Simplement ridicule et pitoyable
Voilà un texte dont on doit s’indigner : un prêtre sous couvert d’humour, écrit sur un site un pamphlet intitulé "si j’avais été élu pape".
D’abord, ce texte n’est absolument pas drôle, malgré la prétention affichée. Sous couvert d’humour, il étale toute une série de revendications des plus ringardes et des plus éculées, celles des soixanthuitards de l’Eglise, qui croyaient pouvoir faire la révolution en rose et jaune, celles dont les plus les plus jeunes d’entre nous n’ont même jamais entendu parler… et qui les font rire, de la même manière qu’on rit en exhibant les perruques de ses aïeux en se demandant comment ils ont fait pour en être fiers. Il est des modes qui passent…
Mais surtout l’humour ne permet pas tout, l’humour n’autorise personne, et surtout pas un prêtre à bafouer l’autorité et la fonction du Pape. Et quand en plus, l’humour n’est pas au rendez-vous, alors il faut tout jeter et prier pour cet homme de Dieu.
Une école privée saccagée cinq fois en cinq mois
Une petite école privée de Denain, maternelle et primaire a été sauvagement vandalisée ce week-end pour la cinquième fois en cinq mois. Aucun motif particulier, aucune revendication, aucun mobile mais également aucune réaction des autorités civiles, aucune indignation des têtes couronnées de la République.
Sans être parano, on va rapidement en déduire que cette école est catholique…
Violences protestantes à Belfast
Des extrémistes protestants ont attaqué la police et les troupes de l’armée britannique pour le troisième jour consécutif lundi à Belfast, bloquant les rues remplies de décombres et de véhicules incendiés. Ces heurts sont les plus violents en Irlande du Nord depuis près de deux ans. Dix-huit policiers ont été blessés dimanche soir et lundi matin, la plupart par des éclats de grenade, ce qui porte à 50 le nombre des membres des forces de l’ordre policiers blessés au cours des 72 dernières heures.
Selon les services de renseignement mobilisés, ces émeutes sont intrumentalisées par des membres des deux principales milices protestantes interdites, l’Association de défense de l’Ulster (UDA) et la Force des volontaires d’Ulster (UVF). Selon Hugh Orde, les dirigeants de l’Ordre d’Orange sont à l’évidence les inspirateurs de ces violences, qu’il qualifie d’attaques "totalement organisées". Les émeutes ont en effet éclaté après l’interdiction de passage de la marche annuelle de la confrérie dans le quartier catholique républicain de Springfield Road. Dawson Bailie, le principal responsable orangiste à Belfast, a refusé lundi de condamner les actions des émeutiers protestants.
Les évêques chinois n’iront pas au Synode
La République populaire de Chine a décliné l’invitation à Rome de quatre évêques chinois, lancée par le pape Benoît XVI à l’approche de son premier synode. Le refus, notifié samedi soir par l’agence officielle Chine Nouvelle, invoque «le manque de respect» dont le Saint Siège aurait fait preuve en rendant publique son initiative. En clair, la direction communiste chinoise reproche au Vatican d’avoir voulu lui forcer la main en lâchant la nouvelle de l’invitation. Prétexte facile pour empêcher le retour de l’Eglise patriotique chinoise dans le giron de Rome. Diviser pour régner… L’invitation du Vatican visait trois évêques de l’Eglise catholique «officielle», qui ne reconnaît pas l’autorité du Pape, mais aussi un évêque de l’Eglise clandestine, persécutée par le régime chinois.
Philippe de Villiers candidat à la Présidence
Philippe de Villiers s’est déclaré hier officiellement candidat à l’élection présidentielle de 2007, lors du discours de clôture de l’université d’été du Mouvement pour la France à Grasse (Alpes-Maritimes). «Je serai le candidat du patriotisme populaire», a-t-il lancé devant quelque 600 militants :
«Le 29 mai, nous avons fêté notre première victoire politique. Demain, l’élection présidentielle sera le deuxième tour du référendum.» Le président du MPF a une stratégie : «Transgresser les tabous imposés par le politiquement correct». Son cheval de bataille pour 2007 est l’immigration. Il dénonce la «déferlante migratoire des dernières décennies», qui risque d’aboutir à terme à «une guerre civile ethnique… Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes entrent en France chaque année sans avoir ni travail ni logement et s’entassent dans des taudis misérables». Le président du conseil général de Vendée a lancé : «Laisser entrer en France ces familles africaines déracinées alors qu’on ne peut les loger ou leur donner du travail, ce n’est pas une attitude de générosité, c’est une attitude criminelle.»
Mais plutôt que de s’en prendre à Jean-Marie Le Pen, à qui il reprend les idées, Villiers a ouvertement critiqué Sarkozy, à ses yeux un «faux dur» capitulant devant l’islam radical. «Certains gouvernent le matin et prônent la rupture l’après-midi. Pendant ce temps, la polygamie reste légale, 70 000 jeunes filles sont menacées de mariage forcé et le gouvernement favorise le communautarisme».
La question est bien là : l’attitude de Villiers sera-t-elle cause d’une lutte fratricide au sein de la droite nationale ou permettra-t-elle à la droite molle, qui n’ose jamais corriger les désastres occasionnés par la gauche, de défendre la France et les Français ?
EDF-GDF épinglé par la Cour des Comptes
Dans une somme de plus de mille pages, la Cour des comptes accable les oeuvres sociales d’EDF-GDF, ce super-comité d’entreprise (CCAS), aujourd’hui au bord de l’asphyxie. Les magistrats ont démonté les rouages de cette institution historique sur laquelle la CGT règne sans partage depuis la fin de la guerre, forte d’une cagnotte de 400 millions d’euros alimentée par 1% des recettes d’EDF-GDF.
Les magistrats reprochent aux deux entreprises de ne faire aucun effort pour améliorer les dérives financières. Quant aux fonctionnaires de Bercy, leur passivité face à la CCAS laisse la Cour perplexe. A côté des défaillances de gestion, la Cour pointe des irrégularités qui pourraient conduire certains responsables sur le banc d’un tribunal. A de nombreuses occasions, le rapport dénonce des avantages injustifiés, des détournements d’objet social… La politique des achats de la CCAS est sur la sellette. La Caisse lui consacre plus de 200 millions d’euros.
Sur le plan judiciaire, la Cour des comptes n’a pas voulu empiéter sur les plates-bandes du juge Jean-Marie d’Huy, qui s’est vu confier, depuis février 2003, une enquête par le parquet de Paris pour «abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux» et cherche à déterminer si la CCAS a servi de pompe à finances à la CGT et au Parti communiste. Malgré les précautions de style, les faits relevés par les magistrats trahissent cependant la réalité de la CCAS : une base militante au profit d’une organisation syndicale.
Le Figaro évoque également le financement des Congrès du PCF et de la Fête de l’Huma, la dernière tenue ce week-end ayant vu Fabius prendre un oeuf sous les huées…
Dépense scandaleuse de la Mairie de Paris
Le maire de Paris demande aux élus de la capitale de voter en faveur d’une convention triennale garantissant au Centre Gai et Lesbien de Paris (CGL) une subvention annuelle de 100.000 euros sur la période 2005-2007. Or, dans la mesure où il s’agit de reconduire la convention qui avait été signée entre 2002 et 2004, il aurait été naturel de faire évaluer l’intérêt du soutien accordé par la mairie avant de décider son prolongement. En effet, le Centre Gai et Lesbien reçoit la moitié de ses recettes de la municipalité parisienne.
Mais c’est surtout le comportement de ce Centre à l’égard de ses salariés qui pose la question de son soutien sur fonds publics. Un arrêt de la Cour d’Appel de Paris en date du 11 mars 2005 a condamné le Centre Gai et Lesbien de Paris à verser 47.000 euros à son ancien directeur, Alain Mathioudakis, pour licenciement abusif et harcèlement moral. La lecture des attendus du jugement est particulièrement instructive puisqu’on y apprend que c’est en fait l’hétérosexualité d’Alain Mathioudakis qui est à l’origine de ses problèmes. S’appuyant sur un témoignage faisant état d’un “tract diffamant, hétérophobe” et sur le fait que le code d’accès informatique de la victime avait été arbitrairement modifié pour “hétérosexualité”, les juges ont estimé que le licenciement avait pour cause “la volonté de se séparer d’un salarié dont l’hétérosexualité a été considérée comme un manque de motivation dans l’exercice de ses fonctions”.
On est loin de la détermination à favoriser la lutte contre le harcèlement moral et l’accueil des victimes autrefois affichée par la Ville de Paris…
Entraide catholique
" Faites du bien à tous,
mais d’abord à vos frères dans la Foi"(
PAUL,Galates 6-11).
A l’initiative d’un lillois, un bulletin d’entraide et d’annonces pour les catholiques est né à Lille voilà un an. Il a pris son essor et connaît un énorme succès. Le principe est de regrouper sur un mail hebdomadaire toutes les annonces d’entraide et d’évènements qui intéressent les catholiques de la région.
Après SEMPER, sont nés successivement GRATIAS pour l’Ile de France, FRATRES à Bordeaux et le dernier né est SAECULA (Service d’Entraide et d’Annonces Catholiques dU LAnguedoc) pour Monpellier et sa région (contact : [email protected]).
L’internet ouvre des voies qui permettent de vivre de sa foi et de charité. Ne les évitons pas.
Que ceux qui veulent prendre contact avec ces groupes m’écrivent, je transmettrais aux responsables.
Pauvreté et “tiers-monde” aux Etats-Unis
Ivan Rioufol, dans le Figaro, en a assez des railleries antiaméricaines autosatisfaites de la presse française après le désastre naturel qui a frappé le sud des Etats-Unis :
C’est entendu, George W. Bush ne s’est pas montré à la hauteur de la situation en Louisiane. L’Administration républicaine n’a pas su faire face aux urgences créées par le cyclone qui a ravagé La Nouvelle-Orléans. Et il est exact que les dévastations de Katrina «ont mis cruellement en lumière les plaies de l’Amérique, ghettoïsation, pauvreté, criminalité, tensions raciales et territoriales» [AFP]. En France, les contempteurs se sont précipités pour accabler le «modèle américain» et le président néoconservateur. Mais ont-ils regardé l’état de leur propre pays ?
Ceux qui s’indignent de la fracture raciale révélée par cette apocalypse – qui a meurtri une population noire et déshéritée – sont les mêmes qui refusent d’admettre que la France risque de se perdre, à cause d’une immigration incontrôlée et d’une insouciance collective. Le tiers-monde, mis à nu dans ces régions du Sud, existe dans des cités françaises et des quartiers de Paris.
Attention toutefois quand on parle de la "pauvreté" aux Etats-Unis : son taux scandaleusement élevé a été un des leitmotive médiatiques de ces dernières semaines. Peut-être, mais il faut savoir de quoi on parle : quand on parle de 37 millions, ou 12,7 %, de pauvres aux Etats-Unis, on imagine la photo qui illustre cet article.
Ceux qu’on appelle les "pauvres" sont en fait les personnes qui peuvent bénéficier d’une aide fédérale. Les seuils repris par la presse sont établis par le Census Bureau américain pour déterminer les ayant-droits des programmes sociaux fédéraux, et ne correspondent pas à des normes universelles de pauvreté.
S’il y a bien sûr, sous ces seuils, bien des familles qui vivent dans une pauvreté réelle, la plupart ont des conditions de vie convenables : 46% sont propriétaires de leur logement; 66% ont la climatisation; les deux tiers ont deux pièces ou plus par personne dans leur logement; près des trois quarts ont une voiture, 30% en ont deux; 97% ont une télévision couleur, plus de la moitié en ont une deuxième, 62% ont le cable ou le satellite.
Histoire, avant de parler de "tiers-monde", de comparer ce qui est comparable…
Québec : fin de l’éducation religieuse à l’école publique
On croit parfois que le Québec, avec sa vieille imprégnation religieuse et sa son drapeau fleurdelisé, est un pays de cocagne pour les catholiques francophones (tel l’atypique Maurice G. Dantec, qui s’y est exilé). La "Belle Province" est en fait tombée de très haut, très vite, depuis la soi-disant "Révolution tranquille" des années 1960. Et la chute se poursuit.
Le site pro-vie canadien LifeSite nous apprend que cet été, les parlementaires québecois ont adopté une loi qui supprime l’éducation religieuse traditionnelle dans les écoles publiques – pour la remplacer par un cours optionnel sur l’éthique aconfessionnelle et le patrimoine religieux.
Cette mesure a été adoptée malgré la protestation des évêques, et une campagne qui avait rassemblé 60.000 signatures.
Pour se rendre compte de la vitesse à laquelle l’école au Québec a été déchristianisée, il faut rappeler que cette dernière était par nature religieuse jusqu’à la Loi sur l’Instruction publique de 1997-1998, quand l’identité confessionnelle des écoles publiques a été remplacée par une identité linguistique. Une instruction religieuse avait alors été maintenue, mais cela n’aura pas été pour longtemps.
Villiers – Le Pen
Jean Madiran l’avait prédit : le ton semble déjà monter entre Le Pen et Villiers. Le premier ironise dans Le Figaro :
On a déjà noté que la clientèle politique de Philippe de Villiers était comprise entre la sortie de la messe de dix heures et la pâtisserie de la place… C’est drôle de voir ci-devant se muer en sans- culotte… Il porte encore ses sabots de bois des marécages vendéens, et voilà qu’il prétend retirer sa culotte, mettre un pantalon de révolutionnaire…
Et la "clientèle" du FN, elle fait la grasse matinée ?
Jacques Bompard quitte le FN
Après son exclusion vendredi du Bureau Politique du FN, Jacques Bompard vient de déclarer qu’il se considérait " comme définitivement exclu du FN" et que " tant que (Jean-Marie) Le Pen serait à sa tête, il n’était pas question qu il revienne au Front national ".
Par ailleurs, alors qu’il semble que le MPF de Philippe de Villiers accueille depuis un an de nombreux cadres issus du FN et du MNR, Jacques Bompard a démenti vouloir rejoindre cette formation politique tout en laissant une porte ouverte en déclarant : "Je n’ai aucun contact à ce jour. Mais je ne suis opposé à rien. Les deux dernières campagnes de M. de Villiers ont été les deux meilleures qu’il y a eu".
Préparer ses journées du patrimoine
Les journées du patrimoine auront lieu le week-end prochain, les 17 et 18 septembre.
Voilà l’occasion de se repencher sur le sens même du mot "patrimoine", ce qui vient de nos pères, en relisant les chapitres 11 et 15 de "Mémoire et identité" où Jean-Paul II utilise très souvent ce mot :
"La patrie en tant que patrimoine du père vient de Dieu, mais en même temps, elle vient aussi, dans une certaine mesure, du monde" (Mémoire et identité page 80).
Le patrimoine culturel de la France nous parle de notre passé, de notre histoire, d’où nous venons et de qui nous sommes : Il doit être une partie de notre mémoire et définit notre identité.
Alors pour metttre à profit ce week-end découverte, plus besoin de courrir dans les lieux les plus fréquentés, les plus huppés. Il existe des milliers de petites merveilles à quelques pas de nos maisons et pour les bien connaître, je vous propose, en plus d’une très bonne explication d’un de nos lecteurs, une page du ministère de la culture où sont recensés tous les monuments classés.
L’histoire si près de chez vous!
L’IVG au bac : le ministre répond
On se souvient de l’affaire de l’ "IVG au Bac" au printemps dernier : sur la base d’un article malhonnête du Monde, les candidats étaient invités à développer des arguments en faveur de l’avortement légal (Dossier de Liberté politique.)
A la suite de la mobilisation de la Fondation de service politique et de la Fondation Lejeune, 23 députés ont demandé des explications au ministre de l’Education, Gilles de Robien.
Dans sa réponse aux députés, ce dernier ne désavoue pas clairement le sujet, mais dit avoir appelé son administration à plus de prudence pour ne pas "heurter les sensibilités des jeunes candidats" :
(…) (J)’admets bien volontiers que le choix du texte et la formulation de la question ont pu heurter la sensibilité de certains candidats, ou troubler certaines familles.
J’ai par conséquent, d’une façon générale, tenu à rappeler à leurs responsabilités les recteurs d’académie et les inspecteurs généraux de l’Éducation nationale impliqués dans le choix des sujets. Comprenant parfaitement le trouble des parents, mais aussi des candidates et des candidats, j’ai insisté devant eux sur le fait qu’une rigueur absolue dans la sélection des documents, des exercices et des formulations était indispensable et qu’il fallait éviter de choisir des questions susceptibles de heurter les sensibilités des jeunes candidats. (…)
Cette réponse n’est pas enthousiasmante, mais au moins notre réprobation de ce sujet aura-t-elle été entendue. Ce qui n’aurait pas le cas si nous nous étions contentés de nous lamenter en pensant qu’il ne servait à rien de protester, que c’était perdu d’avance, etc. Bravo donc et merci aux deux associations qui ont su "monter au créneau" avec méthode et intelligence.
Est-ce que la mobilisation sur ce sujet est maintenant terminée ? Non, elle le sera quand chacun aura envoyé un message d’encouragement au député, parmi les 23 qui ont relayé cette protestation, dont la circonscription est la plus proche de chez soi :
ARTIGUES Gilles (Loire); BOUTIN Christine (Yvelines); BRAY Guislain (Seine-et-Marne); CARDO Pierre (Yvelines); CHARETTE Hervé de (Maine-et-Loire); COMPARINI Anne-Marie (Rhône); COURSON Charles de (Marne); DIONIS du SEJOUR Jean (Lot-et-Garonne); DUPONT-AIGNAN Nicolas (Essonne); GODFRAIN Jacques (Aveyron); HELLIER Pierre (Sarthe) (pas d’adresse mel ?); HUYGUE Sébastien (Nord); LUCA Lionnel (Alpes-Maritime); MAILLIE Richard (Bouches-du-Rhône); MICAUX Pierre (Aube); MORIN Hervé (Eure); PINTE Etienne (Yvelines); PREVOST Daniel (Ille-et-Vilaine); REMILLER Jacques (Vienne); SIMON Yves (Allier); SORDI Michel (Haut-Rhin); TIBERI Jean (Paris); UEBERSCHLAG Jean (Haut-Rhin).
N’oublions pas que les députés qui avaient signé la tribune anti-Act Up n’ont, pour la plus grande honte des cathos, "pratiquement pas reçu de messages de soutien" à la suite de leur geste courageux – l’occasion nous est donnée de nous rattraper !
Le fameux sondage d’Arte sur la pratique religieuse
Nous avions déjà parlé depuis le 8 août de ce sondage d’Arte sur la pratique religieuse en France et avions porté à votre connaissance les résultats surprenants le 13 août.
Et voilà qu’une nouvelle campagne de mails, que j’ai reçu 5 fois en deux jours, voit le jour incitant les catholiques à aller remplir ce sondage. Or, celui-ci devait appuyer une émission d’Arte du 16 août!
Alors réveil tardif des catholiques de France ou alors la chaîne veut exploiter à nouveau ses résultats?
Simone Veil et la désinformation
Les jeunes catholiques nantais relaient deux articles sur l’inauguration du Parc Simone Veil à Sète : la machine infernale de la désinformation est en marche. Celle qui est responsable de la mort de 7 millions d’enfants veut devenir pour l’histoire l’incarnation de la lutte pour les femmes.
Comme si tuer son propre enfant sans défense constituait une preuve de féminité…
“Homoparentalité” : le Figaro fait l’autruche
Le Figaro pond un article signé Delphine de Mallevoüe sur l’horrible livre "Jean a deux mamans", mensonge inégalé dont Michel nous parle plus bas. Sans revenir sur le fond du sujet fort bien traité par Michel, je voulais juste insister sur la politique de l’autruche pratiquée par la journaliste du quotidien. Citant une cliente "qui ne se sent pas prête" pour parler de ces choses là à sa fille de 3 ans, elle ne condamne ni ne loue l’ouvrage et l’intention totalement perverse. Tiédeur des mous, tolérance peureuse caractérisent ce papier…
Parents et catholiques attendent autre chose des medias qui se prétendent de droite et il ne faut pas s’étonner de la perte d’influence de ces canards qui se noient dans leur propre inconsistance.
Pourquoi la grève d’hier n’a t-elle pas aussi touché le Figaro?
Il ne nous manque plus que Thatcher…
Dans un article consacré à l’après-Chirac, The Economist titre que "l’humeur en France rappelle celle de la Grande-Bretagne juste avant Thatcher." Il développe :
Par bien des aspects, l’humeur dans la France d’aujourd’hui ressemble à celle de la Grande-Bretagne à la fin des années 1970. Un discours politique anti-capitaliste s’est enraciné, accompagné de mouvements communistes révolutionnaires et trotskystes qui rappellent la Militant Tendency [faction trotskyste du Parti travailliste de l’époque] et d’autres membres de la gauche dure, adeptes de la lutte des classes, dans les années 1970.
Un égalitarisme populiste est prêché, faisant peu de cas de la création de richesse. Les dirigeants syndicaux (…) jouissent d’une influence disproportionnée par rapport à leur importance numérique dans la population active. (…) Les grèves intermittentes paralysantes et les défilés dans la rue sont considérés comme normaux (…). Un état boursouflé sappe les finances publiques. Et le pays est sous l’emprise d’une mentalité de déclin.
Bompard exclu
Jacques Bompard a été exclu du Bureau politique du Front national à la suite de ce discours prononcé en clôture de l’Université d’été de l’Esprit public.
Le maire d’Orange avait fait savoir qu’il considérerait une telle mesure comme une exclusion du parti.
Catholiques en politique
Excellente étude de Liberté politique sur la question de l’action des catholiques en politique et de la juste définition de la laïcité, indispensables pour des chrétiens qui veulent s’engager en politique sans renier leur foi ou la reléguer dans le strict domaine privé. C’est un sujet cher au Salon, car il est scandaleux que des catholiques ne défendent pas une saine éthique de l’homme dans leur engagement public et, par exemple, nous nous sommes étonnés d’un certain laïcisme contraire à la saine laïcité de la part du prétendu catholique François Bayrou.
Extraits du texte :
"Face à la nouvelle donne éthique (post-1968, NDLR), la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié un texte important en 2002, une Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique. "
"Pour la doctrine morale catholique, la laïcité, comprise comme autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse et ecclésiastique, mais pas par rapport a à la sphère morale, est une valeur acquise et reconnue par l’Église, et elle appartient au patrimoine de civilisation déjà atteint."
"Ce n’est pas d’abord la Révélation chrétienne qui va guider dans la recherche d’un consensus moral : c’est beaucoup plus fondamentalement une conception de la nature humaine commune à tous les hommes, quelle que soit leur appartenance confessionnelle ou leur croyance religieuse. Et le chrétien peut affirmer cela en toute sérénité parce qu’il a la conviction que rien d’humain, de commun à tous les hommes ne peut être en contradiction avec la Révélation."
"Parmi les domaines sur lesquels doit s’exercer cette conscience chrétienne éclairée, la Note cite bien entendu tout ce qui a trait à la sauvegarde de la vie, dans son commencement, sa genèse embryonnaire, son terme…, et fait référence à l’enseignement constant de Jean Paul II soulignant à l’adresse des instances législatives "l’obligation précise de s’opposer" à toute loi qui s’avère être un attentat contre la vie humaine. L’Église dans son autorité magistérielle attire ainsi l’attention des consciences chrétiennes sur le fait que la vie étant une, on ne peut la dissocier en deux, une vie privée – qui relèverait de l’éthique de conviction —, et une vie publique – qui relèverait d’une éthique de responsabilité."
"Le discours, intelligent et raisonné (la Foi éclairée par la raison – cf l’encyclique Fides et Ratio, NDLR), des catholiques peut se porter sur cet autre dogme non écrit qu’est le laïcisme, qui tend aussi à s’étendre, et qui veut que des membres d’une confession religieuse soient exclus du débat démocratique du fait même que leurs convictions sont présumées nier le dogme du pluralisme éthique. Ce phénomène de pluralisme éthique est le grand défi auquel sont confrontés les catholiques. C’est par l’intelligence et la persuasion qu’ils doivent montrer qu’une éthique commune est possible et même nécessaire pour la pérennité de nos communautés politiques."
Grève de distribution des journaux : un peu d’air !
La distribution des journaux est toujours perturbée vendredi à Paris et en proche banlieue en raison d’un conflit interne aux Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) et au syndicat du Livre CGT. Ce mouvement a perturbé la sortie du journal Le Monde mercredi après-midi avant de toucher l’ensemble des journaux depuis jeudi matin sur Paris et sa proche banlieue.
Cela nous fait un peu d’air dans le paysage médiatique et les gens privés de leurs quotidiens peuvent venir lire Le Salon Beige, loin de toute désinformation… Faites leur de la pub !
Le mensonge de l’homoparentalité
Tandis que sort un ouvrage destiné aux enfants afin de leur expliquer qu’on peut vivre avec ‘deux mamans’ (et pourquoi pas 3 ou 4 ?) – mensonge ignominieux destiné à ouvrir la voie à l’adoption pour les couples homosexuels, Edwige Antier, pédiatre renommée et diplômée en psychopathologie de l’enfant, s’insurge :
Pour elle, l’homoparentalité est un "fait marginal" et une "antivaleur". Cet activisme fortement présent dans notre société vis à empêcher aux "parents (d’)être les acteurs de l’éducation de leurs propres enfants !" Mais au-delà des parents biologiques de l’enfant (et nul ne contestera qu’il faut un papa et une maman pour concevoir un enfant – donc dans l’homoparentalité, il y aura toujours un parent floué), c’est l’enfant qui est la principale victime de l’égoïsme : "De zéro à 6 ans, ce que vous voyez et entendez, vous l’engrangez comme un fait intangible, cela se colle dans la mémoire. Même s’il ne sait pas lire, un enfant capte des messages, lesquels lui paraissent comme un fait acquis. A cet âge-là, la structuration du psychisme est en pleine construction du complexe d’Oedipe. L’enfant est en train de prendre ses repères, il fixe sa place par rapport à son père et sa mère, il construit qui il est. Il est donc une marmite émotionnelle où chaque livre, chaque jeu aide à cette construction. Or, lire ou raconter ce genre d’histoire bouleverse tout et peut nuire à la construction psychique."
L’enfant n’est pas un droit, ce qui le réduirait au rang d’objet matériel, mais un don que ses parents doivent respecter, d’autant plus qu’il est vulnérable et innocent.
Raspail poursuivi
Valeurs actuelles de ce matin révèle que Jean Raspail et Le Figaro sont poursuivis par la LICRA, présidée par le député européen UMP Patrick Gaubert, pour "provocation à la haine raciale" pour avoir publié cette tribune en juin 2004. L’audience aura lieu à Paris le 16 septembre.
Le privé est-il aussi “l’Ecole de la République” ?
Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, a visité mardi un collège privé catholique de Cholet. Une telle visite est la première du genre depuis 15 ans. En apparence, c’est plutôt sympathique : Robien a justifié ce geste en déclarant que "la guerre scolaire est enterrée depuis bien longtemps." Il a même ajouté sur Radio Notre-Dame qu’il voulait "donner une égalité de moyens à l’enseignement public et privé."
Mais le prix de ces attentions est une autre déclaration, lourde de menaces, du ministre : "Il n’y a qu’une Ecole, l’Ecole de la République" – incluant l’enseignement privé sous contrat.
Présent de demain fait sa "une" sur cette déclaration, que Jeanne Smits qualifie de "révolutionnaire – et même totalitaire."
En effet, que la formule ait été préméditée ou pas, elle s’inscrit dans un processus d’absorption de fait de l’enseignement privé sous contrat par le service public d’éducation.
La conception derrière cette absorption est celle qui range l’éducation parmi les "fonctions régaliennes" de l’Etat – c’est-à-dire les fonctions qui, comme la Justice, la Défense, la Monnaie, appartiennent par nature "au Roi". Jean-Pierre Raffarin avait ainsi déclaré en 2002 :
Les Français veulent retrouver un Etat fort, respecté et respectable, un Etat qui puisse répondre à leurs besoins sur ses missions essentielles qu’on appelle les fonctions régaliennes : la justice, la police, la sécurité, l’éducation.(Source.)
Cette conception est effectivement totalitaire : l’éducation des enfants n’appartiendrait pas par nature aux parents, quitte à ce qu’ils en confient une part à la collectivité, mais à l’Etat. Le Catéchisme de l’Eglise catholique dit tout le contraire (§2229) :
Premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, les parents ont le droit de choisir pour eux une école qui correspond à leur propres convictions. Ce droit est fondamental. Les parents ont, autant que possible, le devoir de choisir les écoles qui les assisteront au mieux dans leur tâche d’éducateurs chrétiens (cf. GE 6). Les pouvoirs publics ont le devoir de garantir ce droit des parents et d’assurer les conditions réelles de son exercice.
Jusqu’où ira l’absorption de l’enseignement catholique sous contrat par le service public ? Sur la pente actuelle, jusqu’au bout : jusqu’à l’interdiction des signes religieux ! Aussi incroyable que cela paraisse, plusieurs voix, à la Commission Stasi comme à l’Assemblée nationale, l’avaient réclamé lors du débat sur la loi interdisant les signes religieux ostensibles dans les écoles publiques.
Allez jouer dans le parc Simone Veil !
A Sète, la mairie UMP a rebaptisé le parc du Château d’eau, "parc Simone Veil" ! L’autorité morale dont bénéficie la grande scribouillarde de la loi sur la l’avortement, perfidemment dénommée IVG (car il n’y a pas interruption mais bien élimination radicale), est consternante. Cette inauguration a même été l’occasion d’un grand débat sur la condition féminine. Mais sur l’enfant rien. Ah si ! Ils ont un parc pour aller jouer. Un parc pour les enfants, un parc qui porte le nom d’une politicienne dont l’action a justement été d’éliminer ces enfants…
Des députés et sénateurs à Rome
Le groupe de spiritualité des assemblées parlementaires (28 hommes politiques) vient de terminer un séjour à Rome, qui a permis de montrer que la laïcité était limitée dans sa conception du droit, fabriqué par des majorité, une éthique supérieure – universelle – devant s’imposer à la loi édictée par le Parlement.
Bernard Seillier fait remarquer que "nous mesurons ici combien, en France, la laïcité que nous défendons pourtant est parfois poussée jusqu’à l’absurde : la foi est comme gommée de tous les discours et préoccupations, alors qu’elle porte souvent sur l’essentiel." "Nous sommes venus avec nos préoccupations, explique André Flajolet, député (UMP) du Pas-de-Calais, et en premier lieu, les problèmes éthiques." Bernadette Dupont, sénatrice (apparentée UMP) des Yvelines, ne cache pas son inquiétude : "nos interlocuteurs nous ont expliqué combien les jeunes, ceux qui étaient présents à Cologne, sont ouverts aux exigences que leur propose Benoît XVI. Or, nous, comme parlementaires, nous sommes de plus en plus amenés à voter des lois en contradiction avec ce chemin-là, parce que l’on nous explique qu’il faut s’adapter à la société. Où est notre vrai boulot, là-dedans ?"
André Flajolet résume le problème à sa façon : "Comment un élu chrétien peut-il interpréter ce questionnement de la foi, dans un monde qui n’est majoritairement plus chrétien ?" Justement, il n’est pas demandé aux Parlementaires de faire de l’apostolat, mais d’admettre qu’il existe un droit, la loi naturelle, supérieure au droit édicté dans les assemblées, un droit supérieur à la loi de la majorité, une éthique qui prime sur la volonté démocratique, comme l’a bien expliqué l’ex-Cal Ratzinger dans son dernier ouvrage.
Et effectivement, constate Bernard Seillier, "nous sommes aujourd’hui confrontés au défi d’une société où règne la règle de la “morale majoritaire”, une morale jugée bonne simplement parce qu’elle est approuvée par une majorité. Nous avons le souci de défendre la vérité, mais de le faire dans la liberté." En cela, les parlementaires se retrouvent bien dans la "note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique", publiée en novembre 2002 par la congrégation pour la doctrine de la foi.
Et Bernard Seillier l’a compris : "nous ne défendons pas des valeurs confessionnelles, mais universelles." Pour Hugues Portelli, ce voyage a permis de ressentir "combien nous manquons, comme politiques, de lieux comme ceux-ci, de réflexion, et de médiation. D’où un sentiment de décalage croissant du politique". Aussi, les parlementaires attendent, eux aussi, beaucoup du pape Benoît XVI : "ce pontificat devrait nous donner des arguments de raison, pour discuter avec nos collègues", explique Bernard Seillier.
Cuba communiste s’en prend au Vatican
L’ambassadeur cubain auprès du Saint-Siège, Raul Roa, a tenu samedi dernier à l’occasion des 70 ans de relations diplomatiques ininterrompues avec Cuba des propos scandaleux : le Vatican "a une vision plus large de l’histoire que l’Eglise catholique à Cuba. Quand je dis l’Eglise catholique à Cuba, je me réfère avant tout à la hiérarchie, parce qu’il faut faire une distinction. En général, les prêtres sont près du peuple ; en revanche, certains évêques sont bien plus près du peuple de Miami, des Cubains exilés".
"L’insinuation répétée de M. Roa selon laquelle l’Eglise à Cuba, à travers ses évêques, a toujours répondu aux puissances étrangères est totalement nouvelle et gratuite, c’est présomptueux et, de la bouche d’un ambassadeur de Cuba auprès du Saint-Siège, c’est en vérité outrageant", a répondu le cardinal Ortega, 68 ans, envoyé en "camp de travail" par les autorités communistes entre 1966 et 1968, deux ans après son ordination. "Nous sommes tous des évêques cubains qui aimons notre nation et, même si monsieur l’ambassadeur cherche à le nier, nous servons notre peuple, un point c’est tout".
Le Cardinal a ajouté que ces "déclarations envers l’Eglise" on pour but de "séparer l’Eglise de Cuba du Saint-Siège. Séparer les évêques entre ‘patriotes’ et pro-américains. Séparer les prêtres des évêques (…) C’est une vieille stratégie bien connue de nous autres". Diviser pour régner…
Téléchargez le Compendium
Excellente initiative de Catholique.org qui propose le Compendium de l’Eglise catholique à télécharger, sous format pdf. Cela ne nous dispense pas de l’acheter, mais permet, dans le cadre de la Nouvelle Evangélisation, de le faire découvrir au plus grand nombre via internet. A vos boîtes mails !
Le FN réagit aux propos de Villiers
Suite à la main tendue de Philippe de Villiers aux membres du FN, ce dernier s’interroge :
"c’est aux actes qu’on juge un homme et on conviendra que dans ce domaine, Philippe de Villiers n’a jamais osé franchir le Rubicon. Philippe de Villiers qui a systématiquement refusé dans le passé la main tendue par le FN, qui a fait alliance avec l’UMP à toutes les élections, appelant à voter pour les candidats de la fausse droite, même quand ceux-ci étaient opposés aux représentants de la droite nationale. Ce fut encore le cas lors d’une cantonale partielle à Vesoul le 12 juin dernier, où le FN était pourtant en lice, le président du MPF invitant ses électeurs à voter pour l’UMP Alain Chrétien, favorable à la constitution euro-turque."
Famille et Liberté
Voici un site consacré à la défense de la famille, cellule de base de la société (tandis qu’on nous serine qu’à la base, il n’y a que l’individu) qui ne manque pas d’intérêt. On y trouve l’argumentation à base scientifique en faveur d’une politique familiale (démographie, allocations, etc.), une défense de la famille contre les attaques de la culture de mort (avortement, bioéthique, pédophilie, pornographie, etc.), le droit de la famille (divorce, Pacs, délinquance, etc.), le grave problème de l’homosexualité (homophobie, homoparentalité).
Les auteurs (lesquels sont surtout des médecins et des scientifiques reconnus) estiment "que le langage des médias et des politiques est biaisé". Leur intention est de s’adresser "directement à l’ensemble des citoyens et, sur des points spécifiques, à ceux qui ont à les connaître par leur profession."
