Nouvelle tentative d’imposer l’euthanasie au Portugal
Alors qu’un nouveau projet de loi sur l’euthanasie a été voté le 9 décembre par le Parlement, le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a saisi la Cour constitutionnelle. Le texte précise que la décision de recourir à « la mort médicalement assistée » doit être une décision personnelle « réitérée, libre et éclairée » d’une personne « majeure » qui souffre d’une « maladie grave et incurable ».
En mars 2021, la cour avait jugé que le projet de loi, voté à l’époque, encadrant la « mort médicalement assistée » était trop imprécis. Elle doit désormais se prononcer sur le nouveau texte. Si elle le juge inconstitutionnel, il sera renvoyé au Parlement.
Dans le cas contraire, le président pourra apposer son veto.
Il est vert
Il semble qu’Emmanuel Macron lise Le Salon beige.
En effet, il en a ras-le-bol des numéros verts (qu’il a pourtant mis en place).
Or, en juillet dernier, Le Salon beige dressait la liste de quelques numéros verts réels et complètements absurdes :
Vous avez plus de 80 ans et souhaitez vous faire vacciner contre le Covid ?
“Meilleurs” voeux gouvernementaux
Les voeux de Jupiter sont tellement soporifiques que certains participants tombent en syncope, tandis qu’Elisabeth Borne assure un service minimum :
Les voeux de Macron sont si longs et soporifiques qu'ils ont déclenchés 2 malaises dans l'auditoire. pic.twitter.com/YDgdNLP782
— Bouli ⛄ (@bouliboulibouli) January 5, 2023
La Marche pour la vie rend hommage à Benoît XVI
Communiqué de la Marche pour la vie :
Alors que tout un peuple pleure celui qui fut un père doux et humble, d’une intelligence fulgurante et d’une immense culture, La Marche pour la Vie salue la mémoire de l’inlassable défenseur de la vie humaine innocente que fut le pape émérite Benoît XVI.
Comme préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi puis comme souverain pontife ce brillant intellectuel s’attacha toute sa vie à distinguer, mais pour mieux les unir, la foi et la raison.
Opposant résolu à la « dictature du relativisme » il écrivit lui-même ou prépara pour le pape Jean-Paul II, des textes lumineux qui constituent des références indispensables pour toutes les âmes de bonne volonté qui cherchent les vérités accessibles à la droite raison et confortées par la foi, face aux défis que lancent aux consciences troublées les progrès des techniques modernes de manipulation et de transmission de la vie.
Citons l’instruction Donum Vitae, du 22 février 1987, de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur « Le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation ». L’encyclique Evangelium vitae, du 25 mars 1995, du pape Jean-Paul II sur « La valeur et l’inviolabilité de la vie humaine ».
Homme de foi et de prière, Benoît XVI institua, en 2010, le premier dimanche de l’Avent une veillée de prière pour « invoquer la protection divine sur chaque être humain appelé à l’existence ». Il fut aussi un soutien constant de l’Académie pontificale pour la Vie, fondée en 1994 par le pape Jean-Paul II en lien étroit avec le professeur Jérôme Lejeune qui en fut le premier président. Dénonçant, alors, à temps et à contretemps, selon l’exhortation de Saint Paul (II,4,2) l’eugénisme et l’euthanasie qui sont devenus des caractéristiques majeures des sociétés modernes, participants de cette « banalité du mal » (Hannah Arendt) si caractéristique de la culture de mort.
Enfin le sourire lumineux du pape Benoît XVI nous enseigne que l’on peut être doux et ferme. Dans les durs combats du temporel, auxquels les malheurs des temps condamnent les défenseurs de la vie, le pape émérite actualise pour nous ce conseil trop oublié de Jacques Maritain :
« Il faut avoir l’esprit dur et le cœur doux. Sans compter les esprits mous au cœur sec, le monde n’est presque fait que d’esprits durs au cœur sec et de cœurs doux à l’esprit mou. »
Nous nous associons à la prière du peuple chrétien et de l’Eglise qui demandent à Dieu d’accueillir avec miséricorde son « bon et fidèle serviteur » Benoît. Pour nous le combat continue et nous vous donnons rendez-vous le 22 janvier prochain.
Saint Père, intercédez pour nous dans le combat pour la vie !
“Benoît XVI aimait celui qui est la vie, le chemin et la vérité.”
Hommage du cardinal Robert Sarah, ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, à Benoît XVI, dans Le Figaro :
Pour la plupart des commentateurs, Benoît XVI laissera le souvenir d’un immense intellectuel. Son oeuvre durera. Ses homélies sont déjà devenues des classiques à l’instar de celles des Pères de l’Église. Mais à ceux qui ont eu la grâce de l’approcher et de collaborer avec lui, le pape Benoît XVI laisse bien plus que des textes. Je crois pouvoir affirmer que chaque rencontre avec lui fut une véritable expérience spirituelle qui a marqué mon âme. Ensemble, elles dessinent un portrait spirituel de celui que je regarde comme un saint et dont j’espère qu’il sera bientôt canonisé et déclaré docteur de l’Église.
À son arrivée à la curie romaine en 2001, le jeune archevêque que j’étais – j’avais alors 56 ans – regardait avec admiration la parfaite entente entre Jean-Paul II et celui qui était alors le cardinal Ratzinger. Ils étaient tellement unis qu’il leur était devenu impossible de se séparer l’un de l’autre. Jean-Paul II était émerveillé par la profondeur de Joseph Ratzinger. De son côté, le cardinal était fasciné par l’immersion en Dieu de Jean-Paul II. Tous les deux cherchaient Dieu et voulaient redonner au monde le goût de cette quête. Joseph Ratzinger était reconnu comme un homme d’une grande sensibilité et pudeur. Je ne l’ai jamais vu afficher le moindre mépris. Au contraire, alors qu’il était submergé de travail, il se rendait tout entier disponible pour écouter son interlocuteur. S’il avait l’impression qu’il avait offensé quelqu’un, il cherchait toujours à lui expliquer les raisons de sa position. Il était incapable d’un acte tranchant. Je dois dire aussi qu’il faisait preuve d’un grand respect pour les théologiens africains. Il acceptait même volontiers de rendre des services pratiques, ou de faire passer un message à Jean-Paul II. Cette profonde bienveillance et délicatesse respectueuse envers chacun sont caractéristiques de Joseph Ratzinger.
À partir de 2008, j’ai remplacé le cardinal Dias, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples dans un certain nombre de rencontres, car il souffrait d’une maladie invalidante. Dans ce contexte, j’ai eu la chance d’avoir de nombreuses séances de travail avec le pape Benoît XVI. En particulier, je devais lui présenter les projets de nomination d’évêques des plus de 1000 diocèses des pays de mission. Nous avions des séances parfois assez longues, de bien plus d’une heure. Il fallait discuter et soupeser des situations délicates. Certains pays vivaient en régime de persécution. D’autres diocèses étaient en crise. J’ai été frappé par la capacité d’écoute et l’humilité de Benoît XVI. Je crois qu’il a toujours fait confiance à ses collaborateurs. Cela lui a d’ailleurs valu des trahisons et des déceptions. Mais Benoît XVI était tellement incapable de dissimulation qu’il ne pouvait croire qu’un homme d’Église soit capable de mentir. Le choix des hommes ne lui était pas aisé. De ces longs entretiens répétés, j’ai acquis une meilleure compréhension de $l’âme du pape bavarois. Il y avait en lui une parfaite confiance en Dieu, ce qui lui donnait une paix tranquille et une joie continue. Jean-Paul II montrait parfois de saintes colères. Benoît XVI restait toujours calme. Il était parfois blessé et souffrait profondément de voir les âmes s’éloigner de Dieu. Il était lucide sur l’état de l’Église. Mais il était habité par une force paisible. Il savait que la vérité ne se négocie pas. En ce sens-là, il n’aimait pas l’aspect politique de sa fonction. J’ai toujours été frappé par la joie lumineuse de son regard. Il avait d’ailleurs un humour très doux, jamais violent ni vulgaire.
Je me souviens de l’Année sacerdotale qu’il avait décrétée en 2009. Le pape souhaitait souligner les racines théologiques et mystiques de la vie des prêtres. Il avait affronté avec vérité et courage les premières révélations quant aux $affaires de pédophilie dans le clergé. Il voulait aller au bout de la purification. Cette année a culminé dans une magnifique veillée sur la place Saint-Pierre. Le soleil couchant inondait la colonnade du Bernin d’une lumière dorée. La place était pleine. Mais contrairement à l’habitude, pas de familles, pas de religieuses, uniquement des hommes, uniquement des prêtres. Quand Benoît XVI est entré en papamobile, d’un seul coeur tous se sont mis à l’acclamer en l’appelant par son nom. C’était saisissant, toutes ces voix masculines scandant à l’unisson «Benedetto». Le pape était très ému. Quand il s’est retourné vers la foule après être monté sur l’estrade, ses larmes coulaient. On lui a apporté le discours préparé qu’il a laissé de côté et il a librement répondu aux questions. Quel moment merveilleux! Le père plein de sagesse enseignait à ses enfants. Le temps était comme suspendu. Benoît XVI s’est confié. Il a eu ce soir-là des paroles définitives sur le célibat sacerdotal. Puis la soirée s’est achevée par un long moment d’adoration du Saint-Sacrement. Car il voulait toujours entraîner à la prière ceux qu’il rencontrait.
Benoît XVI a aimé passionnément les prêtres. La crise du sacerdoce, la purification du sacerdoce était son chemin de Croix quotidien. Il aimait rencontrer les prêtres, leur parler familièrement. Il aimait aussi particulièrement les séminaristes. Il était rarement plus heureux
qu’entouré par tous ces jeunes étudiants en théologie qui lui rappelait ses jeunes années de professeur. Je me rappelle cette mémorable rencontre avec les séminaristes des États-Unis lors de laquelle il riait aux éclats et plaisantait avec eux. Tandis qu’ils scandaient «We love you», la voix du pape s’est brisée et il leur a dit avec émotion paternelle: «Je prie pour vous chaque jour.»
La prière, l’adoration était au centre de son pontificat. Comment oublier les JMJ de Madrid? Le pape était resplendissant de joie devant une foule enthousiaste de plus d’un million de jeunes du monde entier. La communion entre tous était palpable. Au moment où il commençait son discours, un terrible orage éclatait. Le décor menaçait de s’écrouler et le vent avait emporté la calotte blanche de Benoît XVI. Son entourage a voulu le mettre à l’abri. Il a refusé. Il souriait sous une pluie battante dont un pauvre parapluie le protégeait à peine. Il souriait en regardant cette foule dans le vent et la tempête. Il est resté jusqu’au bout. Quand les éléments se sont apaisés, le cérémoniaire lui a apporté le texte qu’il devait prononcer, mais il a préféré omettre le discours préparé pour ne pas entamer le temps prévu pour l’adoration eucharistique. Quelques instants après l’orage, le pape était à genoux devant le Saint-Sacrement, entraînant la foule dans un silence impressionnant et plein de ferveur.
En 2010, je rentrais d’un voyage en Inde. J’avais rendez-vous avec Benoît XVI pour une audience privée. C’est là qu’il m’annonça son intention de me créer cardinal au consistoire suivant et ma nomination à Cor Unum (le dicastère chargé des oeuvres de charité). Je n’oublierai jamais la raison qu’il m’en donna: «Je vous ai nommé car je sais que vous avez l’expérience de la souffrance et du visage de la pauvreté. Vous serez le mieux à même d’exprimer avec délicatesse la compassion et la proximité de l’Église avec le plus pauvre.» Ce pape avait un profond sens chrétien de la souffrance. Il répétait souvent que la grandeur de l’humanité réside dans la capacité à souffrir par amour pour la vérité. En ce sens-là, Benoît XVI est grand! Il n’a jamais reculé devant la souffrance. Jamais reculé devant les loups. On a cherché à le faire taire. Il n’a jamais eu peur. Sa démission en 2013 n’est pas le fruit du découragement mais plutôt de la certitude qu’il servirait plus efficacement l’Église par le silence et la prière.
Après ma nomination par François comme préfet du culte divin en novembre 2014, j’ai encore eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois le pape émérite. Je savais combien la question de la liturgie lui tenait à coeur. Je l’ai donc souvent consulté. Il m’a vigoureusement encouragé plusieurs fois – en effet, il était persuadé que «le renouveau de la liturgie est une condition fondamentale pour le renouveau de l’Église». Je lui portais mes livres. Il les lisait et donnait son appréciation. Il a d’ailleurs bien voulu écrire la préface de La Force du silence. Je me souviens du jour où je lui ai annoncé mon intention d’écrire un livre sur la crise de l’Église. Ce jour-là, il était fatigué, mais son regard s’est éclairé. Il faut avoir connu le regard de Benoît XVI pour comprendre. C’était un regard d’enfant, joyeux, lumineux, plein de bonté et de douceur, et pourtant rempli de force et d’encouragement. Jamais je n’aurais écrit sans cet encouragement. Un peu plus tard, nous avons collaboré de près en vue de la publication de notre réflexion sur le célibat sacerdotal. Je garderai dans le secret de mon coeur le détail de ces jours inoubliables. Je garderai dans les profondeurs de ma mémoire sa profonde souffrance et ses larmes, mais aussi sa volonté farouche et intacte de ne pas céder au mensonge.
Quel portrait dessinent ces souvenirs? Je crois qu’ils convergent vers l’image du Bon Pasteur que Benoît XVI aimait tellement. Il voulait qu’aucune de ses brebis ne se perde. Il voulait les nourrir de la vérité et ne pas les abandonner aux loups et aux erreurs. Mais surtout il les aimait. Il aimait les âmes. Il les aimait parce qu’elles lui avaient été confiées par le Christ. Et plus que tout, il aimait passionnément ce Jésus à qui il a voulu consacrer les trois tomes de son oeuvre maîtresse Jésus de Nazareth. Benoît XVI aimait celui qui est la vie, le chemin et la vérité.
Lutte contre la ségrégation scolaire : Michel Valadier répond à Pap N’Diyae
Sur Boulevard Voltaire, le Directeur de la Fondation pour l’école écrit :
Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale, vient de réaffirmer (Le Monde, 22 décembre) que parmi ses priorités, il plaçait la lutte contre la ségrégation sociale et voulait favoriser une plus grande mixité scolaire.
Nivellement par le bas et polarisation sociale
Le constat est dramatiquement simple et désormais largement partagé : le nivellement par le bas de la grande majorité des écoles publiques fait fuir vers le privé les familles qui peuvent assumer les scolarités demandées. Ce phénomène a connu une accélération importante avec l’augmentation de ce qu’il est convenu d’appeler des « incivilités » au sein des établissements scolaires. Nous pourrions ajouter que ce mouvement ne s’arrête pas là, puisque de plus en plus de familles quittent le système, public ou privé sous contrat avec l’État, pour rejoindre – voire fonder – les écoles indépendantes dites hors contrat, qui poussent comme des champignons en France. Plus de 120 écoles ont été créées cette année et 2.500 établissements, en comptant l’enseignement professionnel. Le phénomène augmente de façon exponentielle, puisque 100.000 élèves environ étaient scolarisés dans ces écoles en 2022, contre 50.000 il y a dix ans. Alors oui, le ministre a raison de s’inquiéter de la polarisation sociale avec un système scolaire qui partage les familles françaises en deux mondes : celles qui ont les moyens culturels ou financiers de trouver une alternative au système général de l’Éducation nationale et celles qui n’en ont pas les moyens.
Que propose le ministre pour mieux répartir les élèves des catégories sociales dites « défavorisées » ?
L’Éducation nationale va désormais rendre public l’indice de positionnement social (IPS) pour tous les élèves de collège et de CM2. Celui-ci permet de déterminer le statut social des élèves à partir des professions et catégories sociales (PCS) de leurs parents. Et l’on peut ici faire une observation de principe : comment accepter sans sourciller que cet indice considère qu’un agriculteur, par exemple, soit moins bien noté qu’un ingénieur ? L’IPS, comme tous les indices de l’administration étatique, a dû être mitonné par des professionnels de l’algorithme mathématique. Son modèle comporte des ingrédients quantitatifs mais aussi qualitatifs et c’est sur ce point que l’on aimerait obtenir le mode de calcul précis, une définition exhaustive du contenu et les limites, sans quoi cet indice risque de nourrir les supputations les plus folles. Il n’était pas diffusé jusqu’ici afin de ne pas encourager le contournement de la carte scolaire, déjà largement pratiqué. Cette fameuse carte qui assigne en théorie aux familles l’école de leurs enfants en fonction de leur domicile. Le ministère préfère aujourd’hui prendre ce risque pour justifier la mise en place de mesures fortes. Mais lesquelles ?
Messe de funérailles du pape Benoît XVI
En direct avec KTO (pour suivre, le livret est ici):
“Joseph Ratzinger m’a donné une leçon de journalisme”
Témoignage intéressant de Jean-Pierre Denis, ancien rédacteur en chef de La Vie, interrogé dans Valeurs Actuelles :
Je confesse que Joseph Ratzinger m’a donné une leçon de journalisme. Le jour de son élection, j’étais sur la place Saint-Pierre, je me souviens de l’enthousiasme de la foule et de mon propre accablement. Cette élection, je n’avais pas pu l’envisager, alors qu’elle était presque courue d’avance. N’avais-je donc rien compris à l’Eglise ? Je me suis rendu compte qu’en réalité, je n’avais pas lu ses travaux. Comme trop de journalistes, je jugeais ce que j’ignorais. Cela a changé ma façon de pratiquer mon métier, et depuis j’aimerais que tous les journalistes se rappellent cette règle de base : on ne commente pas ce que l’on n’a ni étudié ni compris. Ce fut d’ailleurs pour moi une belle surprise. J’ai été souvent déplacé, parfois remué et même élevé par la lecture des textes de Benoit XVI. Voilà un homme qui vous rendait toujours plus intelligent, ou un peu moins stupide ! Je suis donc devenu ratzingerien sur beaucoup de points. Par exemple ses analyses sur la « dictature du relativisme », ou son idée que le christianisme peut sauver la raison. Ou encore que l’Europe n’a pas d’avenir si elle renie son héritage spirituel, culturel et intellectuel, héritage massivement chrétien.
Jeune, j’ai détesté Ratzinger. Le « Panzer cardinal » disait-on, expression odieuse que je trouvais alors amusante.
Son élection m’a accablé.
Quand il a été élu pape je l’ai enfin lu.
Alors il m’a nourri, transformé et inspiré.
Il m’a soutenu dans l’intelligence de la foi.— Jean-Pierre Denis (@jeanpierredenis) December 31, 2022
Benoît XVI, tourné vers le Seigneur
Valeurs Actuelles consacre son numéro de la semaine au défunt pape. Voici la chronique du père Danziec :

Les Tirailleurs « sénégalais » ne composèrent que 2,3% du corps de bataille français , durant la guerre de 1914-1918
La pitoyable polémique lancée par l’acteur Omar Sy permet à Bernard Lugan d’effectuer quelques rappels historiques :
Il est triste de devoir faire un « exercice comptable » concernant les effectifs et les pertes des « Métropolitains » et des « Africains » durant le Premier conflit mondial.
J’y suis cependant contraint par les déclarations idéologiques de l’acteur Omar Sy qui, à travers elles, ajoute sa touche à la grande entreprise de réécriture de l’histoire de France.
En effet, à travers l’action des Tirailleurs dits « Sénégalais » mais majoritairement venus de toute l’AOF (Afrique occidentale française), il adresse aux Français un message-postulat plus que subliminal : les Africains que vous avez utilisés comme « chair à canon » durant le Premier conflit mondial ayant permis la victoire française, leurs descendants ont des droits sur vous. Voilà donc pourquoi ils sont chez eux chez vous…
J’ai déjà répondu à cette question dans un communiqué de l’Afrique Réelle en date du 13 mai 2016 dont le titre était « La France n’a pas gagné la Première guerre mondiale grâce à l’Afrique et aux Africains ».
Au total, la France eut 8.207.000 hommes sous les drapeaux. Laissons donc parler les chiffres :
1) Effectifs de Français de « souche » (Métropolitains et Français d’outre-mer et des colonies) dans l’armée française durant le Premier conflit mondial
- Durant le premier conflit mondial, 7,8 millions de Français furent mobilisés, soit 20% de la population française totale.
- Parmi ces 7,8 millions de Français, figuraient 73.000 Français d’Algérie, soit 20% de toute la population « pied-noir ».
- Les pertes parmi les Français métropolitains furent de 1.300 000 morts, soit 16,67% des effectifs.
- Les pertes des Français d’Algérie furent de 12.000 morts, soit 16,44% des effectifs.
2) Effectifs africains
- Le Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) fournit 218.000 hommes (dont 178.000 Algériens), soit 2,65% de tous les effectifs de l’armée française.- Les colonies d’Afrique noire dans leur ensemble fournirent quant à elles, 189.000 hommes, soit 2,3% de tous les effectifs de l’armée française.
- Les pertes des Maghrébins combattant dans l’armée française furent de 35.900 hommes, soit 16,47% des effectifs.
- Les chiffres des pertes au sein des unités composées d’Africains sud-sahariens (les Tirailleurs) sont imprécis. L’estimation haute est de 35.000 morts, soit 18,51% des effectifs ; l’estimation basse est de 30 000 morts, soit 15.87%.
Ces chiffres contredisent donc l’idée-reçue de « chair à canon » africaine d’autant plus qu’au minimum, un tiers des pertes des Tirailleurs « sénégalais » furent la conséquence de pneumonies et autres maladies dues au froid, et non à des combats. D’ailleurs, en 1917, aucune mutinerie ne se produisit dans les régiments coloniaux, qu’ils fussent composés d’Européens ou d’Africains.
Enfin, une grande confusion existe dans l’emploi du terme « Coloniaux ». Ainsi, l’héroïque 2° Corps colonial engagé à Verdun en 1916 était composé de 16 régiments (pour 254 régiments et 54 bataillons composant l’Armée française), mais ces 16 régiments étaient largement formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés majoritairement de Français d’Algérie, et du RICM (Régiment d’infanterie coloniale du Maroc), unité alors très majoritairement européenne.
Autre idée-reçue utilisée par les partisans de la culpabilisation et de son corollaire qui est « le grand remplacement » : ce serait grâce aux ressources de l’Afrique que la France fut capable de soutenir l’effort de guerre. Cette affirmation est également fausse car, durant tout le conflit, la France importa 6 millions de tonnes de marchandises diverses de son Empire et 170 millions du reste du monde.
Conclusion :
Des Tirailleurs « sénégalais » ont courageusement et même héroïquement participé aux combats de la « Grande Guerre ». Gloire à eux ! Cependant, utiliser leur mémoire pour des buts idéologiques est honteux car, durant la guerre de 1914-1918, ils ne composèrent que 2,3% du corps de bataille français.
Les états-généraux de la désinformation
Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a confirmé mercredi la tenue des États généraux du “droit à l’information”, en présentant aux journalistes ses voeux.
Promesse de campagne du candidat Macron, l’organisation d’États généraux “du droit à l’information” associant les citoyens avait été confirmée en juillet par la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak, qui les prévoyait alors pour novembre.
“Pour 2023 et au-delà, je crois que nous partageons un même souhait, celui d’une presse libre, d’une presse indépendante qui puisse offrir une information de qualité”. “Il y aura bientôt dans notre pays les Etats généraux du droit à l’information qui vont ouvrir la voie et le débat vers de nouvelles avancées”. “Ces vœux sont donc aussi une invitation à réfléchir à travailler ensemble au futur droit à l’information notamment à l’heure des réseaux sociaux, des fake-news et à l’heure où l’on voit les désastres qui peuvent être causés par les sphères complotistes qui peuvent mettre à mal le fonctionnement de certaines démocraties pourtant solidement installées”.
La participation et la doctrine sociale de l’Eglise
Remettre le capital au service du bien commun. Entretien de Valérie Bugault par Le Courrier des stratèges :
Flèche de Notre-Dame de Paris : l’idée dégénérée de Brigitte Macron
Roselyne Bachelot vient de publier un livre, 682 jours, le bal des hypocrites, dans lequel elle revient sur les vingt-deux mois qu’elle a passés au ministère de la Culture sous la présidence d’Emmanuel Macron. Elle fustige ceux qui n’ont pas voulu reconnaître la culture comme «bien essentiel», ceux qui lui ont mis des bâtons dans les roues alors qu’elle luttait pour garder en vie les salles de spectacles, le cinéma, les troupes de théâtre. Elle n’oublie pas les technos de tout poil et les obsédés de l’ordre sanitaire, qui laissaient circuler les rames de métro bondées mais interdisaient l’ouverture des théâtres et des cinémas. Elle égratigne certains artistes qui ont joué les victimes sacrifiées alors que l’argent public coulait à flot et décrit sans complaisance les complots misérables de politiciens en perdition.
Au détour d’une page, elle évoque le projet pervers de Brigitte Macron, suite à l’incendie de Notre-Dame :

Profanation d’un cimetière chrétien à Jérusalem
Des dizaines de tombes d’un cimetière protestant de Jérusalem ont été vandalisées. La police israélienne a indiqué avoir ouvert une enquête.
Des croix renversées et des sépultures abîmées ont été découvertes dans le cimetière protestant du mont Sion, adjacent à la Vieille ville de Jérusalem.
“Nous avons découvert plus de 30 pierres tombales et croix brisées en morceaux”, a expliqué Hossam Naoum, évêque anglican à Jérusalem.
Des images de vidéosurveillance montrent deux hommes portant la tenue traditionnelle des juifs orthodoxes en train de lancer des pierres et de renverser des stèles.
Le ministère des Affaires étrangères israélien a jugé que “cet acte immoral est un affront à la religion”.
Le mont Sion, lieu de la Cène selon la tradition chrétienne, est également important pour des juifs qui considèrent que le roi David y est enterré.
Video of the vandals who desecrated a Christian cemetery in Jerusalem on Jan. 1: https://t.co/Q6EAnbLuLP pic.twitter.com/uivHB3YvDl
— Andy Ngô 🏳️🌈 (@MrAndyNgo) January 4, 2023
La rhétorique de la distance entre “la rencontre avec le Christ” et les exigences morales
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Il y a des catholiques qui parlent de notre relation avec Jésus d’une manière telle qu’on pourrait penser qu’il y une différence entre le moment où on le rencontre et le moment où l’on parle de morale à suivre. Ces gens disent, par exemple: “La vie chrétienne n’est pas d’abord une exigence morale mais une rencontre avec le Christ”, ou “La rencontre avec le Christ se fait avant tout avec le coeur, non pas avec le cerveau ou avec la connaissance des lois morales”, etc. Cela doit vous rappeler quelque chose.
Dans un article du site cath.ch (Charles Morerod: «Benoît XVI aimait la vérité, pas les flatteurs!») il y une citation du pape Benoît XVI:
« Nous avons cru à l’amour de Dieu: c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive » (Encyclique Deus caritas est, 25 décembre 2005, § 1)
Comment comprendre cette citation?? Selon ce qu’enseigne l’Eglise et la théologie catholique, et que le pape Benoît XVI exprimait, ce n’est pas parce qu’on a pris une décision morale que le Christ apparaît dans nos vies. En réalité le Christ apparaît dans nos vies de manière gratuite, pour nous sauver du péché. On peut exprimer cela par des étapes:
Fausses étapes:
1) Une personne décide de suivre la loi morale.
2) A cause de l’étape 1), le Christ apparaît dans sa vie.
Vraies étapes:
1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie.
Le Christ est venu, en effet pour nous sauver, c’est pourquoi il est allé parler aussi à beaucoup de pécheurs pendant Son ministère.
Maintenant, quid de la phase morale? C’est là que peut apparaître la rhétorique de la distance entre “la rencontre avec le Christ” et les exigences morales. Car beaucoup de catholiques vont dire que la suite est la suivante:
1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie.
3) Après un certain temps (ou après, dans un temps indéfini, voire presque jamais…), il y a une phase morale.
Dans l’article mentionné, Mgr Morerod écrit, après la citation:
“Si on aborde l’Église d’abord à partir de la morale, ou à partir des structures, on ne sait pas ce qu’elle est. On ne la comprend qu’à partir du Christ, et ensuite il y a des certes des conséquences morales, et une structure de la communauté qu’il a fondée.”
Comme on le voit, il y a une manière de présenter la situation telle que cela évoque une certaine distance, un temps entre la rencontre avec le Christ et la phase morale.
Mais que disent les évangiles??
Dans l’évangile de Saint Marc on lit (Bible de Jérusalem):
Mc 1:14-
Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, proclamant l’Évangile de Dieu et disant :
Mc 1:15-
” Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l’Évangile. “
Dans l’évangile de Saint Jean, chapitre 5 (idem), Jésus guérit un infirme. Quelques temps après, vraisemblablement le jour même:
Jn 5:14-
Après cela, Jésus le rencontre dans le Temple et lui dit : ” Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive pire encore. “
On voit clairement que la rencontre avec Jésus coïncide avec la phase morale (“repentez-vous!”) ou la phase morale suit après quelques heures la rencontre (“ne pèche plus”).
Bref, il n’y a pas lieu de créer, rhétoriquement, une distance, voire une séparation entre la rencontre avec Jésus et la phase morale. D’autres passages des évangiles confirment cela.
Les vraies étapes sont:
1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie et lui parle de morale.
Il est important de faire attention en ces temps de trouble au sein de l’Eglise Catholique. Les gens qui se servent de la rhétorique de la distance entre “la rencontre avec le Christ” et les exigences morales sont souvent ceux-là même qui essaient de changer la morale de l’Eglise pour faire accepter les actes homosexuels (1). Cette rhétorique est aussi utilisée dans les “communautés nouvelles” pour relativiser les exigences morales. Cela a permis à des membres de ces communautés à continuer à commettre des fautes ou à garder des postes de responsabilité malgré tous les scandales…
La rencontre avec le Christ est aussi le moment de l’invitation à suivre la loi morale (invitation à ne pas commettre des actes homosexuels, etc.). La rencontre avec le Christ est une rencontre qui se passe dans le coeur et aussi dans notre esprit, notre intellect. On écoute Sa parole avec notre intelligence, avec notre coeur. Et en même temps nous sommes invités à conformer notre existence à la volonté de Dieu, en suivant la loi morale.
(1) “Communiqué à propos des erreurs théologiques, philosophiques et scientifiques répandues dans la démarche pastorale d’accueil des personnes
LGBT à Genève”
Benoît XVI avait demandé à ce que le président des Etats-Unis n’assiste pas à ses funérailles
Le Vatican a demandé au président Joe Biden de ne pas assister aux funérailles de Benoît XVI, a déclaré mardi le porte-parole de la Maison Blanche. Benoît XVI avait fait cette demande avant son décès. Les États-Unis enverront Joe Donnelly, ambassadeur près le Saint-Siège.
Seules l’Italie et l’Allemagne ont été invitées à envoyer des délégations officielles: le président allemand Frank-Walter Steinmeier et le président italien Sergio Mattarella ont confirmé leur participation.
D’autres chefs d’État et de gouvernement ont décidé d’accepter de venir à titre “privé”. Selon un décompte tardif effectué mercredi, sept chefs d’État, quatre premiers ministres et deux délégations de représentants royaux seront présents à titre privé, dont le président du Togo, le premier ministre du Gabon et des membres de la famille royale belge et espagnole. Pour la France, c’est Gérald Darmanin, ministre des cultes, qui fait le déplacement.
Le pape des principes non négociables
France Catholique consacre un numéro spécial en hommage à Benoît XVI. Dans son éditorial, Aymeric Pourbaix souligne :
« C’est en grattant la pierre et non en passant une nouvelle couche de peinture (…) que l’on restaure un édifice. De même, c’est l’homme éternel qu’il faut retrouver et émouvoir dans l’homme moderne. » Cette phrase de Gustave Thibon s’adapte parfaitement à l’immense – surhumaine ? – œuvre de restauration spirituelle entreprise par Joseph Ratzinger, devenu cardinal puis pape de la Sainte Église.
Déjà en 1958, avait révélé son biographe Peter Seewald, le jeune théologien de 31 ans décrivait à la mort du pape Pie XII un « nouveau paganisme » au sein de l’Église : « Elle n’est plus composée de païens qui sont devenus chrétiens, écrivait-il, elle est devenue une Église de païens qui se disent encore chrétiens mais qui sont devenus véritablement païens. » […]
Entre trois entretiens successifs avec le père abbé du Barroux, un prêtre de la Communauté Saint-Martin et Gérard Leclerc, et quelques analyses dans ce numéro très riche, Fabrice Madouas rappelle l’apport que furent les principes non négociables :

Les écoles indépendantes sont une réalité connue et prise en compte que le gouvernement doit reconnaître
Communiqué de la Fondation pour l’école :
Nous avons eu hier, 3 janvier, un rendez-vous important au ministère de l’Éducation nationale.
Nous avons obtenu les avancées suivantes à propos du calendrier des épreuves : la DGESCO a donné des consignes claires aux rectorats, mais ceux-ci continueront d’avoir la main sur les dates pour des raisons évidentes d’organisation. Certains rectorats ont déjà modifié leur calendrier. Nos interlocuteurs sont conscients de certaines difficultés d’organisation des épreuves en 2022 et ont une vraie volonté de les régler. Il faut admettre qu’organiser des épreuves tout en maintenant le maximum de cours jusque fin juin est une gageure. Les lycées hors-contrat qui en auraient la capacité pourraient peut-être proposer leurs locaux pour que certaines épreuves du bac s’y tiennent. Sait-on jamais ?
Par ailleurs, ils ont promis d’examiner avec attention les sujets suivants : la dématérialisation du livret scolaire, l’uniformisation de la dénomination de nos élèves-candidats pour faire apparaître partout qu’ils sont bien scolarisés dans un établissement, la réduction de l’épreuve ponctuelle d’EMC à 20’ au lieu de 30’.
Nous avons soulevé d’autres points qu’ils n’envisagent pas de remettre en cause : les épreuves ponctuelles, dont fait partie l’épreuve de spécialité abandonnée en fin de Première, continueront d’être proposées selon le format actuel : en deux ans ou tout en fin de Terminale, sans panachage possible.
Par ailleurs, le contrôle continu ne saurait être accordé aux lycées hors-contrat qui le souhaiteraient. De plus, il n’a pas été possible d’obtenir que les épreuves ponctuelles soit désignées comme telles sur Parcoursup et sur les relevés de notes du bac. Le bénéfice du « contrôle continu » nous est refusé, mais son nom nous reste imposé !
Pour finir, nous avons constaté que les écoles indépendantes sont une réalité connue et prise en compte. Nous nous en félicitons mais ne voulons pas en rester là. Nous souhaitons obtenir une véritable reconnaissance.
Pierre Le Morvan, RIP
Cadre historique du MJCF, membre fondateur et premier secrétaire général du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité, soutien depuis l’origine du pèlerinage de Chrétienté, voix inimitable du Choeur Montjoie Saint Denis, Pierre Le Morvan a été rappelé à Dieu cette nuit.
Bande annonce du film Vaincre ou mourir
L’incroyable épopée de Charette, réalisée par Le Puy du Fou, sort sur les écrans le 25 janvier !
1793. Voilà trois ans que Charette, ancien officier de la Marine Royale, s’est retiré chez lui en Vendée. Dans le pays, la colère des paysans gronde : ils font appel au jeune retraité pour prendre le commandement de la rébellion. En quelques mois, le marin désœuvré devient un chef charismatique et un fin stratège, entraînant à sa suite paysans, déserteurs, femmes, vieillards et enfants, dont il fait une armée redoutable car insaisissable. Le combat pour la liberté ne fait que commencer…
Francophonie : l’Acadie ne parlera plus français
Ilyes Zouari, président du Centre d’Etude et de Réflexion sur le monde francophone, est un expert de la francophonie et un défenseur inlassable de la langue française. Après avoir fait un état des lieux du monde francophone en 2022 et de l’utilisation de la langue française, Ilyes Zouari souhaite lancer un cri d’alarme sur la disparition du peuple d’Acadie. Dans la carte du monde francophone, l’Acadie du Nouveau Brunswick est appelée à s’effacer. L’analyse du spécialiste est particulièrement surprenante. Pour lui, l’Acadie souffre d’un déficit d’immigration de personnes “qui vivent en Français” ! La disparition du peuple acadien est une certitude sauf il y a un apport de 40% d’immigration francophone ou une imposante politique nataliste. L’objectif étant d’atteindre un taux de fécondité de 2,7 enfants par femme, soit le double du niveau actuel. Ilyes Zouari évoque les politiques des pouvoirs publics dans la région et ne met pas de côté les graves questions d’identité que posent la proposition de politiques volontaristes. Acadie, un cas d‘école ?
Crise démographique
Pour le gouvernement qui prétend vouloir sauver le système de retraite par répartition, la démographie devrait être la priorité.
La baisse de la natalité aura, sur le long terme, de graves conséquences sur le financement de notre protection sociale et pèsera lourd sur notre croissance économique, alerte le haut fonctionnaire Tristan Claret-Trentelivres. La France est entrée en crise démographique. En octobre 2022, le nombre des naissances a été inférieur de 10 % à celui d’octobre 2021. Depuis 2015, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), qui mesure le nombre d’enfants moyen par femme, ne cesse de diminuer, lentement mais sûrement. De 2,0 en 2015, il était de 1,83 en 2021, désormais loin du taux de remplacement de 2,1, permettant de stabiliser la population hors flux migratoires.
Cette crise ne se limite pas à l’Europe. L’Asie, où vit près de 60 % de la population mondiale, est en train de vieillir. L’Inde va devenir le pays le plus peuplé de la planète avec 1,43 milliard d’habitants, dépassant la Chine et ses 1,42 milliard. Mais cette progression ne doit pas faire illusion, car le ralentissement démographique est bien réel. Selon l’économiste James Pomeroy, dans une étude publiée en août par le groupe bancaire HSBC :
«La baisse du taux de fécondité mondial signifie qu’entre 2022 et 2025, il y aura plus de 14 millions de bébés en moins dans le monde par rapport aux prévisions de l’ONU. L’impact pourrait être beaucoup plus marqué à l’avenir et la baisse du taux de fécondité pourrait entraîner la réduction de moitié de nombreuses populations pendant le reste du siècle.»
«l’effondrement des taux de natalité pendant la pandémie est l’une des choses les plus importantes qui soit arrivée à l’économie mondiale de notre vivant».
Avec un taux de fécondité de 0,81 en 2021, la Corée du Sud est le premier pays de l’OCDE à être passé sous le seuil d’un enfant par femme en 2018. C’est désormais le cas également de Taiwan (0,97), suivi par la Chine avec 1,15 et le Japon avec 1,34. Très loin du renouvellement des générations établi à 2,1 enfants par femme.
Les projections de l’Institut national d’études démographiques pour 2050 mettent en avant des baisses significatives de population dans cette région du monde : moins 110 millions en Chine, moins 20 millions au Japon, moins 6 en Corée et moins 2 à Taiwan.
La Chine sera affectée par des changements colossaux. Il y a deux ans et demi, une vingtaine d’experts de l’université de Chicago publiaient une étude dans The Lancet indiquant que le pays pourrait perdre la moitié de sa population à la fin du XXIe siècle.
Jadis, quand l’Etat français était attaqué, il savait se défendre!
Gilles Hustaix, auteur de la saga “Officiers perdus”, répond au Salon beige après la publication du tome 2:
Vous publiez le Tome 2 D’Officiers Perdus, suite au succès du premier (plus de 1500 exemplaires), qui s’arrêtait au putsch d’Alger en 1961.
Oui, le tome 1 finissait sur l’échec du putsch après avoir couvert la fin de l’Indochine avec Dien Bien Phu, puis l’Algérie et le putsch présenté comme aussi inévitable que voué à l’échec. Le tome 2 commence par les condamnations qui entrainèrent les uns en prison et les autres en exil forcé en Patagonie pour mon roman !
Vous dites que les condamnations contre les membres de l’OAS ont été très sévères ?
Bien sûr ! Pas moins de 14 condamnations à mort ! Et 4 exécutions, c’est simplement énorme ! Plusieurs condamnations à mort l’ont été sans crime mais intention de crime : la plus célèbre étant celle de Jean Bastien-Thiry condamné à mort et exécuté pour avoir tenté de tuer de Gaulle sans y parvenir ! Quand on regarde les sentences actuelles pour des crimes au moins égaux, si ce n’est pire, cela laisse rêveur ! D’accord, c’était il y a 60 ans et la peine de mort existait mais c’était surtout à une époque où quand l’Etat français était attaqué, il savait se défendre et il n’a pas hésité à le faire ! On aimerait bien que, face à l’attaque du terrorisme islamique ou d’autres, comme les actions communautaires dans les cités de nos banlieues, il fasse preuve de la même détermination !
Etes-vous en train de comparer les membres de l’OAS avec les islamistes ou djihadistes de tous poils ?
Non je ne les compare évidemment pas, mais disons qu’ils ont un point commun celui de s’attaquer à l’Etat Français ! L’OAS s’est attaqué à l’Etat français. Celui-ci s’est défendu avec des polices parallèles, des disparitions, de arrestations arbitraires, des enlèvements, des passages à tabac sévères pour ne pas dire plus, une juridiction d’exception dans l’urgence, des condamnations brutales, exemplaires. L’Etat français a brisé l’OAS en deux ans, mi 61-mi 63. Pour cela, pour briser l’OAS, l’Etat français est sorti du droit, on l’a vu. Aujourd’hui, le terrorisme islamique, bras armé d’un islam politique conquérant qui nous hait et a juré notre perte, présent à l’extérieur de nos frontières comme hélas à l’intérieur, nous mène une guerre sans merci depuis des années, une guerre que nous ne faisons pas, de notre côté. Pourquoi ? Si nous utilisions contre le terrorisme islamique les mêmes moyens que ceux qu’on a utilisés contre l’OAS, il est probable que le problème serait vite réglé. L’OAS a duré deux ans, les islamistes ne dureraient pas plus ! Mais le veut-on ?
Offre spéciale: les deux tomes pour 43 euros seulement, port compris.
Les bons vœux du frotteur de l’Elysée
Après avoir beaucoup fréquenté les vestiaires de football, y compris marocain, M.Macron a présenté ses vœux aux Français.

Il a cité tous les combats à mener, soigneusement hiérarchisés comme nous l’avons constaté : contre les discriminations, pour l’unité de la Nation, contre la hausse des prix de l’énergie, contre l’évasion fiscale, contre l’émission de gaz à effet de serre, pour l’application des gestes barrière, contre l’esprit de défaite, contre l’immigration illégale, pour la transition écologique, pour la biodiversité, pour l’égalité entre les hommes et les femmes, pour la réindustrialisation du pays, pour la réforme du lycée professionnel, pour des carrières d’avenir, contre le déterminisme familial, pour une politique d’innovation, pour un meilleur fonctionnement des pouvoirs, pour notre indépendance énergétique, économique, sociale, industrielle, financière, stratégique [sic !], pour renforcer notre force d’âme [ re-sic !], pour former un espace de paix et de liberté, de prospérité, de solidarité, de droit et de puissance [re-re-sic !], pour permettre à la France tout à la fois de réduire le carbone et le chômage [toujours sic !]… Il a oublié le combat pour la gratuité du préservatif et la réduction des déchets mais c’est tout juste et cela a été rappelé opportunément par sa supplétive Mme Borne.
Au final, on comprend que devant tant de combats, en particulier pour essayer de rebâtir tout ce qu’il a amplement contribué à détruire, M.Macron ait eu, au Qatar, besoin de prendre un peu de réconfort.
Santo Subito !
Recevoir le féminin est une expression de Joseph Ratzinger avant d’être le titre d’un de mes ouvrages. Benoît XVI est mort samedi matin à l’heure de la messe, en la veille de la Solennité de Marie, Mère de Dieu, et ce n’est pas un hasard mais bien un signe de la Providence.
Le regard que Benoît XVI porte sur Notre-Dame est tout monastique. Ce regard est d’abord distant et respectueux. Ces termes vous paraîtront peut-être froids. En réalité cette distance et ce respect sont l’écrin de la sensibilité afin d’envelopper dans le silence un amour ardent. Il ne s’agit jamais chez Ratzinger, de projeter sur la femme une image idéalisée, désincarnée, forcément réductrice et déformée, susceptible de faire perdre ses lettres de noblesse à la mariologie. Bien au contraire, il convient d’y mettre toute notre intelligence, au service de la foi.
Il ne s’agit pas pour Ratzinger de savoir ce que fait ou doit faire la femme, mais de ce qu’elle est pour Dieu. C’est en contemplant la foi de Marie, ce que Dieu nous donne par elle, que nous mesurons la profondeur de l’amour trinitaire. Les femmes de l’Ancien ou du Nouveau testament, comme les grandes figures féminines de l’histoire de l’Eglise, à l’instar d’Hildegarde de Bingen qu’il nous donna comme docteur ne sont pas éclipsées, ni réduites à de tristes copies. Au contraire, leurs personnalités riches et généreuses deviennent avec le pape Benoît XVI une source intarrissable pour la théologie de la femme. Recevoir le féminin n’est pas une mince affaire. C’est vers le Christ-Époux que nous devons nous tourner pour en saisir toute l’exigence.
Si par la biologie nous tenons du père d’être homme ou femme, avec le pape Benoît XVI, nous pouvons saisir comment la paternité spirituelle, respectueuse et distante, rappelle à ses enfants que nous recevons notre être de notre Père du Ciel et qu’après avoir bien travaillé à Le connaître et à L’aimer, nous devons tout Lui remettre.
Gabrielle Vialla
Après l’effroyable incendie à Vaulx-en-Velin, l’enfer est de retour
Mais qu’attend Darmanin ?
Près de trois semaines après l’incendie qui a tué dix personnes à Vaulx-en-Velin, le 16 décembre, certains sinistrés ne veulent pas être relogés dans le quartier.
L’enquête se poursuit mais il se trouve que le hall était squatté par des dealers qui n’ont pas tardé à reprendre leurs activités un peu plus loin. Laetitia fait partie du collectif des habitants sinistrés de l’incendie. Aujourd’hui, elle ne veut pas être relogée dans le quartier car selon elle, le trafic a déjà repris dans les immeubles des alentours.
“Quand on est arrivé, ils étaient déjà deux dans le hall, avec pétards à la bouche. À l’entrée du quartier, vous avez des carcasses de voitures complètement désossées. On a vécu un enfer et ce n’est pas pour en trouver un autre“.
Sébastien Gendraud, du syndicat SGP Unité Police, confirme que les dealers se sont juste déplacés à proximité de l’immeuble qui a brûlé.
“Le trafic de stupéfiants est très sectorisé, donc ils ne peuvent pas se permettre d’aller sur un autre secteur qui serait détenu par un autre trafiquant. Si vraiment on veut s’attacher à mettre fin au trafic de stupéfiants, il faut s’attaquer aux têtes de réseau”.
La Lituanie légalise l’avortement médicamenteux
Jusqu’à la neuvième semaine de grossesse. Une mesure critiquée par Virgilijus Rudzinskas, membre du conseil d’administration de la Fédération mondiale des médecins.
Avant d’y avoir recours, les femmes devront consulter un gynécologue-obstétricien. Ce dernier doit fournir les informations sur la procédure et proposer l’aide d’un assistant social ou d’un psychologue avant de prescrire le produit à la femme qui souhaite avorter. Inscrits sur « la liste des médicaments essentiels » de l’OMS, ils seront disponibles en pharmacie. Le pharmacien ne pourra pas refuser de délivrer la substance prescrite.
Plus de 2 700 avortements ont été pratiqués en Lituanie en 2021.
Si les musulmans étaient soucieux d’incarner la miséricorde, ils examineraient les propos de Michel Houellebecq
Suite à la plainte de la Grande Mosquée de Paris contre Michel Houellebecq pour «provocation à la haine contre les musulmans», en raison de propos tenus dans la revue Front populaire, lors d’un dialogue avec Michel Onfray, ce dernier déclare au Figarovox :
Les propos incriminés procèdent d’une citation et plus précisément d’une citation sortie de son contexte avec une subtilisation d’une partie de la phrase sans aucun signe typographique la signalant. On sait qu’une convention typographique permet de dire qu’on cite une phrase, c’est donc l’auteur qui parle : on ouvre des guillemets et on suspend sa citation avec une parenthèse ouverte, trois points de suspension, puis une parenthèse fermée, afin de signifier qu’on a volontairement ôté un propos. Cette omission a lieu mais elle se double de l’omission du signe disant qu’elle a lieu ! C’est dire si cette phrase ne saurait être incriminée telle quelle à Michel Houellebecq. Chacun convient qu’avec l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, la ponctuation, on peut tout dire et tout faire dire. Jadis, à l’école primaire, on nous apprenait la différence entre : «le maître, dit l’élève, est un âne» et «le maître dit : l’élève est un âne». Où l’on voit qu’une virgule peut envoyer un homme à la guillotine.
Ajoutons à cela que cette phrase est la retranscription d’un dialogue, que cet échange a duré six heures, que nous avons pris le parti de ne rien corriger d’autre que ce qui était grammaticalement fautif, et ce afin d’éviter une réécriture totale de l’entretien. C’est de l’oral écrit dont nous avons souhaité qu’il ne soit pas de l’oral réécrit. Comme dans une conversation, une certaine imprécision s’en suit, c’est inévitable.
« Le souhait de la population française de souche, comme on dit, ce n’est pas que les musulmans s’assimilent, mais qu’ils cessent de les voler et de les agresser. Ou bien, autre solution, qu’ils s’en aillent », explique Michel Houellebecq. Ces propos ne sont-ils pas injustement globalisants ? Comprenez-vous l’émotion que ces derniers peuvent susciter chez une partie des musulmans ?
Vous avez raison, une globalisation ou, comme on dit aussi, une essentialisation est toujours fautive. Vous avez toujours une exception qui vous permet d’invalider la règle : si quelqu’un dit «les trèfles ont trois feuilles», il y aura toujours une personne judicieuse qui vous rétorquera qu’il existe aussi des trèfles à quatre feuilles, ce qui est vrai. On a toujours tort de généraliser et j’ai aussi, ici, tort de généraliser !
Mais aucune pensée, aucun échange, aucune réflexion ne sont possibles si l’on ne généralise pas pour les besoins de la conversation, du débat et du dialogue qui, justement, jouent de ces approximations dues aux généralisations.
Je comprends qu’une partie des musulmans puisse être blessée si elle n’a pas le souhait de dialoguer, d’échanger, de débattre, de s’installer dans les jointures de ces approximations inévitablement dues aux généralisations, aux essentialisations, et qu’elle préfère juger, sinon condamner, plutôt que d’échanger ou même : avant que d’échanger.
Dans un monde idéal où les musulmans seraient soucieux d’incarner la miséricorde chère à Mahomet, une vertu si souvent invoquée dans leur saint Livre, Michel Houellebecq serait moins renvoyé devant un tribunal laïc et républicain que devant un aréopage de docteurs de l’Islam qui se ferait fort d’examiner les propos de l’écrivain, de le critiquer, de le contrer sur le terrain intellectuel, de lui montrer qu’il se trompe, qu’il a tort, et d’argumenter contre lui pour que la vérité se dégage. […]
L’OQTF du jour
Lors de la nuit du nouvel an (sans incident notable), un Algérien multirécidiviste a été interpellé pour deux vols avec dégradation. Visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), l’homme n’a jamais pu être expulsé, faute de document diplomatique délivré par l’Algérie.
Condamné lundi 2 janvier à six mois de prison pour deux vols avec dégradations, l’individu n’a jamais été expulsé malgré sa condamnation à cinq reprises.
Arrivée en France il y a six ans, cet Algérien de 29 ans a vu ses demandes d’asile refusées dans plusieurs pays européens tels que l’Allemagne, la Suisse ou encore le Pays-Bas. En juin 2020, l’individu est passé pour la première fois devant la justice français. À l’époque, il était visé par des jours d’amendes et un premier OQTF pour vol avec dégradation. S’ensuivront trois autres condamnations à Paris ou encore à Nantes pour des outrages, violences légères et vols avec dégradation. En 2021, l’Algérien a été condamné à huit mois de prison avec sursis et une interdiction du territoire. Mais cette dernière condamnation n’a jamais été exécutée. En octobre dernier, l’homme a été placé en centre de rétention, pour une durée d’un mois, après avoir été arrêté lors d’un contrôle. Il a finalement été relâché et placé en résidence surveillée sur ordre préfectoral.
Alexandre Devecchio prend la tête du service Débats du Figaro
Les pages Débats du Figaro et leur déclinaison web, Le FigaroVox, changent de rédacteur en chef. Jusqu’ici Rédacteur en chef adjoint, Alexandre Devecchio est récompensé pour son travail. Le poste était occupé par Vincent Trémolet de Villers, Directeur adjoint de la rédaction. Ancien journaliste du site Atlantico, Alexandre Devecchio a reçu la médaille de la strème-droâte par Le Monde.
