Pourquoi l’archevêque de Dijon a-t-il décidé de se passer des services de la Fraternité Saint-Pierre ?
Depuis le début du mois, les fidèles catholiques de Dijon attachés à la forme extraordinaire du rite romain expriment leur incompréhension sur les réseaux sociaux (avec notamment une pétition) et auprès du secrétariat du diocèse, suite à la décision prise par l’archevêque de se passer à partir de septembre prochain des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, après 23 années de présence dans le diocèse.
Dans une lettre adressée aux fidèles, l’abbé Roch Perrel, chargé de l’apostolat à Dijon pour la FSSP, indiquait il y a quelques jours :
le supérieur de district de France de la FSSP, M. l’abbé Benoît Paul-Joseph a demandé un rendez-vous avec Mgr Roland Minnerath et nous exposerons les raisons de notre incompréhension et de notre blessure face à une décision qui nous paraît profondément injuste.
A notre connaissance, Mgr Minnerath n’a reçu ni l’abbé Perrel, ni l’abbé Paul-Joseph. Il s’est contenté de leur envoyer un bref courrier.
Visiblement sous pression des fidèles, le diocèse a consenti à publier un communiqué le 8 juin, que voici :
Beaucoup d’incompréhension a été manifestée après l’annonce du départ des prêtres de la Fraternité Saint Pierre à Dijon.
La mutation annoncée de l’un des prêtres de la Fraternité a poussé le diocèse à assurer désormais le ministère auprès du groupe de fidèles attachés au Missel dit de Saint Pie V.
Il n’est pas question pour les fidèles de quitter leur lieu de célébration à la Maison Natale de Saint Bernard.
Le Père Christian Baud et d’autres prêtres diocésains sont prêts à assurer la célébration de la messe selon la forme extraordinaire ainsi que les autres sacrements.
Pour tous les autres services pastoraux, comme la catéchèse, le patronage, le scoutisme et les autres activités apostoliques, les familles qui le désirent trouveront le meilleur accueil auprès des paroisses locales de Saint Bernard de Fontaine et de Saint Bernard de Dijon, ou de toute autre paroisse du diocèse.
L’archevêque a expliqué ces changements à la Présidente et à des représentants de l’association des Amis de la basilique de Fontaine-lès-Dijon lors d’une rencontre le 28 mai 2021.
Le diocèse remercie les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre pour les services rendus durant ces dernières années. Le fait de confier maintenant les fidèles à des prêtres diocésains ne fera que renforcer leur communion avec l’Église diocésaine.
Nombre de messages reçus sont hélas révélateurs d’un regrettable esprit de rejet de « l’Église conciliaire ». Le changement proposé par le diocèse n’a pas d’autre but que de renforcer l’unité ecclésiale dans le respect des sensibilités légitimes.
La justification (“La mutation annoncée de l’un des prêtres de la Fraternité a poussé le diocèse à assurer désormais le ministère“) est bien étonnante, pour ne pas dire suspecte.
Les fidèles sont les principales victimes de ce changement. Le père Christian Baud, Vicaire épiscopal du pôle « Liturgie et sacrements » et curé de la Paroisse d’Epoisses à Semur-en-Auxois, ne sera pas à temps plein, ainsi que les autres prêtres diocésains “prêts à assurer la célébration de la messe“. Les fidèles n’auront donc plus tous les services rendus par la FSSP, à commencer par la messe quotidienne. Pourquoi ces fidèles ne pourraient-ils pas avoir un pasteur fixe ? Sont-ils des chrétiens de seconde catégorie ? C’est pourquoi les fidèles ont répondu, à défaut d’être reçus :

Dans un récent entretien que nous a accordé l’abbé Paul-Joseph, nous soulignions que la FSSP n’a aucune paroisse personnelle en France, et dans certaines églises, les prêtres disposent de créneaux limités, engendrant une frustration certaine chez les fidèles. Le supérieur du district de France répondait :
Ce qui est sûr, c’est que plusieurs de nos apostolats se trouvent désormais dans une situation compliquée dans le sens où le cadre canonique ne correspond pas à la situation de fait. Je m’explique : dans plusieurs villes, la paroisse territoriale à laquelle notre apostolat est rattaché et dont il dépend, est soit de taille comparable (nombre de fidèles, activités paroissiales, ressources financières etc.) soit de taille inférieure. Dans ce dernier cas, cela crée un déséquilibre et des frictions car on veut faire rentrer de force une réalité dans un cadre impropre, car trop étroit. Immanquablement, cela génère des difficultés quasiment insolubles au plan de l’organisation, de la communication et des relations humaines. Une telle situation – a fortiori quand l’église est partagée entre deux communautés – multiplie les risques de rancœur et de ressentiment car la communauté « hébergée » a toujours le sentiment qu’elle est tolérée ou accueillie, mais en tout cas qu’elle n’est pas chez elle, alors qu’elle est plus nombreuse et plus dynamique que celle qui l’héberge. Dans un tel cas, je pense que la paroisse personnelle est la meilleure solution : la plus naturelle et la plus à même de permettre un fonctionnement apaisé (à titre de comparaison, aux Etats-Unis, la FSSP dispose de 39 paroisses personnelles).
En réalité, il s’agit bien souvent d’une forme d’anachronisme dans le sens où le statut canonique de l’apostolat (surtout dans les grandes villes), n’a pas suivi son développement. Le prêtre et les fidèles concernés donnent donc l’impression de déborder du cadre, mais parce que celui-ci n’est pas adapté ! En raison de la croissance de beaucoup de nos apostolats cette question est devenue incontournable.
PMA : quelle filiation pour la femme qui n’accouche pas?
Des Juristes pour l’enfance :
Les députés ont adopté hier l’article 1er du projet de loi bioéthique qui ouvre l’accès à la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires et aux couples de femmes.
Notre association exprime son désaccord avec cette mesure car, en dépit de l’amour promis à l’enfant et qui lui sera prodigué, nul n’en doute, elle signifie de facto l’absence de père pour l’enfant.
Cependant, alors qu’arrive la discussion de l’article 4 consacré à la filiation, Juristes pour l’enfance souhaite signaler que le droit offre un moyen d’établir la maternité de la seconde femme tout en préservant les droits de l’enfant et en évitant de bouleverser le droit entier de la filiation.
Il est en effet possible d’établir la maternité de la seconde femme au moyen de l’adoption simple.
- L’adoption simple est une filiation à part entière, et la femme ainsi déclarée mère ne sera pas moins mère.
- L’adoption correspond à la réalité de la situation puisqu’elle a pour objet l’établissement d’une filiation en marge du lien biologique.
- L’adoption simple, surtout, présente l’immense avantage de ne pas fermer à l’enfant toute possibilité d’avoir une lignée paternelle : si l’enfant devenu majeur noue un lien avec le donneur et que tous les deux souhaitent consacrer juridiquement ce lien, la double filiation maternelle n’y fera pas obstacle. De même, la seconde maternité ne sera pas remise en cause par un possible lien entre l’enfant et le donneur puisque les deux pourront co-exister.
L’adoption simple par la seconde femme laisse ainsi la porte ouverte à une éventuelle paternité du donneur si celle-ci était recherchée et réclamée par tous les protagonistes, l’enfant, le donneur mais aussi les mères de l’enfant. Cette hypothèse n’est pas une supposition irréelle ; des demandes dans ce sens sont déjà rapportées à l’étranger mais aussi en France et venant de donneurs notamment : pourquoi dans ce cas s’opposer à la consécration d’une relation vécue, fondée sur un lien biologique et réclamée par tous les protagonistes ? Il y aurait là certainement une atteinte disproportionnée à leur vie familiale, car il n’y a aucune raison de s’opposer à cette demande et par ailleurs le droit offre l’outil qui le permet, à savoir l’adoption simple pour désigner la femme qui n’a pas accouché comme mère.
Enfin, l’établissement de la seconde maternité au moyen de l’adoption laisserait intacte la filiation de droit commun, alors que la reconnaissance conjointe des deux femmes introduit une fragilité pour toutes les familles : en effet, si la loi détache la filiation de droit commun (non adoptive) de la réalité charnelle pour la fonder sur la seule intention, elle donne un fondement légal à la contestation de leur paternité par des hommes qui refusent l’enfant issu de leurs œuvres sous prétexte qu’ils n’avaient pas de projet parental (voir la tribune d’Aude Mirkovic hier : Ils ne veulent pas être pères et le PJL bioéthique leur donne raison).
Pour toutes ces raisons, nous demandons de remplacer la reconnaissance conjointe des deux femmes devant notaire par le consentement conjoint à l’adoption simple donné dans les mêmes conditions.
Remarque. Afin de permettre l’adoption simple y compris dans un couple de femmes non marié, ces amendements prévoient des adaptations de la procédure (tout en sachant que la condition de mariage est en passe d’être supprimée par la proposition de loi relative à l’adoption en cours d’examen) :
- la condition d’âge de 28 ans (art. 343-1) n’est pas applicable,
- la condition d’accueil au foyer de l’adoptant depuis au moins six mois prévue (art. 345) n’est pas exigée,
- le délai de six mois pour prononcer l’adoption (art. 353) est ramené à un mois.
- l’adoption entraine le partage de l’autorité parentale entre les deux femmes.
La Ville de Paris ne donnera pas les 50 millions promis pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame
Au lendemain de l’incendie de Notre-Dame de Paris, Anne Hidalgo, maire de Paris, avait promis 50 millions d’euros de la Ville pour la restauration de la cathédrale.
Deux ans plus tard, Anne Hidalgo a finalement décidé que les 50 millions d’euros serviront à un projet de réaménagement et de valorisation des abords de la cathédrale. Les élus en ont décidé ainsi le 15 avril sur proposition d’Anne Hidalgo et de sa majorité.
La volonté de réaménager les abords de la cathédrale ne date pas de l’incendie. L’idée avait déjà été longuement étudiée quelques années auparavant. A la demande de François Hollande et d’Anne Hidalgo, un premier projet de rénovation urbanistique avait été élaboré en décembre 2016…
La dette de la ville de Paris devrait atteindre 7,1 milliards d’euros fin 2021, soit une hausse de 15% en un an. La durée de désendettement pourrait exploser, passant de 9 à 18 ans. La faute aux emprunts massifs que la Ville s’apprête à réaliser pour boucler son budget.
Fitch, l’une des trois agences de notation, a dégradé la note de la ville de Paris le 3 mai de AA à AA-.
Projet de loi inhumain : Invitation au jeûne et à la prière par Mgr de Germay pendant tout le mois de juin
En vue du vote de la loi bioéthique, Mgr Olivier de Germay propose d’avoir une intention lors de la prière universelle dominicale et de jeûner le vendredi pendant tout le mois de juin.
Voici trois propositions d’intentions de prière universelle.
En cette période de discussion des lois bioéthiques, nous te prions Seigneur pour les parlementaires et les politiques de notre pays. Qu’au-delà des luttes partisanes, ils puissent discerner au mieux ce qui est bon pour notre société, et en particulier pour les plus petits.
Nous te prions Seigneur pour toutes les personnes qui doivent faire un choix bioéthique difficile. Donne-leur ton Esprit d’amour pour les aider à discerner.
Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
(Prière pour notre Terre, Laudato Si)
Patrick Hetzel : Ces débats sociétaux et bioéthiques doivent être remis à plus tard et ne pas se dérouler durant une période d’état d’urgence
Intervention du député Patrick Hetzel, orateur du Groupe Les Républicains, lors de l’examen du projet de loi bioéthique, le 7 juin :
En version écrite :
Le 17 février dernier, une Commission mixte paritaire (CMP) s’est tenue à la demande du Premier ministre afin de trouver un accord entre députés et sénateurs sur le projet de loi bioéthique. Notre collègue, Agnès Firmin Le Bodo, Présidente de la CMP, n’a eu besoin que de vingt minutes pour constater l’impossibilité d’une convergence sur ce texte et je reprends ses propos : « les divergences qui ont été exposées témoignent de la vitalité de notre débat démocratique. Elles sont cependant très profondes et nous empêchent de parvenir à un accord. » Les deux chambres, en effet, ont voté en première comme en seconde lectures, des versions très différentes du projet de loi. En octobre 2019 et en juillet 2020, l’Assemblée nationale a voté en faveur de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, c’est-à-dire l’institutionnalisation par la loi d’enfants sans père, l’autoconservation des gamètes sans motif médical, une filiation nouvelle consistant à inscrire deux mères sur l’acte de naissance d’un enfant, l’autorisation de créer des embryons transgéniques, des embryons chimères ( animal-homme) et des gamètes artificiels ou encore l’introduction d’un motif de « détresse psycho-sociale » pour l’interruption médicale de grossesse (qui serait possible jusqu’à neuf mois).
De son côté, le Sénat, en février 2020 et en février 2021, a limité – et même supprimé en seconde lecture – la possibilité d’une PMA sans motif médical, maintenu la condition d’un motif médical pour l’autoconservation des gamètes, remplacé la filiation fictive envisagée par l’adoption de l’enfant par la conjointe de la mère, réintroduit l’interdiction de la création d’embryons transgéniques, de chimères et de gamètes artificiels et supprimé le motif de « détresse psycho-sociale » pour l’I.M.G. (interruption médicale de grossesse).
Dans ce contexte, le gouvernement, au lieu de retirer le texte a décidé d’une troisième lecture dans les deux chambres. Comme cela ne permettra pas de parvenir à un texte commun tant le clivage est profond, il sait pertinemment que c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot. Autant dire que la majorité présidentielle aura alors les mains libres : faisant fi du travail du Sénat, de l’opposition de nombreux députés aux mesures les plus clivantes, des conclusions des Etats généraux de la bioéthique organisés en 2018 ou encore de très récents sondages comme celui de l’IFOP de ce jour qui mettent en lumière le souhait d’une large majorité de Français d’appliquer un principe de précaution en matière de bioéthique et que soient bien posées des limites aux recherches qui mettent en cause l’intégrité de l’être humain (63% des personnes interrogées parmi celles qui se déclarent en soutien à la République en Marche).
Non content de ses manœuvres, l’exécutif fait ainsi preuve d’une absence catastrophique de sens des priorités et des responsabilités. Actuellement, les Français vivent d’immenses difficultés et la crise sanitaire n’est pas terminée. Loin de là. Ses conséquences sont largement devant nous : le plan de relance est à revoir, la pauvreté a considérablement augmenté, des secteurs entiers de notre économie et de notre société sont laminés, près de 10% des élèves ont décroché depuis le premier confinement, les étudiants et les nouveaux diplômés sont au bord du désespoir, … A tout cela s’ajoute une situation d’insécurité préoccupante, ainsi que des actes récurrents de terrorisme. La gravité de l’état de la France implique des mesures d’urgence et d’ampleur, pour lesquelles le Parlement est incontournable.
L’embouteillage législatif est par conséquent impressionnant : projets de loi relatifs à l’état d’urgence sanitaire, à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement, au respect des principes de la République, mais aussi débats et votes sur les très nombreuses ordonnances liées à la crise afin de permettre le contrôle parlementaire minimal qui s’impose en la matière.
Le gouvernement veut passer en force sur ce projet de loi bioéthique, ce qui est inconcevable pour un sujet aussi sensible. Pourquoi parler de passage en force ? Actuellement les Français regardent ailleurs et c’est légitime. Pourtant, face aux possibilités vertigineuses des biotechnologies, ces débats les concernent au premier chef. Il s’agit de savoir comment utiliser ces biotechnologies tout en respectant la dignité de la personne humaine. Alors que la pandémie nous rappelle plus que jamais notre fragilité et que beaucoup se mobilisent légitimement sans compter pour protéger l’environnement et la biodiversité, nous devrions nous pas être beaucoup plus soucieux de l’espèce humaine ?
Le changement sociétal profond que renferme ce texte implique de prendre le temps, de construire un minimum de consensus, loin des postures idéologiques et surtout cela n’est pas compatible avec un pays qui est en état d’urgence sanitaire ou qui est juste en train d’en sortir progressivement. En outre, les projets de loi étant d’initiative gouvernementale, les ministres concernés sont tenus de suivre les débats et de répondre aux interrogations des parlementaires… ce que, précisément, Olivier Véran, ministre de la Santé, a été incapable de faire lors de la deuxième lecture à l’Assemblée nationale puis au Sénat car mobilisé par la gestion de la crise sanitaire.
Ce projet de loi doit être également revu à l’aune de cette crise sanitaire. La nécessité de confiner à trois reprises est notamment venue des difficultés et du manque de moyens de notre système de santé. Ministres, médecins et chercheurs doivent en priorité s’occuper de la santé des Français. La tâche est immense et incompatible avec la satisfaction de désirs individuels qui n’ont aucun rapport avec leur mission de soins et de préventions des maladies.
Si j’insiste autant sur le passage en force c’est que je considère que ce texte de loi n’a pas permis d’aller au fond de certaines graves questions et interrogations que nous avons. Cela est lié au mélange de deux dimensions très différentes dans ce texte : la PMA qui est une question sociétale d’une part et les questions bioéthiques d’autre part. Non seulement, nous n’avons pas pu avoir un débat juridique de fond pour la PMA mais par ailleurs, le gouvernement cherche à diluer les questions bioéthiques dans un débat scientiste où la loi devrait se réduire à rendre possible en matière de recherche ce que rendrait possible les biotechnologies.
Lors des lois précédentes, sans atteindre l’unanimité, les lois de bioéthiques françaises étaient montrées en exemple, notamment à l’étranger, car elles étaient élaborées autour, d’un consensus. Le fait même que la majorité se soit mise, dès le départ, dans une posture de non recherche de consensus, est et sera une tache indélébile car contraire à ce que doit être une loi de bioéthique.
Et vous aller même créer une rupture supplémentaire avec cette loi ne pas douter car ne pas chercher à répondre un minimum aux interrogations de l’opposition et de certains députés de la majorité, c’est empêcher cette loi de bioéthique d’être partagée par tous. Or, une loi de bioéthique devrait contribuer à faire Nation, pas à accentuer les clivages, pas à créer des tensions. Elle devrait être source d’apaisement car elle devrait rassurer par les garde-fous qu’elle établit ou maintient. Pour le moment, c’est exactement le contraire qui se passe. Cette loi inquiète, elle nous conduit à un moins-disant éthique. Là où il y avait autorisation, on met une simple déclaration, là où l’on avait interdit, on rend possible sans savoir ce qui va se passer. Les lois de bioéthiques devraient pourtant être des lois d’équilibre. Elles devraient trouver l’équilibre juste et légitime qui permet aux chercheurs d’effectuer des travaux de recherche tout en permettant à la société de garder le contrôle de ce qui se fait dans les laboratoires de recherche, cela d’autant plus lorsque l’on mobilise pour cela des financements publics. Ainsi, il serait sage que l’on applique pour les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines au moins les règles que l’on applique pour encadrer les recherches sur l’animal-vivant.
Une loi de bioéthique doit protéger, prévoir des garde-fous éthiques justement. Ce projet de loi pose bien plus de questions qu’il n’apporte de réponse. Si le questionnement en la matière est légitime, il ne faut pas qu’il se transforme en flou et en laisser faire. Bien au contraire. Mais comble de tout cela, en matière sociétale, alors qu’elle prétend supprimer des discriminations, cette loi va hélas en créer de nouvelles.
Pour toutes ces raisons nous invitons l’exécutif à la raison et au respect des Français. Ces débats sociétaux et bioéthiques doivent être remis à plus tard et ne pas se dérouler durant une période d’état d’urgence. Et puisque nous sommes à un an de la présidentielle, laissons la place à un vrai débat démocratique en 2022. Les candidats qui le souhaitent pourront alors, officiellement cette fois-ci, inscrire ou non la PMA « pour toutes » et leur volonté de reconnaître la GPA dans leurs programmes en vue d’un vrai débat citoyen et politique. Cette clarté et cette transparence sont le seul moyen de parvenir à un large consensus sur des questions sensibles qui nous dépassent tous.
C’est arrivé un 9 juin …
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 9 juin 721 : le duc d’Aquitaine Eudes défait les Arabes du gouverneur Al-Samh près de Toulouse.
Le duc met par la suite deux fois encore en déroute l’émir Anbasa ibn Suhaym Al-Kalbi, en 725 et en 726.
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le 9 juin 1348 : le pape Clément VI achète Avignon à la reine Jeanne de Naples, qui est également comtesse de Provence.
Pour 80 000 florins.
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le 9 juin 1537 : publication de la bulle Sublimus Dei, du pape Paul III condamnant l’esclavage.
Par cette bulle, le pape interdit l’esclavage des Indiens d’Amérique “et de tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts“. Paul III dénonce une telle pratique comme directement inspirée par l’Ennemi du genre humain (Satan).
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le 9 juin 1660 : mariage de Louis XIV, Roi de France, et de Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne, à Saint-Jean-de-Luz.
Œuvre diplomatique du Cardinal Mazarin, pour renforcer le Traité des Pyrénées, le mariage de Louis XIV et de l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne est célébré le 9 juin 1660 en l’église Saint Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz, village du Pays Basque situé à la frontière des deux grands royaumes. Voir la chronique de la veille.
Louis XIV épouse Marie-Thérèse
Marie-Thérèse donne six enfants à Louis XIV, dont malheureusement un seul survit, le Grand Dauphin. Le Roi de France Louis XIV et l’infante d’Autriche Marie-Thérèse sont tous deux âgés de 21 ans. Cette union scelle la paix signée dans les Pyrénées, sept mois plus tôt, qui a mit fin à l’interminable guerre opposant la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.
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le 9 juin 1756 : Louis XV déclare officiellement la guerre à l’Angleterre.
C’est le début de la guerre de 7 ans. Elle fait suite aux agressions multipliées des Anglais contre les vaisseaux ou les forts français ; et surtout au renversement des alliances, donc à l’alliance défensive avec l’Autriche, l’autre grande puissance catholique en Europe, conclue le 1er mai 1756. Relire Jean de Viguerie et son Histoire et dictionnaire du temps des lumières, 1715-1789, (Editions R. Laffont p. 181). Voir la chronique du 9 juin.
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le 10 juin 1793 : l’armée Royale Catholique prend Saumur.
Les Républicains regroupent leurs forces sur Saumur et Doué en vue d’une attaque sur Cholet. Apprenant cette nouvelle la Grande Armée Royale Catholique se reforme au son du tocsin et marche le 2 juin sur Saumur. Le 9 juin la bataille de Saumur s’engage. La colonne de Lescure à gauche prend à revers les redoutes Républicaines, et est violemment accrochée par un régiment de cuirassiers qu’elle finit par repousser ; mais Lescure est blessé. Au centre la colonne de Stofflet est refoulée dans les faubourgs de la ville, seul La Rochejaquelein réussit à rallier sa division et à contre-attaquer. A droite Cathelineau affronte le futur maréchal Berthier qui par chance n’est pourvu, ce jour là, que de mauvaises troupes. Les troupes républicaines reculent finalement et la ville se rend, la victoire est totale. L’armé royale s’empare de 15 000 fusils et de 50 à 80 canons, fait 3 à 11 000 prisonniers bleus qui sont relâchés sous serment et conduits sur Tours.
Les Vendéens bénéficient maintenant d’un point de passage sur la Loire. Deux solutions s’offrent à eux, marcher sur Tours, puis sur Paris comme le souhaitent La Rochejaquelein ou Stofflet pour menacer directement le pouvoir Conventionnel ou bien se joindre aux chouans de Bretagne comme le préconise Bonchamps. C’est malheureusement la décision de marcher sur Nantes qui est prise. Angers tombera sans poser trop de difficultés, mais Nantes résistera fermement aux Vendéens.
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le 9 juin 1800 : victoire française à la Bataille de Montebello.
Cette victoire française s’inscrit dans le cadre de la Seconde Campagne d’Italie menée par Napoléon.
Pendant près de cinq heures, malgré l’infériorité numérique, Lannes tient face aux attaques autrichiennes entre Montebello et Casteggio, avant que la Division Chambarlhac (Riveaud) n’arrive en renfort depuis la Stradella. Ott et O’Reilly doivent se replier.
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le 9 juin 1811 : le roi de Rome, Napoléon II, est baptisé par le cardinal Fesch à Notre-Dame de Paris, devant 7000 invités.
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le 9 juin 1815 : fin du Congrès de Vienne.
Entre octobre 1814 et juin 1815, au congrès de Vienne, les puissances européennes victorieuses redessinent la carte de l’Europe en annulant la plus grande partie des transformations géopolitiques provoquées par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Ce congrès consacre la défaite de la France, dont les frontières sont ramenées à celles de 1792. Une nouvelle Confédération germanique composée de 39 Etats est créée ; l’Angleterre agrandit considérablement son empire colonial.
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le 9 juin 1938 : Maurras est élu à l’Académie française.
« Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n’oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme. » Enquête sur la monarchie (1900)
« Les idées des partis, les idées diviseuses ont, en République, des agents passionnés; mais l’idée unitaire, l’idée de la patrie n’y possède ni serviteur dévoué ni gardien armé. » Mes idées politiques (1937)
« La volonté, la décision, l’entreprise sortent du petit nombre; l’assentiment, l’acceptation, de la majorité. C’est aux minorités qu’appartiennent la vertu, l’audace, la puissance et la conception. » Enquête sur la monarchie
« Quand un régime tombe en pourriture, il devient pourrisseur: sa décomposition perd tout ce qui l’approche. » La Dentelle du rempart
« Une espérance collective ne peut … pas être domptée. Chaque touffe tranchée reverdit plus forte et plus belle. Tout désespoir en politique est une sottise absolue. » L’Avenir de l’intelligence
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le 9 juin 1944 : massacre de Tulle.
La division « Das Reich », plus connue par la suite pour le massacre d’Oradour-sur-Glane, pénètre dans la ville “libérée” la veille par les FTP. 99 habitants sont pendus, et 149 autres déportés à Dachau.
Eric Zemmour a des positions plus radicales et plus claires que celles de Marine Le Pen
Marine le Pen pense qu’une candidature d ‘Eric Zemmour favoriserait Emmanuel Macron…au premier tour. Elle la redoute même. Bien au contraire, certains pensent que cela pourrait favoriser son élection en lui offrant un réservoir de voix pour le deuxième tour (voir notre article ici).
Jean-Yves Le Gallou, qui a déjà exprimé une position proche de la nôtre ici, précise sa pensée dans une interview accordée à Boulevard Voltaire :
” Je crois que si la candidature Zemmour a lieu, elle apporterait un élément important de novation dans un paysage politique très sclérosé depuis cinq, dix, vingt, quarante ans autour du front républicain entre, d’un côté le Front national et tous les autres. Beaucoup redoutent que l’on en remette une couche supplémentaire en 2022. L’éventuelle candidature de Zemmour redistribuerait les cartes. Ce serait une candidature en dehors du Rassemblement national, mais pas hostile au Rassemblement national et qui ne se réinscrirait absolument pas dans la logique que l’on a toujours connue du barrage républicain, où tout le monde s’allie contre le fameux Rassemblement national au deuxième tour (…)
Le Rassemblement national ne se retrouverait plus tout seul. Il peut intéresser des électeurs souverainistes, des électeurs de la droite hors les murs ou des électeurs de LR (…) Or, une partie des électeurs n’a pas envie de rejoindre Macron et les macronistes. Par conséquent, ils sont orphelins. Ils pourraient donc trouver un candidat tout à fait attractif avec Zemmour. Les abstentionnistes ne sont pas satisfaits de l’offre des Républicains et ne sont pas non plus totalement satisfaits de l’offre de Marine Le Pen. Je crois qu’il y a un potentiel.
Zemmour a un pied hors du système et un pied dedans. En même temps, il a des positions plus radicales et plus claires que celles de Marine, qui peut parfois donner l’impression de répéter en plus affadi ce qui se disait il y a dix ou vingt ans (…)
Manifestement, Marine toute seule n’aurait pas de voix en réserve. Peut-être que certains, autour d’elle, craignent pour ses qualifications du premier tour. Ce qui prouve qu’ils n’ont pas confiance. D’autres devraient pouvoir se dire que c’est peut-être la chance de gagner au second tour. C’est tout de même le plus important, si on ne veut pas se contenter de faire de la figuration (…)”
Victoire possible du RN dans les Hauts-de-France : vers une alliance entre Xavier Bertrand et LREM ?
A l’heure où tous les sondages donnent le RN en progression et en tête dans toutes les régions sauf deux (Auvergne-Rhône-Alpes et Ile-de France) et à l’heure où le président des LR, Christian Jacob, vient en renfort des listes d’alliance LR-LREM comme à Saint-Raphaël récemment, le dernier sondage réalisé dans les Haut-de-France donne des sueurs froides à Xavier Bertrand et à LR.
Pour empêcher Sébastien Chenu (RN) de remporter un victoire désormais à portée de bulletin de vote, une alliance formelle ou implicite (même secrète) entre Xavier Bertrand et LREM semble la seule issue probable, compromettant ainsi la trajectoire personnelle de Xavier Bertrand :
Le président sortant Xavier Bertrand poursuit sa course en tête (34 %), talonné par la liste RN de Sébastien Chenu (32 %), mais les deux points qui les séparent correspondent à la marge d’erreur (…) Mais en cas de quadrangulaire, la liste de Sébastien Chenu pourrait faire jeu égal avec celle de Xavier Bertrand au second tour, à 35 % des suffrages chacune. « C’est l’enseignement majeur de ce sondage », écrit Frédéric Dabi, directeur général opinion d’Ifop.
Or, dans le même temps, à 10 %, la liste LREM serait théoriquement qualifiée (10 % est le seuil de qualification). Mais le secrétaire d’État aux retraites et, derrière lui, Emmanuel Macron, peut-il prendre le risque d’une victoire du RN au détriment de son adversaire Xavier Bertrand ? Sans jamais dire explicitement qu’il se retirerait, Laurent Pietraszewski nous a tout de même déclaré dans une interview à paraître : « Nous ferons tout pour que jamais le RN ne soit aux responsabilités dans notre région. Il n’y a pas d’ambiguïté. »
L’heure est venue de répondre aux défis de l’islam et de cesser de criminaliser la liberté scolaire
Tribune d’Anne Coffinier, présidente de l’association Créer son école, dans Le Figaro :
La mairie du Mans a publiquement déclaré vendredi qu’elle était opposée à la création d’écoles hors contrat sur son territoire. C’est-à-dire à toute création d’école libre, par principe. Cette déclaration survient alors que la commission spéciale de l’Assemblée nationale commence à examiner en deuxième lecture le projet de loi confortant le respect des principes républicains, dont les articles 22 à 24 concernent les écoles privées hors contrat.
Comme l’article L. 441-1 du Code de l’éducation donne au maire le pouvoir de s’opposer à l’ouverture d’une école libre seulement pour quatre raisons limitativement définies, une opposition systématique de « principe », autrement dit politique, est donc tout simplement contraire aux lois de la République. Elle est même inconstitutionnelle, depuis la décision de 1977 des Sages du Palais-Royal qui ont consacré expressément la liberté de créer un établissement privé hors contrat.
La déclaration d’hostilité aux écoles hors contrat formulée par la mairie du Mans témoigne en réalité d’un profond malaise des élus de terrain. Cette collectivité locale a cherché le moyen de s’opposer à l’ouverture d’une école privée musulmane de crainte qu’elle soit communautariste, islamiste et séparatiste, mais comme elle a eu peur d’être taxée d’islamophobie, la mairie du Mans a préféré s’opposer à toute création d’école libre en général, quelle qu’elle soit ! Et tant pis si la ville de Stéphane le Foll se pénalise en s’empêchant d’accueillir demain une école Montessori laïque ou une école bilingue franco-chinoise. À ne pas nommer clairement ce que l’on combat, on fait reculer les libertés de tous. Évidemment, il y a moins de danger physique et politique à tacler les créateurs d’école privée qu’à se frotter aux islamistes et à leurs soutiens. Mais personne ne sera dupe de son hypocrite et anachronique « La liberté scolaire, voilà l’ennemi ! » Comme si en 2021 les écoles hors contrat catholiques, Montessori, bilingue, juives, ou protestantes posaient sérieusement des problèmes à la République !
À sa décharge, il n’est pas le seul à se livrer à ce type de camouflage et de déplacement sémantique. Que dire ainsi du gouvernement qui présente en ce moment même au vote des assemblées un projet de loi dont l’affadissement du nom annonce le renoncement qu’il porte ? L’intitulé de la loi n’a pas gardé trace de la volonté initiale de lutter contre l’islamisme clairement affirmée par le président Emmanuel Macron dans le discours de Mureaux, ni même contre le séparatisme. Le gouvernement se propose finalement simplement de « renforcer le respect des principes de la République ». Au lieu de combattre l’islamisme en commençant par le définir, le projet de loi jette le discrédit sur la religion en général et multiplie les atteintes aux libertés proprement… républicaines que sont la liberté de religion, de culte, d’enseignement, d’association etc ! Les saisines se préparent, les portes étroites vont atteindre un nombre record pour cette loi et l’on s’attend à une censure au moins partielle du Conseil constitutionnel.
Parce que les pouvoirs exécutif et législatif n’osent pas désigner clairement et traiter le problème que nous pose l’islam radical, c’est une fois de plus les juges qui décideront à leur place de questions qui appellent pourtant un traitement avant tout politique. La conséquence n’en sera jamais qu’un énième recul de la démocratie, dans une indifférence croissante et particulièrement inquiétante.
On gagnera donc à s’émanciper de cette hypocrisie, en nommant clairement les problèmes, et en rompant résolument avec les logiques de boucs émissaires. Ce n’est évidemment pas avec la liberté d’enseignement que notre époque a un problème, mais bien avec l’instrumentalisation par les islamistes de nos libertés, pour gagner à leurs vues les personnes comme les territoires.
L’heure est venue de répondre aux défis que l’islam politique pose à notre pays, et de cesser de criminaliser toujours et encore la liberté d’enseignement. Nous avons collectivement besoin que de nouvelles écoles se créent pour innover et mieux transmettre, et pour accueillir les enfants dans leur singularité et donner corps à des projets éducatifs novateurs. Même l’école publique et laïque a été incubée en son temps dans une école privée : l’école alsacienne. Paul Bert, le collaborateur le plus direct de Jules Ferry et qui fut lui-même ministre de l’Instruction Publique, proclamait le 9 juin 1891, dans un discours dans cette école privée : «Vous êtes les auxiliaires de l’Université, faisant pour elle des expériences qu’elle ne peut tenter elle-même». Alors ce n’est pas le moment d’être lâches ou amnésiques.
El-Azhar, « phare de l’islam sunnite »
La dernière lettre de Clarifier est consacrée au phare de la pensée musulmane…
Depuis sa fondation au Xème siècle, El-Azhar n’a jamais été dotée d’un statut universel et d’une fonction magistérielle comparables à ceux de la papauté. Cette dernière, représentée par le Vatican à Rome, fonde sa légitimité et son autorité doctrinale sur son origine divine (cf. PFV n° 79 – El-Azhar, Vatican de l’islam ?), mais aussi sur l’indépendance que lui assure le Saint-Siège, entité juridique reconnue comme un État souverain.
Pour sa part, El-Azhar, malgré sa prétention récente à représenter l’islam sunnite et la réputation qui lui en est souvent consentie au sein d’un catholicisme soucieux d’avoir un interlocuteur officiel et crédible du côté musulman, n’a jamais connu une stabilité définitive quant à son identité et son rôle, aussi bien en Égypte que dans l’ensemble de l’Oumma (la Communauté mondiale des musulmans). En fait, son statut, sa fonction et ses orientations ont toujours été tributaires des rapports de forces politico-religieux, aussi bien internes qu’externes au pays qui l’abrite. C’est pourquoi l’attribut « phare de l’islam sunnite » que certains accolent à El-Azhar mérite une clarification.
EL-AZHAR AU FIL DE L’HISTOIRE
Pour comprendre l’importance que l’Égypte et une partie du monde musulman accordent aujourd’hui à El-Azhar, quelques repères historiques sont nécessaires.
Du Xème au XIXème siècle
Au Xème siècle, la dynastie chiite des Fatimides, alors titulaire d’un des califats, fonda la ville du Caire en Égypte (cf. PFV n° 79). Tout près du palais califal, une grande mosquée fut édifiée en 972 ; elle reçut le nom d’El-Azhar (« La brillante »), qui semble avoir été choisi en hommage à Fatima el-Zahra, fille de Mahomet et épouse d’Ali, cousin germain du « prophète de l’islam » et quatrième calife (il gouverna l’Oumma de 656 à 661) dont les chiites affirment être les héritiers. Le sermon du vendredi y était lu au nom du calife régnant.
Un collège, spécialisé dans l’étude de la doctrine religieuse chiite, lui fut rapidement accolé. En 1171, le sunnite Saladin, vainqueur des Croisés et conquérant de l’Égypte, ferma la mosquée et fit incendier sa bibliothèque. El-Azhar fut rouverte et embellie sous la dynastie des Mamelouks, eux aussi sunnites (1250-1382). Des cheikhs (notables religieux), nommés par le pouvoir, furent chargés d’y enseigner la doctrine sunnite. « Le règne des Mamelouks constitue une période faste pour la culture égyptienne et El-Azhar se trouvait au cœur de cette dynamique » (Oriane Huchon, Les clés du Moyen-Orient, 21 avril 2017).
La prise de pouvoir par les Ottomans, à partir du XVIème siècle, permit à El-Azhar d’accroître son rayonnement. « A cette époque, El-Azhar était considérée comme le plus important centre d’enseignement religieux du monde arabe. Ses champs disciplinaires se concentraient sur la grammaire, la rhétorique, l’éloquence, la littérature et les affaires juridiques ». Son recteur était aussi consulté par le régime turc pour les affaires politiques concernant les provinces arabes de l’Empire (O. Huchon, id.).
Lors de la campagne d’Égypte (1798-1801), Napoléon Bonaparte, découvrant l’influence des cheikhs d’El-Azhar, y institua un Conseil (Diwan) composé de sept membres choisis parmi eux. Le séjour de l’armée et de savants français au pays du Nil inspira à Méhémet-Ali, sujet ottoman natif de Macédoine, vice-roi d’Egypte de 1805 à 1849, une politique d’ouverture d’où surgira la Nahda (Renaissance culturelle arabe) dont profitèrent des étudiants d’El-Azhar envoyés poursuivre leurs recherches en Europe.
A partir du XXème siècle
L’accession de l’Égypte à l’indépendance et la levée du protectorat britannique (1922) ont constitué un tournant dans l’histoire d’El-Azhar.
Sous le règne du roi Farouk (1937-1952) et le régime républicain de Gamal Abdel Nasser (1952-1970), l’institution a connu un développement important grâce à l’introduction d’enseignements profanes (médecine, agronomie, mathématiques, sciences naturelles, ingénierie, langues étrangères, etc.) et même d’une école de droit chiite. Elle ne conserva cependant pas le monopole de l’enseignement supérieur en Égypte puisque d’autres établissements publics, sans identité confessionnelle, furent créés à cette époque.
L’œuvre de Mustafâ El-Marâghi (1881-1945)
Deux fois recteur d’El-Azhar (1928-1929 et 1935-1945), Marâghi conçut un projet visant à son internationalisation. Il organisa pour cela l’envoi d’enseignants hors d’Égypte et l’octroi de bourses d’études à des étrangers accueillis au Caire.
Ce plan et la série d’actions dans lesquelles s’engagea ce dignitaire avaient surtout pour but de conférer à l’Égypte la prééminence au sein de l’Oumma (cf. à ce sujet Francine Costet-Tardieu, Un réformiste à l’université El-Azhar, éd. Karthala, 2005).
En accord avec Farouk dont il était proche (il avait été son précepteur), Marâghi militait pour la restauration du Califat (abrogé en 1924 par Atatürk, cf. PFV n° 79) au profit de la monarchie égyptienne. « L’Égypte deviendrait ainsi le phare et le guide des nations musulmanes, rôle éminent qu’El-Marâghi rêvera toujours de lui voir jouer » (op. cit., p. 121). Il convenait aussi de renforcer l’emprise de l’islam partout où cela était possible. « Le Coran répond à tous les besoins de l’individu et de la société. Il a tout prévu et je me faisfort de le démontrer », assurait-il (p. 134).
Finalement, tenant compte du nouveau contexte international, notamment l’émergence des Etats-nations, Marâghi semble avoir pris acte de l’utopie que présentait un retour à l’institution califale et renonça à agir dans ce sens (p. 144). Nasser entreprit alors de doter El-Azhar d’un statut juridique spécifique, sans pour autant lui consentir une indépendance totale par rapport à l’État.
EL-AZHAR AU XXIème SIÈCLE
Une loi votée le 5 juillet 1961 a octroyé à El-Azhar le statut officiel d’Université tout en la plaçant sous la tutelle directe du pouvoir politique. Cette loi réservait au chef de l’État la prérogative concernant la nomination du recteur. Une réforme adoptée en 2013 a apporté une modification importante à cette règle (cf. infra).
Une organisation structurée
Sous son titre de « grand imam », le recteur détient l’autorité de ce qui est devenu un complexe dépassant le strict cadre universitaire puisqu’y sont incorporées la mosquée et des institutions propres :
Un Conseil suprême responsable de la planification et de l’élaboration des politiques publiques et éducatives.
Un Comité supérieur pour la prédication islamique, qui organise les missions de sensibilisation religieuse.
Une Académie de la recherche islamique, habilitée à produire des fatwas et des avis, sollicités ou non par le gouvernement. Elle peut recommander la censure de toute œuvre concernant l’islam (livres, films, œuvres d’art).
Un Rectorat, chargé de la gestion de 7 500 instituts d’enseignement religieux primaire et secondaire suivi par des garçons et des filles dans des écoles séparées ; également responsable de la nomination d’oulémas destinés à enseigner la religion à l’étranger. (Cf. El-Ahram hebdo, 17-23 avril 2013).
L’Université
L’ensemble universitaire comporte aujourd’hui 16 000 enseignants pour 70 facultés (43 masculines, 26 féminines). Réparties sur l’ensemble du territoire égyptien, elles accueillent 500 000 étudiants dont beaucoup d’étrangers, venus de 106 pays (Cf. La Croix, 28-29 avril 2012).
Compte tenu de la nature de l’Université, tous les étudiants doivent y recevoir un enseignement religieux islamique en plus de leurs qualifications professionnelles et académiques. C’est la raison pour laquelle, même si aucune prescription juridique ne s’y oppose, il est de facto impossible à des chrétiens de s’inscrire dans les facultés azhariennes et d’y obtenir des diplômes, y compris pour des matières profanes. En mars 2017, l’annonce par le député Mohammed Abou Hamed de son intention de présenter une proposition de loi autorisant les chrétiens à fréquenter l’Université a suscité un débat au sein des instances dirigeantes de l’institution. Les responsables en ont conclu que les études et les cours dans cette Université « ne sont pas adaptés aux chrétiens parce qu’ils présupposent comme condition d’admission une connaissance approfondie ainsi qu’une mémorisation d’amples sections du Coran » (Agence Fides, 10 mars 2017).
Le grand imam
En 2010, le président Hosni Moubarak a désigné comme 44ème grand imam un francophone, titulaire d’un doctorat en philosophie islamique obtenu à la Sorbonne, Ahmed El-Tayyeb, né en 1946. C’est avec lui que le pape François a signé à Abou Dhabi la Déclaration sur la fraternité humaine (février 2019), document sur lequel nous reviendrons dans une prochaine PFV qui sera consacrée aux relations entre le Saint-Siège et El-Azhar.
Dans la mouvance des « printemps arabes », démarrés en Tunisie en décembre 2010, et auxquels l’Égypte s’est jointe rapidement dès la fin du mois de janvier 2011, une importante réforme a été adoptée à la demande d’El-Azhar : elle prévoit l’élection du recteur par le Conseil des grands oulémas, organisme qui est rétabli après avoir été supprimé par la loi de 1961. Le grand imam est désormais inamovible et son poste ne peut être considéré comme vacant qu’à la suite de sa démission volontaire ou de son décès. Ce mode de désignation s’appliquera donc au successeur d’Ahmed El-Tayyeb.
Les deux prochaines PFV traiteront des implications politiques et idéologiques qui ont toujours accompagné l’histoire d’El-Azhar, ce qui permettra de saisir ses orientations relatives à l’islam, dans ses dimensions religieuses et temporelles. Nous nous attarderons notamment sur les promesses de réformes du début du XXème siècle puis sur l’attitude d’El-Azhar durant la révolution de 2011, en particulier face à l’islamisme, et enfin sur l’impact suscité par l’arrivée au pouvoir du maréchal Abdelfattah El-Sissi en 2013.
Annie LAURENT
Pour que vive le Beaujolais
Dans cet opus de juin, une fois encore, soyons fiers du terroir beaujolais, forts de sa culture !
Fiers et forts comme ces bénévoles qui retracent l’histoire du beaujolais cet été au château de Nervers, Odenas !
Fiers et forts comme cette équipe qui pose ces actes concrets pour préserver et entretenir le “vaisseau de Fleurie”, cette église dans son magnifique écrin viticole !
Fiers et forts comme à pu le redevenir Humbert III dans son gouvernement après avoir fait repentance…
Fiers et forts comme Jean Boggio, orfèvre du hameau St Joseph qui se bat pour que la beauté ait toujours sa place en Beaujolais, une beauté si loin d’un chaos subventionné…
Fiers et forts comme toutes ces personnes qui lancent des initiatives culturelles cette été ! N’oublions jamais, le Beaujolais reste et doit rester “Fort ! Fort !”
La messe traditionnelle est aussi la plus anti-Covid
Le Journal of Religion and Health a publié un article de l’Université de Bergen, qui évaluait que les éléments de la Forme Extraordinaire
« réduisent le risque de transmission (du virus) : participation verbale réduite de l’assemblée, chants d’une chorale choisie, pas de concélébration, orientation Ad orientem, pas de ministres extraordinaires et de Sainte Communion à genoux et sur la langue ».
Le 24 mai, le Journal of Religion and Health a publié un article intéressant par Sergey Budaev, chercheur au Département de biologie de l’Université de Bergen, Norvège, avec le titre éloquent Sécurité et révérence : Comment la liturgie catholique romaine peut répondre à la pandémie de COVID-19. L’auteur a évalué
« les principaux risques de transmission du virus SARS-CoV-2 et a énuméré quelques mesures pour accroître la sécurité de la liturgie catholique romaine sans compromettre sa beauté intrinsèque et sa vénération spirituelle. Cet objectif peut être atteint par l’assimilation de divers éléments traditionnels dans la liturgie moderne ».
La littérature scientifique disponible permet de croire que la transmission du SRAS-CoV-2 se produit principalement via des gouttelettes lors de rencontres en face à face ou via des aérosols ; au contraire, la transmission via « de la nourriture ou des fournitures sur des surfaces inanimées n’est pas un facteur de risque important dans les situations communautaires ». Pour atténuer la transmission du virus lors de la célébration de la liturgie, Budaev suggère quelques précautions, déjà abondamment observées dans les églises, comme le maintien de la distance, la signalisation des sièges, jusqu’à l’itinéraire indiqué par des flèches (qui, de l’avis de qui écrit, très peu se réconcilie avec le respect de la bienséance et du caractère sacré du lieu, finissant par transformer l’église en hôpital…). Quant aux masques, leur usage est important lorsque les gens s’interfacent, par exemple entrer et sortir de l’église ; tandis que, d’autre part, il n’y a pas de risques significatifs
« si les masques sont retirés du visage alors que tous les participants à la messe se tiennent en silence à leur place, prudemment à distance. Par conséquent, la célébration de la messe peut avoir lieu sans le visage couvert, tant que les autres mesures d’atténuation des risques sont respectées ».
Selon Budaev, les concélébrations devraient être réduites au minimum, ainsi que le nombre de ministres et l’utilisation de ministres extraordinaires dans la distribution de la communion. De plus, dans les petites églises et chapelles,
« une mesure de protection consiste à effectuer le service liturgique devant l’autel : Ad orientem. Cette mesure non seulement renforce notre focalisation sur le Seigneur et a un symbolisme profond, mais pourrait réduire l’exposition du célébrant aux aérosols et aux gouttelettes produits par l’assemblée, qui la plupart du temps reste derrière le célébrant ».
Quelles sont les conclusions de l’auteur par rapport au problème séculaire de la distribution de la Sainte Communion ? Budaev reconnaît que la décision d’interdire ou de limiter la manière universelle de recevoir l’Eucharistie
« manque généralement de transparence, de discussion et d’accord avec l’ensemble de la communauté et est motivée par une hygiène générique, sans preuves scientifiques ».
Ce n’est pas la première fois que la distribution de Communion est accusée de favoriser les infections. L’auteur rapporte quelques études qui ont porté notamment sur l’utilisation du même verre, études qui ont permis de conclure qu’il n’y a pas de risque accru de transmission d’infections. Par conséquent, si boire dans le même verre n’entraînait aucune augmentation du risque, encore moins la distribution de la particule sur la langue.
« Les Espèces Sacrées utilisées dans le Rite Latin sont pratiquement sèches et par conséquent un contact minimum en dehors des particules est probable, réduisant le risque d’infection. En recevant le Pain Sacré, le communiant tend normalement la langue vers l’avant, ce qui nécessite de retenir son souffle pendant un moment. Cela réduit les émissions respiratoires possibles. Il est donc peu probable qu’il supporte un risque élevé de transmission de l’infection de la manière traditionnelle de recevoir la communion sur la langue ».
Par conséquent, la communion sur la langue n’est pas un facteur de risque. Mais il y a plus. Si la communion est reçue à genoux, la distance entre le prêtre et les fidèles augmente, mais surtout
« le visage du communiant est au niveau de la poitrine du ministre eucharistique. A condition que le communiant reste silencieux, utilise la respiration nasale et que la durée de l’interaction soit courte (quelques secondes), cette pratique ne comporte pas de risque élevé pour le Ministre de l’Eucharistie […]. De plus, la réponse verbale réduite du communiquant dirige les gouttelettes et l’aérosol vers la poitrine du ministre, ce qui représente un risque beaucoup plus faible que de les recevoir directement en face. Au contraire, la position typique du communiant pour la communion sur la main est de se tenir debout, ce qui constitue une interaction directe, proche et face à face. Toute communication verbale entre le ministre eucharistique et le communiant dirigerait les gouttelettes et l’aérosol directement vers le visage du ministre et des hôtes. L’inhalation de cet aérosol pourrait être risquée.
La position agenouillée facilite également le prêtre dans l’ acte de placer l’hostie sur la langue du fidèle, lui permettant « une meilleure vue et une position plus facile des mains », lui permettant ainsi de reposer en toute sécurité l’hostie « sur la langue, en évitant le contact avec muqueuses et salive ».
En résumé, conclut Budaev, il existe de nombreux éléments de la forme extraordinaire
« qui réduisent le risque de transmission d’infections par voie aérienne : une participation verbale plus réduite de l’assemblée, le chant par la partie exclusive d’un chœur choisi, pas de concélébration, Ad positionnement orienté, pas de ministres extraordinaires et réception de la Sainte Communion à genoux et sur la langue, sans réponse verbale ».
Selon l’auteur, toutes ces spécificités du rite antique sont sans doute le résultat d’un profond respect pour le Mystère de l’Eucharistie et d’un sens profond du symbole ; mais ils sont aussi le résultat d’un rituel qui a traversé des siècles de peste et de maladie.
Pour être conséquent, le Summorum Pontificum devrait être réformé, mais pour étendre davantage l’ancien Rite. Au moins pour des raisons de santé !
C8 va diffuser le téléfilm en 2 épisodes sur Jean-Paul II
Jean-Paul II – premier Pape depuis 1522 à ne pas être italien – est né en Pologne sous le nom de Karol Wojtyla. Après avoir étudié la philosophie, la littérature et le théâtre, il enseigne l’éthique et la théologie. Ordonné prêtre en 1946, ses grandes qualités lui valent d’être rapidement nommé Archevêque puis Cardinal… Ce film est également une exploration de sa vie dans les coulisses : comment il a touché des millions de personnes et a changé le visage de l’Eglise et du monde, mais également comment il a défendu la dignité de l’humanité.
Toute la vie du pape Jean-Paul II est retracée, de sa prise de conscience lors de l’invasion de la Pologne à son dernier jour en passant par son long pontificat, où il a accompli 104 voyages apostoliques hors d’Italie, et ses années comme Evêque de Rome, il a visité 317 des 333 paroisses de son diocèse. Le film explore la vie de l’homme et ses mystères : pourquoi s’est-il engagé en religion ? Comment a-t-il pu toucher le cœur de millions d’hommes ? Comment a-t-il transformé la face de l’Eglise ? Quel fut son combat contre le nazisme puis le communisme ? Pourquoi a-t-il été si important pour le Monde ?
Quand Xavier Bertrand demandait à Emmanuel Macron… d’être à “portée de baffe”
Xavier Bertrand, le 3 juin 2021
vs
Emmanuel Macron, le 8 juin 2021/mode complotiste : ON
Coïncidence ? Je ne crois pas.#Macron #Tain pic.twitter.com/ZBGnw5RQnc— Caisses de grève (@caissesdegreve) June 8, 2021
“Liberté” religieuse en islam
Lekbir Kotbi, recteur marocain de la Grande mosquée de Reims (UOIF/MF) nous explique la liberté religieuse en islam. Pour lui, en terre d’islam, on peut croire en autre chose que l’islam mais devenir un “vecteur de diffusion de sa mécréance” est interdit. Autrement dit, le fait d’être prosélyte , évangéliser dans les rues par exemple, pourrait “perturber la société musulmane”. On comprend mieux pourquoi le Maroc et l’Algérie arrêtent chaque année des chrétiens accusés de diffuser des Bibles ou des CDs. (article 220 du code pénal au Maroc, lois de 2006 en Algérie).
Source : compte Facebook de la grande mosquée, conférence du 10 mai 2021
Quelle est la différence entre un bon président et un mauvais président ?
Un mauvais président, c’est un président qui voit un virus, et qui dit « peut-être ce virus s’est échappé d’un laboratoire ». Voilà, tout de suite, ça c’est le mauvais président !
Un bon président, c’est un président qui voit un virus. Bon, il le voit, il réfléchit et il dit « peut-être ce virus s’est échappé d’un laboratoire ». mais bon, c’est un bon président, quoi… !
Cette distinction existe aussi sur l’immigration :
Un mauvais président, c’est un président qui, face à l’immigration, dit «Si vous venez à notre frontière, vous serez renvoyés, ne venez pas». C’est un président xénophobe.
Un bon président, c’est un président qui, face à l’immigration, réfléchit et dit «Si vous venez à notre frontière, vous serez renvoyés, ne venez pas». C’est un président humaniste.
PMA sans père : « Députés godillots pour un retour à la case zéro ! »
En votant sans surprise l’article 1er du projet de loi bioéthique, les 84 députés de la majorité et leurs alliés de circonstance présents ont simplement validé le retour à la case départ pour la troisième fois. A ce stade de l’examen, le texte n’a pas bougé d’un iota par rapport à celui issu de la commission spéciale, lequel était conforme au projet initial du gouvernement présenté il y a près de deux ans et après 7 examens ! Mobilisés depuis hier aux abords de l’Assemblée nationale, les militants de La Manif Pour Tous dénoncent ce simulacre de démocratie où la majorité ne daigne pas modifier d’une virgule son projet, méprisant du même coup les parlementaires.
Mais tout est encore possible ; rien n’est joué !
Albéric Dumont, Vice-Président de La Manif Pour Tous, souligne :
« Faire volontairement des orphelins ne sera jamais une loi d’amour. Priver un enfant de son père ne sera jamais une loi d’égalité. Des parlementaires qui s’acharnent à supprimer du texte la mention « il n’existe pas de droit à l’enfant » ne seront jamais des acteurs de la fraternité. Les masques doivent tomber. Mais ce projet de loi n’est encore ni voté, ni proclamé : tout est encore possible ».
Loin du consensus qu’il appelait de ses vœux et auquel il s’était engagé en 2017, sans même se prononcer sur son contenu, Emmanuel Macron fait le choix du clivage. Tous les observateurs, politiques et éditorialistes, constatent à l’unisson depuis quelques jours ce dissensus et cette division grandissante au sein du parlement et de la société. Plus qu’une erreur, c’est une faute politique qui rompt encore davantage la confiance et la concorde entre l’Exécutif et les Français.
A grand renfort de sondages pourtant contradictoires, les militants radicalisés, qui sont d’éternels insatisfaits, cherchent à tordre le cou à la réalité pour imposer par la force et l’intimidation la PMA sans père puis la GPA et bien d’autres dérives encore inavouées. N’en déplaise à Emmanuel Macron, les Français s’opposent à ce que des enfants soient délibérément privés de leur père. Comme elle ne le cesse de le répéter depuis le retour à marche forcée du texte polémique, La Manif Pour Tous affirme une nouvelle fois que « l’égalité des droits commencent dès la naissance ».
Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, dénonce :
« Au-delà de la PMA sans père, de la reconnaissance de la GPA réalisée à l’étranger, de la révolution de la filiation qui consacre le désir des parents avant l’intérêt de l’enfant, le projet de loi « ni bio ni éthique » prévoir d’autoriser les chimères animal-homme ! Comment rejeter le principe de précaution dès lors qu’il devrait s’appliquer à l’homme ? C’est inacceptable. C’est une folie ».
L’autoconservation des ovocytes sans motif médical et les embryons transgéniques figurent aussi au menu du texte que le gouvernement refuse de modifier, restant buté sur ses positions idéologiques et déconnectées de la réalité et des attentes des Français.
Nouvelle manifestation contre le projet de loi contre l’enfant et l’embryon
Pour le moment, l’Assemblée Nationale a rejeté en 3e lecture la PMA pour les personnes transsexuelles, la PMA post-mortem et la méthode ROPA, antichambre de la GPA. Ce sera sans doute pour la prochaine loi de bioéthique…
Sur Atlantico, des personnalités appellent le président à entendre la voix de la sagesse, alors que l’adoption du projet de loi serait programmé au 29 juin :
Nous faisons partie de cette catégorie de la société à laquelle l’adage populaire associe la sagesse à nos années : celle des Anciens.
Nos vies nous ont amenés à être les témoins de temps, d’évènements, de moments où la France était confrontée à l’adversité, gravement désunie, et même où son existence était en danger. Les responsabilités qui étaient les nôtres, les engagements que nous avons pris, ont pu faire de nous des acteurs, des décideurs dans ces heures délicates, cruciales ou tragiques.
Aujourd’hui, à travers cette pandémie qui dure, ses effets sociaux désastreux pour grand nombre de nos concitoyens, ses conséquences économiques tragiques pour le présent et plus encore pour l’avenir, c’est toute la Nation qui est confrontée à une crise, à des défis, à des dangers.
Nous savons d’expérience combien en de telles circonstances, il est primordial de privilégier tout ce qui contribue à l’unité de la Nation et de se concentrer sur ce qui nous permettra un de ces vigoureux rebonds dont notre Histoire est riche.
En ces moments si particuliers, il faut se recentrer sur l’essentiel, et la poursuite du processus législatif concernant des aspects fondamentalement délicats de bioéthique trouble profondément une partie importante de nos concitoyens et de nos élus. C’est ce que viennent de montrer les votes contradictoires de nos deux assemblées parlementaires représentatives. Leurs débats et leurs votes attestent qu’il n’y a pas de consensus sur ces questions de société, mais risque de fracture, de division et d’affaiblissement de la cohésion nationale.
Devant ce constat préoccupant, nous vous demandons instamment, Monsieur le Président de la République, qui êtes le garant de l’unité de la Nation, d’inviter le gouvernement à ne pas poursuivre coûte que coûte ce projet.
Signataires :
- Geneviève de Galard (Grand-croix de la Légion d’honneur, l’ange de Dien Bien Phu)
- Bruno Durieux (ancien ministre)
- Jacques Godfrain (ancien ministre)
- Françoise Hostalier (ancienne secrétaire d’Etat)
- Charles Millon (ancien ministre)
- Jean-Pierre Leleux (ancien sénateur)
- Jean-Pierre Bady (Conseiller maître honoraire à la Cour des comptes)
- Philippe de Beauregard (conseiller d’Etat honoraire)
- Alain Briffod (Inspecteur général des finances honoraire)
- Antoine Brunet (Président de chambre honoraire à la Cour des comptes)
- Jean-François Chaintreau (chef de service honoraire, ministère de la Culture)
- Bruno Dary
- Jacques Lanxade (diplomate et ancien ambassadeur)
- Jacques le Blanc (ancien ambassadeur)
- Guy de Panafieu (ancien Inspecteur des finances)
Devant l’Assemblée une nouvelle manifestation a commencé :
🧨 Coup d’envoi d’une nouvelle mobilisation devant l’@AssembleeNat
Nous sommes là encore et toujours, car nous ne lâcherons rien pour défendre la filiation, fondement de la famille, l’enfant, la maternité et la paternité ! pic.twitter.com/gVVottnWkk
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 8, 2021
Mmes, Mrs les députés, hier, vous avez commencé à débattre, pour la 3e fois, du #PJLbioéthique. En comptant les passages en Commission spéciale bioéthique, de l’@AssembleeNat, du @Senat, les passages en séance publique, c’est le 🔟ème examen du texte par les parlementaires ! pic.twitter.com/mdYv6BC4ic
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 8, 2021


Direct > Nous sommes nombreux en ce moment devant l’@AssembleeNat pour interpeler et réveiller les consciences des députés qui travaillent sur le #PJLbioéthique. Rejoignez-nous place Edouard Herriot ! pic.twitter.com/PWqJzl6qCf
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 8, 2021
Il n’y a aucun consensus. Conservez la version raisonnable votée par le @Senat, ou suspendez ce #PJLbioéthique, jusqu’à ce que les conditions de la démocratie soient pleinement restaurées et qu’un véritable débat puisse s’établir. #PMAsansPère #GPA pic.twitter.com/2cJFThUaZD
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 8, 2021
L’article 1 vient d’être voté :

3 députés LREM ont voté contre, 3 députés LR ont voté pour (Marine Brenier, Julien Dive, Maxime Minot). Éric Ciotti s’est abstenu. Côté non inscrits, on note les votes contre de Marie-France Lorho, Emmanuelle Ménard et Catherine Pujol.
Les militants sont encore nombreux ce soir devant l’@AssembleeNat pour dénoncer les dérives du #PJLBioethique !
🛑 La #GPA c’est NON ! La #PMAsansPère c’est NON ! pic.twitter.com/6RDqBOXyLL— Albéric Dumont (@albdmt) June 8, 2021
Non aux chimères homme/animal, non à la #GPA, non à tout ce que #PJLBioethique induit comme changement de #civilisation ! pic.twitter.com/Y1yHZpUMuD
— Christian Taillebois (@ChTailllebois) June 8, 2021
Le #PJLBioéthique est un texte de fracture, qui ne recueille AUCUN consensus. C’est un texte qui ouvre une boite de Pandore sur des sujets fondamentaux pour la structure de la famille et de la filiation. pic.twitter.com/9Y7UoAyQ7E
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 8, 2021
Olivia Sarton pour @JuristePLE : "Le rapporteur Touraine a prétendu que les enfants privés de père étaient enviables ! Monsieur Touraine, avez-vous déjà rencontré des enfants privés de père ?" SIDERANT ! #PMAsansPère pic.twitter.com/tmZ1GCJhu8
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 8, 2021
C’est arrivé un 8 juin…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 8 juin : saints du jour français ou en France.
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St Maximin, évêque d’Aix en Provence (Ier s.)
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Maximin était l’intendant de la famille de Béthanie et l’un des soixante-douze disciples du Seigneur. Il accompagna Lazare, Marthe et Marie lors de leur traversée. Il commença à évangéliser Aix-en-Provence aidé de Marie Madeleine. Il reçut la visite de saint Alexandre de Brescia dont il renforça la foi. Puis Marie Madeleine le laissa à son apostolat pour se retirer dans la solitude de la Sainte Baume. Le jour où elle sentit qu’elle allait mourir, elle descendit dans la plaine, retrouva Maximin qui venait à sa rencontre, qui lui donna la communion et l’ensevelit. Il demanda à avoir sa sépulture près de la sienne, ce qui fut fait.
Les fidèles lui offriront au IIIe ou IVe siècle un sarcophage, dit sarcophage de sainte Marcelle. Saint Sidoine lui succéda comme évêque d’Aix.
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St Godard, évêque de Rouen († après 511)
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St Médard de Noyon, évêque de Noyon (v. 457 – v. 545)
Médard, l’un des plus célèbres pontifes de l’Église de France au VIe siècle, naît vers l’an 457, à Salency, en Picardie, de parents profondément chrétiens. Dieu les bénit en leur donnant pour fils deux futurs saints évêques, Médard et Gildard.
La jeunesse de Médard fut remarquable par sa grande compassion pour les pauvres et les malheureux ; il s’assujettissait à des jeûnes rigoureux, afin de leur distribuer sa nourriture. Un jour, il rencontra un mendiant aveugle qui était presque nu ; il se dépouilla de son habit pour l’en revêtir ; et comme on lui demandait ce qu’il en avait fait, il dut répondre qu’il l’avait donné à un pauvre aveugle dont la misère l’avait touché.
Un autre jour, son père, revenant de la campagne avec un grand nombre de chevaux, le chargea de les conduire dans un pré et de les y garder en attendant l’arrivée de ses domestiques. Tout à coup Médard aperçut un villageois chargé de harnais qu’il portait à grand-peine : « Eh ! mon ami, lui dit l’enfant, pourquoi vous chargez-vous d’un si pesant fardeau ? – “C’est, répondit le paysan, que mon cheval vient de périr par accident ; j’emporte ses harnais, mais sans espoir de pouvoir acquérir un autre cheval.” » L’enfant, ému de compassion, prit un des chevaux confiés à sa garde et le força de l’emmener. Le Ciel témoigna par un prodige combien cet acte de charité lui était agréable ; car, après que Médard eu rendu compte à son père de son action, on trouva le nombre des chevaux complet.
De plus, tous les gens de la maison virent un aigle couvrir Médard de ses ailes pendant une grosse pluie qui était tout à coup survenue. La vie de l’étudiant et du prêtre répondit à de si admirables commencements ; toutes les œuvres de zèle auxquelles peut se livrer un ministre des âmes lui étaient connues et familières.
En 530, il fut élu évêque et sacré par saint Rémi. La dignité épiscopale ne lui fit rien retrancher de ses pénitences. On vit ce saint vieillard, à l’âge de soixante-douze ans, parcourir les villages, les bourgs et les hameaux, prêchant, consolant son peuple, administrant les sacrements avec un zèle infatigable. Il étendit le règne de la foi en quelques parties de son diocèse demeurées païennes ; et, par ses travaux comme par ses miracles, il eut la douce joie de sauver un grand nombre d’âmes. C’est de sa main que la reine Radegonde reçut le voile de religieuse.
Enfin Médard, âgé de quatre-vingt-sept ans, plus chargé encore de vertus et de mérites que d’années, rend son âme au Créateur, vers l’an 545.
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St Cloud, évêque de Metz († v. 660)
À Metz, vers 660, saint Cloud, évêque, fils de saint Arnoul et conseiller du roi.
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St Jacques Berthieu, prêtre s.j. et martyr (1838-1896)
Jacques Berthieu naît le 27 novembre 1838 à Montlogis (Cantal, France). Il entre, à l’âge de 15 ans, au petit séminaire de Pléaux et rejoint, en octobre 1859, le grand séminaire de Saint-Flour où il est ordonné prêtre le 21 mai 1863.
Les neuf années durant lesquelles il a été vicaire à la paroisse de Roannes-Saint-Mary ont mûri en lui la vocation religieuse et missionnaire : il entre, en 1873, dans la Compagnie de Jésus.
Le 26 septembre 1875, il s’embarque à Marseille pour la mission à Madagascar. Dans les divers lieux qu’il a parcourus jusqu’à son arrivée en 1891 à Andrainarivo, il se mit au service de ceux qui souffrent, les réconfortant, leur enseignant le catéchisme et célébrant les sacrements. Son amour sacerdotal était tel que ceux qui l’approchaient en étaient profondément touchés : son détachement à l’égard de tout et la pauvreté dans laquelle il vivait ; son zèle et sa promptitude à accourir auprès des mourants et des besogneux ; surtout, l’ardente foi avec laquelle il parlait de la vie éternelle, suscitait l’admiration.
Il est resté avec ses malgaches, même lorsque les circonstances devenaient de plus en plus menaçantes. En juin 1896, le village fut envahi par les rebelles, qui capturèrent le Père Berthieu. Près d’Ambiatibe, leur chef fit avancer six hommes armés de fusil. Voyant cela, le père se mit à genoux et fit le signe de la croix. L’un des chefs lui dit : “renonce à ta stupide religion ; ne trompe plus les gens ; nous te prendrons pour faire de toi un chef et un conseiller parmi nous”. « Je ne peux absolument pas consentir à cela, mon fils ; je préfère mourir. »
Deux hommes tirèrent, mais manquèrent leur cible. Un autre coup de fusil atteignit le père dans le dos, mais sans le tuer. Alors le capitaine s’approcha et lui tira un coup à la nuque qui le tua : c’était le 8 juin 1896.
Jacques Berthieu fut élevé à l’honneur des autels le 17 octobre 1965, par le Bx Paul VI, pendant le Concile Vatican II, et canonisé le 21 octobre 2012, par le pape Benoît XVI , à l’occasion de la journée mondiale des missions.
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le 8 juin, en France : journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » en Indochine.
Cette journée a été instituée par le décret du 26 mai 2005. Ce 8 juin est la date officielle de commémoration des victimes de la bataille de Diên Biên Phu.
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le 1er ou le 8 juin 536: Silvère devient pape.
Silvère est le fils légitime du pape Hormisdas, né avant que son père ne fût entré dans les ordres. Il est élu le 1er ou le 8 juin 536.
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le 8 juin 979 : sacre du Roi Louis V « Le Fainéant ».
Son père Lothaire le fait sacrer à Compiègne de son vivant.
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le 6 juin 848 : le Roi Charles II le Chauve est sacré à Orléans
Voir les chroniques du 13 juin, du 6 octobre 877, du 25 décembre 875.
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le 8 juin 1442 : le Roi Charles VII fait son entrée solennelle à Toulouse.
La reconquête de la Guyenne s’achève, cette terre retourne dans le giron français.
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le 8 juin 1637 : René Descartes publie le Discours de la méthode à Leyde.
Descartes cherche à jeter les bases d’une révolution intellectuelle ; il prône le doute méthodique et le recours à la raison. Sa première certitude étant l’existence du sujet pensant : “cogito ergo sum” (“je pense donc je suis”). Voici ce qu’en écrit François Maris Algoud :
« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d’arrêt » d’un savoir qui prétendit « changer le monde », et qui effectivement l’a changé. Ce n’est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n’assistons à rien de moins qu’à une transformation du monde, et l’on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C’est lui qui a semé presque tous les germes dont l’Homme faustien n’a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.
Que la Science établisse donc son règne (c’est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(*)
(*)Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 53
Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvata prodeo » (L’esprit profond s’avance caché). Ce qui est bien loin de la phrase du Christ dans l’évangile de Saint Jean : « La vérité vous rendra libre. »
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le 8 juin 1656 : Pascal témoigne devant l’official de Paris, qui enquête sur le “miracle” de la Sainte-Épine.
Marguerite Périer, la nièce de Pascal, a été guérie d’une fistule lacrymale alors qu’elle est en train de prier devant un morceau de la Couronne d’épines du Christ, dans la chapelle de Port-Royal de Paris, le 24 mars. Le 22 octobre de la même année le miracle de la Ste-Epine est authentifié par sentence. Voir les chroniques de ces deux jours.
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le 8 juin 1794 : Robespierre conduit une fête en l’honneur de l’Etre suprême.
Rien ne manque pour marquer les esprits, artifices pyrotechniques, décorums grandiloquents etc. Tous les artifices sont bons. Robespierre marche en tête d’un cortège magnifique ordonné par le peintre David, un bouquet de fleurs et d’épis à la main, des Tuileries au Champ-de-Mars. Cet Etre suprême auquel la république, puis le Directoire, rendent un culte et qu’ils donnent à vénérer et à prier aux foules, afin de les déchristianiser plus vite, est le dieu de voltaire et Rousseau, ce n’est que le singe de Dieu, l’antique serpent.
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8 juin 1795 : prétendue « mort » du Dauphin dit Louis XVII.
Pour la version officielle, le Dauphin est né le 27 mars 1785, au château de Versailles ; Louis Charles duc de Normandie est le troisième enfant de Marie-Antoinette et le deuxième fils de Louis XVI. A la mort de son frère aîné Louis de France, âgé de huit ans le 4 juin 1789, il devient le Dauphin de France, puis «prince royal» à partir de 1790. A la mort de Louis XVI, il est enlevé à sa mère et confié au jacobin Simon. Il meurt de maladie à la prison du Temple. Comment la révolution, dont le but est de détruire la Monarchie, bras séculier de l’Eglise catholique, aurait-elle pu arriver à ses fins en laissant mourir le Dauphin. Rendre tout futur prétendant illégitime est un bien meilleur moyen. Et le comte de Chambord lui-même refuse le trône non pas pour un simple drapeau blanc, mais parce qu’il sait qu’il n’est pas l’héritier légitime. Et le cœur déposé en 2004, dans la crypte royale de Saint Denis ne peut pas être celui de Louis XVII car :
1° le cœur analysé en 2000 mesurait 8 cm ; celui examiné en 1894, avant sa remise à don Carlos et présenté comme étant celui de l’enfant du Temple mesurait 6 cm ;
2° l’affirmation selon laquelle la technique de conservation utilisée en 1789 pour le cœur du frère aîné (supposée être l’embaumement) aurait été différente de celle utilisée en 1795 pour Louis XVII lui-même (mélange alcool/eau), est erronée. Dès le début du XVIIIe siècle, l’inefficacité de la méthode employée encore au siècle précédent, pousse à utiliser la conservation par le mélange hydro-alcoolique (celle-ci impliquant, notons-le, une dessiccation complète du viscère, ainsi qu’une forte réduction de taille). Au demeurant, le cœur de Louis-Joseph, avant d’être remisé dans une boîte de plomb au Val de Grâce, puis à la bibliothèque de l’archevêché de Paris, avait été placé lui aussi dans une urne, comme le souligne Reynald Secher en 1998, ce qui confirme l’utilisation d’une solution liquide pour la conservation.
Enfin lorsqu’en 1894 sont exhumés les restes de l’enfant mort au Temple et enterré au cimetière Sainte-Marguerite à Paris, les médecins affirment qu’il s’agit d’un enfant d’au moins quatre ans plus âgé que ne l’était Louis XVII. Si le résultat des analyses ADN pratiquées en 2000 est incontestable, le cœur analysé peut donc être aussi bien celui de Louis-Joseph, frère aîné de Louis XVII, que celui de Louis-Charles, Louis XVII lui-même.
Il existe un document qui permet de clarifier ce « mystère », vérité à la quelle ont droit tous les Français : le Testament de la duchesse d’Angoulême que détient l’Etat du Vatican.
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le 8 juin1795 : annonce de la mort Louis XVII.
La Bretagne se soulève de nouveau alors que la paix avait été signée le 21 avril 1795 en échange de la liberté de culte en Bretagne.
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le 8 juin 1880 : suppression de l’aumônerie militaire instituée en 1874.
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le 8 juin 1940 : le général Vuillemin lance un appel désespéré pour obtenir un appui aérien des Britanniques, qui ne daignent pas répondre.
Le général Vuillemin est le commandant en chef des forces aériennes françaises. Au mépris des accords passés entre les deux pays de combattre jusqu’au bout ensemble et de ne pas signer de paix séparée Churchill refuse toute aide militaire aux troupes françaises et donne l’ordre d’évacuer.
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le 8 juin 1941 : déclenchement de l’opération « franco »-britannique en Syrie.
Il faut préciser qu’il s’agit des FFL. Les Anglais trompés par De Gaulle vont attaquer des positions françaises pensant attaquer des Allemands. Contre toute attente, pour De Gaulle, l’armée d’armistice ne le rejoint pas, se bat, et contre attaque victorieusement. Son illégitimité éclate ainsi au grand jour aux yeux des Anglais.
Un excellent livre raconte cet épisode que l’histoire officielle occulte : Syrie, 1941, la guerre occultée : vichystes contre gaullistes” d’Henri de Wailly, enseignant à Saint-Cyr-Coëtquidan, aux Editions Perrin.
Il montre un armistice inévitable, mais qui permet de préserver les outils d’une victoire future, et une armée divisée sur l’attitude présente à avoir. Le ralliement aux gaullistes est inexistant : 900 hommes sur 40 000 avant l’assaut du 8 juin. Tout d’abord on fréquente les Anglais ; mais après les drames de Dakar et de Mers el-Kébir, où les Anglais attaquent leurs anciens alliés, on ne dialogue plus. Il y a deux France !
L’auteur décrit la violence de la propagande gaulliste envers Vichy. Il brosse un portrait du général De Gaulle, où ce dernier paraît méfiant à l’égard des Anglais, autant qu’il est irritant pour eux, et autoritaire (on le surnomme « Képi Ier). La propagande gaulliste finit par être contre-productive jusqu’aux Etats-Unis.
Vichy est réticent face à l’Allemagne dès 1940 ; Hitler impose des conditions très dures : chantage à la faim ou au froid. La France est étranglée. Au Levant, les Allemands soufflent sur les braises de la révolte arabe et le général Dentz fait face au désordre. Il y a des morts. Cette agitation inquiète l’Angleterre qui est favorable au maintien de l’ordre par peur de la « contamination ». De Gaulle ne pèse rien dans l’affaire. Les Allemands encouragent l’agitation arabe, il y a conjonction d’intérêts. Le grand mufti de Jérusalem adresse une lettre de félicitation à Hitler au moment de la défaite française. Les Anglais sont presque dix fois inférieurs en nombre aux Italiens. Rapidement les Italiens sont battus et ne doivent leur salut qu’à l’intervention allemande. Mais c’est l’affaire irakienne qui met le feu aux poudres.
En Irak, en avril 1941, Rachid Ali prend le pouvoir et appelle à la guerre sainte contre les Anglais. Il demande l’appui allemand. Or, le pétrole passe par l’Irak. Pour les Britanniques la menace est sérieuse. Hitler, surpris, n’a d’autre choix que d’expédier les armes saisies au Levant français par les italiens. Pour cela, il a besoin de Vichy. Il faut que des avions allemands transitent par la Syrie pour aller aider la révolte. Darlan, le dauphin de Pétain, négocie au moment précis où la France est étranglée. Contre de vagues promesses orales, il accorde l’autorisation écrite aux Allemands de faire transiter leurs avions par la Syrie. Dentz doit laisser faire et s’opposer par la force à toute intervention anglaise. Le choix est fait ! De Gaulle saute sur l’occasion pour obtenir une attaque sur la Syrie en prétendant qu’elle est livrée aux Allemands ! Les Anglais attaquent les avions allemands et les Français s’écartent. Les deux anciens alliés s’évitent. Churchill prend alors la décision d’intervenir en Syrie, à la grande satisfaction du général De Gaulle. Le général Wilson commande l’attaque. Des 34 400 combattants: une majorité d’Australiens, dont 5000 Français libres… Face à la menace Vichy demande aux Allemands de se retirer et, à sa grande surprise, Hitler obtempère. Pourtant une foule de fausses informations circule : les Allemands s’installent en Syrie !
Le 8 juin 1941 l’attaque se déclenche. Les troupes anglaises croient affronter des Allemands. Vichy ne pense pas que Dentz pourra résister plus de quatre jours, mais Darlan lui demande de résister à outrance. Les Français de Vichy se révèlent d’une opiniâtreté qui puise ses racines dans le désastre de 1940 et dans la volonté de maintenir la France en l’Afrique du Nord. Ils en arrivent même à monter des contre-offensives victorieuses. Dentz, isolé, ne demande pourtant l’arrêt des combats que le 9 juillet ! Le 12 les combats cessent. Les Français libres ne sont pas en bonne position. Les Anglais sont amers de n’avoir pas combattu des Allemands. Les Français n’ont fait que révéler leur guerre civile larvée. Les Français libres font tout pour séduire les troupes vichystes et les dissuader de demander leur rapatriement. Le succès est mitigé : 5688 ralliements sur 37000 !
Voir les chroniques des 7 et 14 juillet.
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le 8 juin 1949 : publication du roman de George Orwell “1984″.
Quelques mois avant sa mort précoce, l’écrivain britannique George Orwell publie son livre “1984”. Cet ouvrage de science-fiction politique s’impose immédiatement comme un best-seller mondial. 400 000 exemplaires seront vendus dans l’année en Angleterre et aux Etats-Unis, Orwell fait une satire des idées totalitaires. Ce livre trouve aujourd’hui d’étranges résonances en Europe en général et en France en particulier.
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le 8 juin 2004 : dépôt du soit disant « cœur de Louis XVII » dans la crypte royale de la basilique Saint-Denis.
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le 8 juin 2014 : fête de la Pentecôte.
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La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie “cinquantième”). Avant l’Ascension, le Christ avait annoncé aux apôtres : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».
« Ce jour-là, les apôtres se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. (…) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue. »
Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
L’objectif d’un projet de loi bioéthique devrait être de protéger l’enfant
Intervention du député Emmanuelle Ménard lors du projet de loi bioéthique :
Et une vidéo pour regretter que le texte soit étudié sous temps législatif programmé et empêche désormais madame le député d’intervenir :
Bioéthique : rappels au règlement de @emenard34 et @GuillaumeChiche, qui critiquent le temps de parole accordé aux députés non inscrits.
>> Le vice-président de l’Assemblée nationale @huguesrenson leur répond.#PJLbioéthique #DirectAN pic.twitter.com/QydN05co8R
— LCP (@LCP) June 7, 2021
Une nouvelle manifestation aura lieu ce soir à 19h devant l’Assemblée nationale :
L’Exécutif prétend que la #GPA est sa “ligne rouge” : c’est faux ! Un salon promouvant la #GPA s’est tenu à Paris, et le @gouvernementFR n’a strictement rien fait pour l’empêcher. Nous dénonçons son hypocrisie face au business de la procréation et de la marchandisation humaine. pic.twitter.com/CJBACHDSCn
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 8, 2021
🔴 Rendez-vous ce soir à 19 h devant l’Assemblée Nationale avec @LaManifPourTous Pour s’opposer au #PJLBioéthique 💪
➡️ #PMAsansPère
➡️ Manipulation et destruction des embryons humains
➡️ Création de chimères homme-animal
… pic.twitter.com/7bNKZ4dwcA— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) June 8, 2021
📢 APPEL à manifester ce soir Place Edouard Herriot devant l’@AssembleeNat à 19h !
L’égalité des droits, c’est dès la naissance ! Défendons-la ! #PMAsansPère #GPA #PJLBioéthique pic.twitter.com/GvTkznztmR
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 8, 2021
Sébastien Pilard : L’arbre Paca cache la forêt d’innombrables compromissions entre LR et LREM
Conseiller régional LR de la région Pays de la Loire, Sébastien Pilard, ancien président de Sens Commun, ne se représentera pas le 20 juin. Il explique dans Valeurs Actuelles :
Je ne me présente pas car je ne veux pas participer à la confusion entretenue par les instances nationales, qui laissent des alliances entre LR et LREM se nouer pour les élections départementales et régionales. Je suis engagé en politique pour défendre des valeurs de droite authentiques qui sont incompatibles avec celles portées par la majorité présidentielle. Il y a une nécessité de transparence et de clarté envers les électeurs. Dans de nombreuses régions ou départements, des électeurs souhaitant voter pour la droite vont aussi contribuer à élire des personnes soutenant le Président Macron et la majorité gouvernementale. Il y a tromperie sur la marchandise ! C’est le déploiement à grande échelle de ce que j’avais dénoncé en bureau politique il y a un an lors des élections municipales à Toulouse, Nice ou Angers par exemple. Macron, incapable de gagner seul, en est réduit à la stratégie du coucou : se mettre dans le nid des autres. Il est donc incompréhensible que le président des Républicains lui facilite la tâche, en laissant ces alliances contre nature se nouer entre LR et En Marche se construire presque partout sur le territoire. Aujourd’hui, l’arbre Paca cache la forêt d’innombrables compromissions. Dans ce contexte, quelle cohérence et quelle crédibilité aurais-je en dénonçant ces alliances de fait tout en y contribuant moi-même ? Je joins mes actes à la parole en renonçant à mon mandat pour me projeter vers l’avenir : la reconstruction de la droite, une droite qui n’est pas macron-compatible.
Vous avez signé une lettre d’élus LR adressée à Christian Jacob qui dénonce la macronisation de la droite. Pourquoi l’avoir signée ?
Cette lettre ouverte est un cri de la base à une direction qui n’écoute plus les militants. La base ne veut pas de ces alliances entre la droite et En Marche ! Les militants donnent leur avis mais ils ne sont jamais pris en considération par la direction. Lors d’une consultation, les adhérents de la fédération des Alpes-Maritimes ont condamné à 80% les alliances entre Muselier et En Marche mais Christian Jacob maintient son soutien à cette liste d’alliance entre LR et LREM. La semaine dernière, Christian Jacob annonce dans un quotidien qu’il condamne fermement les alliances avec En Marche mais il se déplace le samedi en Paca pour soutenir Muselier et Estrosi. Ce «En même temps » n’est pas tenable et discrédite la droite. Des personnes de notre famille politique comme Bruno Retailleau, Eric Ciotti ou Nadine Morano ont dénoncé ces alliances au sein des instances de notre parti. Manifestement ils n’ont pas été entendus alors qu’ils font écho à ce que pense une majorité de militants, sympathisants ou élus de droite. Cette lettre ouverte lancée par des militants, des élus et cadres de droite est donc l’occasion de nous mobiliser pour faire entendre notre voix et redire que l’alliance avec Macron n’est pas une option. En seulement une semaine, il y a déjà 3 000 signatures sans réelle médiatisation. C’est une belle dynamique. Je soutiens donc cette formidable initiative qui est partie de la base militante et j’invite tous les militants, sympathisants, élus de droite qui sont opposés à ces alliances avec En Marche à signer cette lettre ouverte sur droitepourlafrance.fr pour faire entendre leur voix. Nous devons être nombreux. Ce qu’il se passe est très grave. A cause de ce manque de clarté, cette ambiguïté fautive, Macron continue de faire prospérer son OPA sur la droite. Etant de droite et non macron-compatible, je ne peux pas m’y résoudre et m’y résigner. Il faut sonner la révolte en pesant. Signer cette lettre ouverte est une première étape.
Les polémiques successives en région Paca et Grand-Est ont-elles motivé votre décision ?
Ces polémiques ont eu le mérite de mettre le sujet sur le devant de la scène. Mais depuis quelques semaines, les observateurs attentifs ont vu que des alliances prospéraient sur l’ensemble du territoire pour les élections départementales et régionales. Il y a des arrangements entre amis partout. Rares seront les régions où un électeur de droite votant pour la liste de droite, ne contribuera pas à faire élire des personnes issues des rangs d’En Marche, Agir ou le Modem qui soutiennent la majorité gouvernementale. Par ailleurs, rares sont les têtes de liste qui ont pris clairement l’engagement qu’ils ne s’allieraient pas avec En Marche au deuxième tour. Des personnes comme Laurent Wauquiez ou Gilles Platret sauvent notre honneur. Mais ils sont bien isolés. Dans beaucoup de régions et de départements, ces élections prennent en otage tous les électeurs de droite qui ne sont pas macron-compatibles. Ces personnes doivent être représentées et leurs voix entendues. […]
Emmanuel Macron ne respecte pas les gestes barrières et s’en prend une
Un homme a giflé le président de la République à Tain-l’Hermitage. Il a été interpellé et placé en garde à vue par les gendarmes :
Moi: Macron dans ma ville
Les gens de ma ville:#Macron pic.twitter.com/g4qZeXRJPt
— _UnAlgérien (@H__algerien) June 8, 2021
Le président de la République a pris le bras d’un homme. Toutefois, l’homme ne s’est pas laissé faire et les journalistes ont retenu la deuxième partie de l’histoire :

Damien T., auteur présumé de la gifle du président de la République, et Arthur C. ont été interpellés par les gendarmes du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie de Valence. Ils sont présentés comme des «gilets jaunes». On les soupçonne d’avoir participé à un rassemblement non déclaré qui a eu lieu vers midi qui réunissaient des agriculteurs, des gilets jaunes et des militants d’ultra-gauche. Ces manifestants ont été repoussés et sont partis vers Tain-l’Hermitage, là ou a eu lieu la visite.
Grandeur et décadences de l´Europe
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Voici les célèbres éditoriaux de l’historien Dominique Venner publiés dans Enquête sur l’histoire puis La Nouvelle Revue d’Histoire de 1991 à 2013. L’observation aiguë de l’actualité est prétexte à méditer l’éternel retour de l’Histoire, là où à l’imprévu se mêlent volontiers l’ambiguïté des apparences, le mensonge des beaux discours et les retournements de situation. Alors que le débarquement américain de novembre 1942 révèle la mort de la puissance française, l’Afrique du Nord met vingt ans à entériner sa chute. La guerre d’Algérie entraînant par ailleurs des flux migratoires toujours d’actualité. La chute du Mur en 1989 ouvre à nouveau les perspectives d’une alliance avec la Russie, occidentale dès ses origines, pour pallier le jeu américain de division de l’Europe. Déclin de la civilisation européenne, perte des repères, islamisation de nos sociétés, montée du terrorisme, Dominique Venner n’est dupe d’aucun piège de l’Histoire. Convaincu de la vitalité des civilisations, il affirme la nécessité de rester fidèle à nous-mêmes et à l’esprit critique hérité de nos racines. « La culture se rapporte à la permanence des mentalités profondes. Elle est créatrice de sens. [â¦] La tradition est l’âme d’une culture et d’une civilisation. » Comment ainsi traiter à la légère le fait religieux qui fonde la civilisation ? On ne peut, quand on aborde le rôle du christianisme, faire l’économie des liens étroits et conflictuels établis au cours des âges entre l’Église et l’État, le Sacerdoce et l’Empire, le Trône et l’Autel. C’est également parce qu’il porte son regard sur le cycle des empires et des conquêtes que Dominique Venner ne craint pas la mort. « La part romaine de la civilisation européenne avait semblé mourir quand lui fut imposé le christianisme. Mais un regard non convenu repère sa survivance en Occident durant les siècles chrétiens et au-delà. Les révolutionnaires et Napoléon ne se voulaient-ils pas romains jusqu’à la caricature ? S’il se méfie de l’esprit de système ou des utopies qui engendrent Révolution et Terreur, l’historien appelle à un renouveau spirituel comme en témoigne notamment sa lecture de Jeanne d’Arc, archétype de l’héroïne européenne et de la reconquête qui vient.
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Paru dans les 4 Vérités hebdo
Méconnaissance quasi absolue des mesures du projet de loi ni bio ni éthique
Au moment où le projet de loi ni bio ni éthique revient en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, Alliance VITA a commandité un sondage auprès de l’IFOP sur le regard des Français sur le projet de loi bioéthique :
- Les résultats sont révélateurs de la forte méconnaissance du contenu du projet de loi par le grand public.
- Ils mettent en lumière le souhait des Français d’appliquer un principe de précaution en matière de bioéthique et que soient posées des limites aux recherches qui mettent en cause l’intégrité de l’être humain.
Quand on l’interroge sur des mesures précises du projet de loi en matière de procréation, de droit des enfants, ou encore de manipulation des embryons humains, la majorité des sondés avoue ne pas savoir qu’elles y figurent :
A peine un quart des Français savent que le projet de loi autoriserait la procréation d’enfants sans aucun lien biologique avec leurs parents via le double don de gamètes, que la PMA serait remboursée par la sécurité sociale, y compris pour les personnes sans problème d’infertilité, ou encore que des établissements lucratifs pourraient être autorisés à prélever et conserver des gamètes.
On constate surtout une méconnaissance quasi absolue par les Français des mesures liées à la manipulation des embryons humains. Ils ne sont que :
- 9% à savoir que la loi autoriserait à apporter des modifications génétiques aux embryons
- 7% la création de chimères animal-homme par l’introduction de cellules souches embryonnaires humaines dans des embryons animaux.
Ces deux dernières dispositions ne sont pas seulement méconnues, elles semblent incongrues ou inimaginables.
Les Français sont majoritairement favorables (57%) à l’application du principe de précaution aux humains en matière de décision bioéthique, comme c’est le cas pour la nature et l’environnement.
Ce soutien traverse les classes d’âge (55% des moins de 35 ans et 58% des plus de 35 ans), et les orientations politiques : 62% des personnes se classant à gauche, 63% des soutiens de la majorité LREM et 65% des personnes se classant à droite. Il n’y a pas non plus de différence notable en fonction des régions et des lieux d’habitation : 53% des personnes de l’agglomération parisienne, 58% des habitants urbains de province et 57% des habitants de commune rurale.
Un soutien massif des partisans de la majorité présidentielle pour interdire la création de chimères et la modification génétique d’embryons humains pour la recherche
Cette adhésion des Français au principe de précaution est encore plus importante quand on les interroge sur son application dans le but d’interdire l’utilisation des embryons humains modifiés génétiquement pour la recherche, (72% en moyenne – 82% des soutiens de la majorité présidentielle) ou la création de chimère animal-homme (76% en moyenne et 87 % pour les soutiens de la majorité présidentielle). Les soutiens de la majorité présidentielle sont donc encore plus favorables à l’application d’un principe de précaution que la moyenne des Français !
« Pour Alliance VITA, alors que le débat s’est injustement focalisé sur la seule PMA, que les Français en soient arrivés à ce degré d’ignorance marque l’échec du processus qu’on prétendait participatif et consensuel. Ce sondage montre clairement le décalage entre les mesures en cours d’adoption dans le projet de loi bioéthique et les véritables attentes des Français dans leur ensemble. Ils attendent de leurs responsables politiques de la cohérence pour une écologie globale qui intègre le respect de l’humanité. Cette réalité devrait interroger le Président de la République et son gouvernement tant qu’il est encore temps de réorienter la loi, voire de suspendre le processus législatif. »
C’est l’occasion de commander (gratuitement) et de diffuser le nouveau manuel de la Fondation Lejeune sur l’embryon.
Jean-Pax Méfret, le chanteur de l’Occident sur CNews
A regarder à partir de la 46e minute environ. Jean-Pax Méfret, catalogué comme étant d’extrême-droite par Laurent Joffrin, est arrivé un peu tendu sur le plateau. Il revient sur son parcours de chanteur engagé à droite et sur le drame des rapatriés d’Algérie :
Connaissez-vous la Carto scoute et le Patriologe ?
A l’approche des camps d’été, le Laboratoire scout de Riaumont a mis à disposition en ligne deux initiatives, en histoire et géographie.
- Un Patriologe qui rassemble de nombreuses évocations pour les veillées, ou étoffer les cérémonies des couleurs de chaque jour. Un travail réalisé à partir de celui de notre confrère Lors Spalwer.
- Une Cartoscout géolocalisant plus d’un millier de lieux de mémoire pouvant intéresser des scouts en exploration régionale.
A propos du cocktail explosif covid/HCQ/Raoult : conversation stimulante avec le « blanc-bec »
Le 4 juin, le Salon beige publiait un article décrivant une nouvelle concentration d’attaques contre le Professeur Raoult, les travaux de l’IHM qu’il dirige et leurs conclusions à propos de l’usage de l’hydroxychloroquine (HCQ) dans le traitement du covid. Parmi les auteurs des attaques était cité M.Hervé Seitz que nous affublions du mot de blanc-bec, eu égard à son allure juvénile relevée dans les vidéos qu’il met en consultation libre.
Il se trouve que, suite à cet article, M.Seitz, chercheur au CNRS, a fort courtoisement transmis ses coordonnées au Salon beige en se disant disponible pour un échange. S’en est suivi une conversation téléphonique de près d’1h30, également courtoise, intéressante et roborative. Peut-être un peu courte, mais les coordonnées sont soigneusement conservées…
Le Salon beige n’a ni vocation, ni compétence, à prôner un traitement médical particulier. Il cherche à être en état de discernement et donc d’investigation. Il se méfie des unanimités qui peuvent paraître suspectes, surtout quand elles heurtent le sens commun et paraissent assujetties à des considérations de politique gouvernementale qui, en ces temps macroniens, donne tant d’exemples de mensonge, d’incohérence, d’incompétence, d’iniquité , de traites démesurées tirées sur l’avenir des plus jeunes, voire de désordre mental pur.
D’où le souhait de suivre tout ce qui relève des traitements de l’épidémie de covid (nos renvois par exemple fréquents au blog du Dr Maudrux, mieux armé pour une veille scientifique), moyen traditionnel de lutte contre les épidémies ; curieusement oublié contre le covid sauf peut-être avec l’épisode étonnant du Remdesivir ou l’annonce claironnée par M.Véran d’anticorps monoclonaux qui ne semblent plus d’actualité. Il y a longtemps que, pour le gouvernement, au-delà du trompettage à haute dose autour de la réanimation, la solution unique est la vaccination y compris étendue aux enfants et adolescents, comme symbolisé par des annonces du site officiel de l’Elysée (vue capturée le 29 mai), et à rebours de tout principe de précaution si généreusement brandi dans les épisodes tant de l’HCQ et de l’azythromycine que de l’ivermectine.

C’est la raison pour laquelle la conversation avec M.Seitz a été stimulante : une appréciation très différenciée tout à la fois de la personnalité et de l’action du Professeur Raoult ; un échange attentif et voulant être argumenté.
D’ailleurs, dans le courriel adressé au Salon beige, M.Seitz (dont la spécialité est la biologie expérimentale enrichie d’analyses informatiques, exercée dans un laboratoire spécialiste des petits ARn répresseurs – nous avouons ne rien savoir à propos de ces animaux… sauf à comprendre que M.Seitz peut avoir un avis autorisé sur les vaccins à ARn messager) référençait un article qu’il a écrit récemment : Hydroxychloroquine et Covid-19 : résumé d’un an de controverse, publié le 20 mai 2021.
C’est donc un article de synthèse. Sa conclusion reprend les éléments qu’il affirme depuis un an :
« Dans l’état d’affolement collectif où se trouvait la population française au printemps 2020, ces rumeurs d’efficacité du traitement à l’HCQ ont rapidement trouvé un large écho, et sont sorties du champ médical et scientifique pour occuper le débat public. Dans une sorte de « boulangisme médical », un mouvement informel s’est cristallisé autour de thématiques politiques empruntées à la fois aux traditions de gauche et de droite (méfiance envers les multinationales pharmaceutiques, traditionalisme dans la pratique médicale, tiers-mondisme teinté de nationalisme, …), et polarisée par le culte d’une personnalité perçue comme un vieux héros rassurant, le directeur de l’IHU de Marseille, le professeur Raoult. La totalité du débat a été monopolisée par des politiciens et des médecins médiatiques, qui discutaient des mérites potentiels de ce traitement sans jamais aborder le fond du sujet : la falsification de la preuve d’efficacité, pourtant manifeste à la lecture de ces articles scientifiques que tous ces experts auto-proclamés commentaient publiquement. Un an plus tard, la controverse est essentiellement éteinte, l’HCQ n’est plus perçue comme le traitement efficace et bon marché qu’elle avait paru être au printemps 2020. Outre la succession d’échecs de ce traitement en essais cliniques, il est apparu que sa mise en œuvre était coûteuse, nécessitant une surveillance hospitalière, dont la facturation a soulevé une nouvelle polémique [25]. Dans cet épisode, où l’intérêt soudain du grand public pour la biologie moléculaire a souvent été alimenté par des informations douteuses, le monde médical et scientifique aura douloureusement expérimenté les principes de la communication à l’heure de la post-vérité : à court terme, un mensonge asséné avec suffisamment de conviction rend inaudible le discours rationnel et honnête de l’approche scientifique ».
C’est sans appel. Chaque lecteur peut se référer à l’ensemble de l’article. Pour notre part, nous soulignerons trois points :
- Seitz entend démonter les fraudes qui seraient contenues dans les publications de l’IHM concernant l’efficacité de l’HCQ contre le covid. Pour ce faire, il fait, étrangement au premier abord, référence au fameux article du Lancet, tellement clairement frauduleux qu’il avait été ensuite dépublié, mais qui avait exactement l’objectif opposé : à savoir discréditer l’HCQ. Mais c’est en fait pour permettre à l’auteur de mieux mettre exactement sur le même plan ce qu’il appelle les fraudes de l’IHM et la fraude de cet article. Rappelons que le Pr Raoult appelle l’escroquerie scientifique du siècle la parution de cet article du Lancet. C’est dire le caractère extrême du rapprochement proposé.
- Le fondement analytique de la condamnation pour fraude faite par M.Seitz se fonde sur l’analyse d’un article de mars 2020, portant sur une première cohorte de l’IHM de 26 malades. Il relève par exemple : « Le taux de létalité de la Covid-19 en France au printemps 2020 a été évalué entre 0,7 et 0,8%. De son côté, l’équipe de l’IHU de Marseille a publié un article où elle annonçait un taux de létalité de 0,75% dans la cohorte qu’elle avait traitée avec la bithérapie HCQ+AZI [11]. En réalité, une note de bas de page en fin d’article [NDLR : en fin d’article de la référence [11] précitée] précise que, pendant la rédaction de l’article, deux patients traités supplémentaires sont décédés, amenant le taux de létalité à 0,9%». Le covid étant une maladie très peu létale (eh oui, malgré les litanies salomonesques et terrorisantes sur les morts quotidiennes – en oubliant, on ne le rappellera jamais assez- qu’il meurt en moyenne 1650 personnes par jour en France …), toute modification unitaire sur les décès pour un si petit nombre de malades entraîne une modification importante sur les pourcentages.
Il serait intéressant de voir M.Seitz appliquer ses hypothèses de travail et ses conclusions précédentes à des nombres plus grands et à des articles publiés par l’IHM plus récemment.
Parce que, avec obstination (ou ténacité), l’IHM continue de soigner. Le Pr Raoult, dans un entretien du 26 mai 2021 avec Radio Canada énumérait 600 000 tests PCR effectués sur 200 000 personnes, 40 000 personnes diagnostiquées positives et 25 000 personnes traitées. Avec ténacité (ou obstination), l’IHM met en forme les données recueillies pour publier des statistiques mises à disposition d’analyse par la communauté scientifique. Ainsi, le 27 mai, le Pr Raoult parle d’une étude sur 10 429 patients.

Le 4 juin, il annonce la mise en ligne d’un article portant sur 2111 patients hospitalisés à l’IHM (« Outcomes of 2,111 COVID-19 hospitalised patients treated with hydroxychloroquine/azithromycin and other regimens in Marseille, France : a monocentric retrospective analysis ») :

3. Pour ce qui concerne ces nombres, avant même de les avoir analysés, M.Seitz en fait remet en cause pour partie leur légitimité en critiquant les pratiques hospitalières supposées de l’IHM : comme le traitement HCQ + AZT nécessite une surveillance médicale en particulier cardiaque, les patients qui se présentent sont soumis à des examens médicaux. Selon M.Seitz, c’est le moment où l’IHM pratiquerait un tri, permettant d’évacuer en quelque sorte les patients à risque, pour ne garder dans la cohorte effectivement soignée à l’HCQ+AZT, et ensuite analysée, que ceux présentant les meilleures chances de guérison et les plus faibles chances de complication grave voire de décès. Selon lui, l’IHM, après les trois premiers jours de traitement, pratiquerait au surplus une nouvelle étape d’évaluation pour encore évacuer quelques cas mal détectés et qui pourraient porter préjudice à leurs statistiques.
Remarquons deux choses :
- Cette accusation de pratique d’un tri des patients pour ne garder que ceux ayant un diagnostic le plus favorable est assez fréquente. A tel point que l’IHM est constamment obligée de rappeler que ce n’est pas ce qu’elle pratique. C’est par exemple le tweet épinglé figurant sur le compte Twitter du M.E. Chabrière (professeur de biochimie à l’IHU de Marseille et l’un de ses fervents défenseurs sur Twitter):

Qui d’ailleurs a été encore réaffirmé dans un tweet récent :

- Cette pratique d’examens médicaux préalables pour en particulier définir la population à laquelle sera proposée le traitement HCQ+AZT (soumis encore à l’acceptation du patient) et proposer des traitements alternatifs aux autres est précisément documentée par l’IHM dans ses articles, en particulier celui portant sur 2111 patients. Comprendre l’impact potentiel sur les cohortes analysées par l’IHM à la suite de cet aiguillage médical nécessaire pour la pertinence des soins est une question qui a sa validité.
Il y a un point qui peut déjà être esquissé concernant la cohorte des 2111 patients : c’est la répartition par classes d’âge des personnes dites « hospitalisées » à l’IHM qui figure dans l’étude faite (NB : cette information n’est pas fournie dans l’étude sur les 10429 patients).
Nous avons rapproché deux séries de données dans le croquis ci-dessous :

1° Le schéma fourni par l’IHM de répartition par âges des patients hospitalisés (barres blanches). On voit nettement une prédominance des âges entre 55 et 70 ans (les 50-70 ans représentent 39% des hospitalisés).
2° Un schéma fourni par l’application covidtracker : nous avons en effet recherché sur différents sites (sans grand succès) une répartition des hospitalisés en France par tranches d’âge. Covidtracker proposait ce schéma au 27/10/2020, date qui a l’avantage d’être inclus dans la période (mars à décembre) couverte par l’étude de l’IHM. Nous l’avons donc retenu. Il pourrait utilement être complété par d’autres données.
A cette date, nous voyons clairement une prédominance de la classe d’âge de 70 à 90 ans (qui représente 53% des hospitalisés, contre 37% pour les données de l’IHM) ; a contrario, les 50-70 ans ne représentent que 25 % (contre les 39% ci-dessus) des hospitalisés français au 27/10/2020.
Sur ces bases imparfaites, on peut avancer que la cohorte des patients hospitalisés à l’IHM paraît en moyenne nettement plus jeune que la cohorte de tous les patients hospitalisés en France (toujours pour cause de covid, bien sûr). Or, on sait que la gravité du covid est particulièrement corrélée avec l’âge.
A partir de là, on passe évidemment du constat aux hypothèses et commentaires/vocabulaire associés :
- Certains y verront sans doute une validation de l’affirmation de fraude formulée par M.Seitz.
- D’autres s’interrogeront d’abord sur la notion d’ « hospitalisation» : hospitalisation de jour et/ou hospitalisation de nuit (cf les différences de pratique entre l’IHM qui par exemple n’a pas de lit de réanimation, et les autres hôpitaux), qui pourraient entraîner des différences d’âge de prise en charge.
- D’autres s’interrogeront sur les processus d’arrivée des personnes hospitalisées : malades se déplaçant volontairement à l’IHM pour être diagnostiqués puis soignés comme nécessaire ; ou bien malades hospitalisés dans les hôpitaux français en état déjà critique à la suite de la mise en pratique de la préconisation gouvernementale bien connue « Domicile/Dodo/Doliprane» ? Pouvant également expliquer des différences d’âge, puisque, rappelons-le encore, le taux de létalité du covid est intrinsèquement très faible.
Pendant ce temps-là (on dit ça, on dit rien), un tableau statistique fourni par l’INSEE concernant l’évolution des décès totaux par région montre, pour les régions françaises largement métropolisées (Île-de-France, Rhône-Alpes, Grand-Est, Hauts-de-France), un taux d’excédent de mortalité en 2020 par rapport à 2019 nettement plus élevé pour ces régions qu’en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, lieu d’influence plus importante de l’IHM.

Toute information capable d’établir des causalités un peu précises sera la bienvenue…
Au final, une différence sensible entre M.Seitz et nous nous paraît être la suivante : clairement, pour M.Seitz, la messe est dite quant à l’inefficacité du traitement à l’HCQ et à la dangerosité du traitement HCQ + AZT, ainsi qu’à propos de l’application consciente d’une volonté de frauder. Pour nous, la volonté de discernement reste intacte. De plus, nous constatons que l’apport du Pr. Raoult à la question générale des soins relatifs à l’épidémie de covid dépasse, de très loin, le seul aspect de l’HCQ. Enfin, il est vraiment difficile de croire que « le culte d’une personnalité perçue comme un vieux héros rassurant » [le Pr Raoult quasiment intronisé maréchal de France…] puisse suffire à expliquer qu’une institution de plus de 600 professionnels de santé continue sans broncher de soigner avec un cocktail inefficace au mieux, dangereux au pire, et soit entraînée dans une fraude statistique de grande ampleur (chaque publication de l’IHM est cosignée par une trentaine de scientifiques de l’Institut).
Soyons honnêtes : nous n’arrivons pas non plus à expliquer l’aveuglement de toutes ces élites gouvernementales et de santé publique à l’égard des soins en stade précoce et le mépris à l’égard des médecins, en particulier généralistes, qui ont essayé de faire part de leurs expériences.
Deux points communs relient cependant le Pr Raoult et M.Seitz :
- La constance : chacun tient ferme sur ses conclusions depuis plus d’un an.
- La capacité à gérer le temps long. Le Professeur Raoult aime rappeler que la science est la fille du temps (reformulation élégante du célèbre c’est à la fin du marché qu’on compte les bouses…) et que, pour le traitement HCQ + AZT d’une part, pour la folie gouvernementalo-covidesque d’autre part, il faudra peut-être des années pour arriver à des jugements qui seront alors plus clairement étayés et communément acceptés. M.Seitz est un coureur sur très longues distances : il a gagné les 100 km de Millau en 2015.
Il sera intéressant de continuer à confronter leurs avis et articles.
P.S. : A propos des variants, nous rappelions dans l’article du Salon beige « l’intérêt –ne croyant pas à un rebond de l’épidémie- qu’il [le Pr Raoult] a porté aux variants dès juillet 2020 ». M.Seitz nous a fait observer :
« les scientifiques suivaient, depuis le tout début de l’épidémie, les émergences et propagations des différents variants, et que j’avais d’ailleurs eu l’occasion d’en parler lors d’une interview sur LCI le 12 avril 2020. … en ce qui me concerne, c’est au début du mois de février 2020 que j’ai, pour la première fois, téléchargé la collection de séquences de génomes de variants du SARS-CoV-2 de la banque de données GISAID ; à ce moment-là, début février 2020 donc, il y avait déjà 58 variants dans la base de données ; la dernière fois que je l’ai téléchargée, c’était en janvier 2021, et il y en avait plus de 300 000 ».
Dont acte. Et la vidéo d’avril 2020 nous apprend aussi que M.Seitz décrivait l’injection de plasma comme un traitement potentiellement prometteur. Il serait également intéressant d’avoir une actualisation de cette piste.
En immersion avec la police, le député découvre le caillassage
Le député LREM de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, Nicole Dubré-Chirat a suivi, durant quatre heures, un équipage de la brigade anticriminalité.
« J’avais déjà suivi, durant plusieurs jours, un équipage de police secours. Mais là, je voulais me rendre compte du travail des policiers la nuit ».
Au milieu de la nuit, l’équipage de la bac a été appelé dans le quartier de la Roseraie pour des rodéos.
« Nous avons reçu des projectiles sur la voiture. Nous recevions des pierres mais aussi des pommes de terre congelées. Il y a eu des impacts sur la voiture de police ».
Le député reste près de deux heures sur place avec les policiers, qui auraient aussi reçu de tirs de mortier avant un retour au calme.
« Je voulais voir comment la police travaillait, avec quels moyens. On sait qu’en ce moment, elle est sollicitée quotidiennement et parfois mise en cause. Je sais aussi que les habitants du quartier ont peur. Là, j’ai tout vu en direct. »
« Il faut des effectifs en plus dans ces quartiers ».
Elle n’a pas encore tout vu. Dans le Vaucluse, des dealers d’une cité de Cavaillon ont construit en une nuit deux dos d’âne en béton armé au beau milieu de la chaussée. En plus des descentes de police, les trafiquants de drogue cherchaient aussi à freiner d’éventuelles bandes rivales voulant pénétrer dans ce quartier.
François-Xavier Clément : Je ne crois pas à la réforme du système scolaire
Professeur de philosophie et ancien chef d’établissements scolaires, François-Xavier Clément donnera une conférence mercredi à Nantes sur l’éducation intégrale. Il explique dans Ouest-France :
En quoi l’éducation intégrale serait-elle plus opportune que le système éducatif actuel ? Était-ce vraiment mieux avant ?
Alors, donnez-moi les fruits de tout cela ! On pouvait se permettre de douter quand il n’y avait pas de « thermomètre » pour éclairer la situation. Or, les enquêtes internationales démontrent malheureusement que le système scolaire français est devenu profondément inégalitaire. Il y a désormais un déterminisme scolaire qui est intolérable. Dans l’enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), la France est classée en 23e position sur 70 ; pour l’enquête TIMSS (évaluer les compétences des élèves de CM1 et de 4e en mathématiques et en science), la France est 45e sur 70 ; quant à l’enquête PIRSL sur les capacités de lecture, la France est le 34e pays sur 50…
Or, le système scolaire éducatif français a une telle inertie qu’il est très difficile de le dévier de son orientation, cela empêche de le réformer. Il y a eu des tentatives avec la grammaire, les mathématiques. Mais la dégradation du niveau n’a jamais été aussi grave. Il y a de quoi être tremblant… La France est un berceau de la culture, du rayonnement occidental, au moins sur le plan littéraire. Oui, je pense que la dégradation s’aggrave et que ça n’a jamais été aussi loin. Je ne crois pas à la réforme du système, plutôt aux initiatives.
Vous êtes enseignant vous-même, vous avez dirigé des établissements. Outre le constat que vous faites, êtes-vous aussi porteur d’initiatives ?
Je suis en train de créer un réseau, Saint-Joseph éducation, avec l’idée de le proposer comme alternative au système général. Je travaille avec des mécènes pour créer des écoles ou affilier des écoles, soit des établissements privés sous contrat, soit des établissements hors contrat. Mais des écoles ouvertes à tous dans l’exigence de l’éducation intégrale. Nous allons initier un label de l’éducation intégrale et une certification de formations. […]
A 23 ans, elle a déjà acheté 13 enfants par GPA
Dans les médias, ça donne :
“A 23 ans, j’ai déjà 14 enfants et nous voulons une famille très nombreuse”
La russe Christina Öztürk a eu un bébé quand elle avait 17 ans. A 21 ans elle rencontre un magnat de l’immobilier et des transports originaire de Turquie âgé de 56 ans et père de 8 enfants déjà adultes. Ils veulent avoir le plus d’enfants possible. Un bébé chaque année !
Ils font donc appel à des mères porteuses ! C’est autorisé en Géorgie et une GPA y coûte environ 8 000 € par grossesse :
La clinique de Batoumi [Géorgie] choisit les mères porteuses pour nous et assume l’entière responsabilité du processus. Nous ne connaissons pas personnellement les mères porteuses et n’avons pas de contact direct avec elles afin d’éviter tout problème après la grossesse. Toute la communication passe par la clinique et nous ne faisons que surveiller les indicateurs de santé.
Combien de bébés refusés pour mauvaise santé ?
Ainsi 13 bébés sont nés en l’espace de quatorze mois et Christina a donc quatorze enfants à seulement 23 ans !
Sans doute un modèle pour Olivier Véran et Marlène Schiappa.
