Clotilde Forgeot d’Arc sera Jeanne d’Arc 2022
Elle est l’arrière arrière arrière arrière arrière… petite-nièce de la Pucelle. Par son père, elle descend de Pierre, le frère de Jeanne d’Arc.
Cette mission lui a été transmise le 24 janvier, par Raphaëlle Camphuis – Jeanne d’Arc 2020 et 2021 – , lors d’une cérémonie à l’Hôtel Groslot, en présence du maire d’Orléans, Bénédicte Baranger, présidente de l’association Orléans Jeanne d’Arc, Mgr Jacques Blaquart, évêque d’Orléans, et le Colonel Guillaume Vernet, commandant de la base aérienne d’Orléans-Bricy.
Le ministre Dupont-Moretti demande à ce que l’on ne mette plus personne en prison
Il y a trop de monde en prison. Par une note du 23 décembre, le ministre de l’injustice demande aux procureurs et présidents de cour d’appel d’éviter les placements en détention :
Incroyable ! Le ministre Dupont-Moretti, en raison de la surpopulation carcérale, demande à ce que l’on ne mette plus personne en prison. C’est l’échec de la politique pénale du Président Macron mise en évidence ! #ZemmourPresident pic.twitter.com/UcoAUtUagz
— Benoît de Boysson ⓩ (@BBoysson) January 24, 2022
Et tant pis pour les victimes.
Avortement : Pécresse sur la ligne de Macron
Pour la candidate LR et de l’extrême-centre, il faut convaincre les peuples à légaliser l’avortement :
Valérie Pécresse : "Je suis pour le libre choix des femmes. L’IVG est un droit fondamental. Il faut convaincre les peuples sur la question de l’avortement. Le sujet est de comment les convaincre." pic.twitter.com/x7jEEivbJf
— France Inter (@franceinter) January 20, 2022
Le libre choix des femmes, ça ne commence pas par aider les futures mères à accueillir la vie ?
La loi Veil est comme un rhizome qu’il faut combattre
Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune a pris la parole lors de la Marche pour la vie, dimanche 16 janvier 2022. Gènéthique retranscrit son discours.
« Vous connaissez la boite de Pandore d’où s’échappent tous les maux de l’humanité et qu’il est trop tard pour refermer ? A chaque nouvelle transgression, on dit que la boite de Pandore est ouverte. Or, je ne crois pas que la loi Gaillot soit une boite de Pandore.
D’abord parce qu’il n’y a pas de différence de nature entre l’avortement à 14, 12 ou 10 semaines. Ce n’est pas plus grave moralement d’avorter à 14 semaines. A ce propos on rappellera que l’avortement est toujours possible jusqu’à 9 mois, pour les enfants handicapés, grâce à la loi Veil dont certains s’obstinent à saluer l’équilibre et la sagesse alors qu’elle entraîne deux fois plus d’avortements qu’en Allemagne ou en Italie.
Mais surtout, il faut se souvenir qu’au fond de la boite de Pandore d’où se sont échappés tous les maux de l’humanité, il restait l’espérance. Je risque donc de vous surprendre en vous montrant qu’au fond de la loi Gaillot, il y a des motifs d’espérance. Pour trois raisons, une qui tient au message, l’autre aux destinataires et la troisième à l’intention véritable du texte.
Pour la première fois, la promotion de l’avortement est associée à une vision d’horreur et de dégoût. En effet, parler d’avortement à 14 semaines, c’est admettre – et donc visualiser – la nécessité d’écraser la tête du bébé et de le démembrer. Ce n’est pas nous qui le disons, ce sont les promoteurs eux-mêmes de l’avortement qui disent que cela les dégoûtent. Cela fait près d’un demi-siècle qu’on nous enjoint de ne pas décrire l’avortement comme une horreur pour ne pas exercer de chantage sur les femmes ni les culpabiliser. Mais aujourd’hui, ce sont nos adversaires qui nous donnent matière à illustration. Ils nous fournissent le texte et l’image, le poids des mots interdits et le choc des photos censurées. En bref, les idéologues viennent sur le terrain du réel, sur notre terrain, et là ils vont prendre cher ! Au fond, ils avouent qu’avorter c’est tuer, ce qui est déjà un bon début.
Ensuite, n’oublions pas que ce texte sur l’allongement à 14 semaines a été récusé par tous les professionnels de santé : l’ordre des médecins, l’académie de médecine, le syndicat national des gynécologues obstétriciens et le collège national des gynécologues et obstétriciens français se sont exprimés contre le texte. C’est la première fois qu’on trouve une forme d’unanimité contre une forme d’avortement, en dehors de chez nous ! C’est aussi très prometteur parce que cette méthode qui consiste à se moquer des gens, « à emmerder les Français », en l’occurrence les médecins, va avoir une conséquence. On va assister à un effet d’éviction, comme en Italie où 70 % des médecins ont progressivement déserté la pratique de l’avortement. Au passage, on notera à quel point l’avortement n’est pas un acte médical ni un soin parce qu’on n’a jamais eu besoin de forcer les médecins à faire de la médecine ! Alors qu’on a besoin de leur forcer la main pour pratiquer cet acte contraire à toute la tradition médicale depuis Hippocrate, il y a 2 400 ans…
C’est justement pour cela que la proposition de loi Gaillot a prévu la création d’un répertoire des « bons médecins » prêts à procurer l’avortement à 14 semaines. Cela signifie en creux que les réfractaires seront fichés comme de « mauvais médecins ». Décidemment, c’est devenu une habitude de ficher les gens, les anti-ceci, les anti-cela, les gentils et les méchants, les citoyens et ceux qui ne méritent pas de l’être, ceux qui ont leur place dans le camp du bien et les autres. Ficher les gens est devenu un mode de gouvernement. Mais j’ai l’impression que les Français en sont lassés comme ils sont lassés de la confusion entre le sanitaire et le sécuritaire. Les médecins qui refusent l’avortement sont-ils des terroristes, des citoyens de seconde zone ? Faudra-t-il leur enlever l’autorisation d’exercer ? L’idée de ce fichier ne fonctionnera pas parce que ce n’est l’intérêt de personne d’y figurer, sauf pour le pouvoir politique de pouvoir compter les soutiens du « progrès sociétal ». Car tel est bien l’unique objet de cette loi qui est un marqueur politique : cliver pour ratisser à gauche en vue de l’échéance présidentielle.
Pour conclure, Mme Gaillot et son texte retourneront à un anonymat qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Seule restera la loi Veil, toujours inachevée, sans cesse parachevée. La loi Veil est comme un rhizome, cette ramification de racines souterraines qui poussent partout de nouveaux bourgeons qu’il est inefficace de couper parce qu’ils repoussent inévitablement. C’est bien ce système racinaire qu’il faut combattre. La loi Gaillot aura été l’occasion d’avancer quelques pions : oui l’avortement tue, nous ne sommes plus les seuls à le dire, et cette extension du délai a été imposée aux médecins qui n’en voulaient pas. Ceci constitue des premiers pas nécessaires et porteurs d’espoir. »
Bobards d’or 2022
La cérémonie (parodique) des Bobards d’Or distingue, chaque printemps, les « meilleurs des journalistes », ceux qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct. Elle est organisée depuis 2010 par la Fondation Polemia.
12 bobards ont été sélectionnés, parmi lesquels :
Bienvenus chez les fous
Ce ne sont pas seulement les mains qui ont été abondamment nettoyées ces deux dernières années, mais aussi le cerveau.
La cité de la peur
Les périodes absurdes font coexister longtemps le rire avec les larmes, jusqu’à ce que les événements finissent par dire l’intention de ceux qui les génèrent. Il y eut un film dont le nom est dans le titre et qui fit rire des générations, il y a aujourd’hui une situation française qui donne à ce film une portée prémonitoire et qui, s’il n’y a pas le sursaut attendu du bon sens, se transformera bientôt en tragédie nationale.
En prenant le train (rappelé trois fois à l’ordre par un contrôleur rouge d’indignation et revenant exprès jusqu’à moi pour deux centimètres de masque baissé dans un wagon vide), en entrant dans mon bar habituel (recadré sèchement pour avoir fait quatre mètres sans masque entre l’entrée et ma place), en écoutant la radio (découvrant à quel point le redoutable Jean-Jacques Bourdin peut être un roudoudou avec Jean Castex), en faisant un voyage de groupe (entendant une triple vaccinée obsédée du masque en extérieur revenir positive mais intimer à tous le devoir de se dénoncer comme cas contact), je ne me suis pas franchement dit ces derniers temps que j’avais la chance de vivre mais que je faisais partie d’une société qui m’avait réduit au rang d’animal soumis pour en conserver le droit.
Comment un pays comme la France, dont la gloire et le génie s’est érigé au fil des siècles au prix de risques insensés, individuels et collectifs, a-t-il pu se résoudre à devenir un tel conglomérat muet de bonnes consciences avilies ? Comment autant d’institutions, de médias, de parlementaires et de grands serviteurs de l’État ont-ils pu à ce point se résoudre à abdiquer toute forme d’intelligence, d’indépendance et de courage ?
La liberté de ton ne s’entend que — faiblement — dans l’opposition et — s’égosillant — dans les couches populaires qu’on étiquette aussitôt à défaut de débattre. Je dois l’avouer, j’ai entendu plus de choses censées sur le Covid auprès des chauffeurs VTC que sur les plateaux télés.
Le roi est nu !
Il faut le dire : quels que soient les artifices et l’entêtement d’un pouvoir à vouloir donner une réponse binaire à une crise complexe par le passe vaccinal, les errements de la politique gouvernementale finissent, comme la nudité du roi devant l’enfant du Conte d’Andersen échappant à l’aveuglement de la cour, par crever les yeux. Désaveu de la vaccination de masse par Omicron, qui amène une contamination de grande ampleur de la population française alors qu’elle est vaccinée à 79 %, là où les pays africains hors Afrique du Sud, pour ne citer qu’eux, très faiblement vaccinés, sont très peu contaminés (Le Monde du 14 janvier). Désaveu du passe sanitaire quand on voit comment les régions espagnoles qui ne l’ont pas mis en place résistent bien mieux à l’épidémie que celles qui l’ont imposé (Okdiario du 14 janvier). Désaveu de la politique de l’État vis-à-vis des jeunes et des enfants (risque non justifié de leur vaccination, complications respiratoires, cutanées, psychologiques innombrables avec le masque obligatoire) (rapport OMS août 2020), explosion des suicides (rapport Hôpital Robert Debré notamment). Fiasco d’une politique de détection scolaire ubuesque, désorientant unanimement élèves, parents et professeurs. Perte irréparable de nombreux médecins, soignants et serviteurs de l’État mis à pied pour avoir refusé de se faire vacciner. Dette abyssale. Fractures sociales et politiques durables d’une société française exacerbée dans ses antagonismes, etc.
Quelle est la menace du Covid ?
Combien de fois faudra-t-il le répéter, car les faits sont plus têtus que les crédos gouvernementaux, le Covid reste, en nombre de morts, une menace marginale pour la société (127 263 morts en tout depuis mars 2020 (Santé publique France du 17 janvier), avec un âge moyen de 82 ans en 2020, 93 % de plus de 65 ans, 5 % de moins de 55 ans (Vidal.fr), avec des chiffres contestés (grand nombre de morts à causes multiples déclarées Covid) quand le cancer fait 157 000 morts par an en 2018 (Fondation Arc).
La vraie menace, c’est la surréaction gouvernementale qui paralyse un pays entier à chaque annonce nouvelle. Quand on traite chaque incident de frontière par une mobilisation générale des Armées (“Nous sommes en guerre”), le problème n’est pas l’incident mais la mobilisation générale (et, avec elle, la peur et l’épuisement qu’elle produit). La seule politique des “cas contact” est une invention de technocrate qui ne résiste pas à l’épreuve des faits car elle est tellement ingérable qu’elle pousse soit à l’amputation opérationnelle, soit au mensonge généralisé. Et pourquoi ? Parce que, à partir du moment où, la surprise passée de la première vague, le virus a commencé d’être appréhendé, deux axes et seulement deux axes devaient concentrer l’effort collectif : les personnes à risque (co-morbidité, personnes âgées) et les lits de réanimation.
Personnes à risques et lits de réanimation
C’est pour les premières que la vaccination, fut-elle bancale, avait du sens, car le rapport risque / bénéfice la justifiait. D’ailleurs, la logique eût voulu que, puisque le vaccin protégeait les personnes à risque, il n’était point besoin de vacciner les autres, comme pour la grippe. Pour dire les choses en une formule, ce n’est pas en doublant la fourrure des bisons sains que l’on règlera l’attaque des loups sur les bisons vulnérables. Le gouvernement accable de complications les bisons sains, non-vulnérables aux loups comme l’immense majorité de la population au Covid, sur le prétexte de bisons vulnérables d’abord négligés et aujourd’hui instrumentalisés. Du reste, une fois les dispositifs en place et sous réserve qu’ils soient en pleine possession de leurs moyens, les personnes à risque gardent le droit de préférer une vie pleine et courte à une vie plus longue mais contrainte.
Les seconds peuvent résumer à eux seuls la crise que nous vivons : ils sont le lieu sensible des phases de poussée des contaminations et la possibilité d’absorber les cas non conformes propres à toute crise. Leur manque n’est pas nouveau : de nombreux reportages en parlaient déjà pour les grippes il y a cinq ans, dix ans, quinze ans. Non seulement la crise n’a pas amené le gouvernement à les augmenter mais elle n’a pas su le convaincre d’arrêter leur diminution, même aux pics de contamination. La coordination avec le privé a été inexistante pendant la première vague et très lente et légère ensuite.
Regardons les choses en face : l’immense déploiement des confinements et de la vaccination, puis la culpabilisation des non-vaccinés ne procèdent, au fond, que d’une seule réalité opérationnelle, l’incapacité de l’État à monter en puissance sur ce lieu crucial (que l’augmentation des crises contemporaines exige, aussi sûrement que les militaires préparent dans le monde ou en France des forces de prépositionnement pour des crises potentielles). L’ensemble des chiffres d’alarme, paniques télévisuelles, taux d’incidence et incantations gouvernementales en faveur de soignants débordés face à la nouvelle vague s’enracinent sur cette simple réalité : les 3 à 4000 lits additionnels qui pourraient, à un coût bien moindre que tous les confinements, vagues de vaccination et tests incessants (prix financier, psychologique et moral !), permettre d’absorber les encombrements momentanés de l’hôpital. Le Covid a représenté 2 % des hospitalisations en 2020 (atih.sante.fr). Quel décalage entre cette réalité et le catastrophisme médiatique quotidien, digne des bilans des derniers bombardements pendant les guerres mondiales.
Un narcissisme d’État
Au centre de cette paralysie générale, il y a une très malsaine mécanique, celle de la peur. Et celle-ci procède d’une implacable logique de “bonne conscience”, censée détourner les masses des fautes inévitables du gouvernement en créant des camps dans la population. Ce procédé a une racine profonde : un rapport à l’image de soi qui ne souffre pas la contrariété ni le reproche et a le besoin pathologique de projeter ailleurs les erreurs qui en sont la cause. Minorer ses fautes est une chose, que tous les gouvernements pratiquent, mais s’obstiner à ce point à les nier en désignant un coupable avec acharnement, voilà qui est extrêmement dangereux et délétère. Cette tentation entre désormais dans une forme de démesure car l’entourage du chef de l’État a été purgé de tous ceux qui pouvaient encore lui porter la contradiction, et le schéma infantile d’une réassurance permanente à être irréprochable est en roue libre. À l’heure où un grand nombre de pays constatent les limites, voire l’échec de la vaccination de masse et du passe sanitaire, l’État français accélère et s’entête. Il déclare, toute honte bue d’éternel adolescent, vouloir “emmerder” les non-vaccinés et crée sans vergogne un système discriminatoire à leur encontre.
La peur entraîne la peur, le courage le courage
La réalité prendra le temps qu’il faut pour s’imposer aux esprits mais, avant ce lent processus, qui se lève ? Qui s’oppose ? Qui va enfin parler au Français comme le fait un chef, en mobilisant chez chacun ce qu’il y a de plus noble, de plus combattif, de plus collectif ? Croyons-nous vraiment qu’un Churchill ait pu faire de l’Angleterre ce qu’elle fut dans la dernière guerre en lui disant : “restez chez vous” ? Les bombes pleuvaient pourtant et aléatoirement. Il n’y a pas de mauvais soldats, il n’y a que des mauvais chefs. Un peuple se hisse et dépasse ses leaders quand on sait considérer et libérer son potentiel. Si on l’animalise, car la peur est un retour aux instincts primaires, alors il se replie sur ce qu’il a de plus vil et de plus moutonnier.
La France est une nation redoutable quand elle décide d’être grande et généreuse. Cela ne se déclenche pas par des discours aux Invalides entre deux gestes barrières, mais par le courage d’un retour à une liberté d’action dans les corps intermédiaires. Il n’y a pas de grandeur sans risque, sans possibilité de lâcher la “barbichette” internationale du principe de précaution pour choisir la liberté redonnée aux majorités valides et combattives.
Sortir de la division par un élan partagé
La France a un besoin prioritaire d’unité. L’unité, mieux que le rassemblement, donne un point de débouché partagé. Il y a bientôt trois ans Notre-Dame brûlait, montrant à quel point le pays prenait conscience de son âme quand celle-ci menaçait de s’effondrer. La reconstruction d’un tel symbole n’est pas seulement une affaire d’architectes, elle est une convocation à une ferveur, à un élan, au besoin d’entendre célébrer à tous les niveaux ce qui fit la France grande. Quand les tentations électorales consacrent les chefs de bande et les vendeurs de rêves, verrons-nous quelqu’un capable de transformer les dominos de la peur en une force coalisée de contributeurs autonomes et convergents ?
L’islamisme, ce virus bien plus contagieux…
L’émission Zone Interdite, diffusée hier soir sur M6, s’intéressait à certains quartiers islamisés. Dans les Hauts-de-France, la ville de Roubaix compte sept mosquées, dont une ouvertement salafiste. Des restaurants proposent des boxes fermés réservés aux femmes voilées. Il est possible de se procurer des livres prônant le djihad, la guerre sainte contre les non-musulmans. Et en plein centre-ville, on peut même aujourd’hui acheter des poupées sans visage. Des jouets vendus à des parents soucieux de respecter une version de l’Islam qui interdit la représentation des êtres humains. Une vendeuse explique que de telle manière les fabricants se conforment à la demande de l’islam de ne pas reproduire le visage créé par Allah. Elle affirme que les enfants s’y adaptent et que cela “ne les perturbe pas du tout”. Un autre magasin vend également des ours blancs en peluche qui n’ont pas d’yeux.
Amine El Bahi, originaire de la ville et juriste en droit public de 25 ans, s’y inquiète de plusieurs manifestations de “communautarisme” qui “nourrissent d’une certaine façon l’islamisme radical”. Les auteurs de l’émission expliquent que ce sont “les courants de l’islam radical” qui interdisent toute représentation humaine. Ils montrent ensuite des livres pour enfant vendus dans une librairie. Les personnages illustrés ont également les traits complètement effacés.
L’émission peut être revue sur internet.
Florence Parly s’attaque au général (2S) Bertrand de La Chesnais : deux poids, deux mesures !
L’attaque est tellement hypocrite que même les journalistes de BFM, dont Bruno Jeudy, sont obligés de reconnaître que le rappel à l’ordre du ministère des Armées demandant au général(2S) de la Chesnais de démissionner de son statut militaire (2S) est tiré par les cheveux, n’est pas justifié et, par conséquent, n’est qu’une instrumentalisation des armées et une manœuvre politique contre Eric Zemmour :
L’Armée demande officiellement au général Bertrand de la Chesnais, directeur de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour, de prendre sa retraite. C’est ce qu’a confirmé le porte-parole du ministère Hervé Grandjean (…) « Le sens de notre message est très clair : pour un militaire, les opinions sont libres mais doivent être exprimées avec la réserve exigée par l’état militaire. Ce que je dis là, c’est le Code de la Défense, donc c’est la loi », a-t-il expliqué pour justifier la position de l’Armée. Avant de poursuivre : « Dans le contexte d’une campagne électorale, dans la position qui est la sienne, c’est-à-dire directeur de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle, nous considérons que cette discrétion et cette réserve attachées au statut militaire sont remises en question. »
L’avocate spécialiste du droit militaire contactée par BFM est dubitative :
“Tant qu’on n’a pas de manifestation publique avec des opinions contre l’Armée ou contre les fonctions qu’il a pu exercer, il ne me semble pas qu’on puisse considérer qu’être directeur de campagne d’un candidat, quel qu’il soit, soit un manquement à l’obligation de réserve. En adressant une lettre, en lui demandant de démissionner, c’est qu’ils considèrent qu’ils n’ont peut-être pas toutes les billes pour initier une procédure disciplinaire”
Le journaliste de BFM enfonce même le clou :
“On a cherché des billes et on a eu du mal à en trouver. Il dirige bien la campagne mais c’est un travailleur de l’ombre. Il ne parle jamais aux journalistes, même en off très peu. il refuse même de leur donner son numéro de téléphone ce qui est assez rare”
Ce n’est pas la première fois que Florence Parly, en bon petit soldat intolérant d’Emmanuel Macron, manie le deux poids, deux mesures contre de grands serviteurs de l’Etat. On se souvient des attaques ignominieuses portées contre les généraux (2S) signataires d’une magnifique tribune l’année dernière, sans parler des pressions et menaces proférées contre Valeurs actuelles pour les empêcher de diffuser une tribune de militaires d’active cette fois-ci quelques semaines après celle des retraités. En 2017, l’ancien chef d’état major de l’armée de terre, le général (2S) Ract-Madoux s’était présenté aux législatives sous l’étiquette LR sans que cela n’émeuve le ministère des Armées…
Pour mémoire, le général (2S) de La Chesnais était candidat aux municipales de Carpentras avec le soutien du RN : silence de Florence Parly à l’époque !
La réaction d’Eric Zemmour ne s’est pas faite attendre. Prenant la défense de son directeur de campagne qui, ainsi, ne s’expose pas dans cette polémique, Eric Zemmour a diffusé un communiqué :
La ministre des Armées, Florence Parly, «instrumentalise sans vergogne notre armée à des fins politiciennes. Elle se sert d’elle pour en faire un énième coup politique contre un candidat à l’élection présidentielle», écrit ainsi le candidat nationaliste dans un communiqué publié ce dimanche. Selon lui, «cette demande de démission et de mise en retraite d’un officier général en 2e section crée un précédent», alors que les généraux de deuxième section – «2S» – ne font plus partie de l’armée active mais sont toujours susceptibles d’être rappelés.
Dans son communiqué, l’ancien polémiste observe également que la députée de la majorité présidentielle, Laetitia Saint-Paul, est elle-même capitaine de l’armée de terre. Il cite en outre plusieurs officiers «2S» de différents partis ayant encore des mandats politiques, et rappelle que Bertrand de la Chesnais avait été candidat aux municipales de Carpentras (Vaucluse). Une ville où il est aujourd’hui élu, sans s’être attiré à l’époque d’observations quelconques.
Jean-Christophe Lagarde (UDI) soutient Valérie Pécresse mais pour lui “Éric Ciotti ce n’est pas possible”
Le grand écart de Valérie Pécresse est de plus en plus tendu et va se terminer par une déchirure au sein de LR. Pour le moment Eric Ciotti et l’aile droite de LR avalent des couleuvres.
Ainsi, Jean-Christophe Lagarde vient de rallier la candidature de Valérie Pécresse avec son parti l’UDI (voir nos articles ici et ici) mais déclarait, à propos de la primaire LR, les propos suivants début décembre 2021 :
L’UDI ne soutiendra pas n’importe quel candidat dans n’importe quelle situation. Si Ciotti est choisi comme candidat à la présidentielle, ce sera sans l’UDI. Si Michel Barnier obtient l’investiture de son parti, nous le rencontrerons après le 4 décembre. Mais pour Éric Ciotti ce n’est pas possible. On ne peut pas discuter avec quelqu’un qui se dit prêt à discuter avec Eric Zemmour. On ne le soutiendra jamais !
Jean-Christophe Lagarde a déjà prévenu qu’il voterait Emmanuel Macron au 2ème tour si Valérie Pécresse n’y est pas :
« Je ne veux pas la victoire d’Emmanuel Macron » et « je ne voterai pas pour lui, sauf si Eric Zemmour ou Marine Le Pen sont au deuxième tour », ajoute le patron de l’UDI, qui s’était pourtant rapproché du chef de l’État en début de quinquennat, avant de lui tourner le dos en 2020.
Eric Ciotti lui répondait le 27 novembre 2021 dans un tweet. Il va y avoir de l’ambiance dans l’équipe de campagne…
Rassurez-vous, pour ma part je n’accepterai jamais le soutien d’un personnage qui appelle au meurtre d’un responsable politique et qui est accusé de connivence avec les islamistes.
Monsieur Lagarde ne représente en rien les centristes. pic.twitter.com/GVikzatTSV
— Eric Ciotti (@ECiotti) November 27, 2021
Enfants handicapés : “Aujourd’hui on a de l’inclusion low cost, qui s’est dégradée pendant le mandat d’Emmanuel Macron”
Une fois n’est pas coutume, force est de constater que François Ruffin (LFI) sait de quoi il parle à propos des enfants handicapés. Sans aller jusqu’à approuver Eric Zemmour( ligne rouge infranchissable), il va presque jusqu’à le remercier d’avoir ouvert le débat dans une interview accordée à Marianne :
Il faudrait presque remercier Éric Zemmour, parce que, comme le dit l’Unapei, le handicap n’existait pas dans la campagne présidentielle jusqu’à ce week-end ! Quand on l’écoute, il dit : « les enfants handicapés doivent aller en établissements », c’est la règle, « sauf les cas les plus légers qui iront à l’école », c’est l’exception. Je suis pour inverser ce propos : la règle, pour moi, c’est plutôt l’inclusion. Mais en laissant la possibilité, aussi, d’obtenir une place en établissement.
Sur le handicap, c’est comme s’il y avait des dogmes successifs : d’abord, on cache les enfants chez soi par honte, on les garde dans la famille, durant des décennies. Ensuite, on les met en établissement. Et le troisième dogme, aujourd’hui, qui reviendrait à dire : tous à l’école et tous, également, une fois adultes, dans le monde du travail. Cette doctrine aujourd’hui ne rend pas tout le monde heureux. Elle interdit que des solutions, adaptées à chaque personne, à chaque parcours, soient recherchées, trouvées.
Alors que oui, des parents témoignent que leurs enfants se sont épanouis dans des « institutions », et je ne veux pas les diaboliser. Alors que tout n’est pas fait, mais alors pas du tout, pour que l’école soit rendue vraiment inclusive, et donc elle fait souffrir des enfants, qui n’y trouvent pas leur place (…)
Aujourd’hui on a de l’inclusion low cost, qui s’est dégradée pendant le mandat d’Emmanuel Macron. La mesure qui casse tout, c’est la « mutualisation », avec les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial). C’est une catastrophe, parce qu’on demande à une accompagnante qui suivait deux ou trois enfants auparavant, d’en suivre désormais quatre, cinq ou six – j’ai déjà vu un cas où une seule accompagnante devait suivre onze enfants –, on lui demande de sauter d’une classe à l’autre, d’un établissement à l’autre.
Quelle est la logique ? Il s’agit de faire du chiffre. Il faut suivre plus d’enfants, ce qui est parfaitement légitime. Sauf que derrière, on ne recrute pas du tout en proportion. Et donc, on divise les suivis, on fractionne les emplois du temps, on fait un truc de bouche-trou. Une mère témoigne : « En deux ans d’école maternelle, mon fils a vu quinze accompagnants d’enfants en situation de handicap (les fameuses AESH, N.D.L.R.). Avec la mutualisation, elles changent tout le temps. Cette absence de stabilité, ça le détruit. » Et les AESH qui doivent s’occuper de quatre enfants avec quatre problèmes différents me disent tout simplement qu’elles ne sont pas Wonder Woman. Ça les dégoûte de leur métier (…)
Cette polémique, elle permet à la majorité de couvrir, par une indignation sur les principes, la réalité d’une politique indigente. Il y a une hypocrisie manifeste, un fossé énorme entre les déclarations d’intention et les actes.
Thierry Mariani (RN) :”Mon adversaire n’est pas Éric Zemmour, c’est Macron et son clone Valérie Pécresse”
Beaucoup de rumeurs circulaient sur Thierry Mariani notamment en raison de ce que lui avait fait subir l’entourage proche de Marine Le Pen au moment des régionales. On se souvient qu’il avait failli quitté le RN (voir notre article ici) suite à une commission d’investiture houleuse :
Venu défendre sa liste de Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy n’a pas caché sa colère – après avoir patienté sur les marches du siège – de découvrir ses candidats dans le Var biffés d’un trait de plume. Qui plus est au profit de proches du maire de Fréjus, et membre éminent de la commission d’investiture, David Rachline. «Puisque tu imposes 100 % des candidats dans le Var, c’est à toi d’être tête de liste. Je rends mon tablier» , l’a menacé par téléphone l’ancien LR au terme d’une seconde réunion virtuelle, mardi dernier. L’eurodéputé est allé jusqu’à réclamer du RN un communiqué annonçant son retrait en Paca, pour finalement obtenir gain de cause.
Finalement, Thierry Marinai a déclaré samedi que puisqu’il était à Carpentras, il n’était pas à Cannes“, démentant ainsi les rumeurs d’un ralliement à Eric Zemmour. Il s’est néanmoins exprimé au micro de Boulevard Voltaire sur la nécessité de calmer le jeu entre pro-Eric Zemmour et pro-Marine Le Pen afin de ne pas gâcher les chances d’une entente pour le deuxième tour, qui sera indispensable pour battre Emmanuel Macron :
Quelle est votre réaction à la suite des ralliements de Jérôme Rivière et Gilbert Collard à Éric Zemmour ?
Je suis un peu surpris, mais il n’y a rien de dramatique. J’aurais été davantage inquiété s’ils avaient rallié d’autres candidats ! Nous partageons beaucoup de choses avec Éric Zemmour, mais je reste persuadé que Marine Le Pen est la mieux placée pour gagner cette élection et je reste persuadé que nous nous retrouverons au second tour.
Je dis à Jérôme et à Gilbert : « On vous retrouvera bientôt. » Des rumeurs et des noms circulent, je ne veux pas participer à ce mercato. Mon adversaire n’est pas Éric Zemmour, c’est Macron et son clone Valérie Pécresse. Je note deux choses positives : le camp national n’a jamais été aussi important et Marine Le Pen n’a jamais eu une image aussi positive au point que tous les candidats, y compris Valérie Pécresse et Emmanuel Macron, abordent les sujets qu’elle a toujours soulignés : immigration, sécurité, mauvais fonctionnement de l’Europe. Concentrons-nous sur nos adversaires Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, que l’un ou l’autre soit élu, ce sera la même chose.
Quelles conséquences ces ralliements peuvent-ils avoir sur les campagnes de Marine Le Pen ou Éric Zemmour ?
Il ne faut surtout pas que cette campagne dérape. Charles Pasqua disait : « Les campagnes commencent côte à côte et finissent face à face », au sujet de ceux qui ont des idées proches. Je refuse toute attaque des candidats qui nous sont proches car, au second tour, il faudra se rapprocher (…) L’important est qu’il n’y ait pas de fossé infranchissable (…)
J’ai beaucoup d’amis chez Éric Zemmour, je le respecte, mais mon choix au premier tour et au second, ce sera Marine Le Pen. Si je venais à me tromper, je ne me tromperai pas d’adversaire au second tour. Jamais nos idées n’ont rassemblé autant de monde, on dépasse les 30 %, et ces idées ne font plus peur car l’histoire et la vie quotidienne nous donnent raison. Il ne faut pas gâcher cette chance avec des rivalités. Donc, ne jetons pas de l’huile sur le feu, défendons nos arguments. Un jour, un président de la République a dit : « Si tu reviens, on oublie tout ! » Donc, il faut qu’au soir du premier tour, tout le monde revienne et qu’on oublie tout.
Romain Lopez, maire RN de Moissac, mais très critique envers sa direction, ne dit pas autre chose :
Certains tweets du camp national sont affligeants.
Reprendre le discours de nos pires opposants déshonore notre mouvement.
Il est temps que les hauts cadres du RN fassent cesser cela au lieu de l'encourager.
Le camp national n'est pas un bac à sable de cour d'école. https://t.co/4GZYO6LMOF— Romain Lopez (@RLZ82) January 23, 2022
Selon Nigel Farage, 17 371 britanniques, sans comorbidité, sont morts du Covid et seulement du Covid
Bien que retiré de la vie politique, Nigel Farage, l’homme du Brexit, s’est exprimé sur la télévision britannique pour dénoncer la folle politique liée à l’épidémie du Covid menée par Boris Johnson, pourtant bien moins folle que celle menée en France par Emmanuel Macron et Olivier Véran :
Même s’il est officiellement retiré de la vie politique, l’homme par qui le Brexit est arrivé intervient régulièrement (…) depuis le printemps 2020, sur une ligne de recherche de l’immunité de goupe qui était son premier instinct. Farage a invoqué le droit à l’information libre que l’on peut mettre en œuvre pour obtenir des statistiques de l’Office National britanniques. Il a demandé qu’on lui fournisse le chiffre exact des personnes décédées uniquement du COVID, sans co-morbidité. On arrive au chiffre de 17 371 personnes – au lieu des 153 000 officiellement recensées, chiffre reproduit sur la carte officielle de Johns Hopkins.
Nigel Farage rappelle les 400 milliards de livres dépensées pour compenser la fermeture de l’économie, la souffrance et le retard éducatif des enfants, le recul des libertés fondamentales. Et il demande qu’un débat soir lancé. Cette demande de Farage est potentiellement beaucoup plus dangereuse pour Johnson que l’opposition interne dans son propre parti ou l’opposition des travaillistes au Parlement.
'We've seen again and again, estimates of how bad this crisis could be that are nearly always massively over exaggerated, but this has really made me sit up and think.'@Nigel_Farage reacts to the amount of people who have died purely of Covid since the start of the pandemic. pic.twitter.com/A6o87ze8It
— GB News (@GBNEWS) January 19, 2022
Et si on lançait le débat en France sur le “quoi qu’il en coûte” et ses conséquences désastreuses sur la dette et la santé mentale des Français et surtout des enfants?
21 janvier 2022. Prière pour le roi Louis XVI, par le R.-P. Jean-François Thomas
Place du Louvre, Paris, 21 janvier 2022
Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.
Sommes-nous en ce matin au lieu d’une exécution, horrible et injuste certes, mais simple produit de la justice humaine, ou bien nous trouvons-nous au lieu d’un martyre ? La République a sa réponse, déjà toute faite depuis le procès du Roi. Quant à l’Église, tout au moins dans les hommes qui la dirige, elle est demeurée bien timide et même parfois hostile à ce sujet. Nous n’avons pas la chance d’être des Russes qui, en toute humilité, ont su reconnaître à la fois leur responsabilité dans le régicide de l’empereur Nicolas II et de sa famille, et la sainteté de ces derniers acquise par le sang versé. Il ne s’agit pas bien sûr de décider par soi-même de ce que fut vraiment l’assassinat du Roi : meurtre uniquement politique ou bien haine envers Dieu dont il était le Lieutenant ? Il n’empêche que le sang qui fut versé ici, là où nous sommes, n’est pas celui d’un homme ordinaire. Lorsque le Roi arriva sur cette place couverte de neige, il apparut à tous, y compris ses ennemis qui en témoignèrent par la suite, comme revêtu de blanc, ce qui n’était point le cas. Le journaliste révolutionnaire Prudhomme y vit une affectation pour souligner sa fausse innocence, or, rapportant ce détail étonnant, il ne fait que souligner le caractère surnaturel du moment. Le Roi, durant le trajet du Temple à l’échafaud, s’était plongé dans les prières des agonisants aux côtés de l’abbé Edgeworth, millénaire préparation à la mort où l’agonisant s’identifie au Serviteur souffrant, à Notre Seigneur Lui-même dans sa Passion. Les bourreaux du Roi, tout en rejetant avec horreur cette image d’un Roi pieux prêt à se sacrifier pour son peuple, sont en fait ceux qui nous laissent le plus d’éléments en faveur de cette conviction du martyre, comme cet autre journaliste écrivant, -hostile aux partisans de Capet prêts à le mettre sur les autels : « À l’exemple du peuple juif de Jérusalem, le peuple de Paris déchira en deux la redingote de Louis Capet — scinderunt vestimenta mea — et chacun voulut en emporter chez soi un lambeau. » Voilà des révolutionnaires encore pétris d’histoire sainte et de catéchisme…
Lorsque notre Roi s’apprête à gravir les marches de la guillotine, regardant une dernière fois la capitale de son royaume, il sait que le principal reproche adressé par les Assemblées fut sa lutte pour la liberté de culte, désirant réparer des décisions malheureuses et contraintes. Le 11 décembre 1792, précédant la première comparution du Roi, les députés s’étaient mis d’accord pour dénoncer ce crime mais sans le nommer, justement pour ne pas offrir à Louis XVI la palme du martyre. Voici quelques lignes du débat :
- « Dubois-Crancé : — demande qu’on mette dans l’acte énonciatif le texte de la lettre de Louis à l’évêque de Clermont, qui porte que quand le roi aura recouvré son autorité, il rétablira le culte catholique.
- Valazé : — relit le texte de la lettre.
- Serre : — je demande qu’il ne soit pas parlé du culte, à moins que vous vouliez le faire un jour canoniser.
- Sur la proposition de Ruhl, la Convention décrète qu’elle insérera dans l’acte le texte ainsi arrangé : — la nation vous accuse d’avoir manifesté le désir et la volonté de recouvrer votre ancienne puissance. » (Moniteur, année 1792, n° 348)
Nous devrions rougir de nous dire catholiques pour beaucoup d’entre nous, car, jusqu’à ce jour, nous avons souvent épousé les thèses ennemies, ceci par lâcheté, ou bien même convaincus que Louis XVI n’avait pas tout mis en œuvre pour sauver ses peuples de la barbarie. Le Roi se tourne vers nous ce matin, alors qu’il s’avance vers son martyre. Sur ses lèvres, un des versets du psaume III qu’il vient de lire dans la voiture le conduisant au supplice : « Seigneur, que votre bénédiction se répande sur ce peuple qui est encore le vôtre ! » Il est habité par le silence en cet instant, malgré les sinistres roulements de tambours, les ordres militaires et les injures des Fédérés et des Jacobins massés sous le ciel lourd. Où sont donc les « braves gens », comme il disait le 14 juillet 1791, tandis que tant de foule l’acclamait encore au cri de « Vive le roi ! » ? Les princes eux-mêmes l’ont abandonné : ses frères les comtes de Provence et d’Artois, ses cousins, le prince de Condé et le duc de Bourbon, tous réfugiés à l’étranger contre l’ordre du Roi, attisant autour d’eux une violence et une haine dont le Roi ne pouvait qu’être victime. Et le pape lui-même ne bougea guère. Qu’importe… Notre Souverain ne cultive aucun ressentiment dans son cœur, pas plus qu’il ne le fit jamais au temps où ses plus grands courtisans dressèrent de lui dans l’opinion publique le portrait d’un homme sot et plat. La propagande entretenue par les philosophes, les journalistes, par la cour, tissée patiemment depuis tant d’années porte enfin ses fruits. Parmi ses frères, Louis XVI était le seul à avoir cultivé, dès son enfance, les vertus de piété et d’honnête homme, de foi et d’intelligence. Il devait nécessairement tomber car il était bien l’incarnation de ce que les révolutionnaires ne pouvaient accepter plus longtemps, déjà par son sacre de roi et, de plus, par ce qu’il était comme homme, à savoir un chrétien essayant de vivre de façon héroïque, selon son état de vie, toutes les vertus chrétiennes.
Dans ses Conversations, réflexions rédigées lorsqu’il a une dizaine d’années à la demande de son exigeant précepteur le duc de La Vauguyon, il écrivait par exemple, encore duc de Berry : « Je me propose d’être, toute ma vie, fortement et constamment attaché à la piété et à tous les exercices de la piété. Je m’élèverai au-dessus de toute sorte de respect humain, et je prends la résolution ferme et sincère d’être hautement, publiquement, généreusement fidèle, à celui qui tient en sa main les rois et les royaumes. Je ne puis être grand que par lui, parce qu’en lui seul est la grandeur, la gloire, la majesté et la force, et que je suis destiné à être un jour sa vive image sur la terre ; je ne rougirai jamais de ce qui peut seul faire ma gloire. » (IVe Entretien, manuscrit 4428, Bibliothèque Nationale)
Sire, Votre Majesté n’a point failli et vous n’avez pas rougi car vous ne vous êtes pas trompé de gloire alors que le monde autour de vous était emporté par les ruses du démon. En ce matin neigeux, qui donc est à plaindre, de vous ou de nous ? Vous accédez à l’antichambre du mystère. Les révolutionnaires, ce soir, vont illuminer les rues et organiser un bal public sur le lieu de votre martyre, mais la terreur va envelopper la ville saisie par la stupeur et l’effroi. Le Fils de saint Louis n’est plus. Vive le Fils de saint Louis !
Ainsi soit-il.
P. Jean-François Thomas, s. j.
Prône pour la Messe solennelle de Requiem pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, Paris
21 janvier 2022
Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Mes chers Frères,
Plus les années qui nous séparent de l’exécution criminelle de Louis XVI s’accumulent, plus se fortifie sous nos yeux le programme révolutionnaire qui mit à bas l’Autel et le Trône, qui détruisit avec rage et systématiquement les symboles et les traditions de notre pays chrétien. La Terreur ne s’est jamais aussi bien portée.
Les derniers jours, les dernières heures d’un condamné sont d’une densité à nulle autre pareille. Ne revenons pas cette fois sur des détails que chacun d’entre nous connaît et qui provoquent en nos cœurs une émotion toujours vivace. Qu’en fut-il en revanche de la dernière nuit de notre Roi et des pensées qui l’habitèrent durant ce matin tragique alors qu’il était emmené vers l’échafaud à travers les rues enneigées de Paris ? Nul ne peut percer les secrets d’une vie intérieure qui n’appartient qu’à Dieu. Nous savons qu’il dormit de minuit et demi à cinq heures. Il rendit le dernier soupir cinq heures plus tard. Louis XVI fut toujours un homme de méditation et de contemplation, ceci dès son enfance. Se souvint-il alors de cette dernière durant laquelle il ne trouva guère de bonheur que dans l’étude et l’éveil d’une intelligence curieuse de tout ? En fait, comme tout prince, et encore plus comme tout Dauphin, il ne fut jamais vraiment un enfant, écrasé par l’étiquette et mal aimé par rapport à ses frères. Il apprit très jeune à ne point se plaindre et ses précepteurs laïques et religieux ne le gratifièrent jamais d’une éducation libérale. Alors qu’il n’est point encore l’héritier mais seulement le duc de Berry, il est la dernière roue du carrosse. Il est d’usage de dire à cette époque : on s’extasie sur le duc de Bourgogne, on gâte le comte de Provence et on pourvoit aux besoins du duc de Berry. Dans sa cellule du Temple, en ces dernières heures dans son royaume terrestre, se revoit-il ainsi à la cour, à Versailles ? Entend-il encore l’enseignement donné dont un manuscrit garde la trace ? « Un prince est véritablement l’image de Dieu, lorsqu’il est juste et qu’il ne règne que pour faire régner la vertu… Le prince est établi de Dieu pour être aux autres hommes le modèle de toutes les vertus… Vous êtes absolument égal par la nature aux autres hommes et par conséquent vous devez être sensible à tous les maux et à toutes les misères de l’humanité… Un prince ne doit se divertir et s’amuser qu’après s’être exactement acquitté de ses devoirs, et seulement le temps nécessaire pour délasser l’esprit, fortifier le corps et entretenir la santé… Fils de saint Louis soyez semblable à votre père ; imitez sa foi, son zèle pour la religion. Soyez saint, juste et bon comme lui… Un trône est inébranlable lorsqu’il a pour fondement la raison et la justice, qu’on punit tout ce qui est mal et que l’on récompense tout ce qui est bien. » (Manuscrit 2324, Bibliothèque de l’Arsenal) Il avait compris ainsi, dès ses jeunes années, que sa vie ne lui appartenait pas et qu’il devait se laisser façonner, y compris dans ses habitudes et dans les actions les plus ordinaires du quotidien, par un modèle indélébile dont la source était le Ciel et dont les racines plongeaient dans l’héritage très chrétien de la couronne. Ceci est imprimé dans son âme et nul doute qu’il se pencha en ces dernières heures sur son obéissance, sur sa soumission au caractère inscrit en lui à jamais par le sacre de Reims, préparé par toutes ces années de formation quasi ascétique à la mission de roi.
Louis XVI se souvient aussi de tous les Entretiens rédigés dans son enfance par M. de La Vauguyon (lorsqu’il a neuf ans) et servant de canevas à sa formation morale et politique, comme ces textes extraordinaires sur la piété, la bonté, la justice et… la fermeté : « Voulez-vous être pieux ? Étudiez la Loi Naturelle, cette loi sainte gravée dans tous les Cœurs par la main de Dieu même ; comprenez toute l’étendue des devoirs qu’elle vous impose et de ceux qu’y ajoute la Loi révélée. […] La Bonté exige de vous de la sensibilité pour tous les hommes, de la clémence pour les coupables, de la compassion et de la générosité pour les malheureux, de la reconnaissance pour ceux qui vous sont particulièrement attachés, de la tendresse pour vos amis, de la politesse pour tous ceux qui vous entourent. En un mot la Bonté exige de vous que vous fassiez le bien de la société en général et celui même de chaque particulier. […] Voulez-vous être Juste ? Regardez vos sujets avec des yeux de Père, traitez-les comme vos propres Enfants. Éloignez pour jamais de votre cour les flatteurs. Aimez la vérité. » Et élément essentiel : « La Fermeté est pour tous les hommes et particulièrement pour les Princes, une vertu si absolument nécessaire que sans elle toutes les autres ne sont rien. En effet, quelque Pieux, quelque Bon, quelque Juste que vous soyez, si vous n’êtes Ferme, vous ne saisirez aucun principe, vos meilleures dispositions n’auront aucun effet… Né vertueux sans l’être réellement, vous souffrirez que le vice triomphe et ose opprimer le mérite et l’innocence. » (Manuscrit 4428, Bibliothèque Nationale) En cette nuit glaciale du 20 janvier 1793, le roi humilié et abandonné, isolé du reste de sa famille à la prochaine tragique destinée, pense peut-être à ce qui fut sa seule faiblesse, le manque de fermeté, faiblesse signant sa chute mais le couronnant de grandeur plus que celle du sacre. Peut-être s’est-il confié à ce sujet à son confesseur qui l’entendit longuement avant que le roi ne reposât son esprit dans un court sommeil.
Dieu parle dans les songes des justes comme nous le rapportent en maintes occasions les Saintes Écritures. En fut-il ainsi pour le Fils de saint Louis ? Dieu ne manque pas d’accorder les grâces et les consolations nécessaires pour affronter l’épreuve et pour entrer dans une bonne mort. Quelle paix enveloppa Louis XVI lorsque, l’âme purifiée par cette ultime confession, il trouva la force de s’endormir ? Nous possédons les Réflexions mises sur le papier par le jeune prince âgé d’une dizaine d’années. Le contenu est d’une maturité époustouflante et d’une constante profondeur humaine et spirituelle, comme ce commentaire composé à la demande de son père, Louis de France : « Un roi n’est digne de régner qu’autant qu’il fait la fonction de Dieu sur la terre ; telle est l’étendue de ses obligations ; aussi le seul homme capable de rendre ses peuples heureux est celui qui n’accepte la royauté que pour l’amour d’eux, et dont le but, en gouvernant, est de ne jamais vouloir l’autorité et la grandeur pour lui, et de préférer toujours le salut de son royaume à sa tranquillité et à son bonheur. » (Maximes morales et politiques, publiées en 1814) Peut-on imaginer qu’un Archange ait tenu compagnie au Roi durant son repos, calmant une angoisse légitime, séchant ses larmes et proclamant qu’il avait dignement rempli son contrat en ne cherchant pas à sauver sa vie mais en acceptant de la sacrifier pour ses peuples et son royaume ? Cléry rapporte, dans son Journal du Temple, ces paroles du Roi le 20 janvier 1793 : « Je voudrais que ma mort fît le bonheur des Français et pût écarter les malheurs que je prévois. » Et quelques heures plus tard, sur l’échafaud, tandis qu’il était lié à la planche de la guillotine, il déclara paisiblement ces mots rapportés par le bourreau Sanson (Lettre au rédacteur du Thermomètre du Jour, 21 février 1793) : « Je voudrais que mon sang puisse cimenter le bonheur des Français. » Aura-t-il reçu des lumières et des révélations particulières sur l’avenir de la France au cours de son sommeil si bref ? L’état actuel de notre pays, privé de son Roi, privé de Dieu, privé de morale même naturelle, ennemi y compris de l’homme créature de Dieu, montre bien que la mort du Roi fut un acte diabolique, répétition humaine de la condamnation de Notre Seigneur : « Oportet unum mori pro populo. » (« Il faut qu’un seul meure pour le peuple. » Évangile selon saint Jean, XI. 49 sq.) Robespierre n’avait-il pas déclaré lors du procès inique, tout en prétendant être un opposant à la peine de mort : « … mais Louis doit mourir parce qu’il faut que la patrie vive. » Hélas, la patrie n’est point la France et les valeurs de la République ne sont point celles de la foi chrétienne. Aucune conciliation n’est possible, sauf à s’acoquiner avec le Malin, comme nous ne cessons de le faire depuis plus de deux siècles jusqu’à atteindre aujourd’hui une asphyxie, signe avant-coureur du néant.
Plût au ciel que Louis ait peut-être bénéficié, durant son repos, de lumières au sujet du royaume qu’il allait remettre, en tant que simple lieutenant du Christ, entre les mains du Grand Capitaine ! Il aurait pu faire sienne cette émouvante dédicace de Georges Bernanos à son ami Jacques Vallery-Radot : « Quand je serai mort, dites au doux Royaume de la Terre que je l’aimais, plus que je n’ai osé dire… » Louis XVI est mort pour la France et par la France. Nous pourrions dire de cette trahison ce qui est aussi valable au sujet de tout lien fidèle à l’Église : la pire douleur n’est point de souffrir pour l’Église mais de souffrir par l’Église. Parmi tous nos rois, certains admirables, d’autres moins dignes de leur métier, Louis XVI fut un de ceux qui aima le plus ce et ceux qui lui avaient été confiés par le divin Maître de la vigne. Ses heures de solitude égrenées une à une au cœur de cette nuit terrible n’entamèrent pas son amour et sa fidélité, et, comme chacun le sait, y compris parmi ses ennemis, aucune amertume, aucun ressentiment, aucun désir de vengeance ne l’animèrent jamais. Les gouvernants de notre époque, tout pleins d’eux-mêmes et de leur misérable pouvoir, retireraient grand profit à se pencher sur la geste de nos rois qui sont aussi les leurs, ne leur en déplaise. Durant les deux longues heures que dura l’éprouvant trajet entre le Temple et le lieu de l’exécution, il ne fit que lire les prières apaisantes des agonisants dans le bréviaire de l’abbé Edgeworth, notamment ce psaume III, revêtu en ces instants d’un contenu prophétique. En voici quelques extraits dans cette belle traduction du XVIIe siècle que connut le Roi : « Seigneur, pourquoi mes persécuteurs se sont-ils multipliés ? Il est grand le nombre de ceux qui sont en insurrection contre moi ! […] Oui, vous serez ma gloire, et ma tête qu’ils vont abattre, vous la relèverez. […] Non je ne le craindrai pas, ce peuple innombrable qui m’environne. […] Que votre bénédiction se répande sur ce peuple qui est encore le vôtre ! »
Lorsque la tentation nous saisit de ne point aimer les ennemis, il est bon de regarder l’exemple de notre dernier souverain vraiment très chrétien. La désespérance n’habita jamais le cœur du Roi, et pourtant, il aurait eu bien des raisons de sombrer et de maudire. Ce qu’il vécut durant sa dernière nuit et à l’aube naissante fut le fruit de toute une éducation du cœur et de l’intelligence, éminent exemple de ce que la France était capable de produire en ses temps de gloire. Lorsque la tête royale roula dans le panier et qu’elle fut brandie triomphalement, nul peuple pour acclamer, contrairement à la légende enseignée dans les écoles par la République. Dans la boue et la neige fondante, ce ne sont que les rangs serrés des soldats fédérés et des Jacobins, piétinant sur place depuis une heure du matin, de crainte d’un ultime soulèvement populaire. Le Roi ne put donc jeter un dernier regard sur son peuple. Il n’était entouré que par les nouveaux grands prêtres et les pharisiens ricanant au pied de ce gibet. Ce ne sont pas les Parisiens qui trempèrent piques et mouchoirs dans le sang royal mais toute cette lie révolutionnaire qui, depuis, n’a jamais lâché prise et qui continue de danser de façon endiablée sur les ruines accumulées. Georges Bernanos, encore lui, écrivait à son ami Virgilio Mello Franco en 1940 : « Il nous reste les valeurs spirituelles françaises, comme une poignée de cendres dans la main. En soufflant dessus, on fera peut-être rougir une braise encore chaude, et si petite que soit la flamme, pourquoi n’embraserait-elle pas de nouveau la terre ? » (Correspondance, T. II, 1934-1948, 22 décembre 1940)
Le Roi pour le repos de l’âme duquel nous prions ce soir a peut-être reçu de l’Archange dans ses ultimes songes l’assurance que son sang ne serait pas versé en vain et que la braise rougeoyante ne s’éteindrait pas, aussi longtemps que des hommes pieux, bons, justes et fermes seraient enracinés dans son royaume. À chacun d’entre nous, mes chers Frères, d’être un de ceux-là.
P. Jean-François Thomas, s. j.
Biden en échec
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Les affaires de Joe Biden vont mal. Ce président élu dans les conditions douteuses que l’on connaît fut célébré avec enthousiasme par le monde de la bien-pensance. Enfin la parenthèse Trump était terminée et le valeureux démocrate allait réconcilier l’Amérique qui pourrait de nouveau jouer son rôle impérial. Las, un an après, même la presse américaine qui le soutint tant doit reconnaître que le mandat est bien mal engagé.
Tout n’avait pas si mal commencé, pourtant, avec le vote, en mars 2021, de l’American Rescue Plan (1.900 milliards de dollars) destiné à relancer l’activité économique. Puis, en novembre, celui du plan de modernisation des infrastructures pour 1.200 milliards de dollars. Dans le même temps, le chômage était descendu à moins de 4 % de la population active.
Mais Trump, de son côté, ne resta pas inactif. Il consolida son emprise sur le parti républicain et régla ses comptes avec ceux qui l’ont lâché. Le cas de Liz Cheney est le plus emblématique. Elle fit partie des dix républicains de la Chambre des représentants qui approuvèrent la mise en accusation de Trump après l’assaut du Capitole. Son vote sera justifié par un propos très violent :
« Il n’y a jamais eu de plus grande trahison par un président des États-Unis de sa fonction et de son serment à la Constitution. »
La bataille fut rude car Liz Cheney n’était pas n’importe qui. Fille de Dick Cheney, l’ancien vice-président de George Bush et figure emblématique des néo-conservateurs américains, elle jouit d’une belle notoriété et a été réélue dans le Wyoming avec 67 % des voix.
La tornade Trump finit par avoir raison des réticences et Liz Cheney perdit sa place de numéro trois du groupe républicain à la Chambre. Elle aura en prime un adversaire investi par le parti républicain lors du renouvellement de son mandat à la fin de l’année.
C’est alors que les mauvaises nouvelles s’accumulèrent pour Biden. L’inflation fit son apparition à un niveau inédit depuis quarante ans (6,8 % pour 2021). Ajoutée à la flambée du prix de l’énergie, c’est le pouvoir d’achat des Américains qui baisse, contrairement aux années précédentes. Le Covid, qu’il devait « écraser », se porte très bien et tue davantage que sous Trump. On peut, d’ailleurs, souligner que la chaîne CNN, si engagée contre Trump, a retiré de son écran le décompte macabre des morts du virus. Il est toujours distrayant d’observer le comportement des médias donneurs permanents de leçons de morale.
Par ailleurs, sa majorité est infime, notamment au Sénat. Or, deux sénateurs démocrates, Joe Manchin et Kyrsten Sinema, font régulièrement défaut à la majorité démocrate, empêchant l’adoption de plusieurs projets.
Toutes les promesses de Biden sur de grandes lois concernant l’immigration, le climat ou le système électoral sont ainsi en panne et le vieil homme donne l’impression d’être désemparé. Les démocrates sont d’autant plus inquiets que la vice-présidente Kamala Harris, symbole de diversité radieuse pour le camp progressiste, est elle aussi décevante et apparaît de moins en moins comme une candidate naturelle dans trois ans.
En politique extérieure, la situation n’est guère plus réjouissante et l’« America is back again » de la campagne est devenu d’une triste ironie face aux images de la lamentable retraite d’Afghanistan de l’été dernier. Mille milliards de dollars dépensés pour offrir le pouvoir à des islamistes sanguinaires, voilà un constat que beaucoup d’Américains n’ont pas digéré.
Dans ce contexte difficile, les élections de mi-mandat qui auront lieu à la fin de l’année suscitent l’inquiétude du camp démocrate, qui craint de perdre la majorité dans les deux Chambres. Ce serait la paralysie pour Biden et l’effervescence chez les républicains qui seront confrontés à un choix cornélien pour savoir qui investir en 2024.
Donald Trump y pense tous les jours.
Pourquoi l’Eglise défend la vie ?
Aymeric Pourbaix & Véronique Jacquier reçoivent Caroline Roux, déléguée d’Alliance Vita, Pascale Morinière, président des AFC et Anne-Claire Couran, médecin, spécialisé dans les soins palliatifs. La dignité de la vie fait partie des premiers sujets mis en valeur par l’épiscopat, à l’occasion des élections :
Aux sources de la France chrétienne
Le 23 janvier, Xavier Moreau, ancien officier et consultant, présente son “Livre noir de la gauche française” et notamment l’espèce de contre-religion messianique qui caractérise cette dernière depuis les origines révolutionnaires.
Puis Francine Bay, auteur de “Au matin de la France chrétienne”, évoque sur Terre de missions l’impressionnante floraison de saints qui évangélisèrent dès les temps apostoliques notre pays. De saint Sidoine, aveugle né guéri par le Christ, à sainte Marie Madeleine, de saint Memmie, premier évêque de Châlons converti à Rome par saint Pierre lui-même, à saint Front, premier évêque de Périgueux qui faisait partie selon la Tradition des 72 disciples désignés par le Christ, autant de témoins qui firent de notre pays la “Fille aînée de l’Eglise”.
Enfin, le P. Jean-Baptiste Cazelle, prieur de l’abbaye bénédictine Notre-Dame de Fontgombault, présente son travail de théologie sur “La vertu de miséricorde selon saint Thomas d’Aquin”.
Faire disparaître la la liturgie ancienne avant trois ans ?
Communiqué de Paix Liturgique :
Ce samedi 22 janvier, nous nous sommes retrouvés nombreux sous les fenêtres de la nonciature apostolique, à partir de midi, pour réciter le chapelet et pour demander que soit rendue la liberté à la liturgie traditionnelle.
On rapporte à Rome que le pape, exaspéré contre la liturgie ancienne, veut qu’elle disparaisse « avant trois ans ». On nous dit qu’à des supérieurs de communautés, qui lui demandaient de le rencontrer, il a fini par répondre que ces communautés n’étaient pas visées par Traditionis custodes, texte qui concernait les prêtres diocésains. Et pourtant, il a demandé à la Congrégation des Religieux un document pour tenter d’introduire la liturgie nouvelle dans ces communautés, document qui pourrait paraître en mars, selon le journal La Croix, peut-être le 2 mars, le jour des Cendres, selon des rumeurs romaines.
Nous n’accepterons pas qu’on attaque les prêtres traditionnels et les séminaires traditionnels dans le but de tarir les vocations qui s’y pressent !
A Paris, nous continuerons à protester, tout en implorant l’aide de la Sainte Vierge, devant la nonciature, à Notre-Dame du Travail, à Saint Georges de La Villette, à Saint François Xavier, rue du Cloître-Notre-Dame.

50eme Anniversaire du rappel à Dieu de Sœur Claire Ferchaud
La petite paysanne de Loublande (5 mai 1896 – 29 janvier 1972), suivant la volonté du Sacré-Cœur, avait osé donner un avertissement au Président Poincaré et aux Généraux en pleine guerre 1914-1918.
Pendant 55 ans, elle vécut effacée dans la Maison du Sacré-Cœur où elle s’était retirée avec ses compagnes à Noël 1917 pour une vie de prière et pénitence pour la France et l’Eglise.
Les marques de bienveillances de l’Eglise ne lui manquèrent pas dans les nombreuses difficultés qui accablèrent sa vie :
- Sa Chapelle fut bénite le 12 juin 1918 par son Evêque Monseigneur Humbrecht qui, ainsi que Monseigneur de Durfort, se firent son réconfort et son soutien dans l’épreuve.
- Le 20 septembre 1939, Bénédiction de sa Sainteté Pie XII « acceptant l’holocauste de Claire pour l’Eglise, le Sacerdoce et le Salut des Ames ».
- Par décret du Saint Office, le 1er juillet 1964, la Chapelle devient Oratoire public.
- Le 8 septembre 1964, le Cardinal Ottaviani Secrétaire du Saint Office fait savoir à Claire que « le Calvaire de Loublande est terminé ».
Depuis Loublande est devenu un lieu de pèlerinage. Nombreux sont ceux qui viennent se recueillir sur sa tombe, à la Communauté et prier aux Rinfillières. Les pèlerins viennent prier pour le monde d’aujourd’hui, menacé par une tempête sans précédent de matérialisme de violences et d’immoralité, qui ne se relèvera qu’après s’être agenouillé dans le repentir, pour rendre à son Sauveur un hommage public et solennel dans l’Adoration de son Créateur et de son Dieu.
C’est par la Messe Perpétuelle, seconde mission de Sœur Claire que le monde désormais sera sauvé.
C’est là toute l’Espérance dans la Miséricorde du Seigneur.
Valérie Pécresse à l’extrême-centre
Valérie Pécresse: "Mon projet est de droite mais il est 100% compatible" avec les valeurs des centristes pic.twitter.com/1RsuF2UwJI
— BFMTV (@BFMTV) January 22, 2022
.@UDI_off avec ses 58 parlementaires, ses 400 élus départementaux et régionaux,ses centaines de Maires et ses milliers d’élus municipaux sont désormais engagés derrière @vpecresse qui est devenue la candidate unissant la droite et le centre afin de construire un vrai changement! https://t.co/GGhd2CWnPx
— Jean-Christophe Lagarde (@jclagarde) January 22, 2022
Les belles figures de l’Histoire : Saint François de Sales
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, jésuite, évoquent saint François de Sales
A son tour, Gilbert Collard rejoint Eric Zemmour
Le problème, quand on dirige son parti à la trique, en assenant à ses membres que de toute manière, ils n’ont nulle part d’autre où aller, c’est que le jour où ils ont quelque part d’autre où aller, ils partent. L’ancien député du Gard, élu député européen sous les couleurs du RN en 2019, avait été écarté de la commission d’investiture du RN à l’été 2020. Collard avait menacé de claquer la porte du parti, avant d’être rattrapé par Marine Le Pen qui lui avait confié la direction de son programme culture.
L’élu va annoncer son ralliement lors du meeting d’Éric Zemmour organisé ce samedi, à Cannes.
Nouveau succès de la Marche pour la vie à Washington
HUGE @March_for_Life crowd today — surprisingly wasn’t any noticeably smaller than in years past. #whywemarch pic.twitter.com/imHdyPXPEw
— Katie Yoder (@k_yoder) January 21, 2022
Let’s March for Life! pic.twitter.com/SuEaVZq6pK
— March for Life (@March_for_Life) January 21, 2022
WOW! Check out this AMAZING time lapse video of thousands of pro-life people at the March for Life.pic.twitter.com/l5ZqhUpWnv
— LifeNews.com (@LifeNewsHQ) January 21, 2022
“Notre fille trisomique nous a rendus meilleurs”
María Doussinague a consacré une page Instagram à la petite Marieta pour encourager d’autres familles :
Tout a commencé à l’initiative de María Doussinague, mère de trois enfants, dont la dernière, Marieta, est atteinte du syndrome de Down. Quand elle l’a découvert, pendant sa grossesse, ce fut un moment difficile. Le choix de donner naissance à cette fille n’a cependant jamais été remis en question, malgré les pressions extérieures. Finalement, Marieta (qui vient d’avoir neuf ans), est née et ce fut la “meilleure décision” que sa mère ait pu prendre. “Je ne l’ai jamais regretté et j’ai maintenant une fille qui me rend très heureuse, ainsi que tous ceux qui m’entourent”, témoigne Mme Doussinague, interrogée par la chaîne El Rosario de las 11 pm .
(Presque) 100% des grossesses dont l’enfant est trisomique sont avortées.
Au cours des neuf années de la vie de Marieta, sa mère María et son père Cesar ont essayé autant que possible d’établir un réseau avec des centaines d’autres familles d’enfants atteints de trisomie 21. “Sur les 400 familles que je connais, explique María, environ la moitié ont des enfants trisomiques qui sont venus au monde parce qu’il n’y avait pas de diagnostic prénatal et que leurs mères l’ont découvert après l’accouchement. Malheureusement, si beaucoup de ces familles découvraient aujourd’hui un enfant déficient pendant la grossesse, “la plupart avorteraient”. En outre, les statistiques de la Fondation espagnole du syndrome de Down montrent que sur les quelques 400 000 enfants qui naissent chaque année en Espagne, seuls 150 sont atteints du syndrome de Down : près de 100 % d’entre eux sont avortés. Marieta fait donc partie des autres 0,000…%.
Dès que María a reçu le diagnostic de sa fille, elle a immédiatement compris que le plus gros problème n’était pas la trisomie 21 elle-même, mais le manque d’informations. Elle s’est alors fixé une mission : “Transformer le monde pour que les enfants trisomiques ne soient pas seulement nés mais aussi accueillis”. La page El chromosoma de Marieta a donc été créé avec l’intention de “démolir les mythes” et de “montrer la valeur du handicap dans notre société”, explique-t-elle.
La vie d’un enfant trisomique n’est certainement pas facile, mais elle peut être belle et c’est certainement une vie qui vaut la peine d’être vécue, ni plus ni moins qu’une autre. Les photos de la petite Marieta dans sa routine quotidienne sont incroyablement tendres et ont déjà gagné plus de 10 000 adeptes. Ce sont des photos qui montrent la vie de Marieta pour ce qu’elle est : un enfant normal, qui vit avec joie tout ce que font ses camarades. La mère était infiniment reconnaissante de l’attention portée à la page Instagram et au sujet de la trisomie 21 en général. “Ils ont vu en Marieta une lumière dans leur vie”, dit la mère des nombreuses personnes qui la suivent dans la même condition : “le chemin que leur enfant va parcourir et l’espoir de voir comment une petite fille peut être heureuse, parler, rire, jouer comme n’importe quel autre enfant”.
Un enfant heureux
Le père et la mère de Marieta n’ont jamais pensé : “Pourquoi moi ?”. Ils vivent le syndrome de Down de leur petite fille davantage comme une condition et un état de fait que comme un “drame”. “Elle me fait grandir et avoir une vie bien meilleure que si Marieta n’avait pas existé. Cette fille que Dieu a envoyée à ma famille nous a rendus meilleurs”, répète María, convaincue qu’un enfant trisomique peut être heureux, sans jamais être “un poids pour ses frères et sœurs”. Le témoignage de la famille Doussinague confirme que cela est possible.
Marieta se prépare actuellement à sa première communion et, comme le rapporte sa mère, “connaît parfaitement le Notre Père et l’Ave Maria, malgré ses difficultés linguistiques”. La jeune fille a déjà développé sa propre religiosité et ses parents la voient prier avec dévotion. “Elle adore les cours de religion, elle connaît la vie de Jésus, de Marie et de Joseph, elle aime aussi tout ce qui a trait à Noël, les Rois mages et connaît tous les chants de Noël”, raconte sa mère. “Elle nous a appris à profiter de la vie, à tout célébrer, les petits et les grands progrès, et à apprécier chaque détail de ce que nous avons” et à “garder à l’esprit ce qui est vraiment important dans la vie et à oublier les petites choses qui ne sont pas nécessaires. Marieta nous a appris tout cela”, conclut la mère.
Homophobie ?
Nicolas Noguier, le président fondateur du Refuge, association d’aide aux jeunes victimes d’homophobie rejetés par leur famille, a été mis en examen jeudi pour «viol» et «agression sexuelle».
Son compagnon, cofondateur et ex-directeur du Refuge, Frédéric Gal, a également été mis en examen «pour deux faits de harcèlement sexuel».
Nicolas Noguier et Frédéric Gal ont contesté l’ensemble des faits qui leur sont reprochés.
Les deux hommes ont également été mis en examen pour travail dissimulé et harcèlement moral sur plusieurs salariés et bénévoles de la fondation.
Thomas More, sa conscience avant l’obéissance aux évêques
Les éditions DMM publient un essai de Miguel Cuartero Samperi, diplômé en philosophie et en théologie de l’Université pontificale grégorienne, sur Thomas More, la lumière de la conscience. L’ouvrage, préfacé par le cardinal Sarah, retrace les étapes de la vie de Thomas More en suivant comme “fil rouge” la centralité de la conscience. Dans tout les choix auxquels il a dû faire face, le philosophe anglais a écouté sa propre conscience comme le lieu où se révèle la voix de Dieu qui guide l’homme pour qu’il choisisse le bien et rejette le mal. Face à la sentence imminente, Thomas More montra une fermeté inébranlable, malgré sa famille : sa priorité n’était pas de préserver sa vie terrestre mais de sauver son âme de la damnation.
La décision de rejeter les actes du Parlement, en fait, n’était pas tant motivé par des arguments politiques que par la fidélité à sa propre conscience, à l’Eglise et à Dieu : “Il est mort en fidèle et bon serviteur de roi, mais avant tout de Dieu”. Miguel Cuartero amène le lecteur, étape par étape, à considérer exactement ce que l’on entend par “conscience” : que suivait exactement Thomas More quand il décida, toujours plus lucidement, de sacrifier sa vie en son nom.
Il a suivi la voix de sa conscience, contre l’épiscopat anglais, qui a reconnu le roi Henri VIII comme chef de l’Eglise, souscrivant ainsi son abjuration au pape.
Si More avait eu une foi superficielle, de façade, faite uniquement de paroles et d’actes conventionnels et n’avait pas été un homme d’une profonde dévotion intérieure, la question aurait été résolue sans problèmes de conscience avec la reconnaissance des exigences personnelles du souverain comme cela s’est produit pour tous les évêques, prélats et religieux, de ses contemporains qui, bien qu’appartenant à l’Eglise catholique, ne dédaignaient pas de s’en séparer avec une facilité déconcertante pour ne pas risquer la peine de mort, contribuant ainsi au terrible schisme.
Emmanuel Macron poursuit-il la logique révolutionnaire ?
Cette semaine les membres du Club des Hommes en Noir se sont intéressés aux propose tenus par le Président au journal Le Parisien “emmerder les non-vaccinés”, déchoir les “irresponsables” de la “citoyenneté” ? Qu’en pensent-ils ? Retrouvez l’abbé Barthe, l’abbé Celier, l’abbé Guelfucci et Jean-Pierre Maugendre sous la direction de Philippe Maxence.
L’OMS demande la levée des interdictions de voyage et du passe vaccinal pour voyager
Le Comité d’urgence du Règlement sanitaire international de l’OMS a émis ces recommandations à l’issue de sa dixième réunion sur la Covid-19 qui s’est tenue mercredi 13 janvier. Il est notamment recommandé de « lever ou d’assouplir les interdictions de circulation internationale, car elles n’apportent aucune valeur ajoutée et continuent de contribuer au stress économique et social des États parties ». Selon l’agence, la mise en œuvre d’interdictions générales de voyager « n’est pas efficace pour supprimer la propagation internationale » et « peut décourager la notification transparente et rapide des variants émergents préoccupants ».
Selon des conclusions publiées mercredi, l’OMS a également indiqué que l’obligation de fournir une preuve de vaccination contre la Covid-19 pour les voyages internationaux pourrait ne pas être nécessaire en tant que seule voie ou condition permettant les voyages internationaux.

