Une théologienne britannique, membre d’une commission vaticane, s’oppose publiquement au vaccin
La théologienne britannique Caroline Farey, membre de la commission vaticane sur le diaconat féminin, est l’une des signataires d’une déclaration affirmant que le vaccin contre le Covid-19 est «moralement illicite». Elle a confié le 13 janvier à The Tablet ne pas voir de problème à s’opposer au pape sur cette question.
«En cette période d’exploration du chemin synodal, pensez-vous que le pape veuille que le processus d’écoute soit uniquement réservé à ceux qui partagent son point de vue?»
Son nom figure aux côtés d’une cinquantaine de signataires, dont quatre prélats parmi lesquels Mgr Carlo Maria Viganò. Caroline Farey, philosophe et théologienne travaillant dans le diocèse de Shrewsbury, a approuvé la Déclaration de Bethléem, signée en décembre par trois évêques (Athanasius Schneider, Marian Eleganti, Rene Henry Gracida), un certain nombre de prêtres et diverses personnalités.
Plus de 1000 chapelets publics
L’initiative La France prie prend de l’ampleur. Ce sont plus de 1000 rassemblements qui sont organisés le mercredi pour prier le chapelet en public. Des groupes se sont également organisés les autres jours de la semaine. La liste, sans doute incomplète, est accessible sur cette carte :
Marche pour la vie : le reportage de Valeurs Actuelles
Entretiens avec Aliette Espieux, Nicolas Sévillia, Vivien Hoch, Tugdual Derville, des manifestants :
Grand remplacement : « Dans certains collèges, il n’y a plus d’enfants blancs »
En reportage dans les banlieues depuis dix ans, le journaliste Arthur Frayer-Laleix raconte la fracture ethnique et sociale. Il déclare dans Ouest-France :
Les prisons sont remplies en grande majorité par des jeunes garçons, de 18-25 ans, qui viennent des quartiers défavorisés. Lors d’un reportage, j’ai rencontré d’anciens détenus d’une prison à Villepinte, en Seine-Saint-Denis. L’un y avait retrouvé un copain de CM2. L’autre, un ancien camarade de prison de son frère. En banlieue, tout le monde ne va pas en prison, mais la plupart y ont des amis, des voisins ou des connaissances. […]
La République dit qu’elle ne fait pas de distinction selon les origines. Mais dans certains collèges, il n’y a quasiment pas un enfant blanc. Les habitants des quartiers le déplorent aussi. Le titre du livre, Et les blancs sont partis, est une citation de Sénégalais et Maliens qui s’en plaignent.
L’État a séparé les individus selon leurs origines ?
C’est principalement à cause de l’attribution des logements sociaux par les bailleurs sociaux et les pouvoirs publics, lors des commissions d’attribution de logement. Selon la consonance d’un nom, il peut être simple de connaître l’origine de la personne. En théorie, il est interdit d’attribuer un logement selon la couleur de peau. Dais les faits, c’est largement pratiqué comme l’ont montré des travaux d’universitaires. Dans les tribunaux, des associations comme SOS Racisme font un travail de longue haleine en attaquant des bailleurs sociaux et agents immobiliers ayant des pratiques discriminatoires. On se retrouve donc avec des quartiers très concentrés. […]
Unité des chrétiens? Et si on commençait par notre prochain?
Aujourd’hui commence la semaine pour l’unité des chrétiens, qui est hélas trop souvent une occasion de relativisme, mais qui fut instituée en 1908 par Paul Wattson, ministre épiscopalien qui venait de créer une communauté franciscaine au sein de l’anglicanisme et allait se convertir au catholicisme l’année suivante, pour que l’unité se fasse autour de la chaire de saint Pierre. La semaine se tient traditionnellement du 18 janvier, fête de la chaire de saint Pierre dans le calendrier romain traditionnel, au 25 janvier, fête de la conversion de saint Paul.
Comme chaque année, je m’associerai volontiers à cette prière – sans rêver à une sorte de parlement des confessions chrétiennes qui déterminerait au scrutin majoritaire ce que devraient être la foi et la morale chrétiennes, mais en priant pour qu’autour du siège de saint Pierre, se retrouvent tous ceux qui croient au Dieu trinitaire et au Dieu incarné. Sans renier leurs légitimes traditions, mais en nous soumettant tous à la Vérité révélée par le Fils de Dieu lui-même et transmise par l’unique Eglise catholique.
Mais, comme chaque année, je suis frappé aussi par le fait que certains utilisent leur prétendue ouverture oecuménique pour taper sur leurs frères chrétiens. Je pense évidemment à l’ostracisme qui frappe depuis quelques mois le rite romain traditionnel (pourtant essentiel non seulement au sein même de l’Eglise romaine, mais aussi pour discuter avec les Eglises orientales séparées qui ne comprennent pas que, nous Latins, nous piétinions allègrement notre tradition liturgique). Je pense aussi à ceux qui imposent des fardeaux aux fidèles par une sorte de simonie qui consiste à utiliser une autorité spirituelle pour autre chose que le salut des âmes, et notamment pour parer des atours de la morale chrétienne ce qui relève du libre débat (spécialement en ces temps de délires vaccinaux aux évêques qui refusent l’accès aux sacrements aux non-vaccinés, voire à l’ahurissante déclaration de Justin Welby, archevêque de Canterbory, c’est-à-dire chef spirituel de l’anglicanisme, selon lequel refuser le vaccin contre le covid irait contre le commandement du Christ d’aimer son prochain).
Je précise au passage que tous les échos que j’ai vus en français de la déclaration de Justin Welby traduisent qu’il aurait dit que les non-vaccinés n’étaient pas chrétiens, ce qui n’est pas exactement ce qui ressort de l’article original de Breitbart, qui dit “simplement” (mais c’est déjà insensé!) que refuser le vaccin va contre la morale chrétienne et donc serait un péché.
En tout cas, il me semble que, pour un véritable oecuménisme, il faut plusieurs éléments et au moins ceux-ci:
- d’abord l’amour de la Vérité (et donc de la Tradition qui nous transmet cette vérité);
- ensuite un refus de mettre sur le même plan les choix humains (même légitimes) et ladite Vérité;
- lutter contre ses propres péchés plutôt que battre sa coulpe sur la poitrine des aïeux qui nous ont transmis la foi – ou de nos prochains que nous ne comprenons pas;
- enfin, un véritable amour du prochain et pas l’espèce de vague solidarité pour le lointain qui en tient lieu dans nos sociétés déchristianisées.
Comme dit l’adage traditionnel: In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas (dans les choses nécessaires – c’est-à-dire la foi et les moeurs – l’unité, dans les choses douteuses la liberté, en tout la charité). Inutile de dire que nous n’avons pas trop d’une semaine par an pour nous conformer à l’objectif!
Guillaume de Thieulloy
Le harcèlement judiciaire contre Eric Zemmour continue
Eric Zemmour vient d’être condamné (provisoirement car il a fait appel), ainsi que le directeur de la publication de CNews, pour complicité de provocation à la haine raciale, respectivement à 10 000 et 3 000€ d’amende, pour avoir déclaré en 2020 à propos des mineurs isolés :
Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent. C’est une invasion permanente […] c’est un problème de politique d’immigration
Eric Zemmour a donc fait appel et dénonce un jugement politique et une volonté de le faire taire :
C’est la condamnation d’un esprit libre par un système judiciaire envahi par les idéologues. Rien que de très tristement habituel, en somme (…) C’est un faux procès qui m’est fait. C’est une querelle sémantique. On me fait un procès sémantique. Pour les Français qui sont volés, agressés, voire violés, parfois tués par des clandestins que l’on appelle mineurs isolés, la sémantique est quelque chose d’assez subalterne (…)
J’ai un agenda judiciaire chargé, car l’on veut me diaboliser. On veut, par la justice, me faire taire, car je suis le seul candidat à l’élection présidentielle à poser cette question majeure de l’immigration, de l’identité de la France et du ‘grand remplacement’. C’est une justice politique, un procès politique. Les Français savent ce qu’ils vivent, ce qu’ils subissent. La vérité est que ces mineurs que l’on dit isolés ne sont pas souvent mineurs et jamais isolés. La position la plus humaine est de rendre ces jeunes à leurs parents. Ils n’ont rien à faire ici”
Concernant l’acharnement judiciaire dont il fait l’objet et qui met en péril la liberté d’expression, la liste des procédures passées ou engagées contre lui est impressionnante. Il faut souligner que sur 8 procédures passées, il a été condamné une seule et unique fois en 2011 car il ne s’était pas pourvu en cassation, refusant ainsi une judiciarisation du débat intellectuel et politique la considérant comme un dévoiement de la démocratie. cela fait au final : 1 condamnation, 4 relaxes, une plainte jugée nulle, une autre classée sans suite et une mise en demeure annulée par le Conseil d’Etat.
Il reste environ 9 affaires en cours. Pour deux d’entre elles, il a été relaxé mais les parties civiles ont fait appel et se sont pourvues en cassation. les autres affaires n’ont pas encore été jugées.
Eric Zemmour est donc plutôt résistant face à ces attaques contrairement à ce qui se répète sur les plateaux de télévision.
Ce florilège démontre néanmoins l’acharnement judiciaire dont Eric Zemmour fait l’objet ce qui représente une véritable atteinte à la liberté d’expression.

Valérie Pécresse (LR) fait voter pour le passe vaccinal et déclare “en même temps” qu’il ne sert à rien
Cela doit vous rappeler quelqu’un :
Pécresse explique que le #PasseVaccinal n'est pas utile alors qu'elle l'a fait voter à l'Assemblée ! Elle se moque du monde !#ValerieGirouette pic.twitter.com/vE6te09Ful
— Stanislas Rigault (@stanislasrig) January 17, 2022
Luxembourg : manifestation anti-passe violemment réprimée
Interrogée au Parlement luxembourgeois sur le vaccin, Alexandra Henrion-Caude s’est réjouie de la liberté de parole qu’elle a pu avoir dans ce pays, contrairement à la France.
🗣 @CaudeHenrion après avoir été reçue par les députés luxembourgeois: «Ça fait du bien au moral de voir que la démocratie existe encore.» @Houdiakova #LigneDroite #PasseVaccinal
👉 https://t.co/idp69xfcDX pic.twitter.com/kzGllCI782
— Ligne Droite • La matinale (@Ligne__Droite) January 17, 2022
Or, depuis le 15 janvier, le passeport sanitaire est désormais obligatoire au Luxembourg pour aller travailler.
Un lecteur me signale que la manifestation anti-pass à Luxembourg samedi a violemment été prise à partie par les forces de l’ordre. Pendant plus de 4 heures, ils ont enfermé dans le froid une manifestation pacifique d’un millier de personnes violentées, matraquées, interpellées à l’aveugle, avant de relever l’identité de la totalité des manifestants. La presse locale en parle un peu.
Nous, luxembourgeois de sang, de papier, résidents étrangers, travailleurs frontaliers, nous nous insurgeons contre la violence sociale et physique qui s’est emparée des autorités et forces de sécurité de ce pays de tradition pacifique, et en appelons à la solidarité européenne et internationale afin que les protestations légitimes étrangères pleuvent sur ce pays et contraignent ses dirigeants à retrouver modération
Un hameau chrétien à L’île-Bouchard : une aventure inédite !
Contribuer à l’essor et au déploiement d’écosystèmes chrétiens au XXIe siècle : voilà la raison d’être de l’entreprise Monasphère, convaincue de la force prophétique de petites oasis où tous pourront venir goûter une vie imprégnée par la foi.
Monasphère développe en ce moment un projet inédit de 17 maisons à L’île-Bouchard, Sanctuaire Marial et Angélique situé en Touraine. Le lancement est prévu le 17 janvier prochain.
Contact : contact@monasphere.fr
Chers Amis,
Contribuer à l’essor et au déploiement d’écosystèmes chrétiens au XXIe siècle : voilà la raison d’être de Monasphère. A l’heure où tant de structures semblent se distendre, nous sommes convaincus de la force prophétique de lieux où des chrétiens vivent un voisinage fraternel, avec la volonté de transmettre, de rayonner, de constituer des myriades de petites oasis, où chrétiens et non chrétiens pourront venir goûter une vie imprégnée par la foi jusque dans ses structures collectives.
Monasphère développe en ce moment un projet inédit de 17 maisons à L’île-Bouchard, sanctuaire Marial et Angélique situé en Touraine et animé par la Communauté de l’Emmanuel.
Nous y avons conçu un véritable “hameau” avec une place ponctuée d’une halle, un jardin partagé, des jeux pour les enfants… Tout est pensé pour favoriser le voisinage fraternel et la convivialité.
Nous l’avons travaillé avec passion, pour oser des constructions neuves à caractère patrimonial et durable, alliant beauté, autonomie et performance énergétique. Un quartier qui pourrait se confondre avec d’autres quartiers anciens du village, par son architecture basée sur l’urbanité locale. Nous ne sommes pas seulement en train de construire des bâtiments, nous déployons une vision.
Et quel meilleur lieu que L’Île-Bouchard pour un tel projet ? La Vierge nous y parle des familles, de notre pays de France, de l’urgence de la prière. Ce message semble revêtir une étonnante actualité. Des familles se sont déjà implantées sur place, attirées par la force spirituelle du lieu. Avec ce projet, vous pourriez bientôt les rejoindre !
Bienvenue à L’île-Bouchard, sous le voile de la Vierge et à l’ombre de l’Ange” .
L’équipe de Monasphère
Ouverture des ventes le 17 janvier 2022.
Le ministre Gérald Darmanin pris en flagrant délire
Le ministre de l’Intérieur a dénoncé le geste d’individus dans la manifestation anti-pass :

En fait, ils applaudissaient :
Taper dans les mains et crier liberté ! voilà ce qu’il y avait sur la photo floue de M.Darmanin.
➡️ M.Darmanin a donc une nouvelle fois menti, et gravement diffamé.
Nous réfléchissons à une action en justice. ⤵️ pic.twitter.com/h8cvmYlvTK— Florian Philippot (@f_philippot) January 16, 2022
Les journalistes qui ont diffusé cette intox devraient logiquement être poursuivis en vertu d’une des lois liberticides de Macron :

Enfants handicapés : Si Eric Zemmour avait tort, pourquoi des parents se retranchent en haut d’une grue pour obtenir une place dans un établissement spécialisé ?
La polémique artificielle déclenchée honteusement par la classe politicienne (Marine Le Pen comprise) contre les propos d’Eric Zemmour est différente de toutes les autres. En effet, elle ne se fonde pas sur un sujet politique classique mais sur un sujet sensible qui concerne plusieurs millions de personnes : 380 000 enfants handicapés, ce sont 760 000 parents, des centaines de milliers d’enseignants, d’AESH, de directeurs d’école et de collège…. Ce n’est pas la première fois que les enfants handicapés sont instrumentalisés : on se souviendra de la mise en scène honteuse de Ségolène Royal dans le débat face à Nicolas Sarkozy.
Nous mettrons de côté les attaques politiciennes qui relèvent plus du réflexe pavlovien que du débat de fond. A part quelques témoignages people (Gilbert Montagné ou Philippe Croizon) téléguidées et bien éloignés de la réalité de ce qui se passe aujourd’hui dans les écoles et collèges, et de quelques parents sans doute choqués par la déformation des propos, de très nombreux témoignages sont venus en appui des déclarations d’Eric Zemmour.
Ce qui est décrit dans les médias comme une faute politique ou un dérapage pourrait être au contraire reçu par ces millions de Français concernés comme la preuve de sa sincérité, de sa compétence et du professionnalisme des équipes d’Eric Zemmour.
Les propos d’Eric Zemmour ont été très clairs, sans ambiguïté et tombent sous le coup du bon sens :
Je pense qu’il faut effectivement des établissements spécialisés. Je pense que – sauf les gens qui sont légèrement handicapés, évidemment, qui peuvent rentrer dans la classe […] – l’obsession de l’inclusion est une mauvaise manière faite aux autres enfants et à ces enfants-là, qui sont, les pauvres, complètement dépassés par les autres enfants. Donc je pense qu’il faut effectivement des enseignants spécialisés qui s’en occupent
En effet, si Eric Zemmour avait tort, pourquoi donc des parents enverraient leurs enfants dans des établissements en Belgique faute de trouver des solutions adaptées en France, preuve que l’inclusion en milieu ordinaire n’est pas la SEULE solution ?
Pourquoi 7 000 Français en situation de handicap sont accueillis en Belgique ? [source]
Fin 2018, il y avait 1 436 enfants, adolescents et jeunes adultes accueillis dans des établissements wallons conventionnés par la France – sans compter les familles qui s’expatrient en Belgique pour se rapprocher de l’école de leur enfant. Tous viennent principalement des Hauts-de-France, du Grand Est et d’Île-de-France.
Au 31 décembre 2017, 6 109 personnes handicapées adultes étaient accompagnées par une structure wallonne car, en grande majorité, elles n’avaient pas trouvé de place en France. Il s’agit, pour près de la moitié, de personnes présentant une déficience intellectuelle, puis de personnes portant un handicap psychique (1 417) et ensuite des troubles du spectre autistique pour 800 personnes. Au-delà du manque de places en France, l’accompagnement en Belgique est jugé meilleur par de nombreuses familles.
“Le contribuable finance les structures en Belgique”, alerte Jean Pierre Delelis, père d’adulte handicapé [source]
Cela fait bientôt 5 ans que Jean-Pierre Delelis a du se résoudre à placer son fils, Nicolas, autiste, dans une structure d’accueil spécialisée en Belgique : “J’ai du après beaucoup de recherches dans des établissements régionaux ou nationaux me tourner vers la Belgique. Parce que _c’est la seule solution pour les adultes lourdement handicapés_, qui n’ont pas de places en France“.
En effet, si Eric Zemmour avait tort, pourquoi des parents manifesteraient contre la fermeture, la disparition ou la diminution des moyens accordés aux IME (Instituts médicaux éducatifs) ? Cette tendance est d’ailleurs encouragées par l’ONU qui veut la fermeture des établissements spécialisés en France.
Vers la disparition des IME : des parents alertent en Isère [source]
Ils sont les parents de Léa, Capucine, Mathis, Redouane… Une quinzaine au total qui tentent d’alerter sur la fermeture de nombreuses places en IME dans leur département, l’Isère. Ce collectif rassemble des familles avec des enfants handicapés dans différents établissements (…). Pour se faire entendre, ils descendront dans la rue le 15 décembre 2021, devant les locaux de l’ARS. Cette inquiétude résulte des décisions de l’Etat de changer les modalités d’accueil des enfants en situation de handicap (…)
Ce cap répond à l’objectif d’un accueil en milieu ordinaire, largement encouragé par l’ONU qui, en septembre 2021, a encore une fois exhorté la France, après son audition, à « fermer tous ses établissements » (articles en lien ci-dessous). Si l’ambition d’une société inclusive, hors les murs, semble louable, ils sont nombreux à redouter que cette métamorphose ne se fasse « à marche forcée », sans avoir suffisamment anticipé les solutions alternatives, sans que l’école dite inclusive ne soit en mesure de proposer les accompagnements adaptés aux problématiques du handicap intellectuel.
Fermer tous les établissements: la fermeté de l’ONU exaspère [source]
Depuis 2017 déjà, le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU s’est prononcé de manière très catégorique en faveur de la « fermeture de tous les établissements », y compris des « ateliers protégés » (ESAT) et des « classes spécialisées au sein de l’école ordinaire » (…) Il dénonce « une législation et des politiques publiques fondées sur le modèle médical et des approches paternalistes du handicap », ainsi que des « milieux ségrégués » (…)
L’Unapei regrette que ce rapport « s’attaque frontalement aux établissements, sans prise en compte de la parole des personnes en situation de handicap qui ont besoin d’un accompagnement continu et de leurs aidants familiaux ». Or l’association rappelle que, dans son réseau, « bon nombre font appel à des aides humaines 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ».
En effet, si Eric Zemmour avait tort, pourquoi des parents se retrancheraient en haut d’une grue pour obtenir une place dans un établissement spécialisé ? Ce type de faits divers est malheureusement récurrent et il s’agit le plus souvent de réclamer une place en établissement spécialisé:
Multiplication des “actions grue” : le cri de détresse des parents d’enfants handicapés [source]
Trois mères au sommet de grues pour alerter sur le handicap à Lille et Strasbourg [source]
Toulouse : à bout, une mère d’enfants handicapés a passé la journée au sommet d’une grue [source]
Dans notre dernier article sur le sujet, nous avions demandé aux lecteurs du Salon beige de nous faire parvenir des témoignages concrets. Nous les publions ci-dessous. Ils sont éloquents :
Merci à M.M. : “Nous sommes donc passés par l’inclusion qui s’est soldée par d’innombrables échecs et de nombreuses souffrances et humiliations car nos enfants avaient besoin d’un établissement spécialisé“
Nous sommes parents de quatre enfants dont deux sont handicapés et âgés de 17 et 18 ans. Comme tous les parents d’enfants handicapés, nous avons mis du temps à déceler et diagnostiquer le handicap de nos enfants qui relèvent tous les deux du champ du mental (cérébrolésé pour l’un et troubles psychiatriques pour l’autre se traduisant par de la phobie scolaire). Nous sommes donc passés par l’inclusion (AESH, CLIS puis ULIS) qui s’est soldée par d’innombrables échecs (renvoi pour raison de sécurité, manque de personnel qualifié, classe perturbée) et de nombreuses souffrances et humiliations (enseignants non formés, troubles du comportement mis sur le dos d’un défaut d’éducation…) car nos enfants avaient besoin d’un établissement spécialisé.
Nous nous sommes donc retrouvés à plusieurs reprises sans solution, situation pourtant interdite par la loi RAPT (Réponse Accompagnée Pour Tous – Zéro Solution). Mais une loi ne sert à rien s’il n’existe pas de moyens ou de solution concrète. En plus, lorsque vous déménagez, vous changez de MDPH puisque le handicap est géré par département. Vous vous retrouvez dans une file d’attente interminable pour obtenir des places en établissement spécialisés. Nous avons donc galéré avec des demi-solutions, des moments où nos enfants étaient à la maison ou en hôpital psychiatrique. La psychiatrie pour adolescents est un autre domaine sinistré avec quasiment aucune place disponible, un véritable scandale. Pour montrer l’hypocrisie du système, voici deux anecdotes qui nous ont marquées :
Lors de la rentrée scolaire 2018, nous n’avions toujours aucune solution concrète pour notre fils alors même que nous étions présents dans le département depuis un an. Nous avons donc contacté le numéro vert que le gouvernement avait mis en place pour traiter les cas d’enfants handicapés sans solution. Nous avions vu sur le compte twitter de monsieur Blanquer ce dernier répondre en direct aux parents aux côtés de Sophie Cluzel. Notre cas a été noté deux fois et on nous a promis que nous serions rappelés sous peu. Belle mise en scène de communication car nous n’avons jamais eu la moindre nouvelle. Quand nous voyons madame Cluzel s’offusquer aujourd’hui dans les médias, nous ne pouvons que penser à cette anecdote qui en dit long sur ses arrière-pensées politiciennes…
Plus récemment, nous avons haussé le ton avec l’ARS en menaçant d’aller en Belgique ou de monter en haut d’une grue. Leur réponse nous a laissé sans voix. Ils nous ont répondu honnêtement que les ARS étaient très gênées par cette histoire de Belgique et essayaient de trouver des solutions en priorité pour les parents qui envisagent cette solution. Et pour les parents qui montent dans les grues, les MDPH et ARS leur trouvent une place dans un établissement spécialisé…en l’imposant de force malgré le manque de personnel alors même qu’il y a une liste d’attente. Cela se fait donc au détriment du numéro 1 de la liste qui attend depuis des mois…
Merci à L.D. : “Mes parents ont bien été contents de pouvoir ensuite l’envoyer dans une structure totalement adaptée pour finir sa scolarité“
J’ai une petite sœur handicapée née en 1982. Un handicap mental léger, on n’a rien détecté avant la maternelle, où ma sœur a commencé à avoir des retards d’apprentissage. De fait, ma sœur a commencé à suivre une scolarité normale, mais cela ne s’est pas très bien passé dans l’école privée où elle était, car ce n’était pas adaptée aux enfants avec des retards. Puis elle a été placée dans une école publique où il y avait une structure d’accueil un peu plus adaptée. Mais cela n’a pu durer longtemps. Elle n’a jamais pu apprendre à lire. Mes parents ont bien été contents de pouvoir ensuite l’envoyer dans une structure totalement adaptée pour finir sa scolarité. Le sujet de mes parents a toujours été de trouver une structure où ma sœur se sent bien et grâce à la providence nous avons pu trouver de telles structures et maintenant ma sœur est rayonnante dans une de celles-ci, où elle est pourtant une des moins handicapées.Je suis donc tout à fait favorable à ce que dit Eric Zemmour. Il n’est ni bon pour la classe, ni pour l’élève, qui souffre de sa différence, de vouloir à tout prix viser une inclusion qui n’est pas du tout réaliste. Cette démarche d’inclusion à tout prix est purement idéologique. Elle est d’une part un cas un peu extrême de l’idéologie égalitariste qui sévit dans l’école (pas de classe de niveau), et d’autre part de l’idéologie de non discrimination qui sévit dans la société, car certains parents acceptent mal que leur enfant ne soit pas dans le “circuit normal”. Il faut que ces derniers comprennent que cela sera bien mieux pour leur enfant d’avoir un parcours adapté à leur situation et fassent le deuil de “l’enfant normal”.
Merci à M.T. : “Et ce n’est bien sûr pas l’école qui peut résoudre ces problèmes multiples, quels que soient la bonne volonté et le dynamisme des enseignants. L’inclusion à l’école est une bonne chose seulement si l’enfant handicapé est en mesure de s’y adapter et de s’y épanouir“
En tant que maman d’une petite fille de trois ans souffrant de handicap, je tenais à remercier vivement Madame Agnès Marion pour la justesse de ses mots dans la tribune de Valeurs Actuelles. Le faux procès fait à Monsieur Zemmour suite à ses propos sur l’inclusion des enfants handicapés à l’école est inutile et consternant. Cette polémique stérile ne fait que masquer les réelles difficultés auxquelles sont confrontées les familles d’enfants handicapés : extrême lourdeur administrative, manque cruel de structures adaptées et surtout de professionnels disponibles. Chez les médecins spécialisés, orthophonistes, psychologues, psychomotriciens, les listes d’attente sont longues comme le bras et de nombreux enfants manquent de soins faute de place. Que de temps perdu ! Alors que ce temps est justement d’autant plus précieux dans une situation de handicap et que pour un jeune enfant en souffrance il n’y a pas une seconde à perdre!Et ce n’est bien sûr pas l’école qui peut résoudre ces problèmes multiples, quels que soient la bonne volonté et le dynamisme des enseignants. L’inclusion à l’école est une bonne chose seulement si l’enfant handicapé est en mesure de s’y adapter et de s’y épanouir. Pour les parents concernés c’est parfois aussi se voiler la face que de vouloir scolariser à tout prix un enfant atypique dans une classe normale en mettant de côte ses difficultés, quitte à générer pour cet enfant de très grandes souffrances et à empêcher tous les autres élèves de progresser.Je n’ai pas du tout été choquée par les propos de Monsieur Zemmour, je les comprends et je suis d’accord avec lui. La polémique qui s’ensuit avec une surenchère d’indignation me paraît en revanche blessante et malsaine. Monsieur Zemmour a le mérite de mettre le sujet sur la table sans faux-semblants, qu’on lui réponde sur le fond au lieu de jouer les effarouchées.Quand on a un enfant handicapé, il n’y a justement plus de faux-semblant, plus de paraître. Une fois que le handicap est décelé les médecins doivent dire la vérité aux parents et agir vite. Dire la vérité et agir efficacement, voilà deux qualités qui font décidément défaut à la plupart des candidats à la présidentielle.
Je suis maman de cinq enfants et dans cette fratrie nous avons une petite fille de 9 ans atteinte d’une maladie auto-inflammatoire sans diagnostic précis malgré nos allers-retours en divers CHUs dont Necker. Pour résumé, la douleur est son quotidien avec son corps qui s’enflamme de douleurs et phénomènes en tout genre : articulaires, musculaires, oculaires, abdominales, dermatologiques … Pas de solution à cette douleur, et pas de diagnostic : juste à apprendre à vivre avec (…).Sauf que, à l’école, il faudrait que la maîtresse puisse autoriser à se coucher, calmer, masser, cette petite fille percluse de douleurs, et au cœur à vif. Et que garder le rythme d’école , fatiguant, pour garder à tout prix une vie comme toute le monde , n’est pas forcément la meilleure solution. Surtout lorsque l’école ou les enseignants ne peuvent ou ne savent pas gérer ce qui, déjà en tant que parents, est difficile à effectuer (…)Cette petite fille a aussi des difficultés scolaires de compréhension, qui s’accentue forcément lorsque la douleur est trop forte : son CE1 l’épuisa : suivre le rythme, encaisser une journée d’école sans trop se plaindre, et sans avoir maman à qui faire part de ses douleurs, faire ses devoirs, apprendre ses leçons alors que l’épuisement et la douleur réclament un repos… un enfer pour un enfant malade. (…) nous avons décidé de la déscolariser .Depuis que nous faisons l’école à la maison à notre petite fille, elle peut se reposer lorsque la douleur est trop forte, faire un travail écrit par oral, et se détendre à côté, car l’école à la maison gagne du temps scolaire. Finies les soirées de pleurs, les ongles en sang, et le visage crispé de notre petite fille. Elle retrouve la paix et la joie de sa petite enfance. Alors, le véritable irrespect envers ses enfants, c’est de vouloir à tout prix les scolariser, les mettre dans le “même sac” alors que parfois leur santé réclame un rythme plus calme, plus paisible. Laissons aux parents le choix de savoir ce qui correspond le mieux à leur enfant. Selon chaque cas , les choix pour un enfant malade seront différents. Laissons nous le droit de faire l’école à la maison, aidons matériellement les parents à pouvoir le faire, et laissons de côté ces ridicules polémiques.Merci à Eric Zemmour de nous donner un peu d’espoir , et merci de sa sincérité si rare dans le monde politique,
Mère de famille nombreuse et AESH (assistante d’éducation scolaire pour les porteurs de handicaps), je vous donne mon témoignage concernant l’inclusion en milieu scolaire des enfants “porteurs de handicaps”, car dans votre article vous n’évoquez pas les milliers d’AESH que nous sommes et dont le quotidien est justement la gestion de ces enfants-là. Je suis donc AESH contractuelle à l’Education Nationale, donc j’accompagne des élèves porteurs d’handicaps au collège et au lycée dans leur apprentissage. Ceci en vertu de la loi de 2005 sur l’inclusion pour “l’égalité des chances.”Cette loi concernant l’inclusion ne me semble pas du tout assez précise, en effet on ne peut mettre dans le même sac toutes les pathologies que ce soit les dyslexiques, dysorthographiques mais aussi les autistes, les enfants trisomiques…. sachant que de plus en plus de pathologies s’additionnent les unes aux autres. A cela il faut rajouter les troubles de l’affectivité liées aux carences éducatives, que nous voyons, hélas de plus en plus fréquentes (…) Les AESH, ex-AVS ne sont pas assez nombreuses. Conclusion ? On nous rajoute des enfants et nous n’avons plus un seul enfant par classe mais parfois 3 ! Il est impossible de faire du travail sérieux, notre rôle consiste donc uniquement à ce que la classe entière ne soit pas trop perturbée par leur présence et non plus à faire progresser l’enfant dans ses apprentissages. C’est un désastre
Les enseignants ne sont pas formés aux handicaps et donc dépassés par la gestion d’une classe aussi hétérogène et du coup très vite découragés… Or nous n’avons pas l’autorisation de mettre des avertissements à l’enfant et il le sait fort bien, c’est donc ces enfants-là qui font la loi dans la classe et font rire tout le monde, dissipent l’attention des bons élèves qui aimeraient travailler… C’est l’enfer ou sinon le cirque, au choix !Par ailleurs, très peu de réunions ont lieu pour suivre leur “PAI” (projet d’aide individualisée).
Aussi je plaide pour une loi qui revaloriserait nos conditions de travail, augmenterait le nombre d’AESH et surtout les procédures de recrutement (j’ai été recrutée en sept. 2020 mais n’ai pu avoir un poste que 13 mois plus tard….alors que plusieurs enfants étaient en attente.
Cette inclusion ne devrait être possible qu’aux enfants porteurs d’handicaps compatibles avec la vie en classe.
Depuis presque 3 ans je suis AESH (Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap). J’ai accompagné plusieurs enfants avec différentes formes de handicaps. Sur les 5 enfants, 4 avaient ou ont des troubles autistiques plus ou moins lourds. Pour la majorité l’inclusion est une bonne chose pour l’enfant et pour les autres qui apprennent ainsi la différence.Depuis la rentrée je m’occupe d’un enfant qui a 7 ans, il ne sait pas parler, ne sait donc pas écrire, lire, la communication est difficile . Il change d’activité toutes les 3 minutes, il joue avec des jeux adaptés pour les enfants ayant 18 mois que j’apporte de chez moi afin de varier avec ce qu’il y a à l’école. Il n’y a aucun projet possible pour lui dans une école.L’hôpital de jour qui le prenait en charge un jour et demi par semaine vient de fermer car il n’y a plus de médecin.Au début, cet enfant devait être en CE1, ne pouvant pas être dans sa classe, nous l’avions installé dans un grand placard de rangement puis voyant que cela ne convenait pas nous sommes allés en maternelle et nous passons notre temps entre un couloir et une salle de motricité…. Je suis seule avec lui durant les 2 fois 3 heures qu’il est à l’école et je dois faire de la garderie en veillant qu’il ne se fasse pas mal ni aux autres enfants quand il y en a autour de lui et essayer de me protéger. Car non seulement il n’est pas à sa place mais en plus il est en souffrance : quand il est en crise, les larmes coulent et il hurle, tape, mord, crache, pince!!!!. Quand cela devient ingérable nous appelons son papa qui vient le chercher dans les 15 minutes. Il n’y a pas un jour, quand il est à l’école, où il ne tape pas, ou crache. Les enfants sont témoins de toutes ces violences.L’inclusion a ses limites et là elle donne des illusions aux parents, elle met en danger des enfants et il n’y a aucun bénéfice pour l’enfant et pour les autres enfants, il y a même des risques importants. L’éducation nationale est bien sûr alertée mais je crains que si les parents ne retirent pas leur enfants ou qu’il y ait un drame sur un petit que rien ne se fasse !!!!
Qui est derrière les émeutes du Kazakhstan ?
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
La première semaine de janvier a été marquée par des émeutes à la violence inédite au Kazakhstan. L’élément déclencheur a été le relèvement du prix du GPL, qui a doublé en quelques jours à la suite de son déplafonnement.
La presque totalité du pays s’est embrasée, mais c’est à Almaty, la capitale économique, que les violences ont été particulièrement intenses. La plus grande confusion a régné dans les premiers jours. Des observateurs locaux faisaient état de comportements pour le moins erratiques des forces de l’ordre : très répressives à certains endroits, pactisant avec les émeutiers dans d’autres.
Finalement, le président Tokaïev a donné des consignes impitoyables, demandant d’ouvrir le feu « sans avertissement ». Dans le même temps, plusieurs responsables de la sécurité étaient arrêtés. Après un déchaînement de violence réciproque, les forces de l’ordre ont repris la main et les émeutes ont cessé. Plus de deux cents morts sont dénombrés, dont une vingtaine au sein des forces de l’ordre.
Les blindés quadrillent maintenant les villes qui se sont embrasées. Plus de 20.000 émeutiers, selon Tokaïev, ont participé à ce qui ressemble bien à une tentative de coup d’État. Qui est derrière ?
Le Kazakhstan étant un allié traditionnel de la Russie, certains y ont vu la main de l’Amérique, comme en Ukraine ou en Géorgie, il y a quelques années. Mais cette fois, il semble bien que la CIA, assez peu implantée au Kazakhstan, n’y soit pour rien.
La thèse qui se dessine est la tentative d’un coup de force du clan de l’ancien président Nazarbaïev, au pouvoir de 1991 à 2019. Ses proches ont acquis d’immenses fortunes au fil du temps, issues notamment de la manne pétrolière. Le Kazakhstan est un des cinq pays signataires de la Convention sur le statut de le mer Caspienne, qui règle notamment l’exploitation des gisements de pétrole considérables situés sous cette mer de 370.000 km2. Les autres pays sont la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan.
Parmi ces pays, l’immense Kazakhstan (2,7 millions de km2 et 7.000 km de frontière commune avec la Russie) a toujours été le pays le plus proche de Moscou, qui fermait volontiers les yeux sur le népotisme et la corruption du régime de Nazarbaïev. Ce dernier a tout de même dû passer la main, mais gardait un œil vigilant sur la politique de son successeur.
Selon certaines sources locales, relayées par les médias occidentaux, la cheville ouvrière de la tentative de déstabilisation serait un neveu de Nazarbaïev, Kairat Satybaldy, hommes d’affaires que l’on dit proche des pays du Golfe et… des islamistes kazakhs. Cette hypothèse est tout de même à prendre avec des précautions car les slogans des émeutiers n’ont jamais semblé pencher vers l’islamisme. Toutefois, l’implication du clan Nazarbaïev est avérée.
Dans un premier temps, c’est la Russie qui a apparemment tiré profit de la situation. En effet, dans le cadre de l’Organisation du traité de sécurité collective (OSTC) réunissant la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan, le président Tokaïev a fait appel aux forces russes pour l’aider à rétablir l’ordre. Trois mille soldats ont été aussitôt envoyés et de nombreux blindés russes ont pris position dans plusieurs villes, notamment à Baïkonour, où se situent les pas de tir soviétiques puis russes d’engins spatiaux et de missiles. C’est dire l’importance du Kazakhstan pour la Russie.
Mais dans son discours de reprise en main du 11 janvier, Tokaïev a annoncé le départ des troupes russes, semblant prendre de court son allié. Parallèlement, il a mis en cause le clan Nazarbaïev et l’ancien président lui-même, ce qui est une première. Symboliquement, il a appelé la capitale du pays par son ancien nom, Astana, et non par le nouveau, Noursoultan, prénom de l’ancien président. De nombreux membres des services secrets ont été limogés ou arrêtés, dont leur chef qui avait appelé au départ de Tokaïev.
Celui qui semblait être un pâle successeur de Nazarbaïev a donc profité de cette crise pour s’affirmer. Va-t-il alors modifier les alliances traditionnelles du Kazakhstan, comme le craignent les Russes ? Il s’est en effet rapproché de la Turquie, ces derniers temps, à qui il a même acheté des drones, et Erdoğan rêve d’étendre son influence sur l’Asie centrale. Russes et Turcs vont à nouveau se croiser.
Commémoration du 21 janvier
Communiqué de l’Alliance royale :
L’Alliance royale invite tous ceux qui aiment la France et son histoire à se recueillir le vendredi 21 janvier 2022 à 10h00, place de la Concorde (Paris VIIIe), à l’endroit même où fut assassiné Louis XVI, roi de France et de Navarre.
Programme de la cérémonie :
10h00 – Rassemblement devant la statue de Rouen.
10h05 – Mot du délégué général de l’Alliance royale.
10h20 – Dépôt d’une gerbe de fleurs de lys.
10h30 – Lecture du testament de Louis XVI.
10h45 – Mot du père Jean-François Thomas s.j.
11h00 – Fin de la manifestation.
Ceux qui ne pourraient pas venir sont invités à faire silence ou à se recueillir dans la prière à 10h22, au moment précis de la journée où le roi a été exécuté.
Entretien de Cyrille Henrys, vice-président de l’Alliance royale, pour présenter cet événement sur Radio Courtoisie : https://allianceroyale.fr/21-janvier-2022/
Combattre l’islamisme avec Macron, c’est aussi cohérent que combattre la fraude fiscale avec Jérôme Cahuzac
Connue pour son combat contre l’islamisme, Zineb El Rhazoui a annoncé sur Twitter sa décision de « s’engager pleinement pour le Président Macron et sa réélection ».
J’ai décidé de m’engager pleinement pour le Président @EmmanuelMacron et sa réélection. C’est le choix du coeur et de la raison. La France en a besoin. #PourEmmanuelMacron
— Zineb El Rhazoui (@ZinebElRhazoui) January 15, 2022
Dans Valeurs Actuelles, Grégory Rosse analyse :
Militante des droits de l’homme, plébiscitée par la franc-maçonnerie et les organisations internationales, Zineb El Rhazoui a toujours auréolé son combat contre l’islamisme d’une posture antiraciste, soucieuse de se distinguer de ceux qu’elle nomme « l’extrême droite » et les « racistes ». Alors, pour beaucoup, son soutien annoncé à Emmanuel Macron et à sa ligne politique est incompréhensible. Pis, c’est une trahison. Autant à gauche qu’à droite, il existe des entités à la colonne vertébrale idéologique claire dans lesquelles elle aurait pu se retrouver pour mener un combat politicien, puisque telle semble être sa volonté. Mais se mettre au service du néant idéologique, chantre du « oui, mais », destructeur des identités et grand chambellan de la Davocratie est difficilement compréhensible.
Il y a trois ans, presque jour pour jour, la journaliste la plus menacée de France était l’invitée de Thierry Ardisson sur le plateau des Terriens du dimanche ! Elle y expliquait pourquoi le chef de l’État lui avait ôté le sommeil. Au moment même où elle déposait une gerbe de fleurs au pied des anciens locaux de Charlie hebdo, Emmanuel Macron recevait les représentants du Conseil français du culte musulman, déjà critiqué pour sa forte composante islamiste. « Était-ce un hasard du calendrier ? Était-ce une espèce de cynisme ? Je ne sais pas. Mais, en tout cas, ce jour-là, je me suis sentie comme une Gilet jaune s’il y a une section ès laïcité », déclarait-elle, avant d’ajouter, prudente : « J’ai peut-être un peu compris ce que certains Français veulent dire lorsqu’ils évoquent le mépris du président de la République. »
Le Macroniste Bellatar et la Macroniste Zineb El Rhazoui sont désormais réunis pour le meilleur de l’islamisme, comme le fait remarquer non sans humour le lanceur d’alerte Damien Rieu, Yacine Bellatar ayant souhaité la disparition de Zineb dans un tweet daté du 1er janvier 2020. Sept ans après la tuerie de Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui a donc choisi Emmanuel Macron pour « détruire le fascisme islamique ». C’est à peu près aussi cohérent que combattre la fraude fiscale avec Jérôme Cahuzac.
Les moines et le vin
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent un moine de l’abbaye bénédictine sainte-Madeleine de Barroux et le général Marc Paitier, auteur de “Les vignerons du ciel” :
Moine du Barroux : “C’est un vin qui veut élever les coeurs et qui veut faire partager cette charité que nous vivons avec nos vignerons.”
Marc Paitier : “La vigne et le vin sont une image de la vie, de la condition humaine. La vigne, pour produire du bon vin, c’est beaucoup de travail. L’Homme est lié aussi au travail.”
De nombreuses femmes chrétiennes sont contraintes de se convertir à l’islam
Lu sur IFamNews :
Dans de nombreux pays afro-asiatiques, la violence contre les femmes est motivée par la religion. Le récent rapport de la branche canadienne de la fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse, intitulé Entendez ses cris : L’ enlèvement, la conversion forcée et la victimisation sexuelle des femmes et des filles chrétiennes confirme une tendance déjà connue et terriblement croissante de viols, de mariages forcés et de conversions forcées. Le document détaille des études de cas récurrentes, en s’appuyant notamment sur l’Égypte, l’Irak, la Syrie, le Mozambique, le Nigeria et le Pakistan.
Selon l’Aide à l’Église en Détresse, plus de 70 % des femmes et des filles contraintes au mariage ou à la conversion sont chrétiennes.
“Les auteurs savent que leurs chances d’être condamnés sont considérablement réduites s’ils limitent leurs attaques contre les minorités religieuses”.
Mais, selon le rapport, les cas qui font la une des journaux ne sont que la partie émergée de l’iceberg. La plupart des victimes ont tendance à garder le silence par crainte de nouvelles représailles. Pour l’Aide à l’Église en Détresse, les cas de femmes persécutées et victimes de chantage pour des raisons religieuses ont toujours été sous-déclarés, principalement en raison de la crainte de faire honte aux victimes et à leurs familles. Outre la stigmatisation sociale, une autre motivation du silence est la peur des représailles : les familles des victimes ont tendance à ne pas parler par crainte de nouvelles violences. En particulier, au Pakistan, où la police et le système judiciaire sont de connivence avec les personnes violentes.
Les tribunaux de connivence avec l’islamisme
Dans les endroits où le christianisme est minoritaire, de nombreuses femmes chrétiennes sont contraintes de se convertir, notamment à l’islam, afin que le fondamentalisme puisse trouver de nouveaux adeptes parmi leurs enfants. Les combattants d’ISIS, par exemple, ont délibérément tenté de maximiser les conversions de femmes chrétiennes en Syrie afin de s’assurer une nouvelle génération de djihadistes. Et au Nigeria, Boko Haram utilise la violence à l’égard des femmes pour provoquer un exode massif des chrétiens du nord du pays.
Qui va les aider ?
Parmi les cas rapportés dans le rapport figure celui de Farah Shaheen, une jeune chrétienne pakistanaise enlevée à l’âge de douze ans, mariée de force puis enchaînée comme une esclave. Lorsque son père a signalé l’incident, la police a refusé de l’écouter et de le signaler. Les experts médicaux du tribunal ont déclaré que la jeune fille était suffisamment âgée pour être légalement mariée ; ils ont donc rejeté le certificat de naissance confirmant qu’elle avait 12 ans au moment de l’enlèvement.
De leur côté, les institutions politiques et judiciaires reflètent les normes culturelles et religieuses de la majorité, et même dans les pays où la shari’a n’est pas officiellement en vigueur, il existe des codes de conduite qui tendent à prévaloir sur le droit civil. Les tribunaux et l’ensemble du système judiciaire sont donc biaisés contre les chrétiens. “Il est très difficile d’être une jeune fille chrétienne dans notre pays”, déclare une victime anonyme, interrogée par l’Aide à l’Église en Détresse. “C’est pourquoi nos filles sont souvent enlevées et les abus qu’elles doivent subir sont trop terribles pour être imaginés. C’est vraiment effrayant. Qui est prêt à nous aider ?”.
Le passeport vaccinal adopté en 3e lecture. En attente de l’avis du Conseil constitutionnel
L’Assemblée nationale a adopté, en 3e lecture, hier après-midi, la loi instaurant un passeport vaccinal pour obliger, sans rendre obligatoire, les Français à se faire injecter de multiples doses d’un produit qui ne protège pas et qui crée des virants en chaîne…
- Nombre de votants : 280
- Nombre de suffrages exprimés : 273
- Majorité absolue : 137
- Pour l’adoption : 215
- Contre : 58
Côté LR, seuls 5 députés ont voté contre (à noter l’absence de Guillaume Peltier). Chez les non-inscrits, étaient absent le député RN Catherine Pujol ainsi qu’Emmanuelle Ménard (qui avait voté pour lors des deux premières lectures). Les députés non-inscrits présents ont tous voté contre.
Deux saisines du Conseil constitutionnel sont prévues.
- L’une par les parlementaires socialistes à l’Assemblée nationale et au Sénat.
- L’autre par le groupe La France insoumise (LFI) avec les députés communistes, libertés et territoires, non-inscrits écologistes, de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), et trois députés Parti socialiste (PS).
Le gouvernement prévoit désormais la promulgation de la loi « d’ici à la fin de semaine ». Dès l’entrée en vigueur du passe vaccinal – qui ne s’appliquera qu’à partir de 16 ans –, il ne sera plus possible de présenter un test négatif pour avoir accès à certains lieux du quotidien, pour pratiquer des activités de loisirs ou utiliser les transports interrégionaux. Seul un schéma vaccinal complet ou un certificat de rétablissement du Covid-19 de moins de six mois seront valable.
Un prêtre devrait-il dire ça ?
À l’occasion de sa centième chronique dans Valeurs Actuelles, le père Danziec s’interroge sur le sens de ses contributions. Y a-t-il une légitimité pour un homme de Dieu à commenter l’actualité ?
En février 1997, dans un recueil qui se savoure comme un bonbon, Philippe Delerm remontait le fil de ses souvenirs d’enfants pour évoquer ses « premières fois », du bruit de la dynamo à l’odeur des pommes, de l’autoroute la nuit à la lecture sur la plage (La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997). Une fois le livre en main, les chapitres s’égrènent comme un chapelet et les pages se tournent comme celles du mille-feuille mis en sketch par Devos. Autrement dit, on n’en perd pas une miette et on ne perd pas son temps.
Du sermon dominical à la chronique hebdomadaire
En mai 2019, Geoffroy Lejeune et Tugdual Denis m’invitaient à décrire l’actualité depuis les fenêtres de mon presbytère. Au service du Club VA, j’étais amené à troquer ma barrette de Don Camillo pour une casquette, plus mystérieuse, de chroniqueur en soutane. Au sermon dominical s’ajoutait dès lors l’exercice d’un papier hebdomadaire. Écouter les pulsations du monde avec un stéthoscope sacerdotal puis délivrer un diagnostic sur son état : l’enjeu était singulier et inédit. 30 mois après, il reste toujours aussi plaisant. Parce que l’heure devait finir par arriver, voici donc venue celle de rédiger un centième papier pour Valeurs actuelles. 100 chroniques. Presque 600 000 signes mis bout à bout. Quelques éditos. Pas mal de tweets. Et deux entretiens.
Depuis plus de deux ans, comme le chantait Jean-Pax, « j’observe, je note et puis j’écris ». Je conjugue la plume et le goupillon. Je passe de la récitation de mon bréviaire à la lecture des brèves. De l’oraison silencieuse dans ma chapelle à la cacophonie des débats à la télévision. Les visites des malades et des paroissiens se succèdent à celles du figaro.fr ou de VA+. Je fréquente des parents déboussolés, j’écoute des adolescents désabusés, je console des personnes isolées et recolle parfois des couples cassés. Je mesure, en miniature, les fractures qui traversent la société. À l’école des maîtres spirituels de l’Église, comme pasteur je médite quotidiennement sur ma mort. Parce que rien ne peut être absolument cloisonné, comme observateur, je me questionne sur la vie de mon prochain et comme chroniqueur, je m’interroge sur l’avenir de mon pays que j’aime tant. Les polémiques récurrentes qui animent la vie de la cité disent quelque chose de l’humanité en croisière. Et force est de constater qu’elle ne s’amuse pas.
Alors, avec ces 100 bougies et après Philippe Delerm, comment ne pas résister, à mon tour, de repasser ma mémoire comme on remonte une horloge. Non pas pour se regarder soi-même comme on s’examinerait le nombril. Ça, non. S’arrêter, certes. Mais davantage pour repartir de l’avant. Regarder en arrière, un peu. Mais seulement pour mieux fixer l’étendue de l’horizon, devant. François de Sales, le saint patron des journalistes – et fêté à la fin du mois de janvier – observait dans son langage du XVIIe :
« Il n’y a point d’horloge, pour bonne qu’elle soit, qu’il ne faille remonter deux fois le jour, au matin et au soir ; et puis, outre cela, il faut qu’au moins une fois l’année, l’on la démonte de toutes pièces, pour ôter les rouillures qu’elle aura contractées, redresser les pièces forcées et réparer celles qui sont usées. Ainsi celui qui a un vrai soin de son cœur, doit le remonter en Dieu au soir et au matin ; et outre cela, il doit plusieurs fois considérer son état, le redresser et accommoder. Cet exercice réparera les forces abattues par le temps, échauffera le cœur, fera reverdir les bons propos et refleurir les vertus de l’esprit. »
À l’aube de 2022, et à l’approche d’une élection présidentielle sur fond de ce qui semble être une inextinguible crise sanitaire, on distingue dans les paroles du saint évêque des résolutions solides. Réparer les forces abattues, échauffer les enthousiasmes déçus, reverdir une parole politique abîmée et faire refleurir la réflexion : voilà qui tient tout d’un programme de reconquête, si ce dernier mot n’avait aujourd’hui une nouvelle acception.
Et après ces 100 articles ? Lancinante, la question revient, se pose et se repose quant il faut reprendre le clavier et rédiger un papier. Est-ce bien mon rôle de tenir ces chroniques régulières et de donner ainsi un avis sur des sujets qui apparaissent éloignés de la thématique d’une sacristie ? N’y a-t-il pas usurpation, perte de temps, dévoiement ou, tout simplement, une sorte de hors-sujet dangereux plus proche du hors-piste que du hors-jeu ? Et puis, comment ne pas redouter au détour d’un commentaire, l’avis lapidaire qui tombe comme un couperet : « Un prêtre ne devrait pas écrire cela » ?
L’actualité décrite à l’aune de l’Évangile
Grâce à la grande liberté d’écriture qui m’est offerte, j’ai pu traiter une variété de sujets que seule la vie des hommes est en mesure de fournir. Une actualité où se mélangent grandeurs d’âmes et turpitudes, à l’image du bon grain qui se mêle à l’ivraie.
Depuis plus de deux ans, j’ai tenté d’expliquer l’impossible « en même temps » de Macron avec les catholiques de France. J’ai essayé de montrer pourquoi, dès son apparition, l’expression « monde d’après » sentait déjà l’arnaque et la farce. J’ai présenté Stéphane Bern comme un apôtre au service du patrimoine et décrit Zemmour comme un homme de foi. J’ai disserté sur les tenues de Sibeth N’Daye et commenté les homards de François de Rugy. J’ai comparé le défilé du 14 Juillet avec la marche des fiertés pour mieux en exposer le contraste. J’ai parlé de Greta, de Neymar, de Bigard, d’Hanouna et, même, de Camélia Jordana. J’ai cité Cyrano, Jean Ousset, Thibon, le père Calmel, les Charles Péguy et Maurras et, même, Laurent Voulzy, Emmanuel Moire et Michel Sardou. J’ai donné mon point de vue sur l’affaire Griveaux et celle d’Obono. J’ai évoqué avec tendresse la cathédrale de Paris, le Vendée Globe, la bonne chère, les vertus du Moyen Âge, les traditions taurines, le Tour de France et la bataille de Lépante. J’ai rappelé qu’un voile islamique n’a rien à voir avec la guimpe d’une bonne sœur, pas plus que la prière des minarets avec le tintement des cloches, le ramadan avec le carême ou la loi coranique avec l’idéal évangélique. J’ai fustigé le piège de la doxa féministe, les mensonges du progressisme, la bêtise de l’écologisme et l’imposture de la révolution sexuelle. J’ai salué le carton de CNews, la victoire de la famille Lefèvre, la figure de Jeanne d’Arc, la sainte colère des forces de l’ordre, le dévouement du père Olivier Maire et le sacrifice des deux commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.
L’espérance d’en finir avec ce déclin qui nous entoure
Et maintenant ? Les graves enjeux d’ordre civilisationnel ne laissent, à vue humaine, que peu d’espoir. Les baptisés et les amoureux des racines chrétiennes de la France peuvent – et doivent – être infiniment tristes que le monde perde ainsi pied et s’affole. Cette tristesse cependant oblige au sursaut, au risque de devenir stérile sinon délétère. « À force de tout voir, à force de tout supporter, à force de tout tolérer, à force de tout accepter, on finit par tout approuver » écrivait saint Augustin. Que les hommes d’Église eux-mêmes se laissent aller à voguer sur le courant du monde relève d’une posture qui m’apparaît contre-nature et, pour le coup, gravement hors-sujet quant à leur vocation de lanceurs d’alerte. Il ne s’agit pas tant de réconcilier l’Église avec le monde que de réconcilier le monde avec le Christ, de manière in fine à permettre au monde de se réconcilier avec lui-même.
En commentant l’actualité et les affres d’ici-bas à l’aune de l’Évangile, je sais bien avec Soljenitsyne que je n’ai pas la force, tout petit individu que je suis, de m’opposer à l’énorme aveuglement ambiant sur les défis présents et à venir, mais je peux au moins faire en sorte de ne pas être un point de passage de cet aveuglement. Comment ? En disant, à l’invitation de Péguy, ce que je vois. En pressant mon prochain, chose plus difficile, à voir ce qu’il voit. En travaillant, soutenu par une inlassable espérance, à ce que l’on puisse enfin voir autre chose que ce qui nous est proposé de voir depuis trop d’années.
Saint Thomas, apôtre de l’Inde – Terres de Mission
“Terres de mission” reçoit par Skype Marion Duvauchel, auteur de “Saint Thomas apôtre de l’Eurasie”. On connaît bien l’évangélisation du bassin méditerranéen mais beaucoup moins celle qui, avec l’apôtre st Thomas, partit vers l’Est, jusqu’en Inde et même jusqu’en Chine. Marion Duvauchel fait ici un point sur les connaissances de cette évangélisation méconnue.
Puis Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la Vie (qui a lieu cette année le jour même : le 16 janvier après-midi à Paris) explique pourquoi, au seuil d’une année électorale, il est important de participer à cette marche annuelle.
Enfin, l’abbé Guy Pagès, directeur du site Islam & Vérité, expose la nécessité d’apporter l’Evangile aux musulmans.
Céline Pina : “Le discours sur l’accueil inclusif a été un attrape-gogo et a servi à tous les gouvernements à se donner bonne conscience tout en laissant tomber la problématique du handicap”
Je suis désespérée par la bêtise de ce début de campagne présidentielle. Il semble que l’enjeu pour le moment soit de désigner le Grand Satan devant lequel tout le monde pourra exhiber sa pureté morale. Le tout en évacuant le sujet de fond qui aura été instrumentalisé pour que chaque candidat puisse se sentir appartenir au camp du bien.
Avant d’enfourcher tout de suite le thème de la dénonciation du 3eme reich, suite à la proposition d’Eric Zemmour sur le handicap, on peut aussi respirer un coup et ouvrir les yeux sur le fait que tous les handicaps ne peuvent être accueillis à l’école. Notamment les autismes lourds ou les handicaps mentaux. Certains ont réellement besoin de structures adaptées et le dire n’est pas scandaleux, c’est regarder en face la souffrance et les difficultés de nombre de parents et d’enfants. C’est cela qui devrait compter.Je connais cette question et le besoin en structures spécialisées est réelle comme le manque d’action des pouvoirs publics depuis des années.Or il faut reconnaître que le discours sur l’accueil inclusif a été un attrape-gogo et a servi à tous les gouvernements à se donner bonne conscience tout en laissant tomber la problématique du handicap. Cela leur a permis de faire de substantielles économies. Pendant ce temps le nombre de structures spécialisées diminuent, les parents d’enfants lourdement handicapés ne trouvent pas de solution et l’un des deux doit souvent s’arrêter de travailler pour prendre en charge son enfant.On peut penser ce que l’on veut de la façon dont Éric Zemmour aborde le problème, douter de sa véritable empathie sur le sujet ou trouver les termes utilisés mal choisis, mais le problème de fond est réel et derrière les cris d’indignation, il y a un vrai déni de la réalité et des besoins. Aujourd’hui la réalité est que nombre d’enfants handicapés sont en souffrance et sans solution et que l’école n’est pas la réponse. Tout dépend du handicap dans la possibilité d’accueil mais aussi des moyens donnés aux établissements comme de la formation des enseignants. Des établissements surchargés avec des enfants ayant des difficultés sociales ne peuvent pas forcément accueillir un enfant lourdement handicapé, d’autres enfants ne progresseront qu’avec une prise en charge spécialisée dans des structures adaptées.Cette situation est une réalité et la balayer d’un revers de main pour exhiber bonne conscience et pureté morale n’est pas une solution. Si on regardait plutôt en face le problème et que l’on défendait la création d’institutions adaptées pour accueillir les enfants handicapés qui en ont besoin au lieu de mentir et de faire croire que tout se résout via « l’inclusion ». Si on écoutait l’expérience des enseignants et le vécu des parents et des enfants pour distinguer les cas où l’accueil est possible et ceux où il ne l’est pas. Si on faisait en sorte que les parents de trop d’enfants handicapés n’aillent pas jusqu’en Belgique pour trouver des solutions.Moins d’idéologie et plus de bon sens, voilà ce qu’on est en droit d’attendre de candidats à la présidence de la république.
Retour sur la polémique soulevée par les propos d’@ZemmourEric : Sortir de la posture et regarder en face les manquements des pouvoirs publics qui laissent des milliers de parents d’enfants handicapés sans solution. Ma réaction ici 👇 pic.twitter.com/J6C5d3585c
— Céline Pina (@celine_pina) January 16, 2022
Même Libération, une fois n’est pas coutume, semble prendre la défense d’Eric Zemmour en publiant un article intitulé : “Scolarisation des élèves handicapés: et si Zemmour posait les vraies questions?” et regrettant que personne d’autre qu’Eric Zemmour ne s’intéresse au sort des enfants handicapés en France :
Le candidat d’extrême droite a provoqué un tollé en affirmant que les élèves handicapés devaient être scolarisés à part de leurs camarades valides. Mais derrière ces outrances, il est temps de regarder la réalité en face : l’école n’est toujours pas adaptée au handicap.
Il aura donc fallu que l’extrême droite s’en empare pour que le sort des élèves handicapés se fasse une place dans la campagne présidentielle (…)
Libération change son titre :
À gauche, titre initial de Libération.
À droite, nouveau titre anti-Zemmour.Une explication @libe @ElsaMaudet ? pic.twitter.com/DIEGD4vDau
— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) January 16, 2022
La polémique sur le #Handicap après les propos de #Zemmour, qui quoi qu’on en dise, énonce une réalité largement approuvée par bon nombre de parents concernés, montre que la classe politique n’est pas attentive aux français et préfère les postures politiciennes ! Honteux !
— Zohra Bitan #SoutienFD0🇫🇷 (@ZohraBitan) January 16, 2022
Marche pour la vie : revue de presse
«La Marche pour la vie, je la fais tous les ans. Pour moi, l’avortement est déjà un acte monstrueux. Mais étendre son délai de 12 à 14 semaines, c’est tout simplement inimaginable». Ségolène, 40 ans, mère de sept enfants, est venue cette année avec ses «deux petits derniers», de 3 et 5 ans. L’un d’eux agite une pancarte «Le seul choix, c’est la vie».
Selon les organisateurs, quelque 20 000 personnes ont participé à cette Marche pour la vie
, qui se tient tous les ans en janvier. Parmi eux, Jacques Dumoulin, retraité de 65 ans, est venu de Bordeaux avec son épouse Anne pour que l’on reconnaisse que la vie est sacrée depuis le début
. Aujourd’hui, on utilise l’avortement comme moyen de contraception
, estime avec regret Marie, 17 ans, étudiante en agronomie venue de l’Aube.
Le deuxième sujet important
de cette mobilisation c’est l’élection présidentielle
, a estimé M. Tardy-Joubert, appelant les candidats à faire en sorte » que la protection de la vie humaine soir une grande cause nationale ». Nous ne soutenons personne
, a-t-il ajouté, mais « nous présentons nos 10 propositions » aux candidats, comme « rétablir le délai de réflexion de 3 jours minima » avant une IVG ou le rejet du suicide assisté et de l’euthanasie
.
La Croix :
La 15e édition de la Marche pour la vie s’est tenue à Paris, dimanche 16 janvier. À trois mois de la présidentielle, les militants contre l’avortement disent ne pas se retrouver dans l’offre politique actuelle. Des orphelins de la politique ? Sous le barnum posé sur une place du sud de Paris, les responsables de la Marche pour la vie, mouvement anti-avortement, discutent devant une banderole « Présidentielle 2022, JE VOTE pour la vie ». Mais quel candidat pour incarner leurs idées ? « Zemmour ? Il a de bonnes personnes dans son entourage, mais il considère que l’avortement est un droit fondamental, souffle une cadre du mouvement. Marine Le Pen ? Elle annonce qu’elle va faire des propositions sur la famille, mais on n’en voit pas la couleur. »
À trois mois de l’élection présidentielle, plus de 5 000 manifestants pro-vie ont défilé dimanche 16 janvier – pour la quinzième fois – contre une « banalisation » des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Une manière de désigner la progression du taux de recours à l’IVG depuis trente ans : 15,4 IVG pour 1 000 femmes en 2020, contre 14 en 1990, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).
Plusieurs milliers de personnes opposées à l’avortement ont défilé, dimanche, à Paris, contre la proposition de loi allongeant le délai légal de l’IVG et pour faire entendre leurs « dix propositions » aux candidats à la présidentielle, lors de la traditionnelle « Marche pour la Vie ».
Cette année, « le premier sujet, c’est la proposition de loi Gaillot (…), une loi inique » qui doit autoriser l’allongement de la durée légale de l’interruption volontaire de grossesse, de 12 à 14 semaines, affirme Nicolas Tardy-Joubert, président de la « Marche ». Porté par la députée (ex-LREM) Albane Gaillot, ce texte sera examiné en deuxième lecture, au Sénat, le 19 janvier.
Le Monde recopie la dépêche AFP , comme France Bleu, L’Alsace… :
Plusieurs milliers de personnes opposées à l’avortement ont manifesté, dimanche 16 janvier à Paris, contre la proposition de loi allongeant le délai légal de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et pour faire entendre leurs « dix propositions » aux candidats à la présidentielle, lors de la Marche pour la vie, qui se tient tous les ans au mois de janvier.
Le direct de RT France :
Marche pour la vie 2022, c’est parti !
Les manifestants arrivent place de Catalogne pour cette nouvelle mobilisation pour la vie. Le départ du cortège est prévue pour 14h.
Nicolas Tardy-Joubert, président de La Marche pour la vie, enchaîne les entretiens avec la presse :

Patrice Martineau chante pour la vie :


Nicolas Bauer, juriste de l’ECLJ, dresse la liste des victoires pro-vie obtenues récemment. Non, le combat pour la vie n’est pas un combat perdu !

Aliette Espieux, porte-parole, rappelle que la Marche pour la vie est destinée à abolir l’avortement et aider les femmes dans leur maternité. Cette année, la Marche demande particulièrement le rejet de la proposition de loi Gaillot, qui prévoit l’extension du délai pour tuer l’enfant à naître. Malgré de nombreuses demandes, le député Albane Gaillot refuse toujours de s’entretenir avec un représentant de la Marche pour la vie. Ses convictions sont-elles si fragiles ?





SOS Tout-Petits en queue de cortège pour prier pour le respect de la vie :

Charles Millon et Chantal Delsol:


Mgr Aupetit est présent :






Cécile Edel et Virginie Mercier :




Discours de Cécile Edel, ancienne présidente de Choisir la vie :
Chers amis,
C’est avec une grande, une profonde émotion que je suis là aujourd’hui devant vous, pour rendre hommage à celle qui aurait dû être à ma place à cet instant et qui est décédée brutalement le 27 décembre dernier, laissant un grand vide derrière elle.
Je veux rendre hommage, à celle qui était bien là, il y a trois ans à la même marche pour la Vie, pour témoigner auprès de vous, avec force, avec conviction mais aussi avec une grande délicatesse de son engagement en tant que soignante, infirmière, au service de la Vie.
Je veux rendre hommage à celle que nous connaissions à Choisir la Vie depuis 10 ans, à celle qui fonda avec nous l’antenne d’écoute « Nos mains ne tueront pas » et celle qui fut notre présidente durant cette dernière année.
Odile Guinnepain était de ces personnes qui ne laissent pas indifférentes lorsqu’on a la chance de croiser leur chemin. Ceux qui l’ont rencontrée pourront en témoigner.
Elle faisait partie de ces personnes rares qui avaient compris que pour défendre des valeurs comme celle du respect de la dignité de tout être humain, pour défendre ces valeurs qui sont les nôtres, qui sont les vôtres chers amis, il fallait avant tout, incarner ces valeurs dans sa propre vie, mener une vie exemplaire, cohérente et ajustée, une vie exigeante mais une vie si riche, si remplie au service des plus fragiles.
Elle avait compris que les belles paroles et les beaux discours ne suffisaient pas mais qu’il fallait donner sa vie entièrement pour la cause que l’on défendait.
Et c’est ce qu’elle fit.
Odile a donné sa vie.
Sa mort, à seulement 47 ans, le jour de la fête des Saints Innocents n’est d’ailleurs pas un hasard.
Non seulement, elle a offert sa vie, comme je vous invite tous à le faire, en défendant à temps et à contre temps les enfants à naître, les personnes fragiles, les personnes en fin de vie.
Mais elle a aussi offert sa vie en tant qu’infirmière en soins palliatifs, en ayant à cœur d’être, avec une immense compassion et un amour inconditionnel au plus près de ceux qui souffrent.
Combien de mourants ont remis leur dernier souffle entre ses bras ? Combien de femmes enceintes ont été accompagnées par ses soins ? Combien de familles lui doivent d’avoir retrouvé leur unité au chevet de leur mourant ? Comme a pu en témoigner son frère prêtre le jour de ses obsèques, Odile n’avait pas son pareil, dans ses mots comme dans ses gestes, pour apaiser, rassurer, consoler et accompagner, mais aussi en tant que formatrice pour conseiller et encourager.
Elle savait être aussi radicale et ferme dans ses convictions. Car elle savait que le respect de la vie n’admet aucun compromis.
Elle avait le don de savoir ainsi lier harmonieusement Charité et Vérité.
Depuis Lourdes où elle était hospitalière depuis l’âge de 13 ans et Calcutta où elle avait fait l’expérience des mouroirs, des dispensaires et des bidonvilles, Odile répondait à un appel , une vocation : cette vocation de devenir témoin que toute vie vaut la peine d’être vécue, toute personne vaut la peine d’être aimée, sauvée , protégée et servie de sa conception jusqu’à sa fin naturelle.
Enfin, Odile, a offert sa vie parce qu’elle a accepté le sacrifice de sa carrière, en acceptant d’être suspendue de son poste en raison de ses convictions et de remettre cela entre les mains de Dieu, elle qui avait une foi si vivante, si profonde.
Sa vie était cohérente, unifiée et ajustée à la parole de Dieu qu’elle rendait vivante à travers l’exemple même de chaque instant vécu.
Chers amis, à l’instar d’Odile et de tous ceux qui nous ont précédés et qui ont montré le chemin et je pense notamment au Dr Dor, au Pr Lejeune mais aussi bien sur à Michel Raoult, mon père, le fondateur de Choisir la Vie, décédé aussi tragiquement il y’a de cela exactement 20 ans, n’ayons pas peur et sachons continuer à être des témoins par nos paroles mais aussi par l’exemple de nos vies…. Odile répétait souvent cette maxime de Ste Bernadette « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire ».
Eh bien, continuons à temps et à contre temps de dire, de proclamer que toute vie est précieuse, que toute vie est unique …que la Vie vaut la peine d’être vécue et que nous entendons bien la défendre et la servir.
Cécile EDEL
Prions pour le chanoine Altiere
Un lecteur nous demande de relayer la demande de prière pour le chanoine Francis Xavier Altiere, membre américain de l’Institut du Christ-Roi, hospitalisé pour cause de covid.
La véritable bienveillance n’est pas d’accueillir en « milieu ordinaire » tout le monde à tout prix mais bien d’accueillir dans de bonnes conditions.
Alors que l’on reproche à Eric Zemmour de ne parler que d’immigration ou d’identité, la polémique sur l’inclusion des enfants handicapés aura eu le mérite de prouver le contraire, de permettre à ce sujet sensible qui concerne de nombreux parents, éducateurs et enseignants de se retrouver traité en partie et de montrer, une fois de plus, la mauvaise foi et la malhonnêteté de la classe politique, la palme d’or revenant à Marine Le Pen qui a attaqué Eric Zemmour avec les mêmes arguments que la “gauche morale”, quasiment la première, alors qu’elle ne connait rien au handicap, comme la plupart des commentateurs qui se sont jetés sur cette polémique de manière bien peu professionnelle.
Agnès Marion, ancienne élue RN qui a rejoint Eric Zemmour, connait très bien le sujet du handicap, étant elle-même mère d’un enfant handicapé, a rédigé avec d’autres parents, éducateurs et professeurs concernés ou connaissant le sujet, une tribune pour Valeurs actuelles intitulée “Pour une scolarité adaptée des élèves en situation de handicap” ::
Ils ont pour eux la noblesse d’âme, la générosité, l’amour d’autrui. De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Valérie Pécresse, tous, le cœur sur la main, se prononcent pour l’inclusion des élèves handicapés, peu importe la gravité de leur handicap. À les entendre il y aurait d’un côté les monstres, qui, à l’instar d’Éric Zemmour, voudraient exclure les élèves handicapés de l’Éducation nationale, voire de la société, à la manière de Sparte, et il y aurait de l’autre les bons, les justes, investis par des absolus de bienveillance, d’égalité et d’altruisme, qui vanteraient les bienfaits idéologiques de l’école inclusive.
Pourtant, si des élèves en situation de handicap léger, scolarisés en milieu ordinaire, peuvent à la fois apporter beaucoup à leurs camarades, s’intégrer, et progresser grâce à leur inclusion, d’autres, parce qu’une scolarité normale est trop inadaptée à leur handicap, le vivront comme un enfer.
Les enseignants qui s’élèvent contre l’inclusion forcée d’élèves lourdement handicapés, dans des conditions parfois scandaleuses, ne sont pas des monstres sans cœur, ni des incapables. Ce sont des professionnels qui refusent, au nom de beaux principes, de nier la réalité du terrain et de promettre ce qu’ils ne peuvent tenir.
La réalité du terrain, ce sont des professeurs abandonnés face à des élèves ingérables dans leur classe, des élèves qui nécessitent des soins, une attention de tous les instants, et des structures adaptées.
Dans certains cas, l’inclusion à marche forcée peut être d’une violence inouïe pour tout le monde : l’élève en situation de handicap, l’enseignant dans sa classe, les autres élèves, les parents d’élèves.
Contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire, la véritable bienveillance n’est pas d’accueillir en « milieu ordinaire » tout le monde à tout prix mais bien d’accueillir dans de bonnes conditions. Quand elles ne sont pas réunies, l’inclusion relève de la maltraitance, maltraitance envers l’élève concerné mais également envers l’enseignant qui en a la charge, envers ses collègues ainsi qu’envers les autres élèves de la classe, voire de l’école.
Il faut avoir le courage de le dire : l’insertion d’un seul élève revient parfois à sacrifier la scolarité de toute une classe. En l’absence de la qualification adéquate, et souvent des moyens matériels correspondants au handicap de l’élève, l’école devient alors une garderie et abandonne sa mission première, sa raison d’être : l’enseignement.
Face à un égalitarisme impossible, qui a déjà conduit notre école au désastre avec son dogme du collège unique, Éric Zemmour défend le principe de l’inclusion des élèves en situation de handicap dès lors qu’il peut être mis en œuvre dans des conditions satisfaisantes pour les élèves inclus, pour les autres élèves de la classe et pour les enseignants.
Dans le cas contraire, il faut reconnaître la réalité de la situation de handicap lourd de certains élèves, et les scolariser dans des structures spécialisées, au sein de l’école publique, afin de leur faire bénéficier d’un enseignement adapté à leurs besoins, et de l’assistance de professionnels spécialisés – orthophonistes, psychomotriciens, éducateurs spécialisés, neuropsychologues, soignants – pour lesquels de trop nombreux parents, désarmés face à la détresse de leur enfant, dépensent aujourd’hui des fortunes.
L’idéologie égalitariste détourne l’égalité pour nier les cas particuliers, et refuse de comprendre que chaque enfant est unique et qu’il faut lui apporter la solution qui lui correspond. Contre la tyrannie de la normalité, il faut au contraire adapter les parcours des élèves en situation de handicap pour que l’école soit véritablement bienveillante, et bienfaisante.
On peut également regarder la vidéo d’Eric Zemmour sur You Tube qui a déjà dépassé les 250 000 vues.
Vous êtes nombreux, chers parents d'enfants handicapés, à avoir compris mon propos, parce que c’est précisément la vision que vous défendez depuis longtemps. À tous les autres : je veux vous parler directement.
Message aux parents d'enfants handicapés : https://t.co/9CZA8Xa5gA pic.twitter.com/novBtAra9E
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) January 15, 2022
Nous reviendrons sur ce sujet en publiant des témoignages de parents d’enfants handicapés, éducateurs spécialisés et enseignants qui vivent au quotidien cette problématique. Nous faisons également appel aux lecteurs du Salon beige concernés. Merci d’adresser vos témoignages à [email protected]
Fin de la souveraineté de l’Ordre de Malte ?
L’indépendance séculaire de l’Ordre souverain de Malte pourrait être remise en cause si une nouvelle constitution, rédigée par le Saint-Siège, sera mise en vigueur. Cette nouvelle constitution pourrait voir l’ordre religieux perdre son statut d’observateur permanent aux Nations Unies, et mettrait en péril ses relations diplomatiques bilatérales. La nouvelle constitution, qui définit explicitement l’ordre comme un “sujet” du Saint-Siège, mettrait fin à près d’un millénaire d’indépendance souveraine.
Le nouveau projet de constitution a été rédigé sous l’autorité du délégué spécial du pape François auprès de l’ordre, le cardinal Silvano Tomasi. Le cardinal a reçu des pouvoirs spéciaux en octobre, dans le cadre d’un projet visant à réformer l’ordre vieux de près de mille ans.
L’article 4 de la constitution actuelle de l’ordre définit ses relations avec le Saint-Siège dans le premier paragraphe :
“L’Ordre est une personne morale reconnue par le Saint-Siège”.
Son indépendance souveraine vis-à-vis du Vatican est encore soulignée par la disposition selon laquelle l’ordre
“a une représentation diplomatique auprès du Saint-Siège, conformément aux normes du droit international”.
La version révisée de cet article commence ainsi :
L’Ordre est soumis au Saint-Siège, qui le reconnaît et le protège également en tant qu’entité de droit international. Il jouit de plein droit de la personnalité juridique publique dans l’Église.
Le projet constitutionnel abandonne la disposition selon laquelle l’ordre a une représentation diplomatique auprès du Saint-Siège, comme toute autre entité souveraine.
Les changements proposés sont importants car la souveraineté de l’ordre en droit international lui permet de délivrer ses propres passeports et d’entretenir des relations diplomatiques bilatérales avec plus de 100 pays. L’ordre a le statut d’observateur permanent auprès des Nations Unies, comme le Saint-Siège.
Pendant des siècles, l’Ordre de Malte a existé en tant qu’institution souveraine. Il a gouverné Malte jusqu’à ce que l’île soit envahie par Napoléon en 1798 et que les chevaliers de l’ordre soient contraints à l’exil. Mais même sans territoire, depuis le début du XIXe siècle, l’ordre a été formellement reconnu comme une entité souveraine non territoriale dans les traités et le droit international.
Des partisans de l’ordre affirment que son statut diplomatique est crucial pour son travail humanitaire dans plusieurs pays du monde, car les gouvernements lui accordent l’accès pour opérer en tant que partie neutre dans les zones de conflit. Cette indépendance est vitale, en particulier au Moyen-Orient, où les gouvernements peuvent être moins disposés à lui permettre de fonctionner s’il est considéré comme un bras du Vatican.
La nouvelle constitution, ainsi qu’un nouveau code juridique, devraient être présentés à la direction de l’ordre lors d’une réunion de deux jours commençant le 25 janvier, après quoi le cardinal Tomasi devrait convoquer un chapitre général.
L’ordre travaille à une nouvelle constitution depuis 2017, lorsque le pape François a forcé l’abdication du grand maître de l’ordre, Fra’ Matthew Festing, au cours d’un conflit interne entre Festing et le grand chancelier de l’ordre, Albrecht von Boselager. Après l’abdication, le pape a créé le poste de “cardinal délégué”, contournant ainsi la fonction traditionnelle de cardinal patronus de l’ordre, tenue par le cardinal Raymond Burke. François avait initialement nommé le cardinal Angelo Becciu au poste de délégué spécial pour superviser la réforme “spirituelle et morale” de l’ordre, mais Becciu a été contraint de démissionner suite à des allégations d’abus de pouvoir. Après la démission de Festing, Fra’ Giacomo Dalla Torre a été élu à la tête de l’ordre, mais il est décédé en 2020. Depuis près d’un an, l’ordre est dirigé par Fra’ Marco Luzzago, qui a été élu Lieutenant du Grand Maître peu après la nomination du cardinal Tomasi, et doté des pleins pouvoirs de gouvernement pour un mandat d’un an. En octobre 2021, François a accordé au cardinal Tomasi des pouvoirs étendus pour gouverner directement l’ordre, suspendre sa direction et apporter des modifications à la composition et aux procédures du Chapitre général afin de mener à bien la réforme constitutionnelle de l’ordre et l’élection d’un nouveau Grand Maître.
Rencontres secrètes entre le pape et le PDG de Pfizer
National Catholic Register a appris que le pape François a tenu des réunions privées avec le PDG de Pfizer l’année dernière alors que des questions se posent sur l’efficacité des vaccins, désormais obligatoires pour tout le personnel et les visiteurs du Vatican. Le Saint-Père a en effet rencontré à deux reprises le PDG de Pfizer, Albert Bourla. Mais contrairement à la plupart des audiences privées, ces réunions n’ont pas été annoncées par le Bureau de presse du Saint-Siège. De son côté, un porte-parole de Pfizer a déclaré :
“Nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer car, conformément à notre politique, les mouvements de nos dirigeants sont considérés comme confidentiels”.
En novembre 2019, peu de temps avant le début de la crise sanitaire, le pape a reçu en privé Melinda Gates. La rencontre n’a pas été annoncée et n’a jamais été officiellement reconnue.
En mai 2021, Bourla a participé à une conférence en ligne sur la santé au Vatican qui comprenait un volet important sur les traitements et la prévention du COVID-19 ainsi qu’une plate-forme pour la promotion des vaccins produits par les grandes sociétés pharmaceutiques. Parmi les autres intervenants à la réunion co-organisée par le Conseil pontifical pour la culture figuraient Stéphane Bancel, le PDG de Moderna, un autre grand producteur de vaccins anti-COVID-19, le Dr Anthony Fauci, médecin-chef du président Joe Biden, et le Dr Francis Collins, alors directeur des National Institutes of Health des États-Unis.
L’État de la Cité du Vatican a été l’une des premières autorités à administrer des vaccins après avoir signé un contrat avec Pfizer fin 2020. Le Vatican a rendu obligatoire l’injection de vaccin pour tout le personnel et les visiteurs depuis le 23 décembre. A partir du 31 janvier, la triple vaccination (deux doses plus le rappel) sera obligatoire pour entrer sur le territoire du Vatican.
En décembre 2020, le professeur Andrea Arcangeli, directeur de la Direction de la santé et de l’hygiène du Vatican, a déclaré que le Vatican avait choisi d’utiliser le vaccin Pfizer parce que dans les essais cliniques, il s’était « avéré efficace à 95 % ».
Cependant, dans un entretien du 10 janvier, Bourla a reconnu que les deux premières doses du vaccin sont désormais largement inefficaces contre la propagation du variant Omicron.
“Nous savons que les deux doses du vaccin ont une protection très limitée, voire aucune”. “Les trois doses, avec le rappel, offrent une protection raisonnable contre l’hospitalisation et la mort.”
Malgré le taux d’efficacité annoncé de 95 % qui a incité le Vatican à signer un contrat avec Pfizer, le personnel du Vatican a continué à contracter le COVID-19, malgré une double ou triple vaccination. Le dernier cas en date est celui de Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, qui est actuellement infecté par le COVID-19 bien qu’il ait reçu le rappel. Pas moins de 14 gardes suisses ont contracté le COVID-19. Tous avaient reçu deux doses de Pfizer.
Malgré les inquiétudes concernant le vaccin Pfizer entaché d’avortement, le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a exclu tout droit d’exemption. Il a déclaré que les employés du Vatican qui demandent une exemption en raison du lien du vaccin avec l’avortement “ne semblent pas être justifiés”, bien que le produit Pfizer ait été testé à l’aide de lignées cellulaires dérivées de l’avortement.
A propos du nouveau vaccin Novavax, présenté comme un vaccin plus classique que ceux à ARNm ou à ADN, Jeanne Smits souligne que l’utilisation de lignées cellulaires obtenues sur des fœtus avortés (à cette fin, et de manière à ce que les cellules soient vivantes au moment du prélèvement) en vue de réaliser des tests est avérée, même si elle ne semble pas avoir été systématiques.
Complètement piqué
Nous sortirons de cette crise en vaccinant la France, en vaccinant le monde. Car le virus ne connaît pas de frontières. Pour aider tous les pays dans cette course, 1 milliard de doses ont été livrées avec Covax. Vacciner, vacciner, vacciner. Avec solidarité. On continue.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 15, 2022
Les Belles figures de l’Histoire : saint Rémi
Portrait d’un évêque nommé à 22 ans, qui a marqué la France :
Nouvelle manifestation devant la nonciature
Communiqué de Paix Liturgique :
Le samedi 15 janvier, nous étions nombreux devant la nonciature apostolique, de midi à 12h45, pour dire le chapelet et pour protester pour le sort qui est fait aux fidèles de la messe traditionnelle.
On nous considère comme des sous-catholiques qu’on a envie d’embêter au maximum, et les mesures s’abattent les unes après les autres pour nous forcer à abandonner la liturgie traditionnelle : réduction des célébrations, interdiction des sacrements autres que la Sainte Eucharistie. La Congrégation pour le Culte divin de NNSS Roche et Viola descend dans des détails mesquins : il est interdit d’annoncer par oral ou par écrit les horaires des messes traditionnelles ; les lectures de l’épître et de l’évangile doivent être puisées dans la traduction officielle des textes liturgiques donnée par la conférence épiscopale, mais même avec cette traduction (assez bonne au reste), il est interdit de publier un lectionnaire à l’usage des messes traditionnelles.
A Paris, on en rajoute : les prêtres traditionnels mono-ritualistes sont frappés d’ostracisme et n’ont pas le droit de célébrer en public. Cependant, tout le monde a en mémoire une petite ouverture faite par Mgr Patrick Chauvet, responsable de ce qui concerne la célébration traditionnelle à Paris : dans une vidéo intitulée : « À propos du Motu Proprio Traditionis custodes du pape François », deux mois après le motu proprio, le 14 septembre 2021, il avait déclaré que dans les paroisses où la messe traditionnelle n’est plus célébrée, elle pourrait être permise à certaines occasions avec un prêtre désigné par lui. Ce pourrait être une transition vers un retour à une situation normale.
Des pourparlers pourront-ils s’établir avec les groupes de protestataires de la nonciature qui sont d’abord des femmes et des hommes qui désirent le RESPECT et la PAIX , de Notre-Dame du Travail (dimanche à 18h), de Saint Georges de La Villette (mercredi à 17h), de Saint François Xavier (mercredi à 19h15), des veilleurs devant les bureaux de l’archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame.

Face à l’apostasie de notre monde autrefois chrétien, nous demandons de nous laisser faire l’expérience de la Tradition
De Jean de Tauriers, Président de Notre-Dame de Chrétienté, dans L’Appel de Chartres :
Depuis la publication de Traditionis Custodes, il a été souvent demandé à Notre-Dame de Chrétienté d’encourager la célébration de la messe de Paul VI pendant le pèlerinage de chrétienté. Comme aux premières années de notre pèlerinage, nous devons à nouveau justifier les raisons de notre attachement exclusif à la messe tridentine, messes publiques ou privées.
Trente-neuf années de dossiers Notre-Dame de Chrétienté disponibles sur notre site (nd-chretiente.com) donnent toutes les raisons théologiques de nos choix, ce sont les plus importantes bien évidemment.
Les arguments avancés dans ce petit texte, sont de simple bon sens et sautent aux yeux des “catholiques du bout du banc” que nous sommes. Nul besoin de formation liturgique, théologique ou canonique, il suffit de respecter la parole donnée, de juger un arbre à ses fruits et d’observer le réel.
Rien d’insurmontable comme effort, vous en conviendrez. Dans la kyrielle d’arguments disponibles, j’ai mis de côté les statuts de l’association Notre-Dame de Chrétienté qui obligent exclusivement au rite tridentin.
1) La fidélité à la parole donnée
Notre pèlerinage est né en 1983.
En 1988, Monseigneur Lefebvre sacre des évêques sans mandat pontifical. Le Centre Henri et André Charlier (Notre- Dame de Chrétienté sera créée quelques années plus tard) choisit de ne pas suivre la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par fidélité aux autorités romaines.
Le pape Jean-Paul II, ainsi que le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Ratzinger (futur Benoît XVI), accueilleront les catholiques (dont le pèlerinage traditionnel de chrétienté) acceptant les propositions romaines avec une promesse : « vous avez toute votre place dans l’Eglise, tels que vous êtes ». Derrière ces paroles, chacun sait parfaitement qu’il s’agit de conserver la pratique exclusive de la messe tridentine.
Revenir sur la promesse d’un pape canonisé et d’un pape émérite ayant consacré tous leurs efforts à cette réconciliation est extrêmement choquant.
2) La cohérence d’une œuvre missionnaire
Une des vocations du pèlerinage de chrétienté est d’être missionnaire grâce à la Tradition. Il faut comprendre derrière ce mot de Tradition l’usage de la liturgie tridentine, l’enseignement doctrinal et pastoral de l’Eglise.
Quand il est demandé à Notre-Dame de Chrétienté d’adopter la messe de Paul VI, cette demande revient à renoncer aux charismes de notre œuvre.
Comment cette demande pourrait-elle être acceptée par Notre-Dame de Chrétienté ? Ce qui est présenté comme une simple concession marginale, va à l’encontre de la vocation même du pèlerinage de chrétienté depuis 40 ans.
“Notre Seigneur nous demande de juger l’arbre à ses fruits” (Matthieu 7, 15-20).
Le pèlerinage est à l’origine de dizaines de vocations, de milliers de conversions, de dizaines de milliers de confessions. N’est-il pas plus important de récolter les fruits d’une œuvre plutôt que de s’attaquer à l’arbre, source de forces vives pour l’Eglise ?
Tous les prêtres qui veulent péleriner sont les bienvenus. Il va de soi que ces prêtres viennent pour la spiritualité de notre pèlerinage, pour ses charismes dont fait partie l’usage exclusif de la liturgie traditionnelle. Quand certains d’entre eux ne savent pas célébrer la messe tridentine, ils demandent à l’apprendre avant le pèlerinage dans les différentes communautés, abbayes, paroisses. Tout cela existe et fonctionne très bien depuis près de 40 années.
Créer une espèce d’« obligation de bi-ritualisme », en faire un prérequis de catholicité, apparaît à la fois comme un autoritarisme belliqueux et une grande imprudence pastorale
3) La crise de l’Eglise
De nombreuses personnalités de l’Eglise se sont exprimées sur la dramatique crise de l’Eglise qui est une crise de la foi liée à la réforme liturgique.
Benoît XVI (Ma Vie, Souvenirs en 2005) :
« Je suis convaincu que la crise de l’Eglise que nous vivons aujourd’hui repose largement sur la désintégration de la liturgie qui est parfois même conçue de telle manière– et si Deus non daretur (comme si Dieu n’existait pas) – que son propos n’est plus du tout de signifier que Dieu existe, qu’il s’adresse à nous et nous écoute. Mais si la liturgie ne laisse plus apparaître une communauté de foi, l’unité universelle de l’Eglise et de son histoire, le mystère du Christ vivant, où l’Eglise manifeste-t-elle donc encore sa nature spirituelle ? »
Cardinal Sarah (Conférence donnée le 18 septembre 2021 à Draguignan) :
« On ne peut dire qu’il n’y a pas de crise de la foi… La crise de la foi en la Présence réelle est au cœur de cette crise de la foi… L’Occident traverse une crise jamais vérifiée dans toute l’histoire de l’humanité. »
Devant la gravité de tels propos, devant la haute autorité de ceux qui les prononcent, devant les faits qui s’accumulent sous nos yeux (ignorance religieuse, méconnaissance de la Présence réelle, effondrement de la pratique religieuse, disparition des vocations, attaques contre le droit naturel, scandales de mœurs au sein de l’Eglise et aux plus hauts niveaux, quasi schisme de l’Eglise d’Allemagne, …), face à l’apostasie de notre monde autrefois chrétien, nous demandons respectueusement à notre hiérarchie ecclésiale de nous laisser faire l’expérience de la Tradition afin de nous laisser transmettre la foi catholique à nos enfants.
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !


