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Poutine rappelle les agressions occidentales contre le Kosovo, l’Irak, la Libye et la Syrie

Que l’on soit pour ou contre l’indépendance du Donbass, sans juger de la responsabilité des pays de l’OTAN, des Etats-Unis, de l’UE ni des ambitions territoriales russes, il paraît important de lire les explications avancées par Vladimir Poutine, qui justifient, selon lui, l’intervention russe en Ukraine, afin de mieux comprendre la volonté russe, même si tout n’est sans doute pas à prendre pour argent comptant :

Moscou, Kremlin, 24 février 2022 – 06 :00 (heure de Moscou)

V.Poutine : Chers citoyens de Russie ! Chers amis !

Aujourd’hui, je pense qu’il est à nouveau nécessaire de revenir sur les événements tragiques qui se déroulent dans le Donbass et sur les questions essentielles pour assurer la sécurité de la Russie même.

Je commencerai par ce que j’ai dit dans mon discours du 21 février de cette année. Je parle de quelque chose qui nous préoccupe particulièrement, des menaces fondamentales qui, d’années en années, étape par étape, sont créées de manière flagrante et sans cérémonie, année après année, par des politiciens irresponsables de l’Ouest contre notre pays. Je fais référence à l’expansion du bloc de l’OTAN vers l’Est, qui rapproche son infrastructure militaire des frontières de la Russie.

Il est bien connu que, depuis 30 ans, nous essayons avec constance et patience de parvenir à un accord avec les principaux pays de l’OTAN sur les principes d’une sécurité égale et indivisible en Europe. En réponse à nos propositions, nous nous sommes constamment heurtés soit à des tromperies et à des mensonges cyniques, soit à des tentatives de pression et de chantage, alors que dans le même, l’Alliance de l’Atlantique Nord, malgré toutes nos protestations et nos préoccupations, ne cesse de s’étendre. La machine de guerre est en marche et, je le répète, s’approche au plus près de nos frontières.

Pourquoi tout cela arrive-t-il ? Pourquoi cette façon insolente de [nous] parler depuis une position d’exclusivité, d’infaillibilité et de permissivité ? D’où vient cette attitude indifférente et dédaigneuse à l’égard de nos intérêts et de nos demandes parfaitement légitimes ?

La réponse est claire, [pour nous] tout est clair et évident. L’Union soviétique s’est affaiblie à la fin des années 1980 avant de s’effondrer complètement. Toute la suite des événements qui se sont alors déroulés est aujourd’hui une bonne leçon pour nous ; elle a montré de manière convaincante que la paralysie du pouvoir et de la volonté est le premier pas vers une dégradation totale et une disparition complète. Il a suffi que nous perdions un temps notre confiance, et voilà le résultat, l’équilibre des forces dans le monde a été rompu.

Cela a conduit au fait que les traités et les accords précédents, ne sont plus dans les faits appliqués. Les tentatives de persuasion et les demandes ne servent à rien. Tout ce qui ne convient pas aux Puissants, à ceux qui ont le pouvoir, est déclaré archaïque, obsolète et inutile. Et vice versa : tout ce qui leur semble avantageux est présenté comme la vérité ultime, à faire passer à tout prix, sans ménagement, par tous les moyens. Les contradicteurs sont brisés.

Ce dont je parle maintenant ne concerne pas seulement la Russie, et ces préoccupations ne sont pas seulement les nôtres. Cela concerne l’ensemble du système des relations internationales, et parfois même les alliés des États-Unis eux-mêmes. Après l’effondrement de l’URSS, une redistribution du monde a effectivement commencé, et les normes établies du droit international – et les principales, fondamentales – adoptées à la fin de la Seconde Guerre mondiale et ont largement consolidé ses résultats – ont commencé à gêner ceux qui se sont déclarés vainqueurs de la guerre froide.

Bien sûr, dans la vie pratique, dans les relations internationales et dans les règles qui les régissent, il faut tenir compte des changements de la situation mondiale et de l’équilibre des forces. Toutefois, cela devait être fait de manière professionnelle, sans heurts, avec patience, en tenant compte et en respectant les intérêts de tous les pays et en comprenant sa propre responsabilité. Mais non – un état d’euphorie né de leur supériorité absolue, une sorte d’absolutisme moderne, qui plus est, sur fond de faible niveau de culture générale et d’arrogance de ceux qui ont préparé, adopté et fait passer les décisions qui n’étaient profitables que pour eux-mêmes. La situation a commencé à évoluer d’une manière différente.

Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour trouver des exemples. Premièrement, sans aucune autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, ils ont mené une opération militaire sanglante contre Belgrade, en utilisant des avions et des missiles en plein cœur de l’Europe. Plusieurs semaines de bombardements continus ont été effectués sur des villes et des infrastructures indispensables à la vie. Nous devons rappeler ces faits, car certains collègues occidentaux n’aiment pas se souvenir de ces événements, et lorsque nous en parlons, ils préfèrent pointer du doigt non pas les normes du droit international, mais des circonstances, qu’ils interprètent comme bon leur semble.

Puis vint le tour de l’Irak, de la Libye et de la Syrie. Le recours illégitime à la force militaire contre la Libye et la perversion de toutes les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la question libyenne ont conduit à la destruction totale de l’État [libyen], à la création d’un immense foyer de terrorisme international et à la plongée du pays dans un désastre humanitaire et dans l’abîme d’une longue guerre civile qui se poursuit encore. La tragédie qui a condamné des centaines de milliers, des millions de personnes non seulement en Libye, mais dans toute la région, a créé une migration massive de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient vers l’Europe.

Un sort similaire était réservé à la Syrie. L’action militaire de la coalition occidentale dans ce pays, sans le consentement du gouvernement syrien et sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, n’est rien d’autre qu’une agression, une intervention.

Mais l’invasion de l’Irak occupe également une place de choix dans cette liste, bien entendu sans aucune base juridique. Le prétexte était que les États-Unis disposaient prétendument d’informations fiables sur la présence d’armes de destruction massive en Irak. Pour le prouver publiquement, devant le monde entier, le Secrétaire d’État américain a secoué un genre de tube contenant une poudre blanche, assurant à tout le monde qu’il s’agissait d’une arme chimique développée en Irak. Et puis il s’est avéré que c’était une manipulation, du bluff : il n’y avait pas d’armes chimiques en Irak. Incroyable, étonnant, mais les faits restent les faits. Des mensonges ont été proférés au plus haut niveau de l’État et du haut de la tribune de l’ONU. Le résultat a été d’énormes pertes humaines, des destructions et une incroyable poussée de terrorisme.

D’une manière générale, il semble que presque partout, dans de nombreuses régions du monde, là où l’Occident vient établir son ordre, il y laisse des blessures sanglantes, non cicatrisantes, les plaies du terrorisme international et de l’extrémisme. Tous les exemples ci-dessus sont les plus flagrants, mais loin d’être les seuls exemples de mépris du droit international.

Cela inclut la promesse faite à notre pays de ne pas étendre l’OTAN d’un pouce vers l’Est. Une fois encore, ils nous ont trompé ou, dans le langage populaire, tout simplement arnaqué. Oui, on entend souvent dire que la politique est un sale métier. Peut-être, mais pas aussi sale que cela, pas à ce point quand même. Après tout, un tel comportement de pipeur de dés est non seulement contraire aux principes des relations internationales, mais surtout aux normes de moralité et d’éthique généralement acceptées. Où sont la justice et la vérité ici ? Rien que des mensonges et de l’hypocrisie.

D’ailleurs, les politiciens, les analystes politiques et les journalistes américains eux-mêmes écrivent et disent que ces dernières années qu’un véritable « Empire du mensonge » a été créé aux des États-Unis. Il est difficile de ne pas être d’accord avec cela – c’est vrai. Mais, disons-le : les États-Unis restent quand même un grand pays, une puissance à la base d’un système. Tous ses satellites ne se contentent pas de l’approuver docilement, d’acquiescer, de reprendre en cœur [ses positions] à chaque occasion, mais aussi de copier son comportement et acceptent avec enthousiasme les règles qu’ils leur proposent. Avec raison, on peut dire avec certitude que l’ensemble du soi-disant bloc occidental, formé par les États-Unis à son image et à sa ressemblance, est ce même « Empire du mensonge ».

Quant à notre pays, après l’effondrement de l’URSS, malgré l’ouverture sans précédent de la nouvelle Russie moderne et sa volonté de travailler honnêtement avec les États-Unis et d’autres partenaires occidentaux, dans des conditions de désarmement réellement unilatéral, ils [l’Ouest] ont immédiatement essayé de nous enfoncer, de nous achever et de nous détruire pour de bon. C’est exactement ce qui s’est passé dans les années 90 et au début des années 2000, lorsque le soi-disant Occident collectif a soutenu activement le séparatisme et les bandes de mercenaires dans le sud de la Russie. Quels sacrifices et quelles pertes cela nous a coûté, quelles épreuves nous avons dû traverser avant de pouvoir enfin de définitivement briser les reins du terrorisme international dans le Caucase. Nous nous en souvenons et ne l’oublierons jamais.

En fait, jusqu’à récemment, les tentatives de nous utiliser dans leurs intérêts, de détruire nos valeurs traditionnelles et de nous imposer leurs pseudo-valeurs, qui nous rongeraient, nous, notre peuple, de l’intérieur n’ont pas cessé. Ces attitudes ils les imposent déjà agressivement dans leurs pays et elles mènent directement à la dégradation et à la dégénérescence, car elles sont contraires à la nature humaine elle-même. Cela n’arrivera pas [ici], cela n’a jamais marché pour personne. Cela ne marchera pas non plus maintenant.

En dépit de tout cela, en décembre 2021, nous avons tenté une nouvelle fois de parvenir à un accord avec les États-Unis et leurs alliés sur les principes de la sécurité en Europe et au non-élargissement de l’OTAN. Tout a été en vain. La position des États-Unis n’a pas changé. Ils ne considèrent pas qu’il est nécessaire de parvenir à un accord avec la Russie sur cette question essentielle pour nous, ils poursuivent leurs propres objectifs et ne tiennent aucun compte de nos intérêts.

Et bien sûr, dans cette situation, nous nous posons la question : que faire ensuite, à quoi s’attendre ? L’histoire nous apprend qu’en 1940 et au début de 1941, l’Union soviétique a tenté d’empêcher ou, du moins, de retarder le déclenchement de la guerre. Pour ce faire, il faut notamment essayer littéralement jusqu’à la dernière minute de ne pas provoquer un agresseur potentiel, ne pas prendre voir de reporter les mesures les plus nécessaires et les plus évidentes pour se préparer à repousser une attaque inévitable. Et les mesures qui ont finalement été prises étaient désastreusement tardives.

En conséquence, le pays n’était pas préparé à faire face à l’invasion de l’Allemagne nazie, qui a attaqué notre Patrie sans déclaration de guerre le 22 juin 1941. L’ennemi a été arrêté puis écrasé, mais à un coût colossal. La tentative de plaire à l’agresseur à la veille de la Grande Guerre patriotique a été une erreur qui a coûté cher à notre peuple. Au cours des premiers mois de combat, nous avons perdu de vastes territoires stratégiquement importants et des millions de personnes. Nous ne ferons pas une telle erreur une deuxième fois, nous n’en avons pas le droit.

Ceux qui aspirent à la domination du monde déclarent publiquement, en toute impunité et, je le souligne, sans aucune justification, que nous, la Russie, sommes leur ennemi. En effet, ils disposent aujourd’hui d’importantes capacités financières, scientifiques, technologiques et militaires. Nous en sommes conscients et évaluons objectivement les menaces qui sonnent constamment à notre adresse dans le domaine de l’économie, ainsi que notre capacité à résister à ce chantage impudent et permanent. Je le répète, nous les évaluons sans illusions et de manière extrêmement réaliste.

Dans le domaine militaire, la Russie moderne, même après l’effondrement de l’URSS et la perte d’une grande partie de son potentiel, est aujourd’hui l’une des puissances nucléaires les plus importantes du monde et dispose en outre d’avantages certains dans un certain nombre d’armements de pointe. À cet égard, personne ne doit douter qu’une attaque directe contre notre pays entraînerait une défaite et des conséquences désastreuses pour tout agresseur potentiel.

Cependant, la technologie, y compris celle de la défense, évolue rapidement. Le leadership dans ce domaine a changé et changera de mains [souvent]. Mais l’aménagement militaire des territoires adjacents à nos frontières, si nous le permettons, se poursuivra durant des décennies, peut-être même pour toujours, et constituera une menace toujours plus grande et totalement inacceptable pour la Russie.

Aujourd’hui déjà, alors que l’OTAN s’étend vers l’Est, la situation de notre pays empire et devient chaque année plus dangereuse. De plus, ces derniers jours, les dirigeants de l’OTAN ont explicitement parlé de la nécessité d’accélérer, de forcer l’infrastructure de l’alliance jusqu’aux frontières de la Russie. En d’autres termes, ils renforcent leur position. Nous ne pouvons plus nous contenter de regarder ce qui se passe. Ce serait complètement irresponsable de notre part.

La poursuite de l’expansion de l’infrastructure de l’Alliance de l’Atlantique Nord et l’aménagement militaire du territoire de l’Ukraine sont inacceptables pour nous. Le problème, bien sûr, n’est pas l’organisation de l’OTAN elle-même – elle n’est qu’un instrument de la politique étrangère américaine. Le problème, c’est que sur les territoires qui nous sont adjacents – je tiens à le préciser, nos territoires historiques – se crée une « anti-Russie » ennemie, placée sous un contrôle extérieur total, qui est intensivement colonisée par les forces armées des pays de l’OTAN et qui est gavée des armes les plus modernes.

Pour les États-Unis et leurs alliés, il s’agit d’une politique dite d’endiguement de la Russie, d’un dividende géopolitique évident. Pour notre pays, c’est en fin de compte une question de vie ou de mort, la question de notre avenir historique en tant que Nation. Et ce n’est pas une exagération – c’est tout simplement comme ça. Il s’agit d’une menace réelle, non seulement pour nos intérêts, mais aussi pour l’existence même de notre État, pour sa souveraineté. C’est la ligne rouge qui a été évoquée à plusieurs reprises. Ils l’ont franchi.

Dans ce contexte, [revenons sur] la situation à Donbass. Nous constatons que les forces qui ont réalisé un coup d’État en Ukraine en 2014, se sont emparées du pouvoir et l’ont conservé au moyen de procédures électorales essentiellement décoratives, ont définitivement refusé de résoudre le conflit de manière pacifique. Pendant huit ans, huit infiniment longues années, nous avons tout fait pour que la situation soit résolue par des moyens pacifiques et politiques. En vain.

Comme je l’ai dit dans mon allocution précédente, il est impossible de regarder ce qui se passe là-bas sans compassion. Il n’était tout simplement plus possible de le tolérer. Il faut arrêter immédiatement ce cauchemar – le génocide contre les millions de personnes vivant là-bas. Ceux-ci n’espèrent plus que [dans l’aide de] la Russie, ils n’espèrent plus qu’en vous et moi. Ce sont ces aspirations, ces sentiments et cette douleur des gens qui nous ont poussés à prendre la décision de reconnaître les Républiques populaires de Donbass.

Ce qu’il me semble important de souligner. Les principaux pays de l’OTAN, afin d’atteindre leurs propres objectifs, soutiennent en Ukraine les ultra-nationalistes et les néonazis, qui, à leur tour, ne pardonneront jamais aux habitants de Crimée et de Sébastopol leur libre choix de se réunifier à la Russie.

Ils [les ultra-nationalistes et les néonazis] tenterons, bien évidemment, de s’infiltrer en Crimée, comme ils l’ont fait dans le Donbass, pour y faire la guerre et tuer des gens sans défense. Tout cela comme l’on fait bandes punitives des nationalistes ukrainiens, les supplétifs d’Hitler pendant la Grande Guerre patriotique. Ils déclarent aussi ouvertement qu’ils revendiquent un certain nombre d’autres territoires de la Russie.

L’ensemble du déroulement des événements et l’analyse des informations qui nous parviennent montrent que l’affrontement entre la Russie et ces forces est inévitable. Ce n’est qu’une question de temps : ils se préparent et attendent le moment opportun. Maintenant, ils revendiquent également la possession d’armes nucléaires. Nous ne permettrons pas que cela se produise.

Comme je l’ai dit précédemment, la Russie a accepté les nouvelles réalités géopolitiques après l’effondrement de l’URSS. Nous respectons et continuerons à respecter tous les pays nouvellement formés dans l’espace post-soviétique. Nous respectons et continuerons à respecter leur souveraineté, et un exemple de cela est l’aide que nous avons apportée au Kazakhstan, qui a été confronté à des événements tragiques et à des défis pour son statut d’État et son intégrité. Mais la Russie ne peut se sentir en sécurité, ne peut se développer, ne peut exister avec une menace constante émanant du territoire de l’actuelle Ukraine.

Permettez-moi de vous rappeler qu’en 2000-2005, nous avons riposté militairement aux terroristes dans le Caucase, défendu l’intégrité de notre État et préservé la Russie. En 2014, nous avons soutenu la population de Crimée et de Sébastopol. En 2015, nous avons utilisé nos forces armées pour mettre une barrière fiable aux infiltrations de terroristes depuis la Syrie vers la Russie. Il n’y avait pas d’autre moyen pour nous de nous défendre.

La même chose se produit maintenant. Vous et moi n’avons simplement pas eu d’autre possibilité de défendre la Russie, notre peuple, que celle que nous serons forcés d’utiliser aujourd’hui. Les circonstances nous obligent à agir de manière décisive et immédiate. Les Républiques populaires de Donbass ont demandé l’aide de la Russie.

À cet égard, conformément à l’article 51 de la partie 7 de la Charte des Nations unies, avec l’autorisation du Conseil de la Fédération de Russie et conformément aux traités d’amitié et d’assistance mutuelle avec les Républiques populaires de Donetsk et de Louhansk ratifiés par l’Assemblée fédérale le 22 février de cette année, j’ai pris la décision de mener une opération militaire spéciale.

Son but est de protéger les personnes qui ont été soumises à des abus, à un génocide par le régime de Kiev pendant huit ans. Et à cette fin, nous chercherons à démilitariser et à dénazifier l’Ukraine, à traduire en justice ceux qui ont commis de nombreux crimes sanglants contre des civils, y compris des citoyens de la Fédération de Russie.

Dans le même temps, nos plans n’incluent pas l’occupation de territoires ukrainiens. Nous n’avons pas l’intention d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit par la force. Dans le même temps, nous entendons de plus en plus souvent ces derniers temps à l’Ouest que les documents signés par le régime totalitaire soviétique, qui consacrent les résultats de la Seconde Guerre mondiale, ne devraient plus être appliqués. Quelle pourrait être la réponse à cette question ?

L’issue de la Seconde Guerre mondiale est sacrée, tout comme les sacrifices consentis par notre peuple sur l’autel de la victoire sur le nazisme. Mais cela ne contredit pas les hautes valeurs des droits de l’homme et des libertés, fondées sur les réalités des décennies d’après-guerre. Elle n’annule pas non plus le droit des nations à l’autodétermination consacré par l’article premier de la Charte des Nations unies.

Permettez-moi de vous rappeler que ni lors de la fondation de l’URSS ni après la Seconde Guerre mondiale, personne n’a jamais demandé aux habitants des territoires qui constituent l’actuelle Ukraine la manière dont ils voulaient organiser leur vie. Notre politique est fondée sur la liberté, la liberté de choix pour chacun de déterminer son propre avenir et celui de ses enfants. Et nous pensons qu’il est important que tous les peuples vivant sur le territoire de l’Ukraine actuelle, tous ceux qui le souhaitent, puissent exercer ce droit – le droit de choisir.

À cet égard, je lance également un appel aux citoyens de l’Ukraine. En 2014, la Russie avait l’obligation de protéger les habitants de Crimée et de Sébastopol contre ceux que vous appelez vous-même des « nazillons ». Les habitants de Crimée et de Sébastopol ont fait le choix d’être avec leur Patrie historique, avec la Russie, et nous l’avons soutenu. Encore une fois, nous ne pouvions tout simplement pas faire autrement.

Les événements d’aujourd’hui ne visent pas à porter atteinte aux intérêts de l’Ukraine et du peuple ukrainien. Il s’agit de protéger la Russie elle-même contre ceux qui ont pris l’Ukraine en otage et tentent de l’utiliser contre notre pays et son peuple.

Encore une fois, nos actions relèvent de l’autodéfense contre les menaces que l’on fait peser sur nous et contre une calamité encore plus grande que celle qui se produit aujourd’hui. Aussi difficile que cela soit, je vous demande de le comprendre et j’appelle à la coopération pour que nous puissions tourner cette page tragique le plus tôt possible et avancer ensemble, sans permettre à quiconque de s’immiscer dans nos affaires, dans nos relations, mais en les construisant de manière indépendante, afin de créer les conditions nécessaires pour surmonter tous les problèmes et, malgré les frontières étatiques, nous renforcer de l’intérieur en tant qu’entité unie. Je crois en cela – c’est notre avenir.

Je dois également m’adresser aux militaires des forces armées de l’Ukraine.

Chers camarades ! Vos pères, grands-pères, arrière-grands-pères ont à leur époque combattu les nazis, en défendant notre Patrie commune, ce n’est pas pour qu’aujourd’hui les néonazis prennent le pouvoir en Ukraine. Vous avez prêté serment au peuple ukrainien, et non à la junte antipopulaire, qui vole l’Ukraine et maltraite ce même peuple.

N’exécutez pas les ordres criminels [de cette junte]. Je vous appelle à déposer les armes immédiatement et à rentrer chez vous. Soyons clairs : tous les membres de l’armée ukrainienne qui se plieront à cette exigence pourront quitter la zone de guerre sans entrave et retourner auprès de leurs familles.

Permettez-moi d’insister une fois de plus : toute la responsabilité d’une éventuelle effusion de sang reposera entièrement sur la conscience du régime au pouvoir sur le territoire de l’Ukraine.

Maintenant, quelques mots importants, très importants pour ceux qui pourraient être tentés de l’extérieur d’interférer dans les événements qui se déroulent. Quiconque tente d’interférer avec nous, et encore moins de mettre en danger notre pays et notre peuple, doit savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et vous conduira à des conséquences auxquelles vous n’avez jamais été confrontés dans votre histoire. Nous sommes prêts à faire face à tout développement d’événements. Toutes les décisions nécessaires ont été prises à cet égard. J’espère que je serai entendu.

Chers citoyens de Russie !

Le bien-être, l’existence même d’États et de peuples entiers, leur succès et leur viabilité trouvent toujours leur origine dans le puissant système de racines de leurs cultures et de leurs valeurs, dans l’expérience et les traditions de leurs ancêtres, et ils dépendent bien sûr de leur capacité à s’adapter rapidement à une vie en constante évolution, de la cohésion de la société, de sa volonté de se consolider, de rassembler toutes les forces pour aller de l’avant.

On a toujours besoin de forces – toujours – mais les forces peuvent être de différentes qualités. La politique de « l’Empire du mensonge » à laquelle j’ai fait référence au début de mon discours est basée avant tout sur la force brute et directe. Dans de tels cas, nous disons : « Vous avez la force, vous n’avez pas besoin d’intelligence ».

Mais vous et moi savons que la vraie force réside dans la justice et la vérité, qui sont de notre côté. Et si cela est vrai, alors il est difficile de ne pas convenir que la force et la volonté de combattre sont le fondement de l’indépendance et de la souveraineté, le fondement nécessaire sur lequel seul on peut construire son avenir, son foyer, sa famille, sa Patrie.

Chers compatriotes !

Je suis sûr que les soldats et les officiers des forces armées russes qui sont loyaux envers leur pays rempliront leur devoir avec professionnalisme et courage. Je ne doute pas que tous les niveaux de pouvoir et les spécialistes responsables de la stabilité de notre économie, du système financier et de la sphère sociale, ainsi que les dirigeants de nos entreprises et de l’ensemble du monde des affaires russe travailleront de manière harmonieuse et efficace. Je compte sur la position consolidée et patriotique de tous les partis parlementaires et des forces publiques.

Après tout, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, le destin de la Russie est entre les bonnes mains de notre peuple multiethnique. Cela signifie que les décisions que nous avons prises seront mises en œuvre, que nos objectifs seront atteints et que la sécurité de notre patrie sera garantie de manière fiable.

J’ai confiance en votre soutien et en la force invincible que nous donne l’amour de notre Patrie.

Texte original en russe : http://kremlin.ru/events/president/news/67843

Traduit par Gaël-Georges Moullec   

Ils défendent l’intangibilité des frontières et la souveraineté

Mais pour l’Ukraine, pas pour la France…

Intégralité de l’émission d’hier soir, consacrée essentiellement à la guerre en Ukraine :

Autoriser des enfants à subir des opérations de changement de sexe constitue un abus d’enfant

Dans un avis juridique officiel publié le 18 février 2022, le procureur général du Texas, Ken Paxton, a déclaré avec audace que le fait d’autoriser des enfants à subir des opérations de changement de sexe et à utiliser des bloqueurs de puberté et des hormones transsexuelles “peut légalement constituer un abus d’enfant” en vertu de la loi texane. Paxton énonce spécifiquement ces procédures :

  • peuvent causer “une atteinte à l’intégrité mentale ou affective d’un enfant qui se traduit par une altération observable et significative de sa croissance, de son développement ou de son fonctionnement psychologique”. TEX. FAM. CODE § 261.001(1)(A).
  • “peuvent causer ou permettre à l’enfant de se trouver dans une situation dans laquelle il subit un préjudice mental ou émotionnel qui entraîne une altération observable et matérielle de sa croissance, de son développement ou de son fonctionnement psychologique.” Id. § 261.001(1)(B).
  • peuvent causer une “blessure physique qui entraîne un préjudice important pour l’enfant”. Id. § 261.001(1)(C).
  • impliquent souvent un “manquement à l’obligation de faire un effort raisonnable pour empêcher l’action d’une autre personne qui entraîne une blessure physique causant un préjudice substantiel à l’enfant ” notamment de la part des parents, des conseillers et des médecins. Id. § 261.001(1)(D).”

Dans le communiqué de presse annonçant l’avis, Paxton a déclaré :

“Il ne fait aucun doute que ces procédures constituent des ‘abus’ au regard de la loi texane et qu’il faut donc y mettre fin. Le Département des Services Familiaux et de Protection du Texas (DFPS) a la responsabilité d’agir en conséquence. Je ferai tout ce que je peux pour protéger contre ceux qui profitent des jeunes Texans et leur font du mal.”

M. Paxton a également formulé quelques observations clés dans son article d’opinion. Tout d’abord, il a fait remarquer que, quels que soient les procédures ou les traitements de changement de sexe qu’une personne subit, elle ne peut jamais vraiment changer de sexe :

“Il est important de noter qu’il reste médicalement impossible de changer véritablement le sexe d’un individu car celui-ci est déterminé biologiquement dès la conception. Aucun médecin ne peut remplacer un organe sexuel masculin pleinement fonctionnel par un organe sexuel féminin pleinement fonctionnel (ou vice versa). En réalité, ces procédures de “changement de sexe” cherchent à détruire un organe sexuel pleinement fonctionnel afin de créer cosmétiquement l’illusion d’un changement de sexe.”

Deuxièmement, il a noté que toutes ces procédures et tous ces traitements peuvent causer des dommages substantiels au-delà des dommages causés par la stérilisation :

“Au-delà du préjudice évident que représente la stérilisation permanente d’un enfant, ces procédures et traitements peuvent entraîner des effets secondaires et des préjudices allant au-delà de la stérilité permanente, notamment de graves effets sur la santé mentale, la thrombose veineuse/thromboembolie, un risque accru de maladie cardiovasculaire, une prise de poids, une baisse de la libido, l’hypertriglycéridémie, l’hypertension artérielle, la diminution de la tolérance au glucose, la maladie de la vésicule biliaire, la prolactinome hypophysaire bénin, les triglycérides abaissés et élevés, l’augmentation du taux d’homocystéine, l’hépatotoxicité, polyglobulie, l’apnée du sommeil, la résistance à l’insuline, les douleurs pelviennes chroniques et l’augmentation du risque de cancer et d’accident vasculaire cérébral.”

Troisièmement, il a déclaré qu’il n’existe aucune preuve scientifique solide que les procédures et les traitements de changement de sexe apportent un quelconque bénéfice aux mineurs :

” Les preuves médicales ne démontrent pas que les enfants et les adolescents bénéficient de l’engagement dans ces procédures de stérilisation irréversibles. La prévalence de la dysphorie de genre chez les enfants et les adolescents n’a jamais été estimée, et il n’y a pas de consensus scientifique sur le fait que ces procédures et traitements de stérilisation soient même bénéfiques aux enfants mineurs confrontés à la dysphorie de genre… Il n’y a aucune preuve que les résultats de santé mentale à long terme soient améliorés ou que les taux de suicide soient réduits par une intervention hormonale ou chirurgicale. Il a été démontré que la dysphorie de genre de l’enfance a un taux élevé de résolution naturelle, 61 à 98 % des enfants se réidentifiant à leur sexe biologique à la puberté. Aucune étude à ce jour n’a évalué l’évolution naturelle et le taux de résolution de la dysphorie de genre dans la nouvelle cohorte présentant une dysphorie de genre à l’adolescence”.

Dans un geste courageux qui va à l’encontre du soutien massif que les militants de la cause des femmes accordent aux enfants qui subissent des opérations de changement de sexe et utilisent des bloqueurs de puberté et des hormones intersexes pour tenter de changer de sexe, le procureur général du Texas a adressé une sévère réprimande, qualifiant ces procédures et ces traitements de possibles abus sur les enfants. En effet, les mineurs n’ont pas la maturité nécessaire pour s’engager dans de telles procédures et traitements qui peuvent entraîner la stérilisation et d’autres changements dans la vie.

Encore des tags sur des églises

Le Guide de l’électeur, selon Liberté politique

Liberté politique a réalisé un guide de l’électeur, dont le tome 1 vient de paraître en ligne.

Bien commun, respect de la vie, propriété privée, sécurité, personnalité des candidats sont autant de thèmes abordés dans ce premier recueil.

Monsieur Henri

Ermonia, une association de jeunes vendéens âgés de 16 à 21 ans, a publié son second court-métrage sur Henri de la Rochejaquelein. Cette association de jeunes créée en 2021 souhaite mettre en valeur le patrimoine vendéen et la vertu d’un général : Henri de la Rochejaquelein.

Ce court métrage de 25 minutes a été tourné en 5 jours, dans des lieux inédits. La musique, exclusive à la réalisation est composée par Anthony Méchineau, avec la voix de Blanche Lefèvre.

Quand Flanby écrit à propos des attentats terroristes survenus lors de son quinquennat

François Hollande a eu à connaître comme président de nombreux attentats terroristes qui sont devenus comme des noms communs par leur exemplarité : Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher, le Bataclan, les policiers de Magnanville, l’attentat de Nice, celui de Saint-Etienne du Rouvray… On sait immédiatement en décrire la spécificité.

Dans son livre de mémoires intitulé « Les leçons du pouvoir » (Stock, 2018), F.Hollande nous livre quelques-unes de ses réflexions à leur propos, en particulier dans le chapitre Faire Face (pp 101-131). Trois aspects nous en semblent remarquables.

« Musulman » ? Vous parlez des terroristes ou de la victime ?

Les terroristes qui ont agi pendant son quinquennat ont au moins un point commun (et c’est peut-être le seul) : être musulman. Croire en Allah et en Mahomet son prophète. Être adepte des lectures coraniques et des prières à la mosquée. C’est quand même significatif.

Pour F.Hollande, pas tellement. Ces terroristes sont qualifiés d’assassins, de tueurs, de fanatiques, de barbares même. De musulmans ? Jamais. A peine apprend-on qu’ils pourraient être intégristes (mais de quoi ?), radicalisés (mais à partir de quoi ?). Un bel exemple est cette description de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice :

« j’apprends qu’un camion  [sic] a écrasé dans une course folle [resic] des dizaines de personnes massées sur la promenade des Anglais à Nice pour regarder le feu d’artifice… Le conducteur du camion a été tué. On ne détecte aucun complice ni aucune autre action en cours. Il s’avérera qu’il a agi seul, sans qu’aucun signe avant-coureur de sa radicalisation ait pu être décelé » (p. 128).

Et quand F.Hollande essaie de réfléchir à ce qui pourrait être à l’origine de ces assassinats, voilà ce qu’il dit :

« Les uns invoquent l’emprise de l’intégrisme, qui s’étend à l’échelle mondiale ; les autres préfèrent mettre en exergue l’exclusion sociale et la fuite dans l’islamisme [ah il parle quand même d’islamisme] comme pour marquer une rupture définitive avec une République qui ne les reconnaîtrait pas. Pour moi, l’affaire est claire : les causes sociales et les difficultés personnelles jouent un rôle dans leur itinéraire bien sûr, mais c’est le fanatisme religieux [sic] qui déclenche leur violence » (pp 103/104).

Fanatisme religieux ? Mais de quelle religion, au fait ?

M.Hollande utilise cependant le terme de musulman à l’occasion du récit de l’attentat contre Charlie Hebdo :

« J’arrive au milieu d’un attroupement boulevard Richard Lenoir…. Les assassins sont partis, ils ont froidement exécuté un policier à terre dans la rue. Ahmed Merabet était de confession musulmane » (p. 101).

On ne saura rien des croyances des journalistes assassinés ; on ne saura d’ailleurs jamais rien de la foi des victimes des attentats (sauf bien évidemment celle du Père Hamel et pour cause) ; mais F.Hollande veut nous dire que le policier était musulman. Pourquoi donc cette précision largement incongrue ? Parce qu’elle est alignée avec ce raisonnement commun et absurde qui veut exonérer l’islam de toute violence intrinsèque au motif que des musulmans sont parfois victimes des attentats perpétrés par certains de leurs coreligionnaires. Regardez : l’islam n’y est pour rien, la victime est musulmane !

Le préjugé par excellence : « l’islam est tolérant ».

F.Hollande nous a donné une clé de sa pensée lorsque, plus tôt dans le livre, il évoque son passage à Tombouctou après le lancement de l’opération militaire française Serval au Mali :

« on nous montre les manuscrits de l’ancien islam qui ont pu être sauvés ; Ces documents uniques portent une sagesse que les fanatiques haïssent, celle d’une religion de tolérance » (p.54).

Nous ne savons pas quels documents ont été montrés à M.Hollande, ni ce qu’il en a pu lire…. Selon sa description du désordre joyeux lors de sa venue, il serait étonnant qu’il ait eu le loisir de se plonger dans la littérature coranique. Il nous livre donc le préjugé par excellence concernant l’islam (sauf à envisager la situation où les non-musulmans sont effectivement parfaitement tolérés car soumis dans le cadre d’une pax islamica).

Etonnante cette période que nous vivons. Il paraît que tous les préjugés sont mauvais et à déconstruire. On peut même décider d’être une femme si on est un homme ou l’inverse ; un père peut ne pas être un mâle. Mais il y a un préjugé inconditionnel, un dogme : l’islam est une religion de paix et de tolérance. Et d’ailleurs, F.Hollande précise : « Les Maliens pratiquent un islam pacifique » (p.55). Islam pacifique ? Cela voudrait-il dire qu’il pourrait y avoir un islam vindicatif ?

M.Hollande fait pourtant des efforts de réflexion pour essayer de comprendre l’origine de la violence terroriste, à l’occasion du rappel des assassinats à Magnanville :

« Toujours à l’énoncé de ces actes barbares revient cette question : comment des individus formés dans les écoles de notre Républiques peuvent-ils se laisser  aller à de telles cruautés, l’assassinat d’un couple devant son enfant ? Comment se réclamer d’un Dieu en ne respectant pas l’innocence fragile du plus jeune âge ? Il y faut une haine sans limite, un endoctrinement fanatique, un aveuglement absolu qui justifie le pire par le meilleur, qui glorifie sans cesse la miséricorde divine pour en priver aussitôt leur victime. Comment la barbarie que l’on pensait avoir terrassée dans le chaos de deux guerres mondiales peut-elle ressurgir sous d’autres formes aujourd’hui ?… Oui il faut essayer de comprendre pour mieux éradiquer » (p.124).

Comment M.Hollande peut-il essayer de comprendre pour mieux éradiquer s’il part du principe qu’il n’y a pas de violence dans l’islam ? Nous lui suggérons fortement, maintenant qu’il a du temps libre, de consulter vraiment les textes sacrés de l’islam, en commençant peut-être par les versets 32 et 33 de la sourate 5 du Coran. Ca ne coûte pas cher et c’est assez instructif. Et il comprendra peut-être que la phrase qu’il prononce à l’occasion de l’assassinat du Père Hamel quand il évoque ce « fanatisme qui détourne un dieu pour semer la mort » (p. 130)  manque de cohérence s’il s’avère que c’est le dieu qui réclame la mort.

« Œcuménisme » ? Vous avez dit « œcuménisme » ? Comme c’est bizarre !

De toutes façons, M.Hollande, malgré des efforts certainement louables, ne démontre pas une perspicacité remarquable. Nous en voulons pour preuve deux citations. La première correspond à une première référence faite à l’attentat de Saint-Etienne du Rouvray lorsque M.Hollande (dans le chapitre Voyager) évoque son premier contact avec le Pape François :

« Quand en juillet 2016 le Père Hamel est assassiné, j’appelle le Pape François. Il tient à apporter à la France soutien et solidarité… Il appelle à l’apaisement, au dialogue, à la concorde. Il entend promouvoir l’œcuménisme dans un moment où tout peut se déchirer » (p. 94).

Nous nous avouons capable de quelque sarcasme à l’égard du Souverain pontife. Mais de là à croire que c’est lui qui parle d’œcuménisme à propos des relations entre catholiques et musulmans, il y a un pas que nous ne franchirons pas.

D’autant plus que M.Hollande récidive quand il revient sur l’épisode un peu plus loin (page 130) :

« Ce crime horrible perpétré sur un paisible curé peut aussi déclencher l’intolérance et même la vengeance. Il n’en sera rien. Des cérémonies œcuméniques auront lieu à l’église et à la mosquée de la ville » !

C’est M.J.-L. Debré qui rappelle (Ce que je ne pouvais pas dire, 2016, p. 338) que la cérémonie d’hommage aux victimes du 13 novembre 2015 (le Bataclan) dans la cour des Invalides s’est ouverte par la chanson de Jacques Brel « Quand on n’a que l’amour ». Il est certain que quand on n’a que l’amour et l’œcuménisme pour faire face au tragique de l’histoire, c’est mal engagé… Même si M.F.Hollande n’hésite pas à terminer ainsi son chapitre « Faire face » :

« De nouveaux drames se produiront, cette guerre n’est pas terminée. Mais ma confiance dans notre victoire est totale. L’expérience que j’ai vécue au sommet de l’Etat, face à ces crimes répétés, m’en donne la certitude ».

Rappelons que son livre s’intitule « Les leçons du pouvoir »…

Pour une politique de civilisation

A propos de l’élection présidentielle, Thibaud Collin appelle aux limites :

[…] Il y a quelques années, Nicolas Sarkozy avait emprunté au philosophe Edgar Morin l’expression « politique de civilisation ». Il s’était bien sûr empressé d’oublier le mot et la chose qui tombèrent comme beaucoup d’autres dans la vaste poubelle à belles paroles de l’ancien président. Et pourtant, comme la France a besoin de renouer avec la civilisation qu’elle porte en elle ! Et comme les peuples du monde attendent que la France redevienne la France. Les peuples du monde attendent non pas une France impériale et intrusive, non pas une France donneuse de leçons et post-coloniale, supplétif des intérêts des multinationales américaines, mais d’une France voix de la mesure et de la sagesse dans un monde toujours plus dangereux et imprévisible ; bref de la France héraut de la liberté des peuples face à l’économisme arasant les différences culturelles et tuant leur âme. Il est grand temps que la France s’investisse dans une véritable politique de civilisation. Héritière de Jérusalem et d’Athènes par l’intermédiaire de Rome, la France est dépositaire d’une extraordinaire sagesse humaine. Il est grand temps que nous puisions à cette source pour relever les défis immenses qui s’imposent à nous.

Face à l’individualisme libéral qui transgresse toute limite au nom d’un désir de jouissance et d’accumulation indéfini, il convient de promouvoir le sens et le respect des limites.

Limites territoriales, car tout peuple vit sur un territoire déterminé à l’intérieur duquel sa vie peut se déployer en sécurité. La négation des frontières qu’est le traité de Schengen est synonyme d’insécurité, insécurité matérielle mais aussi culturelle. La démesure de la construction européenne se manifeste dans son abrogation des frontières des États membres mais plus encore dans son refus de reconnaître définitivement ses propres frontières extérieures. L’Union européenne ne sachant pas qui elle est car niant d’où elle vient, ne sait pas où elle habite. C’est une construction qui s’est prise elle-même pour sa propre fin. Quand on ne sait pas ce que l’on veut construire, le meilleur moyen de se donner l’illusion de construire est de détruire ce qui existe. L’Union européenne est cette force de destruction des peuples pour fabriquer des individus hors sol et interchangeables, malléables aux intérêts des pouvoirs financiers et des lobbies.

Limites culturelles contre le multiculturalisme et le métissage généralisé en vue d’une indifférenciation toujours plus grande. Il est nécessaire de retrouver le vrai sens de la diversité culturelle. Non pas la promotion d’une diversité culturelle des individus ou des communautés au sein de chaque peuple, ce qui tend à supprimer tout contenu culturel commun mais une reconnaissance mutuelle du génie propre de chaque peuple. Tel est le monde multipolaire qu’il s’agit de consolider contre l’uniformisation marchande et culturelle.

Limites éducatives contre la permissivité d’une pédagogie nihiliste où chaque élève est vu comme un consommateur ludique qui doit acquérir des « compétences » afin de devenir « entrepreneur de lui-même ». Non, l’éducation et l’instruction reposent sur le respect des limites. Tout d’abord celles qui assurent la sécurité des établissements scolaires. Mais aussi celles qui traduisent le respect dû à l’autorité du professeur. Celle-ci est fondée sur le savoir qu’il a la mission de transmettre à ses élèves. Cette mission, il la reçoit d’abord des parents, premiers responsables de l’éducation de leurs enfants ; ils lui délèguent ainsi une part de leur autorité. Il la reçoit aussi de l’État car à travers la croissance des jeunes générations, il en va du bien commun.

Limites écologiques exigeant un développement humain respectueux des ressources naturelles. Favoriser systématiquement dans les échanges économiques les circuits courts est une mesure de bon sens, à la fois écologique et économique puisqu’elle revivifie le tissu industriel et agricole national. La logique du libre-échange mondialisé accroît considérablement la consommation énergétique et épuise la planète. Il faut sortir de la toute-puissance du désir qui exploite et gaspille les réserves bel et bien limitées de la nature. La puissance n’est noble que si elle sait se limiter pour laisser les autres déployaient leurs propres ressources. Les limites écologiques exigent en amont la redécouverte des…

Limites dans la consommation et la production. Qu’a engendré le gigantisme des multinationales se mouvant dans un marché mondial sans limites? Les délocalisations et donc le chômage. Qu’a engendré la promotion des hypermarchés? Des déserts urbains et l’asphyxie des producteurs locaux. Retrouvons la bonté de la proximité dans nos villes et nos villages et l’art de vivre fondé sur la civilité. Sortons de la démesure d’une agriculture industrialisée contribuant à dépeupler les campagnes et à démoraliser les paysans.

Limites internes à l’ordre humain, dont la clef de voûte est la différence des sexes. Là encore, la logique de l’individualisme libéral veut repousser toujours plus les interdits structurant le monde humain. Ces interdits protègent les plus faibles mais surtout protègent l’humanité elle-même contre tous les projets post-humains que des officines californiennes concoctent pour le plus grand profit de leur portefeuille d’actions. Ces vendeurs de rêves promeuvent la marchandisation du corps humain et de la reproduction au nom d’une conception dévoyée de la santé. Au service de groupes financiers et idéologiques ultra minoritaires, des multinationales veulent dicter aux instances internationales leur agenda transhumaniste. Cette hyper classe mondiale brutalise et intimide les peuples. Il en va de l’honneur de la France, au nom de l’idée qu’elle s’est toujours faite de la dignité humaine, de lutter contre cette déshumanisation généralisée qu’engendre l’économisme libéral.

Dès lors, qui dans les candidats à l’élection présidentielle est le plus à même de porter cette politique de civilisation ?

I-Média – Wokipédia : l’enfer d’extrême-gauche

L’image de la semaine : Luc Montagnier inhumé

Les obsèques du célèbre chercheur et prix Nobel de médecine, Luc Montagnier, se sont déroulées sans la présence des médias ou de représentant du gouvernement. Une omerta difficilement explicable, tant les travaux du chercheur ont fait avancer la science.

“Wokipédia” : l’enfer d’extrême-gauche

Une affaire récente de bannissement de contributeurs francophones de Wikipédia nous ont poussé à enquêter sur le fonctionnement de la fameuse encyclopédie participative. Loin d’être neutre, elle est au contraire administrée et régentée par des nervis d’extrême-gauche “woke” et censeurs. Sujet réalisé avec l’aide de Jean-Luc Coronel de Boissezon et de Samuel Lafont.

Revue de presse

La Russie passe à l’attaque

La Russie a commencé à envahir l’Ukraine et frapper ses points stratégiques dans la matinée du jeudi 24 février. Jean-Yves Le Gallou analyse les raisons pour lesquelles ce conflit n’a pas été compris en France.

Un pas de plus vers la barbarie

Communiqué de Choisir la vie :

Lors de la dernière séance de la mandature, et après un parcours législatif chaotique marqué par son opposition par le  Sénat, la proposition de loi Gaillot prévoyant l’allongement du délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse a finalement été adoptée hier par 135 voix contre 47.

Choisir la Vie salue le courage des 47 députés qui se sont opposés à ce texte mortifère.

Alors que le bien-être animal et la dénonciation de la violence animale s’invitent dans les débats de la campagne présidentielle, force est de constater que la majorité des députés n’a eu aucun état d’âme à faire basculer notre pays dans une véritable barbarie humaine.

En effet, comment qualifier l’écrasement du crâne du fœtus et son démembrement nécessités par l’acte d’IVG à ce stade avancé de la grossesse sinon par un acte de barbarie ignoble ?

Choisir la vie dénonce cette précipitation idéologique de nos gouvernants à faire voter ce texte et à faire fi de l’opposition des professionnels de santé et des instances médicales, parmi lesquels les gynécologues, qui ont alerté sur les atteintes graves à la santé de la femme  que représentait la pratique de l’IVG à 14 semaines.

Choisir la Vie encourage les candidats à la présidence de la République comme tous les citoyens à définir une véritable politique d’accueil de la vie et de défense des femmes enceintes en difficulté et s’engage à poursuivre ses engagements en ce sens.

Valérie Pécresse au même niveau que Mélenchon : “Certains ne veulent plus militer, persuadés que le parti est mort en avril”

La dégringolade est sans fin. Au même niveau que Jean-Luc Mélenchon, Valérie Pécresse inquiète de plus en plus dans son propre camp.

C’est un nouveau coup dur pour Valérie Pécresse. Selon un sondage Kantar Public/Epoka, la candidate LR s’éloignerait encore un peu davantage du podium au premier tour de la présidentielle de 2022, quatre points derrière Marine Le Pen et Éric Zemmour. Donnée en quatrième position, la francilienne est créditée de 12% des intentions de vote, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon.

A part en 2002, les sondages à six semaines du 1er tour ont toujours donné les deux finalistes. En raison de leur proximité dans les sondages, Emmanuel Macron affrontera donc très probablement Eric Zemmour et Marine Le Pen mais certainement pas Valérie Pécresse.

Les militants LR n’y croient plus comme le rapporte Valeurs actuelles:

« Pour Valérie Pécresse, c’est fini parce que ça n’a jamais commencé. Elle n’a jamais été en phase avec les militants », tance notre interlocuteur qui constate depuis le départ un manque d’engouement sincère autour de la candidate. Les dernières révélations ne font qu’accabler un peu plus le contingent qui, lui, n’a rien vu venir.

Pour mieux jauger le malaise, Valeurs actuelles est allé à la rencontre de ceux qui tractent et collent des affiches chaque week-end. Parmi eux, certains ne cachent plus leur agacement. « J’hésite de plus en plus à rendre ma carte avec ces conneries », nous dit Clément [le prénom a été modifié], jeune militant LR impliqué en Touraine. Déjà, plusieurs d’entre eux remettaient en cause l’organisation en interne. Manque de communication, d’information et une désertion totale des militants seniors censés épauler les plus jeunes. Dans les territoires, les circonscriptions, plusieurs ont tenté de faire remonter les dysfonctionnements. En vain.

Depuis le début de l’année, la mobilisation peine à prendre forme dans certains territoires de la France périphérique. Pour faire simple, même les équipes des candidats du Congrès étaient mieux représentées. Alors après le « Douglas Gate » — du pseudonyme donné au chien-électeur — la lassitude ne fait qu’accroître. Difficile de retourner faire le tour des marchés et de continuer le porte-à-porte après le tumulte : « Certains ne veulent plus militer, persuadés que le parti est mort en avril », nous confie Clément.

Valérie Pécresse renie sa participation à la Manif Pour Tous

Elle préfère la jouer progressiste dans une interview donnée à Têtu, dans laquelle elle avait a également déclaré vouloir “ouvrir davantage les établissements scolaires au lobby LGBT“. Voici ce qu’elle dit à propos de la manif pour Tous :

Récemment interrogée dans le magazine Têtu à ce sujet, Valérie Pécresse avait démenti avoir “appartenu à la Manif pour tous” et avoir été “au premier rang des manifs” de 2012. “J’étais une fois à une manifestation pour dialoguer avec les manifestants“, avait-elle commenté. “Je défendais à l’époque l’union civile, ce qui me mettait dans une frange progressiste.”

L’union civile, à l’époque, on ne se rend pas, c’était être progressiste à droite“, a réinsisté Valérie Pécresse sur BFMTV. Et la candidate LR d’appeler à ne pas “crisper la société” sur ces questions: “Prendre le temps de la concertation, de l’explication, de l’apaisement, ce n’est jamais inutile, notamment sur les sujets de société.”

Eric Zemmour : “Je veux favoriser l’enracinement en France et la transmission familiale”

Eric Zemmour a accordé un grand entretien au Figaro dans lequel il détaille plusieurs aspects de son programme et de ses idées :
Le déclenchement d’un conflit armé sur le continent, en Ukraine, est-il inéluctable, selon vous ?
Non, une nouvelle guerre sur notre continent doit absolument être évitée. La responsabilité de cette situation incombe d’abord à la Russie qui vient de violer la souveraineté de l’Ukraine, mais est aussi le résultat de la politique menée par les Occidentaux et l’Otan, qui n’ont cessé d’ignorer les préoccupations sécuritaires légitimes de la Russie en refusant tout dialogue sérieux sur l’ordre de sécurité européen. L’absence d’une puissance d’équilibre prive le monde d’une voix crédible pour proposer une médiation. Si elle redevient la puissance d’équilibre indépendante qu’elle doit être, la France a un rôle à jouer dans la recherche d’une solution négociée. Je l’ai dit depuis le 14 février : dès mon élection, je proposerai à la Russie et à tous les États européens qui le voudront la négociation d’un traité consacrant la fin de l’expansion de l’Otan en échange de la résolution des conflits territoriaux en Europe orientale, du respect de la liberté et de la souveraineté de tous les États concernés, y compris l’Ukraine, et d’un retrait des troupes russes à la frontière de l’Ukraine.
Vous avez décliné vos propositions quant à la transmission d’entreprises. Qu’en est-il de la propriété immobilière ?
Emmanuel Macron n’aime pas la propriété : il veut que l’argent circule et déteste qu’il s’enracine. Je veux exactement le contraire : je veux favoriser l’enracinement en France et la transmission familiale. Je m’inquiète que le taux de propriétaires n’augmente pas depuis dix ans, alors que les Français aspirent tellement à posséder leur maison ou leur appartement. Je veux que les foyers qui achètent leur premier logement soient exonérés de droits de mutation. De plus, rien n’est fait en France pour défendre les propriétaires qui sont taxés à chaque étape de leur détention : à l’achat, sur les loyers, sur la vente. Je vais vous dévoiler une mesure. Aujourd’hui, lorsque vous vendez un appartement qui n’est pas votre résidence principale et que vous le possédez depuis moins de trente ans, vous devez payer 19 % d’impôts sur le revenu et 17,2 % de CSG. Je veux exempter d’impôt sur la plus-value la vente d’un bien immobilier au bout de quinze ans de détention, contre trente ans depuis Nicolas Sarkozy. De plus, je sortirai la résidence principale du calcul de l’impôt sur la fortune immobilière. Il n’est pas juste que certains propriétaires soient tout à coup imposables en raison de la hausse démesurée des prix de l’immobilier et du foncier s’agissant de leur habitation principale. Sur les droits de transmission, je veux porter à 200 000 euros au lieu de 100 000 la limite de dons à chaque enfant, tous les dix ans au lieu de tous les quinze ans aujourd’hui. Je veux que cela bénéficie aussi aux grands-parents avec leurs petits-enfants. Je propose également une franchise pour ne pas payer de droits de transmission, quand il y a un décès, jusqu’à 200 000 euros par enfant. Ainsi, 95 % des Français ne paieront plus de droits de succession.
Vous revendiquez-vous de la doctrine libérale sur le plan économique ?
Je suis un pragmatique. Je ne me revendique d’aucune école. Si être libéral c’est être pour la liberté de marché et d’entreprendre, je le suis, comme quasiment tous les Français. Si être libéral, c’est avoir le dogme de la concurrence et se soumettre à la mondialisation heureuse, je n’en suis pas. En réalité, le mot « libéralisme » a été tellement dévoyé qu’il ne veut plus rien dire. On traite souvent le général de Gaulle de colbertiste, de dirigiste. Mais lorsqu’il était au pouvoir, les prélèvements obligatoires étaient à 33 % ! Je pense profondément que notre premier problème économique c’est l’impôt et les charges. Il est complètement fou d’avoir 47 % de taux de prélèvements obligatoires. Il faut baisser les charges et les impôts pour rétablir la compétitivité de nos entreprises. Comme pour permettre d’augmenter le salaire net, anormalement bas en France. Les chefs d’entreprise que je rencontre me disent tous la même chose : il faut augmenter le salaire net sans augmenter le salaire brut chargé. C’est l’équation que je cherche à résoudre dans mon programme économique. C’est pourquoi je propose une prime zéro charge pouvant représenter jusqu’à trois mois de salaire net ; une baisse de la CSG pour les salaires de moins de 2 000 euros, qui concerne 50 % des salariés, des fonctionnaires et des indépendants. Je veux le retour de la philosophie « travailler plus pour gagner plus » , avec les heures supplémentaires défiscalisées. Le corollaire de tout cela, c’est le refus de la lutte des classes. Je veux rassembler les classes populaires et les bourgeois patriotes. C’est la seule façon de rassembler, puis de gouverner.
Selon vous, le véritable clivage se situe entre vous et Emmanuel Macron ?
Il y a une opposition frontale entre Emmanuel Macron et moi sur notre vision de la France. Pour lui, la France est un simple territoire. Peu importe qui y est, qui y était, qui y sera… Pour lui, « il n’existe pas de culture française » mais des cultures en France. Il faudrait « déconstruire l’histoire de France » . Cette conception fait d’Emmanuel Macron l’idiot utile de l’islamisation du pays. À force de considérer que la France est un territoire neutre, un McDonald où chacun vient comme il est, c’est le nombre, et donc la démographie qui l’emportera. Je pense qu’il faut défendre au contraire l’histoire de la France éternelle qui a 1 500 ans. Cette conquête de l’Église, façonnée par sa langue, par sa littérature, par ses paysages, produit des hommes et des Français.
La maison royale des Bourbon-Parme vous a accordé son soutien au motif que vous glorifiez la France plutôt que la République. Vous clôturez vos discours par « et surtout vive la France » . Que représente la République, n’est-t-elle pas indissociable de la France ?
Je suis très fier de ce soutien. « La République, notre royaume de France » , disait Péguy. Il y a une continuité évidente entre la monarchie, l’Empire et la République. Ce sont les quarante rois qui ont fait la France, Napoléon qui l’a organisée, et la République qui s’inscrit dans cet héritage. Je n’ai évidemment rien contre la république. Je suis un républicain. En revanche, je veux que la république soit française. Ni italienne, péruvienne ou islamique. C’est pour cela que je dis « et surtout vive la France » . Jean-Luc Mélenchon me parodie en disant « et surtout vive la République ». C’est une question essentielle qui hante la République depuis la Révolution. Est-elle l’héritière de la France et d’une tradition millénaire comme je le crois ? Ou est-ce un simple régime ? Dans ce cas, la République peut être islamique. C’est Roubaix. C’est la République de Jean-Luc Mélenchon qui, en toute conscience, l’accepte et la glorifie sous le terme de créolisation. En n’arrêtant pas l’immigration, en 2050, la France sera le Liban en grand, une république islamique ensuite. Les lois de la démographie sont implacables si on n’y oppose pas la politique. C’est pour cela que je suis candidat.
Vous vous faites le chantre depuis de nombreuses années d’une union à droite. Cette promesse n’est-elle pas aujourd’hui compromise par le déséquilibre dans l’origine de ceux qui vous rejoignent. Plutôt qu’être un pont entre LR et RN, n’êtes-vous pas en train de bâtir un RN bis ?
Cette impression est une illusion d’optique. Nous avons reçu de nombreux ralliements venus du RN mais nous avons aussi beaucoup de ralliements venus de LR comme Guillaume Peltier, ancien numéro 2 du parti et porte-parole de Nicolas Sarkozy. Comme l’ancien député LR Nicolas Dhuicq, qui m’a rejoint hier, ou comme Philippe de Villiers, ancien ministre de Jacques Chirac. Il y en aura d’autres. Pour l’instant, les logiques partisanes bloquent quelques-uns. Avant le premier tour ou après, je suis convaincu que des personnalités issues de LR choisiront leur pays avant leur parti. Au second tour, il leur faudra faire un choix entre appeler à voter Emmanuel Macron. Ce que fera Valérie Pécresse à 20 h 02. Et appeler à voter pour moi. Ceux qui ne voudront pas appeler à voter Emmanuel Macron auront cette responsabilité face au pays, ils ne pourront ni voter blanc ni s’abstenir. Car cette élection est notre dernière chance.
Que répondez-vous à ceux qui assurent que votre qualification au second tour est la certitude d’une réélection d’Emmanuel Macron ?
La question du second tour ne se pose pas encore. Beaucoup de Français ne sont pas encore dans le premier. Si on croit les sondages, Emmanuel Macron gagne dans tous les cas. En novembre 1980, Valéry Giscard d’Estaing est à 60 % dans les sondages et François Mitterrand à 40. Nicolas Sarkozy était donné en février 2012 à 40 % contre François Hollande, pour ne finalement perdre qu’à un point et demi. Et je persiste à croire que s’il avait osé transgresser davantage sur l’immigration, c’est-à-dire proposer ce que je propose, il aurait été réélu. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’enjeu. Ni que j’ai gagné, mais que c’est possible. Tout sera une question de dynamique et elle est pour l’instant pour moi. Je constate d’autre part, partout où je passe, que les gens attendent le match. Le débat du second tour entre Emmanuel Macron et moi. Tout le monde m’en parle. Ils ont raison, ce sera un véritable affrontement idéologique sur la civilisation que nous voulons.
En cas d’échec à l’élection présidentielle, resterez-vous à la tête de votre force politique ?
Je n’abandonnerai jamais 110 000 Français et des millions de gens qui votent pour nous et me disent « sauvez-nous ! » . Avec Reconquête ! nous ouvrons une troisième page de l’histoire de la Ve République. La première partie a été marquée par un affrontement entre le gaullisme et le Parti communiste, sur fond de guerre froide. Cette période s’est achevée avec François Mitterrand qui a renversé la malédiction en rassemblant communistes et socialistes. Il perd d’un souffle en 1974 mais réussit cette recomposition et gagne en 1981. Je pense que j’ouvre une troisième période. Ni Marine Le Pen, ni Valérie Pécresse ne veulent sortir de leurs boutiques. Moi, je veux rassembler toute la droite d’abord, puis tous les Français.

Poutine envahit l’Ukraine : Le décryptage d’Aymeric Chauprade

Livre Noir nous offre un entretien passionnant avec Aymeric Chauprade loin de l’émotion (légitime) des plateaux de télévision :

Pour aider à bien comprendre les explications d’Aymeric Chauprade, cette carte est d’une grande aide :

Russie vs Ukraine

D’un lecteur, Nicolas Hellemme, qui entretient des contacts en Russie, en Ukraine et dans la région du Donbass :

Après la reconnaissance des républiques indépendantes de Lougansk et de Donetsk par la Russie ce 21 février et la poursuite des tirs d’artillerie lourde ukrainiens à la fois sur ces deux Etats alliés ainsi que sur le territoire de la Russie, le président russe Vladimir Poutine s’est adressé à la nation russe cette nuit pour annoncer l’imminence d’une opération militaire destinée à faire cesser la menace ukrainienne pour la Russie et le Donbass.

Depuis ce matin, 4 heures locales, la Russie a déclenché le plan Z : des frappes ciblées ont touché les ports militaires, les bases aériennes, les états-majors, les dépôts de munition, les QG des principales unités, les stations radar et la DCA des principales unités ukrainiennes, partout sur le territoire du pays. Elles étaient accompagnées d’opérations aéroportées sur des ponts stratégiques, des bases navales, et d’attaques massives sur télécommunications.

Depuis cette nuit aussi, trois colonnes de blindés russes ont franchi les frontières, depuis la Crimée, le territoire de la Russie et la Biélorussie : elles sont à 15 heures, heure de Paris, à 20 km de la capitale Kiev, dans la ville de Kherson au sud du pays, et aux abords immédiats de Kharkov et de Sumy à l’est. Une opération aéroportée russe a eu lieu à l’aéroport civil de Kiev, qui est depuis 15 h sous le contrôle de l’armée russe.

Les forces des républiques du Donbass attaquent en pince depuis Lugansk et en ont repris la banlieue d’où les troupes ukrainiennes bombardaient la ville depuis 8 ans. Elles attaquent aussi le long de la rivière Siverski Donets vers l’agglomération de Lisitchansk et le nord rural de l’ancienne région de Lougansk. Au sud-ouest de Donetsk, les forces de la république populaire de Donetsk (DNR) ont percé le front sur 7 km aux abords de Volnovakha, où le QG de la Garde nationale ukrainienne a été détruit suite à une frappe russe.

A midi, l’ensemble de l’aviation, 95% de la DCA, presque toute la flotte militaire, le dépôt de drones de combat turcs qui semaient la mort dans le Donbass et nombre d’états-majors, y compris à Kiev, avaient été détruits. La loi martiale a été proclamée en Ukraine, ce qui n’a pas empêché les civils de se ruer sur les rares réserves de carburants – les stations service des grandes villes ukrainiennes sont aujourd’hui à sec – et pour des milliers d’entre eux, tenter de les quitter vers l’ouest.

L’aviation militaire russe survole Kiev sans aucune opposition. L’usine de moteurs pour les drones de combat turcs à Kharkov a aussi été détruite par des frappes aériennes. A 14h, heure de Paris, plus de 500 soldats ukrainiens sont rendus sans combattre aux unités russes ou des républiques du Donbass. Cinq d’entre eux, qui ont tenté de le faire près de Volnovakha, ont été fusillés par leur commandement. Un pilote d’avion militaire ukrainien s’est posé avec son Su-27 en Roumanie; 160 douaniers ukrainiens ont franchi la frontière russe, dans les régions de Rostov et de Crimée, se sont rendus et ont été internés.

L’état d’urgence a été déclaré en Lituanie et en Moldavie. Les pays occidentaux ont annoncé des sanctions financières fortes, ce qui a provoqué un vent de panique sur les bourses de Moscou et de St pétersbourg, depuis fermées, et une baisse du rouble face à l’euro et au dollar. Le pétrole flambe –  à plus de 100 $ le baril de Brent, ainsi que le gaz, dont le prix spot a dépassé les 1400 dollars aux 1000 mètres cubes. Néanmoins l’OTAN affirme qu’il ne fera pas la guerre en Ukraine et n’y déploiera pas de troupes.

Le ministère de la Défense russe a précisé vers midi que l’occupation durable de l’Ukraine n’est pas envisagée, et qu’une fois les objectifs de démilitarisation de l’Ukraine atteint, les troupes russes rentreront chez elles. Le porte-parole de Poutine Dimitri Peskov a précisé à 12h que la “démilitarisation de l’Ukraine est la neutralisation de son potentiel militaire“.

Le Canada, l’Australie, le Danemark, les Etats-Unis et l’OTAN ont évacué leurs diplomates de Lvov vers la Pologne voisine. Deux avions civils turcs sont actuellement à Kiev pour exfiltrer le président ukrainien Zelenski vers la Turquie – un couloir humanitaire leur a été accordé.

Avec son « passe climatique », le WWF joue avec le feu

Communiqué d’Action Ecologie :

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) vient de lancer une pétition intitulée « imposons un passe climatique au ou à la futur.e président.e ». L’idée de l’ONG est simple : le futur président de la République devra présenter son « passe climatique » à chaque fois qu’il « compte prendre une décision au cours de son mandat ». L’ONG demande que le futur président s’impose une discipline de fer pour sortir de la « crise écologique » après que cette même discipline a été imposée aux français face à la « crise sanitaire ».

Action Écologie estime que le WWF envoie un bien mauvais signal qui nuit à la cause de la préservation de l’environnement.

Les Français sont en effet éprouvés par les mesures sanitaires imposées par la crise COVID. Ils ont dû subir des mesures coercitives qui ont fortement impacté leur quotidien durant deux longues années. La population est par ailleurs profondément divisée sur l’appréciation de la politique de santé publique menée par le gouvernement.

En évoquant le « passe climatique », alors même que le bout du tunnel « sanitaire » est en vue, le WWF ravive inutilement les angoisses et propage cette idée folle que la politique environnementale doit s’appliquer grâce à l’avènement d’une société de contrôles généralisés. L’ONG donne ainsi du crédit aux thèses qui circulent dans l’opinion publique et qui promettent le déploiement d’une vaste surveillance écologique succédant à la surveillance Covid.

À la lecture du texte de cette étrange pétition (le passe ne s’appliquant qu’au chef de l’Etat et non à l’ensemble de la population), il est difficile de savoir si la proposition de la célèbre ONG est sérieuse ou relève en réalité d’un coup de communication s’appuyant sur un élément emblématique de l’actualité.

Action Écologie estime que ce type de pétition est de nature à ternir l’image du combat pour la préservation de la nature et de l’environnement en alimentant les suspicions sur les intentions « autoritaires » du vaste mouvement de l’écologie.

Par ailleurs, Action Écologie prévient que le « coup de com » pourrait se retourner contre son instigateur.

Avec d’autres grandes ONG françaises comme Greenpeace, le WWF défend un scénario énergétique basé sur 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050 ce qui implique de réduire drastiquement et en un temps record le recours au nucléaire sur le territoire français. Il défend aussi le développement de l’éolien et du photovoltaïque. Or ces deux politiques simultanées, en plus d’une augmentation spectaculaire du prix de l’électricité, vont entraîner une augmentation très importante des problèmes environnementaux : gaspillage d’unités de production parfaitement viables, augmentation des rejets de CO2, extraction supplémentaire de matière première, menaces sur les espèces et les espaces naturels, etc.

Pour toutes ces raisons, le WWF doit retirer cette grotesque pétition qui décrédibilise encore un peu plus le mouvement de l’écologie.

Démocratie en danger : Comment la France justifie la censure de Zemmour devant la CEDH

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), revient dans Valeurs Actuelles sur l’affaire “Zemmour contre France” devant la Cour européenne des droits de l’homme :

Eric Zemmour est régulièrement présenté par ses adversaires comme un « délinquant multirécidiviste ». Il est ainsi mis symboliquement dans la même case que les voleurs, les agresseurs ou les violents. Il n’a pourtant jamais été sanctionné pour avoir porté atteinte aux biens ou à l’intégrité physique d’autrui. Ses condamnations judiciaires répriment certains de ses propos dans les médias. Seules deux sont définitives : l’une pour provocation à la discrimination raciale en 2011 — il n’a pas fait appel — l’autre pour provocation à la haine religieuse en 2017. C’est cette dernière condamnation, confirmée en appel et en cassation, qui fera l’objet prochainement d’une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Les juges européens trancheront donc un litige entre Zemmour et le gouvernement français.

Que reproche-t-on à Éric Zemmour ? Il a été poursuivi en justice par une association, en raison de cinq réflexions partagées dans l’émission C à vous sur France 5 en 2016. Pour les trois premiers passages attaqués, Zemmour a été relaxé. C’est pour les deux derniers passages attaqués que l’ancien journaliste a été condamné, c’est-à-dire pour sa dénonciation d’une « invasion », « colonisation »et « lutte pour islamiser un territoire », ainsi que pour la déclaration « je pense qu’il faut leur donner le choix entre l’islam et la France ». Autrement dit, c’est le cœur de son programme politique actuel qui a été condamné.  Son opposition à l’immigration qu’il appelle « arabo-musulmane » a été censurée, en application de la loi Pleven de 1972. Zemmour souhaite faire reconnaître par la CEDH une violation de sa liberté d’expression.

Dans ses arguments à la CEDH, le gouvernement français a soutenu qu’un examen de cette affaire sur le fond était inutile. Selon lui, Zemmour aurait abusé de la liberté d’expression, à tel point qu’il perdrait le bénéfice de cette liberté. Le gouvernement s’appuie sur l’article 17 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit l’« abus de droit ». Cet article est appliqué de manière exceptionnelle, contre les propos négationnistes, racistes ou faisant l’apologie du terrorisme. Le gouvernement le sait, car il cite comme jurisprudence des affaires concernant la négation de la Shoah ou le rejet des personnes non-blanches. Il réduit ainsi sciemment le débat politique sur l’immigration et l’islam à une question de « haine », de « racisme » et de « négationnisme ».

Cette position du gouvernement français, exprimée dans ses observations écrites à la CEDH, n’a pas été relayée. Ces observations ne sont pas mises en ligne et sont donc très peu lues. L’argumentation du gouvernement est pourtant choquante. Demander l’application de l’article 17 de la Convention européenne revient à considérer que la démocratie est mise en danger par Éric Zemmour. Dans la jurisprudence de la CEDH, l’article 17 est en effet lié à la notion de « démocratie apte à se défendre ». Le gouvernement français demande donc aux juges européens de défendre la démocratie face à Zemmour. Pour protéger la démocratie, l’article 17 a pour effet d’exclure la personne de la protection offerte par les droits de l’homme. C’est une forme d’“excommunication” décidée par la CEDH.

Contrairement à ce que demande le gouvernement, les juges européens n’appliqueront vraisemblablement pas l’article 17 dans l’affaire Zemmour contre France. Ils ont déjà dû rappeler au gouvernement actuel que cet article visait les « groupements totalitaires » (Z.B. c. France, 2021). En outre, dans sa jurisprudence, la CEDH fait la différence entre la critique radicale de l’immigration ou de l’islam et les discours réellement racistes ou antisémites. Même si le recours de Zemmour est en définitive rejeté, le simple fait que la CEDH refuse l’application de l’article 17 donnerait tort au gouvernement. Cela confirmerait que Zemmour n’est pas extérieur à la société démocratique et qu’en conséquence il continue de bénéficier des droits de l’homme. Cela serait un échec de la volonté du gouvernement de confisquer le débat politique sur l’immigration et l’islam.

Certes, par la non-application de l’article 17, Éric Zemmour devrait remporter une victoire symbolique contre le gouvernement. Mais les juges européens ont posé de telles limites à la liberté d’expression sur les questions d’immigration et d’islam qu’il est probable que son recours soit quand même finalement rejeté, sur un autre fondement. La comparaison entre Zemmour contre France et d’autres affaires est à ce propos éloquente. En 2010, la CEDH avait rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, très similaire à celle de Zemmour. Le Pen avait été condamné pour avoir déclaré « le jour où nous aurons non plus 5 millions, mais 25 millions de musulmans, ce seront eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux ».

En 2018, c’est par son jugement E.S. contre Autriche que la CEDH a fortement restreint la protection de la liberté d’expression sur le sujet de l’immigration “arabo-musulmane”. Elisabeth Sabaditsch-Wolff, conférencière autrichienne du parti FPÖ, avait considéré que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs » puis avait qualifié de « pédophilie » la relation entre Mahomet et la jeune Aïcha âgée de neuf ans. La condamnation de cette conférencière en Autriche avait été validée par les juges européens, estimant qu’elle n’avait pas tant cherché à informer le public qu’à démontrer que Mahomet « n’est pas digne d’être vénéré ». La CEDH avait considéré que restreindre sa liberté d’expression était nécessaire à la préservation de la « paix religieuse » et de la « tolérance mutuelle ».

Ce précédent montre que la CEDH pourrait tout à fait rejeter le recours d’Éric Zemmour, à l’issue d’un examen sur le fond. Le gouvernement français a, dans le but d’obtenir ce rejet, développé quelques arguments de fond pour justifier la censure du candidat à la présidence de la République. Le gouvernement a notamment estimé que Zemmour « a sciemment alimenté négativement les réflexions sur l’islam en France et la communauté musulmane » et que ses opinions « ne sauraient être considérés simplement comme une mise en cause de la montée du fondamentalisme religieux ». Pour le gouvernement, les propos de Zemmour « s’apparentent davantage à la stigmatisation d’une communauté » et pourraient « légitimer un discours totalement discriminatoire ».

Un jugement de la CEDH pendant la campagne électorale ?

Finalement, le recours d’Éric Zemmour sera probablement rejeté par la CEDH, s’appuyant non sur l’article 17 mais sur un examen de fond, à partir de la jurisprudence. Un tel rejet confirmerait que la protection européenne de la liberté d’expression est fortement limitée sur les sujets de l’immigration et de l’islam. La CEDH ne pourra alors plus prétendre qu’elle protège les propos qui « heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population »(Handyside contre Royaume-Uni, 1976). En revanche, en refusant d’appliquer l’article 17, les juges européens rappelleraient au gouvernement français deux principes : Zemmour bénéficie de la protection des droits de l’homme et, surtout, débattre de l’immigration et de l’islam est tout à fait légitime en démocratie.

Mattias Guyomar, le juge français actuel à la CEDH, avait été choisi par Emmanuel Macron. Il porte certainement un regard attentif à l’affaire Zemmour contre France, d’autant plus qu’il siège dans la section V de la CEDH, à laquelle cette affaire est confiée. Il est en revanche peu probable que les juges européens tranchent cette affaire très politique dans le contexte d’une campagne électorale. Donner raison au Gouvernement français ou à Éric Zemmour dans cette affaire serait interprété comme une prise de position plus générale en faveur de l’un ou de l’autre, et donc de Macron ou Zemmour. La CEDH ne devrait pas se risquer à s’ingérer ainsi dans la politique française.

Après l’Ukraine, Poutine s’attaquera aux Pays baltes et peut-être à la Pologne

Bernard Antony, président de Chrétienté-solidarité, directeur de la revue Reconquête communique :

L’armée russe aux ordres de l’ancien colonel du KGB soviétique le président Vladimir Poutine a donc entrepris cette nuit l’invasion de l’Ukraine et le bombardement de toutes ses villes.

Hier au soir je commençais mon émission sur Radio-Courtoisie en martelant que l’on ne mobilisait pas une armée de 190 000 hommes pour un pique-nique. Mais depuis longtemps je savais que j’étais hélas un des rares responsables dans la droite nationale à ne pas manifester des sentiments d’admiration pour le dictateur russe voire d’inconditionnalité collabo.

Hier au soir également, j’avais cru utile de donner dans mon émission, la parole à mon vieil ami Marek Jurek, ancien président de la Diète polonaise et admirable militant anti-communiste. Il nous exprima son angoisse.

Bien sûr la responsabilité des Américains en cette affaire est une fois encore accablante.

Comme elle l’a été jadis dans les abandons-trahisons du Vietnam, puis de la liquidation du Shah d’Iran ouvrant grandes les portes à l’Ayatollah Khomeiny; comme elle l’a été dans le déclenchement de la guerre en Irak, avec pour conséquence l’explosion de l’islamisme; comme elle l’a été dans la honteuse débâcle de Kaboul.

Avec une armée infiniment plus forte que celle de Kiev, Poutine attaque l’Ukraine dont l’immense majorité du peuple ne veut pas subir une nouvelle occupation soviéto-russe.

La langue ukrainienne n’est pas la langue russe, la religion orthodoxe des ukrainiens n’est pas celle du patriarcat de Moscou mais très majoritairement celle du patriarcat de Kiev et celle du catholicisme uniate qui ne veulent pas d’un césarisme néo-bolchevique.

Ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine est dans l’exacte continuité des invasions soviétiques liberticides des pays de l’Europe de l’Est.

Après l’Ukraine, Poutine dont l’ubris n’a pas de limite s’attaquera aux Pays baltes et peut-être à la Pologne en faisant précéder les nouvelles invasions par le même système kagébiste de désinformation et d’utilisation des minorités russophones.

Président de Chrétienté-Solidarité, et directeur depuis 22 ans de la revue chrétienne et anticommuniste Reconquête, j’appelle tous nos militants et amis à dénoncer l’ignominie de la dictature poutiniste néo-stalinienne dont la première victime est le grand peuple russe.

La Marche pour la Vie appelle les candidats à la présidentielle à dénoncer la nouvelle loi sur l’avortement et s’engagent à l’abroger

Communiqué de la Marche pour la vie :

La proposition de loi Gaillot prévoyant l’allongement du délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines à été adoptée le 23 février 2022, à 135 voix contre 47, au terme d’une heure et demie de discussions dans l’hémicycle, au cours de la dernière séance de la mandature. Cette loi permet désormais :

  • L’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse
  • L’avortement médicamenteux jusqu’à 7 semaines de grossesse
  • La création d’un répertoire de médecins pratiquant des avortements
  • Aux sages-femmes de pratiquer des avortements chirurgicaux
  • La suppression du délai de réflexion de 48h
  • De sanctionner les pharmaciens qui refuseraient de délivrer la contraception d’urgence

Seule la suppression de la clause de conscience propre à l’IVG n’a pas passée.

L’adoption de ce texte marque la fin d’un parcours législatif houleux et chaotique. Rejeté 3 fois par le Sénat, il a bénéficié du soutien de la majorité à l’Assemblée et de celui du ministre de la santé Olivier Véran, qui s’est félicité d’avoir trouvé « une voie apaisée » pour un texte « équilibré, mesuré, responsable ».

La Marche pour la vie dénonce le passage en force de cette loi, alors même que plusieurs instances médicales reconnues ont exprimé leur opposition à l’allongement du délai légal de l’avortement, compte-tenu de la dureté de l’acte. Elle salue le courage des quelques députés qui se sont opposés à l’adoption de ce texte.

Elle redit son opposition ferme et totale à ce projet de loi, qui permet le démembrement des fœtus, le mépris de leur droit le plus fondamental, met en danger la santé des femmes et ne tient pas compte de l’avis des professionnels de la santé.

La Marche pour la Vie continue d’appeler les candidats à la présidentielle à un sursaut d’humanité pour qu’ils dénoncent cette loi et s’engagent à l’abroger une fois élu. Elle appelle les candidats à mettre en place une politique de prévention de l’avortement, et de faire de la protection de la vie humaine, une grande cause nationale.

Enfin, elle rappelle que l’avortement est et restera un drame, et qu’il ne pourra jamais devenir un droit fondamental. Ce qui est fondamental, c’est le droit à la vie.

Pour un sursaut social en faveur des femmes enceintes

Communiqué de l’Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie, après le funeste vote de la loi Gaillot:
C’est avec consternation que les Chrétiens Protestants et Évangéliques apprennent l’adoption de l’avortement jusqu’à 14 semaines sur demande du gouvernement, alors même que le Président avait déclaré comprendre le traumatisme infligé par un tel geste. Alors qu’on a renoncé, depuis bientôt cinquante ans, à mettre en œuvre des mesures sociales adaptées mais audacieuses, préférant les « avancées » sociétales si simplistes à court terme, si lourdes de conséquences pour l’avenir.
Avec la même désinvolture, et s’attribuant des pouvoirs qu’il n’a pas, ce Président manifeste sa volonté d’imposer l’avortement comme un droit fondamental aux vingt-sept pays de l’Union Européenne, faisant l’économie du devoir d’aider les femmes concernées, tout en niant le vrai droit fondamental, qui est celui de vivre. 
De tels comportements dévoilent le vrai visage de l’avortement: un fléau destructeur qui frappe les plus faibles pour le soulagement de la conscience des plus forts.
Les Chrétiens Protestants et Évangéliques appellent à un sursaut solidaire en faveur des femmes enceintes laissées à la précarité et à l’insécurité sociale.
Pour le CA, Dr François Volff, Pasteur Jean Pira.

Entre Macron et Zemmour, François-Xavier Bellamy votera Zemmour

Interrogé sur Europe 1 ce matin, le député LR au Parlement européen François-Xavier Bellamy a annoncé accorder son parrainage à Éric Zemmour. “Mon parrainage ne vaut pas soutien” a-t-il tenu à préciser.

Interrogé sur son choix au second tour en cas de défaite de Valérie Pécresse, il a déclaré qu’il soutiendrait Eric Zemmour en cas de second tour face à Emmanuel Macron. Comme Eric Ciotti.

Liberté de religion face au totalitarisme LGBT à la Cour suprême des Etats-Unis

La Cour suprême des États-Unis a annoncé mardi 22 février qu’elle allait examiner la plainte déposée par une conceptrice de sites internet revendiquant sa foi chrétienne et qui, à ce titre, refuse de prodiguer ses services aux homosexuels qui singent le mariage.

La liberté religieuse et la liberté d’expression sont garanties par le premier amendement de la Constitution américaine, tandis que des lois protégent les citoyens contre les discriminations, notamment fondées sur leur genre ou leurs orientations sexuelles. La Cour suprême doit examiner ce dossier durant sa session d’octobre.

Le dossier porte sur une plainte déposée par Lorie Smith, artiste et propriétaire d’un site internet dans l’État du Colorado. Lorie Smith se définit comme une chrétienne et affirme qu’elle ne peut donc pas concevoir des faire-part ou des sites pour les mariages entre homosexuels car cela serait «incompatible» avec ses croyances religieuses. Mais les lois anti-discriminations en vigueur dans le Colorado interdisent à des entreprises de refuser de servir quiconque en arguant de leur orientation sexuelle. Une cour d’appel avait ainsi débouté Lorie Smith l’an dernier et celle-ci a, en dernier recours, saisi la Cour suprême.

En se déclarant compétente pour juger cette affaire, la Cour suprême indique qu’elle va examiner cette affaire à travers le prisme du premier amendement et déterminer si les lois du Colorado «violent le droit à la liberté d’expression» d’un artiste.

En juin 2018, la haute cour avait donné raison à un pâtissier du Colorado qui avait refusé de confectionner un gâteau de mariage pour un couple homosexuel. Les juges avaient estimé par sept voix contre deux que les droits religieux du pâtissier avaient bien été bafoués.

Deux hauts fonctionnaires LGBT impliqués dans une affaire de trafics de drogue

Information hallucinante du Canard sur deux hauts fonctionnaires énarques, qui ont eu une liaison avec un trafiquant de drogue : Oussama Oualid.

“Ces deux serviteurs de l’Etat ont un ‘train de vie dispendieux’ ne pouvant être assuré par leurs seuls revenus, pourtant très confortables.”

“Tous deux sont étroitement liés à un certain Oussama Oualid, mis en examen le 5 février.”

“Inscrit au fichier des personnes recherchées, il a été pacsé de 2015 à 2019 avec l’actuel patron des relations internationales de la Place Beauvau, au nez et à la barbe des services français.” 

L’autre énarque “a reconnu devant les flics une liaison avec Oualid.

Chasse aux sorcières

Dès qu’une personne a joué un rôle actif lors des Manifs pour Tous, les médias se pressent pour le signaler.

France 3 nous rappelle ainsi que Ghislain Gomart, qui prendra les fonctions de directeur général des services de la Collectivité de Corse, a été porte-parole d’un collectif proche de la Manif pour Tous. Il a été membre du groupe Cambacérès, un collectif de haut-fonctionnaires formé lors des débats sur la loi Taubira, en mai 2013. Composé d’une centaine d’anciens élèves de l’ENA, le groupe entendait “interpeller” François Hollande sur les conséquences “néfastes, pour l’intérêt général, de la loi Taubira, ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe“.

Si les signataires du groupe sont anonymes, Ghislain Gomart s’en était fait le porte-parole et était intervenu lors de la grande manifestation de mai 2013.

“En intégrant l’ENA, nous avons choisi de servir l’Etat et l’intérêt général, pour servir la France et les Français. C’est cet engagement là qui motive et justifie notre interpellation. Car la loi Taubira, qui établit de facto un mensonge d’Etat porte gravement atteinte à l’intérêt général. Sa légalité n’est malheureusement plus contestable, mais nous continuons de contester sa légitimité”. “Aquoi sert de vous obstiner à déchirer le pays ?”

Passer à l’offensive

D’IFamNews :

Il y a un gros problème avec le conservatisme tel qu’il est pratiqué en Amérique et dans le monde depuis 60 ans : il a toujours joué la défense, défendant toujours le statu quo contre les attaques des radicaux. Comme le disait le pilier conservateur Bill Buckley :

“Un conservateur est quelqu’un qui se tient à contre-courant de l’histoire, qui crie Stop à un moment où personne n’est très enclin à le faire, ou à avoir beaucoup de patience avec ceux qui le pressent.”

Il y a un problème important à toujours jouer en défense : vous finirez par perdre, car les attaques de vos adversaires vous épuiseront comme les vagues épuisent la roche dure au fil du temps. C’est une progression à sens unique, avec les conservateurs toujours du côté des perdants. Comme Timothy et David Gordon l’écrivent dans leur livre Rules for Retrogrades : “Les généraux le savent ; les grands maîtres d’échecs le savent ; les tacticiens de gauche le savent : pour gagner une guerre, il faut être en attaque.” Pourquoi ? Les Gordon déclarent :

“L’action, même lorsqu’elle est imprécise ou mal exécutée, a la capacité de faire des dégâts. Lorsqu’un boxeur lance un uppercut et le fait atterrir sur son adversaire, même si un coup de poing plus approprié à la situation était un crochet du droit, l’uppercut fait quand même mal et rapproche d’autant le boxeur d’une victoire par KO… Lorsque vous êtes en attaque, vous donnez le rythme. Si vous restez sur l’offensive, vous atteindrez (avec suffisamment de temps) vos objectifs.”

Et comme les conservateurs ont joué la défense au cours des 60 dernières années, nous avons subi défaite après défaite dans les guerres culturelles face à des gauchistes à l’esprit offensif. Nous avons perdu sur l’avortement, l’expansion des naissances hors mariage, l’adoption de lois sur le divorce, le mariage homosexuel, l’adoption homosexuelle et la théorie du genre, pour ne citer que quelques défaites. Les conservateurs sont sur le tapis, avec un arbitre qui à déjà compté jusqu’à 8.

Si nous voulons éviter de nouvelles défaites, et même des pertes antérieures injustifiées, les conservateurs doivent enfin passer à l’offensive. Même si cela ne sera pas facile, c’est nécessaire. Les Gordons déclarent :

“Il faut un effort soutenu pour arracher l’initiative à un adversaire qui attaque et le mettre sur ses talons, car les humains ne possèdent pas l’instinct de réponse à l’agression. Lorsqu’un boxeur reçoit une rafale de coups de poing, il a la réaction instinctive de reculer, de baisser les yeux, de lever sa garde et de se couvrir. Cependant, pour réussir au plus haut niveau, les combattants doivent apprendre à contre-attaquer, en prenant l’initiative par la force. C’est la même chose dans la guerre culturelle et la politique… Nous les rétrogrades, [les conservateurs audacieux], devons reprendre l’initiative ; nous devons faire un effort concerté pour passer à l’offensive.”

Les Gordon donnent ensuite quelques exemples de la manière dont les conservateurs peuvent prendre l’initiative et passer à l’offensive. Par exemple, en ce qui concerne le droit de porter des armes selon le 2ème amendement, ils écrivent :

Après la prochaine fusillade de masse, ne vous défendez pas passivement contre les appels mécaniques et chorégraphiés des médias de gauche en faveur d’une “législation de bon sens sur les armes à feu” en soulignant que les lois proposées ne contribueraient guère à réduire la violence. Au lieu de cela, mettez les gauchistes sur les talons en organisant un blitz médiatique coordonné où les commentateurs ont pour instruction de marteler le fait que les taux de criminalité sont comparativement plus bas dans les régions où la possession d’armes à feu est plus élevée. Passez à l’offensive en interpellant les animateurs des chaînes de télévision avec des questions telles que : “Pourquoi êtes-vous contre la possession d’armes à feu alors que toutes les données suggèrent qu’elle dissuade les fusillades de masse ?” et “Pourquoi faites-vous la promotion du féminisme et de la monoparentalité alors que vous savez que l’écrasante majorité des fusillades de masse sont le fait d’hommes sans père ?”. Si nous voulons mettre fin aux fusillades de masse, nous devrions encourager davantage de personnes à porter une arme à feu afin qu’elles puissent se défendre. Organisez une campagne pour subventionner les armes à feu pour les citoyens des quartiers dangereux.”

De même pour l’avortement. Plutôt que de répondre passivement aux arguments des pro-avortement par le faible “Je veux aider les femmes en leur montrant que choisir la vie est toujours la meilleure option”, les conservateurs doivent passer à l’offensive :

“Demandez plutôt au gauchiste suffisant pourquoi il est d’accord pour faire du mal aux filles in utero en permettant à leurs mères de les démembrer et de les aspirer dans l’utérus, ou de les faire bouillir vivantes dans une solution saline. Ne laissez pas les radicaux prendre le manteau de la “pro-femme” ; montrez que les gauchistes détestent les femmes, comme le démontre leur indifférence à l’égard des millions de petites filles massacrées par des mères qui sont littéralement des infanticides.”

Pour avoir une chance de gagner les guerres culturelles en Amérique et dans le reste du monde, les auteurs Timothy et David Gordon, dans leur livre Rules for Retrogrades, affirment que les conservateurs doivent passer à l’offensive. En effet, la première règle de leur livre est de toujours être en attaque. Continuer à s’appuyer sur notre stratégie de défense passive et faible ne fera que poursuivre notre série de défaites au cours des 60 dernières années. Comme le déclarent les Gordon :

“Si nous voulons gagner la guerre des cultures, nous devons élaborer nous-mêmes le récit – se contenter de répondre passivement aux récits farfelus et choisis de la gauche est suicidaire. Entraînez-vous à attaquer, prenez votre courage à deux mains et saisissez l’occasion.”

Trois questions à l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pierre

Le 11 février, le Pape a signé un décret, dans lequel il confirme l’usage des livres liturgiques de 1962 pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Les prêtres de la FSSP pourront donc continuer à célébrer la messe en rite extraordinaire, les sacrements et les autres rites sous la forme tridentine. Deux prêtres de la Fraternité ont rencontré le Pape début février : comment s’est passé l’entretien ? Comment la Fraternité s’inscrit-elle dans le Motu Proprio « Traditionis Custodes » ? Quelle est sa vocation particulière ?

François-Xavier Bellamy s’apprêterait à annoncer qu’il donne son parrainage à Eric Zemmour…

C’est une information que ses équipes ne démentent pas auprès de RTL :

Ira-t-il plus loin dans ses annonces ? Que sous-entend Sonia Mabrouk par “Sa décision pour la suite“. Réponse sur Europe 1 demain à 8h13 :

En septembre 2021, François-Xavier Bellamy déclarait qu’ Éric Zemmour “avait le mérite de poser une question fondamentale” et ne fermait pas la porte à sa participation au Congrès de LR (à partir de 20’30”) :

Philippe Bas, sénateur LR : “Le chien n’a pas pu voter car le chien ne sait pas lire”

Rien ne va plus à LR. D’un côté, Philippe Bas, sénateur LR responsable de l’organisation de la primaire, tient des propos hallucinants dans une interview à propos du DouglasGate liée aux électeurs bidon de la primaire :

Et d’un autre côté, il semblerait que la panique gagne les responsables LR dont certains sont connus pour souhaiter la défaite de Valérie Pécresse. Une élue LR de premier plan aurait évoqué l’idée de changer en urgence de candidate à la suite des révélations sur les soupçons de fraude lors de la primaire :

Analyse de Tugdual Denis :

 

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