habileté de les présenter comme des modalités actuelles des droits antécédents".
Répartition des musulmans en France
L’hebdomadaire La Vie a publié cette semaine la carte des relgions en France. Via ce blog, on trouve la carte de répartition des musulmans (cliquez sur l’image pour l’agrandir). Plus de 6% de la population de Seine-St-Denis, du Val-de-Marne, du Val d’Oise, d’Eure-et-Loire, de la Loire et du Haut-Rhin se déclare musulmane.
Atteinte au repos dominical
La CFTC a vu sa victoire en première instance contre trois magasins Conforama du Val d’Oise confirmée en appel. Conforama devra verser 105 000 euros par dimanche ouvert, soit 10 fois plus que d’habitude. Une ouverture le dimanche devient donc financièrement inintéressante. La décision du tribunal du 12 mars prochain est très attendue par toutes les enseignes hors-la-loi du secteur (Boulanger, Fly, Alinéa, Crozatier, Atlas et Ikéa) qui sont assignés devant le TGI de Pontoise pour "ouverture illégale le dimanche". La CFTC explique qu’elle portera devant les tribunaux tout arrêté préfectoral favorable à l’ouverture le dimanche d’enseignes de la grande distribution, qui utilise une forme de chantage, si l’on en croit ses menaces de licenciement.
Par ailleurs, Yves Daoudal indique que le rapport du Conseil économique et social sur le travail du dimanche est un leurre :
"en réalité, le rapport du CES va permettre d’augmenter le nombre de salariés travaillant le dimanche… En effet, le CES propose de « simplifier et clarifier les règles existantes » et d’en « harmoniser les modalités d’application ». On sait ce que cela veut dire. Par exemple, puisqu’il y a des commerces (hôtellerie, restauration, fleuristes) qui bénéficient d’une dérogation permanente, le CES propose de conférer à tous les commerces une dérogation sur cinq dimanches dans l’année.
D’autre part, dans les zones touristiques, certains commerces peuvent obtenir une dérogation préfectorale : le CES suggère de généraliser cette dérogation à l’ensemble des commerces. Le ministre du Commerce Renaud Dutreil a aussitôt réagi en annonçant qu’il proposerait «dans les prochains jours» des mesures concrètes, notamment sur la question des zones touristiques."
Addendum : Sur le travail du dimanche, on me signale cet intéressant site.
Le délire de la lutte contre les discriminations
Interrogé dans Valeurs actuelles, Louis Schweitzer, président de la Halde, explique que parmi les 18 critères de discrimination (le sexe, l’origine ethnique, la santé, etc.), il y a la religion. Question des journalistes :
"Par exemple, si je postule pour être journaliste pour “Famille chrétienne”, on n’a pas le droit de me demander d’être catholique ?
Louis Schweitzer : En France, non."
Combien de terroristes potentiels en France ?
Dans Valeurs actuelles, Jean-Michel Verne se livre à un petit calcul :
"six millions de musulmans vivent en France. 90% sont des gens parfaitement respectables. 5 à 10%, soit de 300 000 à 600 000, se tournent vers un islamisme radical. 1 à 2% de ce dernier groupe selon les mêmes seraient recrutés par des filières terroristes, soit de 3000 à 6000 fidèles. Mais tout cela demeure théorique. La DST s’en tenait, quant à elle en 2005, au chiffre de 500 combattants potentiels jugés opérationnels. Parmi eux, combien de convertis ? Sans doute quelques dizaines. Éric Denécé préside le Centre français de recherche sur le renseignement. Cet universitaire, qui a travaillé jadis pour les services secrets, fait état plus largement dans un rapport de « 50 000 nouveaux convertis ». Mais ils sont loin d’être tous des terroristes."
Les candidats chez les Franc-maçons
"Après Nicolas Sarkozy, le 14 février, et avant Ségolène Royal, annoncée pour le 3 avril, François Bayrou interviendra, le 6 mars prochain, devant Dialogue et Démocratie française, une association maçonnique «interobédiences» mixte et ouverte aux politiques de tous bords, très courue en cette période électorale. Pour Sarkozy, 800 “frères” et “sœurs” issues de différentes loges s’étaient déplacées pour l’entendre parler de la République. Bayrou a juré qu’il ferait mieux."
A noter que le prochain numéro de Faits et documents publiera le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, que le site de l’UMP a ‘oublié’ de publier.
Quel rôle pour l’Etat dans l’économie ?
Sur le site libéral libres.org, Jacques Garello (son site), proche d’Alain Madelin, critique le sentimentalisme de la campagne présidentielle et fait remarquer que, sur le plan économique, le projet des candidats n’est pas très lisible :
"même chez Nicolas Sarkozy, le projet de société n’est pas très lisible. Sans doute met-il l’accent sur le travail, préférable à l’assistanat – ce qui le prive du vote des clients de l’Etat. Mais il a tellement promis de mesures d’opportunité, depuis le cautionnement bancaire de l’Etat jusqu’au patriotisme économique qu’il se prend souvent les pieds dans le tapis. De même Philippe de Villiers et Jean Marie Le Pen fustigent-ils les interventions de l’Etat, les impôts, et vantent-ils la libre entreprise, mais ils professent en même temps le protectionnisme national ou communautaire et mettent l’Etat un peu partout."
Sur le rôle de l’Etat dans l’économie, le lecteur pourra (re)lire ces extraits de la doctrine sociale de l’Eglise, notamment sur les aspects relatifs à la subsidiarité et aux corps intermédiaires :
"Le principe de subsidiarité s’oppose à toutes les formes de collectivisme. Il trace les limites de l’intervention de l’État. Il vise à harmoniser les rapports entre les individus et les sociétés. Il tend à instaurer un véritable ordre international." (CEC, n. 1885)
"Mais, à part ces rôles d’harmonisation et d’orientation du développement, [l’Etat] peut remplir des fonctions de suppléance dans des situations exceptionnelles, lorsque des groupes sociaux ou des ensembles d’entreprises trop faibles ou en cours de constitution ne sont pas à la hauteur de leurs tâches. Ces interventions de suppléance, que justifie l’urgence d’agir pour le bien commun, doivent être limitées dans le temps, autant que possible, pour ne pas enlever de manière stable à ces groupes ou à ces entreprises les compétences qui leur appartiennent et pour ne pas étendre à l’excès le cadre de l’action de l’État, en portant atteinte à la liberté économique ou civile." (Centesimus Annus, n. 48)
Michel Janva (merci à PG)
Pakistan : un évêque menacé
L’évêque de Faisalabad, Mgr Joseph Coutts, est surveillé par les extrémistes musulmans pour avoir tenté d’établir un dialogue interreligieux. L’évêque reçoit des menaces de mort depuis le mois de décembre dernier, mais il a affirmé qu’il ne se le laisserait pas intimider et qu’il continuerait «ses activités interreligieuses, en faveur de l’harmonie sociale et de la paix religieuse dans le pays».
L’agence de l’Institut Pontifical des Missions Etrangères AsiaNews a rappelé que deux musulmans, un chercheur et un journaliste, qui ont participé avec lui à un programme interreligieux dans une école coranique, sont eux aussi menacés de mort. Les auteurs de ces menaces affirment appartenir au «Front des Soldats Islamiques». Ils accusent les trois hommes d’être des «infidèles». Le Pakistan compte 1,5 millions de catholiques sur une population de 150 millions d’habitants.
Les radars
… ont généré 349 millions d’euros en 2006. Une augmentation vertigineuse de 71 % au regard du chiffre de l’année précédente qui s’établissait à 204,9 millions d’euros.
10 Français enlevés en Ethiopie
Dix touristes français ont été enlevés aujourd’hui par des inconnus dans le nord de l’Ethiopie.
Les sondages sont chargés d’influencer l’opinion
Sur son blog, Olivier Pichon fait d’intéressantes révélations sur les sondages :
"Les instituts de sondages ont toujours minimisé le vote Le Pen. En 2002 à la veille du 1er tour, il n’était crédité que de 14 % alors qu’il plafonnait auparavant à 9 %. On sait ce qu’il en a été. Leur attitude n’a pas changé aujourd’hui. Plus que de donner une image de l’opinion publique, les instituts de sondages sont chargés de l’influencer. En réalité, les sondages donnent Le Pen devant Sarkozy depuis juin 2006. Il est réellement en tête des intentions de vote du 1er tour. Les candidats le savent.
C’est la raison pour laquelle Sarkozy reste au ministère de l’Intérieur alors qu’il est candidat. Il peut ainsi modifier les règles électorales (il vient de le faire à 3 reprises) et exercer des pressions sur les maires ruraux."
Le mariage va très mal
Selon l’Insee-ministère de la justice, sur 134 000 divorces prononcés en 2004, près de 20 000 concernaient des couples mariés depuis moins de 5 ans, soit 29 % de plus qu’en 2000. Et c’est autour de trois ans que les risques sont le plus grands : 24,5 divorces pour 1000 unions.
La population libanaise s’arme
2 grenades prêtes à exploser une fois dépouillées du sparadrap remplaçant la goupille ont été découvertes hier non loin du siège de l’évêché grec orthodoxe de la ville de Saïda, chef-lieu du Liban sud. Mardi, les forces de sécurité avaient annoncé le démantèlement, dans la banlieue de Saïda, d’une cache relevant d’un "groupe terroriste", recelant 31 charges explosives "chimio-électriques" extrêmement sophistiquées. Une dizaine de jours plus tôt, le ministre de la défense avait fait état de renseignements selon lesquels un groupe installé au même endroit préparerait un attentat contre les casques bleus des Nations unies. Depuis le 13 février, date à laquelle un double attentat à l’explosif a visé deux minibus au nord-est de Beyrouth, chaque jour ou presque apporte son lot d’informations sur la découverte d’explosifs.
La demande ne cesse de croître sur le marché noir, où le prix des armes individuelles aurait augmenté. Une kalachnikov se vend désormais entre 500 et 600 dollars au lieu de 100 à 150 dollars avant la crise. Les autorités syriennes ont annoncé de leur côté avoir intercepté, dans un camion se rendant au Liban, un colis comprenant 96 pistolets de 9 mm, un fusil-mitrailleur et leurs munitions. Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Boutros Sfeïr, a fait état d’une véritable
"course à l’armement de tous les partis et protagonistes libanais. Comme si, nous étions revenus plus de vingt ans en arrière ; comme si nous n’avions tiré aucune leçon des drames et des tragédies que nous avons vécus."
Qu’est-ce qu’un intellectuel ?
Le Nouvel Obs publie un manifeste de "150 intellectuels" en faveur de Ségolène Royal, ou plutôt contre Nicolas Sarkozy. Selon Le Conservateur, cette pétition est une farce. Plus de la moitié des signataires ne sont pas des intellectuels : réalisateurs, comédiens, plasticiens, producteurs, pianistes, avocats, "assistante à la mise en scène" … Au passage, on retrouve Philippe Torreton, le compagnon de Claire Chazal. Ne devrait-elle pas se retirer de TF1 le temps de la campagne ?
Querelles de parrainages
Jean-Marie Le Pen a affirmé qu’il lui manquait pour l’instant "près de 100" parrainages :
"J’avais réuni environ 500 promesses, malheureusement un certain nombre de promesses n’ont pas été honorées. Ce mouvement de retrait ne doit rien au hasard."
M. Le Pen a annoncé avoir déposé "14 plaintes" contre X dans ces affaires, et une plainte nominative contre Philippe de Villiers, pour avoir affirmé publiquement sur LCI que M. Le Pen avait en réalité ses parrainages et qu’il se livrait à une tentative de "victimisation". Le Front national s’est procuré une lettre que Jacques Bompard, vice-président du MPF, envoie aux maires pour les dissuader d’accorder leur parrainage à Jean-Marie Le Pen.
Philippe de Villiers a fait état d’un "taux de perte de 22%" par rapports aux promesses des élus. "Constatant ce désistement important", il appelle "à la mobilisation de tous ses cadres et militants".
Homosexualité : l’habileté de Nicolas Sarkozy
… décryptée par Fabrice Madouas sur le blog de Valeurs Actuelles :
"Nicolas Sarkozy […] propose aux homosexuels un «contrat qui serait signé en mairie et conférerait aux couples l’égalité en matière de droits successoraux, fiscaux et conjugaux». La différence avec le mariage ? Ce contrat ne permettrait pas aux “couples de même sexe” d’adopter un enfant. Mais, ajoute aussitôt Sarkozy, nous devons admettre que «les familles sont désormais plurielles et qu’elles incluent de plus en plus souvent des tiers de confiance, le beau-parent bien souvent». Leur relation affective, poursuit-il, doit pouvoir être protégée afin «de faciliter la vie quotidienne de ces familles» et «d’assurer le maintien du lien entre l’enfant et le tiers, notamment en cas de séparation. Sur ces questions, je suis sensible, conclut-il, aux propositions que porte le Défenseur des enfants et GayLib (le mouvement homo associé à l’UMP, NDLR) notamment en matière de mandat d’éducation ou de convention de partage de l’autorité parentale». Résumons. Pas de mariage, mais un contrat en mairie. Pas d’adoption, mais le partage de l’autorité parentale. Au total, beaucoup d’habileté, pour beaucoup de concessions."
Une culture au service de l’argent et de la pensée unique
Dans un entretien avec Vox Galliae, les frères Martineau décrivent la dérive du milieu qu’on hésite à nommer culturel :
"Aujourd’hui les maisons de production ne sont plus au service de la parole des artistes authentiques, au contraire, elles fabriquent leurs propres artistes qui devront selon des critères commerciaux rapporter de l’argent immédiatement. Brassens n’aurait sans doute aucune chance d’être produit et édité aujourd’hui. Mais le fait aussi de ne pas appartenir au prêt-à-penser nous pénalise également et ce d’autant plus que beaucoup de sujets que nous abordons sont parfois d’une brûlante actualité et révèle la cécité de notre société. […]
Il est plus facile de faire des télévisions à l’étranger qu’en France. Il nous arrive quelquefois de passer sur KTO ou sur des chaînes locales câblées. Nous sommes prêts à passer à la télévision si on nous le demande, mais nous ne paierons pas pour y passer."
Quel est l’impact d’internet dans la campagne ?
Pas grand chose selon Le Figaro, qui relaie un sondage réalisé par l’Ifop. 47% (+ 7 par rapport à novembre) des internautes déclarent rechercher régulièrement des informations politiques. Le penchant est plus marqué chez les hommes (57 %), les plus de 65 ans (68 %), les cadres (53 %) et les militants. «Les déterminants sociaux qui sont à l’oeuvre sont les mêmes que dans les autres médias», commente Yves-Marie Cann de l’Ifop. On se rassure comme on peu.




