Pange lingua
Cette prière, écrite par Saint Thomas d’Aquin, est par excellence le chant du Jeudi saint, jour de l’Institution de la Messe. Centrée sur la contemplation du corps et du sang du Christ, sous les espèces du pain et du vin, l’hymne s’achève par le “Tantum ergo sacramentum”, qui vient en action de grâce et insiste sur la nouveauté radicale de ce sacrement.
Pange lingua gloriosi
Corporis mysterium,
Sanguinisque pretiosi,
Quem in mundi pretium
Fructus ventris generosi,
Rex effudit gentium.Nobis datus, nobis natus
Ex intacta Virgine
Et in mundo conversatus,
Sparso verbi semine,
Sui moras incolatus
Miro clausit ordine.
In supremae nocte cenae
Recum bens cum fratribus,
Observata lege plene
Cibis in legalibus,
Cibum turbae duodenae
Se dat suis manibus
Verbum caro, panem verum
Verbo carnem efficit:
Fitque sanguis Christi merum,
Et si sensus deficit,
Ad firmandum cor sincerum
Sola fides sufficit.
Tantum ergo Sacramentum
Veneremur cernui:
Et antiquum documentum
Novo cedat ritui:
Praestet fides supplementum
Sensuum defectui.
Genitori, Genitoque
Laus et iubilatio,
Salus, honor, virtus quoque
Sit et benedictio:
Procedenti ab utroque
Compar sit laudatio. Amen.
Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi de nations
Issu d’une noble lignée
Versa pour le prix de ce mondeFils d’une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d’ici-bas
Par une action incomparable :
La nuit de la dernière Cène,
A table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains il s’offrit
En nourriture aux douze Apôtres.
Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain;
Le sang du Christ devient boisson;
Nos sens étant limités,
C’est la foi seule qui suffit
pour affermir les coeurs sincères.
Il est si grand, ce sacrement !
Adorons-le, prosternés.
Que s’effacent les anciens rites
Devant le culte nouveau !
Que la foi vienne suppléer
Aux faiblesses de nos sens !
Au Père et au Fils qu’il engendre
Louange et joie débordante,
Salut, honneur, toute-puissance
Et toujours bénédiction !
A l’Esprit qui des deux procède
soit rendue même louange. Amen.
C’est arrivé un 1er avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 1er avril : saints du jour français ou en France.
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St Hugues, évêque de Grenoble († 1132)
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Hugues naît à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d’autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n’hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.
Choisi, jeune encore, par l’évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d’accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l’onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII qui, connaissant à l’avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l’Église et pour la sanctification du clergé.
Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l’époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d’incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.
C’est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l’admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d’entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu’il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »
Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d’épiscopat, son diocèse avait changé de face.
Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu’à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d’une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l’Église ; il restera toujours comme l’un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s’opère souvent qu’au prix d’une longue persévérance et d’une grande abnégation.
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Bx Hugues, abbé au monastère de Bonnevaux († 1194)
Au monastère cistercien de Bonnevaux dans le Dauphiné, en 1194, le bienheureux Hugues, abbé, neveu d’Hugues de Grenoble, qui, à force de charité et de prudence, réconcilia le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Ier.
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St Valery, prêtre à Leuconay au VIIe siècle
À Leuconay près d’Amiens, au VIIe siècle, saint Valery, prêtre, qui attira un grand nombre de disciples à la vie érémitique.
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le 1 avril 304 : mort du pape saint Marcellin.
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le 1 avril 774 : Charlemagne se rend à Rome, pour rencontrer le pape Adrien Ier.
Le pape lui demande d’intervenir en Italie, contre le roi des Lombards, Didier, qui occupe depuis l’année précédente des villes de l’État pontifical.
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le 1 avril 996 : mort du pape Jean XV.
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le 1er avril 1328 : Philippe VI de Valois devient le successeur en titre du dernier des Capétiens directs.
Le cousin de Charles IV le Bel, que celui-ci avait désigné comme Régent avant sa mort ; les États généraux ont confirmé en février la non-transmission du Royaume aux femmes. Or le 1 avril, la reine Jeanne accouche d’une fille, Blanche de France : la Couronne passe donc au régent, qui devient le premier roi de la dynastie des Valois, sous le nom de Philippe VI.
C’est la fin de la lignée des Capétiens directs. (cf. les chroniques du 1er février et du 29 mai).
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le 1er avril 1605 : Léon XI est élu pape.
Candidat d’Henri IV, Léon XI tombe malade peu de temps après son couronnement, et meurt après un pontificat de 27 jours.
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le 1er avril 1703 : les troupes royales de Montrevel massacrent des participants à une assemblée clandestine de Camisards au Moulin de l’Agau (près de Nîmes).
Le comportement des troupes de Montrevel est en grande partie dû à l’incompétence de son chef, à qui succède le Maréchal de Villars.
La guerre est déclarée entre la France, l’Espagne, le Portugal, la Bavière et la Savoie, d’une part, et l’Angleterre, la Hollande, l’Autriche et le Danemark d’autre part en mai 1702. La révolte des camisards commence presque immédiatement, financée et soutenue par les pays étrangers, qui attaquent aux frontières. Les Camisards sont donc coupables de haute trahison.
Mais en plus, ils sont coupables des pires exactions avant que le Roi n’envoie sur place ce qui lui reste de troupes disponibles. Jean Guiraud dans le tome 3 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, au chapitre 4, qui traite des conséquences de la Révocation de l’Edit de Nantes, rappelle les crimes des camisards :
« Six mois à peine après ses débuts, dans une lettre au ministre de la guerre du 28 décembre 1702, le Père de la Rue dressait ainsi le bilan de ses cruautés : « Quarante églises brûlées et pillées ; deux à trois cents abandonnées, le massacre de près de deux cents personnes : prêtres, gentilshommes, anciens catholiques et nouveaux zélés ; plus de cent lieues d’étendue de pays sans nul exercice de religion dans les campagnes »; le 13 mai, l’intendant Bâville mentionnait le massacre à Fraissinet de 32 anciens catholiques et de beaucoup de femmes et d’enfants, par les Camisards. Un rapport adressé, le 30 août 1703, au ministre de la guerre déclare que, vers la fin de mai 1703, dix mois après leur révolte, les Camisards ont brûlé 409 maisons et 107 églises. […]
On ne peut lire sans frémir le récit suivant des cruautés que commirent les Camisards « dans les lieux de Saint-Ceriez et de Saturargues, le 22 septembre 1703. « Au nombre de 400, ils se divisèrent en deux troupes qui allèrent piller chacune l’un de ces pays ». […] A Saturargues, « cette troupe infernale, se voyant maîtresse absolue de la vie et des biens des habitants, tua, massacra sans pitié et mit le feu dans tout le village. M. Pujol médecin arriva dans cette effrayante conjoncture […]. Il trouva d’abord 71 personnes massacrées, savoir 15 hommes, 26 femmes dont 6 allaient être mères qui furent éventrées, 30 enfants ; 15 blessés qu’on fit porter à Lunel-la-Ville pour les faire panser, dont six sont morts de leurs blessures… il vit sur le corps d’un pauvre homme un petit enfant à qui on avait déchiqueté le visage et coupé la gorge à coups de dagues ; il était encore emmailloté dans les langes ; il en aperçut six autres, depuis l’âge de trois ans jusqu’à six, à qui on avait coupé les bras et les têtes ; d’autres étaient grillés au milieu de leurs pères et de leurs mères. Il remarqua, entre autres choses, cinq femmes que ces meurtriers avaient ramassées autour d’une croix de pierre qu’ils abattirent sur elles : la terre est encore couverte du sang de ces illustres crucifiées ».
Jean Guiraud souligne que Montrevel est aussi sanguinaire ; mais aussi que si les Camisards résistent pendant trois ans c’est grâce aux subsides et aux soldats étrangers.
« Les puissances ennemies de la France, écrit Villars, n’oubliaient rien pour entretenir cette révolte et n’épargnaient aucune dépense pour la fomenter ou même pour l’accroître. Plusieurs de leurs frégates chargées de fanatiques (protestants), d’armes et d’argent, suivaient les côtes du Languedoc, quelques-unes abordèrent sur celles de Catalogne, moins exactement gardées que ne l’étaient celles du Languedoc…Outre ces tentatives pour soutenir la révolte du Languedoc, les ennemis firent passer des émissaires en Dauphiné et en Rouergue pour faire prendre les armes dans ces provinces à ce qu’ils pouvaient rassembler de fanatiques et de religionnaires qui comptaient tous que les armées navales d’Angleterre et de Hollande n’étaient entrées dans la Méditerranée que pour les soutenir.
De son côté, le comte de Beauregard écrivait au Ministre de la Guerre, le 27 mars : « Je dirai à Votre Grandeur que la révolte des huguenots de Languedoc s’est tramée dans le pays de Genève par de ces gens-là qui y étaient retirés, mais principalement par la famille d’un nommé de Fonds ; un des Cadets était un des chefs de ces scélérats qui faisaient leur demeure, depuis nombre d’années, à Vevey, petite ville des terres de Genève, de laquelle ils reçoivent des secours considérables d’argent et d’hommes, soit barbets ou soldats allemands qui passent en France par leurs terres, sous prétexte de désertion et se joignent, après cela, aux bandes de ces scélérats ». »
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le 1er avril 1707 : les obsèques de Vauban sont organisées dans l’église St-Roch, à Paris.
Puis un carrosse conduit le corps à Bazoches.
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le 1er avril 1716 : le cardinal de Fleury est nommé par le régent Philippe précepteur de Louis XV.
C’est très certainement la meilleure décision du régent de toute la période de la Régence.
Cf. la chronique du 29 janvier.
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le 1er avril 1753 : naissance de Joseph de Maistre, homme politique, écrivain et philosophe.
Né dans le duché de Savoie, Joseph de Maistre, est magistrat, politicien, écrivain et philosophe. C’est un des premiers écrivains à affirmer le caractère satanique de la révolution française. Sénateur en 1788. Il est l’un des premiers à se révolter contre l’annexion de la Savoie par la France en 1792. Longtemps exilé en Suisse, puis en Italie, il revient en France sous Louis XVIII.
Quelques citations :
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« La Révolution, je dis la république, car c’est la même chose, est comme le chancre qui se détruit lui-même en se dévorant. N’attendons pas ce moment. Le temps presse. Le chancre républicain, en se dévorant, dévore la France, il faut nous hâter de la guérir, de la sauver et de la relever au nom du Roi. » cité par François Maris Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 130).
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«Un des plus grand crimes qu’on puisse commettre, c’est sans doute l’attentat contre la souveraineté, nul n’ayant des suites plus terribles. […] Il faut encore faire une observation importante, c’est que tout attentat commis contre la souveraineté au nom de la nation est toujours plus ou moins un crime national…Or , ces crimes nationaux contre la souveraineté sont punis sans délai et d’une manière terrible ; c’est une loi qui n’a jamais souffert d’exception. Chaque goutte de sang de Louis XVI en coûtera des torrents à la France ! quatre millions de Français peut-être payeront de leurs têtes le grand crime national d’une insurrection antireligieuse, et antisociale, couronnée par un régicide. »Considérations sur la France chap II, page 11 à 13
Or toutes les études de Dupâquier à Renée Casin montre que non seulement de Maistre sera en deçà de la réalité mais que le déclin démographique de la France date de la révolution. En 1789, la France compte autant d’habitants que la Russie. En 1914, les populations s’élèvent respectivement à 40 millions et 160 millions !
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« Chaque nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit remplir. » Considérations sur la France
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« Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. » Considérations sur la France
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« Le plus grand ridicule pour une femme, c’est d’être un homme. »
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« Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. »Considérations sur la France
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« Le goût n’est que la conscience du beau, comme la conscience n’est que le goût du bon. »Lettre à Monsieur l’amiral Tchitchagof
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« Ce qu’il y a de plus admirable dans l’ordre universel des choses, c’est l’action des êtres libres sous la main divine. »Considérations sur la France
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Le 1er avril 1794 : la colonne infernale de l’adjudant-général Cortez et son bataillon de Saône et Loire est à Chantonnay.
La destruction systématique de la Vendée se poursuit.
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le 1er avril 1904 : circulaire du ministre de la Justice ordonnant l’enlèvement des crucifix dans les prétoires de tous les tribunaux.
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le 1er avril 1923 : la loi ramène le service militaire de 3 ans à 18 mois.
Gouvernement de droite qui vient de faire occuper la Ruhr le 11 janvier. Vouloir toucher les dividendes de la paix mènera à la seconde guerre mondiale. Décision contestable de Poincaré. Mais il est toujours plus facile de critiquer a posteriori. (cf. la chronique du 31 mars).
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le 1er avril 1933 : l’armée de l’air française est créée officiellement.
«L’aéronautique militaire » est d’abord une arme appartenant à l’armée de terre comme le sont l’infanterie, la cavalerie, l’artillerie et le génie etc… Elle devient une armée tardivement. C’est toutefois la plus ancienne force aérienne du monde.
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1er avril 1944 : massacre d’Ascq, appelé aujourd’hui de Villeneuve d’Ascq.
Alors que la 12.SS-Panzer-Division « Hitlerjugend » rejoint le front de Normandie par convoi ferroviaire et en passant par le nord de la France, en gare -d’Ascq, près de Lille, un groupe de résistants du réseau La Voix du Nord effectue un sabotage qui ne cause cependant que des incidents mécaniques mineurs. Les SS qui considèrent les résistants comme des terroristes, tuent le chef de gare et un autre employé.
Ivre de rage, le commandant allemand, âgé de 25 ans, procède à une exécution collective et cela contre l’avis même des officiers de la Feldgendarmerie présents. Quatre-vingt-six personnes sont choisies au hasard et exécutées sans aucune forme de procès.
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le 1er avril 1960 : la France fait exploser une 2ème bombe atomique à Reggane.
Bref examen critique de la communion dans la main
En ce Jeudi-Saint où l’Eglise commémore l’institution du sacerdoce et de l’Eucharistie, les Editions Contretemps publient une étude critique de la communion dans la main, rédigée par Jean-Pierre Maugendre, le Chanoine Grégoire de Guillebon (professeur au séminaire de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre), l’Abbé Claude Barthe, R.P. Réginald-Marie Rivoire (canoniste, prêtre de la Fraternité Saint Vincent Ferrier), Jeanne Smits et préfacé par le cardinal Burke.
Le 29 mai 1969 la constitution du pape Paul VI, Memoriale Domini, autorisait la Communion dans la main. Cinquante ans après cette promulgation, l’heure n’est-elle pas venue de dresser un bilan et d’envisager des perspectives ? Au cœur d’une crise sanitaire déroutante, certaines autorités politiques et ecclésiastiques ont rivalisé de zèle pour condamner des habitudes et des pratiques séculaires. Lire notamment cette affaire aussi absurde que triste, qui s’est déroulée mardi saint à Lourdes. De la suspension du culte public à l’interdiction de la Communion directement dans la bouche, beaucoup d’âmes ont été troublées, de nombreuses consciences heurtées. Ce Bref examen critique de la Communion dans la main souhaite rendre la paix aux catholiques de bonne volonté et offrir des réponses claires en exposant posément les éléments du dossier : Qu’était la communion dans la main aux temps apostoliques ? Par quel processus a-t-elle été autorisée, de nouveau, après une période d’interdiction ? Quelle est la situation juridique de cette pratique ? Quel bilan objectif dresser de ces cinquante années de pratique ?
Questions brûlantes, parce que dans la présence réelle et substantielle du Christ, sous les apparences du pain et du vin après la Consécration, réside l’intense amour de Dieu pour les hommes. Brûlante, parce que l’Eucharistie appartient au cœur même de la vie de l’Eglise. Brûlante, parce que le respect dû à la sainte hostie ne saurait relever de l’anecdotique.
Le cardinal Burke, préfet émérite du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique, écrit dans la préface :
Il m’est très agréable de recommander ce Bref examen critique de la Communion dans la main, recueil de réflexions d’experts qui se penchent sur l’origine historique de cette pratique, sur ses aspects doctrinaux et juridiques, et sur l’expérience concrète de cette pratique au cours des cinq dernières décennies. Si l’étude attentive du texte nous aide à comprendre comment la pratique de recevoir la sainte Communion dans la main s’est imposée à notre époque, elle met également en évidence les raisons profondes de la préférence claire et constante de l’Église pour la réception de la sainte Communion sur la langue. En remerciant les auteurs et les éditeurs du Bref examen critique de la Communion dans la main, je prie pour que leur travail puisse affermir chez un grand nombre la connaissance et l’amour du Très Saint-Sacrement.
Miracles : Emmanuel Macron oblige à faire l’école à la maison, découvrez les nouvelles solutions
Une avancée scientifique majeure va permettre de mieux nous organiser que lors du premier confinement, avec un enseignement dispensé à distance au lieu de l’enseignement en présentiel.
En effet, des scientifiques ont réussi à créer des mini-cerveaux en laboratoire. Certes leurs possibilités sont encore limitées mais elles ne feront que croître au fur et à mesures des avancées de la recherche. Bientôt on pourra ainsi envisager que les élèves disposeront d’un second cerveau qu’ils pourront laisser en classe, couplé avec un processus d’hologramme tandis qu’eux seront connectés à distance de chez eux. Etre présent sans être présent, voilà de quoi réconcilier les partisans de l’instruction en famille et les tenants de l’éducation obligatoire dans un établissement !
https://www.genethique.org/mini-cerveaux-cultives-en-laboratoire-un-probleme-de-conscience/
Par ailleurs, autre sujet, un récent numéro d’une revue de l’enseignement catholique a attiré récemment l’attention sur la restauration scolaire et les évolutions à venir dans ce domaine, visant à une alimentation plus saine, plus écologique (loi Egalim). Une expérimentation scientifique vient en effet d’aboutir et devrait très prochainement passer au stade de l’industrialisation : des scientifiques ont en effet créé un steak à partir de cellules humaines. Un célèbre collège privé du centre de Paris suit de très près le dossier. Son directeur explique :
Nous voulions en effet nous inscrire dans la démarche nationale de mixité sociale, sans pour autant perdre notre caractère d’établissement d’excellence. Cette avancée scientifique nous permet d’avancer en ce sens. Nous allons nous appuyer sur notre capacité en restauration scolaire, que nous avons éprouvé durant le premier confinement en confectionnant des repas pour les SDF, grâce à l’implication de nos élèves. Nous allons faire appel à eux de façon volontaire de manière à ce qu’ils fournissent des cellules humaines afin de créer des steacks. Et comme cette nourriture aura été créée à partir de cellules d’élèves surdoués, nul doute que la consommation de ces steacks par des élèves moins favorisés va permettre à ceux-ci d’améliorer leurs capacités intellectuelles et donc de mieux réussir leurs études.
Plus largement, on peut penser que les écoles mettront en place les infrastructures nécessaires pour permettre aux élèves de venir aussi avec leurs steacks fabriqués à la maison. D’où une baisse des frais de restauration qui, on le sait pèsent dans le budget des familles, au moins dans le privé.
Et pour que cette solution soit applicable aussi les vendredis, les scientifiques planchent actuellement sur la création de poisson à partir de cellules humaines !
Stéphane Le Diraison interrogé par Les Eveilleurs
Les Eveilleurs ont réalisé un entretien avec Stéphane Le Diraison, qui vient de boucler sa deuxième participation au Vendée Globe, et qui prépare déjà son départ à la prochaine Route du Rhum en 2022 et au Vendée Globe 2024. Dans ce contexte pandémique interminable, Stéphane Le Diraison nous apporte le souffle de la mer et l’horizon du grand large.
Dans une société moderne devenue très matérialiste, où la connexion et le confort sont partout, quelles raisons poussent un homme de 40 ans, un père de famille, à partir quatre mois seul sur un bateau pour faire le tour du monde, en prenant le risque conscient de ne jamais revenir ? Stéphane Le Diraison, skipper “Time for oceans”, engagé également dans un combat écologique de première importance pour la préservation des océans, a répondu avec intensité et altitude à nos questions.
La farce de l’augmentation des lits en réanimation
Hier soir, Emmanuel Macron a indiqué que le nombre de lits en réanimation, qui a déjà été porté à 7000, devrait atteindre un peu plus de 10.000.
Le 28 octobre, il voulait déjà les porter à…10 000. On se souvient qu’il avait tenté de nous faire peur en agitant la probabilité des 400 000 morts…
nous avons aussi repoussé nos capacités qui sont passées de 5000 lits avant la première vague à 6000 aujourd’hui, nous allons les porter au-delà de 10 000 lits en réanimation.
Le 27 août 2020, Olivier Véran, ministre de la Santé, avait présenté les mesures d’anticipation prises par le gouvernement pour faire face à la possibilité d’une « nouvelle pression épidémique ». Le gouvernement veut doubler les capacités d’accueil en réanimation, jusqu’à 12 000 lits pourront être mobilisés dans tout le pays.
Enquête sur deux prêtres bretons victimes des Khmers rouges
Cet article du Télégramme évoque deux prêtres bretons, les pères Jean Cadour et Noël Grannec, partis au Cambodge dans les années 60 et 70, victimes des Khmers rouges.
Devenus missionnaires auprès des Missions étrangères de Paris, le père Grannec est envoyé au Cambodge en 1939, suivi du père Cadour dix ans plus tard, dans le but de former un clergé local. En 1970, ce pays bouddhiste de 7 millions d’habitants ne compte que 61 000 catholiques, à majorité des réfugiés vietnamiens qui fuient la guerre dans leur pays. Les prêtres des Missions étrangères ne sont que soixante. Outre les 39 missionnaires français, il y a seize Vietnamiens, deux Cambodgiens et un Chinois.
Le père Grannec, qui vient en aide aux réfugiés vietnamiens, est menacé les Khmers rouges. Fin avril 1970, il n’est plus autorisé à se déplacer, et il ne parvient plus à communiquer. Sa disparition est rapportée en juin. Un mois plus tôt, c’est le père Cadour qui a disparu. Les deux hommes ont en fait été tués par les Khmers rouges, comme près de deux millions de personnes à cette période.
En 2015, le vicaire Olivier Schmitthaeusler lance le procès en béatification de 35 martyrs des Khmers rouges. Dans la liste figurent les noms de Jean Cadour et Noël Grannec. Le père Vincent Chrétienne, en poste au Cambodge, est l’un des enquêteurs de ce procès en béatification. Il explique :
« Examiner la vie de 35 personnes et recueillir le plus de témoignages, se révèle être un travail très long ». « Nous ne connaissons pas bien les conditions de mort de ces chrétiens. Sont-ils morts dans de simples faits de guerre ou “en haine de la foi”, c’est-à-dire tués à cause de leur condition de chrétiens. À cela, nous ne pouvons pas toujours répondre. Or, c’est sur cette dernière question que se décide si une personne peut-être reconnue “martyr “.»
L’ancien vice-président de Pfizer met en garde contre la vaccination à grande échelle
Le médecin et chercheur britannique Dr Mike Yeadon, ancien vice-président et directeur scientifique de Pfizer, a accordé un entretien à Mordechai Sones d’America’s Frontline Doctors (AFLDS), à propos notamment des vaccinations – et en particulier les « vaccinations » expérimentales à ARN messager – en cours. Extrait de la traduction effectuée par Jeanne Smits :
« Au Royaume-Uni, il est tout à fait clair que les autorités sont décidées à administrer des “vaccins” au plus grand nombre possible de personnes. C’est de la folie, car même si ces agents étaient légitimes, la protection n’est nécessaire que pour les personnes présentant un risque particulièrement élevé de mourir du virus. Chez ces personnes, on pourrait même soutenir que les risques valent la peine d’être assumés. Et il y a certainement des risques qui sont ce que j’appelle “mécanistes”, c’est-à-dire intégrés dans la façon dont ces agents fonctionnent.
« Mais tous les autres, les personnes en bonne santé et âgées de moins de 60 ans, peut-être un peu plus, ne meurent pas du virus. Dans ce grand groupe, il est tout à fait contraire à l’éthique d’administrer quelque chose de nouveau et dont le potentiel d’effets indésirables après quelques mois n’est absolument pas identifié.
« A aucun autre moment, il ne serait sage de faire ce qui est annoncé comme étant l’intention.
« Puisque je sais cela avec certitude, et que je sais que ceux qui pilotent tout cela le savent aussi, nous devons nous interroger : Quel est leur mobile ?
« Bien que je ne le sache pas, j’ai de fortes réponses théoriques, dont une seule est liée à l’argent. Et ce motif ne fonctionne pas, car on peut arriver au même quantum en doublant le coût unitaire et en donnant l’agent à deux fois moins de personnes. Dilemme résolu. Donc c’est autre chose. Sachant que, en parlant de la population entière, il est également prévu que les enfants mineurs et éventuellement les bébés soient inclus dans le filet, c’est cela que j’interprète comme un acte maléfique.
« Il n’y a aucune justification médicale à cela. Sachant que la conception de ces “vaccins” consiste à provoquer l’expression, dans l’organisme des receveurs, de la protéine spike, qui a elle-même des effets biologiques indésirables qui, chez certaines personnes, sont nocifs (déclenchement de la coagulation sanguine et activation du “système du complément” immunitaire), je suis déterminé à souligner que les personnes qui ne sont pas menacées par ce virus ne devraient pas être exposées au risque d’effets indésirables de ces agents.”
Les catholiques marocains lancent un appel au roi Mohammed VI pour la liberté de conscience
L’association des Chrétiens du Maroc appelle le roi Mohammed VI à autoriser les catholiques à vivre pleinement leur foi. Fatima Laraki, catholique de Tanger, explique :
« Seuls les étrangers ont le droit d’être chrétien au Maroc. Les Marocains ne peuvent toujours pas mettre les pieds dans une église »
La Constitution marocaine de 2011 reconnaît la liberté de culte, mais n’admet que l’existence de musulmans ou de juifs marocains. Pire, l’article 220 du Code pénal punit quiconque tente de convertir un musulman à une autre religion d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, et l’article 222 de la même loi prévoit des peines allant jusqu’à six mois pour ceux qui rompent le jeûne publiquement pendant le Ramadan.
Réunis en association, des chrétiens marocains d’obédiences diverses ont sollicité la médiation de l’ancien secrétaire général du Conseil national des droits de l’homme, Mohamed Sebbar, auprès du gouvernement afin que ce dernier les autorise à donner des noms chrétiens à leurs enfants et à les enterrer dans des cimetières chrétiens, à les dispenser de l’enseignement de l’islam dans les écoles et de se marier dans une mosquée.
L’église Notre-Dame de Douai retrouve sa croix avant Pâques
À quelques jours de Pâques, la croix a fait son retour au sommet de l’église Notre-Dame de Douai. Elle avait été démontée en janvier pour le lancement d’importants travaux de réfection de la couverture de la charpente. C’est la première des six tranches de travaux qui sont programmées pour 5 ans.
La base en métal située dans la charpente était oxydée et devenait dangereuse. Elle a donc été démontée et emmenée chez un ferrailleur. Celui-ci l’a sablée, repeinte et redorée à la feuille d’or. Mardi saint au matin, elle a retrouvé sa place. Avant d’être hissée à plus de 50m de hauteur, la croix de plus de 300kg a été bénie par le père Bernard Descarpentries, curé de la paroisse et doyen de Douai.
L’église Notre-Dame à Douai existait déjà au XIIe siècle. Le bombardement allié du 11 août 1944 en a détruit le chœur. Après restauration, l’église a été rouverte en 1980. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1962. La nef, érigée en grès et briques, date du XIIIe siècle. Son style architectural est rattaché au roman tardif. Elle est couverte d’une voûte en bois du XVe. Quelques éléments de sculpture du XVIIe siècle ornent le transept (lui-même du XVe siècle) et le chœur.
Marie Claire parle (enfin) du Salon beige !
Dans un article élogieux, le journaliste de Marie Claire a bien cerné vos blogueurs “modernes et irrésistibles” :
Évoquant aussi bien les intérieurs raffinés que les atmosphères cocooning, le beige est un allié de choix pour tous les salons en quête de douceur et de modernité.
Oscillant entre le blanc et le marron, le beige s’impose dans les salons qui réclament une sobriété qui ne manque pas de charisme. Salon beige et noir, salon beige et gris, salon beige et blanc, cette nuance aussi subtile que réconfortante déploie sa large palette de déclinaisons pour satisfaire toutes les envies déco.
Les déclinaisons du beige au salon
Lumineux, chaleureux, mais surtout intemporel, le beige exploite au mieux sa fausse simplicité. Moins glacial que le blanc immaculé mais plus subtil et minimaliste que d’autres nuances plus tranchées, il jouit d’une versatilité surprenante. Et pour cause, tout dépend de la couleur à laquelle le beige est associé : une décoration de salon beige et blanc ne ressemblera en rien à une décoration de salon beige et marron, ni même à une décoration de salon beige et taupe et encore moins à une déco de salon beige et doré. Pour parfaitement maîtriser les associations, il est nécessaire de jeter son dévolu sur le “bon” beige. Car entre le beige argile, le beige sable, le beige paille, le beige minéral ou encore miel, l’éventail chromatique du beige est bien plus étoffé et complexe qu’il n’y paraît.
Une déco de salon beige
Doté d’une capacité d’association infaillible, le beige bénéficie d’une aura universelle et naturelle qui lui confèrent une modernité à toute épreuve surtout lorsqu’il est employé au salon. Car peindre les murs en beige ne suffit pas à instaurer une atmosphère cocooning, les accessoires déco ont toute leur importance dans un salon beige. On les choisit dans un camaïeu à déployer sur l’ensemble des textiles : plaid beige, canapé en lin beige, rideau beige, tapis beige sont en effet des alliés de choix pour un salon beige moderne qui souhaite jouer la carte du total look avec parcimonie.
L’Obs dévoile le nom des 10 plus gros trafiquants de drogue en France
Originaires de l’Essonne, de Poissy, de Trappes, de Dreux, de Martinique, de Strasbourg, de Marseille, de Nantes, de Saint-Etienne… Gérald Darmanin vous dirait les yeux dans les yeux, qu’il n’y a aucun lien avec l’immigration. Voici leurs noms :
Moufide Bouchibi,
Reda Abakrim,
Nordine D,
Ben de Trappes,
Bouchaïb El Kacimi,
Kevin Doure,
Rachid El M.,
Nasserdine et Abdelrani T.,
Younès L.,
Ali et Messaoud Bouchareb
Brexit et America First : responsables du succès des campagnes de vaccination au Royaume-Uni et aux Etats-Unis?
Alors que la campagne de vaccination en France est un fiasco (un de plus) et qu’on ne sait plus qui va être vacciné, ni quand ni avec quelle efficacité, le Royaume-Uni et les Etats-Unis affichent des résultats remarquables.
Au Royaume-Uni, Londres n’a eu aucun mort de la COVID hier ce qui symbolise le succès de la campagne de vaccination, devenu le triomphe personnel de Boris Johnson et du Brexit :
Samedi 20 mars, Boris Johnson a reçu la première dose du vaccin Oxford-Astra Zeneca et fait désormais partie des 26 millions de Britanniques dans ce cas. Pour cette seule journée, 711 000 personnes ont été vaccinées, un nouveau record. Le succès de cette campagne de vaccination fait grimper la côte de popularité du Premier ministre (…) Le vaccin Oxford-AstraZeneca est produit au Royaume-Uni et Boris Johnson l’a toujours soutenu corps et âme, même quand il était dans la tourmente sur le Vieux Continent. “Je n’ai pas réfléchi longtemps avant de me faire vacciner”, explique un homme. “C’est quand même mieux de se faire vacciner que de rester les bras croisés à se demander s’il est sûr ou non”, surenchérit une femme.
Les voyants passent progressivement au vert dans le pays d’Europe le plus endeuillé par la pandémie de Covid-19. La levée des restrictions se poursuit tandis que Londres vient de signer un accord avec le laboratoire Novavax pour le conditionnement de 60 millions de doses sur son territoire (…) Aucun décès enregistré dimanche 28 mars à Londres. Un taux d’incidence au plus bas depuis six mois en Angleterre (56 cas pour 100 000 habitants), en Écosse (70), au pays de Galles (39) et en Irlande du Nord (60). La deuxième étape du déconfinement anglais franchie sans encombre, lundi. “Jusqu’à présent, tout va dans la bonne direction”, s’enthousiasme le journal i, reprenant en première page une déclaration du conseiller scientifique en chef du gouvernement britannique.
Plus personne ne raconte que le Brexit est une catastrophe puisque l’indépendance retrouvée du Royaume-Uni est une des explications de ce succès surtout lorsqu’on constate le fiasco de l’Union européenne en matière vaccinale. En témoigne cet échange téléphonique surréaliste entre Emmanuel macron et Boris Johnson :
Depuis la mise sur le marché des vaccins contre le Covid-19, la bataille fait rage entre les pays qui veulent tous disposer de doses suffisantes pour leur population. Le 21 mars dernier, Emmanuel Macron et Boris Johnson se sont entretenus au téléphone à ce sujet, notamment sur AstraZeneca. Un échange visiblement tendu, comme le rapporte le Canard Enchaîné ce 31 mars. « L’Union européenne a livré le Royaume-Uni, notamment en doses Pfizer, mais on a vu zéro dose de vaccin AstraZeneca arriver du Royaume-Uni. Le contrat n’a donc pas été respecté », a déploré le président français. Il a aussi lancé un ultimatum à son homologue : « Sans livraison depuis les usines britanniques d’AstraZeneca, nous bloquerons les livraisons des vaccins Pfizer vers votre pays. ». Une menace à laquelle le Premier ministre britannique a répondu : « On s’est mieux débrouillés que vous. Je veux mes doses. »
Aux Etats-Unis, il serait malhonnête de contester que les succès constatés en début d’année 2021 portent la signature de…Donald Trump comme le reconnait même Le Monde :
Alors qu’à Washington, le président Joe Biden annonçait fièrement, jeudi 25 mars, qu’il doublait son objectif de vaccination pour le porter à 200 millions d’Américains pendant les cent premiers jours de sa présidence, les dirigeants européens, réunis en visioconférence, perdaient des heures à tenter de convaincre le chancelier autrichien Sebastian Kurz que non, la priorité n’était pas de redistribuer des doses à son pays sous prétexte qu’il avait mal calculé la répartition des vaccins choisis. Ainsi vont l’Union européenne (UE) et son mode de gestion collective (…)
Les Européens ont fini par comprendre pourquoi les Etats-Unis sont inondés de vaccins, qu’ils gardent jalousement, alors qu’eux, terre de laboratoires et d’usines pharmaceutiques, gèrent la pénurie – solidairement certes, mais chichement. La raison tient en deux mots : l’audace et le risque (…)
L’audace que l’Europe n’a pas eue, alors que des scientifiques travaillaient dessus dans ses propres laboratoires, c’est d’imaginer qu’un vaccin anti-Covid-19 pouvait être développé en moins d’un an là où d’ordinaire il en faut dix. « On n’a pas pensé que ça irait aussi vite », a reconnu le président français à la télévision grecque. Et le risque que l’UE n’a pas pris, c’est celui d’investir massivement dessus, quitte à perdre son argent (…)
à l’été 2020, Donald Trump était aux commandes. Et on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir le goût du risque. Il a mis 14 milliards de dollars (près de 12 milliards d’euros) de financement fédéral sur l’
opération Warp Speed, qui a permis aux laboratoires pharmaceutiques de développer des vaccins à la vitesse de l’éclair sans se soucier de perdre de l’argent.
Et en France, certains idéologues du PS, dont on peut trouver les mêmes spécimens chez LREM ou LR, sont à la limite de penser, selon les mots de Jean Messiha, qu’une stratégie européenne qui se termine par un fiasco est préférable qu’une stratégie nationale qui sauve des vies :
Une #socialiste résume en une phrase (et de quelle brillante manière) le logiciel gaucho-« progressiste » :
« Je préfère une #stratégie #européenne qui se termine par un fiasco qu’une stratégie #nationale qui sauve des #vies ».
Inouï.
À voir d’urgence.@CNEWS@morandiniblog pic.twitter.com/qNQqWzeH5U— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) March 30, 2021
La Suisse arrive à expulser ses clandestins. Pourquoi la France n’y arriverait pas ?
On apprend que la Suisse va expulser, avec l’accord du pays d’origine, 600 Algériens en situation irrégulière. 600, le nombre fait pâlir alors qu’en France, la dernière expulsion “massive” doit correspondre aux 101 Maliens expulsés par …Charles Pasqua en 1986 et que cela avait créé un tsunami médiatique.
En Suisse, on estime entre 100 et 200 000 le nombre d’immigrés clandestins alors qu’en France, ce nombre est estimé au minimum à 400 000 et va jusqu’à 1 million. L’expulsion en cours en Suisse correspondrait donc en France à une expulsion comprise en 1 600 et 4000.
La réponse à la question posée est très simple : les gouvernements successifs ne le veulent pas et préfèrent régulariser puis naturaliser. Le Grand remplacement est plus simple que l’avion.
Gérald Darmanin subventionne lui-aussi la Communauté islamiste Millî Görüs
Blanc bonnet et bonnet blanc ! Il ne faut pas se méprendre des agitations médiatiques de Gérald Darmanin et de Marlène Schiappa. Ils ont en service commandé au profit d’Emmanuel Macron qui cherche à s’attirer l’électorat du RN ou, tout du moins, de ce qui reste de celui de la droite.
Marlène Schiappa a un certain talent lorsqu’elle remet à leur place les islamo-gauchistes de la France Insoumise à l’assemblée nationale. On sait désormais qu’elle profite de ce combat pour s’en prendre à la religion catholique également. Au moins, cela fait plaisir à regarder :
Mosquée de Strasbourg : “Pardon, mais vous avez besoin d’un mémo pour vous dire ‘Attention, il ne faut pas financer l’islamisme’ ?”, tacle @MarleneSchiappa.
> “EELV est complaisant avec l’islamisme radical et vous venez de démontrer que La @Franceinsoumise aussi” #DirectAN pic.twitter.com/iRRQUM0KQh— LCP (@LCP) March 30, 2021
Mais quand, juste après avoir dissous de manière arbitraire Génération identitaire, Gérald Darmanin demande la réouverture de la mosquée de Pantin ou que, pour montrer ses muscles, il s’en prend également aux islamo-gauchistes d’EELV à Strasbourg (ils sont partout décidément), il se moque du monde.
Le Canard enchaîné nous apprend en effet aujourd’hui que le ministère de l’intérieur a subventionné, lui-aussi, la Communauté islamiste Millî Görüs :

C’est arrivé un 31 mars…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 31 mars 1146 : saint Bernard prêche la deuxième croisade.
Alors que le royaume de Jérusalem est menacé, le pape Eugène III demande à Saint Bernard de Clairvaux de prêcher la deuxième croisade. L’abbé de Clairvaux, prêche à Vézelay pour une deuxième croisade devant le Roi de France et sa cour, puis à Spire, devant l’empereur Conrad III. Louis VII se croise et décide d’emmener son épouse, Aliénor, en Terre Sainte ; l’empereur se croise aussi.
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le 31 mars 1282 : déclenchement des Vêpres siciliennes.
Les Aragonais du roi Pierre III, les Siciliens et les Napolitains se soulèvent contre les Français de Charles 1erd’Anjou. La révolte éclate à Palerme et dans toute l’île contre la domination angevine, 8 000 Français sont massacrés. La tuerie, qui débute à l’heure des vêpres du lundi de Pâques, deviendra célèbre sous le nom de “Vêpres siciliennes”. Les assassinats contre les Français se poursuivront dans toute la Sicile jusqu’au 28 avril. Charles 1erd’Anjou quitte l’île mais garde son titre de roi de Naples.
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le 31 mars 1499 : naissance de Pie IV, pape italien
Son nom est associé à la clôture du concile de Trente.
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le 31 mars 1495 : formation de la Ligue de Venise.
La République de Venise, le duché de Milan, les États pontificaux, le Saint Empire romain germanique, et la Couronne d’Aragon forment la ligue de Venise. Cette coalition italienne anti-française a pour but d’inciter Charles VIII à abandonner Naples et à rentrer en France.
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le 31 mars 1504 : le Roi Louis XII signe une trêve à Lyon avec Ferdinand II d’Aragon.
La trêve est prévue pour trois ans. Louis XII renonce au royaume de Naples mais garde le milanais et Gênes.
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le 31 mars 1519 : naissance d’Henri II.
La reine Claude de France donne naissance à son second fils, Henri, à Saint-Germain-en-Laye, qui reçoit le titre de duc d’Orléans. Avec son frère aîné François, Dauphin et duc de Bretagne, il est laissé en otage, à l’âge de 7 ans, à Madrid, de 1526 à 1530. Cela permet à François 1er de rentrer en France. A la mort de son frère en 1536, il devient Dauphin et duc de Bretagne, duché qu’il ne gouverne pas car son père en garde l’usufruit. Dans son livre La Vierge Marie dans l’histoire de France page 125, le marquis de la Franquerie raconte comment Henri VIII d’Angleterre, ayant pris Boulogne par traîtrise du temps de François 1er, se voit reprendre la ville par Henri II le 15 mai 1550. Le Roi de France réussit même à récupérer la statue de la Ste Vierge emmenée en Angleterre. Il faut dire que toute la garnison anglaise du lieu, où elle avait été placée fut décimée par la peste. Grace au Roi les pèlerinages à Notre Dame de Boulogne reprennent.
Voir les chroniques du 15 mai et des 10 et 26 juillet.
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le 31 mars 1547 : mort du Roi François 1er à Rambouillet.
Le Roi François Ier expire à Rambouillet, à l’âge de 53 ans, après avoir remis son âme à Dieu. C’est seulement le 24 mai que le cercueil de François Ier est descendu dans la crypte de l’abbaye royale de Saint-Denis. Ses funérailles durent deux mois.
La vision historique, qu’on donne de François Ier, en fait le symbole de la Renaissance française. Cependant, il est nécessaire de rectifier certains faits entièrement passés sous silence, que Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, ou le marquis de la Franquerie, dans son livre La Vierge Marie dans l’histoire de France, ne manquent pas de rappeler. S’il est mort en regrettant ses fautes, il n’a pas respecté le serment du sacre de défendre la Vérité et la foi catholique. Sous l’influence de sa sœur, Marguerite d’Angoulême, et de sa mère, Louise de Savoie il a ouvert sa cour aux calvinistes et aux protestants. Il ne les condamnera que parce que ces derniers s’attaqueront au pouvoir royal en placardant leurs insultes en 1534.
Jean Guiraud note au chapitre XVI de son tome 2, page 203 :
« …ainsi les premiers réformateurs français tels que Lefèvre d’Etaples, loin d’être les disciples de Luther, le précédèrent de quelques années. […]La Cour témoignait à Lefèvre et à ses disciples la plus grande faveur ; la sœur du Roi, Marguerite d’Angoulême, lisait sous sa direction les Saintes Écritures et, par elle, François 1er inclinait de plus en plus vers les nouvelles doctrines. »
… et à propos de la reine mère :
« En 1522, alors que déjà les doctrines luthériennes étaient condamnées à Rome et que Luther avait consommé sa révolte contre l’Église, Louise de Savoie, mère du Roi, s’emportait contre les moines, s’appropriant contre eux les invectives de Luther. Lorsque la Sorbonne voulait défendre l’orthodoxie catholique, le Roi lui imposait silence, supprimant les écrits du sorboniste Jérôme d’Angest et du dominicain Lambert Campester. […]
Enhardis par la protection évidente que leur accordaient François 1er et sa sœur Marguerite d’Angoulême, reine de Navarre, ils avaient cru pouvoir rééditer en France les coups de force, grâce auxquels leurs sectes s’implantaient en Allemagne et en Suisse, et ils avaient commencé par insulter la foi catholique par des sacrilèges publics et des actes de vandalisme. »
Le Roi va jusqu’à faire arrêter deux sorbonistes particulièrement hostiles au protestantisme, Béda et Le Picaré, et les exile loin de Paris ; en 1534, François 1er emprisonne plusieurs théologiens catholiques coupables d’avoir dénoncé les tendances hétérodoxes de Marguerite, sa sœur.
Encouragés par le soutien royal, la violence des protestants redouble. Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, ils affichent à Paris et en province de violents placards anticatholiques, où sont traités de menteurs et blasphémateurs « le pape et toute sa vermine de cardinaux, d’évêques et de prêtres, de moines et autres cafards, diseurs de messes et tous ceux qui y consentent », et annonçaient « que leur règne serait détruit à jamais »(*). Ces placards sont cloutés jusque sur la chambre du Roi.
(*)LAVISSE. Histoire de France, tome V, livre II, p. 380.
Ainsi, tant que François 1er subit l’influence de Marguerite de Valois, sa sœur, les protestants espèrent s’emparer du gouvernement royal, afin d’imposer par la force leur religion au pays. Mais, dans les dernières années de son règne, François 1er se montre fidèle catholique. Les Huguenots changent alors de tactique ; puisque l’État ne veut pas imposer la Réforme à la France, ils vont tenter de le faire eux-mêmes. C’est le début des guerres de religions en France. En effet, Henri II, accentue encore les décisions prises par son père et validées par le Parlement avant sa mort. Après lui, l’enlèvement de François II échoue avec la conjuration d’Amboise, le 17 mars 1560. Les protestants commencent la guerre civile.
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le 31 mars 1552 : Henri II occupe la Lorraine.
Le 12 février Henri II a déclaré la guerre à l’Empereur. Le « Voyage d’Allemagne » débute à Joinville, où l’armée française est regroupée, sous le commandement du connétable de Montmorency et du duc de Guise. Dès avril, les troupes royales occupent sans rencontrer de résistance le duché de Lorraine et les Trois Evêchés (Metz, Toul et Verdun); le 18 avril 1552, Henri II entre dans Metz.
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le 31 mars 1585 : déclaration de Péronne, la Ligue catholique déclare Henri IV inapte à monter sur le trône de France.
La Ligue lance une « déclaration » contre ceux qui « s’efforcent de subvertir la religion catholique et l’État ». Le Roi Henri III n’a pas d’héritier. Les lois fondamentales du Royaume désignent Henri de Navarre, un protestant excommunié. Le 31 décembre 1584, a été signé le Traité de Joinville entre la Ligue, les Guise et Philippe II d’Espagne. Ce dernier s’engage à verser 50 000 écus par mois pour payer les soldats de la Ligue. Il est convenu que le successeur d’Henri III sera le cardinal de Bourbon. Mais ce dernier, n’est qu’un pantin dans les mains des chefs de la Ligue.
La Ligue est ici doublement fautive : elle ne respecte pas les lois fondamentales du Royaume, qui désignent clairement le Roi, et s’appuie sur l’étranger en lui cédant des parties du Royaume. Débute donc la huitième guerre de Religion, au cours de laquelle, le Roi fait assassiner le duc de Guise et son frère (cf. la chronique du 23 décembre), avant de mourir lui aussi assassiné (cf. chroniques des 1 et 2 aout); cette guerre s’achève par la conversion d’Henri IV et son couronnement. (Cf. la chronique du 27 février).
En l’état, Henri de Navarre ne pouvait pas accéder au trône, pour non-respect de la loi de Catholicité. Sa conversion, sincère, change la donne. C’est très bien expliqué dans La Constitution de l’ancienne France de Bernard Basse. Par contre, La Ligue aurait dû arrêter le combat après la conversion du futur Roi.
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31 mars1640 : Louis XIII crée le louis d’or.
Le louis d’or institue un nouveau système monétaire français qui tiendra jusqu’à la Révolution française.
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le 31 mars 1668 : publication des Fables de La Fontaine.
La Fontaine publie ses “Fables”; le recueil de 124 fables, inspirées notamment d’Esope, est illustrée par Chauveau et réparties en 6 livres.
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le 31 mars 1675 : naissance du pape Benoît XIV.
Cf. les chroniques du 03 mai et 17 aout.
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le 31 mars 1745 : première de Platée comédie lyrique de Jean-Philippe Rameau à la Grande Ecurie de Versailles.
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le 31 mars 1761 : la France adresse des propositions de paix au gouvernement britannique.
Les pourparlers de paix se déroulent à Versailles de juin à septembre, mais échouent. En parallèle, le ministre des Affaires Etrangères, le duc de Choiseul, réussit à faire entrer l’Espagne dans la coalition afin d’obtenir l’appui de sa flotte. Louis XV signe un troisième pacte de Famille contre l’Angleterre. La guerre de 7 ans se poursuit.
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le 31 mars 1814 : les troupes de la sixième coalition occupent Paris.
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le 31 mars 1829 : Pie VIII est élu pape.
Francesco Saverio Maria Felice Castiglioni, né en 1761, prend le nom de Pie VIII. Il condamne le libéralisme et les sociétés secrètes par la bulle Litteris altero. Il fait face à une période d’agitation en Europe. Son règne ne dure qu’un an et demi puisqu’il meurt à Rome le 30 novembre 1830.
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le 31 mars 1889 : la tour Eiffel est inaugurée à Paris.
Elle mesure 312,27 mètres, construite pour l’Exposition universelle de Paris. Elle est inaugurée en avant première en présence de Gustave Eiffel lui-même et du président. L’inauguration officielle a lieu le 6 mai. Elle deviendra le symbole de Paris, alors qu’elle est à la base un monument maçonnique ; l’idée vient de la loge Alsace-Lorraine, dont Gustave Eiffel était l’un des dignitaires. Cette pyramide comporte trois étages, en clin d’œil aux trois premiers degrés de l’initiation, celui de l’apprenti, du compagnon et du maître. Elle est surtout plus haute que les tours de Montmartre.
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le 31 mars 1928 : le service militaire passe de 18 à 12 mois, en France.
Encore Poincaré à la tête du gouvernement… comme en 1923 ; cependant ce n’est pas la réoccupation de la Ruhr qui est d’actualité mais le réarmement de l’Allemagne. (cf. la chronique du 1 avril).
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le 31 mars 1939 : la France et la Grande-Bretagne s’engagent à venir à l’aide de la Pologne en cas d’agression extérieure.
L’invasion allemande aura lieu le 1er septembre, 7 mois plus tard.
De Michel Onfray, un rappel sur François Mitterrand qui écoeure
François Mitterrand, l’arsouille selon le Général de Gaulle, est l’objet d’un traitement comparatif et à dessein dévastateur dans le livre que Michel Onfray consacre à ces deux hommes : Vies Parallèles De Gaulle Mitterrand (Robert Laffont 2020).
Le livre est divisé en chapitres thématiques (Le milieu, La jeunesse, La culture…) et chaque titre de chapitre ajoute deux qualificatifs, l’un pour De Gaulle, l’autre pour Mitterrand. Par exemple : La mystique L’être & le néant, ou encore L’Europe Le seigneur & le serf. C’est un véritable jeu de massacre mitterrandesque, d’autant plus que l’auteur hisse très haut (trop parfois ?) la figure du Général. Extrait du chapitre Le malade Le probe & le menteur :
« Dans la relation [de De Gaulle] à la mort, le problème est moins sa mort personnelle que ce que cette mort produirait comme effet dans la vie de la France. Pour Mitterrand, c’est exactement l’inverse : que périsse la France si ce devait être le prix à payer pour sa propre immortalité. De Gaulle avait le sens de l’Etat ; malade pendant deux septennats, Mitterrand n’avait pas même le sens de son état » (p.203).
La charge a tout le faste que l’auteur sait si bien déployer. Peut-être est-elle au final moins essentiellement cruelle que les jugements de Marcel Gauchet dans son livre « La démocratie contre elle-même », rassemblant en 2002 divers articles parus entre 1980 et 2000 et d’où F.Mitterrand ressort comme l’une des causes majeures de ce que cet intellectuel dans un autre livre appelle le malheur français :
« Le sommet de son art aura été de cacher jusqu’au bout la véritable nature de son action, en ménageant avec soin l’idéologie dont il prenait le contrepied dans les faits. Nous aurons eu ainsi le maximum de dégâts avec le minimum de conscience » (p. XXII)
Cependant, et même en s’attendant raisonnablement au pire, on reste renversé par un passage du livre de M.Onfray au chapitre 16 Les Juifs Le judéo-chrétien & l’antisémite. M.Onfray, après avoir évoqué la position de soutien à l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) exprimée à plusieurs reprises par F.Mitterrand, parle de l’attentat de la rue des Rosiers :
« En France, rue des Rosiers le 9 août 1982, sous la présidence Mitterrand donc, des terroristes palestiniens, le groupe Abou Nidal en l’occurrence, effectuent ce massacre dans le restaurant de Jo Goldenberg. Trois terroristes tirent à la mitraillette sur les personnes qui déjeunent, ils lancent également une grenade et s’en vont. Résultat : six morts et vingt-deux blessés. L’ancien patron de la DST a fait savoir, en 2018, que Mitterrand avait négocié avec Aboud Nidal. Voici ce que dit Yves Bonnet plus de trente ans après : « Nous sommes rentrés en relation avec l’organisation Abou Nidal. A partir de ce moment-là nous avons passé une sorte de marché non écrit qui voulait que les gens d’Abou Nidal ne commettraient plus d’attentats en France, et en revanche je leur garantissais qu’ils pourraient venir en France. Par l’intermédiaire d’un officier français des renseignements, un accord est conclu avec le terroriste aux termes duquel il s’engage à ne pas frapper la France ni ses intérêts. En retour, la France libère des terroristes prisonniers et accueille à ses frais [sic] des étudiants dans ses universités ». Trente-cinq ans plus tard, les terroristes sont toujours dans la nature : il n’y a jamais eu de procès, les parents des victimes attendent toujours. » (p.350).
Peut-on sortir de la “pornographie pour tous” ?
De François Billot de Lochner :
Depuis quelques mois, l’actualité a été riche en scandales moraux : l’affaire Kouchner-Duhamel, l’affaire Berry, l’affaire Cochard – un élu communiste accusé de viol (la victime s’est depuis suicidée), et la liste des affaires de mœurs des milieux politico-culturels ne cesse de s’allonger.
Plus récemment, la cérémonie des César et la prestation d’exhibition sexuelle de Corinne Masiero ont choqué des millions de téléspectateurs. Toutes ces affaires sont l’étalage, au grand jour, de la corruption de notre société : tout est perverti, à commencer par notre rapport à la sexualité.
La question qui se pose, pour ceux qui, comme à Stop au porno, ont fait de la lutte contre la pornographie leur combat prioritaire, sentant qu’il s’agit bien là d’un enjeu de civilisation, n’est, d’une certaine manière, plus de savoir comment lutter, mais de savoir s’il est tout simplement possible de lutter.
Il faut regarder la réalité en face, notre culture est devenue profondément pornographique et notre quotidien est empoisonné : des lectures malsaines à l’école, de la publicité sur nos écrans ou dans la rue, des discours moralement permissifs, une littérature qui ne peut se vendre sans pages pornographiques ou assimilées, un consensus médiatique en faveur du passage à l’acte et de toutes les déviances, sans parler de la pornographie pour tous sur internet, bien sûr. Dans ces conditions-là, aucune génération ou aucune classe sociale ne peut s’estimer épargnée par le tsunami pornographique. C’est le porno pour tous, le porno partout.
Parmi ses nombreuses missions, l’association Stop au porno offre une cellule d’écoute pour tous ceux qui souffrent d’une addiction à ces contenus ou qui ont besoin de conseils pour un proche. Cette cellule d’écoute le dit de façon claire : “la normalisation et diffusion outrancière de la pornographie dans nos sociétés fournit le terreau de l’addiction”. Elle ajoute que la pornographie est non seulement admise dans nos sociétés, mais également tolérée, quand elle n’est pas promue : “la naïveté, pour ne pas dire l’aveuglement volontaire, ou encore pire, idéologique, de nos structures politiques et sanitaires sur le sujet est dramatique”. A ce sujet, nos dirigeants devront rendre des comptes. Comment donc espérer lutter dans ces conditions ? Il s’agit d’une bataille sans merci, sur un territoire où tous sont hostiles.
Le sinistre ouvrage à succès de Camille Kouchner, que nous aurons l’occasion de commenter et d’analyser à la faveur d’une prochaine conférence, qui se tiendra le mardi 13 avril, nous offre en la matière une parfaite grille de lecture. L’auteur dépeint plus qu’une société pornifiée : un système global qui corrompt tout. A tel point que, immergée ou noyée si l’on préfère, dans cette fange, elle ne réalise même plus que les bornes les plus élémentaires de la morale naturelle ont été franchies depuis longtemps.
Dans ces conditions, avec un exemple pareil venu d’en haut, des plus hautes sphères du pouvoir, comment s’étonner des dérives qui interviennent, ensuite, par mimétisme, à toutes les échelles de la société, et dans toutes les catégories de populations ? Nous parlons de dérives, mais dans un système dominé à ce point par l’immoralité, il ne s’agit plus de dérives, mais de choses tristement devenues communes et attendues, banales même, dont on se rend compte bien trop tard qu’elles détruisent en profondeur.
L’explosion des limites élémentaires de la morale est peut-être l’aspect le plus grave de la crise à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui. Où est le bien, où est le mal ? Comment qualifier ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas quand on a volontairement fait voler en éclats toutes les règles ?
C’est là que se trouve donc la première pierre de notre travail de reconstruction.
LR pense que le vote des catholiques compte encore. Qu’en pensent Marine Le Pen et le RN ?
Il est bien difficile aujourd’hui de trouver dans un parti politique une approche respectueuse des points non négociables (défense de la vie, défense de la famille, liberté d’éducation) que chaque électeur catholique devrait, en théorie, chercher dans les propositions politiques des uns et des autres pour discerner avant de voter.
Pour se les remémorer, il faut lire la note doctrinale “concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique” publiée en 2002 par la congrégation pour la doctrine de la Foi sous la plume du cardinal…Joseph Ratzinger. L’abbé Grosjean avait fait un rappel opportun en 2017 sur ce sujet dans Famille chrétienne.
Qu’en est-il aujourd’hui en France ? Il semblerait que les vagues successives de propagande gouvernementale et médiatique aient fortement entamé ces poins non négociables (Pacs, “mariage pour tous”, PMA, GPA, théorie du genre, extension de l’avortement et de la contraception, “droits” LGBT, valeurs républicaines érigées en dogme…) et qu’il devient très difficile de trouver des personnalités politiques dans les principaux partis suffisamment courageuses pour en tenir compte.
La dédiabolisation et le lobby gay au sein du RN ont eu raison de l’ancien programme du FN. Emmanuel Macron et LREM ont capté un électorat catholique apeuré, que LR a laissé partir par manque de courage… Triste constat !
Et pourtant, selon cet interview publié par Marianne, il semblerait que LR, ne se résignant pas à mourir complètement, chercherait à récupérer cet électorat catholique ou, tout du moins, l’électorat partageant ces valeurs traditionnelles :
Les Républicains sont un parti à la dérive, au bord du naufrage. La République en Marche (LREM) qui constitue à mon sens un parti de droite a phagocyté toute une partie de LR. Pendant qu’une autre, plutôt constituée de cadres locaux, est partie au Rassemblement National (…) Ils sont dans un piège, dans un entonnoir. Ils en rajoutent mais c’est une espèce de course où ils perdent d’office (…)
Les croyants qui vont à la messe une fois par mois représentent environ 7 % de la population. En revanche, au sein du parti, il y a plus de cadres croyants qu’à l’échelle de la société (…)
Aux élections européennes la liste de Nathalie Loiseau était arrivée à capter des franges du centre droit, dont des catholiques, mais à la présidentielle, il s’agit de voter pour celui ou celle qui va diriger le pays, l’enjeu est différent. Pour Les Républicains, la France aux valeurs très traditionnelles fait partie de ses socles très importants. La question religieuse est une question très explicative des comportements politiques (…)
Ce qui intéresse d’abord et avant tout la droite est de pouvoir récupérer cette France catholique, traditionnelle. Il y a en France une corrélation très ancienne, à la fois dans la géographie et la sociologie électorale, entre les catholiques pratiquants et le vote à droite (…)
Le rôle de l’Église catholique comme institution a évidemment décliné si on se fie au nombre de personnes qui vont à la messe le dimanche. En revanche ce qui caractérise nos sociétés, c’est que les gens demeurent des croyants qui ne pratiquent pas. Des éléments de croyance subsistent. Quand on a demandé aux Français dans une enquête en 2018 s’ils appartenaient à une religion, environ la moitié se déclarait croyante. Tout cela s’inscrit dans une histoire de longue durée. Le vote vient réactiver des croyances et des valeurs ancrées dans la mémoire et l’histoire du pays.
Face à Xavier Bertrand, clone parfait d’Emmanuel Macron, et pour exister en tant que parti, LR n’a pas d’autre choix que de présenter un candidat étiqueté plus à droite et qui pourrait s’appuyer sur cet électorat traditionnel (Retailleau, Wauquiez, Bellamy…).
Lors du débat contre Gérald Darmanin, Marine Le Pen avait esquissé un travail de reconquête de l’électorat catholique en défendant le droit de faire l’école à la maison. Ses conseillers auront-ils le courage intellectuel de mettre de côté leur idées personnelles pour lui expliquer que, pour passer de 20-27% au premier tour à 50% + 1 voix au second tour, il faudra conquérir cette France profonde dont font partie les catholiques pratiquants…
Et pour cela, il faut leur parler ! Ce que faisaient très bien son père et sa nièce…

Les obsédés de l’euthanasie
A la veille des fêtes pascales où nous fêtons la victoire de la Vie, les acharnés de la culture de mort débattront cet après-midi en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale de la proposition d’Olivier Falorni (photo) “donnant le droit à une fin de vie libre et choisie” – ce qui est la traduction en novlangue de ce que les nationaux-socialistes appelaient “l’élimination des inutiles”. Vos prières pour écarter les démons homicides sont les bienvenues!
Le site 123loisirs fête ses 20 ans
Depuis 20 ans, devant l’abondance des publications pour la jeunesse, les comités de lecture bénévoles successifs de 123loisirs sélectionnent pour vous et vos enfants le meilleur de l’actualité littéraire : albums pour les petits dès 2 ans, premières lectures, documentaires, récits historiques et romans, de 7 à 18 ans.
Avec les mêmes critères de sélection, sur la forme et le fond :
– des illustrations pour “apprendre à voir” par la qualité du dessin, le choix des couleurs et des techniques;
– le plaisir de lire des histoires qui donnent envie de grandir avec des héros courageux, de belles amitiés, une ouverture enrichissante sur le monde : géographique, historique et psychologique, pour susciter une saine curiosité d’esprit;
– du suspense et des aventures, en évitant la complaisance pour les évocations sombres qui engluent l’imagination;
– un style riche, varié, pour élargir le vocabulaire et donner le goût des mots et de la langue française;
– le respect de la véracité historique.
Aujourd’hui, le comité de lecture du site 123 loisirs.com, composé de passionnés, jeunes lecteurs et adultes engagés dans l’éducation et la culture, est heureux de mettre ses compétences au service du livre contemporain de qualité et de pouvoir présenter plus de 4200 titres analysés et retenus chez plus de 230 éditeurs.
Les notes de musique sont-elles racistes ?
Le 1er avril c’est seulement demain et cet article date du 29 mars…
On y apprend notamment que certains estiment l’enseignement de la notation musicale ne s’est pas « débarrassé de son lien avec son passé colonial » et serait une « gifle » pour certains étudiants. Elle ferait même partie d’un « système de représentation colonialiste »…
La racine du problème se trouve-t-elle dans le système rythmique « une blanche vaut deux noires » ?
La tyrannie de la « grande réinitialisation »
Lu sur Le Glaive de la colombe :
Un an après le début du premier confinement, la Semaine Sainte parait comme une récapitulation plus calamiteuse des deux précédentes : l’avertissement de Notre-Dame de Paris vite oublié [1], la France expérimenta en 2020, pour quelques semaines prétendait-on alors, l’assignation à résidence et la suspension du culte public [2]. Aujourd’hui la propagande sanitaire renvoie un hypothétique « retour à la normale » à la fin de la décennie qu’une savante succession de confinements et de vaccinations massives devrait nous faire attendre docilement [3]. Trop évidente pour toute personne sensée, la tyrannie de la « grande réinitialisation » ne cherche même plus à se cacher [4], révélant en contrepoint l’immuable pédagogie divine à l’égard de l’humanité perfide (2Chroniques XII, 8) :
Ils sauront ce que c’est que me servir ou servir les royaumes de la terre.
Malgré la population sidérée par l’intuition d’un péril inéluctable, des voix courageuses se font heureusement entendre et suscitent de réels noeuds de résistance. Elles n’en diffusent pas moins, par la même occasion, une petite musique insidieuse assimilant la religion et le dogme à l’idéologie et l’absence de réalisme. Pourquoi Didier Raoult, Fabrice Di Vizio ou Louis Fouché notamment, que bien des catholiques suivent avec intérêt, s’égarent-ils à qualifier la promotion du Remdesivir de « religion », la condamnation de l’hydroxychloroquine d’anathème digne du concile du Trente, ou les positions du gouvernement de « dogmes » aussi indéfendables que celui de l’Immaculée Conception ? Outre le fait de blesser inutilement des alliés défenseurs du réel et de la vie, cette maladresse sémantique entretient le postulat maçonnique selon lequel tout dogme serait par essence condamnable comme obstacle à la libre recherche de la vérité.
Ici n’est pas l’endroit pour rouvrir le dossier, complaisamment constitué à charge, de l’Inquisition. Contentons-nous de rappeler que pour les catholiques cohérents le dogme est un approfondissement et une sauvegarde de la vérité de foi. Ce n’est donc pas l’envahissement du dogme qui contribue aux malheurs de notre époque mais bien plus sa défaillance. En cela est manifestement fautive la hiérarchie catholique, qui, pour une large part, fuit depuis Vatican II sa responsabilité d’enseigner le Vrai pour se conformer à l’idéologie du moment [5]. Dieu jugera ! En attendant, que ces fiers défenseurs de la médecine et du droit ne se trompent pas de cible. Ce que l’idéologie a de commun avec la religion, c’est qu’elle « relie », mais non à la Vérité qui est Dieu, mais au Prince de ce monde refusant de servir l’Un pour asservir tous les autres.
[1] Le Glaive de la Colombe, « Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous et vos enfants » (avril 2019)
[2] Le Glaive de la Colombe, « Qui voudra sauver sa vie la perdra » (avril 2020). Sur l’essentiel de cette question, nous renvoyons aux différentes chroniques publiées sur notre blog entre le 2 mars et le 29 novembre 2020, sous l’étiquette « Covid-19 »
[3] CNEWS – 25 mars 2021 : Covid-19 : pas de retour à la normale « avant la fin de la décennie », selon le professeur Djillali Annane ; Le Grenier de l’Eco – 28 mars 2021 : Pandémie et immobilier : pourquoi tout va changer ?
[4] Cf. notamment Klaus Schwab, Thierry Malleret, Covid-19 : La grande réinitialisation, Forum publishing, 2020
[5] Cf. Le Club des Hommes en Noir – 12 décembre 2020 : L’infaillibilité pontificale 150 ans après Pastor Æternus ; « Aujourd’hui, je ne crains pas d’affirmer que des prêtres, des évêques et même des cardinaux ont peur de parler de ce que Dieu enseigne et de transmettre la doctrine de l’Eglise. Ils ont peur d’être désapprouvés, d’être vus comme des réactionnaires. Alors ils disent des choses floues, vagues, imprécises, pour échapper à toute critique, et ils épousent l’évolution stupide du monde » (Cardinal Robert Sarah, Valeurs Actuelles – Le Club, 27 mars 2019, entretien par Laurent Dandrieu).
Idéologie du genre dans un lycée catholique en Vendée
Voici ce que les parents ont pu lire à la page 8 du numéro de décembre du bulletin du Lycée Saint-François d’Assise à La Roche sur Yon :

Les débuts incohérents de Biden
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Les premiers pas de Joe Biden sur la scène internationale sont d’une étrange incohérence.
Avec la Chine, tout d’abord. Après avoir traité Xi Jinping de « voyou » pendant la campagne électorale (on se demande quel est l’intérêt de ce genre de rhétorique), Biden a fini par l’appeler et a eu un long entretien téléphonique avec lui. C’était le 12 février dernier.
La conversation fut stérile, Biden confirmant les sanctions prises par Trump et demandant au dirigeant chinois de respecter les droits de l’homme à Hong Kong et dans la province du Xinjiang. Il est toujours distrayant de voir les dirigeants occidentaux demander à des régimes communistes de ne plus réprimer leurs opposants, mais ils ne peuvent pas s’en empêcher. Ils ont fait pareil en Syrie en demandant aux djihadistes de devenir démocrates avec des résultats probants, comme chacun sait.
Les Chinois ont poliment salué cet appel et, peu loquaces par nature, attendent concrètement de connaître la nouvelle stratégie américaine.
Ils n’ont pas eu à attendre longtemps : le 18 mars, à Anchorage en Alaska, les représentants des deux administrations tenaient leur première réunion commune. Ce fut un désastre. Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, s’est lancé dans une longue litanie de reproches face à la délégation chinoise : Hong Kong, Xinjiang, Taïwan, cyberattaques contre les États-Unis (tiens, il n’y a pas que les Russes), coercition économique contre ses alliés (l’Australie, en l’occurrence), tout y est passé.
Les Chinois ont, bien sûr, répliqué sur le même ton, demandant à l’Amérique de ne pas s’occuper des problèmes internes à la Chine et concluant, par la bouche de Yang Jiechi : « Nous sommes prêts pour une concurrence féroce. »
Il y a, bien sûr, une grande part de mise en scène dans ces joutes stériles. Mais Biden, qui reprochait son agressivité diplomatique à Trump, fait finalement la même chose que lui sur le plan commercial, les droits de l’homme en plus.
La veille de cette réunion, le 17 mars, Biden a provoqué la stupéfaction en traitant Poutine de « tueur ». Jamais, même au pire temps de la guerre froide, un dirigeant américain n’avait parlé de la sorte. Calcul ? Dérapage ? On ne le saura jamais, mais affirmer que « l’Amérique est de retour » et commencer par insulter les dirigeants des principales grandes puissances est assez étrange.
Au moins, pourrait-on penser, Biden a entrepris une grande offensive de charme vers l’Europe. Dans les mots, oui, dans les faits, c’est le contraire.
Ainsi, Antony Blinken, qui promet décidément beaucoup, a relancé le processus de paix en Afghanistan et cité plusieurs pays pour discuter d’un plan « de la dernière chance » : tous les pays concernés sont cités : Russie, Chine, Pakistan, Iran et même la Turquie (on se demande d’ailleurs pourquoi), tous sauf l’Europe malgré ses milliards engloutis en Afghanistan et ses centaines de soldats morts.
Ce « camouflet », comme l’appelle Le Monde du 18 mars, laisse l’Europe stupéfaite mais assez passive. Une première réunion a donc eu lieu à Moscou où les Européens n’étaient pas invités, conformément au souhait américain. Cela a dû bien amuser Poutine et Xi Jinping…
Les Américains rencontrent donc ceux qu’ils insultent et écartent ceux qu’ils cajolent : on a un peu de mal à suivre…
La première conférence de presse de Biden du 25 mars n’a pas calmé les inquiétudes. Le délai (plus de deux mois après son élection) est déjà un signe et beaucoup se posent la question aux Etats-Unis : Biden est-il capable de tenir une conférence de presse ? Même Le Figaro s’inquiète : « Restant souvent dans les généralités, de temps à autre hésitant et cherchant ses mots » et d’ajouter superbement : « Biden est parfois apparu confus, mais il est resté cohérent malgré quelques hésitations. » Là aussi, il faut suivre.
Mais rassurons-nous, Biden n’a pas exclu de se représenter en 2024.
Messes privées : le cardinal Zen prêt à manifester à genoux devant Sainte Marthe
Quelques heures après la publication de la demande du cardinal Robert Sarah au Pape de retirer l’interdiction de célébrer des messes « individuelles » dans la basilique Saint-Pierre, à Hong Kong, le cardinal Joseph Zen Zekiun a mis en ligne sur son blog une « lettre ouverte au cardinal Sarah ». Traduction :
À son Éminence le Card. Robert Sarah,
Chère Éminence,
La douleur et indignation ont envahi mon cœur quand j’ai appris cette nouvelle incroyable : ils ont interdit les messes privées à Saint-Pierre !
S’il n’y avait pas les restrictions imposées par le coronavirus, j’aurais pris le premier vol pour venir à Rome et me mettre à genoux devant la porte de Sainte-Marthe jusqu’à ce que le Saint-Père fasse retirer cet édit.
C’était la chose qui renforçait le plus ma propre foi chaque fois que je venais à Rome : à sept heures précises, on entre dans la sacristie (je rencontrais presque toujours le même saint homme, l’archevêque et ensuite cardinal Paolo Sardi), un jeune prêtre s’avance et m’aide à revêtir les ornements, puis ils me conduisent à un autel (dans la basilique ou dans les grottes, aucune différence pour moi, nous sommes dans la basilique de Saint-Pierre !). Je pense que, de toute ma vie, ce sont les messes que j’ai célébrées avec le plus de ferveur et d’émotion, parfois avec les larmes aux yeux en pensant à nos martyrs vivant en Chine (aujourd’hui abandonnés et poussés dans les griffes de l’Église schismatique du « Saint-Siège » [c’est ainsi que se présentait ce document de juin 2020 sans signature et sans la révision de la Congrégation pour la doctrine]).
Il est temps de redimensionner les pouvoirs disproportionnés de la Secrétairerie d’État. Qu’ils retirent leurs mains sacrilèges de la maison commune de tous les fidèles du monde ! Qu’ils se contentent de jouer à la diplomatie mondaine avec le père du mensonge. Qu’ils fassent même de la Secrétairerie d’État un « repaire de brigands » s’ils le veulent, mais qu’ils laissent en paix le peuple de Dieu dévot.
« C’était la nuit ! » (Jean 13:30)
Votre frère Joseph Zen, SDB
Concernant les messes privées, Benoît-et-moi rapporte une anecdote racontée par Nicolas Diat, datant de juillet 2001, alors que le cardinal Ratzinger quittait l’abbaye de Fontgombault, après y avoir donné une conférence :
Au grand regret des moines, le haut prélat quitte Fontgombault le mardi matin vers sept heures trente. Avant son départ, dom Forgeot lui propose d’entrer dans l’abbatiale au moment si exceptionnel des messes basses. Le cardinal est saisi, presque interdit. Il reste un long moment en méditation, à genoux sur le sol, au fond de l’édifice. En sortant, sur le parvis, il dit tout bas au père abbé, qui se remémore encore l’inflexion précise de sa voix: «Ça, c’est l’Église catholique!»
Se vacciner ne sert pas à grand chose
Un retraité de 83 ans, vacciné, résidant en Ile-de-France, a déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour demander la levée du confinement pour les personnes vaccinées. Le gouvernement s’y oppose, en invoquant “l’efficacité partielle” du vaccin et une “efficacité devenue particulièrement contingente avec l’arrivée des nouveaux variants“.
Ce retraité, qui a reçu deux doses du vaccin Pfizer, ne comprend pas pourquoi il est confiné chez lui, sans pouvoir sortir à plus de 10 kilomètres de distance de son domicile.
Si l’efficacité du vaccin est partielle, voire tout à fait contingente, alors à quoi cela sert-il d’être vacciné ?…
Saint-Jean Baptiste est de retour à Perpignan
Bonne nouvelle : la ville de Perpignan retrouve son blason traditionnel.
L’ère des logos municipaux de Perpignan, inaugurée par le maire Paul Alduy dans les années 1980, reprise par ses successeurs Jean-Paul Alduy dès 1993 et Jean-Marc Pujol en 2009, a fait son temps à Perpignan. La municipalité dirigée par Louis Aliot (Rassemblement national) choisit de rendre à la ville son blason, qui tient lieu de “logo” avant l’invention des images commerciales liés aux communes. Saint-Jean Baptiste, patron de la ville, trouve sa place sur une image stylisée, devant les quatre barres du drapeau catalan. Comme sur l’insigne traditionnel abandonné par la mairie depuis plusieurs décennies, il tient une crois d’or dans la main droite et porte un agnelet d’argent au bras gauche.
Au contraire des anciennes versions qui le faisaient apparaître en version statique, celle-ci présente un saint en mouvement. Ce retour de l‘image traditionnelles de la ville est agrémentée d’un léger liseré aux couleurs de la France. Cet écusson est complété par la phrase “Perpignan la rayonnante”, et “Perpinyà la radiant”. Le slogan “Perpignan la Catalane” et “Perpinyà la Catalana”, que l’ancienne municipalité avait souhaité remiser, disparaît au profit d’un retour de catalanité implicite.
A propos de cette “nouvelle identité visuelle”, l’Hôtel de Ville revendique le statut d’une “ville méditerranéenne ancrée dans son identité catalane, enracinée dans son Roussillon historique et pleinement française !”, argumente un communiqué. Perpignan renoue ainsi avec son “identité tutélaire” et une catalanité qui “est une évidence que nous vivons tous d’ailleurs quotidiennement et librement aussi selon les sensibilités de chacun. Par exemple, en faisant apprendre ou non la langue catalane à ses enfants, en célébrant la Sant Jordi, la fête de la rose et du livre… cette catalanité s’inscrit d’ailleurs dans la République française et ceci sans ambiguïté”.

