Poutine reconnaît les régions séparatistes de l’est de l’Ukraine
Vladimir Poutine a prononcé hier soir un discours de presque une heure à la fin duquel il a annoncé reconnaître les Républiques sécessionnistes du Donbass. Deux heures plus tard, il a donné l’ordre à l’Armée russe d’assurer le maintien de la paix dans les territoires concernés.
Poutine indique que l’Ukraine, dans ses frontières actuelles, est en partie une construction historique artificielle sortie des cerveaux de Lénine et Staline. La radioscopie qu’il fait de la corruption des gouvernements ukrainiens est saisissante de vérité pour qui connaît le pays. Et le président russe n’a pas besoin de hausser le ton pour décrire l’agressivité de l’OTAN depuis les années 1990.
Les Occidentaux aimeraient une bonne invasion de toute l’Ukraine, comme les Occidentaux ont envahi l’Irak ou saccagé la Libye. Vladimir Poutine ne leur fera pas ce cadeau. A chaque crise il verrouille un territoire stratégique: la Crimée en 2014; le Donbass aujourd’hui.
Vladimir Poutine vient d’utiliser exactement la même tactique qu’en 2008 avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, républiques sécessionnistes attaquées par la Géorgie: apporter sa protection à des territoires ciblés, attaqués par leur ancien gouvernement à qui les Etats-Unis ont promis l’intégration dans l’OTAN.
Emmanuel Macron, qui fanfaronnait comme ayant réussi à apaiser la situation, qui avait plaidé avant hier pour un sommet avec Biden et Poutine, a réagi :
Le Président de la République condamne la décision prise par le Président de la Fédération de Russie de reconnaître les régions séparatistes de l’est de l’Ukraine.
Il s’agit clairement d’une violation unilatérale des engagements internationaux de la Russie et d’une atteinte à la souveraineté de l’Ukraine.
Il demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que l’adoption de sanctions européennes ciblées.
Cette communication de LREM n’est pas une intox… :

Le 16 février, Olivier Bault analysait dans Présent :
[…] Ce que veut la Russie, c’est, d’une part, l’application des accords de Minsk selon leur interprétation russe, avec reconnaissance des Républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, et la fédéralisation de l’Ukraine pour assurer leur pleine autonomie (sous influence russe, cela va sans dire). A ce sujet, mardi la Douma russe votait une résolution en faveur de la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de ces deux républiques.
D’autre part, il s’agit pour Moscou d’obtenir la garantie que l’Ukraine, à défaut de rester partie du monde russe, ait un statut d’Etat neutre, à l’image de la Finlande à l’époque de l’URSS, et en particulier que l’Ukraine ne rejoigne jamais l’Otan. Accessoirement, il s’agit d’exercer des pressions pour obtenir la mise en route du gazoduc Nord Stream 2, la crise ukrainienne et la flambée des prix des hydrocarbures qui l’accompagne servant à démontrer l’utilité de cette route alternative pour le gaz russe vers l’Europe. Les menaces américaines et allemandes sur ce gazoduc sont déjà une victoire pour Vladimir Poutine. En effet, si le Nord Stream 2 ne sera pas mis en route en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, ainsi que l’assurent Joe Biden et Olaf Scholz, on peut logiquement supposer que l’absence d’invasion signifie qu’il sera bien mis en route. Quant au statut de l’Ukraine, le retrait précipité des conseillers et formateurs militaires américains et britanniques de l’Ukraine est aussi déjà un début de victoire pour la Russie. […]
Eric Zemmour dénonce la violation de la souveraineté ukrainienne tout en jugeant que les sanctions contre la Russie sont contre-productives :

«La gauche nomme ‘extrême droite’ la droite qui s’oppose véritablement à elle»
Dans le programme de l’émission Face à l’info animée par Christine Kelly :
- Mathieu Bock-Côté : La droite donne des parrainages à la gauche pas l’inverse: Y a t-il une forme de sectarisme?
- Dimitri Pavlenko : Ukraine: guerre d’un nouveau genre?
- Charlotte d’Ornellas : Y a t-il une surreprésentation des étrangers en prison ?
- Mathieu Bock-Côté : Etre Français… être reconnu comme tel, qu’est-ce qu’être français?
- Marc Menant : Le manifeste du Parti Communiste publie le 21 Fevrier 1848 de façon anonyme puis revendiqué par Karl Marx
Le rôle du père dans le recours à l’avortement
Une étude menée l’année dernière par Lifeway Research et présentée récemment, rassemble des données significatives sur le rôle des hommes dans les procédures d’avortement.
La recherche a été menée aux États-Unis d’Amérique, sur un échantillon de 1000 hommes. Elle a analysé, entre autres, l’état d’esprit de ces hommes lorsque la femme leur a annoncé qu’elle attendait un enfant, un état d’esprit qui va du “sentiment de nervosité” pour 53% d’entre eux, à la “peur” pour 42%, mais aussi à la “joie” pour 30% et à l’”excitation” pour 28%.
En ce qui concerne le comportement des pères par rapport à la décision de la femme d’avorter, 12% d’entre eux ont dit qu’ils l’ont “fortement encouragée” à le faire, 30% l’ont “suggéré”, 19% ont “suggéré de ne pas le faire”, 8% l’ont “fortement encouragée à ne pas le faire”, mais un incroyable 31% ont dit qu’ils n’avaient “pas d’opinion”.
Dans cette foule de serviteurs muets de la “culture de la mort“, 63% ont estimé que l’avortement “était leur choix”, celui de la femme. Les “raisons” invoquées pour tuer un enfant dans le ventre de sa mère sont les mêmes que celles que les pro-avortement invoquent habituellement : le couple ne pouvait pas “se permettre” d’avoir un enfant à ce moment-là, il y avait d’autres enfants dans la famille, en nombre jugé “suffisant”, il devait terminer ses études, ou il ne se sentait pas “prêt” à être père, ou il ne considérait pas la relation avec cette femme comme quelque chose de sérieux. La banalité du mal.
En Italie, il y a quelques années, le cas d’Andrea Roncato, artiste de cabaret et acteur, a été médiatisé, comme il l’a raconté dans un livre, intitulé Je t’aurais aimé qu’il regrettait cet avortement auquel il a eu recours dans sa jeunesse. Lors d’une interview télévisée, au présentateur qui lui demandait si avoir un enfant lui manquait, Roncato a répondu :
“Avoir un enfant me manque, c’était la véritable erreur de ma vie. Quand j’étais très jeune, j’ai eu la chance de devenir père, d’avoir un enfant, mais je l’ai fait avorter. Je suis maintenant devenu extrêmement anti-avortement. J’ai aussi fait un livre pour cet enfant qui n’est jamais né, intitulé Je t’aurais aimé“.
Il faut aussi évoquer ces hommes qui ont appris, après, que leur compagne avait avorté de leur enfant sans leur en faire part.
Valérie Pécresse veut ouvrir davantage les établissements scolaires au lobby LGBT
Le magazine LGBT Tetu a interrogé Valréie Pécresse et relate :
elle affirme avoir toujours appartenu à “la frange progressiste” de la droite. Elle en veut notamment pour preuve qu’elle aurait toujours condamné les politiques LGBTphobes en Pologne ou en Hongrie. Si elle est élue en 2022, elle assure aussi vouloir ouvrir davantage les établissements scolaires aux associations qui luttent contre les LGBTphobies. Plus encore, elle promet que la libre détermination du genre fait partie de son ADN.
Inscriptions satanistes sur la cathédrale Notre-Dame de Coutances
Gérald Darmanin et déjà sur place et Marlène Schiappa s’indigne sur les réseaux sociaux… Ah non ?
Une plainte a été déposée le 21 février 2022 par la conservatrice de la cathédrale et architecte des Bâtiments de France suite à la découverte d’inscriptions sur la cathédrale normande.
Jean-Frédéric Poisson : “Je suis catholique et porte-parole de la campagne d’Eric Zemmour. Et alors ?!”
Jean-Frédéric Poisson, porte-parole d’Eric Zemmour et parmi les premières personnalités à l’avoir rejoint, répond au frère Paul-Adrien sur les questions que “se posent les chrétiens” en politique dans son émission L’Amour vaincra :
Rappel à Dieu de frère Jean-Baptiste de la Famille Missionnaire de Notre Dame
La Famille Missionnaire de Notre-Dame communique une triste nouvelle :
En union avec Mme Tilloy, sa maman, sa sœur Florence et ses nièces Agnès et Sophie, nous venons vous faire part du décès accidentel de notre Frère Jean-Baptiste ce vendredi 18 février 2022 à Cannes.
Depuis vendredi soir, nous étions sans nouvelles de Frère Jean-Baptiste qui, selon ses habitudes journalières, conseillées par son médecin, était parti à 14h30 pour une marche de santé sur la croisette, à 10 minutes à pied de notre Foyer de Cannes. Il n’avait pas pris ses papiers.
Comme le rapporte Nice Matin en ce lundi 21 février, deux jeunes filles qui étaient sur la plage « l’ont aperçu déambuler dans l’eau pendant un moment, puis ne le voyant plus, – son sac était resté sur le sable de la plage du Martinez – elles s’en sont inquiétées et se sont précipitées » pour découvrir son corps flottant sur l’eau, comme nous l’avons appris samedi à 9h00. Elles ont immédiatement averti les pompiers qui n’ont pas pu le ranimer. Il a été, selon les témoignages, victime d’une hydrocution.
Étant donné qu’il n’avait pas de papiers d’identité sur lui, les conclusions de la procédure de reconnaissance légale ne nous sont parvenues qu’hier soir, dimanche 20 février, d’où la raison de notre communiqué tardif.
Frère Jean-Baptiste avait choisi de rejoindre la Famille Missionnaire de Notre-Dame en 1985. Après avoir servi comme apôtre de l’Amour en Alsace, où il a été ordonné prêtre en 1997, il a été nommé à Cannes en 2005 où il a eu de multiples activités au service de la mission de Notre-Dame des Neiges, du diocèse et de la paroisse de Cannes, par ses engagements, entre autres, pour le catéchuménat et la Paix.
Nous remercions Monsieur le maire de Cannes, David Lisnard, qui a publié hier soir le communiqué suivant :
« J’apprends avec tristesse et émotion la disparition de Frère Jean-Baptiste, représentant de la Famille Missionnaire de Notre-Dame à Cannes, qui officiait à la chapelle Isola Bella. Frère Jean-Baptiste était une très belle personne, qui accompagnait de sa présence et de sa bonté la vie locale, notamment lors des cérémonies et grands hommages traditionnels au monument aux morts de l’Hôtel de Ville. Ordonné prêtre en 1997, viscéralement attaché au dialogue interreligieux, il était une figure historique de l’association cannoise “Vivre ensemble à Cannes”, avec son président d’honneur, Pierre Chevallet, et à travers laquelle il n’a cessé de prôner les « ponts d’amitié » ainsi que l’enrichissement mutuel entre les religions. Guidé par son indéfectible foi chrétienne, fidèle à l’encyclique « Pacem in terris » de Jean XXIII, Frère Jean-Baptiste, homme contemplatif, dévoué et tolérant, demeurait attaché à la « civilisation de l’amour ». Au-delà de la famille chrétienne et des proches de Frère Jean-Baptiste, c’est toute la communauté cannoise qui est en deuil. A ses proches et à ses frères et sœurs endeuillés, j’adresse mes condoléances attristées. »
Nous ne savons pas encore quand pourront avoir lieu les obsèques de Frère Jean-Baptiste mais nous vous invitons d’ores et déjà à vous unir à notre prière pour lui par l’Office des défunts ce mercredi 23 février.
Son départ de cette terre de façon aussi brutale nous bouleverse. C’est une grande épreuve pour la Communauté qui vit son troisième décès en 3 mois. Nous vous remercions beaucoup de tous vos messages et des marques d’affection que vous nous avez exprimées en ces heures douloureuses.
Nous confions l’âme de notre frère à vos prières et nous nous abandonnons dans la confiance à la divine Miséricorde, à Notre-Dame des Neiges et à St Joseph.
Davis Lisnard, maire de Cannes, s’est associé à la douleur de la Famille Missionnaire de Notre dame et du foyer de cannes dans un communiqué cité par la FMND et sur twitter :
Je suis très ému de la disparition brutale de Frère Jean-Baptiste. Cannois de bonté et de paix, il était viscéralement attaché au dialogue interreligieux. Au-delà des chrétiens et de ses proches, c’est toute la communauté cannoise qui est en deuil.
Que la terre lui soit légère.— David Lisnard (@davidlisnard) February 20, 2022
Les autres instituts traditionalistes devraient bénéficier du même droit que la FSSP
L’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du District de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, a été interrogé dans Présent à propos du récent décret du pape François. Extrait :
Votre position est donc confirmée vis-à-vis des évêques ?
Les évêques restent libres de nous accepter ou pas dans leur diocèse, mais, à partir du moment où nous exerçons un apostolat dans un diocèse, on ne peut pas nous demander, en arguant de l’obéissance au successeur de Pierre ou au dernier document, d’utiliser les livres liturgiques actuels, notre droit propre étant préservé par une exemption de fait.
Et pour les ordinations ?
Il reste une petite zone d’ombre : les évêques, eux, ne sont pas membres de la Fraternité Saint-Pierre. Or il a été dit récemment qu’ils n’avaient plus le droit d’utiliser le pontifical ancien, et cela peut en faire hésiter certains. Mais le pape nous a entendus avec joie évoquer nos futures ordinations, et la position est claire de ce côté.
Savez-vous si d’autres instituts auront le même sort que vous ou il n’en a pas été question lors de cette visite ?
Oralement, lors de l’audience, le pape parlait, au pluriel, pour « les instituts » anciennement Ecclesia Dei. Je ne peux pas être plus catégorique, mais c’est bien ce qui ressortait de la discussion.
Encore plus d’avortements
Le décret n° 2022-212 paru au « Journal officiel » du 20 février modifie les conditions de réalisation des avortements par voie médicamenteuse en dehors des établissements de santé. Jusque-là autorisée jusqu’à 5 semaines de grossesse, l’IVG médicamenteuse peut désormais avoir lieu jusqu’à sept semaines de grossesse.
De plus, les médicaments nécessaires à la réalisation d’une IVG par voie médicamenteuse peuvent être délivrés à la femme en bénéficiant par une pharmacie d’officine, lorsque la prescription est effectuée lors d’une téléconsultation, avec délivrance des médicaments en pharmacie d’officine et en supprimant la première prise obligatoire de médicament devant le professionnel de santé.
C’était une disposition prise sous prétexte de l’état d’urgence sanitaire… Le décret pérennise le dispositif.
En parallèle de la publication de ce décret, la proposition de loi Gaillot est en passe d’être adopté définitivement le 23 février à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit l’allongement de la durée légale du recours à la méthode instrumentale jusqu’à 14 semaines de grossesse contre 12 semaines actuellement.
Et pour ceux qui affirment qu’un avortement se vit bien, le site Public relate le drame vécu par la compagne de Marc Lavoine, Line Papin, qui a avorté en mars 2021
Lorsqu’elle avorte, elle est seule. Marc Lavoine fait alors un geste, et lui fait envoyer des “fleurs et du chocolat”. À ce moment précis, la jeune femme est perdue. Elle décide de quitter l’appartement qu’elle partage avec lui, “J’ai besoin d’être seule, ai-je expliqué à mon mari et il ne m’a pas posé de questions, il a compris“, et s’installe au quatrième étage sans ascenseur d’un immeuble. Un départ précipité, mais pour une bonne raison “J’ai besoin de partir de notre appartement, à cause de cette chambre destinée aux enfants jamais nés, avec ce néon rose, life is beautiful, à cause des autres chambres d’enfants, celles de ceux qui sont nés, mais pas de moi, à cause des rêves, à cause des déceptions…” précise-t-elle.
Mais cela n’est pas le souci d’Olivier Véran.
Chronique des cinglés
Quand il était «homme», il était 462è du classement. Désormais «femme», il est 1er.
Tuer le sport féminin est une avancée sociale et le dire une preuve de transphobie.
L’avortement dans la Charte des droits fondamentaux ?
La France a la Présidence tournante du Conseil de l’Union européenne jusqu’au 30 juin 2022. Emmanuel Macron a annoncé le 19 janvier son désir de modifier la Charte des droits fondamentaux, pour y ajouter un droit à l’avortement et renforcer la protection de l’environnement. Où en est-on dans la mise en œuvre de ce programme ? Nicolas Bauer, Chercheur associé à l’ECLJ, nous en parle dans cette émission de RCF :
Les instituts ne sont pas concernés par les dispositions générales du Motu Proprio Traditionis Custodes
Communiqué officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre :
Le vendredi 4 février 2022, deux membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, les abbés Benoît Paul-Joseph, Supérieur du District de France, et Vincent Ribeton, Recteur du Séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad, ont été reçus en audience privée par le Saint-Père, le Pape François, pendant presqu’une heure.
L’entretien s’est bien passé, dans un climat très cordial. À l’évocation de la naissance de la Fraternité en 1988, le Pape s’est dit très marqué par la démarche de ses fondateurs, leur volonté de rester fidèles au Pontife Romain et leur confiance en l’Église. Il a dit que ce geste devait être « préservé, protégé et encouragé ».
Lors de cette audience, le Pape a notamment tenu à préciser que les instituts comme la Fraternité Saint-Pierre n’étaient pas concernés par les dispositions générales du Motu Proprio Traditionis Custodes, l’usage des livres liturgiques anciens étant à l’origine de leur existence et prévu par leurs constitutions.
Le Saint-Père a par la suite envoyé un décret signé de sa main et daté du 11 février, jour où la Fraternité a été solennellement consacrée au Cœur Immaculé de Marie, confirmant pour les membres de la Fraternité, le droit d’utiliser les livres liturgiques en vigueur en 1962, à savoir : le Missel, le Rituel, le Pontifical et le Bréviaire Romain.
Reconnaissants envers le Saint-Père, les membres de la Fraternité Saint-Pierre sont dans l’action de grâce pour cette confirmation de leur mission. Ils invitent tous les fidèles qui se sentent proches d’eux en tant que famille spirituelle à assister ou à s’unir par la prière à la Messe, demain, en la fête de la Chaire de saint Pierre, et à prier pour le Souverain Pontife.
Voici le Décret du Pape François confirmant l’usage des livres liturgiques de 1962 :
Le Saint-Père François, concède à tous et à chacun des membres de la Société de vie apostolique « Fraternité Saint-Pierre », fondée le 18 juillet 1988 et déclarée « de droit pontifical » par le Saint-Siège, la faculté de célébrer le sacrifice de la Messe, d’administrer les sacrements et les autres rites sacrés, et de s’acquitter de l’Office Divin, selon les éditions typiques des livres liturgiques en vigueur en l’année 1962, c’est à dire le Missel, le Rituel, le Pontifical et le Bréviaire Romain.
Ils peuvent user de cette faculté dans les églises et oratoires propres ; partout ailleurs, ils n’en useront qu’avec le consentement de l’ordinaire du lieu, sauf pour la célébration de la Messe privée.
Sans préjudice de ce qui a été dit ci-dessus, le Saint-Père suggère que, dans la mesure du possible, les dispositions du motu proprio Traditionis Custodes soient également prises en compte.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, de l’an 2022, neuvième année de mon pontificat.
François
Pourquoi un catholique ne doit pas voter pour Emmanuel Macron et LREM
Intéressante analyse d’un internaute sur Twitter et qui devrait être relayé en chaire dans toutes les églises :
Un prérequis évident pour qu’un catholique puisse voter pour un candidat est que celui-ci soit favorable à la liberté du culte catholique. Or Emmanuel Macron et LREM ne remplissent pas ce critère : le gouvernement a en effet été condamné deux fois pour atteinte à la liberté du culte. On peut consulter ces décisions ici et ici. S’agissant d’une procédure de référé, le Conseil d’Etat souligne bien qu’il s’agissait, dans les deux cas, d’ “atteintes graves et manifestement illégales” à la liberté du culte. Le détail des débats est très intéressant : le gouvernement ne se contente pas de dire que l’atteinte serait proportionnée, mais affirme au contraire que, à ses yeux, la liberté de se réunir pour prier ensemble dans une église N’EXISTE PAS et ne fait pas partie de la liberté du culte. A cette occasion, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner avait même indiqué (pensant sans doute qu’il avait le pouvoir de le faire…) aux catholiques comment prier en disant que se réunir dans une église n’était pas nécessaire.
Venons en maintenant aux points “non-négociables” définis par Benoit XVI en son temps, soit la protection:
- De la vie humaine.
- De la structure traditionnelle de la famille (mariage homme-femme)
- Du droit des parents à choisir l’éducation des enfants.
1⃣ La protection de la vie humaine :
- LREM et le gouvernement sont en train de voter au parlement l’allongement du délai d’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse.
- Macron a annoncé devant le parlement européen vouloir inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE.
- La loi de bioéthique a ajouté en 2020 la “détresse psychosociale” comme nouveau fondement possible à l’IMG (= avortement jusqu’à la naissance).
- Elle a aussi facilité la recherche sur cellules souches embryonnaires.
2⃣ La protection de la structure familiale traditionnelle (mariage homme-femme):
- La loi bioéthique a étendu la PMA (dont le principe est en soi condamné par l’Eglise rappelons-le) aux couples de femmes et femmes seules.
- Cela a entrainé une réforme du régime de la filiation.
- Macron prétend être contre la GPA mais continue ouvertement la politique visant à donner effet, en France, aux GPA effectuées à l’étranger dans le but de contourner nos lois.
3⃣ Protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants :
- Macron a durci les conditions d’exercice de la liberté, pour les parents, de faire l’école à la maison.
- Il faut y ajouter la mal-nommée loi “contre les thérapies de conversion”
- On pourra y ajouter la circulaire Blanquer sur la question des élèves “transgenre”
- Et la récente proposition des jeunes LREM de donner la possibilité de modifier le sexe à l’état civil dès l’âge de 13 ans !
Bien sûr, cela ne signifie pas qu’un catholique ne peut pas voter LREM/Macron, cela signifie tout simplement qu’il NE DOIT PAS le faire ! Rarement un candidat aura autant coché toutes les cases et été aussi explicitement anti-chrétien.
Le Saint-Siège n’a plus de représentants à Hong Kong et à Taïwan
Le Saint-Siège a muté ses représentants de Hong-Kong et Taïwan. Ainsi, le 31 janvier 2022, Monseigneur Arnaldo Catalan, qui était à Taïpeh, a été nommé au Rwanda. Quant à Monseigneur Javier Herrera Corona, qui était à Hong Kong, il a affecté au Congo-Brazzaville le 5 février.
Une décision qui semblerait traduire la volonté du Saint-Siège d’apaiser Pékin. Les missions diplomatiques ne sont pas pour autant fermées, mais cette initiative surprend dans un contexte où l’on a reproché à Rome ses concessions excessives à l’égard des autorités chinoises.
«Truth Social», le nouveau réseau social de Donald Trump
Après avoir été banni de Facebook, Twitter et YouTube, l’ancien président américain Donald Trump doit mettre en ligne ce lundi sa propre plate-forme, «Truth Social». L’ancien président a justifié la création de sa propre plate-forme en affirmant lancer un réseau où les opinions sont libres.
Trump Media & Technology Group (TMTG), la maison mère de Truth Social, s’est allié à Digital World Acquisition Corp, pour lever 293 millions de dollars en septembre à Wall Street. Les deux groupes ont ensuite annoncé, début décembre, avoir levé un milliard de dollars auprès d’investisseurs.
Le choix de la date du 21 février pour le lancement de Truth Social n’est pas anodin, puisqu’il s’agit d’un jour férié aux Etats-Unis en l’honneur des présidents américains.
Jean Lassalle : “Le président sortant ne sera pas élu car il y a une trop grande colère”
Jean Lassalle a été interrogé dans Paris Match :
Je soutiens le convoi de la liberté car il est le symptôme d’un pays fracturé et très en colère. On voit que ces gens sont impuissants, tous ces hommes et toutes ces femmes ordinaires et sympas ont le sentiment que rien ni personne ne les écoute. Mais cela, on l’avait déjà observé avec les gilets jaunes. Le président de la République a dit aux Français qu’il tirerait les enseignements devant 13 000 maires mais tous l’ont encore en travers aujourd’hui. En plus, le soir-même, Notre-Dame brûlait, ce qui a éclipsé ce discours et donné un accès de colère supplémentaire. On peut dire la même chose avec le passe sanitaire qui a fait beaucoup de dégâts car la plupart des gens qui contestent ne sont pas antivax, mais ont une peur panique des nouveaux vaccins qui n’ont aucune homologation. Personne n’a eu un seul mot à leur égard. Maintenant, les gens mâchent un chewing-gum et se le passent de bouche en bouche pour choper le Covid. La France est clivée, et la haine envers les élus augmente. […]
Le président sortant ne sera pas élu car il y a une trop grande colère ; il n’aura pas de majorité, comme Mitterrand en 1988. Des personnes comme Emmanuel Macron, même si je comprends qu’il séduise, et moi n’avons pas du tout le même logiciel. Il ne sera pas réélu.
La guerre énergétique déclarée par l’Amérique à la Russie
Alexandre Del Valle explique dans Valeurs Actuelles que le projet de gazoduc South Stream est au coeur de la nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Russie.
Ce pipeline, long de 3 600 kilomètres, destiné à exporter le gaz sibérien, en contournant l’Ukraine, devait fournir jusqu’à 63 milliards de mètres cubes par an aux pays européens grâce à deux branches, l’une vers l’Autriche, l’autre vers les Balkans et l’Italie.
Par ailleurs, le gazoduc Nord Stream, qui passe sous la Baltique et débouche dans le nord de l’Allemagne, mis en service en 2012, doit être complété par Nord Stream 2, projet qui a provoqué les foudres des États-Unis, faisant adopter des sanctions « extraterritoriales » contre les entreprises collaborant au projet en décembre 2019.
Le projet a ainsi été brutalement interrompu pendant près d’un an, avant de sembler reprendre en décembre 2020. Bien que ses 1 230 kilomètres soient quasiment terminés (il manque 6 % du gazoduc à achever, 74 kilomètres), le projet de gazoduc reliant la Russie et l’Allemagne qui devait être mis en service début 2020, n’est pas au bout de ses peines. L’Amérique, et donc pas seulement Trump, mais aussi son successeur Joe Biden, continuent de multiplier les moyens de pression pour retarder ou compromettre la mise en route du gazoduc, voyant dans l’Europe un parfait débouché pour son abondant gaz naturel de schiste…
En 2019, les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) avaient bondi de 87 % et 15 % du total provenaient des États-Unis.
Si l’on revient au sujet de l’Ukraine et du gazoduc North Stream 2, qui la contournera et “risque” de rendre bien plus sûr l’acheminement du surplus de gaz russe vers l’Europe – normalement bien moins cher et plus écologique que le gaz de schiste –, on comprend pourquoi les États-Unis persistent à ne pas donner de garanties à Moscou sur la non-extension de l’OTAN à l’Ukraine : car si Washington faisait cette concession demandée par Moscou depuis 1991, la Russie ne serait plus poussée à commettre des erreurs, serait moins anti-occidentale, et donc plus difficile à diaboliser…
Mediapart affirme que SOS Chrétiens d’Orient est visé par une enquête, ce que l’association ignore
Réaction de SOS Chrétiens d’Orient à un article publié jeudi dans Mediapart et repris par quelques médias :
Nous apprenons par Médiapart qu’une enquête préliminaire aurait été ouverte après la parution d’articles, en 2021, du même organe, prétendant que SOS Chrétiens d’Orient pourrait être complice de « crimes de guerre » qui auraient été commis par les groupes d’autodéfense de deux villages chrétiens de Syrie.
A l’époque, SOS Chrétiens d’Orient avait publié un démenti formel à ces allégations mensongères et haineuses, motivées par des objectifs politiques. Aujourd’hui encore, il suffit de lire l’article de Médiapart de ce 17 février pour constater que l’essentiel du contenu porte sur la dénonciation des idées réelles ou supposées des uns et des autres et non sur les faits prétextés (moins de 1/5e de l’article).
Il s’agit en fait d’un nouveau procès politique et médiatique, mené par les mêmes pigistes de Médiapart, qui vire au harcèlement et à la dénonciation calomnieuse. En violation de toutes les règles déontologiques du journalisme, ces pigistes s’enorgueillissent dans leur article de ce 17 février 2022 d’être à l’origine d’une telle enquête et même d’y avoir participé en tant que témoins d’on ne sait quoi.
SOS Chrétiens d’Orient n’est jusqu’à maintenant pas au courant d’une quelconque enquête à son sujet.
Preuve supplémentaire du caractère politisé de cette attaque : Médiapart a attendu quatre mois après l’audition de ses pigistes pour publier cet article, dont les ¾ ne visent qu’à dénoncer… le candidat Eric Zemmour, supposé proche de notre association !
SOS Chrétiens d’Orient répondra sereinement aux questions que souhaiteraient lui poser les enquêteurs, à supposer que cette enquête existe réellement. En revanche, nous ne rendons pas de comptes aux petits procureurs de Médiapart qui pensent pouvoir trainer devant le tribunal médiatique ceux qu’ils décrètent comme coupables du crime en réalité de mal penser.
SOS Chrétiens d’Orient n’a jamais été complice de quelque crime que ce soit. L’action de SOS Chrétiens d’Orient vise à aider et sauver les personnes menacées et persécutées par les terroristes d’organisations telle que Al Qaida, Etat islamique et autres groupes islamistes armés. A Mhardeh comme ailleurs, SOS Chrétiens d’Orient a distribué des médicaments, de la nourriture à des populations régulièrement soumises aux attaques et bombardements répétés de groupes djihadistes (on notera d’ailleurs que c’est dans la région d’Idlib, proche de Mhardeh, que les deux derniers chefs de Daech ont été tués).
SOS Chrétiens d’Orient, qui a envoyé plus de 2 500 volontaires sur le terrain, travaille dans la plus stricte légalité dans tous les pays où elle est présente et son travail est partout reconnu et salué. SOS Chrétiens d’Orient, fidèle à ses engagements, « pleure avec ceux qui pleurent » et rendra toujours témoignage à la vérité de son expérience de terrain, à Mhardeh comme ailleurs.
Bille Gates : Malheureusement, le virus Omicron est une sorte de vaccin qui crée une immunité et il s’est mieux répandu que les vaccins
Bill Gates paraissait déçu à la conférence de Munich que le variant Omicron ait, selon lui, mieux immunisé la population mondiale face au Covid-19 que les vaccins. Il espère dès lors que le développement et la distribution des vaccins seront plus rapides lors de la prochaine pandémie, qu’il anticipe déjà.
“Malheureusement, le virus lui-même, particulièrement le variant appelé Omicron, est une sorte de vaccin qui crée à la fois une immunité des lymphocytes B et lymphocytes T. Et il s’est mieux répandu à travers la population mondiale que ne l’ont fait les vaccins…”.
“Le risque de maladie grave, qui est principalement associé à l’âge, l’obésité ou au diabète, est maintenant considérablement réduit”.
“C’est dommage que cela nous ait pris deux ans pour répondre à la demande”.
Bill Gates annonce déjà que “nous aurons une autre pandémie. Ce sera un pathogène différent la prochaine fois“. Il appelle donc les gouvernements à investir dès maintenant pour assurer un développement et une distribution plus rapides des vaccins.
En fait, c’était une répétition générale ?
L’abstention de la messe nouvelle pour des raisons de foi catholique
Communiqué de Paix Liturgique :
Ce samedi 19 février 2022, malgré de départ en vacances de beaucoup, nous étions plus de 50 devant la nonciature apostolique, de 12h à 12h 45.
Nous avons reparlé des informations contenues dans la Lettre de Paix liturgique de cette semaine (https://www.paixliturgique.fr/) : la messe « hors les murs » des catholiques de Saint-Germain-en-Laye continue tous les dimanches devant les portes fermées de la chapelle vide de l’hôpital : plus de 50 messes depuis juin 2020. Comme « réponse », l’évêché vient d’instituer une messe nouvelle en latin dans une autre église, celles des Franciscaines.
A Paris, à ND du Travail, a été de même organisée une messe nouvelle en latin, face au Seigneur, à la place de la messe traditionnelle. A Chicago, c’est aussi ce que cardinal Cupich a voulu imposer sans succès à l’ICRSP : dire une fois par mois une messe nouvelle en latin. On peut imaginer que c’est ce qui va être demandé aux prêtres des communautés Ecclesia Dei et aux prêtres diocésains : célébrer parfois la messe nouvelle en latin, pour montrer que prêtres et fidèles traditionnels n’y sont pas opposés par principe. Ceci au nom du « dialogue », de la « non-rigidité », des « concessions réciproques ».
Nous rappelons sans agressivité, mais très fermement que, si nous adhérons à la messe traditionnelle et si nous nous abstenons de la messe nouvelle, ce n’est pas pour des raisons de « sensibilité », mais pour des raisons de foi catholique.
Fabien Roussel subira-t-il le sort médiatique de François Fillon ?
On attend que Le Monde, Libération et l’OBS se déchainent sur Fabien Roussel, comme ils l’ont fait avec Pénélope Fillon en 2017 :
De 2009 à 2014, le dirigeant communiste a été rémunéré pour un temps plein par un député du Nord. Or le collaborateur ne travaillait pas à la permanence et des anciens collègues ne savent pas dire ce qu’il faisait. Malgré plusieurs relances, Fabien Roussel ne nous a fourni aucune preuve de son travail : ni document, ni mail, ni SMS…
C’est l’un des secrets les mieux gardés du Parti communiste français (PCF) : qu’a donc fait Fabien Roussel pour le député qui l’employait, à plein temps et sur fonds publics, de 2009 à 2014 ? Mediapart a cherché à le savoir, et le résultat n’est guère convaincant pour le candidat communiste à la présidentielle, qui promet dans son programme de garantir la vertu des élus.
On va voir si le Parquet National Financier se saisit dans les 24h.
Bertrand de la Chesnais : “Les trois Armées sont insuffisamment dotées pour remplir leur contrat opérationnel et pour préparer ces conflits haute intensité”
Pendant qu’Emmanuel Macron parle de “souveraineté” européenne et fanfaronne en tant que président de l’UE, on apprend que l’armée française pourrait manquer de munitions de petits calibres pour s’entraîner mais aussi pour ses opérations :
Les masques chirurgicaux et les vaccins contre le coronavirus ne sont pas les seuls produits que la France importe. Les petites munitions utilisées par l’armée française sont aussi fabriquées à l’étranger, depuis la cession de Manurhin aux Émirats arabes unis en 2018. Et la France pourrait souffrir de sa dépendance aux autres pays... Aujourd’hui, ce sont surtout les munitions pour le pistolet autrichien Glock 17 (9 mm) ou à celles pour le fusil d’assaut allemand HK416 (5,56 mm calibre OTAN), qui arment des militaires français aussi bien sur le territoire national qu’en mission à l’étranger.
Bertrand de La Chesnais, directeur de campagne d’Eric Zemmour, responsable de son programme Défense (voir ici) et ancien n°2 de l’armée de terre française, donne un long interview sur OpexNews dans lequel il décrit le programmé Défense pour les présidentielles. Extraits :
En tête de son programme pour la Défense, Éric Zemmour annonce augmenter « significativement » le budget de la Défense. Quelle est son ambition ?
Ce budget sera augmenté d’environ 3,6 milliards d’euros par an, à partir de 2023. Le but est d’atteindre les 70 milliards d’euros en 2030. Une fois au pouvoir, nous ferons une revue stratégique, qui devra être terminée en août, afin de faire une sorte d’audit dans le but de prendre des mesures. (…) Il y a du « physique » dans les 70 milliards d’euros car on sait ce qu’on veut mettre dedans en terme de programmes, d’ambition, d’effectifs, de soldes, d’activités, même si en 2030, on n’aura pas réalisé le quart des grands programmes (…)
Cela rejoint notre thème de campagne : « Ambition ». Cela correspond à un véritable choix du candidat lorsqu’il sera président. Il réorientera toute la politique, y compris la politique budgétaire, en fonction de ses objectifs (…) Cette somme sera concentrée sur les aides aux Français et à la politique industrielle, dont celle de défense est un fleuron. C’est l’une des rares industries qu’on a su garder en France, et heureusement.
C’est la première qu’on peut relancer. À partir de là, on essaiera de faire revivre les sous-traitants. On a quand même des pièces de matériel qu’on doit acquérir aujourd’hui à l’étranger. Et ça, Ambition et Indépendance, c’est le lien. Il faut être totalement indépendants des Américains ou des Allemands qui peuvent bloquer ensuite des exportations [au prétexte qu’une de leur fabrication est insérée dans le matériel concerné] . Il faut absolument qu’on puisse produire en France (…) Nous voulons retrouver la capacité de produire tout et en entier, même si un quinquennat n’y suffira pas. Cela va du petit calibre aux grosses munitions sans oublier les pièces, dans chacun des domaines !
Restons sur l’Europe. Quel avenir pour l’Europe de la Défense, dans votre programme ?
Elle n’existe pas. Qu’il y ait des coopérations de défense au sein de l’Europe, évidemment et nous développerons des partenariats bilatéraux et multilatéraux, dans l’optique de construire des programmes d’armement coûteux mais aussi pour des engagements opérationnels. Nous voulons conserver la capacité de coalition, de commandement, d’actions en communs…
Quelle est la position d’Éric Zemmour sur l’OTAN ?
Elle est claire : nous sommes dans l’Alliance et nous voulons y jouer toute notre place. Mais nous voulons quitter le Commandement militaire intégré et le comité des plans pour faire entendre à nouveau notre troisième voie, celle d’une puissance d’équilibre, capable de parler à tout le monde, sans être engagés malgré nous, sous les ordres d’un commandement étranger, ce qui peut être possible aujourd’hui. On peut très bien, tout en étant dans le commandement intégré, refuser une opération, la France l’a bien montré en Irak par exemple. Mais, même si la nation n’y va pas, nos officiers intégrés vont automatiquement y participer. Ils sont 700 à 800 militaires aujourd’hui intégrés dans la conduite des opérations, qui peuvent se retrouver dans cette situation. Nous les remplacerons par des représentations françaises qui discuteront avec les autres mais qui participeront au coup par coup. Il n’y aura plus d’automaticité (…) quand on appartient au commandement intégré, on négocie des postes qui se traduisent au budget de fonctionnement. Si nous nous retirons, il n’y a plus que la contribution à l’Alliance. Et on peut verser ces sommes sur les équipements, par exemple.
Quelle sera votre politique de recrutement ?
Les trois Armées sont insuffisamment dotées. Elles sont à l’étroit pour remplir leur contrat opérationnel et pour préparer ces conflits « haute intensité ». Chacune des Armées doit augmenter ses effectifs d’environ 30%. Par exemple, la force opérationnelle de l’Armée de terre est actuellement de 77.000 hommes. On la portera à 100.000 postes (…)
Le renforcement global des effectifs va permettre de revoir les dispositif et de doter les forces prépositionnées, qui ont été extrêmement réduites. Si je prends le Sénégal ou le Gabon, ce sont des plots de 300 hommes, en comptant les permanents et ceux qui tournent. C’est ridicule ! Ils ne peuvent rien faire à part de la formation. Nous voulons redonner à ces bases prépositionnées une capacité d’intervention dans les régions où ils sont stationnés. Nous ferons comme avant : recréer des bases interarmées qui peuvent aller éteindre le feu, dans une urgence, dans leur zone. Pour intervenir très rapidement, avant que les renforts n’arrivent de France. C’est pour cela que nous multiplions par deux, d’ici 2027, les postes de ces bases. De 7.000 hommes pour les forces de présence, on passe à 14.000 hommes (…)
Il faut continuer à recruter dans les forces de l’Armée de Terre, sur le terrain, cela ne change pas. En revanche, nous avons énormément de services interarmées, dans la cyber, dans le renseignement, dans l’espace… qui ont besoin de profils beaucoup plus pointus, qui exigent des salaires plus adaptés pour faire face à la concurrence du civil. Donc, dans les 40.000 recrutements prévus, nous recruterons tant des militaires que des civils.
Quelle ambition avez-vous pour les soldats ?
Renforcer la singularité du métier militaire : revoir le statut en droit mais aussi dans ses conditions de vie. Ce renforcement de statut doit protéger les militaires complètement des règles européennes sur le temps de travail [ndlr Directive 2003/88 de la Cour de Justice de l’Union européenne, relative au temps de travail des militaires], qu’ils ne soient pas dans la judiciarisation des opérations, y compris la représentation type syndicale, via des associations…
Le Haut-commissariat de la condition militaire a constaté que les militaires avaient 24% de revenus de moins que les autres fonctionnaires, lié à la mobilité et aux fait que les épouses peuvent moins travailler. C’est pourquoi la décision a été prise d’augmenter les soldes de 20%. Ce métier a des exigences propres mais on prend en compte leurs besoins spécifiques. Nous voulons d’ailleurs valoriser le Haut Conseil à la condition militaire, qui n’est aujourd’hui qu’un simple observatoire, pour qu’il soit plus actif.
Restons sur le théâtre national, que deviendra l’opération Sentinelle ?
On garde le contrat opérationnel de 10.000 pax mais on revoit le dispositif de la Garde nationale pour pouvoir ramener les militaires professionnels vers la préparation de la guerre haute intensité. Et éviter que des soldats surarmés et surentrainés perdent leur temps à garder les monuments ou à faire des risettes sur la Croisette. On profite de la montée en puissance de la Garde Nationale, qui disposerait de volontaires, pour avoir des unités de réserve assurant la défense du territoire. Elle ne sera pas comme le modèle de la Garde Nationale américaine, très équipée et indépendante. La version française de la Garde Nationale a vocation de faire du lien Armée-Nation. Donc, l’Armée ne se retire pas du territoire national mais on fera autrement.
L’Homme de Dieu, un prêtre persécuté par son Eglise
En ces temps de persécutions d’une frange de catholiques par la hiérarchie de l’Eglise en raison de leur attachement liturgique, SAJE Distribution sort en France un film de Yelena Popovic sur saint Nektarios d’Égine (1846-1920), un évêque orthodoxe exilé injustement, condamné sans jugement, calomnié sans motif, par sa hiérarchie. Avec Aris Servetalis (The Waiter), Alexander Petrov (War Zone), Mickey Rourke (Iron man 2, Les Immortels) & Tonia Sotiropoulou (Skyfall, Hercule).
L’Homme de Dieu, réalisé et écrit par la Serbe Yelena Popovic est basé sur l’histoire de Saint Nektarios, un homme appelé le « prêtre des gens ordinaires » qui, malgré les nombreuses persécutions, est resté fidèle à ses convictions jusqu’au bout. Le film a été tourné dans des lieux où saint Nektarios a véritablement vécu et travaillé, en Attique et à Égine, où il a fondé son célèbre monastère, lieu de pèlerinage pour les croyants du monde entier. Saint Nektarios était un thaumaturge grec, mais aussi un grand théologien et écrivain. La Grèce regorge d’églises dédiées à sa mémoire et son icône se trouve dans presque toutes les maisons des pratiquants orthodoxes. De nombreux livres relatent sa vie et ses œuvres. Des éditions de ses propres écrits sont continuellement réimprimées, ainsi que des récits de ses nombreux miracles. Depuis sa mort, ses reliques répandent continuellement une suave odeur de myrrhe. Sa renommée et sa vénération ont pris un caractère panorthodoxe puisque de nombreux fidèles d’autres pays viennent le prier et invoquer sa protection. Le monastère de la Sainte-Trinité à Égine est devenu un lieu de pèlerinage panorthodoxe.
Le film raconte que la popularité de saint Nektarios, alors métropolitain de Pentapolis, suscite la jalousie d’une partie du clergé d’Alexandrie. Craignant qu’il ne devienne le prochain patriarche d’Alexandrie, une partie du clergé le discrédite. Il est expulsé d’Égypte. Résidant à Athènes, et grâce à ses techniques pédagogiques novatrices, il devient célèbre et aimé par le peuple. Il s’engage en même temps dans un grand travail littéraire. Mais la charge de travail l’épuise et il décide de se retirer à Égine où il reconstruit de ses propres mains un monastère en ruines qui se développe grâce à sa renommée. Le monastère, cependant, n’est jamais reconnu. De plus, Saint Nektarios est injustement accusé d’immoralité avec les sœurs. Puis, à l’hôpital d’Aretaio, peu avant sa mort, il accomplit son dernier miracle.
Près de 100 ans après sa mort, la vie du pionnier saint Nektarios d’Egine est portée pour la première fois sur grand écran. Son parcours ne cesse d’inspirer, encore aujourd’hui, d’innombrables personnes du monde entier.
Le réalisateur Emir Kusturica, réalisateur primé d’origine Serbe (Le temps des gitans, Chat noir, chat blanc, La vie est un miracle) a déclaré à propos du film :
« Le film de Yelena Popovic a quelque chose de salutaire. Il nous aide à nous plonger dans la profondeur de l’être et nous suggère que nous n’avons pas d’autre issue que de chercher notre équilibre sous le ciel de la foi. »
Et la réalisatrice explique :
Beaucoup d’entre nous ont déjà été confrontés à l’injustice, aux mensonges, aux calomnies et la plus grande victoire est celle que nous remportons sur nous-mêmes. Aujourd’hui, beaucoup sont injustement lésés et s’identifient à saint Nektarios, cet homme simple qui a vécu parmi nous il y a quelques années, qui a lutté contre l’injustice de ceux qui prêchent la justice, qui a souffert toute sa vie mais qui n’a pas été vaincu. Il a été victorieux et a donné l’exemple sur la façon dont nous devrions vivre et mourir. Nous pouvons puiser notre force dans la vie des saints. Leurs luttes reflètent les nôtres et lorsqu’ils surmontent les faiblesses humaines, ils nous donnent de l’espoir.
Peu importe les croyances de chacun, il s’agit ici du combat d’un homme. Tout le monde peut s’identifier à lui et je crois que chacun gagnera à regarder son histoire. Il inspirera les gens. C’est pourquoi je pense que le film n’est pas seulement destiné à la Grèce. Son histoire doit être racontée partout et cela aura un impact.
Le film a remporté en tout 11 prix et 15 nominations dont le prix du public au Festival International du Film de Moscou, le prix du public au Festival du Film Grec de Los Angeles, le prix du Meilleur Film International au Festival International du Film de Sienne. En Grèce, le film a fait plus d’entrées que le dernier James Bond !
Le film sortira en France sur trois dates uniques, le 10, 13 et 14 mars 2022. Les séances seront accessibles ici.
Des sénateurs LR tentés par Eric Zemmour
En cas d’échec de Valérie Pécresse à franchir le premier tour, ils souhaitent qu’elle n’appelle pas à voter Macron… Le JDD évoque la fracture entre les sénateurs LR qui rejoindraient Macron, tandis que les autres cherchent former un groupe parlementaire proche de Reconquête :

La culture de mort progresse en Equateur
En avril 2021, la Cour Constitutionnelle de l’Équateur avait donné son aval à la légalisation de l’avortement dans les cas où la grossesse est le résultat d’un viol, chargeant l’Assemblée Nationale de légiférer rapidement.
Depuis 1938, le meurtre de l’enfant à naître était limité aux cas où la vie de la mère était en danger ou lorsque la femme, victime d’un viol, souffrait d’un handicap mental. En 2013, le président de l’époque, Rafael Correa, bolivarien et ancien séminariste catholique, a menacé de quitter la présidence de la République si les députés de son parti, Alianza País, approuvaient l’avortement au Congrès. En 2019 il y a eu une nouvelle tentative d’introduire l’avortement dans la législation équatorienne.
En 2020, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a lancé une attaque particulièrement odieuse et a proposé à l’Équateur un “plan anti-Covid19”, qui inclut “l’avortement sûr et légal” comme condition nécessaire et suffisante pour recevoir une aide internationale de 46,3 millions de dollars”. Bien que l’ONU ait nié toute forme d’ingérence dans les législations nationales sur cette question, le plan en question démontre le contraire. Un passage appelle le pays sud-américain à promouvoir “l’accès aux contraceptifs, y compris les contraceptifs d’urgence, et à l’avortement légal et sûr”.
Moins de deux ans plus tard donc, jeudi dernier pour être précis, dans le cadre d’un débat plus large, le parlement monocaméral de Quito a cette fois approuvé le projet de loi qui permettra aux femmes et aux jeunes filles d’avoir accès à l’avortement en cas de viol, avec 75 voix pour, 41 contre et 14 abstentions.
Il serait encore possible qu’avant d’entrer définitivement en vigueur en tant que loi, la législation soit bloquée par le président de centre-droit Guillermo Lasso, élu en mai 2021. Toutefois, M. Lasso a déclaré que, bien qu’il ne soit pas personnellement favorable à l’avortement, il autoriserait la poursuite de la procédure tant que les législateurs ne vont pas au-delà de ce que la Cour Constitutionnelle a décidé.
Les femmes de plus de 18 ans, si la grossesse est le résultat de violences sexuelles, pourront se faire avorter jusqu’à la 12e semaine de vie de l’enfant dans le ventre de sa mère, tandis que les adolescentes et les mineures, ainsi que les femmes adultes appartenant à des groupes indigènes ou vivant dans les zones rurales les plus reculées du pays, pourront se faire avorter jusqu’à la 18e semaine.
Éric Dupond-Moretti pris en flagrant délit de mensonge : un prisonnier sur 4 est bien un étranger
Éric Dupond-Moretti a déclaré qu’il n’existait pas de statistiques sur l’origine des prisonniers en France :
Les étrangers surreprésentés en prison ? "Il n'y a pas de statistiques", assure Éric #DupondMoretti (@E_DupondM) sur #LCI #La26 > https://t.co/RwSKhyO0vY cc @DariusRochebin pic.twitter.com/i9quthIPRk
— LCI (@LCI) February 18, 2022
Il devrait pourtant le savoir lui qui est applaudi lorsqu’il visite une prison. Mensonge dévoilé par Décodage Zemmour :
Contrairement à ce que prétend M. Dupond-Moretti, le Ministère de la Justice publie régulièrement des statistiques sur la nationalité des détenus, qui montrent que 24,9% d'entre eux sont étrangers alors qu'il n'y a que 7,6% d'étrangers dans la population. https://t.co/cI2n9j8Yl0 https://t.co/IKZUauTCfQ pic.twitter.com/qXZFcd1qAA
— Décodage Zemmour (@DecodageZemmour) February 19, 2022

Le document complet est en ligne.
Éducation : comment sortir du porno ?
Aymeric Pourbaix reçoit François-Xavier Clément, philosophe et fondateur de Saint Joseph Education, et Inès de Franclieu, déléguée générale de “Com’ je t’aime” :
Les catholiques restés fidèles au Saint-Siège et attachés au rite traditionnel ne sont pas des catholiques de seconde zone
Diane Sévillia, mère de prêtre, présente La Voie romaine dans La Nef :
[…] L’objectif de l’association est de faire connaître au Saint-Père, par des lettres qui seront portées à Rome, la stupeur et l’incompréhension des fidèles attachés à la liturgie ancienne face au motu proprio Traditionis custodes, et plus encore devant ses conditions d’application très strictes. Mises en œuvre littéralement, celles-ci aboutiraient à la suppression du rite tridentin et empêcheraient les prêtres voués à cette liturgie d’exercer leur ministère. Il y a là une injustice face à laquelle les laïcs sont en droit de manifester respectueusement leur peine, et un ébranlement très profond pour eux qui doit être entendu par l’Église car il les frappe au cœur de leur foi.
Qui sollicitez-vous pour écrire au pape François ? Et pensez-vous que de tels témoignages puissent modifier le motu proprio Traditionis custodes ?
Des mères de prêtres, inquiètes pour leurs fils, ont eu l’idée d’envoyer un message au pape. De là est né le projet de faire écrire les catholiques attachés de différentes manières à ce rite et de les porter à Rome, à pied, lors d’une longue marche-pèlerinage à travers la France et l’Italie. Le but poursuivi est d’attirer l’attention du clergé, des fidèles et surtout du pape, afin de lui montrer à quel point les catholiques restés fidèles au Saint-Siège et attachés au rite traditionnel ne sont pas des catholiques de seconde zone. Nous espérons obtenir une audience à Rome. Quel en sera le résultat ? Dieu en décidera. Nous espérons au moins que les dispositions touchant les prêtres célébrant le rite tridentin seront allégées. Nous allons prier et implorer la Vierge Marie et tous les saints lors de notre longue route.
[…] Les reproches exprimés dans le motu proprio Traditionis custodes me semblent donc hors de propos. Dans le diocèse où j’habite, celui de Versailles, les relations entre les communautés traditionnelles et le clergé diocésain sont totalement pacifiées. Quant aux questions qui se posent aux prêtres, je n’ai pas à en juger car je ne suis qu’une mère de famille. Tout ce que je sais est qu’ils n’ont commis aucune désobéissance par rapport aux règles qui leur ont été données par l’Église. Et qu’ils ont un dévouement sans limite pour leurs brebis. […]
Terres de Mission : Apprendre à prier
Dans ce numéro de « Terres de Mission », François-Xavier Accart, rédacteur en chef de la revue « Prier », présente son dernier ouvrage intitulé « L’art de la prière » publié dernièrement aux éditions Emmanuel.
Puis, l’abbé Hervé Benoît propose une petite introduction au grand « siècle des âmes », ce XVIIe siècle qui ne fut pas seulement pour la France le « Grand siècle », mais aussi un siècle de foisonnement spirituel entré dans l’histoire comme « l’école française de spiritualité » (avec des personnages aussi différents que saint Vincent de Paul ou saint François de Sales, saint Jean Eudes ou le cardinal de Bérulle, Monsieur Olier ou Marie de l’Incarnation).
Ce matin dans l’Eglise d’Avranches, un individu “normal” a pénétré dans l’église en criant “Allahu Akbar”
L’individu, possiblement tchétchène, est rentré dans l’église Saint-Gervais durant la messe. Il a ensuite fait le tour de l’édifice religieux en diffusant des musiques de rap avec son téléphone, puis a crié « Allah Akbar » à plusieurs reprises.
L’individu est ensuite sorti de l’église et s’est enfui. Plusieurs forces de l’ordre sont mobilisées pour le retrouver.
