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Opération “Mes propres pas”, en hommage à Jean Raspail

Communiqué du chancelier de Patagonie, à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Jean Raspail :

La Chancellerie de Patagonie adresse ses plus vives félicitations aux 7 cavaliers qui dans la nuit du 12 au 13 juin 2021, ont conduit à Paris l’opération “Mes propres pas”, en hommage au consul général Jean Raspail.

La fine équipe a procédé au collage d’une très belle affiche de 2m sur 3m, qui domine depuis cette nuit le périphérique parisien, dans le 17ème arrondissement, au niveau de la porte d’Asnières (accès par le boulevard de Reims, à partir duquel une passerelle permet d’aller admirer l’affiche). A cet endroit passait un tronçon de la route départementale n°11, dite de la Révolte, créée vers 1750 sur l’emplacement d’un ancien chemin conduisant à Saint-Denis.

​Cette affiche représente Jean Raspail, reproduit la devise chevaleresque de la famille Pikkendorff “Je suis d’abord mes propres pas”, et est signée “Jean Raspail, 5 juillet 1925 – 13 juin 2020”.

Symboliquement et en souvenir de l’opération “Boulevard Raspail” de l’année dernière, une plaque “Boulevard Jean Raspail” a été posée au cours de cette même nuit, sur la façade de l’hôtel Lutétia au carrefour de Sèvres Babylone dans le 6ème arrondissement de Paris.

Pour que le souvenir reste !

C’est arrivé un 13 juin…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

    • le 13 juin : fête de saint Antoine de Padoue, franciscain.
    • le 13 juin 313 : l’édit de Milan.

L’édit confirme la liberté de culte pour les chrétiens et la restitution des biens chrétiens confisqués ; il autorise l’exercice public de la religion chrétienne. La liberté religieuse devient ainsi totale dans l’Empire romain. Quand la république française reconnaîtra-t-elle ainsi sa dette vis-à-vis de l’Eglise catholique et des catholiques français ?

    • le 13 juin 1231 : mort de saint Antoine de Padoue.

En 1220, les restes d’un groupe de Franciscains martyrs sont ramenés du Maroc. Cet événement le conduit à joindre l’ordre de François d’Assise, où il reçoit le prénom Antoine. Il part en mission, à sa demande, au Maroc, mais doit être rapatrié en Europe dès 1221 pour raisons de santé. En 1231, il meurt d’épuisement à Arcelle, près de Padoue en pleine prêche de Carême.

De nombreux faits surnaturels lui sont attribués, comme celui d’avoir tenu une nuit l’Enfant Jésus dans ses bras. À partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue est invoqué pour retrouver les objets perdus (depuis qu’un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre), pour recouvrer la santé. Voir la chronique du 30 mai.

    • le 13 juin 823 : naissance de Charles II le Chauve, Roi de France et empereur d’Occident.

Petit fils de Charlemagne, il reçoit, en 843 au traité de Verdun qui divise l’empire, la Francie occidentale. C’est lui qui va perdre la Bretagne en 845. A la bataille de Ballon, Nominoë remporte en effet une victoire sur Charles le Chauve. Un premier traité est conclu en 846 : Nominoë devient le premier souverain indépendant de Bretagne. Les victoires successives des Bretons vont leur permettre d’étendre le royaume breton au-delà du Cotentin. Charles II est sacré à Orléans le 6 juin 848, puis empereur d’Occident par le pape Jean VIII à Rome le 25 décembre 875. Il meurt le 6 octobre 877, sur la route retour d’une croisade faite à l’appel du pape contre les Sarrasins dans le sud de l’Europe. Voir les chroniques correspondantes.

Voir les chroniques du 6 juin, du 6 octobre 877, du 25 décembre 875.

    • le 13 juin 1564 : le Roi Charles IX entre à Lyon.

Voici comment Jean Guiraud dans Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2 chapitre 15 page 191) résume les crimes huguenots dans la ville durant les deux années précédentes :

«Lyon. Pendant plusieurs mois, c’est, une suite ininterrompue de massacres, de pillages et d’incendies. Le sang coule à flots… Le 19 avril 1562, Lyon tombe au pouvoir des protestants. C’est le sac d’une ville prise d’assaut. Plusieurs églises sont détruites, les images martelées, les reliques jetées au vent, ou confondues avec les ossements des animaux, les sépultures violées. Rien n’échappe à la férocité de ces hordes auxquelles les chefs abandonnent le pillage pour se réserver la meilleure part du butin : l’or et l’argent des églises. »

Par peur des vengeances, le Roi fait interdire les rassemblements de catholiques avant sa venue. La visite royale se déroule bien, mais ne résout rien.

    • le 13 juin 1611 : Champlain franchit les rapides de Lachine.

Samuel de Champlain épate ses alliés autochtones en franchissant les dangereux rapides de Lachine à bord d’un canoë. La 1ère guerre franco-iroquoise débute. 200 Hurons et Algonquins arrivent à Mont Royal en provenance des pays d’en Haut. C’est avec eux, que Champlain franchit les rapides en canot.

    • le 13 juin 1721 : signature du traité de Madrid, triple alliance entre la France, l’Espagne et l’Angleterre.

Le 13 juin 1721, la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne signent le traité de Madrid. Cet accord est essentiellement commercial, et territorial. Le ministre d’Etat français Guillaume Dubois s’engage à restituer la base de Pensacola, prise à l’Espagne et intégrée à la Louisiane. D’autre part, la traite des esclaves, jusqu’alors monopolisée par la France et l’Espagne, est ouverte au Britanniques. Enfin, les trois puissances se garantissent une assistance mutuelle en cas de conflit.

    • le 13 juin 1917 : deuxième apparition de Fatima.

Les enfants accompagnés de plusieurs centaines de fidèles sont au rendez-vous. C’est ainsi, qu’après la prière collective, l’Immaculée Conception se présente à nouveau et annonce à Lucie :

“J’emmènerai bientôt François et Jacinthe au ciel, mais toi tu resteras encore ici quelque temps, Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer “. ”……Jésus veut se servir de toi pour me faire connaitre et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé……”

Elle demande aussi à la jeune Lucie d’apprendre à lire et écrire afin de mieux rapporter sa parole auprès des hommes et surtout que DIEU VEUT ETABLIR DANS LE MONDE LA DEVOTION A SON COEUR IMMACULE. Notre Dame précise à Lucie

Au cours de l’apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n’est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu’elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d’une lettre à son confesseur, le père Aparicio) :

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

– pendant cinq mois, le premier samedi,

– se confesseront,

– recevront la sainte Communion,

– réciteront un chapelet

– et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

– en esprit de réparation,

je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

    • le 13 juin 1929: Notre Dame apparaît à sœur Lucie de Fatima à Tuy.

Notre Dame lui dit :

« Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen ».

En effet, Dans le cadre de la seconde partie du secret confié aux voyants, Notre Dame à Fatima le 13 juillet 1917 avait précisé :

« Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis »

Plusieurs dizaine d’années auparavant Notre Seigneur avait demandé, à Paray le Monial une consécration à son Sacré-Cœur pour le royaume de France. (Voir la chronique du 17 juin).

Pat et Tic en campagne

Pour respecter l’égalité du temps de parole des candidats, je me permets de relayer cet extrait de la campagne LREM en Ile-de-France… (à moins que ce ne soit un montage astucieux, réalisé par des opposants politiques) :

Le Grand Oral du baccalauréat 2021 s’annonce sous les meilleurs auspices

Le ministère de l’Education nationale est une grande machine à produire du règlement, de la norme, de la procédure et du protocole. De la connaissance ? On n’est pas vraiment sûr.

Il n’y avait aucune raison pour que le fameux « grand oral », cette nouvelle épreuve du baccalauréat qui voit un élève présenter et soutenir une question préparée à l’avance, un summum de nouveauté progressiste…, échappât à la règle.

Le ministère, ou ses pisse-copies, a donc pondu un « Guide pour le grand oral », à destination du jury. Très important qu’un professeur de lycée soit quand même capable de comprendre pourquoi et comment faire passer un oral à un élève de lycée (comme il en voit à longueur de journée).

Et l’on y voit se déployer tous les chatoiements pédagogiques dont le ministère est capable dans un document de cinq pages, hautement réfléchi quoique la description de l’épreuve (durée de préparation -20 minutes, durée de l’oral -20 minutes) soit répétée inutilement à douze lignes d’écart.

L’épreuve est d’une difficulté redoutable : le candidat doit présenter un total de… deux questions. Ces deux questions ont été « préparées avec ses professeurs et éventuellement avec d’autres élèves ». Elles portent sur les deux spécialités choisies par l’élève pendant son cycle terminal. De toutes façons, il est expliqué ensuite que « ce qui est important, ce n’est pas tant la question telle qu’elle est écrite et présentée au jury mais bien la façon dont elle est traitée » !

Ainsi, l’élève doit être capable de « produire une parole synthétique, structurée et savante, basée sur un contenu qu’il s’approprie et ainsi habiter [sic] une parole plus spontanée que celle de l’exposé ». En même temps, il doit être capable de« dépasser le langage spécifique inhérent à la spécialité concernée ». Le résultat consiste alors en « des productions orales » [sic], évaluées bien sûr selon une grille.

A propos de parole synthétique, voilà la phrase de présentation du deuxième temps de l’entretien, celui de l’échange avec le candidat, telle que rédigée par les pisse-copies :

« Il importe que le candidat puisse entrer dans un dialogue constructif avec le jury à partir de sa question et de la réponse qu’il en a donnée afin d’identifier sa capacité à adopter un recul critique sur son savoir (et la construction de ce savoir), ce qui suppose de pouvoir parler à un non-spécialiste de ce que l’on sait et de ce sur quoi l’on a réfléchi, sans se réfugier dans un jargon qui escamote certains arguments, et pour autant sans s’affranchir des exigences de rigueur et de précision d’un discours bien informé ».

Enfin, il y a le Rappel des attendus pour les membres du jury du « Grand oral » ; en clair, ce que les professeurs doivent accomplir :

  • Premier attendu : Avoir « une posture professionnelle d’accueil et d’accompagnement de la parole des élèves». Les modalités d’interrogation doivent « s’ajuster le plus possible à la singularité de chaque candidat », l’attitude doit –forcément, comme eût dit Marguerite Duras- être bienveillante. « Les jurys appréhendent ainsi l’exercice dans sa dimension informée et argumentative, mais aussi en prenant conscience [sic] de sa dimension corporelle ou émotionnelle… c’est bien un échange oral et authentique qui est visé ».
  • Le deuxième attendu s’intitule : « Des littératies disciplinaires à dépasser». Pour être honnête, on a d’abord cru à une coquille. Apparemment, rien ni dans le Larousse, ni dans le Robert à propos de littératie. Mais le site de l’Académie de Poitiers propose la définition de l’OCDE : « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités ». C’est donc du pédago-verbiage. Mais qui induit curieusement que la littératie est parfois associée à l’analphabétisme quand l’aptitude sus-mentionnée est nulle ! De toutes façons, il faut dépasser cette littératie disciplinaire et c’est tant mieux puisqu’on apprend en même temps que le fait, pour un des deux professeurs, de ne pas enseigner la spécialité retenue pour la question choisie, « soustrait le discours à un échange entre initiés ». Même le professeur non-spécialiste pourra comprendre.
  • Les attendus continuent de s’ajouter. On rappelle que l’oral est un espace de dialogue, y compris « entre les membres du jury eux-mêmes». Les professeurs doivent tirer de l’expérience « une analyse réflexive de leur pratique de l’oral, pour mieux en cerner l’efficacité et les fragilités » [« les fragilités » : pratique ministérielle de la bienveillance à l’égard des professeurs, sans doute]. Les enseignants doivent identifier les biais (sociaux, de genre…), pour « accueillir la diversité des voix des candidats ».  Les professeurs sont enjoints à « ne pas forcément parler avec une assurance impérieuse de [leur] sujet ».
  • L’évaluation est essentielle [il faut bien atteindre les objectifs gouvernementaux]. Alors, « objectiver l’évaluation ne doit pas se ramener à la juxtaposition d’observables parcellaires» [bon sang, mais c’est bien sûr !].
  • Enfin, et on terminera là-dessus, le temps de présentation de son projet d’orientation par l’élève lui permettra « de montrer que des préoccupations socialement vives sont également devenues personnellement vives». Qui en aurait douté ?

Sans même insister sur l’idée centrale que les bons sentiments feraient les bons oraux et donc les bonnes notes, on remarque quand même que le ministère (et ses pisse-copies) prennent vraiment les professeurs pour des demeurés. En fait, un peu comme le gouvernement vis-à-vis des Français dans  la période covidienne.

Il est certain qu’un oral gommera au moins un certain manque de maîtrise de littératie orthographique, comme illustré ce jour sur son compte Twitter par M.René Chiche, professeur de philosophie et auteur de La désinstruction nationale (ed. Ovadia) :

A l’oral, les professeurs, dûment préparés, auront certainement à cœur d’y voir l’expression d’une préoccupation socialement vive…

En quête d’esprit : Le sport, nouvelle religion ?

Aymeric Pourbaix reçoit Guillaume Warmuz, ancien gardien du RC Lens et oblat de Saint Benoît, Sébastien Destremau, navigateur, Arnaud Bouthéon, consultant et cofondateur du congrès mission, et Véronique Jacquier :

 

Le curé d’Ars, patron des curés du monde

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Le Curé d’Ars, patron des prêtres du monde :

 

La vocation contemplative dans l’Eglise

Le 13 juin, Guillaume d’Alançon, directeur de l’association LIFE, présente sur  Terre de missions deux livres liés à la vocation contemplative dans l’Eglise: l’un d’un ermite, Une lumière sur la montagne; l’autre de lui-même sur saint Bruno, fondateur des chartreux.

Puis Jean-Baptiste Salmon évoque par Skype les nouveaux projets des studios Saint Louis.

Enfin Guillaume de Thieulloy présente quelques conseils de lecture.

Méditer le rosaire

Prêtre jésuite né en 1957, Jean-François Thomas fut professeur de philosophie et missionnaire aux Philippines où il se consacra à la sauvegarde des enfants des rues. Il a notamment publié chez Via Romana Les Mangeurs de cendres (2015) et Le Goût des myrtilles (2018). Il publie des Méditations des mystères du Rosaire.

La Vierge Sainte possède moins de couronnes que les souverains de ce monde. La seule qu’elle accepte de porter est la couronne d’épines qui a ensanglanté le front de son Fils. Elle ne peut tourner le dos à la souffrance des hommes, en dépit de leur brutalité. Lorsque les anges eurent balayé les cours pour ramasser les fleurs fanées après le couronnement, lorsque les décorateurs eurent défait les estrades et rangé les tapisseries, la vie éternelle reprit son cours en Paradis. La Sainte Vierge se remit à l’ouvrage et elle n’a pas cessé de le faire depuis ce temps-là. Notre Reine ne rechigne pas à la tâche. Ceci est notre chance, une chance providentielle sans laquelle nous aurions péri, emportés par l’abîme.

À travers la méditation de son rosaire, notre souveraine nous protège et nous sourit, ici et maintenant, jusqu’à l’heure de notre mort où elle nous accueillera avec son Fils en son royaume.

Consacrer la Russie à Notre-Dame

D’un lecteur :

Aujourd’hui, dimanche 13 juin, est à la fois la solennité de la fête du Sacré-Cœur et le 92eanniversaire de la demande de consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, demande adressée par la Sainte Vierge à sœur Lucie à Tuy le 13 juin 1929.

Plusieurs consécrations du monde au Cœur Immaculé de Marie ont été faites depuis, lesquelles ont produit des fruits remarquables comme le retournement de la deuxième guerre mondiale en 1943 ou la chute du mur de Berlin en 1989. Toutefois, aucune de ces consécrations n’a rempli toutes les conditions demandées par Notre-Dame.

Il y a quatre ans, au cours du Forum pour la Vie qui s’est tenu à Rome le 19 mai 2017, le cardinal Burke a demandé aux catholiques de « travailler à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie » dans la fidélité à la demande faite par Notre-Dame à Fatima. Et Monseigneur Schneider qui était présent à cette journée, a appuyé la proposition du cardinal Burke, expliquant qu’une consécration remplissant « plus complètement et plus parfaitement la demande de Notre-Dame (…) procurera de nombreuses grâces à l’Église » ainsi que « à la Russie et à l’Église de Russie ».

Pour répondre à la demande du cardinal, Yves de Lassus, fondateur de l’association Cap Fatima (www.fatima100.fr), a rédigé un petit argumentaire expliquant ce qu’a demandé très exactement Notre-Dame, comment les différents papes ont répondu à cette demande et pourquoi il est urgent de continuer à réclamer au Saint-Siège cette consécration, comme nous y incite le cardinal Burke et Mgr Schneider. Le lire et le diffuser autour de nous est une bonne façon de répondre, nous aussi, à la demande du cardinal.

Le livre est à commander par le site Livre en familles.

Pour que l’espèce humaine soit respectée et que vive la France !

Communiqué de SOS Tout-Petits :

Sommes-nous fiers de vivre dans un pays dont l’Etat organise depuis plus de 40 ans la mise à mort massive d’êtres humains ( et ceci de son propre aveu : art. 2211-1 et 2211-2 du Code de la Santé publique),  l’Assemblée Nationale ayant même proclamé, le 26 nov. 2014, sans vergogne…et sans valeur législative, une résolution selon laquelle, pour une femme, c’est un « droit fondamental » de tuer le petit être qu’elle porte, et qu’elle a d’abord pour mission de développer et de protéger ?

C’est l’incitation inverse qu’il faut établir et développer, y compris financièrement, afin qu’aucune femme enceinte en difficulté ne renonce à sa belle mission. 

Le père, dans cette affaire, ne peut même pas juridiquement s’opposer à l’avortement. Les hommes sont bons pour alimenter « le stock de gamètes » selon l’expression poétique du ministre de la Santé ( le 16 janvier 2021 devant des sénateurs).

On envisage ainsi de se passer du père dès le début ;  par la suite, il n’élèvera pas l’enfant… qui rejoindra peut-être, selon les aléas de la vie, la cohorte déjà bien fournie des adolescents révoltés, voire délinquants, devant leur mère débordée.

Tout cela se paye en désordres et en faiblesse. La population française ne s’accroît plus que par la survie des plus âgés et l’immigration…

Les avortements légaux représentent environ 30% des naissances. Quant aux petits êtres jetés du nid par le stérilet et les pilules, notamment dites « du lendemain » et « du surlendemain », ou conçus in vitro pour mourir, ils sont bien plus nombreux, innombrables en vérité…

C’est pour une large part le résultat net de plus de 200 ans d’athéisme militant au pouvoir et dans les classes «supérieures », comme on dit, avec un festival de propagande, de faux-semblants et de morts organisées !

N’est-il pas temps d’en sortir en commençant par rejeter l’odieuse loi dite de bioéthique qu’on nous prépare ?

Pour cela nous prions et nous manifestons publiquement… et nous avons aussi notre bulletin de vote, moyen bien imparfait en vérité, qu’il faut utiliser au mieux, au plus proche de nos convictions et de l’utilité à en attendre.

Toutes ces horreurs n’auront qu’un temps.

Les femmes qui se sont fait avorter peuvent trouver la paix dans le pardon de Dieu et l’espérance chrétienne.

Dieu protège la France et toute l’humanité !

Jacques Bay

Vice-président de SOS Tout-Petits

Avortement : Les femmes ont-elles vraiment “le choix” ? Pas vraiment

Depuis quelques jours, la presse féministe s’acharne sur l’association SOS Mamans — liée à la FSSPX —, qui vient au secours des femmes enceintes souhaitant garder leur bébé. Serait-il devenu interdit de proposer des alternatives à l’avortement ? Virginie Vota répond à cette question dans sa dernière vidéo :

«Pitbull à Rolex» : Dupond-Moretti remis publiquement à sa place

Par Damien Rieu, candidat RN aux élections départementales à Péronne (80)

Après la gifle, la farine

François de Rugy, tête de liste LREM aux régionales en Pays de la Loire, a été enfariné. Alors qu’il ses tenait avec des colistiers et des militants dans le centre de Nantes, une jeune femme lui a jeté de la farine au visage, avant de prendre la fuite. Elle a été interpellée quelques instants plus tard.

Jean-Luc Melenchon a été enfariné au début de la manifestation à Paris contre les idées de l’extrême droite.

C’est arrivé un 12 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

    • le 12 juin 816 : décès du pape Saint Léon III.
Léon III, né en 750, est élu pape le 26 décembre 795. Aussitôt après son couronnement, il envoie à Charlemagne une lettre l’informant de son élection. Charlemagne, dans sa réponse, rappelle qu’il est le défenseur de l’Église. Il joint à sa missive une partie du trésor pris aux Avars. Le 25 décembre 800, Léon III couronne Charlemagne empereur d’Occident, dans la basilique Saint-Pierre (voir la chronique du jour). Léon III est canonisé au XVIIème siècle. Saint Léon est l’objet d’un miracle éclatant. Dans leur fureur, les familles nobles romaines qui l’attaquent à la fin du 8ème siècle lui coupent la langue et lui crèvent les yeux. Miraculeusement, Dieu le guérit et il retrouve un vue dite « 7 fois meilleure et une langue 7 fois plus éloquente ». Voir la chronique du 25 avril.
    • le 12 juin 816 : saint Étienne IV est élu pape.

C’est lui qui sacre le Roi de France, Louis 1er le Pieux, empereur d’Occident à Reims le 5 octobre 816. Voir la chronique du jour.

    • le 12 juin 1147 : le Roi Louis VII quitte Metz, afin de lancer une nouvelle croisade, en confiant la régence à l’abbé Suger.
    • le 12 juin 1248 : le Roi Louis IX va à la basilique royale de Saint Denis prendre l’oriflamme, il entre en croisade.

La septième croisade commence.

    • le 12 juin 1418 : assassinat de Bernard VII d’Armagnac, comte d’Armagnac, comte de Charolais et connétable de France.

En 1418, les Bourguignons organisent une insurrection dans Paris, qui éclate le 12 juin, et au cours de laquelle Bernard d’Armagnac est massacré par les gens du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, dirigés par le tueur Capeluche. En réponse, a lieu le meurtre de Jean sans Peur, trois mois plus tard. La guerre civile, qui oppose depuis 1407, les Armagnacs, garants des intérêts français à la Maison de Bourgogne, alliée des Anglais, connaît un tournant décisif.

    • le 12 juin 1429 : bataille de Jargeau.

Cette bataille fait partie des cinq victoires successives de Sainte Jeanne d’Arc qui libèrent la route de Reims : Orléans, Jargeau; Meung-sur-Loire, Beaugency, Patay.

    • le 12 juin 1451 : signature du traité de capitulation de Bordeaux.

Ce traité est conclu entre les représentants du Roi de France et ceux du roi d’Angleterre. En pleine guerre de Cent Ans, la ville de Bordeaux est remise aux Français, qui l’occupent le 29 juin, avant que l’anglais John Talbot ne vienne la reprendre en 1452.

    • Le 12 janvier 1633 : par la bulle « Salvatori nostri » le pape accorde la reconnaissance apostolique à la congrégation des prêtres Lazaristes.

La congrégation prend le nom du prieuré de St Lazare, mis à la disposition de saint Vincent de Paul pour accueillir les très nombreux prêtres qui viennent le rejoindre.

« Par son équilibre, par sa délicatesse, son bon sens son élan missionnaire, Vincent de Paul incarne toutes les qualités de la « fille aînée ». Parce qu’il a compris très tôt que la grande affaire de sa vie n’est pas de se faire aimer mais d’aimer, il a jeté à lui tout seul, tous les fondements de la vraie révolution française, celle des mœurs sociales, celle qui n’est pas accomplie une fois pour toutes. Lorsque la France est dans sa vocation voilà à quoi elle ressemble. »

Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade P229 + P 231)

    • le 12 juin 1672 : les armées françaises franchissent le Rhin.

Lors de la guerre de Hollande (Cf. les chroniques du 6 avril et du 10 aout), les troupes françaises passent le cours à plusieurs reprises. Ici elles franchissent près de Tolhuis, et sont commandées par le vicomte de Turenne et Louis II de Bourbon-Condé, ce dernier est sévèrement blessé en forçant le passage du fleuve.

    • le 12 juin 1709 : le Roi Louis XIV adresse un appel à la nation française.

A la mort du roi d’Espagne, Charles II, le 1er novembre 1700, ce dernier, sans descendance, désigne le petit fils de Louis XIV comme successeur. Le Roi de France peut effectivement doublement hériter du trône. Seulement l’Europe en général et les Habsbourg en particulier, qui eux aussi prétendent au trône, ne veulent pas des Bourbons en Espagne. France et Espagne sont les deux plus puissants pays d’Europe.

Tous ces royaumes d’Europe se coalisent donc contre la France et l’Espagne. C’est une véritable guerre mondiale. Longtemps indécis le conflit semble tourner en défaveur des hispano-français et en décembre 1708 Louis XIV demande la paix. Les Alliés posent des conditions inacceptables : Philippe V devait se retirer d’Espagne sans aucune compensation, la France rendrait la majeure partie de l’Alsace, ainsi que Lille et Dunkerque, elle ne pourrait plus commercer avec l’Amérique espagnole…

Sachant la nation épuisée et lasse, le Roi s’adresse a elle de façon inédite. L’appel qui suit est lu dans les 39.000 paroisses du royaume et impressionne les peuples de France. Cet appel au soutien de la politique royale et à l’unité nationale trouve un écho extraordinaire. Le Roi demande avant tout un effort spirituel au Français. L’année 1709 est celle du retournement du rapport de force : bataille de Malplaquet, où l’armée française sous le commandement de Villars, bien que vaincue, inflige de telles pertes aux Anglo-Prussiens que ceux-ci doivent se retirer et renoncer à envahir la France. En 1710, à la bataille de Brihuega et à la bataille de Villaviciosa, en Espagne, les forces britanniques et autrichiennes sont écrasées ; en 1711 à Denain, le maréchal de Villars remporte contre les forces impériales une victoire qui permet à Louis XIV de repasser à l’offensive dès 1713, lorsque les armées françaises, menées par Villars, repassent le Rhin et prennent Fribourg-en-Brisgau.

« L’espérance d’une paix prochaine était si généralement répandue dans mon royaume que je crois devoir à la fidélité que mes peuples m’ont témoignée pendant le cours de mon règne, la consolation de les informer des raisons qui empêchent encore qu’ils ne jouissent du repos que j’avais dessein de leur procurer.

J’avais accepté, pour le rétablir, des conditions bien opposées à la sûreté de mes provinces frontières ; mais, plus j’ai témoigné de facilité et d’envie de dissiper les ombrages que mes ennemis affectent de conserver de ma puissance et de mes desseins, plus ils ont multiplié leurs prétentions ; en sorte que, ajoutant par degrés de nouvelles demandes aux premières et se servant, ou du nom du duc de Savoie, ou du prétexte de l’intérêt des princes de l’Empire, ils m’ont également fait voir que leur intention était seulement d’accroître aux dépens de ma couronne les États voisins de la France et de s’ouvrir des voies faciles pour pénétrer dans l’intérieur du royaume toutes les fois qu’il conviendrait à leurs intérêts de commencer une nouvelle guerre […].

Je passe sous silence les insinuations qu’ils ont faites de joindre mes forces à celles de La Ligue, et de contraindre le roi, mon petit-fils, à descendre du trône, s’il ne consentait pas volontairement à vivre désormais sans États, à se réduire à la condition d’un simple particulier. Il est contre l’humanité de croire qu’ils aient seulement eu la pensée de m’engager à former avec eux une pareille alliance. Mais, quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j’ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j’aie fait voir à toute l’Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu’ils s’opposeraient eux-mêmes à la recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l’honneur du nom FRANCAIS.

[…] J’écris aux archevêques et évêques de mon royaume d’exciter encore la ferveur des prières dans leurs diocèses ; et je veux en même temps que mes peuples, dans l’étendue de votre gouvernement, sachent de vous qu’ils jouiraient de la paix, s’il eût dépendu seulement de ma volonté de leur procurer un bien qu’ils désirent avec raison, mais qu’il faut acquérir par de nouveaux efforts, puisque les conditions immenses que j’aurais accordées sont inutiles pour le rétablissement de la tranquillité publique… »

Louis XIV, le 12 juin 1709

Voir les chroniques du 1 février, du 6 mars, du 1 novembre, des 8 et 10 décembre, du 24 juillet,

    • le 12 juin 1790 : Avignon rejoint la France après cinq siècles d’administration pontificale.
    • le 12 juin 1793 : la ville de Marseille se révolte contre la Convention.

Ce que l’Education nationale cache depuis trop longtemps, est que la France ne voulait pas de la révolution. Le peuple aimait son Roi et aspirait à la paix. Toutes les provinces se sont soulevées tour à tour contre les folies parisiennes. Toulon, sous l’influence des royalistes est sur le point d’imiter Marseille. La flotte anglaise croise au large, prête à soutenir l’insurrection. Suite à cette révolte, Marseille est officiellement débaptisée et désignée comme la ville « sans nom ».

    • le 12 juin 1793 : comment les fondateurs de la république française envisagent un régime démocratique, estiment la liberté et la souveraineté du peuple:

Le 12 juin 1793, Barère explique :

« Le scrutin doit être surveillé, car j’observe que le scrutin secret donnerait aux hommes faibles ou corrompus la faculté de déposer trop souvent dans l’urne de mauvais choix »

Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des moeurs par François Marie ALGOUD (Edition de Chiré, page 79°

On retire l’origine divine du pouvoir des textes fondamentaux du régime pour soit disant la donner au peuple ; et l’on s’empresse de s’asseoir dessus et de bafouer la souveraineté du peuple.

    • le 12 juin 1793 : Cathelineau est choisi généralissime de la grande armée catholique et royale.

Le 12 juin les généraux Vendéens se réunissent pour désigner leur généralissime et élisent Cathelineau à l’unanimité. Le choix d’un simple voiturier est surprenant. Mais Cathelineau fait l’unanimité de tous les insurgés quand à son désintéressement, sa simplicité et sa grande piété.

    • le 12 juin 1813 : victoire de Suchet sur l’armée britannique sous les murs de Tarragone en Espagne.

Les Anglais échouent dans le siège de la ville et perdent dans l’opération toute leur artillerie lourde et une grande quantité de matériel.

    • le 12 juin 1845 : le Pape Grégoire XVI protège les Jésuites des Français.

Il refuse en effet la demande du gouvernement français de séculariser les jésuites français et de fermer leurs maisons.

    • le 12 juin 1872 : création à Paris de La Princesse Jaune.

La Princesse Jaune est un opéra-comique de Camille Saint-Saëns, créé ce jour au théâtre national de l’Opéra-comique

    • le 12 juin 1940 : Weygand demande l’armistice.

Le général Weygand, Commandant en chef, réclame, en conseil des ministres, un armistice. Reynaud, Président du Conseil, s’y oppose catégoriquement en vertu notamment de l’accord franco-britannique de non-négociation séparée avec l’ennemi. Rappelons que la veille les Anglais ont refusé d’appuyer les forces française au sol de leurs avions, malgré les demandes désespérée du général Vuillemin (cf. les chroniques du 8 et 11 juin).

Paul Reynaud rappelle à Weygand que la décision d’un armistice est d’ordre politique et ne relève pas du généralissime. Reynaud propose à Weygand de capituler, ce que ce dernier refuse car cela aurait pour effet d’exempter le politique de ses responsabilités.

Faut-il lever l’excommunication de Luther ?

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Barthe, Viot, du Père Thomas sj et de Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence se penche sur la demande d’un groupe de théologiens qui souhaite la levée de l’excommunication de Luther.

Parlement européen : l’objection de conscience à l’avortement en danger

Le rapport du député croate Predrag MATIĆ “sur la situation concernant la santé et les droits génésiques et sexuels dans l’Union, dans le cadre de la santé des femmes” devrait être mis aux voix le 23 juin 2021 au Parlement européen. C’est l’occasion pour Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, de présenter le contenu et les graves enjeux de ce rapport et de la proposition de résolution qui l’accompagne.

 

Patrick Hetzel : Bioéthique, explication du vote final du groupe LR

Avec le texte :

Au terme de cette troisième lecture, je voudrais insister sur la lourde responsabilité que porte le Gouvernement. Vous avez fait le choix politique d’associer au sein d’un même texte deux sujets, ou du moins deux catégories de sujets, de nature différente. L’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules constitue un sujet sociétal, qui aurait dû être traité en tant que tel et non adjoint à un débat d’une tout autre nature, encore une fois, puisque portant sur la bioéthique. Or les sujets bioéthiques sont avant tout des occasions de questionnement, de quête d’un équilibre fragile entre les possibilités de recherche existantes et le fait que la société dispose de garde-fous, de dispositifs de contrôle de ce qui se pratique en son nom.

En réalité, la marque de fabrique des lois de bioéthique développées au fil du temps fut toujours la volonté du législateur d’atteindre, à défaut de l’unanimité, un large accord. Celui-ci constitue en effet le substrat qui, dans un second temps, assure l’acceptabilité de la loi en question. Or, à voir comment les débats se sont déroulés, on constate qu’au fil des lectures successives, les portes closes ne se sont pas entrouvertes. Il n’y a pas eu de véritable dialogue, mais un simulacre. Vous porterez désormais une tache indélébile : n’avoir absolument pas tenu compte de ce que pouvaient dire ceux qui pensaient autrement, qui se posaient d’autres questions, qui souhaitaient aussi faire évoluer les choses, mais dans le respect des uns et des autres.

Le travail du Sénat n’aura servi à rien : en balayant systématiquement ses apports, vous bafouez le dialogue parlementaire. Vous niez ce qui, jusqu’à présent, était l’essence même des lois de bioéthique ! En cela, sans doute sommes-nous parvenus à un point de rupture. Vous avez sûrement lu l’excellente interview, parue hier dans la presse quotidienne, du professeur Didier Sicard. Il a des mots très durs : « Ce n’est pas de la bioéthique, c’est du théâtre. » Encore une fois, vous êtes responsables de ce théâtre, vous l’avez instauré ; ce qui est inquiétant, c’est qu’il risque de devenir un théâtre d’ombres, car il s’agit ici d’anthropologie, et la manière dont nos interrogations ont été évacuées montre que vous n’avez pas compris ce que devait être une loi de bioéthique à la française.

Beaucoup de déception, donc. Je m’exprime ici au nom du groupe Les Républicains, au sein duquel, il est important de le rappeler, règne une liberté de vote totale. Toutefois, en raison de la manière dont les choses se sont passées, ce texte ne réalise pas l’équilibre : c’est pourquoi nous voterons très majoritairement contre. D’une certaine façon, nous le ferons à contrecœur : lorsqu’on parle de bioéthique, c’est de l’intérêt de la France qu’il est question, ainsi que d’un certain nombre d’intérêts supérieurs. Vous ne les avez pas pris en considération. Il est d’ailleurs frappant que, lors de l’examen de la partie sociétale du texte, nous avons beaucoup entendu parler de désirs individuels, beaucoup moins du collectif. Peut-être faut-il y voir une dérive de notre époque. Toujours est-il que l’enfant fut le grand oublié du débat – chosifié lorsqu’il faudrait plus que jamais, au contraire, le considérer comme l’être faible à protéger. Mais avez-vous seulement conscience de ce qu’est le faible, aujourd’hui, dans notre société ?

 

Voici le détail des votes LR :

Pour:

  • Maxime Minot
  • Laurence Trastour-Isnart
  • Pierre Vatin

Contre: 32

  • Emmanuelle Anthoine
  • Julien Aubert
  • Thibault Bazin
  • Valérie Beauvais
  • Philippe Benassaya
  • Anne-Laure Blin
  • Xavier Breton
  • Gérard Cherpion
  • Josiane Corneloup
  • François Cornut-Gentille
  • Nicolas Forissier
  • Claude de Ganay
  • Annie Genevard
  • Philippe Gosselin
  • Patrick Hetzel
  • Sébastien Huyghe
  • Brigitte Kuster
  • Guillaume Larrivé
  • Marc Le Fur
  • Constance Le Grip
  • Olivier Marleix
  • Jean-François Parigi
  • Alain Ramadier
  • Julien Ravier
  • Jean-Luc Reitzer
  • Jean-Marie Sermier
  • Michèle Tabarot
  • Robert Therry
  • Jean-Louis Thiériot
  • Charles de la Verpillière
  • Stéphane Viry
  • Éric Woerth

La Croix des Bretons, un nouveau mensuel breton et catholique

Le Salon beige a interrogé Augustin Debacker, rédacteur en chef de la nouvelle revue bretonne Kroaz ar Vretoned, dont, le premier numéro est en accès libre sur le site internet :

Pourquoi lancer une nouvelle publication ? D’où vient ce nom Kroaz ar Vretoned et que signifie-t-il ?  

Depuis quelques années maintenant, il n’existe malheureusement plus de journaux catholiques bretons, hormis les journaux diocésains que nous pouvons connaître. C’est pourquoi notre journal a été créé : pour combler un trou dans la presse bretonne, pour faire entendre la voix des catholiques bretons et faire découvrir la Foi bretonne et l’ensemble du patrimoine catholique breton.

Kroaz ar Vretoned (La Croix des Bretons) était un hebdomadaire créé en 1898 par François Vallée pour répondre à une demande bretonne, et plus spécifiquement des Côtes d’Armor. Le journal était en breton, et présentait des articles sur des sujets variés, comme la religion, la langue, l’histoire de la Bretagne ou encore sur certains sujets sociaux et économiques. C’est en hommage à ce premier journal, et notamment à François Vallée, que nous avons choisi de prendre ce nom.

Toutefois, parce qu’aujourd’hui seule une petite partie des bretons parlent encore la langue bretonne malheureusement, notre journal est en français et souhaite plutôt faire “transpirer” la langue bretonne, comme une invitation à la découverte de cette belle langue lancée à nos lecteurs.

Cette publication bretonne est-elle identitaire ?

Kroaz ar Vretoned n’est pas un journal politique, et souhaite simplement défendre la Foi et l’inculturation en Bretagne, c’est à dire l’annonce de l’Evangile via l’ensemble du patrimoine breton. En ce sens, notre journal souhaite présenter et faire connaître notre spécificité catholique bretonne pour qu’elle puisse rayonner au sein de l’ensemble français.

Nous sommes profondément attachés à la France, mais nous sommes également conscients de l’importance de la subsidiarité et la protection des particularités locales, à commencer par notre belle culture catholique bretonne, pour pouvoir avancer tous ensemble vers le Bien Commun.

Vous déclarez vouloir participer à la formation des catholiques sur la Doctrine Sociale de l’Eglise. En quoi cette doctrine est-elle encore pertinente aujourd’hui ?

La Doctrine Sociale de l’Eglise, par de nombreux aspects, possèdent des clés de compréhension uniques pour analyser les actuelles dynamiques politiques, sociales et économiques, et les éclairer à la lumière de l’Evangile.

Plus concrètement, nous avons par exemple fêté en Mai le 130°anniversaire de l’Encyclique Rerum Novarum, considérée comme le premier texte de l’enseignement social de l’Eglise. Que ce soit sur la protection des plus faibles et la charité chrétienne, sur les risques de dérives mercantilistes, sur l’importance de la subsidiarité ou encore la place de l’autorité parentale, cette encyclique garde toute son actualité aujourd’hui, notamment sur des questions telles que la bioéthique ou encore la place de la famille.

En ce sens, nous souhaitons donc apporter notre pierre à l’édifice de la formation des catholiques à la Doctrine Sociale de l’Eglise, en montrant également par des exemples concrets sa pertinence au quotidien.

Quel est votre rythme de publication ? Combien de personnes y participent ?

Kroaz ar Vretoned est publié tous les mois. Je suis actuellement le principal contributeur avec l’aide de deux amis, mais toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour soutenir notre journal, et participer à son rayonnement !

Cléricalisme, autoritarisme et mutisme

A propos des rumeurs sur une réforme du motu proprio Summorum Pontificorum et sur l’expulsion du diocèse de Dijon de la Fraternité Saint-Pierre, Constance Prazel écrit dans Liberté Politique :

L’épiscopat français est très soucieux d’afficher des objectifs de « transparence », ou de lutter, à l’invitation du pape François, contre le « cléricalisme ». Las : les méthodes employées ne sont guère le reflet de ces louables intentions. En l’espèce, autoritarisme et mutisme sont de rigueur.

Nous ne préjugeons pas des intentions profondes, des antipathies et des blocages enfouis. En surface, derrière les critiques qui pointent à l’égard de la Fraternité Saint-Pierre, une obsession est affichée par la hiérarchie, à Dijon comme dans le document de la CEF : maintenir intacte l’unité de l’Eglise. Mais l’effet obtenu est l’exact inverse de celui recherché. Comment espérer maintenir l’unité de l’Eglise, en stigmatisant ainsi des fidèles, tout juste « tolérés », quand ils ne sont pas estampillés indésirables ? La méprise est dramatique, pour ne pas dire tragique.

L’évêque a choisi de jeter comme lot de consolation aux fidèles qui fréquentaient l’apostolat de Dijon la possibilité d’une messe hebdomadaire en latin dite par un prêtre diocésain. Ce même épiscopat qui appelait, en pleine pandémie, pour certains de ses membres, à ne pas sombrer dans le fétichisme de la messe. Quelle ironie !

La présence d’un apostolat de la Fraternité Saint Pierre n’est pas « juste » une question de messe, si l’on peut s’exprimer ainsi. Il ne s’agit pas d’agiter l’encensoir tous les sept jours, comme un hochet, pour calmer quelques fidèles un peu aigris. Le renvoi de la Fraternité signifie la fin de toute une pastorale adossée à sa présence. Catéchisme, messes hebdomadaires, groupes de formation et de prière… Le document de la CEF pointait du doigt, selon elle, le peu de souci pastoral des communautés traditionnelles. Mais à qui la faute ? Quand elle existe, les fidèles se retrouvent privés de la possibilité même de développer leur pastorale, et se retrouvent limités à l’assistance, au compte-gouttes, à la messe, comme s’il s’agissait d’une pure pratique sociale facile à contenter, qui n’irriguerait pas toute une vie chrétienne autour d’elle.

Cette affaire de Dijon prouve un aveuglement de l’épiscopat, quand ce n’est pas une hostilité ouverte, vis-à-vis des communautés traditionnelles. Il y a des crispations, des incompréhensions évidentes, mais comment en serait-il autrement alors que ces communautés sont traitées comme des parias depuis des décennies, alors qu’au même moment, d’autres mouvements, d’autres figures, parfois ouvertement en contradiction avec l’enseignement de l’Eglise, sont grassement subventionnés, représentés et écoutés ?

Mais il existe une autre réalité, peut-être plus tragique encore : celle de la survie matérielle de l’Eglise, qui vient nous rappeler, à nous fidèles d’une religion de l’Incarnation, que l’esprit a besoin de la chair. Et la réalité de la chair de l’Eglise de France aujourd’hui est cruelle : elle n’a plus que la peau sur les os. Le denier du culte s’effondre, les assises financières des diocèses sont de plus en plus ténues. Le phénomène a commencé il y a longtemps, mais la pandémie est venue l’accélérer dramatiquement. Mais il se trouve que dans ce maelström, les communautés traditionnelles s’en tirent plutôt bien, comme en témoigne une récente enquête tout juste parue dans les colonnes de L’Incorrect. Les diocèses tirent la langue, alors que les communautés les plus dynamiques (traditionnelles mais pas uniquement), à des degrés divers, elles, attirent des dons, innovent, et peuvent envisager l’avenir avec une relative sérénité, voire, ont la confiance des banques pour emprunter et lancer de nouveaux projets. Flexibilité, innovation, ouverture, investissement : ces mots magiques sont aujourd’hui incarnés par ceux que certains voudraient dépeindre comme pétrifiés dans le passé.

Aussi rude cette réalité soit-elle, loin de l’idéologie, il est difficile de faire mentir les chiffres. Les fidèles donnent à aux instituts, aux monastères, aux congrégations qui représentent pour eux le dynamisme de la foi et l’espérance de l’Eglise de demain. Leurs églises sont pleines, et leurs caisses se remplissent, pour le plus grand « bénéfice » de l’annonce du Christ. Si l’urgence est aujourd’hui de « bousculer » l’Eglise installée, qu’à cela ne tienne : faisons confiance à ces prêtres, à ces religieux qui rayonnent tant avec si peu de reconnaissance. Dans notre monde en crise profonde, la respectabilité institutionnelle qui entoure des diocèses en perte de vitesse ne saurait être l’alpha et l’omega de la vie de l’Eglise, et les périphéries ne sont pas toujours celles que l’on croit.

Qu’est-ce que le ministère de la justice fait de l’argent du contribuable ?

En Commission des finances, le 9 juin, en présence de M. Éric Dupond-Moretti, Garde des sceaux, le député LR Patrick Hetzel a analysé le budget de la justice. Extraits de son intervention (vidéo plus bas) :

En 2020, la mission Justice a bénéficié de moyens en augmentation. Les engagements ont atteint 10 milliards d’euros, soit 10 % de plus en qu’en 2019 et 20 % de plus qu’en 2018. Les paiements s’élèvent à 9,2 milliards d’euros, soit 3 % de plus en 2019 et 6 % de plus qu’en 2018.

Les emplois du ministère de la justice sont également en progression, avec un plafond d’emplois réalisés à 99 %, soit 86 736 ETPT en 2020, contre 85 341 en 2019, et un schéma d’emplois de 2 419 ETP, supérieur de 49 ETP à la prévision. L’augmentation globale des moyens vaut pour chacun des programmes de la mission.

Pourtant, malgré la hausse des moyens, les indicateurs laissent entrevoir une dégradation des performances du ministère de la justice. Certes, l’exercice 2020 a été marqué par la grève des avocats en début d’année puis par la crise sanitaire, avec notamment un fort ralentissement de l’activité judiciaire durant le premier confinement. Néanmoins, les événements exceptionnels n’expliquent pas tout. Année après année, on constate un décalage croissant entre le discours de la Chancellerie et les résultats obtenus. Le ministère continue d’essayer de camoufler sa mauvaise gestion derrière un manque de moyens budgétaires et humains ; cela n’est plus acceptable !

Pour illustrer mon propos, je me concentrerai sur les deux programmes les plus importants de la mission : la justice judiciaire et l’administration pénitentiaire.

Sur le programme 166 Justice judiciaire, les dépenses de personnel ont été intégralement consommées, soit 2,4 milliards d’euros, pour 1 000 créations de postes. À cet égard, il faut noter que les recrutements de magistrats et de juristes assistants ont dépassé la prévision.

S’agissant des dépenses hors titre 2, on peut se réjouir de la maîtrise des frais de fonctionnement des juridictions. Néanmoins, le manque de pilotage des frais de justice est patent ! Malgré le ralentissement de l’activité judiciaire, ils font l’objet d’une sur-exécution de 11 %. Les sur-exécutions année après année deviennent très problématiques. Je ne suis pas le seul à le dire : la situation a conduit le CBCM à donner un avis assorti de très fortes réserves quant à la soutenabilité du programme 166. Le ministère a-t-il seulement la volonté de changer quoi que ce soit ?
Les moyens augmentent… mais les délais de jugement explosent ! Le délai moyen de traitement des procédures civiles atteint 14 mois dans les tribunaux judiciaires et 17 mois dans les cours d’appel. Le délai de convocation par un officier de police judiciaire devant le tribunal correctionnel dépasse désormais les dix mois, alors qu’il devrait être inférieur à six mois. Pas moins de 60 % des juridictions dépassent le délai de traitement cible. Ces chiffres sont très préoccupants ! Et ils ne résultent pas uniquement de la crise sanitaire. L’allongement des délais de jugement est une tendance de long terme. Et, Monsieur le ministre, ce n’est pas avec les moyens temporaires que vous avez pu annoncer que ce problème sera résolu.

En outre, je tiens à souligner qu’un certain nombre d’indicateurs prévus dans le rapport annuel de performance ne sont toujours pas renseignés. Cela est révélateur du manque de pilotage de la Chancellerie. Il s’agit aussi d’un manque de considération pour le Parlement : c’est le principe même de la LOLF que de fournir des informations au Parlement afin que celui-ci puisse exercer efficacement son rôle de contrôle. Monsieur le ministre, il est urgent que le ministère renseigne les indicateurs de performance qui ne le sont pas !

J’en viens au programme 107 Administration pénitentiaire. Là encore, l’augmentation des moyens est en décalage avec la dégradation des conditions de détention et les retards du plan de construction de 15 000 places de prison d’ici à 2027. Le niveau des engagements s’élève à 4,4 milliards d’euros en 2020 ; il est très élevé en raison de nombreux reports d’AE de 2019. On pourrait se réjouir de cette accélération des investissements. Toutefois, je regrette qu’elle soit aussi tardive et il y a fort à parier que les retards pris en début de mandat ne seront jamais rattrapés.
Quant aux paiements, ils atteignent 3,8 milliards d’euros, soit une sous exécution de 2,5 %, avec une nouvelle sous-consommation des crédits d’investissement.

En réalité, Monsieur le ministre, il est plus que probable que le plan prison connaîtra des retards. Pour les 7 000 premières places annoncées d’ici 2022, aucune nouvelle livraison n’est intervenue en 2020 et le lancement des travaux n’est effectif que pour 46 % d’entre elles – moins de la moitié à quelques mois de l’échéance. Quant aux conditions de détention, malgré la baisse de la population carcérale en 2020, elles continuent de se dégrader. La densité carcérale demeure très préoccupante pour les maisons d’arrêt, avec un taux d’occupation de 120 % et le nombre d’actes de violence contre le personnel pénitentiaire augmente.

[…]

Un nouveau livre du Cardinal Robert Sarah sur le prêtre

Dans la présentation de son livre Le soir approche et déjà le jour baisse, le cardinal Sarah écrivait :

Je suis persuadé qu’au cœur de la crise de l’Église, il y a une crise du sacerdoce. On a enlevé aux prêtres leur identité. On leur a fait croire qu’ils devaient être des hommes efficaces. Or un prêtre est fondamentalement un continuateur parmi nous de la présence du Christ. On ne doit pas le définir par ce qu’il fait, mais par ce qu’il est : ipse Christus, le Christ lui-même…Dans ce livre (Le soir approche et déjà le jour baisse), j’ai voulu encourager les prêtres. J’ai voulu leur dire : aimez votre sacerdoce ! Soyez fiers d’être crucifiés avec le Christ ! N’ayez pas peur de la haine du monde ! J’ai voulu dire mon affection de père et de frère pour les prêtres du monde entier !…Vous tous, prêtres et religieux cachés et oubliés, vous que la société méprise parfois, vous qui êtes fidèles aux promesses de votre ordination, vous faites trembler les puissances de ce monde ! Vous leur rappelez que rien ne résiste à la force du don de votre vie pour la Vérité. Votre présence est insupportable au Prince du mensonge. Vous n’êtes pas les défenseurs d’une vérité abstraite ou d’un parti. Vous avez décidé de souffrir par amour pour la Vérité, pour Jésus Christ.

Le cardinal Robert Sarah va publier un nouveau livre sur le prêtre, en italien, bientôt traduit en français et en d’autres langues… : “Au service de la vérité- Sacerdoce et vie ascétique“. Présentation :

Il ne délègue pas sa formation aux réseaux sociaux, il ne paresse pas au lit jusqu’à 11 heures du matin, il fait de bonnes lectures, il augmente sa foi, il s’intéresse au destin éternel de ses enfants, il défend avec virilité son épouse, l’Église, contre les attaques, il ne se laisse pas utiliser comme une marionnette dans les talk-shows, il conserve la liturgie et ne l’invente pas parce qu’il sait que sa tâche est de reproduire la liturgie qui existe au Ciel et il s’appelle “don” parce qu’il exerce une responsabilité. Et de temps en temps, il vide son compte en banque pour faire l’expérience de la Providence, aider les pauvres et se sentir en famille tous les 27 du mois. L’identité du vrai prêtre selon le Cardinal Sarah. Son dernier livre, “Au service de la vérité”, sort aujourd’hui.

Que doit avoir un prêtre pour être vraiment un homme de Dieu ? La question n’est pas anodine, car nous vivons des temps de crise profonde du sacerdoce, pris entre le risque du fonctionnalisme et les tentations du monde. Selon le cardinal Robert Sarah, le zèle pour les âmes ne peut faire défaut à une personne consacrée. Qu’est-ce que le zèle ? C’est le préfet émérite du culte divin lui-même qui l’a expliqué lors des exercices spirituels de la fraternité sacerdotale Summorum Pontificum qui se sont tenus en février 2020, peu avant que le verrouillage ne perturbe la vie des prêtres : ” Le zèle, c’est l’intérêt. Une personne est aussi zélée que quelqu’un ou quelque chose l’intéresse vraiment. Le zèle pour les âmes est donc l’intérêt que le pasteur doit porter au salut éternel des brebis confiées à ses soins.”

Avec un tel critère, il suffirait d’esquisser son pasteur ou son confesseur : cet homme s’intéresse-t-il vraiment à moi et à mon salut éternel ?

Les mots de Sarah aux prêtres de l’amitié SP sont devenus un livre qui sort aujourd’hui chez Fede & Cultura. Au service de la vérité. Sacerdoce et vie ascétique, tel est le titre du livre qui recueille les méditations réalisées par l’ancien préfet à la sodalité sacerdotale qui a édité, par l’intermédiaire du Père Vincenzo Nuara, l’introduction.

C’est un livre sur le sacerdoce, ou plutôt, un guide sur le sacerdoce. Destiné aux prêtres, mais convenant également aux laïcs, afin qu’ils sachent reconnaître si quelque chose manque à leurs prêtres, ou quel aspect ils aimeraient voir mieux développé chez eux. Ou même les aider à se frayer un chemin à travers ce qui pourrait être les tentations modernes des curés.

Sarah en énumère quelques-uns avec perspicacité et connaissance du sujet : il y a tout d’abord l’éducation reçue car “souvent les prêtres n’ont pas reçu une solide éducation humaine, affective et religieuse dans la famille, ils n’ont pas été éduqués dans la foi ou dans la valeur du renoncement et du sacrifice et cela se répercute souvent dans de nombreux aspects du ministère”.

La deuxième tentation est l’organisation : “Il y a des prêtres qui se lèvent à 11 heures et ferment l’église le matin, d’autres qui restent debout tard le soir et d’autres encore qui gaspillent leur temps. La troisième est l’utilisation désordonnée d’internet : “Si nous permettons à internet de remplacer notre réflexion et notre responsabilité de discernement, alors nous devenons des automates aux mains des autres.” Le danger, selon Sarah, “est que le net détruise nos cerveaux et fasse de nous les marionnettes de quelqu’un d’autre”.

Une quatrième tentation de péché pour le prêtre est sa préparation théologique et doctrinale insuffisante ou malsaine : “Une saine doctrine est nécessaire et aide grandement le prêtre à éviter les occasions de péché. Le prêtre a le devoir de lire et d’étudier, mais de lire et d’étudier de bons livres, des livres qui l’aident.”

Cela conduit au zèle, qui est précisément cet intérêt pour l’âme qui lui est confiée. Sarah a demandé aux participants au cours d’exercices spirituels : “Avons-nous du zèle pour les âmes ? Sommes-nous intéressés par leur destin éternel ? Quelle tristesse de voir que tant d’âmes sont peut-être perdues à cause de la froideur, de l’indifférence de ceux qui ont été mandatés pour coopérer avec Dieu à leur salut ! Nous ne nous soucions peut-être pas des âmes, mais le Christ, lui, s’en soucie ! Pour nous, en fait, les âmes n’ont rien coûté, mais le Christ a payé cher pour elles !”

Le prêtre zélé doit se mettre en première ligne pour défendre son troupeau, et il “s’inquiète de savoir si les courants culturels et idéologiques de notre époque ne risquent pas de polluer l’âme de ses brebis : surtout l’âme des plus jeunes”.

Mais le zèle ne naît pas spontanément, mais seulement de la foi. Il y est ramené. Le livre traite pendant de nombreuses pages de l’aspect de la foi et de ce qui se passe lorsque le prêtre en manque.

Il y a un passage qui rend bien l’idée de foi et de Providence qu’un prêtre, selon Sarah, doit avoir. C’est une foi d’abandon total, que nous prenons souvent pour acquis chez un homme d’Église mais qui ne l’est pas. Pour les secouer, Sarah va même jusqu’à utiliser une hyperbole significative, qui n’a rien à voir avec le paupérisme, mais qui est en réalité un exercice de confiance, empruntant les mots entendus d’un évêque à ses prêtres : “De temps en temps, remettez votre compte bancaire à zéro. Prenez tout ce qu’il y a et donnez-le aux pauvres ou pour réparer l’église ou pour acheter des vêtements et des vases sacrés dignes. Réinitialisez votre compte bancaire. Vous ferez ainsi l’expérience de tant de personnes qui vivent dans l’espoir que le 27 du mois arrive bientôt, lorsque leur salaire ou leur pension sera versé. Des milliers de familles vivent ainsi et ont peut-être un sens plus vif de la Providence que de nombreux prêtres qui se taisent parce qu’ils ont beaucoup d’argent à dépenser.

Sarah dénonce la “spiritualité protestante qui a pénétré de nombreux prêtres” et “l’émotivité” dont beaucoup ont besoin pour “ressentir quelque chose”, ce qui les conduit à déformer et à s’approprier la liturgie. “C’est une dérive sentimentale, alors qu’au contraire la sainteté n’est pas un état d’esprit, mais un fait objectif” car “la liturgie, c’est ça : redonner à Dieu la primauté et à genoux l’adorer. Une liturgie anthropocentrique serait une liturgie décentralisée, la tâche du culte divin est de reproduire sur terre la liturgie céleste des anges et des saints”.

Il rappelle ensuite qu’un prêtre doit avoir la “virilité”. “La psychologie virile, dit-il en citant l’exemple de saint Joseph, consiste à prendre en charge une famille et à y subvenir.

Le prêtre “doit être un père pour ses fidèles, jamais un ami. Une familiarité excessive du prêtre avec les fidèles est toujours nuisible”, et en plus de défendre ses enfants, les fidèles, il doit aussi défendre son épouse, l’Église, “des attaques qu’elle reçoit”, ajoute-t-il, mettant en garde les prêtres invités à des talk-shows qui “sont des marionnettes utiles dans les mains de ceux qui dirigent le show-business”.

Autoritaire, mais jamais autoritaire.  En commençant par le nom. Sarah condamne l’habitude de nombreux prêtres de ne pas s’appeler “don” ou “père” mais seulement par leur nom de baptême : “Au milieu du troupeau du Christ, une fois ordonnés, nous ne nous représentons plus nous-mêmes, mais Lui. Accoler “père” ou “don” au nom n’est pas un honneur mondain, mais vise à indiquer concrètement cet aspect fondamental. Ainsi, les fidèles se souviendront implicitement de qui nous sommes : les ministres de Dieu et de l’Église. Mais pas seulement eux : nous aussi, nous nous souviendrons ! S’entendre appeler “père” ou “don”, voire demander poliment qu’on nous appelle ainsi, ne relève pas de la vanité ou de la recherche des honneurs mondains. Au contraire, c’est un appel à la responsabilité.

Il en va de même pour l’habitude de se dépouiller des vêtements sacerdotaux pour revêtir des habits bourgeois plus confortables : “Le prêtre qui ne porte pas l’habit, que propose-t-il pour approcher les gens ? Pour les évangéliser afin de les amener au Christ, ou pour se fondre dans la foule ? Au-delà des cas particuliers, nous devrions toujours être reconnus comme des pères pour nos enfants et comme des ministres de Dieu et de l’Église catholique pour les non-catholiques. Ce n’est pas du formalisme, c’est une question de fond.”

La palme d’or du festival de Cannes viendrait… d’un monastère ?

Original non ? Allez, c’est parti, Divine Box vous explique !

Nous voici donc à l’abbaye de Lérins, sur l’île Saint-Honorat, à seulement 5 kilomètres de Cannes. En 410, saint Honorat débarque donc sur l’île, qui est infestée de serpents. Ni une ni deux, après une prière, la mer se déchaîne et balaie l’île des serpents. On raconte que saint Honorat est sain et sauf, car il est monté sur un palmier pour se protéger de la mer déchaînée ! Ce détail est important, car plus tard, le blason de l’abbaye de Lérins intègrera justement cette feuille de palmier, en souvenir historique de cet événement !

Ensuite, des générations de moines et de pèlerins se succèdent sur place pendant des siècles… À tel point que l’influence de l’abbaye s’étend alors sur toute la région : sur la ville de Cannes d’abord, mais aussi sur plusieurs villes alentours : Théoule-sur-Mer, Grasse et Antibes. Avec le temps, Cannes se détache de cette influence, mais, héritière de cette histoire, la ville décide de conserver la palme de l’abbaye de Lérins sur son propre blason !

Le fameux festival de cinéma, situé à Cannes, a donc repris une partie du blason de la ville pour incarner son image ! Mais cette palme de la ville de Cannes, si vous avez bien suivi, vient donc… de l’abbaye de Lérins ! Dingue, non ?

Aujourd’hui, l’abbaye de Lérins continue d’accueillir une communauté d’une vingtaine de moines cisterciens qui vivent de prière et de travail. Vous pouvez notamment cliquez ici pour découvrir les vins et liqueurs de l’abbaye de Lérins

C’est arrivé un 11 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

    • le 11 juin 1144 : consécration de la basilique de Saint-Denis.

L’abbé Suger consacre le chevet de la basilique en présence du Roi Louis VII et de son épouse Aliénor, ainsi que de tous les grands du royaume, des évêques et archevêques. Ces derniers, émerveillés par tant de splendeur, veulent construire leur propre cathédrale dans le même esprit. Un nouveau style architectural est né : l’art gothique appelé à ses débuts le francigenum opus.

C’est à partir du règne de Louis VI que les Rois de France se rendirent à l’abbaye pour lever l’Oriflamme de Saint-Denis avant de partir en guerre ou en croisade.

    • le 11 juin 1147 : départ pour la deuxième croisade.

Louis VII et Aliénor se mettent en route, à la tête de trois cents chevaliers et d’une nombreuse armée, qui grossit peu à peu avec l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de pèlerins, pour participer à la deuxième croisade. (Cf. la chronique du 31 mars)

  • le 11 juin 1194 : la cathédrale de Chartres incendiée.

Un incendie brûle l’ensemble de l’église, sauf la crypte et la façade occidentale. Grâce à de nombreux dons, la reconstruction est aussitôt lancée. Les Templiers commencent la construction de Notre Dame de Chartres immédiatement. La nouvelle cathédrale est consacrée en 1260 et devient un haut lieu de pèlerinage. Elle représente le chef-d’œuvre de l’art gothique français.

    • le 11 juin 1393 : décès de Jean de Bourbon.

Jean de Bourbon, comte de La Marche entre 1362 et 1393, comte de Vendôme et de Castres de 1372 à 1393, fils de Jacques Ier, pair de France, est né en 1344. Jean de Bourbon est célèbre pour sa participation à la bataille de Poitiers, durant laquelle il est fait prisonnier. C’est également à lui que l’on doit la reconstruction des châteaux de Vendôme. C’est aussi l’ancêtre direct du Roi Henri IV.

    • le 11 juin 1430 : bataille d’Anthon aussi qualifiée d’« Embuscade d’Anthon ».

En 1420, le Dauphiné est convoité par trois couronnes : la France de Charles VII, le prince d’Orange, Louis de Chalon, vassal du Duc de Bourgogne et enfin, par le Duc de Savoie Amédée VIII. Cette bataille voit la défaite des troupes orangistes de Louis de Chalon devant l’armée du Dauphiné commandée par le gouverneur Raoul de Gaucourt. Les troupes dauphinoises mettent en déroute les forces orangistes de Louis II de Chalons-Arlay, alliées des Bourguignons de Philippe le Bon mais aussi d’Amédée VIII de Savoie. Le Dauphiné échappe ainsi aux prétentions des maisons d’Orange et de Bourgogne et demeure dans le giron du royaume de France de Charles VII. Ce dernier n’a pas envoyé beaucoup de troupes puisque l’essentiel des armées françaises est resté près du Roi après la capture de sainte Jeanne d’Arc.

    • le 11 juin 1572 : aménagement du port de Bayonne.

Le Roi Charles IX passe contrat avec Louis de Foix pour l’aménagement du port de Bayonne, suivant les plans de l’ingénieur Yparaguire. On doit aussi à Louis de Foix la construction du phare de Cordouan, à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde.

    • le 11 juin 1726 : le cardinal de Fleury est nommé ministre d’Etat.

André Hercule de Fleury, homme d’Eglise et homme d’Etat, est le principal ministre d’Etat de Louis XV de 1726 à 1743, après avoir été son précepteur. En septembre 1726, il est nommé cardinal. Modéré dans son train de vie, il rétablit l’équilibre budgétaire et gouverne avec sagesse et modération. Sa politique extérieure est basée sur le compromis et la recherche de la paix. Voir les chroniques du 29 janvier et du 1er avril et du 22 juin.

    • le 11 juin 1775 : le sacre de Louis XVI à Reims.

Louis XVI est sacré à Reims par l’archevêque de Reims, Monseigneur de La Roche-Aymon. Bernard Basse dans son livre La constitution de l’ancienne France décrit la cérémonie du sacre (Editions Perrin, pages 102 à 109) :

« Le matin, l’archevêque qui a pris place dans la cathédrale députe l’évêque-duc de Laon et l’évêque-comte de Beauvais pour aller quérir le Roi à l’archevêché. Le chantre qui les accompagne, une fois arrivé, frappe à la porte : « Que demandez-vous ?» Questionne le grand Chambellan  L’évêque de Laon répond : « Le Roi. » Le grand Chambellan réplique : le Roi dort ». Le chantre ayant frappé de nouveau, l’évêque demande une seconde fois le Roi. Même réponse du grand Chambellan, mais à la troisième fois, le chantre ayant frappé et le grand Chambellan ayant fait la réponse habituelle, l’évêque de Laon intervient : « Nous demandons Louis, que Dieu nous a donné pour Roi. » Aussitôt la porte s’ouvre, les évêques sont conduits auprès du Roi qui le ramène à la cathédrale.

« La réclusion du Roi et son sommeil paraissent être l’image de ce que l’Ecriture sainte rapporte de Saül. Le choix du peuple hébreux venait de l’appeler au trône ; or Saül redoute la royauté et se cache. Mais Dieu fait connaître qu’il s’est renfermé dans sa maison. On va l’y chercher ; on l’enlève de sa retraite et on l’amène au milieu du peuple ». Telle est la signification du sommeil du Roi.

Arrivé au milieu de la nef, l’évêque de Beauvais prononce l’oraison suivante, qui rappelle l’origine divine et la finalité du pouvoir royal : «  O Dieu !… Accordez votre secours à Louis votre serviteur, que vous avez mis à la tête de votre peuple afin qu’il puisse lui-même secourir et protéger ceux qui lui sont soumis. »

Après diverses oraisons le grand prieur de l’abbaye de Saint Rémi apporte la sainte ampoule contenant le baume utilisé pour l’onction royale. En la remettant à l’archevêque le grand prieur lui fait cette recommandation : « Monseigneur, je mets entre vos mains ce précieux trésor envoyé du Ciel à Saint Rémi pour le sacre de Clovis et des Rois ses successeurs ; […] Notons en passant que, par ce texte, la liturgie reconnaît officiellement l’origine miraculeuse du chrême de la sainte ampoule. Même reconnaissance dans la prière suivante récitée par l’archevêque qui commence ainsi : « Dieu tout-puissant qui, par un effet de votre bonté, avez voulu que la race des Rois de France reçût l’onction sainte avec le baume qui est ici présent et que vous avez envoyé du Ciel au saint évêque Rémi… » […] La tradition raconte qu’elle fut apportée miraculeusement à saint Rémi par une colombe lors du baptême de Clovis. […] »

Puis la cérémonie du sacre commence. Son déroulement comprend les quatre phases suivantes les serments du Roi, la consécration, le couronnement et l’intronisation et enfin la messe. Le Roi promet sur l’évangile à l’épiscopat français de défendre l’Eglise, de lui conserver ses privilèges canoniques et ses droits de juridiction ; aux peuples de France de faire régner la paix et la justice dans le royaume, d’être bon chrétien et digne fils de l’Eglise, d’exterminer les hérétiques (le verbe exterminer n’est pas pris dans le sens littéral, mais signifie que l’erreur et la Vérité ne peuvent pas avoir la même place, et que le Roi s’engage à lutter contre les hérésies dans son royaume). Enfin il jure de mourir dans la foi catholique et de défendre les deux ordres dont il est grand maître : l’ordre du saint Esprit et l’ordre de Saint Louis.

La seconde phase est celle de la consécration du Roi, point culminant du sacre. Elle est la conséquence de la loi de sacralité (ou inversement). Après les bénédictions des ornements et habits royaux (habits royaux, couronnes, sceptre, main de justice…). L’épée, symbole de la défense du peuple et de l’Eglise bénéficie d’une bénédiction spéciale. Le Roi, qui ne porte qu’une tunique fendue à divers endroits pour recevoir l’onction, à genoux, reçoit cette dernière des mains de l’évêque en neufs points. Le saint chrême (le même que celui utilisé pour le sacre épiscopal, mais dans lequel ont été mélangées quelques gouttes du baume miraculeux de la sainte Ampoule. L’évêque dépose l’onction sur la tête, l’estomac, entre les épaules, puis sur chacune, aux plis des bras et sur chaque main.

Outre le fait que la cérémonie du choix par le peuple est symboliquement répétée au début du sacre (le peuple accepte à plusieurs reprises le Roi, porté sur un pavois par les grands du Royaume), Bernard Basse relève plusieurs versets des prières dites par l’évêque qui rappellent que depuis longtemps en France, c’est bien le sacre qui fait le Roi et non l’hérédité seule:

« Nous vous prions de bénir, d’élever au trône et de consacrer votre serviteur Louis, ici présent, que nous allons couronner Roi […] O Christ, sacrez vous-même ce roi pour le gouvernement.»(*)

Il est bon de rappeler ici les efforts de Sainte Jeanne d’Arc pour faire sacrer Charles VII, et les efforts opposés de la maçonnerie pour faire renoncer tant Louis XV que Louis XVI à cette cérémonie. Les habits royaux (dont certains sont des habits épiscopaux) et les insignes royaux sont ensuite remis au Roi.

Puis ont lieu le couronnement et l’intronisation proprement dits. Entouré du chancelier de France et des 12 pairs du Royaume l’évêque pose, un peu au dessus de la tête du Roi, la couronne de Charlemagne que les pairs soutiennent d’une main la couronne. Puis, l’évêque couronne le Roi en disant : «  Recevez la couronne de votre royaume au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit… et sachez que c’est par elle que vous participez à notre ministère, et que de même qu’on nous regarde comme les pasteurs et les conducteurs des âmes dans les choses spirituelles, de même vous preniez notre défense contre les ennemis de l’Eglise…, que vous vous montriez le protecteur et le ministre fidèle du royaume qui est confié à vos soins ». (**)

Après le baiser au Roi et l’acclamation, les portes de la cathédrale s’ouvrent un Te Deum est entonné. Commence la messe du couronnement, au cours de laquelle sont célébrées les noces mystiques du Roi et de la nation. Le Roi, comme les prêtres, communie sous les deux espèces. Le surlendemain, après avoir prié sur le tombeau de Saint Marchouf (cf. la chronique du 1er mai a lieu le toucher des écrouelles, sorte de preuve palpable de l’engagement divin auprès du Roi, pour ceux de ses sujets qui douteraient ou lui seraient opposés.

(*) La constitution de l’ancienne France (Editions Perrin, pages 105)

(**) La constitution de l’ancienne France (Editions Perrin, pages 105 et 106)

    • le 11 juin 1792 : le ministre des Affaires religieuses Roland envoie à Louis XVI une lettre comminatoire.

Il cherche à le forcer à signer les décrets contre les prêtres réfractaires. Trois jours plus tard le ministre est renvoyé.

    • le 11 juin 1804 : Cadoudal, Armand de Polignac, Rivière, Lajolais et 16 complices sont condamnés à mort.

Moreau est condamné à 2 ans de prison. Bonaparte est furieux du verdict. Moreau est “condamné comme un voleur de mouchoirs” alors qu’une condamnation capitale lui aurait permis de le grâcier.

    • le 11 juin 1809 : Pie VII excommunie Napoléon 1er par la bulle Quum memoranda.

Le pape Pie VII réagit à l’annexion des Etats pontificaux par Napoléon par l’excommunication, sans toutefois nommer l’empereur. La bulle Quum memoranda, fulminée dans la nuit du 10 au 11 juin 1809, excommunie tous ceux qui ont :

« donné l’ordre, tous les fauteurs, conseillers ou adhérents, tous ceux enfin qui [ont] facilité l’exécution » de la violation de la souveraineté politique du Saint Siège »

En réaction, Napoléon fait arrêter le pape ; dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809, le général Radet, à la tête de quelques hommes, entre dans le Vatican pour arrêter le cardinal Pacca, et le Saint Père.

    • le 11 juin 1893 : naissance de Jules-André Peugeot.

Jules-André Peugeot est un caporal de l’armée française. Il est le premier mort militaire français de la Première Guerre mondiale, le 2 août 1914 à 10h07.

    • le 11 juin 1899 : consécration du genre humain au Sacré-Cœur du Jésus par le pape Léon XIII.

Cette consécration est faite par le Pape Léon XIII, en complément de l’encyclique « Annum Sacrum » du 25 mai 1899. Dans ce dernier document, il a prescrit que la consécration doit être faite dans toutes les églises de l’univers catholique à l’occasion d’un triduum solennel célébré à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, les 9, 10 et 11 juin suivants. Par la suite, Saint Pie X décrète que cette consécration doit être renouvelée chaque année, devant le Saint Sacrement exposé, à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur. Rappelons-le à nos évêques. Voici le texte de la consécration  que le Saint Père a demandé de réciter dans le monde entier:

« Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard favorable sur nous, qui sommes humblement prosternés au pied de votre autel.

Nous sommes et nous voulons être à vous ; mais, pour que nous puissions vous être unis par des liens plus solides, voici qu’en ce jour chacun de nous renouvelle spontanément sa consécration à votre Sacré Cœur.

Beaucoup d’hommes ne vous ont jamais connu ; beaucoup vous ont méprisé en transgressant vos commandements ; ayez pitié des uns et des autres, ô très bon Jésus, et entraînez-les tous vers votre Sacré Cœur.

O Seigneur, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonnés. Faites que ceux-ci se hâtent de regagner la maison paternelle pour ne pas périr de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux que des opinions erronées ont trompés ou qu’un désaccord a séparés de l’Eglise ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin qu’il n’y ait bientôt qu’un troupeau et qu’un Pasteur.

Soyez enfin le Roi de tous ceux qui sont plongés dans les antiques superstitions du paganisme, et ne refusez pas de les arracher aux ténèbres pour les ramener dans la lumière et le royaume de Dieu. Donnez, Seigneur, à votre Eglise la liberté et le salut. Accordez à toutes les nations l’ordre et la paix, et faites que, d’une extrémité à l’autre de la terre, résonne une seule parole : Louange au divin Coeur qui nous a donné le salut ; à lui soient honneur et gloire dans tous les siècles.

Ainsi soit-il! »

    • le 11 juin 1931 : élection du général Weygand à l’Académie Française, suite à son élection.

Le général connaît une élection de « Maréchal », à l’unanimité ! Il faut dire qu’il succède au maréchal Joffre. La cérémonie d’accueil a lieu le 19 mai 1932.

    • le 11 juin 1940 : Churchill refuse d’apporter un appui aérien à la France, lors du Conseil des ministres franco-britannique, au château du Muguet à Briare

Le même jour, Paris est déclaré ville ouverte par le général Weygand. Churchill demande que Paris soit le tombeau de l’armée allemande rappelant le slogan de radio Stuttgart :

    • le 11 juin 1940 : le gouvernement Reynaud et les Parlementaires fuient discrètement Paris pour Tours.

De Gaulle a approché le général Huntziger pour relever Weygand. Le premier n’a pas le courage du second et décline la proposition. Reynaud veut en effet se débarrasser du généralissime qui lui refuse la capitulation de l’armée, car dit-il l’honneur est plus du côté des militaires que des politiques et car la capitulation est punis de la peine de mort !

    • le 11 juin 1942 : fin de la bataille de Bir Hakeim.

L’Afrikakorps, corps expéditionnaire allemand sous les ordres du maréchal Rommel, s’empare, enfin, de Bir Hakeim, point d’eau stratégique dans le désert de Libye. La position est vide. Les forces françaises libres (FFL) du général Koenig y ont résisté 16 jours à l’offensive allemande, avec pour mission de la retarder et de permettre ainsi aux Alliés de préparer la riposte. C’est un succès français.

    • le 11 juin 2004 : église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d’Assy.

L’Église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d’Assy, construite par Maurice Novarina de 1937 à 1947, dont la décoration a été réalisée par quelques-uns des plus grands artistes de la première moitié du XXe siècle est classée au titre des monuments historiques.

2 nominations épiscopales

Le pape François a nommé ce jour, vendredi 11 juin, Monseigneur Didier Noblot, évêque de Saint-Flour suite à l’acceptation de la démission que lui a présentée Monseigneur Bruno Grua. Monseigneur Didier Noblot était jusqu’à présent curé de Nogent-sur-Seine (diocèse de Troyes).

Le pape a également nommé Monseigneur François Fonlupt, archevêque d’Avignon. Jusqu’à présent, Monseigneur François Fonlupt était évêque de Rodez.

L’abbaye Saint-Joseph de Clairval fonde à Solignac

L’abbaye de Solignac, en Haute-Vienne, a été vendue par le diocèse aux moines bénédictins de Saint-Joseph de Clairval (Flavigny-sur-Ozerain, Bourgogne). Ils prendront possession des lieux dès le 1er août 2021 mais ne s’y installeront que fin novembre. Les moines ont décidé de fonder un prieuré saint Joseph.

Fondée en Suisse en 1972, l’Abbaye saint Joseph de Clairval s’est installée en 1976 à Flavigny dans l’ancien Petit Séminaire. C’est en souvenir de ses premières années en Suisse que l’Abbaye garde le nom de Clairval. Le 2 février 1988, en la fête de la Présentation de L’enfant Jésus au Temple, la communauté obtient la reconnaissance canonique par l’évêque de Dijon comme monastère bénédictin de droit diocésain. L’abbaye été fondée dans la mouvance de Mgr Lefebvre. Depuis son transfert en Bourgogne, elle a demandé sa reconnaissance canonique. L’évêque de Dijon avait demandé qu’au moins la messe conventuelle fût célébrée selon le missel de Paul VI. Les messes basses sont célébrées pour la plupart selon la forme extraordinaire. La messe conventuelle, selon la forme ordinaire, est célébrée en latin, orientée vers l’Orient.

En 1992, le monastère est érigé en abbaye à la demande du Saint-Siège et, le 21 mars de la même année, a lieu la bénédiction abbatiale de son fondateur, Dom Augustin Marie Joly, rappelé à Dieu le 16 janvier 2006 dans sa 89ème année. L’Abbé actuel, Dom Jean-Bernard Marie Bories, a reçu la bénédiction abbatiale le 6 septembre 2020. La communauté compte actuellement une cinquantaine de moines.

Restrictions de nos libertés : Le nouveau voleur chinois

L’abbé Bourrat (FSSPX) décrypte la dictature sanitaire, acceptée par la plupart ;

On connaissait la tactique du « voleur chi­nois ». Lorsque celui-ci veut subtiliser un objet, il le déplace chaque jour de quelques centimètres. Son propriétaire s’habitue à voir l’objet quitter progressivement son champ visuel, au point de ne plus en mémoriser la place initiale. Il suffit ensuite au voleur de s’em­parer de l’objet convoité et son propriétaire n’en perçoit même pas la disparition.

Quelle que soit l’évolution des pratiques contem­poraines des techniques de vol, il est un do­maine où le procédé décrit est manifestement revisité. Depuis 2020, nous avons été spoliés de nombreuses libertés, à des degrés divers et se­lon des contraintes variables et cycliques qui en­traînent chez beaucoup l’oubli des libertés dont ils jouissaient auparavant. Interdiction de visiter les personnes âgées, de se déplacer au-delà d’un périmètre ridicule, réduction de la liberté de culte, impossibilité d’acheter et de vendre cer­tains produits considérés comme non-essentiels près de chez soi, et même d’aller à l’école. Ainsi, se faire couper les cheveux, acheter des vête­ments, offrir des fleurs ont été considérés, lors des premiers confinements, comme des activités dangereuses et propices à la contamination de virus, tandis qu’acheter du tabac et en fumer, jouer aux jeux de la Française des jeux ne comportaient bien évidemment aucun danger… pour les caisses de l’Etat.

C’est désormais par le biais d’une dictature sanitaire que se profi­lent les plus grandes contraintes et pertes de liberté à venir. Pour plaire aux sociétés pharmaceutiques et informatiques qui dictent leur loi de profit et de contrôle de la population, sous l’autorité d’instances scienti­fiques dont les con­flits d’intérêts sont sur la place pu­blique, il s’agit de culpabiliser ceux qui refuseraient de se laisser volontaire­ment vacciner et enrôler dans une dérive où l’Etat pré­voit le contrôle de tout et de tous. Et comme l’adhésion au processus de vaccination rencontrait en France une forte opposition, on procéda par étapes. Le nouveau « voleur chinois » opère différemment de son ancêtre : il subtilise les libertés, mais les restitue, les subtilise de nouveau et ainsi de suite. A l’arrivée, on croit avoir recouvré ses biens mais, dans le soulagement des quelques libertés retrouvées, on oublie que l’on en possédait beaucoup plus que l’on ne nous en a rendus. Le vo­leur les garde jalousement et renouvelle un mécanisme bien rôdé.

  • Etape 1 : Confinement, fermeture des commerces déclarés non- essentiels, des lieux de loisirs, perte de libertés en tous genres, chaos économique pour certains métiers, chaos scolaire et univer­sitaire, explosion du mal être d’un grand nombre, violences, gâchis général pour beaucoup mais profits insolents pour l’oligarchie qui diligente l’opération.
  • Etape 2 : promesse d’un desserrement de l’étau et des contraintes, moyennant une vaccination massive.
  • Etape 3 : retour à une vie plus libre mais conservation de nom­breuses contraintes pour susciter un sentiment de soulagement et maintenir en même temps une tension d’attente craintive.
  • Etape 4 : nouveau confinement, fermetures, pertes de libertés.
  • Etape 5 : promesse d’un vrai desserrement de l’étau et des contraintes, moyennant une plus grande bonne volonté des populations réfrac­taires.
  • Etape 6 : etc.

A chaque étape, beaucoup de ré­sistances s’é­moussent, la lassi­tude prend le des­sus et le désir de ne plus souffrir de nouveau la con­trainte fait bascu­ler dans le con­sentement. On veut vivre en paix, comme avant. Et l’on finit par en vouloir à ceux qui n’entreraient pas dans le jeu. On les accuse de retarder le processus de libérali­sation et de retour à la normale, sans se rendre compte qu’il s’agit d’une dépossession définitive de libertés qui n’a rien à voir avec un danger sanitaire : on assiste à un contrôle de la population sous couvert de protection sanitaire. On est alors prêt à tout accepter : les vaccins à répétition, les tests, le « pass(sic) sanitaire », la perte de l’anonymat pour toutes ses activités publiques : restaurants, ci­némas, voyages, loisirs… tout fera l’objet d’un contrôle, d’une identification, d’un marquage, sous prétexte d’un danger sanitaire qui se révèle inférieur à bien des causes constantes de mort dans la population (cancers, maladies cardiovasculaires dues au tabac, à la drogue, etc.). La disproportion entre le danger encouru et la réponse apportée par les gouvernements est flagrante mais la pro­pagande est telle qu’elle aboutit à un phénomène de sidération mentale qui paralyse toute réflexion de bon sens.

A cela s’ajoute le discrédit médiatique et la censure portés sur toute voix qui cherche à alerter la population sur les enjeux de la situation. La « fabrique du consentement », comme disait Noam Chomsky[1], marche à plein. Le résultat paradoxal est là : on sera heureux si l’on n’est plus libre. Pour le coup, ce n’est pas le « voleur chinois » mais le gouvernement chinois qui a testé et ins­tauré cette pratique de contrôle permanent de ses citoyens. On sait par ce grand pays ce qui nous attend.

Allons-nous nous habituer à perdre toutes ces libertés fondamen­tales que, jusque-là, les fictions d’Aldous Huxley (Le Meilleur des Mondes) et de George Orwell (1984) nous faisaient craindre sans trop y croire ?

Simultanément, la restriction du droit d’éduquer ses enfants à la maison et la mise sous contrôle permanent des écoles jusque-là encore un peu libres de leurs pédagogies font partie de cet arsenal de régressions sociales dont on ne mesure pas toujours suffisam­ment la dynamique totalitaire. Lorsque la vie se réduit à la santé, lorsque la religion, la pensée et l’éducation des enfants dépendent du seul bon vouloir de l’Etat, le processus de propagande étant à son service, on n’est pas loin de voir disparaître à jamais les biens que l’on possédait. La liberté d’enseignement que l’on croyait sa­cralisée dans la Constitution de la Ve République deviendra un souvenir du temps « d’avant la crise sanitaire ». Les voleurs de li­bertés sont passés par là.

Le voleur chinois de 2021 est allé vite en besogne. Mais il devra un jour restituer ce qu’il a volé. A moins que nous renoncions à lui en réclamer le dû parce que nous préférerions finalement le con­fort de la servitude, le soulagement de ne plus avoir à défendre cette part d’humanité qui était notre trésor, un trésor prêté par Dieu pour nous conduire à Lui.

Un juge fédéral argentin ordonne la suspension de la loi sur l’avortement

Le président du Tribunal fédéral n° 4 de Mar del Plata, Alfredo Eugenio López, a décrété une mesure conservatoire ordonnant à l’État national de suspendre l’application de la loi sur l’avortement au motif qu’elle viole la protection intégrale de la vie dès la conception.

Dans sa décision, le magistrat a usé d’un arrêt de la Cour suprême datant de 1980, selon lequel

« la vie est le premier droit de la personne humaine qui est reconnu et garanti par la Constitution nationale ».

Il a considéré qu’en raison de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la capacité juridique que la loi n° 26.061 reconnaît à tout citoyen d’engager une action en justice pour sa protection, les conditions requises pour l’établissement d’un cas litigieux étaient réalisées.

D’autre part, le magistrat a déclaré l’inconstitutionnalité de la loi n° 26.854 sur les mesures de précaution contre l’État, au motif qu’elle viole la séparation des pouvoirs et la protection judiciaire.

Le juge a également fait valoir que la mesure de précaution était appropriée car la prise en charge complète des personnes ayant droit à l’interruption légale de grossesse

« affecte et met en danger la vie, la dignité et les droits de l’enfant à naître, ainsi que ceux de la mère enceinte ».

Il a ainsi conclu que le droit à la vie reconnu dans la Constitution nationale, dans la Convention internationale des droits de l’enfant et dans la Convention américaine des droits de l’homme est en danger.

Le recours se poursuivra après que l’État national aura présenté ses rapports, demandés après l’émission de l’injonction.

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