La Constitution, c’est pour 2007-2009
Interviewé dans Le Monde, le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, qui assure la présidence de l’UE, affirme que "la Constitution est (…) un ensemble de règles du jeu. Il est très important que nous ayons un tel texte (…). Il serait erroné de choisir un raccourci, en prenant l’article x, le paragraphe y, etc., pour élaborer une nouvelle formule. Autrement dit, la technique du garagiste : un pneu est crevé, on le remplace par un autre et on repart. L’Europe n’est pas une automobile mais un organisme vivant. Quelque chose n’a pas marché. Il faut soigner cette blessure. Cela demande du temps et des remèdes. (…) Ne pas se précipiter et dire "la Constitution est morte". (…) De toute façon, nous devons avoir résolu les grandes questions institutionnelles avant 2009, c’est écrit dans le traité de Nice. Nous devons établir un calendrier pour que ces questions soient tranchées au plus tard en 2007."
Pas de changement du texte, ni d’abandon. Voilà qui a le mérite d’être clair.
Les Suisses et l’Histoire de France…
Avec le débat sur les aspects ‘positifs’ de la colonisation, pourquoi pas un débat sur les aspects négatifs de la Révolution ?…
Le président de la Confédération suisse en 2005, Samuel Schmid a reçu un camouflet lors d’une visite officielle à Paris, le 18 novembre. Ce jour-là, après une entrevue avec Jacques Chirac, le chef du Département fédéral de la défense s’est rendu au Musée de l’armée pour y dévoiler une plaque rappelant le martyr des gardes suisses de Louis XVI, massacrés aux Tuileries lors des émeutes révolutionnaires du 10 août 1792. Bien que répondant à une initiative prise par un organisme privé du nom de Fondation 1792, la cérémonie n’en revêtait pas moins un caractère officiel, puisqu’elle avait lieu à un échelon ministériel. Michèle Alliot-Marie n’y a pas assisté. Cet acte commémoratif avait pourtant été inscrit par l’ambassade de Suisse à Paris au programme officiel de la visite du président de la Confédération. Porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères, Lars Knuchel a déclaré : «La ministre française de la Défense s’est associée à la cérémonie en y délégant son secrétaire général, qui est le plus haut représentant administratif du ministère.»
Le problème, c’est que la plaque était destinée à la chapelle expiatoire, là où se trouve le charnier de plus de 600 gardes suisses morts dans des conditions effroyables. Prétextant un décompte des cadavres inférieur de quelques unités à celui retenu par le comité commémoratif, le Ministère de la culture, propriétaire de la chapelle expiatoire, a refusé la pose de la plaque à cet endroit.
La République n’assume pas son passé révolutionnaire, en particulier les tueries sauvages qui ont eu lieu. A la suite d’un article paru début décembre dans L’Action française 2000, une pétition a été lancée en France pour réclamer la pose de la plaque à l’endroit initialement prévu. Celle-ci est actuellement en dépôt au Musée de l’armée (Invalides), en attendant de trouver place dans des salles en réfection qui ne seront rouvertes au public qu’en 2008 !
La pétition, qui a déjà récolté 160 signatures (parmi lesquelles Jean Raspail et le Suisse Rodolphe de Pfyffer, dont plusieurs aïeux ont servi comme officiers dans la garde suisse des rois de France), sera remise au président de la Confédération, au maire de Paris ainsi qu’au ministre français de la Culture. C’est un Suisse de 27 ans, Matthias Georg Baumberger, diplômé de Sciences-po Paris, qui a créé en 2003 la Fondation 1792, dont le but est la pose à la chapelle expiatoire d’une plaque commémorant le sacrifice des gardes suisses. La fondation compte parmi ses membres, l’ancien ambassadeur à Paris Benedikt von Tscharner et l’excommandement de la Garde pontificale suisse Pius Segmüller.
Visiblement ennuyée par le tour pris par cette affaire, la France cherche à temporiser. «Aucune décision définitive n’est arrêtée, assure le directeur du Centre des monuments nationaux, Denis Berthomier. Nous poserons cette plaque là où l’Etat nous dira de la poser.»
Marche pour la vie : le reportage du Bafweb
A lire, l’excellent reportage, avec photos, du Bureau audiovisuel francophone, présent hier à la marche pour la vie.
« Le lobby gay persécuté ou persécuteur ? »
C’est le thème de la conférence que donnera Jeanne Smits, directeur de la rédaction du quotidien Présent, au Centre St Paul (Paris) demain à 20h. Cliquez sur le lien Centre St Paul pour avoir tous les renseignements. En attendant, vous pouvez lire cet article écrit par Mme Smits sur la résolution pro-gay votée par le Parlement européen.
Marche pour la Vie : échos en Espagne
Hier, le mouvement HazteOir a mobilisé des centaines de militants afin d’appuyer la manifestation pro-vie française: portant des panneaux "non à la peine de mort pour les enfants à naître", ils se sont rassemblés à midi devant les représentations françaises à Madrid, Barcelone et Séville.
Cette action a connu un fort retentissement en Espagne : sur "news google" Espagne, 31 articles consacrés à l’événement sont répertoriés. La plupart parlent non seulement des rassemblements espagnols, mais aussi de la manifestation française.
Il y aura donc eu bien plus d’articles consacrés à la Marche pour la Vie dans la presse espagnole que dans la presse française… Bravo à l’Espagne catholique pour cette action efficace !
Henri Védas
Massacres au Nigéria
Les attaques et les massacres de chrétiens par les musulmans augmentent de façon dramatique au Nigéria. Depuis février, entre 1.500 et 2.000 chrétiens ont été tués (dont 14 pasteurs), faisant 1.300 à 1.500 veuves et 8.000 orphelins. 269 églises ont été brûlées.
Accompagnés du cri «Allah Akbar», hommes et enfants ont été massacrés sous les yeux des femmes. Le Nigéria est à 45 % chrétien et à 45 % musulman. Les musulmans pratiquent une politique de domination, cherchant à implanter la charia même dans les zones où ils ne sont pas majoritaires.
L’info selon Associated Press (AP)
"Environ 2.000 personnes, selon la police, 10.000, selon les organisateurs, ont manifesté dimanche après-midi à Paris pour protester contre la loi légalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) de 1975.
Cette manifestation était organisée à l’appel du collectif "30 ans, ça suffit" entre la place de la République et celle de l’Opéra. Ce défilé a été l’occasion de réclamer une "politique familiale en faveur du respect de la vie de l’enfant à naître" et de dénoncer "les pressions intolérables subies par les femmes en faveur de l’avortement", précise un communiqué des organisateurs.
Deux délégations allemandes, une délégation des jeunes pour la vie de Belgique, une délégation espagnole et une délégation suisse ont participé à cette marche."
L’AP fait mieux que l’AFP…
Avorter rend violent
Une nouvelle étude constate que les femmes qui ont subi un avortement sont plus enclines à maltraiter physiquement leurs enfants. Priscilla Coleman de la Bowling Green State University a étudié plus de 500 femmes qui ont connu des problèmes de négligence ou de maltraitance envers leurs enfants. Elle a constaté « que les femmes ayant subi eu un avortement avaient 144% de chance supplémentaire d’en venir à maltraiter un enfant qui naîtrait par la suite que celles qui n’ont aucun passif de ce genre ». Le Dr. David Reardon de la prestigieuse Elliot Institut a déclaré pour sa part: "L’argument selon lequel l’avortement allait nous débarrasser des abus et autres négligences par le simple fait de nous débarrasser des grossesses non désirées est tout simplement nul et non avenu". Pour lui, avoir un avortement "poursuit une femme pendant de nombreux années", il ajoute qu’à moins d’avoir suivi une sorte de programme de conseil post-avortement, les femmes peuvent se mettre à lutter avec plus de colère, de dépression, de difficulté contre leurs enfants en raison des troubles liés à la "présence" de ‘cet enfant qui n’est pas là".
Ceci explique la citation de Mère Térésa en tête de ce blog…
Vu à la Télé ?
Le journal France 3 Ile-de-France n’a pas mentionné la marche pour la vie. En ce moment, l’édition nationale fait l’impasse. La rédaction préfère s’intéresser au décès de la baleine sur la Tamise. Il est vrai que c’est plus grave que les 200 000 êtres humains tués dans le ventre de leur mère chaque année. France 3 Région IdF a osé parler (19h58) d’une pseudo-manifestation de gauche (dénonçant le grand capital…) et ayant rassemblé 10-15 personnes à Paris…
Je zappe : aurais-je plus de chance sur TF1 ou France2 ?
Sur F2, on parle des 12000 maires qui osent s’opposer à la légalisation du mariage gay. A ce titre, les partis traditionnels explosent puisque des maires de gauche sont contre tandis que la ‘droite’ se divise sur cette question. F2 en profite pour faire un reportage sur ‘2 mamans’ dont l’une réclame son congé de …paternité !
20h23 : toujours le silence. F2 nous parle des femmes, membres du Hamas, qui n’hésitent pas envoyer leurs enfants se faire exploser dans les lignes israéliennes. Voilà un acte qui est horrible. Mais notre pays fait-il mieux avec l’avortement ? Il est permis d’en douter.
TF1 : La journaliste de TF1 venue marcher aurait-elle été censurée ? Est-elle venue à titre personnel ? Ou préparait-elle une future émission plus générale et délirante (du genre "les réseaux intégristes en France", "les ramifications de l’Opus Dei" ou …"les commandos anti-IVG" !) ? 10 secondes, c’est tout ce qu’il y aura eu ce soir à la TV.
Marche pour la Vie, Jour J : quelques points pratiques
Quel temps fera-t-il ?
On prévoit un temps frais, sec et ensoleillé (7° maxi).
Quel sont les horaires et l’itinéraire ?
Regroupement à 14h30 place de la République (métro République) et départ à 15h00; boulevard Saint Martin, Boulevard Saint Denis, Boulevard de Bonne Nouvelle, boulevard Poissonnière, Boulevard Montmartre, Boulevard des Italiens, Boulevard des Capucines, Arrivée prévue à 17h30, place de l’Opéra (métro Opéra).
L’itinéraire est fait de grands boulevards; il fait un total de 3 km. Il ne présente pas de difficulté pour les poussettes ou les personnes d’un certain âge.
Comment y aller ?
En métro : plan ici.
En train/RER : quelques exemples pour rejoindre à République vers 14H30 :
– Versailles Rive droite départ 13H23, arrivée à Paris Saint-Lazare 13H59 (train suivant : 13H38, arrivée 14H14); puis métro direct vers République (ligne 3 direction Gallieni).
– Versailles Chantiers 13H39, arrivée Paris Montparnasse 14H07; puis métro ligne 4 direction Porte de Clignancourt jusqu’à Strasbourg Saint-Denis; puis ligne 8 direction Créteil Préfecture (ou à pied, quelques minutes de marche).
– RER Saint Germain-en-Laye 13H38, Paris Auber 14H02, puis métro ligne 8 direction Créteil Préfecture.
Pour en savoir plus : plan du RER ici; horaires SNCF/RER ici.
En voiture : garer sa voiture à proximité de l’arrivée, Place de l’Opéra (bon courage !) puis métro ligne 8 direction Créteil Préfecture.
Je ne vais vraiment pas pouvoir y aller…
Vraiment ? Alors à votre chapelet, et rendez-vous ici, où la manifestation sera bloguée "en direct" à partir du début d’après-midi.
Marche pour la Vie à San Francisco
Pour la deuxième année consécutive, des milliers de défenseurs de la vie américains ont mis un point d’honneur à défiler hier à San Francisco, la grande ville américaine la plus à gauche et la plus acquise à la culture de mort. Par provocation ? Non, pour témoigner : plusieurs des principaux organisateurs sont eux-mêmes issus de la "gauche" pro-vie (aux Etats-Unis, cela existe). Le slogan de la manifestation était celui des "Féministes pour la Vie" : l’ "avortement blesse les femmes".
Même la presse hostile note le contraste entre le calme de la marche et l’excitation des nombreux contre-manifestants pro-avortement : sur cette photo, une contre-manifestante au visage… rayonnant menace d’étrangler les pro-vie !
Marche pour la Vie J-1 : avec l’Espagne chrétienne
Demain à midi, des rassemblements pro-vie auront lieu devant l’ambassade de France à Madrid et devant les consulats de Séville et Barcelone, afin de soutenir la manifestation française. Un lecteur nous a fait suivre un e-mail des organisateurs, appelant à ces rassemblements :
Dans cette lutte internationale pour la vie, les frontières n’importent pas, c’est pourquoi, et en nous souvenant du soutien international qu’ont reçues nos manifestations massives en 2005, nous […] souhaitons, depuis l’Espagne, faire davantage qu’un simple message formel de soutien. Nous souhaitons donner, à nouveau, un témoignage public pour le Oui à la vie […].
Les organisateurs appartiennent à "Hazte Oir" ("Fais-toi entendre"), un dynamique mouvement défendant une "conception chrétienne de l’homme et de la société." Cette organisation, fondée par un père jésuite, utilise habilement les techniques les plus modernes inspirées de la Christian Coalition américaine (ici, la traduction automatique d’un article espagnol de wikipedia). Elle a été une des co-organisatrices des manifestations pro-famille géantes de l’année dernière.
Les lecteurs du Salon Beige visitant le site de HazteOir ne seront pas dépaysés : regardez la bannière en haut à droite de leur page d’accueil* !
* J’ai parlé un peu vite : la bannière dont je parle (qui ressemble à celle en haut de cette page) alterne avec deux autres bannières.
La foi dans la théorie de l’évolution
Dans le courrier des lecteurs de The Economist de cette semaine, une réaction amusante à un dossier du magazine sur la théorie de l’évolution :
Monsieur,
Je suis stupéfait devant la foi que vous avez en l’évolution. Cette foi dépasse largement la foi que j’ai en la création. Ma foi ne requiert de croire qu’en un seul mécanisme : l’amour de Dieu. La votre exige de croire en trois : que quelque chose puisse surgir de rien (le "Big Bang"); que des pierres puissent spontanément donner naissance à des organismes vivants […]; et que des mutations génétiques puissent transformer un ver solitaire en Einstein. C’est vous qui gagnez : il ne fait aucun doute que votre foi est bien plus grande que la mienne.
Claude Rich, témoin chrétien
L’acteur, dans Valeurs actuelles (version papier) :
"Je ne suis pas un très bon chrétien. Je n’étudie pas beaucoup ma religion, mais je crois en l’amour de Dieu. De la même façon que l’on ne sait pas toujours pourquoi on aime une personne, j’aime Dieu. Je le fréquente tous les dimanches. […]
"Lorsqu’il m’arrive de confier à quelqu’un mon intention d’aller à la messe le dimanche et que mon interlocuteur me fait part de son étonnement, je lui dis que c’est moi qui suis étonné qu’il n’aille pas à l’église."
Télévision catholique : l’exemple EWTN
La télévision catholique américaine EWTN fête cette année ses 25 ans. C’est en effet en août 1981 que Mère Angelica, du fin fond de l’Alabama et avec des moyens dérisoires, a commencé à diffuser quatre heures de programmes par jour.
Aujourd’hui, la chaîne est reçue dans 110 millions de foyers et dans 110 pays. Mais elle reste fidèle à ce qui a fait son succès : un socle de programmes tout simples, à bas coût. La messe, le chapelet, un prêtre donnant un enseignement sur un point de catéchisme… Alors pourquoi, à vue humaine, un tel succès ?
D’abord du fait du charisme de Mère Angelica. Mais aussi parce que cette chaîne a toujours professé un catholicisme orthodoxe, sans courir derrière les préjugés du monde pour "ratisser large." Elle est ainsi en phase avec la piété des fidèles.
Dans les trois jours qui viennent, l’Amérique catholique se mobilise pour la défense de la vie, et comme chaque année EWTN assure une large couverture à l’événement. Lundi, elle assurera cinq heures de "direct" sur la Marche pour la Vie de Washington.
Est-ce que KTO doit prendre ce post comme un "appel du pied" pour la Marche pour la Vie à Paris l’an prochain ? Peut-être bien…
PS : EWTN peut être regardée par internet sur cette page. La retransmission de la "March for Life" de Washington commencera lundi prochain, 17 heures (heure de Paris).
Résolution pro-gay de l’UE : le texte est en ligne
On peut maintenant lire, sur le site du Parlement européen, le texte en français de la résolution votée la semaine dernière; ainsi que la transcription des débats. Chaque intervention est donnée dans la langue de l’intervenant, on ne comprend donc pas tout. L’intervention de l’UMP Roselyne Bachelot est toutefois en français :
L’article 13 du traité, la charte des droits fondamentaux [charte qui figure en Partie II du traité constitutionnel, pour lequel trop de catholiques ont cru pouvoir voter] et de nombreuses directives donnent à notre Assemblée non seulement le droit mais le devoir de continuer la lutte pour l’égalité des droits des personnes homosexuelles, bi- et transsexuelles. Devant les avancées substantielles enregistrées en ce domaine dans de nombreux pays de l’Union, certains avaient espéré un dossier, sinon bouclé, du moins apaisé.
Il n’en est rien et l’on peut même constater une véritable recrudescence des propos et des violences homophobes. Les récents propos de dirigeants politiques polonais nous ont consternés, ne suscitant, hélas, que des réactions bien tièdes de la part de la Commission européenne. D’autres interventions inadmissibles ont été prononcées dans le même registre dans d’autres pays, y compris la France [Mme Bachelot vise de toute évidence l’UMP Christian Vanneste]. Partout, des violences, allant des injures aux tortures et aux meurtres, sont à déplorer. […] Des homosexuels sont poursuivis en raison de leur orientation de vie, pire, en Iran, deux ont été exécutés. [On note le raccourci : critiquer l’homosexualité et exécuter les homosexuels, c’est du même ordre pour Mme Bachelot.]
[…] À présent, les déclarations de la Commission doivent quitter très vite le registre des vœux pieux pour passer à une directive globale concrète [qui, contrairement à ce texte, aurait une valeur normative : "la directive est un texte adopté au niveau de l’Union européenne qui fixe des règles que les États membres doivent inclure dans leur législation interne"]. À chacun de nous de continuer aussi ce combat dans nos pays respectifs, pour une égalité qui ne soit pas seulement un droit à l’indifférence mais aussi à la différence.
Argumentaire sur l’avortement
Nous avons déjà tous entendu les objections suivantes légitimant l’avortement :
– "Les femmes ont un droit de disposer de leur corps, c’est une revendication du féminisme contre toutes les formes de misogynie. Elles ont donc le droit d’avorter."
– "Lorsqu’un viol a eu lieu et que la victime se retrouve enceinte, la femme ne veut pas avoir d’enfant (qui serait perturbé le jour où il apprendrait les conditions de sa création), alors il est licite de la faire avorter le plus rapidement possible : à situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles."
–"Si pour une raison quelconque les vies de l’enfant et/ou de la mère étaient à coup sûr menacées lors de l’accouchement, il vaudrait ne pas prendre le risque de tuer soit la mère et son enfant soit carrément les deux ! Cela peut devenir alors un choix entre une vie et une autre."
Voici quelques réponses simples (et d’autres encore sur le même site !) :
– L’enfant non né n’est pas un organe de sa mère, il est un être unique, distinct, avec son individualité génétique propre. La femme ne peut disposer l’existence de cet être à sa guise comme le faisait le pater familias dans la société romaine. Refuser cela, c’est reconnaître l’esclave, système où un être humain peut devenir la propriété d’un autre.
– On ne remédie pas à une injustice en commettant une injustice plus grave encore ; on ne répare pas le mal en commettant le mal. Par ailleurs, on assiste ces dernières années à une augmentation du nombre de viols. La libéralisation de l’avortement crée une mentalité de violence où le plus fort a le droit pour lui et où le plus faible ne peut résister au plus fort. Par là, elle conduit à banaliser le viol en exposant davantage encore les femmes à l’emprise phallocratique des hommes. Enfin, il est malhonnête de se servir de situations extrêmes pour banaliser l’avortement. A partir de quelques situations contraignantes, tout devient soudainement permis.
– La fin ne justifie pas les moyens. Le principe de la solution est simple : on ne choisit pas. On ne peut pas sacrifier une vie innocente à une autre. Ce que l’on doit vouloir, c’est sauver les deux. Il peut arriver cependant que, ayant fait tout ce qui est humainement possible, on aboutisse à une conséquence non voulue : la mort. Il peut arriver aussi qu’en voulant soigner la mère d’un cancer, cela entraîne une conséquence malheureuse, non voulue, non désirée.
A connaître également : le syndrome du survivant, l’avortement en chiffres, le syndrome post-avortement, etc.
Mariage gay : réaction des maires
Un collectif de "Maires pour l’enfance" a rendu publique vendredi une liste de 50 maires de villes grandes et moyennes prenant position contre le mariage homosexuel et demandant une consultation des maires avant "toute initiative remettant en cause la politique familiale". Selon le collectif, 11.762 maires, soit près du tiers des maires de France, ont à ce jour pris position dans le même sens.
Dans un communiqué, le Collectif affirme que "la revendication d’une minorité est sans mesure avec le souhait de la majorité des élus" et que les signataires entendent se faire au contraire "les avocats du développement social et familial durable". "Notre expertise à propos du sens du mariage et plus globalement de l’institution familiale comme source de repère et de développement social ne peut être balayé du bras au nom de revendications privées et minoritaires. On ne peut délibérément priver certains enfants d’avoir un père et une mère".
Face à l’agit-prop d’un lobby minoritaire, cette saine réaction d’une quasi majorité de maire est encourageante. L’Europe osera-t-elle poursuivre un tiers des élus français ? Rien n’est moins sûr.
Violence à l’école : la fin de l’omerta ?
Un collégien de 15 ans a été jugé en comparution immédiate jeudi devant le tribunal correctionnel d’Evreux. Il est accusé d’avoir violemment agressé son professeur d’anglais, un homme de 31 ans, en lui assénant un violent coup de tête au visage, lui cassant le nez, alors que ce dernier venait de lui faire une remontrance parce qu’il parlait trop fort dans les couloirs.
Comme pour la violence dans les trains, depuis l’agression au couteau d’un professeur, les informations sur la violence à l’école deviennent publiques. Sur 3 871 collégiens interrogés en 2002-2003, 24,2% disaient avoir reçu des coups à l’école. 9 professeurs seraient agressés chaque jour avec une arme par des élèves et on compte 1 651 violences physiques avec arme en 2004-2005. Mais là encore, que va faire la justice de tous ces mineurs ?
Parlementaires contre l’homoparentalité
Les 174 parlementaires ayant signé le manifeste contre l’homoparentalité (nous en parlions ici) ont fait des petits… Vous trouverez ici la liste complémentaire des signataires. Toujours pas de Bayrou. Alors que le propre fils de Giscard a signé…
Si votre député ou votre sénateur ne figurent pas sur la liste des signataires, vous pouvez leur écrire : votre député / votre sénateur.
UMP : Roselyne Bachelot prend du galon
Le député européen Roselyne Bachelot était déjà "secrétaire thématique" de l’UMP, chargée des questions de société. Elle est devenue hier secrétaire général adjoint de l’UMP.
Cette semaine, Mme Bachelot n’a pas seulement voté la résolution appuyant les thèses des lobbies gays les plus extrémistes. Elle l’a activement promue en attaquant le gouvernement catholique polonais :
"Nous avons vu l’émergence de déclarations inquiétantes de la part de plus hauts responsables polonais, président de la République, Premier ministre. Et nous avons vu, dans beaucoup de pays de l’Europe, des hommes et des femmes politiques proférer des propos nettement homophobes".
Confier à Mme Bachelot les questions de société était déjà un signal politique éloquent, que confirme cette promotion.
PS : plusieurs lecteurs ont dit souhaiter faire part de leur déception au député européen Philippe Morillon, catholique, co-organisateur des JMJ de 1997, et qui a pourtant voté la résolution de cette semaine; voici son adresse : [email protected]. D’après le suivi d’Euro-Fam, Morillon était pourtant un des députés les plus "pro-famille" du Parlement de l’UE…
Analyse de l’homophobie
Suite à la résolution tyrannique votée par le Parlement européen appuyant le lobby gay, une (re)lecture s’impose de l’interview donné par Tony Anatrella au mensuel La Nef, en février 2005, dans laquelle il analysait les véritables enjeux des lois pour lutter contre l’homophobie. Cet article est disponible sur le site Famille et Liberté, rubrique Homosexualité (cliquez sur homophobie – les vrais enjeux). Voici la conclusion (mais tout est à lire) :
"Certains considèrent l’homosexualité comme une sexualité alternative de même qualité que la relation entre un homme et une femme, ce qui n’est pas le cas. Mais quoi qu’il en soit de la problématique psychique, la question qui se pose et sur laquelle le législateur a dérapé est de savoir si une tendance subjective peut être source de loi ? La société s’organise à partir des réalités objectives et universelles comme la relation fondée entre un homme et une femme. De ce fait, pourquoi vouloir faire une normalité d’un type de sexualité qui ne participe pas à la définition du couple, de la famille et ne peut pas représenter la symbolique conjugale et familiale à laquelle un enfant a besoin de s’identifier ? La police des idées qui risque de s’installer, et la finalité d’une loi réprimant le langage, sont une façon de chercher à valider le «modèle» sexuel de l’homoérotisme comme étant une référence parmi d’autres. Une façon d’ignorer une fois de plus les problèmes psychiques et moraux qui ne manqueront pas de resurgir dans un fulgurant retour du refoulé. Le marxisme qui a trompé les intellectuels et les politiques durant des années devrait servir de leçon face à un mouvement qui veut subvertir les normes «hétérosexistes» de la société comme en témoigne la littérature homosexuelle. La main sur le cœur, les hommes politiques ne voient pas qu’après avoir dénoncé les erreurs du passé avec le fameux «plus jamais ça», ils renouent avec de nouvelles aliénations qui font le malheur des peuples."
Réaction épiscopale à la résolution pro-gay
La résolution pro-gay (non contraignante pour les Etats membres) votée par le Parlement européen a été fustigée par Mgr Aldo Giordano, secrétaire du conseil des conférences des évêques européens, interrogé par Radio Vatican : "De telles résolutions risquent de délégitimer le Parlement européen".(…) "Il devrait être clair que certains sujets, notamment ceux relatifs à la famille, ne sont pas de la compétence directe de l’Union européenne, mais de la compétence reconnue de chacune des nations".
"D’autre part, devant la superficialité de certaines décisions, on se demande quelle est la fonction du Parlement européen, qui devrait plutôt chercher le bien commun pour l’humanité". Mgr Giordano a accusé les initiateurs de la déclaration de développer "une aversion pour certaines valeurs de notre tradition, notamment les valeurs religieuses".
L’Europe malgré les peuples…
L’ex-futur projet de constitution européenne fait de plus en plus parler de lui. Le Salon Beige a évoqué plusieurs fois déjà les prémices (ici et ici) d’un retour de ce projet malgré les votes français et néerlandais. Dans une résolution adoptée aujourd’hui à Strasbourg, le parlement européen "confirme sa détermination à parvenir sans retard indu à un accord constitutionnel " mais rejette d’une part l’idée de "groupes restreints" d’Etats, qui se formeraient en marge pour progresser sur le plan institutionnel et d’autre part l’idée d’une mise en oeuvre partielle du projet de constitution qui "risque de mettre fin au consensus qui a assuré l’équilibre entre les institutions et entre les Etats membres".
Le consensus populaire français et néerlandais n’ayant visiblement que peu d’importance aux yeux de ces députés, leur conclusion est donc tout naturellement " le maintien du texte actuel". La résolution a été votée par 385 voix pour, 125 contre et 51 abstentions. Le lancement prochain en France d’un site officiel de " référence" sur les questions européennes ne marquerait-il pas déjà le début d’une nouvelle campagne ?
Marche pour la Vie J-3 : quel temps fera-t-il ?
Chirac en prison ?
Le groupe de rock français Les Wampas, né au milieu des années 80 et qui avait connu un fort succès en 2003 avec la chanson "Manu Chao" sort le 6 mars prochain un nouvel album dont un morceau commence déjà à créer une polémique dans l’univers médiatique. Cette chanson s’intitule "Chirac en prison " ! Le chanteur, qui a gardé son emploi à la RATP malgré le groupe et sa notoriété, assure qu’il est "très loin de penser que les hommes politiques sont des pourris" et que la geôle "ce n’est pas forcément" ce qu’il "souhaite à Jacques Chirac pour 2006". L’objectif du chanteur est de tester la liberté d’expression en France. C’est pourquoi le titre et accrocheur et que le narrateur rapporte ainsi les propos de sa petite amie : " Rien ne lui fera changer d’avis/Je ne sais pas ce qu’il lui a pris/La seule chose qui lui ferait plaisir/Ce serait de voir Chirac en prison. Pourtant, il y a cinq ans, j’avais voté pour lui (…) J’attends 2007/C’est mon seul espoir/De sortir du brouillard/C’est ma dernière chance/Faut que j’aie confiance/En la justice française". Pour l’instant, seule une radio (Oui FM) aurait accepté de passer la chanson tandis que les autres radios refuseraient et les télévisions auraient dit au groupe que ce n’était pas la peine de réaliser un clip car ils ne le passeraient pas.
Dans l’hypothèse peu probable que la justice soit saisie, nous verrons bien si cette dernière, si prompte à défendre la liberté d’expression des rappeurs qui "chantent" la haine de la France, en fasse de même avec cette chanson. Mais nous savons qu’en matière de liberté d’expression, il y a souvent deux poids deux mesures… en France (ici, ici, ici et ici) ou à l’étranger (ici).
Le président bolivien, héritier de Mao
L’Internationale passe désormais par l’Amérique latine. Le président de Bolivie, Evo Morales, a salué en Fidel Castro "le maître, le sage", à Caracas, il s’est joint "à la lutte anti-impérialiste et antilibérale" du président Chavez, à Brasilia, il a rappelé son admiration à l’égard de son "frère aîné", le président Lula da Silva, à Pékin, il a exprimé son "respect" pour Mao et proclamé son "alliance politique et idéologique" avec le régime communiste.
Le président bolivien va clairement appliquer une politique d’inspiration marxiste : "la question n’est pas la nationalisation des hydrocarbures, mais comment se passera cette nationalisation", précise l’ambassadeur du Brésil à La Paz. L’autre scandale, c’est que, outre Cuba, l’Union européenne, les Pays-Bas et l’Espagne ont promis de l’aider.
Résolution pro-gay du Parlement de l’UE : le texte et le détail des votes
A l’heure où j’écris, le texte en français et le détail des votes de la résolution pro-"gay" votée hier ne sont pas sur le site du Parlement de l’UE.
Jeanne Smits, de Présent, consacre son article en "une" de l’édition de demain à cette résolution édifiante. La journaliste a trouvé le texte en anglais et le détail du vote sur ce site homosexuel britannique : il confirme toutes nos craintes. Il met explicitement en cause, dans ses attendus, la "liberté religieuse" et l’ "objection de conscience" qui serviraient de paravents à l’ "homophobie". Il assimile bien la constitution lettone, qui définit le mariage comme étant entre un homme et une femme, à des violences "homophobes".
Ce texte n’a pas (encore) de valeur normative, mais signale la dynamique dans laquelle se trouve l’Union européenne : une fois le "mariage" homosexuel légalisé, la "liberté religieuse" ne pourra être invoquée impunément par l’Eglise pour leur refuser une cérémonie; et les élus catholiques ne pourront se réfugier derrière l’ "objection de conscience" pour refuser d’officier lors de mariages civils.
Voici un premier jet des votes des eurodéputés français du centre et de la droite :
Pour : les UMP (PPE) Roselyne Bachelot; Christine de Veyrac; Patrick Gaubert; Jacques Toubon. Les UDF (ALDE) Jean-Marie Beaupuy; Jean-Louis Bourlanges; Jean-Marie Cavada; Thierry Cornillet; Janelly Fourtou; Claire Gibault; Natalie Griesbeck; Anne Laperrouze; Philippe Morillon (!!!).
Contre : les UMP Jean-Pierre Audy; Marie-Hélène Descamps; Nicole Fontaine; Jean-Paul Gauzès; Ambroise Guellec; Alain Lamassoure; Tokia Saïfi; Margie Sudre; Ari Vatanen; Dominique Vlasto. Les FN (non-inscrits) Bruno Gollnisch; Carl Lang; Fernand Le Rachinel; Jean-Claude Martinez; Lydia Schénardi.
Absention : l’UDF Bernard Lehideux.
Cette liste, que j’ai faite "à la volée" à partir du lien anglais, comporte peut-être des erreurs : si vous en constatez, n’hésitez pas à l’indiquer en commentaires.
Le communisme, « intrinsèquement pervers »
Le parti communiste condamne avec la plus grande vigueur un projet de résolution du Conseil de l’Europe sur la "nécessité d’une condmanation internationale des crimes des régimes communismes totalitaires". Ce projet, selon lui, "vise à établir officiellement un signe d’égalité entre le communisme et le nazisme". "Rien ne peut justifier une assimilation révisionniste au nazisme. Ce n’est pas l’idée communiste mais sa dénaturation qui a produit les crimes." Et d’en appeler à "tous les démocrates" pour "faire échec à ce projet liberticide", car "l’Europe ne peut pas accepter une telle honte".
Yves Daoudal montre que le PCF tente de ranimer les schémas que l’appareil communiste avait réussi à imposer, grâce notamment au procès de Nuremberg, où le monde libre et les staliniens avaient condamné ensemble le nazisme : celui-ci était donc le seul régime criminel. Et il l’était parce que son idéologie même était criminelle, alors que, quels soient les crimes que l’on peut imputer au communisme, ceux-ci sont dus à la dénaturation de la généreuse idée communiste. Cette propagande est quasiment devenu un dogme, y compris chez nombre de personnalités catholiques ayant oublié que Pie XI avait publié une encyclique entièrement consacrée à définir le communisme comme "intrinsèquement pervers".
Et comme il est pervers, les communistes ne peuvent pas s’empêcher de mentir. Le texte du projet de résolution n’assimile pas le communisme au nazisme. Il constate que les régimes communistes totalitaires ont été marqués partout par des violations massives des droits de l’homme, que "les crimes ont été justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes et du principe de la dictature du prolétariat", dont l’interprétation rendait "légitime l’élimination de certaines catégories de personnes".
Le projet de résolution demande au conseil des ministres du Conseil de l’Europe :
– d’adopter une déclaration en faveur d’une condamnation internationale des crimes du communisme (la communauté internationale a "l’obligation morale de le faire sans plus attendre") ;
– de lancer une campagne de sensibilisation aux crimes commis par les régimes communistes au niveau européen ;
– d’exhorter les Etats membres ayant été gouvernés par des régimes communistes totalitaires à "lancer une campagne nationale de sensibilisation aux crimes commis au nom de l’idéologie communiste, incluant la révision des manuels scolaires et l’introduction d’un jour commémoratif pour les victimes du communisme et l’ouverture de musées".

