Comment le Conseil constitutionnel se prépare à s’opposer à la volonté populaire
Il fallait s’en douter. Le Conseil constitutionnel a été incapable de défendre les liberté fondamentales des français face aux décisions liberticides du gouvernement pendant la crise de la Covid. Laurent Fabius vient de déclarer que les référendum que pourraient proposer Eric Zemmour et Marine Le Pen pour stopper l’immigration et instaurer la préférence nationale ne pourront pas se faire :
“(…) Pour les candidats aux programmes “de rupture”, les obstacles ne s’arrêteront pas après l’élection présidentielle. Faisons un peu de politique-fiction : même détenteur des 500 parrainages, vainqueur du scrutin puis des élections législatives dans la foulée, le nouveau président – s’il s’agit de Marine Le Pen, Eric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon – pourrait se trouver empêché d’appliquer son projet. L’explication est à chercher du côté du Sénat… et de la rue de Montpensier, à Paris, siège du Conseil constitutionnel. Le mardi 4 février 2020, Laurent Fabius, le président de l’institution suprême du droit français, y recevait une poignée de journalistes (…) Au détour d’une réponse, l’ancien Premier ministre a livré une précision en apparence technique :
“Le référendum de l’article 11 ne peut être utilisé pour réviser la Constitution. Pour cela, il faut utiliser l’article 89.”
Derrière le sabir juridique se niche une bombe. Car l’annonce du chef des Sages signifie indirectement… qu’aucun référendum remettant en cause les éléments les plus sensibles de notre droit ne pourra être convoqué sans l’aval de l’Assemblée nationale et, surtout, du Sénat. Marine Le Pen ou Eric Zemmour, à l’époque à mille lieues de s’engager en politique, peuvent remiser leur programme en matière d’immigration, sauf à convaincre les sénateurs (…) L’éclaircissement du patron du Conseil constitutionnel est inédit sous la Ve République – jusque-là, une savante ambiguïté avait toujours été maintenue. Selon Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’université de Lille, ce raisonnement est implacable juridiquement, même s’il “pose un vrai problème démocratique”.
Quelle importance accorder d’ailleurs à ce propos privé du président du Conseil constitutionnel ? La plus haute. Car Laurent Fabius a récemment confirmé sa pensée. Le 25 janvier dernier, en marge d’une conférence de presse dédiée à l’organisation de l’élection présidentielle, il est revenu sur la procédure de révision de la Constitution. Encore une fois, il a fait la distinction entre le référendum de l’article 11, utilisé par le général de Gaulle, en 1962, pour instituer l’élection du président de la République au suffrage universel, et celui de l’article 89, qui permet explicitement la modification du texte suprême. “Ceux qui, comme le général de Gaulle en 1962 avec l’élection du président de la République au suffrage universel, estiment pouvoir s’appuyer sur l’article 11 et le seul référendum pour réviser la Constitution ont tout faux, a-t-il lancé, selon Le Parisien. D’abord, parce que n’est pas le général de Gaulle qui veut. Ensuite, parce que toute révision de la Constitution doit se fonder non sur l’article 11 mais sur l’article 89.” (…)
Or, cet article 11, c’est précisément celui que veulent utiliser Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour pour faire passer leurs réformes les plus emblématiques. Ils l’ont tous les trois affirmé clairement (ici, ici ou là), en se disant persuadés que le Conseil constitutionnel ne s’y opposera pas, précédent de Gaulle oblige. A tort, donc. “Ce n’est pas le Conseil constitutionnel qui décidera si je suis président”, a même déclaré Eric Zemmour, le plus offensif des trois, le 9 décembre (…)
Pourquoi ce qui était possible en 1962, passer en force via un référendum, ne le serait plus en 2022 ? A l’époque du général de Gaulle, le Conseil constitutionnel s’était dit incompétent pour juger des lois “adoptées par le peuple à la suite d’un référendum” qui “constituent l’expression directe de la souveraineté nationale”. Seulement, l’institution a fait évoluer sa jurisprudence le 25 juillet 2000. Elle se dit désormais compétente pour statuer sur – subtilité – le décret de convocation des électeurs pour ledit référendum. Et Laurent Fabius vient de préciser officiellement sa position de fond. Concrètement, cela signifierait qu’un candidat qui a remporté l’élection présidentielle sur la base de son programme, et également les élections législatives, pourrait être empêché de l’appliquer. “La philosophie de cette position, c’est qu’il ne suffit pas de gagner une ou deux élections pour toucher à la Constitution française. C’est un geste solennel, donc il faut pour cela gagner plusieurs élections, sur le long terme, afin que cette volonté soit mûrie et confirmée dans le temps“, expose Jean-Philippe Derosier. En creux, les candidats les plus radicaux se heurtent au même problème que concernant les 500 parrainages : leur manque d’ancrage dans les territoires, auxquels les institutions de la Ve République confèrent un rôle clef.
Dans le détail, le professeur de droit estime que plusieurs réformes seraient censurées par le Conseil constitutionnel si elles étaient proposées par le biais du référendum de l’article 11 de la Constitution. Il cite à coup sûr (…) “l’interdiction ou la restriction du droit au regroupement familial” des étrangers, portée par Marine Le Pen et Eric Zemmour, qui a été consacré comme un principe constitutionnel en 1993, au nom du droit à mener une vie familiale normale.
Jean-Philippe Derosier signale d’ailleurs qu’il n’est pas évident qu’un référendum sur les questions d’immigration entre dans le champ de l’article 11, qui mentionne “la politique économique” ou “sociale”. Il considère surtout que la “préférence nationale”, concept défendu lui aussi par Le Pen et Zemmour, qui voudrait que les Français disposent de conditions d’accès au logement ou aux allocations préférentielles par rapport aux étrangers, ne pourrait être proposée dans le cadre d’un tel référendum : “Ce serait contraire au principe de non-discrimination reconnu de façon constante par le Conseil constitutionnel. Les différences de traitement entre Français et étrangers sont possibles seulement si un intérêt général le justifie et en rapport avec l’objet d’une loi. Là, à partir du moment où les étrangers ont un titre de séjour valide, que les mesures en question ont pour objectif de favoriser l’insertion sociale, ils doivent être traités de la même manière que les nationaux.”
L’universitaire estime encore, au vu des jurisprudences passées du Conseil constitutionnel, que d’autres mesures du programme d’Eric Zemmour, comme la déchéance de nationalité des binationaux auteurs de trois délits ou des restrictions trop drastiques ou automatiques du droit d’asile et de l’accueil des étrangers en France pourraient être considérées comme “disproportionnées” ou contraires au principe de “l’individualisation” du traitement d’une demande. Dans une mise en abyme saisissante, l’ex-journaliste propose aussi… de réduire la portée du contrôle de constitutionnalité des lois. Mais de la même façon, il s’agirait de modifier la Constitution, donc impossible d’en passer par cette procédure “allégée” (…)”
La République des copains
Quelques jours avant l’entrée en campagne du président de la république, changement de direction à la tête de la principale radio publique française : la compagne d’un de ses plus zélés admirateurs prend la tête de la station pour ses seules compétences…
Adèle Van Reeth, compagne de Raphaël Enthoven, a été nommée pour remplacer Laurence Bloch à la tête de France Inter.
Ce type de pratique se déroulerait en Russie ou en Pologne, Raphaël Enthoven dénoncerait la mainmise du pouvoir sur la radio publique. Mais en France…
Ces adhérents bidons qui ont voté Pécresse
Libération a eu accès au fichier des encartés du parti Les Républicains et montre que la primaire a été entachée de manœuvres frauduleuses visant à gonfler le corps électoral : adhérents fictifs, décédés ou ayant suivi des consignes, et même un chien !
Alors qu’il comptait moins de 80 000 membres fin septembre, le parti en revendiquait 148 862 le 17 novembre. […] Parmi les adhérents ayant rejoint LR en 2021, certains n’existent pas ou plus. D’autres sont bien en peine d’expliquer pourquoi et comment ils sont entrés au parti. D’autres, enfin, l’ont fait en connaissance de cause mais ne s’intéressent guère aux idées de LR et à sa candidate. Ils ont suivi les consignes d’une figure d’autorité ou rendu service à une connaissance, qui a parfois réglé leur adhésion.
[…] Deuxième du premier tour, Pécresse a devancé Michel Barnier de 1 209 voix et Xavier Bertrand de moins de 3 000. Entre le lauréat du premier tour, Eric Ciotti, et le quatrième, Bertrand, le nombre de voix ne représente que 2,5 % des inscrits. […]
Chez LR, Douglas était un militant discret. Contre 30 euros réglés en ligne, en novembre, il a reçu sa carte de membre et le droit de vote à la primaire. Nul ne l’a croisé en meeting, et jamais il n’a commenté la campagne sur les réseaux sociaux. Pour la bonne raison que Douglas est un chien. Libération a pu le vérifier auprès de son propriétaire, un adhérent de Provence-Alpes-Côte d’Azur pro-Eric Ciotti, et s’assurer que le nom de l’animal figure dans les fichiers du parti – avec les coordonnées de son maître. C’est d’ailleurs, assure-t-il, «pour tester, pour voir si c’était faisable» que ce dernier a renseigné le nom de son animal. «J’ai fait avec ce que j’avais sous la main», assume cet adhérent qui témoigne à condition de rester anonyme.
Douglas a échappé à la vigilance de l’instance de contrôle créée par LR pour superviser le scrutin, présidée par le sénateur Philippe Bas. Sur les 148 862 adhésions recensées au 16 novembre, 157 ont été jugées irrégulières et exclues du corps électoral. En cause, notamment, l’utilisation à plus de quatre reprises de la même carte de paiement, de la même adresse électronique ou du même numéro de téléphone. Selon nos informations, au moins 570 adhérents de plus sont dans le même cas de figure – mais ils ont, selon LR, fourni les justifications suffisantes pour être intégrés au corps électoral. Environ 9 000 adhérents supplémentaires ont été privés de scrutin, faute d’avoir fourni un numéro de portable sur lequel recevoir un mot de passe le jour du vote.
Rien, cependant, n’empêchait de créer et d’associer à ses propres coordonnées un adhérent fantôme. Littéralement, puisque nous avons constaté la présence dans le fichier de LR d’au moins trois personnes censées avoir rejoint le parti… après leur décès. […]
En Ile-de-France, un certain nombre d’adhérents n’ont pas la nationalité française, et donc pas le droit de vote dans leur pays d’accueil. […]
Sur Twitter, c’est un festival :
J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle.
— Douglas (@DouglasPecresse) February 23, 2022
TOUT S’EXPLIQUE ! #douglasgate pic.twitter.com/W8dtFoZoOf
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 23, 2022
Six sénateurs LR parrainent Eric Zemmour
Communiqué de six sénateurs LR (Etienne Blanc sénateur du Rhône, Sylvie Goy-Chavent sénatrice de l’Ain, Alain Houpert sénateur de Côte-d’Or, Sébastien Meurant sénateur du Val-d’Oise, Laurence Muller-Bronn sénatrice du Bas-Rhin, Philippe Pemezec sénateur des Hauts de Seine):
La campagne pour l’élection présidentielle 2022 est d’une facture inédite. Nous assistons aujourd’hui à un non-sens démocratique car des candidats sollicités par des millions d’électeurs, en position, selon les sondages, d’accéder au second tour, se retrouvent dans l’incapacité de se présenter au suffrage universel. Cette situation qui résulte de la loi sur les parrainages est incompréhensible dans une démocratie qui doit laisser le choix aux électeurs. David Lisnard, Président de l’Association des maires de France, a réagi avec courage et dignité en apportant son parrainage à un candidat situé à l’opposé de son échiquier politique. Ce matin Gérard Larcher, Président du Sénat, a confirmé qu’il était un devoir pour les élus de parrainer un candidat et que ces parrainages ne valaient pas soutien. Nous saluons ces prises de position qui illustrent l’attachement des Républicains au pluralisme et à la libre expression de nos concitoyens. Les manoeuvres, l’agitation des peurs, les menaces, ne doivent pas priver le peuple français du droit de choisir par leur vote, le chef de l’Etat. C’est ainsi que les sénatrices et sénateurs signataires du présent communiqué, ont décidé, dans l’intérêt de notre pays, dans l’attachement au bon fonctionnement de nos institutions, d’apporter leurs parrainages à Éric Zemmour qui à ce jour ne dispose pas du nombre suffisant pour se présenter aux élections présidentielles. Ce parrainage ne vaut pas soutien. Il se veut concourir au bon fonctionnement d’une des plus anciennes démocraties d’Europe qui est aujourd’hui à la peine sous les yeux incrédules d’un grand nombre de Français.
135 députés souhaitent écraser le crâne des bébés
Après un parcours parlementaire de près d’un an et demi, et juste avant la fin de la session parlementaire, les partisans de la culture de mort ont réussi à faire adopter l’allongement du délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines.
La proposition de loi a été adoptée – en quatrième lecture – par 135 voix, contre 47 et 9 abstentions. Il y avait donc en séance 191 députés sur 577 : un sur trois. Le détail des votes est ici. 11 députés LREM, 19 LR, 5 Modem, 1 PS, 1 Agir ensemble, 3 UDI, 1 Libertés et Territoires et 6 non-inscrits ont eu le courage de voter contre cette abomination.
Voici la motion de rejet prononcée par Emmanuelle Ménard :
Paroles, paroles, paroles…
De Stéphane Buffetaut, élu vendéen, vice-président du CNIP, ancien député européen, pour le Salon beige:
Le discrédit de la parole publique a atteint un niveau rarement connu. Ce phénomène n’est ni de surprenant, ni anodin. Il est le signe d’un dysfonctionnement profond de la démocratie libérale, dû au comportement des partis et des hommes et femmes politiques de toutes obédiences.
Est en cause l’insincérité du personnel et des appareils politiques. Dernier avatar assez piteux, le rétropédalage en moins de 24 heures de Valérie Pécresse au sujet du « grand remplacement » ! Il est vrai qu’elle nous a habitués aux volte-face sur les questions dites de société. Interrogée sur ces changements de pied, elle a rétorqué qu’elle évoluait comme la société. Questionnée sur le crédit que l’on pouvait, dès lors, apporter à ses propositions électorales, elle a répondu de façon désarmante: « il faut me croire sur parole ». C’est bien là le problème : quel crédit peut-on apporter aux paroles des politiciens ?
Jacques Chirac aimait à répéter en riant la formule se son vrai modèle, le radical-socialiste Henri Queuille : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. » Or ce n’est pas drôle du tout. Car, derrière le cynisme du mot, se cache un travail de sape d’un principe sur lequel repose la démocratie : le respect de la parole donnée à l’électeur. Car enfin le candidat cherche à se faire élire sur le programme qu’il énonce. Si les engagements, les propositions, les promesses ne comptent pour rien, il y a une sorte d’escroquerie morale et politique. Le scrutin n’est plus qu’un jeu de dupes, un jeu de bonneteau où les électeurs tiennent le rôle des bernés.
Pire encore, la nomenklatura n’hésite plus à passer outre à la volonté clairement exprimée du peuple. Les questions européennes ont été le champ privilégié de l’escamotage de la démocratie. Nous avons ainsi connu les traités que l’on faisait revoter jusqu’à ce qu’ils finissent par être acceptés et, pire encore, le tour de passe-passe qui consista à faire voter par le Congrès un traité repoussé par référendum ! La caste euro-soumise s’est sans doute félicitée du « bon tour » joué au peuple grâce à Sarkozy. A tort parce que la manœuvre a profondément dégradé la confiance envers le système politico-administratif qui gouverne la France et l’Europe.
Au fond, les électeurs de la droite conformiste ont des convictions bien plus fortes que les cadres des partis supposés les représenter. Ces derniers font campagne et se font élire sur des programmes « droitiers » qu’ils n’ont pas vraiment l’intention de mettre en œuvre. Il en résulte une frustration, un rejet des élus, un dégoût pour la chose politique qui se traduit par une abstention toujours plus forte.
Mais déserter les isoloirs est un mauvais calcul car, à la fin du jour, ce sont ceux qui ont été élus, même par une faible proportion des citoyens, qui votent les lois, les directives européennes et ratifient les engagements internationaux qui façonnent le cadre de notre existence et de nos activités. « Les absents on toujours tort », notamment dans les bureaux de vote.
La clef des futures élections réside dans la faculté qu’auront les candidats à redonner aux électeurs l’envie de reprendre le chemin des urnes. Pour cela, il faut que ceux qui contestent le système aient la capacité de convaincre les Français qu’ils feront ce qu’ils proposent, qu’ils en ont la volonté, la possibilité, le courage. Courage car il faudra se heurter à « l’Etat profond », à une grande partie du monde médiatique, à certaines institutions internationales telles l’Union européenne ou la Cour européenne de justice. En usant de toutes les possibilités que possède un Gouvernement souverain.
La première condition reste que les candidats qui dérangent la caste dirigeante aient la possibilité de se présenter. Donc que les maires fassent preuve d’indépendance et de vaillance pour exercer leur droit de parrainage. Empêcher le peuple d’exprimer ses choix librement serait un jeu très dangereux. La société française est fracturée, tendue, exaspérée. Prenons garde à ce que privés de la possibilité de s’exprimer dans les urnes, les Français ne s’expriment dans la rue. L’Histoire de France nous a appris à maintes reprises que lorsqu’un régime est bloqué, la seule issue qui reste au peuple est de le renverser.
Empêcher le coup d’Etat du “Système”?
Le Conseil constitutionnel publie régulièrement la liste des parrainages validés. La dernière mise à jour (en date de jeudi 24 février, c’est-à-dire, bizarrement, demain) indique notamment que Marine Le Pen compte 393 parrainages validés et Eric Zemmour 350, loin encore des 500 nécessaires qui doivent être réunis avant le 4 mars prochain (je sais bien qu’il est d’usage d’ajouter Jean-Luc Mélenchon aux deux candidats cités plus haut, et il est de fait scandaleux qu’un candidat “pesant” autour de 10% des intentions de vote soit interdit de candidature par ce verrouillage malsain du “Système”, mais son apologie du communisme et de l’islamo-gauchisme le place clairement dans une tout autre catégorie que Marine Le Pen et Eric Zemmour: son idéologie devrait, dans un pays normal, l’empêcher d’être candidat, et non ce tout de passe-passe législatif).
Dans le même temps, bien des candidats anecdotiques, quand ce n’est pas carrément apologistes de crimes contre l’humanité, ont largement dépassé les 500.
Il est parfaitement clair – et ça l’était dès le début – que la loi de 2016 qui a imposé la publicité des parrainages a pour vocation d’empêcher les candidats alternatifs de pouvoir présenter leur candidature. Et il est parfaitement clair aussi que tout repose sur le courage des maires. Mais il vaudrait la peine que les lecteurs appellent les maires qu’ils connaissent pour les encourager. Qu’ils sachent en particulier que, s’ils sont attaqués, ils seront soutenus.
Chaîne de prière pour le libre usage de la liturgie traditionnelle
Communiqué de l’union Lex Orandi:
Alors que le Pape François vient de publier un décret reconnaissant à la Fraternité Saint Pierre l’usage du Missel, du Rituel, du Pontifical et du Bréviaire Romain de 1962, l’Union Lex Orandi vous propose de vous unir à une prière spéciale du 22 février, fête de la Chaire de Saint Pierre, jusqu’au 31 mars 2022, dernier jour du mois de Saint Joseph, afin d’obtenir pour tous les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles catholiques la pleine disposition des trésors de la liturgie traditionnelle dans l’intégralité de leur vie sacramentelle et spirituelle.
Pour vous y associer, vous pouvez réciter chaque jour ces prières à la Sainte Trinité, à la Sainte Vierge et à Saint Joseph. Si cela n’est pas possible, elles sont à réciter au moins le 22 février, fête de la chaire de Saint Pierre, puis chaque mercredi, jour consacré à Saint Joseph, ainsi que le mercredi des cendres (2 mars) et le 19 mars, fête de Saint Joseph, patron de l’Eglise universelle.
A ces intentions, des personnes handicapées ou malades ont souhaité unir l’offrande de leur souffrances. Cet acte de grande charité peut être imité par une offrande particulière de chacun pour l’heureuse issue de cette chaîne de prière.
| Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto
Sicut erat in principio et nunc et semper Et in saecula saeculorum, Amen
Ave Regina Caelorum V. Dignáre me laudáre te, Virgo sacráta Oremus : Concede, misericors Deus, fragilitáti nostræ præsídium : ut, qui sanctæ Dei Genitrícis memóriam ágimus ; intercessiónis ejus auxílio, a nostris iniquitátibus resurgámus. Per eúmdem Christum Dóminum nostrum. Amen.
|
Gloire soit au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme Il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles, Amen
Salut, Reine des cieux !
V. Rendez-moi digne de Vous louer, Vierge Sainte. Prions : Dieu de Miséricorde, portez Secours à notre faiblesse ; faites qu’en évoquant la mémoire de la Sainte Mère de Dieu, nous puissions compter sur l’efficacité de son Intercession pour nous relever de nos péchés. Par le même Christ notre Seigneur.
|
Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.
Protégez, Ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ ; Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur.
Du haut du ciel assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.
Couvrez chacun de nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple et par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et parvenir à la béatitude éternelle du Ciel.
Ainsi soit-il.
www.lex-orandi.org
La récollection scoute du Barroux (18-20 février), un bienfait pour les âmes
Compte-rendu du Barroux :
« C’était formidable ! » « C’était super ! » « C’était génial ! » Un « très beau WE ». « Tout était parfait. » « La récollection scoute du Barroux quand on l’a faite une fois on a envie de la faire chaque année ! » « C’est mon poumon de respiration pour l’année entière. » « Des topos dynamiques. Pas très longs. On ne s’endormait pas. » « Merci pour ces conférences très riches. » Un bienfait pour l’âme.
Voilà quelques-uns des échos qui jaillissent sur la colline du Barroux, entre Carpentras et Vaison-la-Romaine. La version 2022 de la Récollection scoute, pour les aînés de tous mouvements scouts, s’achève sur une salve d’applaudissements.
Le thème ? Saint Charles de Foucauld, dont la canonisation approche. La fameuse méditation du saint sur l’abandon a fait l’objet d’une nouvelle version musicale composée par une guide aînée, spécialement pour l’occasion, et interprétée par les nombreux retraitants, à quatre voix.
Dans le grand vent qui balayait le Comtat Venaissin, il y eut deux départs routiers et une remise de flot jaune.
Les activités n’ont pas laissé le temps de s’endormir : veillée route, chemin de croix, messes, temps d’adoration, confessions, conférences, entretiens particuliers…
On se quitte à regret, « transformé », les yeux remplis de lumière, le cœur gonflé de joie, dans l’amitié scoute ! À l’an prochain, sans faute !
Echanges catholiques et orthodoxes sur l’effort entrepris par les catholiques attachés aux sources de la liturgie
Communiqué suite au premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée :
Jeudi 22 février à 19h30, l’initiative de l’association catholique/orthodoxe “Friends of Orthodoxy” s’est tenu le premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée. A cette occasion, les 15 intervenants, parmi eux un évêque catholique, un métropolite orthodoxe, mais aussi des prêtres, moines et fidèles ont exprimé leur attachement à la grande tradition liturgique latine et byzantine:
Mgr Dominique Rey (évêque de Fréjus-Toulon), le métropolite Seraphim Kikotis (Patriarcat Grec orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’Afrique), l’abbé Nicolas du Chaxel (Fraternité Saint-Pierre), Nicoleta Acatrinei (théologienne orthodoxe), M. Jean de Tauriers (président de Notre-Dame de Chrétienté), le P. Marc Andronikof (Patriarcat de Moscou), le Père Maxime Obukhov (commission pour l’enfance et la famille du Patriarcat de Moscou), Don Francesco Giordano (Professeur à l’université pontificale de l’Angelicum) , le Père Vasile (Patriarcat orthodoxe de Roumanie), M. Grégor Puppinck (Fondateur d’Evangelizo), M. Octavian Mihoc (responsable pour les relations inter chrétiennes et avec l’Islam au Conseil Oecuménique des Eglises), le Père Michel Viot, le Hiéromoine Denis, M. Antonio Brandi (président de Pro Vita et Famiglia Italia) et Guillaume d’Alançon (LIFE-Europe).
Chacun selon son mode propre, a exprimé son estime pour l’effort entrepris par les catholiques attachés aux sources de la liturgie qui irriguent la vie de l’Eglise depuis les origines. Ce fut aussi une occasion de connaissance mutuelle avec en perspective la recherche de la vérité dans le Christ et son Eglise.
Ménélik II, roi chrétien d’Ethiopie
Auteur des biographies d’Elisabeth Feodorovna, d’Ileana de Roumanie, de sainte Catherine de Lesna, du poète Niégoch et du grand-duc Nicolas Romanov, Jean-Paul Besse, docteur d’État en histoire, spécialiste de l’Europe centrale et orientale, vient de publier une biographie de Ménélik II l’unificateur, soleil de l’Ethiopie.
L’empereur Ménélik II (1842-1913) est l’archétype copte éthiopien du guerrier civilisateur. Père de l’Éthiopie moderne, il fut l’un de ses plus grands rois des rois. Lui, dont le père roi du Choa est assassiné, s’échappe de la forteresse où le retient l’auteur du crime Théodoros II pour retrouver son royaume et en prendre la tête en 1866. Captif, il avait reçu un haut niveau d’éducation et d’instruction sous la férule bienveillante de l’Église. Il conquiert alors notamment le pays de Gallas, le Kaffa et le Harrar égyptien. Battu par Johanides successeur de Théodoros II, il traite avec lui avec tant d’intelligence qu’il obtient d’être couronné empereur par la noblesse éthiopienne en 1889. Il développe alors les infrastructures propres aux États modernes, opérant réformes administratives, économiques, universitaires et construisant ponts, routes et armée puissante. Il négocie avec l’Italie maîtresse de l’Érythrée le traité d’Ucciali, mais se révolte très vite contre son protectorat usurpé, lui remboursant un colossal emprunt. La situation se tend et la guerre éclate en 1895. C’est une guerre entre une Italie anticléricale, qui vient de confisquer les Etats pontificaux, et une Ethiopie orthodoxe, dirigée par un pieux souverain, assistant à la Divine Liturgie avant la bataille décisive. Après quelques succès, les Italiens sont battus à Amba Alaghi, et subissent à Adoua un irréparable désastre. Le traité de paix d’Addis Abeba abolit en 1896 le traité d’Ucciali et reconnaît la pleine indépendance de l’Éthiopie. Les Italiens subiront la honte de cette défaite jusqu’à ce que Mussolini lave l’affront.
Prévenir l’avortement en Europe
Le 16 février, à l’invitation du député du Parlement européen Margarita de la Pisa Carrión, l’ECLJ organisait une conférence pour une politique de prévention de l’avortement en Europe. Vous pouvez retrouver dans cette vidéo toutes les interventions en français :
Vous pouvez aussi retrouver une pétition pour un appel à une politique de prévention de l’avortement ici.
Le fils du journaliste Dimitri Pavlenko harcelé à l’école
En réaction au témoignage de Nolan, élève de 6e harcelé à l’école pour oser manger du porc, Dimitri Pavlenko, journaliste sur Europe 1 et CNews, a révélé hier soir dans Face à l’info que son propre fils avait aussi été concerné par le même problème.
Dimitri Pavlenko et son fils n’ont pas reçu le soutien de l’équipe éducative. Résultat, il a dû le changer d’établissement scolaire.
L’affaire Nolan, racontée par Charlotte d’Ornellas :
Charlotte d'Ornellas sur le cas d'un enfant harcelé à l'école : «Il y a des enfants, aujourd'hui en France, qui sont déracinés culturellement chez eux […]. Il y a des mœurs qui ont été remplacées» dans #Facealinfo pic.twitter.com/q7gPYTozMO
— CNEWS (@CNEWS) February 22, 2022
L’anecdote de Dimitri Pavlenko :
— Patricia🌸 (@La_FemmeDuBoss) February 22, 2022
La préparation d’un conflit de haute intensité
Les députés Patricia Mirallès (LREM) et Jean-Louis Thiériot (LR) viennent de publier un rapport d’information sur la préparation à la haute intensité, suite à une cinquantaine d’auditions, deux déplacements et plusieurs contributions écrites.
Dans l’introduction les députés soulignent :
L’hypothèse d’un conflit de haute intensité ne peut plus être exclue. En toute rigueur, elle n’est pas non plus la plus probable. Mais elle constitue un repère structurant pour guider les décideurs dans l’orientation de l’appareil de défense et de sécurité. Les rapporteurs concluent du développement sans précédent de pratiques dites « hybrides » (manipulation l’opinion publique par de fausses nouvelles, attaques cyber non revendiquées, recours à des acteurs par procuration, arsenalisation des dépendances, notamment économiques, instrumentalisation du droit) que le renforcement des capacités de renseignement restera un impératif pour dissiper ce qu’ils appellent « le brouillard des intentions ». Au plus vite. Car c’est notamment dans ce brouillard que la violence pourra prospérer.
Puis ils distinguent la haute intensité de la guerre totale :
Assimiler un conflit de haute intensité à une guerre totale réduit d’emblée le crédit d’une telle possibilité. […]
Les conflits asymétriques montrent que la haute intensité politique n’implique pas nécessairement la haute intensité capacitaire : les guerres d’Indochine ou d’Algérie étaient des guerres totales, avec des moyens très limités, même au regard des capacités militaires de l’époque. Les guerres contre le terrorisme d’aujourd’hui, où la guerre est intense au plan politique mais peu intense au plan militaire, en sont un autre exemple.
À l’inverse, certaines guerres peuvent être à la fois limitées politiquement et intenses militairement, c’est-à-dire qu’elles mettent en œuvre toute la gamme des capacités existantes à un âge technologique donné – à l’exception du nucléaire, réservé à la protection des intérêts vitaux. […]
Un affrontement de haute intensité pourrait survenir dans trois cas de figure :
1.- « Miscalculation » L’un des États, au moins, peut franchir un seuil jugé majeur voire existentiel pour un autre compétiteur sans s’en rendre compte. Bien que les échanges diplomatiques prémunissent normalement des erreurs d’appréciation sur les intérêts et les seuils des adversaires, une erreur est toujours possible. Le manque de transparence entretenu sur les intentions, comme l’a brillamment montré Christopher Clark à propos de la guerre de 1914, peut conduire à un conflit. ([19]) La synchronisation des initiatives, le dialogue politique, sont des éléments cruciaux pour limiter ces risques.
2.- Escalade non maîtrisée. Pour le directeur de la stratégie de défense, de la prospective et de la contre-prolifération de la direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du ministère des Armées, l’intensification de la compétition et sa diversification peuvent conduire à un déchaînement de la violence, par une dynamique d’escalade qui aurait tendance à échapper aux belligérants et à ceux qui croient pouvoir la contrôler, liée au fait que certains dirigeants puissent ne pas accepter le déshonneur d’avoir subi des pertes sans être capables de mener le combat jusqu’au bout, en quelque sorte victimes d’un mécanisme dit d’addiction au jeu. Là encore, le dialogue politique doit offrir des portes de sortie.
3.- Dissimulation L’instrumentalisation de groupes sociaux ou d’États pour mener des actions violentes exonère les États instigateurs de ces actions de toute riposte tant qu’elles ne leur sont pas attribuées. Pour dissuader de telles entreprises ou les déjouer, il faut disposer de solides capacités de renseignement et d’épaisseur conventionnelle.
Un conflit de haute intensité touchera tout le pays :
« Les implications pour la Nation d’un conflit de haute intensité seraient multiples », a rappelé le préfet Stéphane Bouillon (SGDSN) en citant les risques d’attaques sur les marchés financiers, l’utilisation de la spéculation ou des participations dans les entreprises à des fins de déstabilisation, l’instrumentalisation de diasporas sur le territoire national, les risques de sabotages, et l’arsenalisation des dépendances, notamment énergétiques. S’il y a un afflux de militaires blessés, le recours au système hospitalier public posera un problème à l’ensemble de la population. En état de siège, les libertés publiques seront restreintes sous le contrôle étroit du Parlement et du juge, ce qui impliquera de nombreuses procédures judiciaires.
Gaël Monfils : un petit pépin de santé probablement suite à la troisième dose de vaccin
Gaël Monfils a déclaré forfait pour le match de barrage de Coupe Davis contre l’Equateur la semaine prochaine à Pau.
“J’ai subi un petit pépin de santé (probablement suite à ma troisième dose de vaccin). Sur les conseils de mon médecin, j’ai décidé de prendre du temps pour me reposer. Je ne pourrai donc malheureusement pas jouer la Coupe Davis la semaine prochaine.”.
Éric Zemmour reconnaît le génocide vendéen
Interrogé par un internaute, Eric Zemmour cite Reynald Seycher :
Éric Zemmour reconnaît le génocide vendéen !!
Merci @ZemmourEric !!! pic.twitter.com/NmU9jxU5A0
— Foxity (@Foxity78) February 22, 2022
Annoncer le Christ aux musulmans
Comment annoncer le Christ aux musulmans de France et comment accompagner les nouveaux convertis du Proche-Orient ? Une question à laquelle tenteront de répondre, par des moyens concrets, différentes associations lors de ce « Forum Jésus le Messie », organisé à Angers ce samedi 26 février.
Des associations réunies sous la bannière de « Mission Ismérie » dirigée par Marc Fromager, ancien directeur de l’Aide à l’Eglise en Détresse durant 25 ans. Marc Fromager a été interrogé sur RCF :
Le pape loue la richesse de la diversité liturgique
Recevant le 18 février les participants à l’Assemblée Plénière de la Congrégation pour les Églises Orientales, le pape leur a déclaré :
[…] Mais la beauté des rites orientaux constitue bien plus qu’une oasis d’évasion ou de conservation. L’assemblée liturgique se reconnaît telle non pas parce qu’elle se convoque elle-même, mais parce qu’elle écoute la voix d’un Autre, en restant tournée vers Lui, et c’est précisément pour cela qu’elle ressent l’urgence d’aller vers le frère et la sœur en portant l’annonce du Christ. Ainsi, les traditions qui gardent l’usage de l’iconostase, avec la porte royale, ou le voile qui cache le sanctuaire à certains moments du rite, nous enseignent que ces éléments architecturaux ou rituels ne transmettent pas l’idée de la distance de Dieu, mais au contraire, exaltent le mystère de condescendance – de syncatabasis – par lequel le Verbe est venu et vient encore dans le monde.
Le Congrès liturgique pour les 25 ans de l’Instruction sur l’application des prescriptions liturgiques du Code des Canons des Églises Orientales est l’occasion de mieux se connaître parmi les commissions liturgiques des différentes Églises sui iuris ; c’est une invitation à marcher ensemble avec le Dicastère et ses Consulteurs, selon la voie indiquée par le Concile Œcuménique Vatican II. Sur ce chemin, il est bon que chaque composante de l’unique et symphonique Église catholique se maintienne toujours à l’écoute des autres traditions, de leurs itinéraires de recherche et de réforme, tout en gardant chacune sa propre originalité. La fidélité à son originalité propre est ce qui fait la richesse symphonique des Églises orientales. On peut s’interroger, par exemple, sur la possible introduction d’éditions de la liturgie dans les langues des pays où les fidèles se sont répandus ; mais sur la forme de la célébration, il est nécessaire de vivre l’unité selon ce qui est établi par les Synodes et approuvé par le Siège Apostolique, en évitant des particularismes liturgiques qui, en réalité, manifestent d’autres divisions au sein des Églises respectives. En outre, n’oublions pas que les frères des Églises Orthodoxes et Orthodoxes Orientales nous regardent : même si nous ne pouvons pas nous asseoir à la même table eucharistique, nous célébrons et prions cependant presque toujours les mêmes textes liturgiques. Soyons donc attentifs à des expérimentations qui peuvent nuire au cheminement vers l’unité visible de tous les disciples du Christ. Le monde a besoin du témoignage de la communion : si nous faisons scandale avec les querelles liturgiques – et malheureusement, il y en a eu quelques-unes récemment – nous faisons le jeu de celui qui est maître de la division.
Chapelet de réparation suite aux vidéos obscènes tournées dans les églises
Après les vidéos obscènes tournées par deux activistes homosexuels à l’église Saint Paul St Louis à Paris (le second a récidivé), une centaine de jeunes catholiques parisiens se sont rassemblés mardi soir pour réciter un chapelet de réparation.

Égypte : la persécution religieuse vise les femmes et les enfants
L’Égypte présente un scénario inquiétant de persécution religieuse des femmes et de leurs enfants. Comme le rapporte l’Association pour l’Information Catholique en Afrique (ACIAFRICA) rassemblant les propos de Michele Clark, professeur à l’Elliott School of International Affairs de Washington et co-auteur du rapport de l’Aide à l’Eglise en Détresse, qui déclare que
” […] la violence contre les femmes chrétiennes est une arme pour combattre les minorités religieuses. De plus, elle est liée à la structure même de la loi islamique.”
Cette loi prévoit, poursuit le chercheur, que
“[…] pour une femme convertie par la force ou contrainte par la violence à épouser un homme musulman, le retour à la foi chrétienne est impossible, même si elle parvient à se libérer ou est répudiée. Si la femme a des enfants, ils resteront toujours musulmans”.
L’enlèvement, le viol, la conversion forcée et le mariage forcé avec des musulmans, toutes ces violences sans précédent que les rapports relatent malheureusement comme une réalité répandue contre les femmes et les filles, même très jeunes,
“[…] ne signifie pas seulement enlever une personne de sa communauté, la communauté chrétienne. Cela signifie enlever une mère et ses enfants”.
Cela se produit en Égypte contre les femmes chrétiennes, cela se produit d’une manière différente au Xinjiang de la République Populaire de Chine contre les femmes musulmanes ouïghoures : ceux qui souffrent sont toujours des femmes. Et leurs enfants, nés ou tués avant leur naissance.
Colombie : 5 juges décident de légaliser l’avortement, contre l’avis du président et du Parlement
La Cour constitutionnelle de Colombie a dépénalisé lundi, par cinq voix contre quatre, l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse, pour n’importe quel motif. Jusqu’à présent, ce n’était autorisé qu’en cas de viol, si la santé de la mère était en danger ou lorsque le foetus présentait une malformation compromettant sa survie.
Le président de Colombie Ivan Duque a qualifié mardi d'”atroce” cette décision et il a critiqué la juridiction d’avoir pris une décision sans l’avis du Parlement.
“Nous sommes face à une décision qui concerne l’ensemble de la société colombienne et cinq personnes ne peuvent proposer à la nation quelque chose d’aussi atroce que de permettre l’interruption d’une vie jusqu’à six mois de grossesse”.
“Dans cette décision je pense qu’il y a des choses très complexes. La première, (le délai) de 24 semaines. Nous ne parlons pas d’une vie en gestation, mais d’une vie qui est déjà dans l’attente de naître”.
En théorie le Parlement peut modifier la décision de la Cour, en réunissant une majorité s’opposant à l’avortement. Mais ces dernières années les parlementaires ont soigneusement évité d’entrer dans ce débat.
Les annonces faites lundi par Vladimir Poutine sont une humiliation de plus pour le président français Emmanuel Macron
D’Olivier Bault dans Présent :
[…] Le plus inquiétant du point de vue ukrainien, c’est que, pour justifier sa décision et l’envoi dans le Donbass d’une « force de maintien de la paix » censée mettre fin à des massacres inventés par la propagande russe, Vladimir Poutine a assuré que l’Ukraine était une « invention de Lénine » qui serait devenue aujourd’hui une « colonie américaine » dirigée « par un régime de fantoches » et rongée par « la corruption, la pauvreté, avec une industrie proche de la faillite ». Comme une manière de justifier à l’avance une conquête de territoire qui pourrait, au minimum, s’étendre au-delà des territoires déjà sous contrôle russe par l’intermédiaire des gouvernements réellement fantoches, eux, de Donetsk et Lougansk. Vladimir Poutine a accusé les autorités de Kiev d’être « un régime agressif » qui « a choisi la voie de la violence ». Selon le président russe, « l’Ukraine n’est pas capable de devenir un Etat stable et c’est pourquoi elle doit s’appuyer sur d’autres pays comme les USA », et « ce sont les radicaux qui ont conduit à un coup d’Etat en Ukraine [en février 2014] et ils étaient soutenus par l’ambassade américaine ». Poutine a en outre accusé l’Ukraine de vouloir se doter à nouveau de l’arme nucléaire, se donnant ainsi déjà une raison d’aller jusqu’à Kiev s’il le fallait.
Les annonces faites lundi par Vladimir Poutine sont une humiliation de plus pour le président français Emmanuel Macron dont il n’aura été fait aucun cas dans ce dossier. Marine Le Pen a parlé d’un « acte éminemment regrettable » de Vladimir Poutine tout en appelant à une reprise des négociations pour appliquer des accords de Minsk jamais mis en œuvre, avec une conférence « réunissant les Etats-Unis, la Russie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni ainsi que la Pologne, la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie, Etats frontaliers de l’Ukraine ». Eric Zemmour a à peu près la même position, estimant que « la responsabilité de cette situation incombe d’abord à la Russie, mais est aussi le résultat de la politique menée par les Occidentaux et l’OTAN, qui n’ont cessé d’ignorer les préoccupations sécuritaires légitimes de la Russie ». Les deux candidats du camp patriote pour les élections d’avril considèrent que les sanctions annoncées par les USA et l’UE ne seront pas efficaces et iront à l’encontre de nos intérêts économiques.
Bruno Mégret : “Eric Zemmour est le candidat à la présidentielle qui parle le plus de l’identité chrétienne de la France”
Dans une nouvelle interview, Bruno Mégret s’exprime longuement sur son soutien à Eric Zemmour et livre son analyse politique. Extraits :
Quelles sont les raisons qui vous conduisent à appuyer officiellement et publiquement la candidature présidentielle d’Eric Zemmour ?
À vrai dire, il eût été étonnant que je ne soutienne pas la candidature d’Eric Zemmour car son initiative est très comparable à celle que j’avais prise en 1998 lors de la scission du FN. L’objectif est en effet le même, il s’agit de créer un puissant courant capable de rassembler les Français de droite, qu’ils soient actuellement proches du RN ou de LR. Ce qui ferait de ce nouveau mouvement une force pesant 35 à 40 % du corps électoral. Un potentiel le plaçant largement devant ses concurrents et donc en situation de prendre le pouvoir pour accomplir les grandes réformes dont la France a besoin.
Quant au fond, la démarche de Zemmour s’appuie sur le constat que nous subissons un choc de civilisation et que notre civilisation, la civilisation européenne, est attaquée, démographiquement et culturellement, par le monde africain et islamique dont le dynamisme peut conduire au grand remplacement qui ferait disparaître notre nation. Une analyse en tous points comparable à celle que j’avais développée avec mes amis du MNR et qui nous avait amenés à combattre non seulement l’immigration mais aussi l’islamisation et ce, dès les années 1995. À cela s’ajoutent beaucoup d’autres points communs, comme la désignation du Système comme adversaire, la mise en cause du gouvernement des juges,
la dictature des minorités, la préférence nationale, le principe d’excellence, la nécessité de refouler l’islam dans la sphère privée, la dénonciation des entreprises de déconstruction de nos valeurs et tant d’autres encore.Si votre initiative de scission en 1998 et celle que l’on peut qualifier aujourd’hui de division propre à Eric Zemmour sont comparables dans leurs démarches, ce dernier n’est–il pas condamné à échouer comme vous avez échoué à l’époque ?
Il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt. Et je suis convaincu que Zemmour peut l’emporter aujourd’hui là où je n’avais pas réussi vingt-cinq ans plus tôt. D’une part, les Français sont de plus en plus nombreux à avoir pris conscience du danger de l’immigration et de l’islamisation, si bien que le potentiel de voix qui n’était de mon temps que de 15 % est aujourd’hui de 35 %. D’autre part, la confrontation électorale s’est déroulée pour ce qui me concerne aux européennes de 1999. Or, à cette époque, j’avais à ma droite Jean-Marie Le Pen, une personnalité qui tenait beaucoup mieux son électorat que sa fille aujourd’hui, et à ma gauche le tandem Pasqua-Villiers, tandem qui, bien qu’éphémère, m’a empêché de gagner des voix sur la droite classique comme c’est aujourd’hui possible avec la candidature peu convaincante de Valérie Pécresse. La situation conjoncturelle dans laquelle nous nous trouvions était donc plus difficile que celle que connaît Eric Zemmour aujourd’hui. Enfin, les possibilités d’expression étaient alors quasiment nulles avec un système médiatique totalement verrouillé, sans commune mesure avec les possibilités qu’offrent aujourd’hui Internet, les réseaux sociaux et les chaînes d’info continue. Voilà pourquoi je suis persuadé qu’Eric Zemmour peut réussir aujourd’hui.
La primaire assez brutale voire sauvage entre Marine Le Pen et Eric Zemmour ne risque-t-elle pas d’avoir comme possibles conséquences l’élimination du camp dit populiste et national au second tour du scrutin présidentiel ? Et le fait que ses trois concurrents ou adversaires principaux (Valérie Pécresse, Eric Zemmour et Marine Le Pen) soient chacun autour de 15 % des suffrages n’est-il pas du pain bénit pour le président sortant qui a ainsi toutes les chances de se succéder à lui–même ?
Toute initiative politique comporte des risques, c’est évident. Mais je pense qu’Eric Zemmour a la capacité de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Il faut pour cela que la seconde phase de sa campagne, qui porte sur les solutions, ait autant d’impact que la première n’en a eu avec les constats. Il me semble par exemple indispensable de dénoncer le Système qui, au nom d’un prétendu état de droit, s’appuie notamment sur le Conseil constitutionnel pour empêcher les politiques d’adopter la moindre mesure qui ne serait pas politiquement correcte. Or, l’état de droit est une construction idéologique illégitime selon laquelle le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif devraient être soumis au droit incarné par les juges. Et concrètement, cette vision idéologique se traduit par le pouvoir exorbitant du Conseil constitutionnel qui peut censurer les lois votées par les élus du peuple. De même que les tribunaux administratifs et le conseil d’État viennent quotidiennement annuler ou modifier des décisions gouvernementales. Si l’on veut assurer le redressement du pays, la première solution d’envergure consiste donc à briser cet état de droit et ce gouvernement des juges en remettant le Conseil constitutionnel à sa place. Une réforme constitutionnelle serait donc nécessaire pour introduire un droit de recours sur les décisions de cette juridiction permettant au président de la République de soumettre la décision incriminée à un référendum ou à un vote ultime de l’Assemblée nationale, donnant dans tous les cas le dernier mot aux Français ou à leurs représentants (…)
A la base Eric Zemmour n’est pas un homme politique mais un journaliste de presse écrite et audiovisuelle. En quoi peut-on être assuré qu’il a les épaules, les compétences, la stature et la carrure pour conduire la cinquième puissance économique au monde ?
Eric Zemmour a déjà montré qu’il a su passer avec brio de son statut de journaliste à celui de candidat à l’élection présidentielle. Je ne doute pas qu’il saura, le moment venu, passer avec le même brio de sa position de candidat à celle d’homme d’État.
D’aucuns, dans le milieu national et nationaliste, font valoir que ce n’est pas forcément une bonne chose de vouloir que la France traditionnellement catholique soit présidée et dirigée par un juif berbère algérien. Que répondez-vous à cette objection ?
Tout simplement que Zemmour est de loin le candidat à la présidentielle qui parle le plus de l’identité chrétienne de la France.
Pensez-vous que l’union des droites est possible et souhaitable et, si oui, sur quels fondements, quelles orientations ?
Quand on parle de l’union des droites, beaucoup s’imaginent qu’il s’agit de rassembler depuis le notable centriste et politiquement très correct de LR jusqu’au militant de base du Rassemblement national. C’est évidemment impossible et ça ne présenterait aucun intérêt. L’union des droites, c’est le rassemblement de tous ceux qui, appartenant à des partis différents, partagent fondamentalement notre vision de l’avenir de la France. Ce qui veut dire concrètement que l’union des droites c’est la formation d’un grand parti qui irait de la fraction Ciotti de LR jusqu’au RN.
Les départs successifs du RN (Gilbert Collard, Jérôme Rivière, Damien Rieu, Stéphane Ravier, Nicolas Bay…) ne sont-ils pas d’abord le signe et la conséquence d’une très mauvaise gestion des ressources humaines par la direction du parti ?
Il est incontestable que Marine Le Pen n’a pas su gérer son parti pour en faire une force de gouvernement et notamment qu’elle n’a pas su s’entourer durablement de personnalités de qualité qui lui étaient pourtant indispensables pour concrétiser ce projet.
Quel jugement portez-vous sur la personnalité, le positionnement et la campagne de la candidate des Républicains Valérie Pécresse ?
Le problème de Valérie Pécresse est qu’il n’y a pas d’espace politique entre le centre incarné par Macron et la droite tenue par Zemmour et Le Pen. Aussi Valérie Pécresse doit-elle sans cesse chercher un point d’équilibre entre ces deux pôles. Jusqu’à présent les leaders de la fausse droite résolvaient cette difficulté grâce à leur charisme qui leur permettait de faire croire aux uns qu’ils iraient loin à droite tout en faisant comprendre aux autres qu’il n’en serait rien. C’est ce qu’essaye de faire à son tour Valérie Pécresse. Mais, faute de charisme, elle ne renvoie qu’une image d’insincérité qui fait fuir les électeurs (…)
Pensez-vous que la droite nationale ait un grand avenir dans notre pays ?
Oui, car il faut être bien conscient que la droite, la vraie, a maintenant remporté une victoire idéologique majeure s’agissant de l’immigration et de l’insécurité et, plus globalement, du mondialisme. Dans leur écrasante majorité les Français adhèrent au constat que fait la droite nationale sur ces sujets majeurs. Aucun politique crédible n’oserait plus aujourd’hui affirmer que « l’immigration est une chance pour la France » ou que « la mondialisation économique nous a apporté la prospérité ». Cette victoire idéologique est certes masquée par le fait que la gauche contrôle toujours, à travers le Système, les institutions de notre pays comme les médias ou les universités. Mais cette victoire idéologique est bien là et se traduit déjà par un effondrement des partis politiques de gauche. Elle sera inéluctablement suivie d’une victoire électorale conduisant notre famille politique au pouvoir. [source]
La France prie : plus de 2630 chapelets dans toute la France
Dont plus de 2300 mercredi :
De quoi s’agit-il ? Récitation du chapelet sur la place publique, au mieux avec des cierges bénis laissés sur place.
Quand ? De préférence le mercredi soir à 18 heures, en union avec de nombreux groupes à travers le monde.
Où ? Dans chaque quartier de nos villes, dans chaque village de France, devant un calvaire, une église, une statue dont notre pays est parsemé.
Qui ? Toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent réciter le chapelet. Que l’on soit seul, en famille, avec des amis, avec ou sans prêtre, chacun dans son village ou son quartier.
Comment ? Debout, à genoux, chacun comme il le souhaite et comme la météo le permet, à voix haute sans haut-parleur. Si un prêtre est présent, il lui est réservé de faire une petite intervention à caractère purement religieux et de bénir les participants en fin de chapelet. On peut aussi chanter quelques chants et prier Saint-Joseph. Durée conseillée : au total environ 30 minutes.
Pourquoi ? Pour confier notre pays qui subit actuellement une crise sociétale des plus graves de son histoire à la Très Sainte Vierge Marie et l’implorer pour qu’elle vienne en aide à ses habitants.
Dans quel but ? Il s’agit de poser un acte public de prière et de témoignage de notre Foi et donc de réciter ce chapelet en public partout en France pour ainsi mettre le domaine public sous la protection de la Sainte Vierge.
Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que la crise actuelle se soit résolue de manière pacifique et que la paix et la liberté soient revenues dans notre société
Résister au mensonge
De Victor Aubert aux lecteurs du Salon beige :
« Je n’ai pas la force, tout petit individu que je suis, de m’opposer à l’énorme machine totalitaire du mensonge, mais je peux au moins faire en sorte de ne pas être un point de passage du mensonge. » Alexandre Soljenitsyne
La séquence vidéo diffusée le mercredi 16 février 2022 dans l’Oeil du 20h de France 2 est un tissus de mensonges.
La recette de la manipulation est simple :
- sur des centaines d’heures de conférences et de publications traquer un propos non conforme au politiquement correct
- ajouter des images prises dans des contextes différents (comme celle d’un prêtre jouant au ball trap pendant ses vacances chez des particuliers)
- extraire les éléments de leur contexte
- saupoudrer le tout d’un commentaire sans rapport pour extrapoler le sens initial des propos et des situations
- constituer un montage alignant des éléments incohérents en vue de terrifier les téléspectateurs
- coller des étiquettes toutes faites et des raccourcis simplistes qui sont autant d’anathèmes envers celui qui ne pense pas correctement
- insinuer des choses invérifiables
- servir le tout sur un plateau au ministre de l’intérieur pour qu’il dissolve une association composée de jeunes bénévoles qui n’ont jamais enfreint la loi.
Il semble que le sort s’acharne, on nous accuse d’inciter au communautarisme et de constituer une menace, le but est simple : stigmatiser toute forme de dissidence au politiquement correct et toute tentative de proposer une alternative à la dictature du wokisme et de la cancel culture.
Nous restons confiants en la providence, les épreuves que nous traversons ont été permises par Dieu et il est normal pour un chrétien d’être confronté à toutes formes de persécutions, c’est même peut-être sa vocation : être accusé injustement et servir de bouc émissaire pour assouvir les masses. Nous ne sommes pas chrétiens pour vivre confortablement et jouir d’une bonne réputation, il faut traverser ces tempêtes avec calme et confiance. Et puis ce qui nous arrive aujourd’hui est bien peu de choses en comparaison de ce qu’ont enduré saints et martyrs.
N’oublions pas néanmoins que si Academia Christiana est dissout aujourd’hui, on s’en prendra demain à nos paroisses et à nos écoles. La lutte contre la diabolisation ne fonctionne pas, nous aurons beau nous justifier ou demander pardon, nos adversaires nous traineront dans la boue jusqu’à ce que nous renoncions à nos dernières convictions. Aujourd’hui l’extrême droite va de Valérie Pécresse à Marine Le Pen. Il arrivera un jour où la gauche ira jusqu’à déboulonner les statues de François Mitterand. Continuerons-nous à nous justifier et à nous désolidariser les uns des autres ?
Il faut résister au mensonge. Academia Christiana, comme vous le savez, est un institut de formation, un laboratoire d’idées et un réseau d’initiatives. Nous avons formé des milliers de jeunes. Nous avons vu de magnifiques conversions au sein de nos évènements. Des couples qui constituent aujourd’hui de beaux foyers chrétiens s’y sont formés. Mais surtout de nombreux jeunes se sont engagés au service du bien commun dans tous les domaines : enseignement, humanitaire, artisanat, culture, journalisme, politique… Academia Christiana n’a pas de ligne idéologique, nous ne nous définissons ni comme nationalistes, ni comme royalistes, ni comme je ne sais quoi d’autre en « -isme », nous sommes simplement ce que nous sommes, car nous n’aimons pas être enfermés dans des cases. Nous aimons le débat et les échanges d’idées, il n’y a qu’à nous lire ou nous écouter pour s’en rendre compte, mais cela est un travail trop exigeant pour des journalistes avides de simplifications.
Si Academia Christiana est dissout, qui fera ce travail ? Notre pays a besoin que des catholiques s’engagent en politique et défendent la vérité, c’est le rôle d’Academia Christiana que de les former.
Tout le monde ne se retrouvera peut-être pas à cent pour-cent dans notre association, mais qu’importe. Il est crucial que catholiques et patriotes soient capables de réaliser l’unité dans la diversité. C’est un équilibre qui s’oppose tant à la centralisation (un seul mouvement autorisé pour défendre nos intérêts) qu’à l’atomisation (querelles de chapelles entre des mouvements qui finissent par ne plus représenter que des individus orgueilleux). Nous soutenir n’est pas forcément adhérer pleinement à nos idées mais c’est simplement résister au mensonge et à la dictature de la bien-pensance qui stigmatise systématiquement toute dissidence au politiquement correct.
Je sollicite donc votre soutien pour rétablir la vérité et nous aider à continuer notre mission qui est à la fois simple et nécessaire : former des jeunes qui défendront les valeurs de la civilisation européenne et chrétienne autour d’eux.
Victor Aubert
Président d’Academia Christiana
Abus sexuels et rapport de la CIASE, Jean-Marc Sauvé répond au Club des hommes en noir
Mis en cause pendant une émission du Club des Hommes en Noir Jean-Marc Sauvé à demandé à pouvoir clarifier certains points. L’Homme Nouveau a donc reçu le président de la CIASE qui a pu après un temps d’échange avec Philippe Maxence répondre aux questions du père Michel Viot et de Jeanne Smits.
Le premier pas d’un long chemin
Communiqué de La Voie romaine :
La Voie romaine se réjouit de la décision du pape François de confirmer le charisme liturgique propre de la Fraternité Saint-Pierre, communauté de prêtres attachée à la célébration de la messe et des sacrements en rite tridentin, disposition notifiée par un décret pontifical signé le 11 février 2022 et rendu public le 21 février.
En précisant que le Motu Proprio Traditionis Custodes ne s’applique pas à cet institut, le Saint-Père rassure ses nombreux prêtres et les fidèles de ses différents apostolats, profondément ébranlés depuis plusieurs mois.
Cette disposition prise par le pape François apporte la preuve qu’il est vital de s’adresser directement à lui, comme des fils à leur père, et de façon massive, pour le supplier de revenir sur le Motu Proprio Traditionis Custodes et de redonner au rite tridentin son entière liberté dans l’Église.
De nombreux prêtres de l’Église restent en effet profondément heurtés par ce Motu Proprio, certains appartenant à des instituts, ordres monastiques et religieux qui se trouvent encore dans l’expectative concernant les règles auxquelles ils seront soumis, d’autres appartenant au clergé diocésain qui ont perdu la liberté de célébrer la messe traditionnelle.
Parce que le Motu Proprio Traditionis Custodes a déjà conduit certains évêques à décider de fermer à plus ou moins brève échéance plusieurs lieux de culte en France, parce qu’il reste une blessure insondable pour les chrétiens qui ne comprennent pas que l’on veuille mettre un terme à la célébration de cette liturgie si essentielle pour leur vie de foi, nous appelons tous les catholiques à adresser à lavoieromaine.com leur lettre au Pape. Ces lettres seront placées dans un coffre acheminé à pied par des mères de prêtres qui partiront de Paris le dimanche 6 mars prochain pour se rendre à Rome où elles arriveront le 30 avril.
Ce sont déjà plus de mille cinq cents lettres de chrétiens attachés à la liturgie traditionnelle qui ont été reçues par La Voie romaine, qui expriment leur foi avec profondeur, humilité, piété filiale à l’égard du Saint Père et avec un amour incommensurable de l’Église.
Notre espérance est grande, dans le prolongement du décret paru le 11 février 2022, que le pape François entende cette immense supplique du peuple de Dieu portée à Rome dans un plein esprit synodal de confiance et de fidélité au Saint-Siège.
Marine Le Pen contre l’allongement du délai d’avortement de 12 à 14 semaines
La candidate du RN a été interrogée sur la proposition de loi en cours d’adoption concernant l’allongement de l’avortement :
📹 Je suis pour le droit à l'IVG, mais je suis contre l'allongement du délai de 12 à 14 semaines, comme y sont opposés un certain nombre de médecins. #RTLPrésidentielle pic.twitter.com/FKWKrpRWmV
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) February 22, 2022
Simultanéité des attaques portées contre Josef Ratzinger et contre la morale catholique par le mouvement du Chemin synodal allemand
EWTN a réalisé un entretien avec Mgr Georg Gänswein, au moment même où Benoît XVI vient d’essuyer une attaque en règle de la part de nombreux médias occidentaux, sous couvert de dénoncer une mauvaise gestion des abus dans l’Eglise sous son pontificat.
Pour Mgr Gänswein, les jugements négatifs sur l’action de Josef Ratzinger comme évêque ou pape, relèvent d’une
« ignorance ou d’un parti-pris qui n’ont rien à voir avec une couverture honnête des faits ».
Bien au contraire, le pape émérite est le « père de la transparence » en matière d’abus dans l’Eglise, et si son action n’a pas eu tous les effets escomptés, c’est en raison de « résistances internes ».
Mgr Gänswein note la coïncidence des attaques violentes portées à l’encontre de l’ancien pape bavarois, avec un vote crucial au sein du tristement fameux « Chemin synodal » allemand. Les prélats allemands ont approuvé pêle-mêle des projets allant dans tous les sens d’un progressisme à bout de souffle : abolition du célibat sacerdotal, accès des femmes aux ordres sacrés, évolution de la morale chrétienne sur l’homosexualité, etc.
« On peut spéculer sur la simultanéité des débats du synode et des attaques portées contre Benoît XVI, mais une chose est certaine : toute son œuvre constitue un obstacle à certaines des réformes visées par le Chemin synodal ».
Le secrétaire de Josef Ratzinger évoque une « manipulation » des évêques des bords du Rhin. Au-delà d’un certain « plaisir de certains à s’acharner sur le pape émérite », le Chemin synodal « utilise la crise des abus pour remodeler l’Eglise à sa guise ».
La liturgie byzantine et la liturgie latine traditionnelle ont beaucoup en commun : webinaire en ligne aujourd’hui [présence d’un évêque français]
C’est à un évènement exceptionnel auquel vous êtes invités à participer : un webinaire extraordinaire sur le thème de
“la liturgie sacrée et de la convergence théologiques des rites byzantin et tridentin”.
Des personnalités orthodoxes et catholiques s’exprimeront sur le sujet en de courtes interventions. La liste des intervenants a été mise à jour.
L’unité des fidèles du Christ passe aussi par la grande tradition liturgique…
Ce webinaire aura lieu mardi 22 février prochain à 19h30 (heure française).
Intervenants orthodoxes (modifié) :
- Mme Nicoletta Acatrinei, théologienne et économiste roumaine, directrice générale de la Fondation GAF (Genève).
- Metroplite Seraphim Kykotis (Constantinople)
- Père Denys, moine (Monastère de la Protection de la Mère de Dieu – Sciernes),
- Père Vasile Mihoc, liturgiste
- M. Octavian Mihoc, responsable dans le Conseil Œcuménique des Églises pour les relations avec le Vatican et les relations interreligieuses avec l’islam,
- Père Marc Andronikof, Patriarcat de Moscou
- Père Maxime Obukhov : commission pour l’enfance et la famille du Patriarcat de Moscou
Intervenants catholiques :

- M. Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, représentant du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe pour les questions de bioéthique.
- M. Jean de Tauriers, président de l’Association Notre Dame de Chrétienté.
- Antonio Brandi, président de Famiglia e vita
- Guillaume d’Alançon, directeur de LIFE EUROPE
-
Don Francesco Giordano, théologien, professeur à l’université pontificale Angelicum
-
Père Michel Viot, prêtre du diocèse de Paris
Addendum : un évêque français interviendra vers 20h.
Voici les informations de connexion :
Sujet : Webinaire Liturgie Sacrée / Sacred Liturgy Webinar
Veuillez vous inscrire à la date et l’heure qui vous conviennent le mieux : https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_RT9iTDT_Rg-rVx81jJgAqg
Addendum : évoquant cet évènement, Yves Daoudal cite un article passionnant de Peter Kwasniewski, de 2018. Extrait :
La liturgie byzantine, la Messe latine traditionnelle et le Novus Ordo : deux frères et un étranger
Pour moi, et, je pense, pour la plupart des traditionalistes, il est évident que la Divine Liturgie byzantine et la Messe romaine traditionnelle sont spirituellement proches, et que le Novus Ordo s’écarte de l’héritage qu’elles ont en commun.
Mais on rencontre parfois des catholiques byzantins qui, trompés par les similitudes superficielles entre la liturgie byzantine et le Novus Ordo (par exemple, qu’ils sont souvent célébrés dans une langue vernaculaire prononcée de manière audible) et par les différences évidentes entre la liturgie byzantine et le rite romain traditionnel (par exemple, qu’il y a beaucoup plus de silence dans la seconde que dans la première, et que le peuple semble jouer un rôle plus “actif” dans l’une que dans l’autre), soutiennent que les liturgies byzantine et le Novus Ordo sont spirituellement plus proches, et donc, lorsqu’ils ont le choix, choisiront l’usus recentior romain plutôt que l’usus antiquior. En effet, les protagonistes et les apologistes de la réforme liturgique romaine prétendent souvent être des admirateurs de la tradition orientale et aiment souligner les nombreuses caractéristiques apparemment “orientales” de la liturgie néo-romaine.
Or, s’il est vrai que la liturgie byzantine et la liturgie latine traditionnelle ont beaucoup plus en commun l’une avec l’autre que l’une ou l’autre avec le Novus Ordo, nous devons être en mesure de dire précisément en quoi consiste ce point commun. Je propose que nous puissions le voir dans les principes suivants, que je vais d’abord énumérer, puis expliquer :
1. Le principe de tradition ;
2. le principe du mystère ;
3. le principe du mode élevé ;
4. le principe d’intégrité ou de stabilité rituelle ;
5. le principe de densité ;
6. le principe de la préparation adéquate et répétée ;
7. le principe de véracité ;
8. le principe de hiérarchie ;
9. le principe de parallélisme ; et
10. le principe de séparation.
1. Le principe de la tradition. L’une et l’autre sont le résultat d’un développement organique d’un noyau apostolique ancien, transmis par des siècles de foi vivante ; malgré les attributions de telle ou telle liturgie à un saint célèbre comme saint Jean Chrysostome ou saint Basile, en fait le rite est l’œuvre de beaucoup de personnes que nous ne pouvons pas nommer. Aucune liturgie byzantine ou liturgie romaine classique n’est le produit d’un comité d’experts d’avant-garde, déconnectés du peuple et captifs de théories à la mode depuis longtemps révolues. On peut appeler cela le principe de tradition, de la réception de ce qui est transmis. En d’autres termes, une liturgie n’est pas bonne parce que l’autorité de l’Église la juge bonne, mais parce que l’Église la sait bonne parce qu’elle l’a reçue. Nous touchons ici à la racine de cet ultramontanisme bizarre en Occident qui considère que la liturgie n’est rien d’autre que ce que l’autorité papale a promulgué – comme si la liturgie était une argile infiniment malléable dont la forme est entièrement laissée à la volonté du sculpteur. Avant Paul VI, l’autorité papale promulguait ce qui était déjà connu et aimé comme traditionnel dans l’Église latine.
