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SOS Chrétiens d’Orient au coeur de l’Arménie

D’Antoine Bordier :

Depuis sa création, il y a 8 ans, en 2013, cette association intervient auprès des populations chrétiennes les plus défavorisées, et, le plus souvent persécutées, au Proche-Orient. Depuis peu, elle est sortie de son champ géographique pour intervenir en Asie Mineure. Reportage sur ces jeunes qui ont tout quitté pour servir les chrétiens d’Arménie et de l’Artsakh.

Ils sont, déjà, près d’une vingtaine de volontaires à être disséminés dans toute l’Arménie, à commencer par la capitale, Erevan, où ils sont une demi-douzaine. C’est Grégoire, qui en est le responsable. Dans le nord-ouest à Gyumri, la deuxième ville du pays, c’est là où se trouve l’antenne principale du pays. Monsieur SOS Chrétiens d’Orient en Arménie s’appelle Corentin Clerc. Cette aventure, il la vit avec sa jeune épouse Camille.

« Nous nous sommes mariés en août 2020, explique Corentin. Et, nous avons choisi de commencer notre vie commune en nous donnant aux autres, ici en Arménie. ».

Si « l’homme (et la femme) quitteront leur père et leur mère, et s’attacheront l’un à l’autre pour ne faire plus qu’un », selon la Genèse, Camille et Corentin suivent à la lettre ce célèbre verset. Mieux que cela, comme les autres volontaires, ils marchent dans les traces d’Abram. Il y a près de 3 900 ans, le père des Patriarches a obéi à cet appel : « Va, quitte ton pays… Va dans le pays que je te montrerai. ». Dans le sud-est du pays, à 10 km de la frontière de l’Azerbaïdjan, près du corridor de Latchin contrôlé par l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie, se trouve Goris où la troisième équipe de SOS Chrétiens d’Orient a pris ses quartiers, fin octobre 2020.

« Un peuple à l’identité et à la foi inébranlables »

Benjamin Blanchard, le Directeur Général et co-fondateur de l’association est arrivé à l’aéroport de Zvarnots, ce 9 février. Il en est reparti le 21. Il a passé 15 jours sur le terrain, pour faire le tour de ses équipes, et, rencontrer quelques personnalités. Il a pu, aussi, se rendre en Artsakh. Il parle de l’Arménie comme étant « une terre de martyrs ».

« C’est la 3è fois que je viens en Arménie. Ce séjour avait un aspect particulier avec l’arrivée de nouveaux volontaires. C’est, aussi, la 1ère fois que j’y retournais après le conflit. L’Arménie est une terre de martyrs. Avec la guerre, notre installation a été chamboulée. Nous avons fourni beaucoup d’aide d’urgence aux réfugiés. En décembre 2019, nous avions fait une première mission pour fêter Noël avec les Arméniens. »

Benjamin a sillonné l’Arménie, rencontré les autorités locales, politiques, institutionnelles et religieuses. Dans l’Artsakh il a pu s’entretenir avec le Ministre des affaires étrangères, à Stepanakert, la capitale de cette république auto-proclamée qui n’est reconnue que par l’Arménie et le parlement français.

« Nous avons passé la journée à Stepanakert, raconte-t-il. Et, c’était plutôt sportif. Nous étions à Goris avec notre équipe locale. Et, nous avons reçu notre visa dans la nuit, pour nous y rendre dans la foulée. »

Ce soubresaut aventureux fait partie de l’ADN de SOS Chrétiens d’Orient. Depuis sa création, en 2013, avec les 70 000 donateurs, plus de 2 000 volontaires sont intervenus en Syrie, en Irak, au Liban, en Jordanie, en Egypte, et en Arménie.

« En ce moment, ajoute-t-il, nous espérons ouvrir bientôt une mission en Ethiopie où la situation des chrétiens est catastrophique. »

Personnellement, Benjamin « trouve très injuste ce qui se passe pour les Arméniens. Ce qui est très grave, c’est la complaisance de tous les pays d’Europe, des Etats-Unis, avec la Turquie qui est un Etat qui ne reconnaît pas ses crimes, ses génocides, ses massacres. » Il continue en expliquant que la Turquie occupe, toujours, une partie de Chypre, le nord de la Syrie, et, qu’elle n’a pas rendu les territoires ancestraux à l’Arménie tel que le prévoyait le Traité de Paix de Sèvres de 1920. Servir l’Arménie lui tient à cœur :

« Les Arméniens sont un peuple à l’identité et à la foi inébranlables ».

Un couple en mission

Camille et Corentin écoutent attentivement les propos de Benjamin. Corentin, en tant que chef de mission-pays, est salarié de l’association. Il est chargé d’assurer la sécurité, et, toute la logistique de sa vingtaine de volontaires. Il supervise les activités dont Camille est la responsable. Elle suit scrupuleusement les procédures.

« Nous avons l’initiative des projets, qui doivent être validés par le siège, à Paris. Toute la mise en œuvre des projets dépend de nous, et, des volontaires. Pour en citer quelques-uns, à Goris, nous avons mis en place un atelier de couture pour permettre à des femmes, exilées de l’Artsakh, principalement, d’avoir un salaire pour leur famille démunie. Dans le nord du pays, à Gyumri, nous aidons une paroisse catholique. Nous donnons beaucoup de cours de français. Nous avons, aussi, le projet d’ouvrir une serre pour faire de l’horticulture. Dans l’Artsakh, nous prévoyons d’intervenir pour la restauration des maisons démolies pendant la guerre. »

Très actifs, les volontaires sont sur le terrain. Ils vivent en communauté comme une famille. Ils ont un règlement intérieur. Ils ont la prière commune, et, assistent le plus souvent à la Messe. Ils étaient présents aux obsèques de Mgr Nechan Karakéhéyan, évêque-émérite, qui ont eu lieu le 17 février dans la cathédrale des Saints Martyrs de Gyumri. A Goris, Quentin, Myriam, Bertrand et Philippine sont volontaires. Ils viennent de la région parisienne, de Lille, de Perpignan, de Normandie. Bertrand est le responsable de l’antenne. Ils sont arrivés ici fin octobre.

« Nous aidons le Centre Culturel de la Francophonie, que dirige Carmen Apounts. Nous donnons des cours de français. Surtout, nous apportons beaucoup d’aide d’urgence aux familles exilées de l’Artsakh. Nous allons aussi dans les villages des alentours, à Aravus, Karashen, etc. Nous vivons tous ensemble dans une maison. Nous n’avons pas de voiture, mais nous sommes véhiculés par les gens d’ici qui sont très gentils. Ils ont le cœur sur la main. »

Myriam effectue, déjà, sa seconde mission chez SOS Chrétiens d’Orient, et, sa première en Arménie, elle n’a pas 25 ans.

« Je suis ravie d’être utile auprès des populations arméniennes. »

Bertrand, de son côté, apprécie « le caractère combattif, digne et fort des Arméniens. Après tout ce qu’ils ont vécu. Ce peuple est très fort. » A une demi-heure des lieux où se sont déroulés les affrontements contre l’armée azerbaïdjanaise, ils ont recueilli des témoignages de réfugiés. Quentin raconte que

« les familles restent très pudiques sur ce qu’elles ont vécu. Une famille a perdu ses deux fils, âgés de 18 et 19 ans. Cela me touche personnellement, parce qu’ils étaient plus jeunes que nous. Nous voyons leur tristesse. Même à Noël, ils ne voulaient pas, forcément, faire la fête. »

Avec Etienne, 21 ans

C’est l’un des plus jeunes. Etudiant en ingénierie à l’ENSEEIHT de Toulouse, il s’intéresse particulièrement à la mécanique des fluides. Né dans une famille catholique, c’est la première fois qu’il voyage en dehors de l’Europe. Investi dans le scoutisme, il a eu envie de redonner ce qu’il avait reçu auprès de sa famille.

« Ma vie de famille a été très riche, explique Etienne. Mes parents étant très soudés, cela m’a aidé à grandir. Nous faisions aussi la prière familiale tous les soirs. La fidélité et l’amour dans la vie familiale est un bel avantage pour se préparer à la vie d’adulte, et, aux défis de notre temps. »

Etienne, malgré son jeune âge est très mature. Il avait, déjà, entendu parler de SOS Chrétiens d’Orient. Catholique pratiquant, il n’a pas hésité une seule seconde à leur faire confiance.

« J’ai rencontré l’année dernière un volontaire de l’association, Augustin. C’est ce qui m’a décidé. Dans le cadre de mes études, je dois faire des stages. J’ai, déjà, réalisé un stage de 6 mois à Cannes, l’année dernière. Puis, cette année étant une année de césure, je dois faire un stage d’au moins 3 mois à l’international. Je m’y retrouve totalement. »

Etienne a fait son choix, il n’ira ni dans la Silicon Valley, ni à Londres. Son choix s’est arrêté sur Erevan, ou plutôt Gyumri. Il ne craint pas sur sa sécurité :

« Les procédures de l’association sur la sécurité sont très sérieuses. »

Il faut dire que SOS Chrétiens d’Orient a renforcé ses procédures, il y a un an, à la suite de l’enlèvement de trois membres de l’association et d’un Irakien, à Bagdad, le 20 janvier 2020. Ils ont été libérés le 26 mars. Leur enlèvement avait été suivi de près par l’Elysée qui avait annoncé leur libération :

« Le Président de la République se félicite de la libération de nos trois compatriotes Antoine Brochon, Julien Dittmar, Alexandre Goodarzy, et de l’Irakien Tariq Mattoka, tous employés de l’ONG SOS Chrétiens d’Orient ».

L’ordre de mission d’Etienne est clair et précis. Lui et les autres volontaires vont répondre aux besoins des familles, avec leurs dons alimentaires, vestimentaires et des produits essentiels. Etienne passera 5 mois sur cette terre chrétienne aussi grande que la Bretagne. Retour en France prévu cet été.

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

En quête d’esprit – Les écrans : un danger pour l’âme ?

Sur CNews aujourd’hui, Aymeric Pourbaix recevait le Père Jean-Baptiste Bienvenu (du Padreblog), Stéphane Blocquaux (docteur en science de l’information et de la communication), Florian Laguens (docteur en philosophie), ainsi que Véronique Jacquier :

Terres de mission : Comment sont nommés les évêques en France ?

Programme de l’émission :

Eglise universelle : Le gouvernement et les nominations épiscopales

A l’occasion de la publication de la thèse de doctorat de l’abbé Arnaud du Cheyron, en poste à Djakarta, ce qui est un peu loin : “La part faite au gouvernement français dans le processus actuel de nomination des évêques”, l’abbé Barthe reprend le contenu de ce travail en rappelant la manière dont le processus de désignation des évêques a évolué à travers l’histoire. Il s’attache particulièrement au cas de la France longtemps régie par le concordat de Bologne en 1516 puis celui de 1801, pour en arriver à la situation présente d’un “droit de regard” du gouvernement français sur les nominations épiscopales.

Eglise en France : Ouverture d’un lycée professionnel catholique des Métiers d’Art

En septembre 2021, la congrégation des dominicaines enseignantes du Saint-Nom de Jésus de Fanjeaux ouvrira, à Couloutre, à proximité de Nevers, un lycée professionnel des Métiers d’Art pour jeunes filles. Sœur Alice-Marie, directrice de cet établissement, présente les raisons de cette ouverture ainsi que les différentes filières proposées : broderie d’art, couture, reliure-dorure, agencement d’intérieur et tapisserie.

Eglise en Marche : Restauration de la chapelle saint Hilaire, en Vaucluse

De 2011 à 2019, une petite équipe s’est mobilisée autour de la restauration de la chapelle saint Hilaire sur la colline de Courens, à proximité de Beaumes de Venise, en Vaucluse. Cette belle aventure a donné naissance à un livre sobrement intitulé “Saint Hilaire” que nous présente Claudia Mestelan qui, avec son mari, Robert a été l’âme de cette restauration très réussie.

Tolérance zéro pour toutes les atteintes et les menaces pour les droits des femmes

Après l’Assemblée Nationale en 2020, c’est en plein cœur de Paris que la jeunesse a célébré en avant-première la journée du 8 mars. 268 Mariannes ont participé à une scénographie contre la GPA et tout ce qui y conduit. Cette pratique est une atteinte insupportable et intolérable à la dignité de la femme qui est réduite à son utérus et à sa capacité à accoucher d’un enfant commandé par des tiers sans scrupule et souvent fortunés. 268 comme le nombre de jours moyen d’une grossesse. Pour ces jeunes femmes mobilisées, la dignité des femmes n’a pas de frontière et la France doit prendre la tête d’un vaste mouvement pour l’abolition universelle de la GPA. C’est le seul moyen de mettre un terme à cette pratique inhumaine et contraire à la dignité des femmes et des enfants. C’est donc entre la Tour Eiffel, symbole de Paris, et le Trocadéro et son parvis rebaptisé « Esplanade des droits de la Femme » que les Mariannes, symbolisant la République, se sont données rendez-vous. L’objectif était de conjuguer tous ces symboles (Paris, la République, les droits de la femme) pour appeler le Président de la République à passer à l’action.

Cette mobilisation intervient à l’heure où l’opposition au projet de loi bioéthique est plus forte que jamais, aussi bien au Parlement que dans l’opinion. Les sénateurs ont en effet supprimé la PMA sans père lors de l’examen en 2e lecture et la commission mixte paritaire (CMP) convoqué il y a quelques jours n’a eu besoin que d’une vingtaine de minutes pour acter l’impossibilité d’un consensus sur ce texte. L’opinion n’est pas en reste puisque ce sont désormais 7 Français sur 10 qui demandent le retrait du texte et de ses mesures les plus clivantes, à commencer par la PMA sans père. Cette mesure inutile et dangereuse est en effet un marchepied vers la GPA. Les militants pro-GPA commencent d’ailleurs à renommer cette pratique « PMA pour les couples d’hommes » ! Voilà pourquoi pour dire non à la GPA, il faut dire non à la PMA sans père.

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, a déclaré :

« Face au développement honteux de cet esclavage qu’est la GPA, nous appelons le Président de la République, les élus et tous nos concitoyens, femmes et hommes, à agir urgemment contre toutes formes de tolérance ou de complicité avec cette pratique et à s’engager pour l’abolition universelle de toutes formes de GPA. Comme vous l’avez si bien exprimé, chères Mariannes, « Tolérance zéro contre les atteintes aux droits des femmes ». Nous sommes tous d’accord avec cela. Alors, soyons cohérents et ambitieux : la France doit s’engager pour l’abolition universelle de la GPA. C’est possible ! ».

C’est arrivé un 6 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 mars : saints du jour français ou en France.
    • St Fridolin de Säckingen, abbé en Allemagne († VIe s.)

À Säckingen dans le sud de l’Allemagne, vers le VIIe siècle, saint Fridolin, abbé. Venu, dit-on, d’Irlande, il séjourna d’abord à Poitiers près du tombeau de saint Hilaire, puis pérégrina à travers la Gaule, et aboutit à Säckingen, où il fonda un monastère double en l’honneur de saint Hilaire.

  • St Chrodegand (ou Chrodegang), évêque de Metz († 766)

À Metz, en 766, saint Chrodegand, évêque, qui rédigea une règle de vie, pour les prêtres de son diocèse qu’il réunit en chapitres de chanoines, pour qu’ils vivent dans la vertu à l’intérieur du cloître; il promut aussi merveilleusement le chant d’Église.

Son nom offre bien des variantes : Chrodegangus, Chrotgandus, Godegrand, Rotgandus, etc

  • Ste Colette de Corbie, clarisse († 1447)

Sainte Colette Vierge, réformatrice des Clarisses (1380-1447)

Colette est née à Corbie, en Picardie. Ses parents se désolaient de ne pas avoir d’enfants ; ils prièrent saint Nicolas. Lorsqu’ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom du saint protecteur : Nicole, en diminutif familier Colette.

Orpheline à dix-huit ans, elle obtint du père Abbé d’un monastère voisin, la possibilité d’entrer chez les béguines d’Amiens malgré son âge. Elle n’y reste qu’un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d’austérité. Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie.

Mais elle se sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle veut réformer le Second Ordre de saint François, les clarisses. C’est pourquoi elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon. Ce pape était un « antipape d’Avignon » du Grand Schisme qui déchirait alors l’Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond. Il reçoit la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu’elle sera amenée à fonder ou réformer. Si Colette s’adressa à Benoît XIII, c’est que, dans l’incertitude sur l’obédience à laquelle il fallait se rattacher, elle suivit la France entière, qui avait reconnu le pape d’Avignon ; mais dès les décisions connues du concile de Pise, elle fit ratifier par Alexandre V, l’élu du concile, les faveurs reçues précédemment de Benoît XIII.

Colette vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le monastère de Besançon puis bien d’autres en Savoie, Artois, Allemagne et Belgique. Elle mourra à Gand et son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.

  • le 6 ou 11 mars 251 : début du pontificat de saint Corneille, 21ème pape.
  • le 6 mars 1058 : confirmation par le pape Étienne IX du privilège monétaire de Cluny.
  • le 6 mars 1204 : Philippe Auguste s’empare de Château-Gaillard.

Cette forteresse de Château-Gaillard, construite en 1196 par Richard Cœur de Lion tombe après un siège de six mois sous l’assaut des troupes françaises de Philippe-Auguste. Après la conquête de cette place forte, capitale à l’époque car s’est le verrou qui protège toute la Normandie, il poursuit sa conquête de la Normandie.

Philippe-Auguste est entré en Normandie durant l’été 1202, entendant bien prendre cette province pour le compte de la couronne de France, à Jean sans Terre qui a succédé à Richard en 1199.

  • le 6 mars 1365 : trêve et signature du traité d’Avignon.

Les Français et les Navarrais déposent les armes conformément à la trêve d’Avignon signée par Charles V et Charles de Navarre sous l’égide d’Urbain V. Battu à Cocherel, Charles de Navarre n’a d’autre choix que de signer un traité le même jour ; il abandonne ses possessions d’Île-de-France ainsi que ses droits sur la Bourgogne, la Champagne et la Brie, et gagne les comtés d’Évreux, du Cotentin ainsi que Montpellier.

  • le 6 mars 1429 : Jeanne la pucelle, rencontre Charles VII, Dauphin de France.

Certains historiens parlent du 23 février ; d’autres de deux entrevues. Celle qui nous intéresse est l’entrevue où elle reconnaît le Dauphin parmi les courtisans et où elle lui transmet le « signe » donné par le Ciel justifiant de sa légitimité sur le trône de France.

Après avoir chevauché à travers les terres bourguignonnes depuis la place de Vaucouleurs, Jeanne d’Arc arrive au château de Chinon. Mais le Dauphin la met à l’épreuve en se cachant dans le groupe des courtisans. Guidée par ses Voix, Jeanne se dirige tout droit vers lui et lui annonce :

Gentil Dauphin, j’ai nom Jehanne la Pucelle et vous mande par moi le Roi des Cieux que vous serez sacré et couronné à Reims et que vous serez lieutenant du Roi des Cieux qui est Roi de France !”

Et en guise de bonne foi, elle lui aurait révélé la prière qu’il récitait en secret:

« A donc, Seigneur mon Dieu, est-ce qu’à cause de la conduite de ma mère, je ne serais pas ainsi que  je l’ai cru l’héritier légitime du trône et de la couronne de France ? S’il en est ainsi, inspirez-moi, Seigneur, auquel cas je suis décidé à rendre le Royaume à qui il appartient et à quitter le pouvoir  pour me retirer en royaume ami. Au contraire, si je suis véritablement fils du Roi et légitime héritier de la Couronne, je vous prie de combattre pour moi et de m’aider à recouvrer mon Royaume. Si les malheurs de la France sont arrivés à cause de mes péchés qu’il vous plaise, Seigneur de me punir tout seul; mais si ces malheurs sont la conséquence des péchés du peuple, veuillez bien apaiser votre  colère et pardonner. »

Le futur Roi comprend alors le caractère divin de la mission de Jeanne. Il sort « transfiguré » de cette entrevue.

En fait, elle lui annonce que sa mission est de « bouter les Anglais hors de France »; mais aussi quatre évènements : la libération d’Orléans, le sacre de Reims, la libération de Paris, qui aura lieu en 1436, et la libération du Duc Charles d’Orléans (alors retenu en Angleterre).

La réaction de la cour est assez hostile ; en particulier La Trémoille, le puissant protecteur de Gille de Rais ! Qui est un personnage que l’on peut qualifier de byzantin pour ne pas dire plus…

Le Dauphin doute encore et va la faire interroger par ses théologiens à Poitier. Jeanne convainc le Roi et ses théologiens. Elle reçoit alors le commandement militaire, et une armure.

Ses voix disent de creuser derrière l’autel de l’église de Sainte Catherine de Fierbois pour trouver une épée marquée de 5 croix, que la tradition attribue à Charles Martel. Elle fait peindre sur un étendard le Christ entre deux anges et broder sur la soie ” Jésus, Maria ! ” avant de prendre le chemin d’Orléans.

Avant de faire couler le sang elle somme au nom de Dieu les anglais de quitter le Royaume, en écrivant au chef anglais.

  • le 6 mars 1447 : élection du pape Nicolas V.

Tommaso Parentucelli né à Sarzana vers 1398. Il est élu pape le 6 mars 1447 sous le nom de Nicolas V. Il met fin au schisme de l’antipape Félix V ; fonde la Bibliothèque vaticane ; fait construire des fortifications et restaurer des églises. Il commence son pontificat en embellissant la grande ville et en invitant les peintres, les architectes et avant tout les écrivains. Reconnu comme seul souverain pontife en 1449, il garde une position de neutralité en Italie.

Peint par Laurent de la Hyre 1630 : descendant dans la crypte de la basilique d’Assise, le pape Nicolas V voit saint François debout. Soulevant le bas de son froc, il découvre un de ses pieds stigmatisés d’où le sang coule encore. Le corps de saint François est resté intact dans sa tombe.

  • le 6 mars 1571 : Charles IX entre dans Paris.
  • le 6 mars 1618 : incendie du Parlement de Paris.

L’incendie se déclenche dans le bâtiment de l’actuel palais de Justice, proche de la Sainte-Chapelle, qui, comme cela se passera de nouveau en 1871, est miraculeusement préservée des flammes.

  • le 6 mars 1629 : le Roi Louis XIII bat les Savoyards au Pas de Suse.

Débarrassés de La Rochelle depuis le 28 octobre 1628, Louis XIII et Richelieu, à la tête de l’armée française commandée par les 3 mêmes maréchaux, Créqui, Bassompierre et Schomberg, partent de Grenoble le 2 février 1629 pour Briançon, franchissent les Alpes au le col du Montgenèvre et arrivent devant le fameux « Pas de Suse », défilé étroit qui commande l’entrée de Suse, petite cité stratégique piémontaise. La mission de forcer le passage est confiée à 200 volontaires commandés par Bassompierre. Juste avant la bataille, aurait eu lieu le dialogue suivant avec Louis XIII. :

« Sire, dit-il, les invités sont arrivés, les violons sont prêts, les masques sont à la porte. Si Votre Majesté est d’accord on peut commencer le ballet ».

Le Roi répond « Sachez que l’artillerie, n’a plus que 500 livres de plomb ».

« Ce n’est pas le moment de penser à une bagatelle de ce genre, répliqua le maréchal, faut-il remettre le ballet parce que l’un des masques n’est pas prêt ? Que Votre Majesté me permettre d’attaquer et tout ira bien ».

Et Richelieu d’intervenir : « Sire, à en juger par le visage de Monsieur le Maréchal, il me semble que l’on peut compter sur un succès ».

En effet les Savoyards et Piémontais, culbutés et bousculés de maîtresse façon par la «furia francese» s’enfuient et Charles-Emmanuel, est obligé de s’incliner devant Louis XIII et de signer un éphémère traité (6 mars 1629) dans lequel il reconnaît Charles Gonzague de Nevers, duc de Mantoue et Montferrat. Le 18 mars suivant l’armée française délivre la capitale du duché de Montferrat. 

  • le 6 mars 1642 : le pape condamne l’Augustinus de Jansénius.

Mais la bulle n’est publiée que l’année suivante.

  • le 6 mars 1651 : Turenne se réconcilie avec le Roi Louis XIV, qui lui pardonne.

Il peut rejoindre la cour.

  • le 6 mars 1661 : Mazarin décide de fonder un collège, sur sa fortune personnelle.

C’est le Collège des Quatre-Nations, destiné à l’instruction gratuite de 60 écoliers, dans lequel serait installée sa bibliothèque. Pour financer cette construction il met bientôt son mobilier en vente aux enchères.

  • le 6 mars 1664 : signature d’une alliance entre la France et le Brandebourg.
  • le 6 mars 1690 : Fénelon obtient un privilège pour publier son opuscule De la véritable et solide piété.
  • le 6 mars 1703 : les troupes royales de Montrevel défont les Camisards à Pompignan.
  • le 6 mars 1714 : Traité de Rastatt.

Entièrement rédigé en français il met fin à la Guerre de Succession d’Espagne. Il est signé par l’archiduché d’Autriche et le Royaume de France, respectivement représentés par le duc de Villars et le prince Eugène. Il fait suite à de difficiles négociations entre les deux parties, qui duraient depuis novembre 1713.

  • le 6 mars 1766 : naissance de Marin-Pierre Gaullier, colonel français dans les armées royales.

Il est aussi l’un des chefs qui prennent la tête des Chouans en Mayenne. Il meurt le 9 avril 1817.

  • le 6 mars 1779 : naissance d’Antoine de Jomini, général, banquier, historien suisse.

Général dans la Grande armée, véritable autodidacte, il publie plusieurs traités de stratégie et d’histoire des guerres napoléoniennes. Théoricien de l’art napoléonien, il est totalement oublié en France et particulièrement étudié par les militaires américains de nos jours.

Il découvre le passage de Studianka, sur la Bérézina, qui permet à la Grande Armée d’échapper à Wittgenstein et à une destruction totale.

  • le 6 mars 1801 : Sade est arrêté pour “délire de vice” sans jugement pour sa Zoloé

Où il dépeint les mœurs de Joséphine de Beauharnais chez son éditeur, Massé. Les ouvrages sont saisis.

Le professeur Jean Dumont surnomme ce membre du GODF (loge « Les amis de la liberté ») « le père de la Révolution française ». Il écrira dans Justine ou les malheurs de la vertu :

« La nature n’a créé les hommes que pour qu’ils s’amusent de tout sur la terre… Tant pis pour les victimes, il en faut. »

Et un autre frère, François Labbé écrira :

« On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. » (*)

Cette liberté revendiquée par Lucifer avec son « Non serviam.» On ne saurait faire plus synthétique. En 3 phrases tout est dit.

(*) Cités par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (pages 86 et 87)

  • le 6 mars 1803 : envoyé pour réoccuper les villes françaises de l’Inde, l’amiral Decaen s’embarque pour l’île de France, future l’île Maurice.
  • le 6 mars 1916 : combats au Mort-Hommes et à la Cote 304.

La bataille de Verdun bat son plein.

  • le 6 mars 1906 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

« À 10 heures du matin, le percepteur, M. Caillet, se présente devant l’église de Boeschepe, un village du Nord, non loin de la frontière belge. Il est accompagné de son fils, étudiant en droit à Lille, et de M. Benoist, commissaire de Bailleul, le chef-lieu du canton. Un détachement du 8e d’infanterie, une dizaine de dragons et cinq gendarmes les attendent. Leur mission : assurer la protection de l’inventaire des biens ecclésiastiques qui doit avoir lieu à Boeschepe, comme dans les 36 000 communes de France, en application de la loi de séparation des Églises et de l’État promulguée le 9 décembre 1905. Depuis un mois, ces inventaires ont donné lieu à de multiples incidents. Mais en Flandre française, la population est très pratiquante : l’atmosphère est électrique.

Deux serruriers étrangers à la commune ont été réquisitionnés. Ils forcent la porte de l’église. Entouré d’une cinquantaine de fidèles, le curé, l’abbé Haan, lit la protestation que son évêque a transmise au clergé du diocèse. Pendant que les fonctionnaires examinent les objets du culte, l’assistance entonne des cantiques. À 11 heures, alors que l’opération s’achève, un tumulte se fait entendre : forçant les barrages, 300 hommes pénètrent dans le cimetière, passent par la sacristie et font irruption dans l’église.

Aucun d’entre eux n’est armé. Revolver au poing, le commissaire demande au prêtre de calmer les manifestants. L’abbé Haan s’exécute. Dans un premier mouvement, les assaillants reculent. Mais la bagarre éclate avec les gendarmes. Coups de poing, coups de pied, les chaises volent. Dans l’action, le percepteur roule à terre. Son fils, qui porte un revolver sur lui, prend peur : il tire, au moment où claquent d’autres détonations. Un homme s’effondre, mort. Dans la plus grande confusion, le percepteur et son fils s’échappent, puis un fourgon de cavalerie les emmène au galop.

L’autopsie révélera que la balle mortelle venait du calibre 6 du fils du percepteur, l’enquête confirmant que trois balles avaient été tirées par cette arme et trois autres par les gendarmes. Premier martyr des Inventaires, Gery Ghyseel, un ouvrier boucher de 35 ans, laissait une veuve et trois orphelins.

La Flandre catholique l’enterrera le 10 mars. Trois jours auparavant, ce drame avait provoqué la chute du gouvernement. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 9)

Voir les chroniques du 5, 6 et 7 novembre du 6 et 26 mars, du 12 avril.

  • le 6 mars 1946 : la France reconnaît le Vietnam comme État libre au sein de la Fédération Indochinoise.

Mais les sages avis du futur maréchal Leclerc ne sont pas suivis. La guerre d’Indochine va commencer.

  • le 6 mars 1946 encore : sur place débute l’opération « Bentré ».

Ce même jour, débute une importante opération de la marine Française qui a pour but de rétablir notre souveraineté au Tonkin en relevant par des troupes françaises les militaires chinois qui avaient désarmé les forces japonaises au nord du 16e parallèle.

Au sud la relève des Anglais s’était très bien passée. Avec les Chinois un accord a été signé 8 jours plus tôt.

Cette opération baptisée “Bentré” devait se dérouler sans problème puisque les Chinois étaient en principe nos alliés, mais elle débute de façon dramatique : en dépit des accords, le Triomphant, commandé par le CF Jubelin et dont la mission est de protéger les cinq premiers LCI chargés de transporter les troupes (environ 20 000 Français au total) pour les mettre à terre, est accueilli par un tir violent d’armes de tous calibres de la part des Chinois. Au total, cet engagement fait 29 tués et 93 blessés du côté français.

Mais dès que l’autorisation d’ouvrir le feu est donnée par LECLERC, le rapport de force s’inverse ; l’opération se termine sans autre difficulté et le 15 mars toutes les troupes ont débarquées.

Parmi les mort, le lieutenant de vaisseau Cruchet chargé de diriger le tir de l’artillerie depuis le télépointeur de 138 mm du Triomphant est mortellement blessé par l’explosion d’un obus. Par décret du 19 septembre 1946, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume avec la citation suivante à l’ordre de l’armée de Mer :

“Officier canonnier du Triomphant tué à son poste de combat le 6 mars 1946. Malgré un feu meurtrier de l’adversaire, ayant déjà un blessé très grave à ses côtés, a montré jusqu’à la fin le plus parfait mépris du danger ; belle figure d’officier d’une haute valeur morale, aimé de ses hommes qu’il avait parfaitement entraînés au combat.” Cette nomination comporte l’attribution de la Croix de guerre avec palme.

Il a été enterré au cimetière Courbet en baie d’Halong.

  • le 6 mars 1982 : le professeur Cabrol pratique la première opération « cœur + deux poumons ».

L’inculture des cultureux

Une lectrice nous signale un entretien avec Andrzej Sapkowski, écrivain polonais qui est, paraît-il, une référence dans le monde de la “fantasy”. Dans cet entretien, on peut notamment lire ces quelques lignes sur le théologien tchèque Jan Hus qui prépara la révolte de Luther. Ces lignes en disent long sur l’inculture arrogante et l’anti-catholicisme de certains milieux culturels:

Mais pour revenir à la question – c’est précisément parce que les Guerres Hussites n’avaient pas été exploitées que cela m’a donné envie de prendre ce sujet à bras le corps. Qui plus est, j’ai choisi cette période parce qu’elle me semblait chaotique et complexe. Et fascinante du même coup, parce qu’elle préparait le terrain au sort futur de l’Europe. L’”hérésie” Tchèque a été la seule – avant Martin Luther – à ne pas être écrasée par Rome. Sans Jan Hus, il n’y aurait pas eu de Luther. La devise sola scriptura (“seule la Bible est infaillible”) qu’a professée Luther vient directement des Hussites. Et sans Luther, la Réforme n’aurait pas eu lieu. Si la Réforme n’avait pas eu lieu, il n’y aurait pas eu de révolution industrielle.  Nous vivrions encore dans des huttes de paille et de torchis, en priant.

Il faut sans doute croire que la Sorbonne a été fondé par Jan Hus et que la Sainte Chapelle a été bâtie en torchis!

“Républicain laïc” et “en même temps” représenté dans un rassemblement d’islamistes!

Lu dans Le Point de cette semaine:

Renaud Muselier aurait dû se méfier de l’UOIF Républicain laïc revendiqué, Renaud Muselier avait signé en mai 2019 un appel à la dissolution de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans, rebaptisée Musulmans de France. Puis, en octobre 2020, après l’assassinat de Samuel Paty, le président de la région Sud avait déclaré: «Ces petits renoncements multiples face à l’islamisme nous feront perdre notre liberté si nous n’agissons pas.» Mais alors pourquoi avoir envoyé Nora Preziosi (LR),déléguée aux droits des femmes, représenter la région à un rassemblement de musulmans, dont certains proches de l’UOIF, en octobre 2019? C’est le sénateur RN StéphaneRavier qui pose aujourd’hui cette embarrassante question (M. Ravier en veut à Mme Preziosi pour avoir contribué l’an dernier à lui faire perdre sa mairie des quartiers Nord deMarseille). Renaud Muselier a été contraint de reconnaître une «erreur» de son cabinet. Une «erreur »? Ses détracteurs du RN y voient plutôt un petit signe électoraliste destiné à ne pas effaroucher un électorat confessionnel.

“Le but de la politique est de garder la population inquiète…”

L’abbé Michel Viot critique l’usage politique de la crise sanitaire – et la politique de la peur.

Qui d’entre nous ne connaît pas ce personnage ? Très peu sans doute. Qui sait que son nom est souvent accompagné de « vengeur » masqué ? Sans doute moins de gens.
Il est fort probable que son souvenir flottera bientôt dans les consciences, et qui sait, s’incarnera à la fin de notre pandémie. Mais pour que Zorro intervienne, il faut que la violence se déchaîne, que des injustices flagrantes aient été commises, que d’autres, pires encore se laissent entrevoir. Peur et violence doivent donc diriger notre société sans Dieu, pour que ne comptant plus sur le secours divin, elle l’attende d’un homme. Le personnage de Zorro en est le symbole.

Aussi, parce qu’il y a fort à craindre que cette république soit en marche vers la dictature, il me semble plus que temps d’exhorter à l’arrêt, devant la liberté, comme mon épagneul sait si bien le faire pour débusquer un perdreau !

Je ne reviendrai pas sur les débuts de la pandémie et son effrayante gestion. De nombreuses voix l’ont dénoncée. Mais comme prêtre je me sens obligé de revenir sur la douloureuse question de l’assistance aux malades, aux mourants et aux familles, sans oublier les services funéraires.

Je commence par balayer devant ma porte ! Dans un certain nombre d’endroits des prêtres se sont confinés, et des églises sont demeurées fermées pour les enterrements ! Nous avons eu, nous prêtres catholiques, et je dis bien nous, la lâcheté d’accepter de ne plus célébrer de messes publiques, y compris pendant la semaine sainte et à Pâques. Certes le gouvernement l’avait interdit ! Mais est-ce une excuse ? Non !

Et voici pourquoi. Pendant qu’il nous interdisait d’accomplir notre ministère, il permettait des activités autrement plus dangereuses en matière de contamination, comme les transports en commun ou la fréquentation des super marchés. Les mesures sanitaires prises par nos évêques pour tous les sanctuaires auraient dû rassurer des responsables politiques raisonnables. Mais l’idéologie régnait à la place de la raison depuis le début de l’épidémie, c’est à dire un état d’esprit d’affirmation de sa volonté de puissance du côté de l’Etat, et un esprit de timidité du côté de l’Eglise catholique, laissée seule par les autres religions pratiquées en France, n’ayant pas comme elle, les mêmes obligations religieuses. Pour elles, le sanitaire a tenu lieu d’excuse. Elles ont plié en fait devant l’esprit matérialiste de ce temps, tout comme nous, pendant notre obéissance servile aux décisions du gouvernement. Nous nous sommes réveillés en plaidant devant le Conseil d’Etat qui nous a donné raison et la vie religieuse catholique a pu reprendre presque normalement. Je dis presque, parce que le couvre-feu de 18h nous gêne considérablement et risque de troubler gravement la Semaine Sainte, et la célébration de Pâques en rendant impossible le très bel office de la Vigile pascale. En fait, ce maintien acharné du couvre-feu qui ne sert à rien sur le plan sanitaire, le premier Ministre lui-même a reconnu qu’il n’avait pas été utile à grand chose. Et quand on voit les grands rassemblements de personnes qu’il provoque dans les transports en commun, on peut se demander s’il ne contribue pas à propager le virus. Mais c’est un ingrédient parmi d’autres pour entretenir le climat de peur. L’existence de cette mesure violente maintient dans les consciences la présence du danger, donc de la peur.

Par ailleurs, on s’obstine à ne pas réellement soigner les malades du Covid. Des médicaments existent pourtant, je l’ai expérimenté et dit. Pourquoi ne pas proposer aux malades cet essai, sans danger, car les médicaments en question sont anciens et leurs effets connus ? Non on préfère laisser dans l’angoisse, encore la peur, avec le risque de mort pour les personnes âgées. Celles-ci, dans encore beaucoup trop d’endroits ne peuvent pas voir leur famille, pas plus que le prêtre d’ailleurs, selon les options philosophiques des directeurs de maisons de retraite. Car c’est surtout l’administration hospitalière, et non les soignants qui mangent du curé. Elle aurait pourtant dû se rendre compte depuis longtemps que le curé est aussi indigeste que la nourriture qu’elle sert à ses malades !

Ce mépris des liens familiaux, cette méconnaissance de leur importance devant la mort relève de crime contre l’humanité. Ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est son besoin de rites funéraires, religieux ou laïques, autrement dit de signes qui maintiennent la communauté humaine unie et présente, avant, pendant et après la mort. Et seul le rite religieux peut en fin de compte tenir et garder son sens en situation d’épidémie. Le rite laïc, comme la précaution sanitaire relèvent tous deux du matérialisme. Et la peur de la mort, encore la peur, dans une société matérialiste l’emportera toujours sur l’amour du prochain.

Nos dirigeants s’obstinent dans une stratégie fondée sur l’idée fausse qu’on ne peut pas soigner correctement le Covid, sur la seule solution vaccinale, dans un flou qui explique les doutes de beaucoup de nos concitoyens, et surtout sur la mise au grand jour d’un secret de polichinelles, le manque de lits dans nos hôpitaux, signe d’une démission du service public qui ne date pas d’hier.

Aussi, avant d’aller plus loin, il faut maintenant émettre une hypothèse concernant l’utilisation de la peur, conjuguée à la violence. Il faut situer cela dans la question de la manipulation des foules et l’usage de l’inconscient dans la publicité. Il n’est pas étonnant que ce soit le neveu de Freud, Edward Bernays, qui fut le premier à théoriser cela dans son livre Propaganda paru en 1928 aux États Unis. Il n’hésitera pas à écrire « La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes du peuple est un élément essentiel dans une société démocratique. ». Pour lui , seule une minorité peut penser, trop d’opinions ou d’informations nuisent, parce que la masse est incapable de penser. Il faut la guider par des impulsions, des émotions et des habitudes. Il relève le rôle important du médecin pour inspirer confiance. En matière de vente, mais cela peut s’étendre à d’autres domaines, on utilisera donc l’image médicale pour pousser à acheter un produit. C’est ainsi que Bernays, employé par une marque de cigarettes, incitera les femmes à fumer comme leur médecin homme, jouant du même coup sur l’idée de promotion et de libération de la femme. Citons encore Bernays « La propagande ne mourra jamais. Les hommes intelligents doivent se rendre compte que la propagande est l’instrument moderne qui leur permet d’arriver à leurs fins et qui contribue à organiser le chaos. ». Un contemporain de Bernays, Mencken écrira au début du XX ème siècle « le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité, en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres, tous étant imaginaires. ».

Même si les noms de ces précurseurs des dirigeants politiques actuels sont oubliés aujourd’hui, ils ont produit nombre de disciples, car ils ont en fait mis leurs pas dans ceux des révolutionnaires des Lumières du 18 ème siècle, qui eux aussi méprisaient le peuple, et par différents journaux savaient manipuler l’opinion, jusqu’à l’utilisation de la peur, qui dans son raffinement deviendra terreur ! Même si le peuple n’en a pas toujours conscience aujourd’hui , il ressent tout ce mépris et toutes ces agressions. Il se prépare, souvent sans le savoir à des réponses violentes, qu’il voudra à la hauteur de ce qu’on lui a fait subir. Mais chacun sait que l’engrenage de la vengeance est sans fin. Les petits Zorro individuels, seront en quête d’un Super Zorro, fédérateur de toutes les vengeances. Toutes les épidémies ressenties comme grandes ont toujours généré ces sentiments là, au cours de l’histoire, captant les pensées et les détournant de toute autre question. C’est pourquoi cette pandémie, ne changera pas la mentalité de cette société matérialiste, qui se veut de plus en plus athée, et je partage le pessimisme de mon Archevêque dans son très beau livre sur la mort (Mgr Michel Aupetit, La mort, méditation sur un chemin de vie. Editions Artège). « Allons-nous entendre l’alerte ? Rien n’est moins sûr. L’exemple du sida nous montre comment, face à une nouvelle pandémie transmissible, nos sociétés vont chercher davantage à se protéger qu’à changer la vie. »

On le voit encore aujourd’hui avec le coronavirus où le premier réflexe fut celui de la protection vis à vis d’autrui. Au grand commandement de l’amour transmis par le Christ « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »(Jean 13, 34) a succédé cette injonction « Protégez-vous les uns les autres. »( pp 97-97).
Et comme on estimera toujours que la protection n’est pas assez efficace, parce des gens qu’on estimera asociaux refuseront le vaccin, ou trafiqueront des passeports de santé, on se cherchera un Grand Protecteur pour mettre de l’ordre, au prix de l’abandon des libertés essentielles. Mais il faut que les esprits soient mûrs et le moment propice ! D’où le zèle d’une grande majorité de chaînes de télévision qui doivent, sans doute rechercher le prix de l’excellence anxiogène !

Et pourtant les signes de dérangements mentaux se multiplient, les actes de violence de même ! Imperturbables, la très grande majorité des médias continue à donner des informations niaises et à distiller la peur. Aucun grand débat n’est organisé sur la vérité des statistiques faites sur la pandémie, les avantages ou désavantages des différents vaccins. Le trouble donne l’impression d’être sciemment entretenu. Il est vrai que Paul de Gondi, Cardinal de Retz (1613-1679) a écrit dans ses mémoires « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. », et comme nous sommes en réalité déjà en période électorale, je crois utile d’ajouter cette autre phrase du même auteur « Ceux qui sont à la tête de grandes affaires ne trouvent pas moins d’embarras dans leur parti, que dans celui de leurs ennemis. ». Même si l’auteur de ces propos n’a pas réussi dans ses ambitions, ses paroles semblent toujours influencer ceux qui commandent. Ou bien ils connaîtront le sort du Cardinal de Retz, séducteur égoïste autant que narcissique, mais non pas sans talent. Ou, grâce au masque, ils apparaîtront comme des Zorro providentiels, mais, faute de vrai talent, pour combien de temps ?

Prière au Saint-Esprit pour le voyage du Pape en Irak

Depuis hier, le Pape se trouve en Irak pour un voyage particulièrement important dans cette terre qui vit les débuts du christianisme (et même de la Révélation biblique puisqu’Abraham habitait chez les chaldéens). Le patriarche de Babylone des chaldéens demande que nous récitions cette prière au Saint-Esprit à cette occasion:

Seigneur nous te confions le voyage du pape François en Irak à partir du 5 mars. Que l’Esprit saint inspire ses gestes et ses paroles, afin que le cœur de ceux qui le rencontreront et l’écouteront soit rempli de courage et de consolation. Que les différentes communautés, ethniques, culturelles et religieuses puissent s’ouvrir les unes aux autres et s’engager pour prendre des mesures courageuses de réconciliation et de collaboration pour le bien commun. Que l’Église en Irak reçoive le réconfort, la lumière et la force afin de ne jamais cesser de tisser des liens de fraternité et de paix. Seigneur, libère l’Irak et les pays du Moyen-Orient de la haine et de la violence.

Un prêtre demande la rapide réouverture des frontières

L’abbé Marc Vernoy, prêtre français exerçant son ministère en Floride, vient d’écrire une lettre ouverte au député LREM des Français de l’étranger Roland Lescure, s’interrogeant sur le fait que, citoyen français, il soit interdit de se rendre dans son pays pour y réconforter ses parents, tandis que des saltimbanques étrangers ont, eux, le droit de venir à Paris. Une lettre qui a le grand mérite de montrer à quel point certaines des mesures actuelles sont absurdes et incohérentes. Mais c’est sans doute une nouvelle conséquence du “en même temps”!

C’est arrivé un 5 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 mars 524 : martyr de Lucius 1er, 22ème pape.

Immédiatement déporté par l’empereur Trébonien Galle après son élection le 25 juin 253, il meurt martyr, le 5 mars 254.

  • le 5 mars 1626 : le traité de Monzon entre la France et l’Espagne confirme l’indépendance du canton suisse des Grisons.

Il interdit aussi à l’armée espagnole le passage du Valteline, en Italie.

  • le 5 mars 1658 : naissance d’Antoine Laumet de La Mothe Cadillac.

Né le 5 mars 1658 et mort en 1730, Antoine Laumet débarque en Nouvelle-France à 25 ans, et change son nom en de Lamothe-Cadillac. Soldat, explorateur et administrateur français, il fonde la ville de Détroit et le fort Pontchartrain en 1701 et devient, de 1710 à 1716, gouverneur de la Louisiane. C’est en son honneur que la voiture Cadillac a été ainsi nommée.

C’est sur le site de la future ville de Détroit que débarque Lamothe Cadillac, le 24 juin 1701. S’amorce alors la construction du fort de Détroit; le début d’un nouveau foyer de colonisation à l’ouest des Grands Lacs.

  • le 5 mars 1759 : le pape Clément XIII met L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert et De l’esprit d’Helvétius à l’index.

Il suit en cela les sages conseils donnés par le ministre de Louis XV, le cardinal Fleury au pape Clément XII (voir la chronique du 29 janvier).

  • le 5 mars 1795 : Traité de Bâle, la Prusse se retire de la guerre contre la France.

Le futur Maréchal d’Empire Louis-Alexandre Berthier est nommé général de brigade.

  • le 5 mars 1798 : les Français occupent Berne.

La Suisse fidèle à sa politique de neutralité se tient à l’écart des guerres entre la France et l’Europe. La France cherche un prétexte pour envahir la riche confédération helvétique. Suite à un incident mineur, le 28 janvier, ses troupes entrent dans le pays de Vaud et, le 5 mars après la victoire du Grauholz, les Français occupent Berne, donnant ainsi le coup de grâce à la vieille Confédération des XIII Cantons. L’un des objectifs de Bonaparte est réalisé : une partie du trésor des villes suisses dérobé par l’occupant va servir, non pas à financer l’expédition d’Angleterre à laquelle il a renoncé, mais celle d’Egypte, qu’il est en train de préparer dans les premiers mois de l’année 1798. Napoléon Bonaparte, lui, vient d’être nommé général en chef de l’armée d’Orient.

  • le 5 mars 1800 : Bonaparte reçoit les chefs de l’Ouest royaliste, dont Cadoudal et Bourmont et tente en vain de les rallier à une politique nationale.

Bonaparte reçoit les chefs de l’Ouest royaliste aux Tuileries. Tout l’ouest vient de se soumettre. Il reçoit entre autres Georges Cadoudal, le général de Bourmont, le comte de Châtillon, le chevalier de Saint-Hilaire. L’entrevue est un échec.

  • le 5 mars 1811 : un bataillon britannique repousse deux régiments français à la Bataille de Barossa, en Espagne.
  • le 5 mars 1814 : Napoléon décrète la guerre de partisans à Fismes pour s’opposer à l’invasion.

C’est la réponse de l’empereur aux généraux alliés qui avaient déclaré qu’ils passeraient par les armes tout paysan armé. A part apporter des renseignements aux débris de la Grande Armée, les Français sont las et ne souhaitent que la paix. Napoléon n’est pas suivi.

  • le 5 mars 1883 : création à Paris de Henry VIII, opéra de Camille Saint-Saëns.

     

  • le 5 mars 1829 : la Chambre des députés transmet au Garde des Sceaux une pétition demandant l’interdiction des missions religieuses.

     

  • le 5 mars 1959 : le président De Gaulle déclare à Peyrefitte qu’il ne croit pas à la possibilité d’intégrer les Algériens musulmans avec les Français.

“Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre… (…) ils se sépareront”.

Il y a plus de 6 millions d’Algériens en France et certains pourraient perdre la nationalité…algérienne

Alors que le laxisme, qui règne en France depuis plus de quarante ans, ne permet pas d’expulser les immigrés clandestins et qu’aucun gouvernement n’ose déchoir de la nationalité française les étrangers commettant des crimes et délits, l’Algérie envisage une loi qui pourrait déchoir de la nationalité algérienne les franco-algériens commettant des “actes préjudiciables aux intérêts de l’Etat”.

Le monde à l’envers et le grand remplacement en marche forcée :

Un projet de loi qui pourrait inquiéter la diaspora algérienne, notamment en France. Le gouvernement d’Alger envisage de déchoir de la nationalité algérienne tout ressortissant commettant à l’étranger « des actes préjudiciables aux intérêts de l’Etat », selon un avant-projet de loi présenté mercredi par le ministre de la Justice, rapporte l’agence officielle APS.

Le ministre Belkacem Zeghmati a présenté un amendement du Code de la nationalité algérienne mercredi devant les membres du gouvernement réunis sous la présidence du Premier ministre Abdelaziz Djerad. Sa proposition prévoit plusieurs cas de figure susceptibles de conduire à la déchéance de la nationalité algérienne « acquise ou d’origine », selon un communiqué du bureau du Premier ministre cité par l’APS.

Ainsi se verrait déchue toute personne de nationalité algérienne « qui commet, en dehors du territoire national, des actes portant volontairement de graves préjudices aux intérêts de l’Etat ou qui portent atteinte à l’unité nationale ».

La mesure s’appliquerait également à « celui qui active ou adhère à une organisation terroriste ainsi que celui qui la finance ou qui en fait l’apologie », ainsi qu’à « toute personne qui collabore avec un Etat ennemi », détaille le communiqué.

La proposition du ministre de la Justice est susceptible de soulever de vives inquiétudes au sein de la vaste diaspora algérienne à travers le monde. La France accueille la communauté algérienne la plus nombreuse à l’étranger. Le président Abdemadjid Tebboune a évoqué en juillet 2020 le chiffre de « plus de six millions d’Algériens » vivant en France.

“Ce n’est qu’une question de temps avant que la Bible ne soit censurée”

Michael Sweet est le chanteur, guitariste et principal compositeur du groupe de Heavy Metal ouvertement chrétien Stryper. Il exprime son inquiétude face aux avancées de la censure anti-chrétienne :

Tout récemment, M. Sweet s’est connecté à son Twitter pour partager une photo de la couverture de la Sainte Bible, et il a inclus le message suivant :

Nous distribuons des Bibles depuis près de 40 ans. Pour la première fois de ma vie, je me suis posé cette question : “Je me demande combien de temps il faudra avant que ce livre ne soit censuré ?”. Je sais que cela peut sembler stupide, mais ce n’est pas le cas. Ce n’est qu’une question de temps. C’est effrayant !

Les derniers commentaires de M. Sweet semblent être en accord avec les griefs des conservateurs et de la droite concernant la “cancel culture”, soulignant que ceux de la gauche empiètent constamment sur leur liberté d’expression.

Formé il y a 38 ans, le nom de Stryper vient d’Isaïe 53:5, qui dit :

Mais il a été blessé pour nos péchés,
Brisé pour nos iniquités;
Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,
Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Maître Triomphe à propos de l’affaire Maugendre : “C’est une offensive contre la liberté de l’Eglise

Maître Jérôme Triomphe qui défendra Jean-Pierre Maugendre s’exprime dans Famille chrétienne :

“Je ne vois pas d’autre issue qu’une relaxe. L’association Stop Homophobie prétend que cette publication serait constitutive d’une incitation, pour les maires et les autorités civiles, à refuser de célébrer des mariages civils. C’est grotesque ! Vous pensez bien que ni Christiane Taubira ni Anne Hidalgo ni aucun de ceux qui défendent le mariage civil entre deux personnes de même sexe ne vont trembler de scrupules après avoir lu le cardinal Burke et le rappel de la doctrine de l’Eglise sur le mariage et l’homosexualité !

C’est une offensive contre la liberté de l’Eglise. Sous couvert d’une prétendue provocation à la discrimination, des lobbys qui ne représentent au demeurant qu’une infime minorité des homosexuels tentent en pratique de faire déclarer hors-la-loi la doctrine catholique et la loi naturelle qu’il ne serait alors plus possible d’exprimer. Il ne faut pas se leurrer : il y a un mouvement de fond qui s’amorce. Le gouvernement a prétendu il y a quelques mois étendre la laïcité à l’espace public en prétendant interdire les catholiques de prier sur la voie publique. Si on ne s’y oppose pas, la tentation sera grande pour un gouvernement encore plus liberticide d’imposer un jour une mise en conformité de la doctrine catholique”

Marie-France Lorho écrit à Gérald Darmanin pour défendre la liberté d’expression de l’Eglise catholique

Suite à la mise en examen de Jean-Pierre Maugendre pour avoir cité le magistère de l’Eglise catholique en matière de morale, la députée “Ligue du Sud”, Marie -France Lohro a écrit cette lettre ouverte à Gérald Darmanin :

Nous attendons avec impatience la réaction de la Conférence des évêques de France…

C’est arrivé un 4 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 mars 561 : décès du pape Pélage Ier.

Il a condamné l’origénisme. Il a commencé les travaux de l’église de Saint-Philippe et Saint-Jacques à Rome.

  • le 4 mars 1188 : naissance de Blanche de Castille.

Fille d’Alphonse IX, roi de Castille et d’Eléonore d’Angleterre. Elle épouse en 1200 Louis de France, futur Louis VIII, fils aîné de Philippe Auguste, Roi de France. Elle met au monde 12 enfants. Elle devient reine de France en 1223. Désignée régente du royaume en 1226 à la mort de Louis VIII, jusqu’à la majorité de son fils Louis, le futur Louis IX ou saint Louis, elle l’est encore en 1248, quand saint Louis part pour la 7ème croisade en 1250. Elle s’occupe de rassembler l’énorme rançon pour la libération de son fils, fait prisonnier devant Damiette. Elle meurt le 27 novembre 1252, deux ans avant que la rançon soit entièrement rassemblée et que le Roi soit libéré.

  • le 4 mars 1429 : Jeanne d’Arc arrive à Chinon, en vue de rencontrer le futur Roi Charles VII.

Celui-ci hésite à la recevoir.

  • le 4 mars 1465 : le Roi Louis XI quitte Poitiers, pour un pèlerinage vers Notre-Dame-du-Pont de St-Junien.

Roi particulièrement pieux, il est pratiquement impossible d’énumérer tous les pèlerinages qu’il fait pendant son règne.

  • le 4 mars 1515 : le Roi François Ier, en qualité d’arrière petit-fils de Valentine Visconti, revendique le duché de Milan.

Le jeune Roi poursuit les guerres d’Italie de son prédécesseur.

  • le 4 mars 1606 : Henri IV occupe Sedan pour mettre fin à la révolte du duc de Bouillon.
  • le 4 mars 1806 : Napoléon déclare au Conseil d’Etat:

“Je ne vois pas dans la religion le mystère de l’Incarnation mais le mystère de l’Ordre social. La religion rattache au Ciel une idée d’égalité qui empêche le riche d’être massacré par le pauvre”.

  • le 4 mars 1812 : Napoléon signe une convention avec l’Autriche du même type que celle conclue avec la Prusse.

Le corps d’armée autrichien sera de trente mille hommes, toutefois, dans une note secrète adressée à Alexandre Ier, le 2 juin, Metternich donne tous les apaisements sur l’emploi volontairement inefficace de ces troupes.

  • le 4 mars 1813 : les troupes russes qui combattent l’armée de Napoléon atteignent Berlin.

Les troupes françaises évacuent la ville sans combattre.

  • le 4 mars 1832 : décès de Jean-François Champollion, 41 ans, égyptologue.

Jean-François Champollion est un égyptologue français né le 23 décembre 1790, qui le premier a déchiffré les hiéroglyphes, système d’écriture de l’Égypte ancienne. Il est auteur d’Egypte sous les pharaons, en 1814, dédicacé à Louis XVIII, et du Précis du Système Hiéroglyphique des anciens Egyptiens en 1824.

Voir la chronique du 23 décembre.

  • le 4 mars 1858 : quinzième apparition de Notre Dame.

Devant huit mille personnes Notre Dame apparait de nouveau. De son côté le curé Peyramale ne veut toujours pas entendre parler de construction de chapelle.

  • le 4 mars 1906 : parution des résultats du dernier recensement : 39 252 245 habitants, dont 1 009 415 étrangers.
  • le 4 mars 1917 : l’armée allemande entreprend un important repli sur le front Ouest.

Des deux côtés on cherche la bataille décisive. Prudent et économe de ses hommes Pétain déclare bientôt :

« J’attends les chars et les Américains. »

  • le 4 mars 1930 : un millier de morts dus aux inondations dans le Sud-ouest.

Fin des terribles inondations qui saccagent le Languedoc et le Sud-ouest, causant la mort de 700 personnes. Douze départements submergés par les eaux sont sinistrés. Moissac est en partie rasée, Montauban et Agen partiellement détruites. Le président de la République Paul Doumergue annonce le 7 mars une aide d’urgence de un milliard de francs. La décrue sera complète le 24. Bilan définitif : un millier de morts.

  • le 4 mars 1979 : le pape Jean-Paul II publie Redemptor Hominis.

C’est sa première encyclique ; elle porte sur la dignité de l’homme, et constitue une mise en garde contre les risques de la course aux armements et du progrès technique non maîtrisé. L’encyclique est consultable entièrement ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_04031979_redemptor-hominis_fr.html

  • le 4 mars 1993 : premier vol du Dassault Falcon 2000.

Les pilotes sont Jean Pus et Guy Mitaux-Maurouard.

“S’opposer aux Verts et à l’extrême-gauche est un devoir moral”

Voici des paroles politiques que l’on n’avait plus l’habitude d’entendre. Elles ont été prononcées par Philippe Meunier, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui n’a pas confirmé la candidature de Laurent Wauquiez bien que celle-ci ne fasse aucun doute :

Je suis un homme de droite. Il fallait à tout prix faire barrage (aux municipales et métropolitaines ndlr). S’opposer aux Verts et à l’extrême-gauche est pour moi un devoir moral“.

Il faut dire que la gauche essaye de personnaliser les élections en attaquant Laurent Wauquiez (voir ici).

De son côté, le RN vient d’investir officiellement Andréa Kotarac, ancien conseiller régional de la France insoumise (entre 2015 et 2019), qui avait quitté le mouvement de Jean-Luc Mélenchon en 2019 pour rejoindre le parti de Marine Le Pen lors des élections européennes. En 2020, c’est lui qui avait mené la liste RN dans la Métropole de Lyon.

Et pour le moment, la droite pèse déjà 51% dans les sondages.

Dissolution de Génération Identitaire: un festival d’arbitraire

Comme on pouvait s’y attendre, Génération Identitaire a été dissoute ce matin en conseil des ministres. L’argumentation du décret de dissolution est assez exotique, si l’on en croit Le Point:

  • L’association est supposée ” incite[r] à la discrimination, à la haine et à la violence”: refuser pacifiquement l’immigration est donc désormais une incitation à la violence.
  • “par sa forme et son organisation militaires, [l’association] peut être regardée comme présentant le caractère d’une milice privée”: pourquoi pas l’armée rouge aussi? Vous aurez remarqué comme cette terrifiante milice privée est habile (et donc redoutable): on n’y voit jamais d’arme, mais “on peut sans doute regarder” (comme dirait M. Darmanin) cette absence comme la “preuve” que GI est armée jusqu’aux dents!
  • Enfin, mon préféré: GI a des “liens avec des groupuscules d’ultradroite dont [elle] reçoit un soutien logistique et qui défendent une idéologie appelant à la discrimination, à la violence ou à la haine au nom de théories racialistes ou suprémacistes”. Je ne sais pas si M. Darmanin est bien conscient qu’avec cette jurisprudence, on peut fermer absolument tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations, sans parler, bien sûr, de toutes les mosquées! Relisez bien: c’est un bijou. Ce n’est pas l’action de GI qui justifie sa dissolution, ce n’est même pas son idéologie, c’est l’idéologie de gens (anonymes d’ailleurs!) avec qui elle serait “en lien”.
  • Parmi les liens de GI avec “l’ultra-droite” on découvre notamment que Brenton Tarrant, le terroriste de Christchurch, était “ membre bienfaiteur ” de GI. J’ignore si c’est vrai et j’ignore à partir de quel montant on est membre bienfaiteur à Génération identitaire, mais il est parfaitement loufoque de reprocher à une association l’idéologie de l’un de ses donateurs. A ce compte, il suffit d’envoyer un chèque à une association et de commettre un délit pour rendre ladite association complice du délit. C’est vraiment n’importe quoi! Accessoirement, l’idéologie de Brenton Tarrant semble avoir été passablement nébuleuse. D’après sa page wikipedia, il a été communiste, anarchiste, libertarien, avant de se découvrir écofasciste (et on voit mal pourquoi, dans cette dernière phase de son parcours un tantinet chaotique, on oublierait la partie écologiste de la doctrine!). Je propose donc à M. Darmanin de dissoudre EELV et le PS (car, que je sache, le fascisme est aussi socialiste)!

En tout cas, avec des textes juridiquement aussi bien ficelés, nous pouvons tous nous retrouver en cabane – M. Darmanin le premier. Mais, après tout, c’est probablement le but visé: sortir du droit et de la raison pour entrer dans la propagande et l’arbitraire. C’est cela qu’on appelle aujourd’hui “l’état de droit”!

C’est arrivé un 3 mars …

« Pour comprendre l’Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n’en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit accomplir. Celle de la France est d’exécuter la Geste de Dieu, “Gesta Dei per Francos”. » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 3 mars 468 : Simplice est élu pape.

C’est sous son pontificat que s’écroule en 476 l’empire romain. Il le passe à lutter contre l’arianisme et contre les conséquences des invasions barbares.

  • le 3 mars 561 : décès du pape Pélage Ier.

Il a condamné l’origénisme. Il a commencé les travaux de l’église de Saint-Philippe et Saint-Jacques à Rome.

  • le 3 mars 1357 : une ordonnance royale, approuvé par une nouvelle assemblée des États Généraux réunie à Paris, réforme la monnaie et accorde des subsides au Dauphin.

Le Royaume de France est en guerre contre les Anglais. Pendant la captivité du Roi Jean Le Bon, son fils le dauphin (futur Charles V le sage) publie cette ordonnance sous la pression des états généraux (coalition du clergé, de la noblesse et des bonnes villes dont Etienne Marcel est le représentant le plus influent) qui venaient de lui accorder soldats et subsides. Le pouvoir royal renonce à tout impôt non voté par les états, s´engage à réformer les finances et la justice et à pratiquer une politique d´économies.

Contrairement à nombre d’affirmations d’historiens qui voient dans ce texte l’amorce d’un nouveau régime politique, cherchant à contrôler la monarchie par la finance, ce texte n’a rien de révolutionnaire. Il présente une grande cohérence : la recherche du Bien Commun et s’inscrit dans le grand courant réformateur qui a pris naissance avec saint Louis, s’est poursuivi avec Philippe le Bel (ordonnance de 1303), les sages décisions de Jean II en 1360, le règne de Charles V, l’ordonnance cabochienne de 1413, les Etats de Tours de 1484.

Lire le livre L´ordonnance du 3 mars 1357. Les Valois dans la tourmente de Serge SAVISKY aux éditions Canope qui est une thèse de doctorat en histoire du droit qui détaille très bien cela.

  • le 3 mars 1431 : Gabriele Condulmer est élu pape, devenant le 207ème pape sous le nom d’Eugène IV.

Voir la chronique du 23 février

  • le 3 mars 1494 : résolution adoptée par les Conseillers de Rouen en vue de construire une grande salle où les marchands de la ville pourront se réunir.

C’est la première étape de la construction de l’actuel Palais de justice.

  • le 3 mars 1599 : le pape Clément VIII fait cardinal Robert Bellarmin.Robert Bellarmin a alors toutes les chances de lui succéder comme pape (Clément VII meurt en Mars 1605). Cependant le cardinal Bellarmin ne souhaite pas devenir Pape ; il va cependant jouer un très grand rôle dans les discussions relatives à la grâce, qui opposent catholiques et réformés à cette époque.

    Tiré de Saint Robert Bellarmin par Aimé Richardt, éd. François-Xavier de Guibert.

  • le 3 mars 1605 : décès de Clément VIII.

Pape depuis le 30 janvier 1592, il avait Saint Philippe Néri comme confesseur. Travailleur acharné et rigoureux il mène une politique équilibrée dans une Europe en pleine guerre de religion. Il a participé activement à la conversion d’Henri IV au grand mécontentement de l’Espagne qui y a vu une perte d’influence.

A ne pas confondre avec l’anti pape Clément VIII du grand schisme d’Occident.

  • le 3 mars 1638 : une alliance franco-suédoise est renouvelée pour trois ans.

Dans le cadre de la guerre de Trente Ans, qui aboutit au démembrement de l’Allemagne en états territoriaux et assura à la France la prépondérance politique durant la seconde moitié du siècle. Au Nord, les Suédois, assurés par le traité de Hambourg (6 mars 1638) de nouveaux subsides français, reprennent l’offensive.

  • le 3 mars 1766 : le Parlement de Paris, qui a pris fait et cause pour son homologue de Rennes, se soumet à la séance de la flagellation en présence de Louis XV.

Le Parlement de Bretagne vienne de refuser d’enregistrer le projet de cadastre de Bertin. Louis XV, frustré de n’avoir pas pu faire les réformes qui devaient permettre au royaume de se remettre, va au devant du parlement et tient un lit de justice. Cette séance s’appelle la séance de la Flagellation du nom de la fête religieuse du jour.

  • le 3 mars 1798 : message du Directoire annonçant l’effondrement de la Rome pontificale.
  • le 3 mars 1800 : Bonaparte clôt la liste des émigrés.
  • le 3 mars 1808 : l’armée de Murat occupe Madrid.
  • le 3 mars 1810 : par décret, les prisons d’État sont rétablies.
  • le 3 mars 1857 : Français et Anglais déclarent la guerre à la Chine.

Prenant prétexte de l’assassinat du missionnaire français Chapdelaine, les gouvernements anglais et français déclarent la guerre à la Chine.

  • le 3 mars 1859 : signature d’un traité secret franco-russe.

Ce traité stipule la neutralité bienveillante de la Russie en cas de guerre entre l’Autriche et la France.

  • le 3 mars 1871 : création de la Commune de Paris.

La garde nationale se fédère sous l’autorité d’un Comité central qui élira le 15 mars, Giuseppe Garibaldi comme général en chef, mais celui-ci refuse. La nouvelle instance affirme vouloir instaurer une « République démocratique et sociale ». La Commune de Paris mythe de la gauche et de l’extrême gauche en France s’est créée par refus de l’élection au suffrage universelle de l’assemblée nationale. Cette dernière fortement conservatrice ne plait pas aux politiciens parisiens qui depuis 1830 et 1848 ont pris l’habitude d’imposer au pays leur vues ; et ceci en mépris absolue de la démocratie et de la liberté dont ils se disent les plus ardents défenseurs. Relire Historiquement correct de Jean Sévillia sur le sujet n’est pas inutile (Editions Perrin; de la page 202 à 224)

  • le 3 mars 1873 : le biologiste Louis Pasteur invente le procédé de fabrication et de conservation de la bière pasteurisée.
  • le 3 mars 1875 : première représentation de Carmen à Paris.

Lors de la première représentation de Carmen à Paris, le compositeur Georges Bizet est chahuté par les spectateurs car son opéra transgresse les conventions de l’Opéra-comique.

  • le 3 mars 1930 : terribles inondations dans le Midi.

Les inondations qui se déroulent du 1 au 4 mars, font de terribles dégâts. Montauban est isolée, Moissac est détruite. Plus de deux cents morts et des milliers de sinistrés.

  • le 3 mars 1942 : l’aviation anglaise bombarde les usines Renault de Billancourt

Le raid fait six cent vingt-trois morts sur le site et dans les alentours.

  • le 3 mars 1945 : ordonnance créant une école primaire unique par le Gouvernement Charles de Gaulle
  • le 3 mars 1974 : la France choisit le nucléaire.

Le Premier ministre Pierre Messmer annonce le lancement d’un vaste programme nucléaire qui prévoit de limiter la consommation de pétrole au profit de l’atome. Entre 1974 et 1975, 13 nouvelles centrales nucléaires seront lancées par EDF.

  • le 3 mars 1999 : la république des coquins.

Affaire Dumas : Christine Deviers-Joncour met en cause Roland Dumas en affirmant lui avoir offert des statuettes antiques d’une valeur de 300 000 francs.

  • le 3 mars 2004 : loi sur la laïcité.

Le Parlement français adopte définitivement le projet de loi sur la laïcité qui interdit le port de signes religieux “ostensibles” dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.

Jean-Pierre Maugendre poursuivi pour avoir défendu la morale catholique

Comme l’explique le communiqué ci-dessous, notre ami Jean-Pierre Maugendre, président de l’association Renaissance catholique, vient d’être mis en examen simplement pour avoir défendu la doctrine catholique sur le mariage. Nous avions assez dit, je crois, que la loi Taubira n’était nullement, comme le disait la propagande, une loi qui “donnait des droits à certains sans en retirer à personne”. Dès 2013, il était évident que cette loi ne donnerait en réalité aucun droit aux homosexuels (qui pouvaient, comme nous tous, épouser une personne du sexe opposé), mais en retirerait à beaucoup: aux enfants d’abord, privés du droit d’avoir un père et une mère, mais aussi aux femmes rapidement contraintes à l’esclavage des mères porteuses, aux élus et aux fonctionnaires, privés du droit d’agir selon leur conscience, et aussi à nous tous, qui risquions de nous trouver menacés dans notre liberté (et notre devoir) de professer la vérité sur le mariage humain. Nous y sommes. Il est désormais clair, même pour les moins attentifs, que le lobby LGBT ne défend nullement les droits légitimes des personnes homosexuelles, mais veut faire taire par l’intimidation et la menace tous les dissidents – le tout, bien sûr, à grands renforts d’argent public (les révolutionnaires post-soixante-huitards sont devenus des fonctionnaires de la Révolution)! Souhaitons que tous les catholiques de France se réveillent à l’occasion de ce procès et comprennent la gravité des enjeux. Souhaitons que nos évêques se portent aux côtés de “l’accusé” (dont la mise en examen, pour un tel motif, est un honneur). Souhaitons que tous les Français attachés à la loi naturelle comprennent la nature de ce totalitarisme sournois, vigoureusement hostile à toute conscience et à toute loi supérieure. Et souhaitons enfin que ce soit le procès de trop qui manifeste à tous le fanatisme et le sectarisme du lobby! En tout cas, Jean-Pierre Maugendre peut compter sur nos prières et notre soutien. J’allais ajouter: évidemment. Car ce n’est pas seulement son droit que Jean-Pierre Maugendre va défendre devant la justice, mais aussi le nôtre – et, ce qui est plus important encore, celui de l’Eglise.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

 

En ce mercredi 24 février Jean-Pierre Maugendre a été mis en examen, comme directeur de publication du site internet Renaissance catholique, par le juge d’instruction pour « provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle ». Ceci fait suite à une plainte, avec constitution de partie civile, déposée par l’association Stop homophobie le 30 juillet dernier.

Il est reproché à Renaissance catholique d’avoir publié sur son site, le 13 juin 2019, un article intitulé : L’Eglise du Dieu vivant : la colonne et l’appui de la vérité (1 Tim 3 ,15) tenant « notamment les propos suivants : « Les autorités civiles ne doivent pas établir d´unions civiles ou légales entre deux personnes du même sexe, qui clairement imitent l´union du mariage, même si de telles unions ne reçoivent pas le nom de mariage, puisque de telles unions encourageraient le péché grave pour les personnes concernées et seraient cause d´un grave scandale pour d´autres (cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, 3 juin 2003) ».

Le texte incriminé était signé des cardinaux Burke, patron de l’Ordre de Malte, Pujats, archevêque émérite de Riga, et des évêques Peta, archevêque de Sainte-Marie en Astana, Lenga, archevêque émérite de Karaganda et Schneider évêque auxiliaire de Sainte-Marie en Astana.   L’association Stop homophobie fait partie de cette constellation d’associations dont la vocation est d’assurer « la veille en temps réel sur les réseaux sociaux et internet » et de lutter « contre les discriminations liées au sexe, au genre ou à l’orientation sexuelle ». Elle intervient en milieu scolaire et professionnel sur ces problématiques et mène des actions judiciaires. Cette association est largement subventionnée par la puissance publique, en particulier la région Ile-de-France dirigée par l’élue ex-LR Valérie Pécresse. Le site de la région Ile de France, sous le titre, « La lutte contre l’homophobie, une priorité pour la Région solidaire » mentionne Stop homophobie parmi les associations bénéficiant régulièrement de fonds publics – 1,1 millions d’Euros entre 2016 et 2020 pour 71 associations-.

Notre avocat sera maître Jérôme Triomphe, bien connu des défenseurs de la vie humaine innocente. Nous espérons vivement qu’au-delà de la mise en cause de notre modeste association de nombreux catholiques :

laïcs, prêtres et évêques comprendront que ce procès sera, en fait, celui de la liberté de l’Eglise à proclamer son enseignement moral, à la lumière de l’Evangile et à rappeler ses exigences, dans une société sécularisée.

Avec l’aide de Dieu nous ne nous déroberons pas ! En ce temps de carême nous confions cette intention à la prière de nos amis, connus ou inconnus. Nous savons que demain, malgré le triomphe apparent des méchants, brillera sur ceux qui se tiennent au pied de la croix la lumière de Pâques.

 

Merci de vos prières

Notre ami Michel Janva vient de perdre sa mère. Merci de prier pour elle et pour ceux qu’elle laisse sur cette terre. RIP

C’est arrivé un 2 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 mars 855 : mort de Lothaire Ier.

Fils de Louis Ier dit le Pieux, qui le désigne seul héritier. Il dépose son père avec l’aide de ses deux frères Louis le Germanique et Charles.

Après la mort de Louis Ier le Pieux en 840, ses deux frères refusent de le reconnaître comme suzerain. Lothaire tente alors d’envahir leurs États, mais ceux-ci le battent à Fontenoy-en-Puisaye dans l’Auxerrois, en juin 841. Le 14 février 842 (voir la chronique de ce jour), les deux vainqueurs renforcent même leur alliance par les serments de Strasbourg. L’année suivante, ils lui imposent le traité de Verdun.

  • le 2 mars 986 : mort du Roi Lothaire III, son fils Louis V de France devient Roi des Francs.

Le Roi des Francs meurt à l’âge de 45 ans suite à une épidémie fulgurante. Il est inhumé à la cathédrale Saint-Rémy de Reims. Son fils Louis V lui succède et ne règne qu’une seule année. Voir la chronique du 12 novembre.

  • le 2 mars 1295 : Philippe IV le Bel achète la Franche Comté.

Othon IV de Bourgogne, héritier d’Otte-Guillaume (982-1026), premier comte de Bourgogne, pour payer ses dettes, vend la Franche-Comté à Philippe IV le Bel, Roi de France par le traité de Vincennes.

  • le 2 mars 1584 : commande du phare de Cordouan.

Le Maréchal de Matignon, alors gouverneur de Guyenne, en présence Michel de Montaigne, son ami et maire de Bordeaux, passe la commande du phare de Cordouan à Louis de Foix, ingénieur-architecte. Il se trouve toujours à l’entrée de l’estuaire de la Gironde.

  • le 2 mars 1660 : Louis XIV fait son entrée dans Marseille.

Encore un mythe venu de la IIIème république, le mythe des Rois immobiles, coupés de leurs peuples par la cour. Les Rois de France et leur cour ont toujours été en perpétuels voyages dans leurs provinces. Sauf peut-être Louis XVI, qui fait tout de même un voyage en province, à Cherbourg en 1786 pour officialiser les travaux de Cherbourg. Il est reçu à Saint-Lô par le maire François-Bertrand de Bacilly de la Ponterie.

  • le 2 mars 1699 : construction du fort Maurepas.

Pierre Le Moyne d’Iberville et ses hommes construisent le fort Maurepas dans le Golfe du Mexique. Les Français dominent alors tout le territoire le long du fleuve Mississippi.

  • le 2 mars 1705 : Louis XIV reconnaît l’Académie royale des Belles-Lettres de Caen.
  • le 2 mars 1740 : décès du pape Benoit XIII.
  • le 2 mars 1755 : décès de Saint-Simon, Louis de Rouvroy.

Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, né à Paris le 16 janvier 1675 et mort le 2 mars 1755, est célèbre pour ses Mémoires, qui racontent par la vie à la cour aux temps du Roi Louis XIV et de la Régence. Elles ne sont pas publiées de son vivant.

  • le 2 mars 1760 : naissance de Camille Desmoulins.

Camille Desmoulins, avocat et journaliste français, naît à Guise, le 2 mars 1760. Considéré comme l’un des principaux orateurs de la révolution française, c’est également le grand ami de Robespierre. Député montagnard à la Convention, il prend parti pour Danton et Marat en 1792, contre Robespierre. Ce dernier le fait guillotiner le 5 avril 1794. Il s’est écrié le 19 juillet 1789 :

« Je défie qu’on me montre dans la société rien de plus méprisable que ce qu’on appelle un abbé ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs, pages 71.

  • le 2 mars 1791 : le décret d’Allarde supprime les corporations et proclame le principe de la liberté du travail, du commerce et de l’industrie.

Le décret d’Allarde supprime les corporations, introduisant un changement radical dans l’économie et l’organisation du travail. Les corporations étaient des regroupements de personnes exerçant le même métier. Elles permettaient à un corps de métiers d’exercer un monopole par secteur, souvent par ville, et d’avoir un certain poids politique. Mais elles subissaient depuis le début du siècle la concurrence d’un modèle industriel capitaliste anglais reposant sur la libre concurrence. Renforcé par la loi Le Chapelier, ce décret permet ainsi de modifier l’économie ainsi que le statut de l’employé. Mais la loi Le Chapelier est aussi l’occasion d’interdire le droit de grève. L’individu se trouve ainsi tout seul et sans droit face à l’Etat anonyme et face au pouvoir de l’argent.

Cette régression sociale, liberticide, est imposée par ceux-là mêmes qui inventèrent le slogan de « liberté, égalité, fraternité ». Il faudra plus de 100 ans d’action sociale aux catholiques comme la Tour du Pin, Albert de Mun, appuyés par le Pape Léon XIII pour redonner un statut plus humain au milieu ouvrier. Car la plupart des avancées sociales du XIX et du XX siècle sont acquises de hautes luttes, en France, non par les socialistes, mais par des catholiques devant souvent se battre contre la bourgeoisie et les socialistes !

C’est face à cette fausse liberté que le célèbre journaliste catholique français du XIX, Louis Veuillot à écrit : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et la loi qui protège. »

  • le 2 mars 1793 : la Vendée se soulève contre le gouvernement de la Convention.

     

  • le 2 mars 1796 : le Directoire nomme Napoléon Bonaparte commandant en chef de l’armée d’Italie.
  • le 2 mars 1830 : discours de Charles X devant la Chambre des députés.

Le roi Charles X, dans son discours du Trône qui ouvre la session parlementaire, critique sévèrement l’opposition.

  • le 2 mars 1858 : message de Notre Dame de Lourdes aux prêtres.

La treizième apparition voit une foule encore plus importante que d’habitude. Notre Dame demande à Bernadette: “Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle”.

Bernadette en parle à l’abbé Peyramale, curé de Lourdes. Celui-ci ne veut savoir une chose: le nom de la Dame, et exige une preuve : voir fleurir en plein hiver le rosier (l’églantier) de la Grotte.

  • le 2 mars 1887 : naissance d’Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli futur Pape Pie XII.
  • le 2 mars 1939 : le Cardinal Pacelli devient le Pape Pie XII.

Aussitôt élu, Pie XII se trouve plongé dans la Seconde Guerre mondiale. Après l’invasion de la Tchécoslovaquie, la diplomatie vaticane intervient pour empêcher la guerre, sans succès. Après le pacte Ribbentrop-Molotov, le Vatican tente au moins de garder l’Italie hors du conflit. Pie XII choisit de maintenir l’Église hors de la guerre. Il mène une politique de compromis, ouvre les institutions du Vatican aux victimes du nazisme dans Rome occupée, mais n’intervient pas publiquement contre les persécutions. Par son action directe et indirecte, il permet de sauver entre 700 000 et 860 000 juifs. Il est considéré à l’époque comme le plus farouche opposant du nazisme, et les institutions juives l’ont remercié à de nombreuses reprises pour ses actes.

  • le 2 mars 1939 : le maréchal Pétain nommé ambassadeur de France à Madrid.

La France a reconnu le régime de Franco comme étant le seul gouvernement légitime du pays et nomme le maréchal Pétain comme ambassadeur à Madrid.

  • le 2 mars 1941 : Leclerc et ses hommes prononcent le serment de Koufra.

Le colonel Leclerc lève les couleurs nationales et déclare: “Jurez de ne déposer les armes que le jour où nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg!”,

Ce qui est désormais connu comme le Serment de Koufra. La bataille de Koufra a un immense impact symbolique pour les Français en lutte contre l’occupant, parce que c’est la première victoire militaire de la France Libre. La BBC annonce un peu plus tard la lointaine bataille de Koufra, en des termes forts élogieux.

  • le 2 mars 1956 : déclaration d’indépendance du Maroc jusqu’alors sous protectorat français.

Après dix jours de négociations entre le Président du Conseil français et le sultan du Maroc Mohammed V, la France retire son protectorat et reconnaît l’indépendance du Maroc. L’Espagne renonce à son tour à son protectorat le 7 avril. En août 1957, le sultan se proclamera roi du Maroc. Le socialiste Guy Mollet qui gouverne alors la France, accorde la même chose à la Tunisie, le 20 du mois.

  • . le 2 mars 2004 : lancement d’Ariane 5.

La fusée Ariane 5 place sur orbite la sonde Rosetta pour une mission historique vers la comète Churyumov-Gerasimenko, sur laquelle un module est largué en 2014 pour mener à bien une mission d’observations scientifiques pour l’Agence spatiale européenne (ESA).

Saint Augustin : un grand voyage spirituel

Voici la recension de Bruno de Seguins Pazzis sur le film Augustin, évoqué récemment.

La vie de saint Augustin de son adolescence à Thagaste dans l’Afrique du Nord romaine jusqu’à sa conversion à l’âge de 33 ans à Milan, puis à Carthage en 411 lorsqu’il est aux prises avec les donatistes et enfin lorsqu’il est âgé, Evêque d’Hippone en 430, ville assiégée par les barbares vandales du roi Genseric.

Avec : Alessandro Preziosi (Augustin jeune), Franco Nero (Augustin âgé), Monica Guerritore ( Monique, la mère d’Augustin), Johannes Brandrup (Valerius),  Götz Otto (Genseric, roi des Vandales), Francesca Cavallin (Justine impératrice, la mère de l’empereur romain Valentinien II), Dominic Atherton (Valentinien II, l’enfant empereur). Scénario : Francesco Arlanch et Sebastian Henckel-Donnersmarck. Directeur de la photographie : Fabrizio Lucci.

La Rai (Radiotelevisione italiana S.p.A),  principal groupe audiovisuel public italien est très certainement au monde la chaine de télévision qui détient le record de production de films et téléfilms qui retracent des vies de saints. C’est le cas de ce Saint Augustin réalisé sous la forme d’un téléfilm d’une durée totale de 200 minutes et proposé en deux parties d’un peu plus d’une heure trente chacune. La réalisation est confiée au canadien Christian Duguay connu en France pour Jappeloup (2013). Son expérience du cinéma à caractère religieux dans le genre religieux est constituée d’un téléfilm sur Jeanne d’Arc en 1999 réalisé pour les Etats-Unis et d’un long métrage Pie XII, sous le ciel de Rome (2010) qui relate comment le Pape Pie XII sauva des milliers de juifs à Rome en 1943. Pour cette vie de Saint Augustin qui sort à présent en France en DVD à l’initiative de Saje Production,  Christian Duguay et ses scénaristes choisissent de structurer les deux parties du film en  deux longs flashbacks. Ainsi la première partie débute lors du siège d’Hippone en 430 par les vandales du roi Genseric et cette séquence est suivie d’un long flashback  qui retrace l’enfance et la jeunesse d’Augustin, sa formation et ses débuts comme avocat, jusqu’à son adhésion au manichéisme,   pour se terminer par un cours passage en 430 durant le siège d’Hippone qui se poursuivra en début de la seconde partie avant de relater dans un second flashback son installation à Milan où il va se convertir au contact de Saint Ambroise, son retour en Afrique à Carthage où se déroule la célèbre opposition avec les donatistes en 411. La fin de ce second flashback ramène donc le spectateur au siège d’Hippone pour en évoquer l’issue. La première partie constitue la partie la moins réussie de l’ensemble. Marquée par une mise en scène plutôt prétentieuse à faire tourner la tête du spectateur avec des mouvements alambiqués de caméra, des angles de prises de vue à donner le vertige, des choix de couleurs peu esthétiques, une musique envahissante, et une insistance inutile dans les scènes d’orgies, oubliant qu’au cinéma, il n’est pas toujours nécessaire de montrer à l’image ce que l’on veut évoquer pour que le spectateur le perçoive… Toute cette première partie finit par donner une impression désagréable de péplum de série B. Heureusement, dans la seconde partie, le calme revient, la musique laisse place à des dialogues qui donnent une dimension spirituelle à l’œuvre. Cette longue biographie de la vie du grand docteur de l’Eglise reste globalement fidèle et didactique pour les plus jeunes. Ainsi, l’épisode du vol des poires est bien relaté, comme les années à Carthage où le jeune homme étudie et se trouve confronté aux mœurs dépravées qui régnaient dans cette cité, son passage à Milan comme professeur de rhétorique à partir de 384, sa rencontre avec Ambroise, l’évêque de Milan, sa mère et sa femme qui l’y rejoignent, sa conversion, son baptême et sa disgrâce qui le suit, son rôle à Carthage pour contrer le donatisme. Enfin, au travers du récit du siège d’Hippone en 430 par les vandales menés par leur roi, Genséric, le cinéaste nous montre un saint Augustin, théoricien de la guerre juste, bien interprété par Franco Nero (Tristana de Luis Buñuel en 1970,  Toscanini de Franco Zeffirelli en 1987, Django Unchained de Quentin Tarantino en 2012,  The Lost City of Z de James Gray en 2017), mais encore plus convaincant comme adulte interprété par Alessandro Preziosi ( Le Mas des alouettes de Paolo et Vittorio Taviani en 2007). Cependant, concernant la fidélité aux faits, l’épisode qui montre Augustin avec la femme dont il eut un enfant, Adeodat, est sans doute quelque peu romancé car, en vérité, on ne sait que très peu de choses sur celle-ci. Selon certains, lors de son séjour à Milan, la mère d’Augustin incita son fils à la renvoyer, selon d’autre, celle-ci le quitta d’elle-même. La restitution du père du future puis jeune Augustin est également sujette à caution le rendant peu sympathique voire détestable. Au moment de la naissance d’Augustin, il est montré comme passant le plus clair de son temps à la taverne, jouant aux dés et dilapidant ses sesterces pendant que la future sainte Monique est prise des douleurs et que l’on  craint même que l’enfant serait mort et qu’il faille réaliser une césarienne. Plus tard, il est montré comme un mauvais mari et mauvais père, même si au moment de mourir lui vient le désir de se convertir… Lorsqu’arrivé à Carthage pour étudier et débuter dans la vie active, il reçoit en cadeau de son ami riche qui l’héberge, celle qui deviendra sa compagne, une belle esclave qui ressemble plus à une odalisque d’un harem musulman alors que nous somme quelques 300 ans avant l’arrivée de l’Islam… Enfin,  on pardonnera volontiers, car c’est sans conséquences sur le fond  quelques anachonismes comme la représentation de soldats romains à Milan en cette fin de 4ème siècle revêtus de l’équipement des légionnaires du Haut-Empire qui prend fin au plus tard vers 235 après Jésus-Christ…  Quoiqu’il en soit, si le film n’est pas de la plus haute qualité, tant sur le plan artistique  que sur le plan historique, il donne une bonne vision d’ensemble de la vie de Saint Augustin, plaçant intelligemment la notion de Vérité (avec un grand V) au centre de la vie du saint, pouvant permettre de découvrir au moins cette immense figure de l’Eglise de Rome et d’approfondir ensuite l’enseignement de ce grand saint. Mais qui mieux que le Saint Père, Benoît XVI, pour parler de ce film  qui lui fût présenté en avant-première le 2 septembre 2009 à Castel Gandolfo avant sa diffusion:

« A la fin de ce grand voyage spirituel, qui s’est réalisé dans le film que nous avons vu, je ressens le devoir de remercier tous ceux qui nous ont offert cette vision. Merci à la Télévision Bavaroise pour l’engagement abondant – et c’est une grande joie qu’une observation plutôt fortuite faite il y a trois ans, ait été le début d’un chemin qui a mené à cette représentation grandiose de la vie de Saint Augustin. Merci à Lux Vide et merci à la RAI pour cette réalisation. En réalité, il me semble que le film est un voyage spirituel dans un continent spirituel très loin de chez nous et cependant très près de nous, parce que le drame humain est toujours le même. Nous avons vu comment, dans un contexte très loin de nous, toute la réalité de la vie humaine est représentée, avec tous les problèmes, les tristesses, les échecs, comme aussi le fait que, à la fin, la Vérité est plus forte que n’importe quel obstacle et retrouve l’homme. Voici la grande espérance qui demeure à la fin : nous ne pouvons pas trouver seuls la Vérité, mais la Vérité, qui est une Personne, vient à nous. Extérieurement, la vie de Saint Augustin semble s’achever de manière tragique : le monde pour lequel et dans lequel il a vécu, est terminé, il est détruit. Mais comme on en a ici témoigné, son message est resté et, malgré les changements du monde, il perdure, parce qu’il vient de la Vérité et mène à la Charité, qui est notre destinée commune. Merci à tous. Nous espérons que beaucoup, en voyant ce drame humain, puissent être trouvés par la Vérité et trouver la Charité.  (Sources www.vatican.va).

Saint Augustin distribué en DVD par SAJE Distribution est disponible :

-soit à la vente sur le site www.sajedistribution.com

-soit louable pour être regardé ligne sur lien https://www.lefilmchretien.fr/accueil/saint-augustin

Bruno de Seguins Pazzis

Destructrice continuité macronienne

De Bernard Antony :

Sébastien Lecornu acharné pour le largage de la Nouvelle-Calédonie

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a affirmé ce dimanche être favorable à un « nouveau statut » pour la Nouvelle-Calédonie en cas de non au 3° référendum sur l’indépendance qui devrait se tenir avant le mois de septembre 2022.

C’est le même Lecornu qui, très macroniquement adepte du double langage, déclarait au Figaro le 12 janvier dernier : « La République n’est pas faible en Nouvelle-Calédonie ».

Mais il fallait bien comprendre qu’elle n’est pas faible pour imposer son indépendance. Rien d’étonnant que dans le même propos il ait tenu à affirmer : « Ma culture est gaulliste ». En l’occurrence, la culture gaulliste dont veut s’inspirer méphistophéliquement ce Lecornu est celle, à toutes forces et dans les conditions que l’on sait, de la livraison de l’Algérie à l’abomination FLN. Ce ministre souhaite maintenant explicitement que le oui à l’indépendance l’emporte enfin lors d’un troisième référendum, puisqu’il aborde l’hypothèse « en cas de non », ce qui induit à l’évidence le regret qu’il en éprouverait.

Lecornu ne dit pas « en cas de oui à l’indépendance ». On peut en être sûr, si les affaires judiciaires ne le rattrapent pas, il fera tout pour que ce oui triomphe enfin !

Mais si par malheur, encore une fois, ce n’était pas le cas, alors, dit-il, il conviendrait de donner un nouveau statut au Territoire dans la République. En soi, pourquoi pas, en effet ? Mais devant l’insistance qui est la sienne, bien sûr sur ordre macronien, on se doute bien que ce « nouveau statut » ne devrait être qu’une manière déguisée de faire triompher l’indépendance.

Ce Lecornu-là n’est pas « le père du mensonge » mais pour le moins un de ses adeptes.

Pauvre gouvernement noté par les pauvres « tirés au sort »

Je l’avais prédit sur ce blog : les « tirés au sort »pour siéger à la Convention citoyenne pour le climat, aussitôt « fiers comme Artaban », allaient prendre leur rôle très au sérieux. Comme si leur épisodique attribution était due à leur mérite ou à quelque compétence !

Donc voilà que lors de leur dernière session, ils sont mis en devoir de noter le gouvernement sur le projet de loi « climat et résilience ».

Et sur presque toutes les thématiques ils lui ont collé de sales notes.

Et voici que plusieurs de ces conventionnels ne veulent pas en rester là et affirment qu’ils vont désormais s’engager et agir. Aucun doute, la chine, l’Inde et la Russie n’ont qu’à bien se tenir…

Quant aux ministres de la macronnerie, si certains ont déjà émis que sans aucun doute, les conventionnels ont été manipulés. Somme toute, une histoire de manipulateurs manipulés !

Quoi qu’il en soit, Macron a lancé la nouvelle démocratie progressiste dans la voie de la désignation de tous les mandataires de la vie politique par tirage au sort. Sans doute n’est-ce pas ce qu’il a voulu mais désormais le puissant sentiment du « pourquoi pas moi ? » chemine.

Le principe de la loterie nationale devient ainsi le modèle à appliquer et, pour ce qui est de la présidence de la République, ce sera le gros lot ! « Pourquoi pas moi ? Je ne ferais pas plus de bêtises que lui », me disait hier mon excellent boulanger.

Et, en plus, en vendant les billets pour la loterie, ça rapportera un peu à l’État alors que les élections pour l’Élysée, ça coûte très cher au budget de l’État.

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