Institut du Bon Pasteur (suite)
Suite à l’annonce, le nouvel institut a publié un communiqué. Extraits :
"Quelques précisions juridiques sont nécessaires pour prendre la mesure de ce petit événement. Cet Institut est reconnu comme de Droit pontifical, c’est-à-dire qu’il relève directement du Saint-Siège et que son supérieur a le pouvoir de juridiction ordinaire, aux fors interne et externe, sur tous les membres de la société. Il incardine ses membres prêtres et diacres. Il peut ouvrir un séminaire et appeler aux ordres mineurs et majeurs les candidats reconnus aptes au sacerdoce. Fait digne d’être remarqué, l’érection de ce nouvel Institut est intervenue en plein accord avec le président de la conférence épiscopale française, le cardinal Ricard, qui a accueilli la nouvelle fondation dans son diocèse.
Le Saint-Siège octroie aux membres de l’Institut «l’usage exclusif de la liturgie grégorienne» (Statuts II, §2). […] Désormais, à travers les statuts du Bon Pasteur, la messe traditionnelle n’est plus seulement une permission. Elle se trouve encouragée pour elle-même par le Siège Romain. Par ailleurs, chaque membre fondateur reconnaît personnellement «respecter le Magistère authentique» du Siège Romain, dans «une fidélité entière au Magistère infaillible de l’Église" (Statuts II §2). De plus, conformément au discours du pape Benoît XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres de l’Institut, autant qu’il est en eux, sont engagés, par une «critique sérieuse et constructive» du Concile Vatican II, à permettre au Siège apostolique d’en donner l’interprétation authentique. […]
La création de cet Institut constitue l’occasion toute trouvée de tourner le dos aux anathèmes interpersonnels et de passer, d’un côté comme de l’autre, de la déclaration d’intention à une mise en œuvre sérieuse et vraiment chrétienne de ce qui au fond n’est rien d’autre que la charité surnaturelle entre tous les catholiques !"
Lire ici le communiqué du Cardinal Ricard.
Visite ad limina des évêques de l’Ontario : les fortes paroles du Pape
Michel nous en a parlé cet après-midi – mais la dépêche du Vatican sur laquelle il s’est appuyé a traduit de manière erronée les paroles les plus fortes de l’adresse du Pape, les rendant incompréhensibles.
"Au nom de la tolérance, votre pays a du subir la folie de la redéfinition du concept d’époux, et au nom de la liberté de choix, il est confronté à la destruction quotidienne d’enfants-à-naître", a-t-il déploré dans son adresse, en anglais, aux évêques canadiens en visite "ad limina" au Vatican.
Benoît XVI, 79 ans, a déploré la tendance des dirigeants politiques catholiques à "sacrifier les principes de l’éthique naturelle aux évolutions éphémères de la société et aux sondages d’opinions". (sources : français; anglais)
Benoît XVI en Bavière : à suivre sur KTO
13 étapes du voyage seront retransmises en direct sur internet, à commencer par l’accueil à l’aéroport de Munich demain après-midi.
Add. : un lecteur fait remarquer que les retransmissions de KTO ne sont pas exhaustives (programme complet), et qu’on pourra sans doute en voir davantage sur Radio Vatican Vidéo.
La classe politique lyonnaise aux pieds de Notre-Dame de Fourvière
Tous étaient attendus ce soir pour la Nativité de la Sainte Vierge, de Perben le pourchasseur de l’ "homophobie" au maire communiste de Vénissieux – qui revendique son "héritage chrétien"… S’il y a un micro-climat qui fait que Lyon échappe parfois au laïcisme, tant mieux !
Derrière l’avortement, l’hypocrisie
Dans un article ignoble, Le Monde fait l’apologie de l’avortement "à domicile", par médicament. Derrière l’hypocrisie de l’article, on s’aperçoit que le drame est bien présent. Et qu’outre l’enfant, les femmes sont aussi victimes de l’avortement :
"Elle n’avait pas envie, dit-elle, que "tout le monde le sache". Elle appréhendait le moment où il lui faudrait téléphoner à l’hôpital, affronter le secrétariat, raconter son histoire à un médecin, une infirmière, une aide-soignante."
Après la prise du médicament qui va expulser l’embryon :
"Heureusement, mon compagnon était avec moi. On était tristes, un peu angoissés, mais on était tranquilles. J’étais rassurée de le savoir là. […] Là, en avortant à la maison, j’avais plus d’appréhension. J’avais peur qu’il y ait des complications, et surtout, j’avais peur de discerner l’oeuf. J’ai déjà eu un bébé et ça m’aurait vraiment fait un coup."
Il y a tout de même des consultations, avant et après l’avortement :
"Mais ces consultations sont souvent longues, car je [le médecin] prends le temps de parler avec la patiente. Il faut qu’elle ait eu le temps de réfléchir, qu’elle soit prête à arrêter sa grossesse, qu’elle n’ait pas trop de regrets. Pendant la prise du comprimé, j’ai toujours des mouchoirs à portée de main, car beaucoup de femmes pleurent. C’est souvent une étape difficile."
Pendant ces consultations, le docteur Chadrin s’attarde toujours longuement sur le moment le plus difficile à vivre de ce long processus : l’expulsion de l’oeuf. […] "Je leur dis toujours qu’il vaut mieux que quelqu’un soit à leurs côtés : le compagnon, une amie, une parente. Je leur dis aussi de prendre des antidouleur, car on n’expulse pas mieux en souffrant. Et je les rassure : un avortement, c’est toujours dur psychiquement, mais ça n’a jamais empêché une femme d’avoir plus tard un bébé."
De fait : si avorter c’est provoquer un traumatisme chez la mère, c’est qu’il sagit vraiment de tuer un être humain sans défense. Sinon, pourquoi serait-ce si dur "psychiquement" ?
L’influence de Benoît XVI en Allemagne
A la veille du voyage du Pape dans son pays natal, Le Monde remarque que l’influence du Souverain Pontife est loin d’être nulle :
"Les catholiques, mais aussi les protestants, se montrent plutôt surpris par le style de leur compatriote qui a su dissiper une partie des réserves qu’il avait soulevées, depuis le Vatican, par le passé. On entend dire ici et là que l’affluence des jours de messe est plus forte qu’avant. […] "On observe une légère tendance au retour dans l’Eglise catholique de personnes qui en étaient sorties : quelque 10 000 cas par an".
Le projet de Villiers pour 2007
Interrogé dans Le Monde de demain, Phillippe de Villiers déclare :
"Moi, je veux faire inscrire dans la Constitution la phrase suivante : "Le mariage est l’alliance d’un homme et d’une femme." C’est une chose de garantir la liberté de comportement, et une autre de veiller à l’intérêt de la société et à la nécessaire protection de l’enfant.
Vous pensez que l’enfant élevé par un couple homosexuel est en danger ?
Le bon sens nous recommande de regarder la société avec ses déchirures affectives et le paysage de détresse qui est sous nos yeux. Il y a un droit de l’enfant, il n’y a pas de droit à l’enfant. L’enfant n’est pas un caprice. Les dernières études de la psychologie moderne, notamment des pédiatres, établissent un lien de relation inverse entre la stabilité sociale et la détresse affective. Je ne veux pas que la France continue à faire trembler ses bases.
Mais en quoi l’instabilité des couples concernerait plus particulièrement les couples homosexuels ?
Pour un enfant, un papa et une maman, c’est mieux que deux papas ou deux mamans. C’est une question de sécurité pour la société. Dissocier le mariage de la filiation, c’est aller vers le chaos. […]
Quel est votre projet pour 2007 ?
Il repose sur 5 choix : la France rurale plutôt que les techno-parisiens ; la famille plutôt que le mariage homosexuel ou le contrat d’union civile ; l’abrogation des 35 heures plutôt que l’abandon de la France qui travaille ; l’immigration zéro plutôt que l’immigration choisie ou subie ; l’Europe des patries plutôt que l’Europe avec la Turquie. Nous sommes devant une question vitale : la France va-t-elle devenir une juxtaposition d’alvéoles ethniques, sexuelles, religieuses – une addition de mémoires particulières -, ou va-t-elle redevenir une communauté nationale fondée sur les principes républicains d’égalité, d’unité et de citoyenneté ?"
Démocratie et vérité
Le Saint-Père a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale canadienne de l’Ontario. Benoît XVI a souligné "la mission fondamentale qu’il y a à évangéliser la culture et à rendre perceptible Dieu dans la figure humaine de Jésus" :
"Le divorce entre Evangile et culture, qui repousse Dieu dans la sphère privée, constitue un obstacle à la diffusion du Royaume".
"La démocratie n’est accomplie que fondée sur la vérité et sur la perception correcte de l’homme. La participation des catholiques à la vie politique ne saurait mettre en cause ce principe".
Création de l’Institut du Bon Pasteur
La Congrégation pour le clergé a érigé, le 8 septembre 2006, un nouvel institut religieux, ‘le Bon pasteur’, accueillant en son sein d’anciens prêtres et séminaristes de la Fraternité saint Pie X. Le siège de cette nouvelle fraternité où les prêtres célébreront exclusivement selon le rite liturgique traditionnel de saint Pie V pourrait être à Bordeaux, à l’église Saint-Eloi.
Dans la matinée du 8 septembre 2006, jour de la fête de la Nativité de la Vierge, le cardinal Dario Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé et chargé de la Commission Ecclesia Dei, a signé le décret d’érection de l’institut de droit pontifical du ‘Bon pasteur’. Il s’agit d’une société de vie apostolique dépendant à la fois de la Commission Ecclesia Dei et de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. Dans ce décret, le cardinal Hoyos a approuvé les statuts du nouvel institut qui a pour supérieur général un prêtre exclu de la Fraternité saint Pie X, l’abbé Philippe Laguérie (photo).
La nouvelle fraternité compte dans ses rangs, outre 5 prêtres, plusieurs séminaristes dont certains devraient être prochainement ordonnés. Le cardinal Dario Castrillon Hoyos s’est engagé à célébrer ces premières ordinations (probablement en octobre à Bordeaux).
Les prêtres qui composent la nouvelle institution traditionnelle ont été tour à tour exclus de la Fraternité saint Pie X. L’abbé Paul Aulagnier, longtemps supérieur général en France de la Fraternité (1976-1994), a été exclu en 2003 pour avoir défendu les accords dits ‘de Campos’. L’abbé Aulagnier a été autorisé à exercer par le diocèse de Clermont, sans recevoir mission particulière en 2004. Il a aussi fondé une maison d’accueil dans le diocèse de Chartres.
L’abbé Philippe Laguérie a été exclu en août 2004 après avoir affirmé que la Fraternité saint Pie X rencontrait de graves problèmes liés à un découragement de vocations sacerdotales dans ses différents séminaires. Il a fait l’objet d’une mutation disciplinaire au Mexique, sanction qu’il a refusée avant d’être exclu. Avant cela, au sein de la fraternité fondée par Mgr Lefebvre, il avait été curé de l’église parisienne de Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
L’abbé Christophe Héry a été exclu pour avoir soutenu l’abbé Laguérie, tout comme l’abbé Guillaume de Tanoüarn (photo). Ce dernier a fondé à Paris l’association cultuelle Saint-Marcel et le centre Saint-Paul. Un cinquième prêtre, en poste à Bordeaux, l’abbé Henri Forestier, fait partie des premiers membres de l’institut, avec un diacre, prochainement ordonné prêtre, l’abbé Claude Prieur.
La démission de Bordeaux, illégale ?
Nous avions rapporté que le conseil municipal de Bordeaux a démissionné afin d’organiser le retour d’Alain Juppé. Yves Daoudal rapporte que cette décision est illégale :
"La majorité du conseil municipal de Bordeaux a démissionné le 28 août, rendant ainsi nécessaire l’organisation d’élections anticipées, et les médias ont annoncé cela comme s’il s’agissait du jeu normal de la démocratie. Or le but est uniquement de permettre à Alain Juppé de retrouver immédiatement son fauteuil de maire, sans attendre les élections municipales qui auront lieu en 2008. […]
Jacques Colombier, chef de file du FN à Bordeaux et conseiller municipal, a introduit un recours pour excès de pouvoir auprès du tribunal administratif. Car le procédé est "non seulement immoral politiquement, il est illégal juridiquement". Le recours vise l’arrêté préfectoral, qui a fixé les dates des 8 et 15 octobre, et rend par conséquent les élections effectives. Or, souligne Jacques Colombier, "la loi dit que la démission d’un tiers du conseil municipal provoque une nouvelle élection, en cas de paralysie de la gestion municipale, en raison de dysfonctionnements, de défiance de la majorité, d’empêchement du maire de gérer sa commune, pour des raisons d’éloignement par exemple". Or aucun de ces cas ne correspond à la situation bordelaise.
Hier, le tribunal administratif a indiqué que le recours de Jacques Colombier était recevable, et qu’il passerait en audience le 26 septembre. C’est une importante victoire du Front national, et grâce au Front national une victoire de la morale politique."
Voter Sarkozy reviendra-t-il à voter ‘oui’ à la Constitution ?
Nicolas Sarkozy a proposé un "mini-traité" qui doterait l’Europe dès 2009 "de règles de fonctionnement efficaces", dont l’une des priorités serait de "changer la règle de l’unanimité" parce que "la seule façon de sauver l’Europe politique, c’est de faire sauter ce verrou". Il suggère à la place "la création d’un mécanisme de majorité ‘super-qualifiée’ qui exigera 70 ou 80% des votes pour qu’une décision soit adoptée". Ainsi, si le peuple français -ou hollandais- est en désaccord, l’UE pourra s’en passer.
Ce mini-traité permettrait également de doter l’Union européenne d’une "présidence stable", au lieu de la présidence tournante actuelle, et "la mise en place d’un ministre des Affaires étrangères de l’Union". Sarkozy n’abandonne pas pour autant l’idée d’un traité "fondamental" plus vaste, à la portée comparable au Traité constitutionnel. Pour préparer ce "traité fondamental", Sarkozy imagine un "grand débat démocratique" après les élections européennes de 2009 plutôt qu’un "exercice purement diplomatique entre experts ou initiés". Sarkozy sous-entend ainsi que le grand débat de mai 2005 n’était pas démocratique. Il prendrait la forme d’une "grande Convention dont les membres seraient désignés après un vrai débat devant les parlements nationaux (avec) un mandat très large" pour "nous mettre en situation de rétablir la capacité de décision" de l’UE.
Seul point positif, Sarkozy persiste à penser que la Turquie n’a pas sa place dans l’UE.
Enfin, Sarkozy propose de réformer, avant le scrutin européen de 2009, le mode de désignation des eurodéputés, en permettant "que les listes nationales d’une même famille politique puissent s’affilier entre elles".
N’ayons pas peur d’être réactionnaires
Toujours dans le bloc-notes de Rioufol :
"La Grosse Berta du bien pensisme pilonnait pareillement les opposants à la Constitution européenne. Autant dire que cette insulte n’effraye plus les gens. Mieux : le qualificatif est devenu un compliment, puisqu’il désigne de plus en plus «l’aptitude à résister au conformisme du temps» (Marc Fumaroli). Si le réactionnaire est celui qui ne se résout plus aux mensonges des politiques, aux tours de passe-passe des statisticiens, à la bonne conscience des donneurs de leçons, aux intimidations des idéologues, il est urgent de se revendiquer réac.
C’est ce mouvement qui s’observe en Europe, en réaction à l’angélisme du «vivrensemblisme». Alors que Renaud, fier de faire rimer Sarko avec facho dans une chanson, louait, mardi dans Le Parisien, l’Espagne et l’Italie, qui ont régularisé respectivement 700 000 et 350 000 clandestins, un sondage faisait apparaître, mercredi, que 89% des Espagnols estiment que trop d’immigrés arrivent chez eux. Plus de la moitié des Britanniques pensent que l’Islam constitue une menace pour le monde occidental. 48% des Danois (contre 34%) jugent l’islam incompatible avec la démocratie. Les Hollandais n’en pensent pas moins. L’idée d’une impossible coexistence avec des arrivants envahissants s’installe dans des esprits."
Ecole et immigration : en finir avec l’hypocrisie
Dans le billet d’Ivan Rioufol :
"Il faudra bien en finir, aussi, avec cette autre hypocrisie, qui feint de ne pas comprendre pourquoi la mixité sociale est en panne et pourquoi l’Éducation nationale n’arrive plus à faire respecter une identité commune. Oui, l’asphyxie de l’école est due à une immigration massive et incessante. Ce phénomène oblige des enseignants à faire apprendre à de plus en plus d’enfants étrangers une langue et une culture qu’ils ne connaissent pas, que parfois leurs parents n’admirent pas, voire qu’ils détestent pour une minorité d’entre eux. Il faudra bien ressortir des tiroirs le rapport Obin de juillet 2004 qui décrivait, parlant de l’islam à l’école, "la montée en puissance du phénomène religieux dans les quartiers, notamment chez les jeunes". Il faudra bien prendre la dimension ethnique de la violence scolaire (82 000 actes recensés en 2005)."
Dernières nouvelles sur le Liban
- Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a laissé entendre que l’Etat hébreu pourrait rétrocéder du territoire au Liban si l’armée libanaise remplit toutes ses obligations conformément au récent cessez-le-feu imposé par les Nations unies, incluant le désarmement du Hezbollah, rapporte le quotidien Haaretz. Quand Israël a retiré ses troupes du sud du Liban en 2000 après 18 ans d’occupation, la Ligne Bleue tracée par les Nations unies excluait les Fermes de Chebaa du territoire libanais en les rattachant aux Hauteurs du Golan qu’Israël a pris à la Syrie en juin 1967 avant d’annexer ce plateau par la suite.
- Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a noté que parmi les dossiers principaux en suspens figure celui de la présidence de la République. Il a lancé «à nouveau un appel très sincère – loin des intérêts politiques – au président Émile Lahoud à démissionner». «La démission du président de la République soulagera tous les Libanais».
- Dans un entretien à El Mundo, le général chrétien Michel Aoun, allié au Hezbollah, n’est pas opposé au désarmement du Hezbollah, mais il faut d’abord qu’Israël rende le territoire des fermes de Chebaa et relache les prisonniers libanais. Selon lui, le désarmement du Hezbollah ne concerne pas l’ONU, c’est une question interne.
D’abord le désarmement du Hezbollah ou d’abord la rétrocession des fermes de Chebaa ? Dur de faire le premier pas.
Christian Combaz : la publicité par antiphrase
L’écrivain a repris sa chronique sur la télévision :
[L]orsqu’on veut promouvoir un produit qui présente une faiblesse, il faut lui attribuer ce qui lui manque. Par exemple, si l’on veut vendre des saucisses de Francfort polyphosphatées de couleur orange, calibrées par une chaîne de production en inox, et vendues sous vide en supermarché, on doit montrer un grand-père en chemise à carreaux qui fait griller le produit sur un feu de bois. Le slogan sera obligatoirement : “le goût de l’authentique”.
En vertu de ce principe, la production de la nouvelle émission de Guillaume Durand n’a pas dû se creuser longtemps pour s’appeler “Esprits libres”.
Aïe !
La petite fille et les trois camions
Entendu à l’instant sur une radio américaine, cette histoire paraît-il authentique :
Deux parents progressistes, acquis à l’ "idéologie du genre", veulent éviter les stéréotypes sexistes dans l’éducation de leur petite fille. Plutôt que de lui acheter des poupées, ils lui offrent donc pour jouets trois camions. Le soir, la maman va border sa fille… et trouve les trois camions, alignés dans le lit comme des poupées.
Chassez le naturel…
La désintégration de Libération
Florence Aubenas, Jean Hatzfeld, Antoine de Baecque, rédacteur en chef adjoint chargé de la culture, et Dominique Simonnot, ancienne présidente de la Société des rédacteurs, quittent Libération. Florence Aubenas explique :
"Nous demandons la clause de cession parce qu’un des actionnaires a pris le contrôle du journal. Pour nous, le départ de Serge July le 29 juin a rendu effectif le contrôle de la société Libération par celle d’Edouard de Rothschild".
En juillet, les résultats du premier trimestre se sont révélés catastrophiques pour le journal. La clause de cession, prévue par le Code du travail, permet aux journalistes d’un titre racheté de le quitter en touchant une indemnité. Les journalistes de Libé semblent plus liés au "grand capital" qu’ils ne l’écrivent. Décidément, tout va à vaux l’eau dans ce journal.
Vers une béatification du père Caffarel ?
Le mouvement de couples catholiques des Equipes Notre-Dame a annoncé qu’il demanderait solennellement la béatification de son fondateur, le père Henri Caffarel, lors de son dixième rassemblement à Lourdes du 16 au 21 septembre. 10000 personnes sont attendues à cette rencontre, qui se tient tous les 6 ans et coïncide cette année avec le 10e anniversaire de la mort du père Caffarel, le 18 septembre 1996.
Parmi les principaux intervenants sont attendus le cardinal colombien Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, le président de la conférence des évêques du Brésil le cardinal Geraldo Majella Agnelo, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, ainsi que Mgr Jacques Perrier, archevêque de Tarbes et Lourdes.
Le mouvement des Equipes Notre-Dame, né en 1938 et reconnu officiellement par l’Eglise catholique, veut aider les couples à vivre le mariage chrétien (dernière lettre des END, pdf). En 2006, les END comptent plus de 9800 équipes, représentant près de 49000 couples et 7000 prêtres, soit au total 108000 membres. Elles sont implantées dans 63 pays.
Les Français sont-ils des “faucons” sur l’Iran ?
Un sondage intéressant (pdf), trouvé par Le Conservateur, estime que 54% des Français seraient favorables, en dernier recours, à une action militaire pour empêcher l’acquisition par l’Iran d’une capacité nucléaire.
Autres indications intéressantes :
- Les Espagnols étaient 28%, en 2005, à considérer l’immigration comme une menace "extrêmement importante" – cette année, ils seraient 49%.
- Sur une échelle de 0 à 100 (100 étant le plus favorable), les sympathies des Turcs vont de manière a peu près égale à l’UE (45) et à… l’Iran (43). Et encore, la sympathie pour l’UE collectivement est bien plus élevée que pour chaque nation séparément – la France, par exemple, récolte un maigre 25 !
Les projets atroces de Bernard Debré
Dans un entretien à paraître demain dans Valeurs Actuelles, le député UMP de Paris (lui écrire) défend l’eugénisme :
"Dans l’imaginaire collectif, “eugénisme” est un mot épouvantable qui évoque les atrocités commises par les nazis ou bien celles réalisées par la social-démocratie suédoise qui, dans les années 1970, a stérilisé des femmes qui présentaient des troubles mentaux, avaient trop d’enfants ou étaient considérées comme asociales. Aux antipodes de ces eugénismes d’État, il existe un eugénisme de liberté [sic !], que je défends. À ce titre, le diagnostic préimplantatoire, qui permet de sélectionner les embryons non porteurs d’une maladie génétique. La liste des maladies pour lesquelles on pourra y recourir ne va cesser de s’allonger, car on sait maintenant lire dans le livre de la vie."
Le tri d’embryons signifie que les embryons écartés seront exterminés. Quoi de moins horrible que "les atrocités commises par les nazis" ? A noter la référence biblique au "livre de la vie" qui montre ainsi que l’homme veut se faire dieu par lui-même. Décidément depuis Adam, rien n’a changé.
"C’est un mensonge de dire que le clonage humain n’aura pas lieu. […] Le clonage thérapeutique est l’une des plus grandes inventions du XXe siècle ! Cette technique permettra un jour à chacun de réparer ses organes défaillants."
Enfin, voilà la plaidoirie pour la recherche sur l’embryon :
"La loi bioéthique autorise l’étude sur les embryons congelés surnuméraires, mais seulement à titre exploratoire, pour une durée de cinq ans et dans un contexte expérimental encadré. C’est totalement insuffisant ! Nos chercheurs sont obligés de s’exiler. Et la Chine est en passe de devenir la référence mondiale en matière de clonage. L’embryon, qui n’est rien d’autre qu’un tas de cellules, ne doit pas être déifié. […] Le clonage thérapeutique et l’eugénisme de liberté sont faits pour l’homme."
On remarquera la référence explicite à la Chine maoïste, selon laquelle l’être humain, né ou non, n’est aussi qu’un "tas de cellules"…
L’avis de Le Pen sur la Défense
Lundi, Jean-Marie Le Pen tenait une conférence de presse à Toulon. Il y a évoqué ses positions sur "la situation de nos forces armées, à l’heure de l’aggravation des tensions au Moyen-Orient et de la montée générale des risques et des menaces" :
– La situation au Moyen-Orient
"Le premier facteur d’inquiétude est incontestablement la situation au Liban. […] Je dois dire que je n’approuve pas la réaction officielle de la France dans cette crise internationale. Je suis personnellement d’avis qu’il ne faut pas s’engager dans cette bataille où notre pays, qui n’a déjà plus de moyens militaires, a tout à perdre. D’abord, je ne vois pas comment la France pourrait ramener la paix et le droit dans la région, sachant que deux protagonistes principaux de la crise, les Etats-Unis et Israël, ne respectent aucune des décisions de l’Organisation des Nations-Unies dans ce dossier. Ensuite, en envoyant des moyens militaires supplémentaires pour la FINUL, Jacques Chirac condamne les soldats français à être entre le marteau et l’enclume, à servir de tampon entre les israéliens et le Hezbollah."
"Outre le Liban, la question du nucléaire iranien devient de plus en plus épineuse. […] J’ai déjà eu l’occasion de dire que je ne voyais pas comment on pourrait empêcher un état souverain de se doter de la maîtrise de la technologie nucléaire. En effet, il est du devoir de tout gouvernement d’essayer d’accroître la prospérité de sa population par le nucléaire civil, dans un contexte où, on le sait les énergies fossiles ne sont pas inépuisables. Il est également naturel pour un gouvernement d’améliorer la sécurité de son peuple en cherchant à se doter d’armes particulières, lesquelles de toutes façons, sont des armes de non emploi, c’est-à-dire des armes dont on ne se sert jamais, des armes qui n’ont qu’une portée dissuasive. En effet, celui qui se sert de l’arme atomique est sûr d’être lui-même détruit dans les minutes qui viennent."
"Troisième problème grave au Proche-Orient, l’Irak. […] La situation en Irak est absolument incontrôlable, tout comme en Afghanistan, où les talibans ont repris du poil de la bête."
– La situation de notre armée.
Notre système de défense, principal gage de notre sécurité, n’existe plus. […] Chirac a engagé un soi-disant processus de professionnalisation des armées, qui, avec la suppression de la conscription, la suspension des essais nucléaires et la réduction des moyens humains et matériels de l’armée, nous ravale au rang de pays de seconde zone, sans défense et sans poids international. […] La vétusté des matériels est plus qu’inquiétante […]. On estime que la disponibilité moyenne des matériels des 3 armes est de 60% aujourd’hui, contre 90% il y a 20 ans."
Or aujourd’hui, les menaces n’ont pas disparu, loin de là. Elles peuvent venir de l’extérieur, et notamment je le disais du Moyen-Orient, mais aussi de l’intérieur. On connait l’extrême sensibilité de certaines populations étrangères ou d’origine étrangères aux événements du Moyen-Orient, l’extrême vulnérabilité de certains à la propagande religieuse et haineuse des imams intégristes, qu’on laisse, contre toute raison, prêcher en toute impunité."
– Mesures proposées par le président du FN
"Porter le budget de la Défense Nationale de 1,8 à 4% du PIB, 400 milliards de FF, soit l’équivalent de ce que la France donne chaque année aux immigrés. Remettre sur pied une véritable défense opérationnelle du territoire, ce qui suppose la création de corps de garde frontières, d’une garde nationale et le développement de réserves significatives. Donner aux forces d’intervention la capacité d’agir de manière autonome, ce qui suppose, entre autres, le renforcement de la marine, par la création de deux groupes de porte-avions, et de l’aviation, par le lancement d’un programme de construction d’ avions gros porteurs. Renforcer l’activité de nos arsenaux en cessant d’étaler les programmes d’armement et en subordonnant notre aide internationale ou notre soutien diplomatique à des commandes extérieures.Bien sûr, il ne s’agit que là des mesures d’urgence, c’est-à-dire indispensable à notre survie. Pour assurer l’avenir des jeunes générations, il faut bien autre chose. Il faut une véritable révolution intellectuelle et morale, pour rétablir le lien intellectuel et charnel entre l’armée et la nation.C’est en restaurant les valeurs patriotiques, religieuses et humaines qui ont fait la grandeur de notre peuple, dans l’esprit de nos compatriotes, en particulier chez les jeunes générations, que l’on renforcera l’esprit de défense."
La Révolution bleue contre le Figaro Magazine
La prochaine manifestation de la Révolution bleue, le 14 septembre à 17h30, se déroulera devant le siège du Figaro Magazine. Ce dernier organise en effet une grande consultation sur le modèle français.
Appel des évêques maronites aux Libanais
Comme chaque année au mois de septembre depuis 2000, les évêques maronites ont publié hier un long appel aux Libanais, le 7e du genre, dans lequel ils se sont employés à analyser en profondeur les problèmes que traverse le pays. D’abord la question de la présidence de la République, rendue exsangue par le boycottage local et international dont elle fait l’objet. Les prélats constatent ce boycottage et ne le critiquent pas, notant que ses effets conduisent à un grave déséquilibre au niveau des institutions de l’État et soulignant la nécessité de trouver une solution à ce problème.
Ensuite, les évêques traitent longuement de la question de l’unilatéralisme pratiqué à tour de rôle par des factions libanaises, et tout dernièrement par le Hezbollah. À chaque fois, cet unilatéralisme loin du champ de l’État conduit à des désastres. Ils en concluent que seul l’État doit être en mesure de décider des questions intéressant le pays tout entier, et a fortiori de celles se rapportant à la guerre et à la paix. Ils insistent enfin sur la nécessité pour le Liban de mettre en œuvre les résolutions internationales et de respecter la Constitution, les lois et les coutumes du pays, et pour les communautés et les groupes libanais de cesser de se mettre au service de tel ou tel État étranger, voisin ou lointain. Extrait :
"Il existe au Liban 18 communautés, chacune d’elles jouissant des mêmes droits et devoirs que toutes les autres, en vertu de la Constitution libanaise. Chaque fois qu’un groupe communautaire s’est livré à un acte unilatéral ayant des répercussions sur le pays, ce sont des désastres qu’il a entraînés. Les exemples sont nombreux. Il y en a eu au moins 4 durant le dernier demi-siècle. En 1958 d’abord, quand a commencé une série de décisions unilatérales de la part de certains groupes, déclenchées par l’orientation de l’un d’eux en faveur du pacte de Bagdad et de la doctrine Eisenhower. Cela a conduit à la première explosion. Plus tard, un autre groupe a considéré les organisations palestiniennes comme étant son armée et a livré le territoire libanais à la lutte nationale palestinienne au détriment de la souveraineté de la nation, ce qui a provoqué la deuxième explosion. Enfin, un groupe libanais [Hezbollah] a unilatéralement décidé de maintenir son arsenal après la libération de la plus grande partie du Liban-Sud, en 2000, et cela en contradiction avec les dispositions de Taëf, conclues en 1989. Ce groupe s’est transformé en une organisation religieuse, militaire et politique, ce qui a entraîné la guerre le 12 juillet 2006."
Grande-Bretagne : le lobby gay persécuteur
En Ecosse, 9 pompiers ont écopés de sanctions disciplinaires pour avoir refusé de distribuer des tracts sur la sécurité lors d’une marche gay, où pourtant la présence des pompiers n’apparaissait pas nécessaire. Un chrétien évangélique a été arrêté par la police du pays de Galles pour avoir distribué lors d’une manifestation homosexuelle des tracts contenant uniquement des citations de la Bible condamnant l’homosexualité.
Il ne s’agit pas d’un évènement isolé : des journalistes, des pasteurs, et de simple citoyens ont fini au poste ou au tribunal pour avoir osé exprimer une opinion critique à l’encontre de l’homosexualité et des prétentions du lobby gay en matière de droit préférentiel. Un écrivain, Lynette Burrows a été officiellement mise en demeure par la police de ne pas répéter ce qu’elle avait osé dire à la BBC, c’est-à-dire que les homos ne constituaient pas des "parents adoptifs idéaux".
Comme le fait remarquer le conservateur, cette persécution ne concerne étrangement que des chrétiens. Les musulmans, bien que hostiles également à l’homosexualité, sont jusqu’à présent épargnés.
Interdit de prier dans l’avion
On connaissait les vols non fumeurs – mais voici du nouveau : dans un vol intérieur d’Air Canada qui s’apprêtait à décoller, un juif orthodoxe a commencé à prier dans son siège, "pas exactement tout haut, mais il se penchait d’avant en arrière."
C’en était trop pour l’équipage, qui a fait débarquer l’importun – il "rendait nerveux" les autres passagers. (Source)
Si vous volez sur Air Canada, cachez vos chapelets !
Qui a dit ?
"Il faut le dire, les clandestins nous causent d’énormes problèmes. Ils exercent une pression considérable sur nos structures de santé, nos écoles, nos logements. Ils sont responsables d’une large part de la criminalité et ils rapatrient chaque année chez eux 4 à 500 milliards de francs."
Qui a osé dire cela ? Jean-Marie Le Pen ? Bruno Mégret ? Philippe de Villiers ? Nicolas Sarkozy ? Christine Boutin ? Ségolène Royal ? Laurent Fabius ? Lionel Jospin ? Michel Rocard ? Jacques Chirac ?
(Re)lire “Solicitudo Rei Socialis”
Sur Christicity, un spécialiste de la Doctrine Sociale de l’Eglise propose une réflexion sur l’évolution récente et l’actualité de cette dernière. Il considère notamment que l’encyclique de Jean-Paul II Sollicitudo Rei Socialis (L’Intérêt actif pour la question sociale, 1987) marque un "tournant" :
[C]e document fit grand bruit dans les chancelleries qui toutes se voyaient concernées, l’une par la critique du socialisme, l’autre par l’attaque du libéralisme outrancier ou par des remises en cause du gouvernement mondial.
On peut lire l’encyclique (connue pour avoir le terme "structure de péché") ici.
Origine ethnique des ‘meneurs’
"Répertoriant l’origine ethnique de 436 meneurs recensés dans 24 quartiers sensibles, les RG ont établi que 87% d’entre eux sont Français, dont 67% d’origine maghrébine, et 17%, africaine."
Et on ne parle même pas de ceux qui ne sont pas Français.
Méfiez-vous de la médecine
Si l’on en croit cet article explosif,
"de l’aveu même des médecins, 20% des maladies sont d’origine hospitalière (nosocomiales) et 20% d’origine médicamenteuse (iatrogènes). Ce qui fait déjà 40% des maladies causées par… la médecine elle-même !"
Le reste de l’article est du même acabit et dénonce, suite à la publication du livre de Jean-Claude Roussez et du Dr Étienne de Harven Les dix plus gros mensonges sur le Sida, les méfaits de la "mafia médicaliste".

