Macron n’a pas souhaité joyeux Noël aux Français mais souhaite le nouvel an lunaire placé sous le signe du buffle
Quel mépris ! Cet homme n’a aucune culture ni française, ni chrétienne. Encore une vidéo des plus ridicules associée à pas moins de 5 tweet sur le sujet rédigés en langues étrangères. Quel manque de respect pour les Français :
À tous nos compatriotes qui célèbrent le Nouvel an lunaire : pic.twitter.com/UX2Zvqgwcj
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 12, 2021
À toutes celles et à tous ceux qui célèbrent le Nouvel an lunaire, je transmets mes meilleurs vœux de santé, de réussite et de bonheur !
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 11, 2021
向所有庆祝农历新年的人们致以我最美好的祝愿,祝愿大家健康、成功、幸福!
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 11, 2021
구정을 쇠시는 모든 분들에게 새해 인사를 드립니다. 건강과 성공, 행복이 가득한 한 해 되십시오!
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 11, 2021
Tôi xin trân trọng gửi đến những ai đang chào đón Năm mới lời chúc tốt đẹp nhất : sức khỏe, thành công và hạnh phúc !
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 11, 2021
Islam et islamisme : Darmanin pérore et Moussa ment
Le 1er février, M.Darmanin, ministre de l’Intérieur, ouvrait à l’Assemblée nationale le débat sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République (nos 3649 rectifié, 3797). Et il pérorait : « Notre pays est malade. Il est malade d’un séparatisme dont le premier, le séparatisme islamiste, gangrène l’unité nationale. Après s’être attaqué au terrorisme, le Président de la République a souhaité diriger l’action de l’État et des pouvoirs publics contre ce qui en est le terreau. Quand on est malade, il faut savoir nommer sa maladie, identifier ses caractéristiques et étudier ses variants… ». Une exigence de clairvoyance et de vérité en quelque sorte. Parfait.
Il faut reconnaître que notre état d’esprit était pourtant légèrement dubitatif. Nous nous rappelions son fameux :
« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes »
énoncé devant d’éminentes personnalités musulmanes à la grande mosquée de Paris le 18 septembre 2020.
Et voilà M.Darmanin qui twitte trois jours après son superbe exorde du 1er février : « L’islamisme que nous combattons n’a pas de religion ».

Et on est bien obligé d’accorder de l’attention à sa déclaration troublante. Parce qu’il est en charge des cultes et aussi parce que, comme vous savez, son second prénom est Moussa : en effet, pour donner de la crédibilité à ses analyses dans ce domaine, M. Darmanin aime à rappeler la mémoire de l’un de ses grand-pères, musulman, et qu’il honore par ce second prénom [comme quoi d’ailleurs, il vient conforter l’affirmation de M.Zemmour sur les étrangers –on parle là de sa mère- qui s’assimilent aussi en donnant des prénoms français, quitte à garder l’inscription d’une origine particulière dans un autre prénom]. Gérald Moussa Darmanin se pare en quelque sorte d’un brevet de musulmanitude (comme eût dit Ségolène). Il l’avait encore fait lors de son passage à l’Heure des Pros sur CNews le 2 février, en citant même pour l’occasion les prénoms de deux de ses tantes, Fatima et Salah. Respect.
Nous ne sommes malheureusement pas sûrs que la lignée suffise à la compétence.
Après tout, dans un tweet (déjà) du 16 janvier, M.Darmanin se félicitait d’une condamnation de l’islam politique par le culte musulman français. Mais l’islam politique n’aurait rien à voir avec l’islam ?

Après tout, dans le même discours introductif du 1er février, M.Darmanin disait aussi :
« Lorsque l’État doit prendre la décision forte de fermer des lieux de culte, il doit le faire sans avoir la main qui tremble. C’est ainsi qu’il a prononcé la fermeture de la mosquée de Pantin ».
Si l’on comprend bien, il entend lutter contre l’islamisme, et pour cela parle de fermer des mosquées, mais l’islamisme n’aurait rien à voir avec l’islam ?
Après tout, M.Darmanin explique aussi à l’animateur Pascal Praud (qui lui dit que pour lui, « le voile est la preuve du séparatisme, c’est ce qui montre l’islamisation de la France ») :
« Vous ne devez pas faire basculer du côté de l’islamisme tous les musulmans qui nous écoutent et qui se disent « ces gens ne veulent pas de nous ». Et si vous vous battez trop, vous allez faire basculer des millions de personnes du côté de l’islamisme » (à 40’20’’ de l’enregistrement).
Autrement dit, il craint le basculement potentiel de millions de musulmans en France du côté de l’islamisme, pourvu qu’ils soient mécontents, mais l’islamisme n’aurait rien à voir avec l’islam ?
D’ailleurs, l’islamisme existe-t-il seulement ? Dans Valeurs actuelles en décembre 2020, Wafa Sultan psychiatre née dans une famille musulmane en Syrie, vivant maintenant aux Etats-Unis et qui se bat contre l’étau islamique expliquait en réponse à la question « Faites-vous une différence entre les islamistes et les musulmans ? » :
« Je vous confirme sans aucune hésitation qu’il n’y en a pas et qu’il n’y en aura jamais. Au cours de mes trente premières années passées en Syrie, je n’avais jamais entendu l’expression « islamistes ». Je suis profondément persuadée que ce sont les mouvements gauchistes en Occident qui ont inventé ce qualificatif dans le cadre de ce qu’ils appellent le « politiquement correct ». Ils se sont voilés la face et ont voilé l’islam d’une couverture avenante mais fragile et sans aucune valeur. Sont-ils capables de trouver la moindre trace de cette expression dans la charia, les livres sacrés ou les références islamiques ? Bien sûr que non ! ».
Dans le même journal, Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy, témoignait après l’assassinat de M.Sauel Paty dans un grand entretien au long duquel on sent avec bonheur l’amour de la France :
« Tant que nous n’aurons pas le bon constat, nous n’aurons pas le bon remède. L’islamisme fait partie de l’islam et c’est aux musulmans de le combattre ».
On citera enfin pour un dossier qui pourrait avoir l’épaisseur du dictionnaire, les remarques du linguiste Philippe Barthelet toujours dans Valeurs actuelles (17/12/2020), précisant que pour la lignée française des lexicographes, il y avait une parfaite synonymie entre islam et islamisme, encore donnée par Littré, Pierre Larousse et le Grand Robert (édition de 2001) et concluant :
« Les nuances que l’on veut à tout prix introduire entre les deux mots sont-elles autre chose que les restrictions mentales que nous impose notre confort intellectuel ? Si l’on comprend bien, il y aurait pour nous de l’islamisme à l’islam la même différence qu’entre la chaux vive et la chaux éteinte. Artefact sémantique, cette distinction de pure convenance en dit moins long sur la réalité que sur notre courage à la regarder en face ».
Pour ajouter alors au ridicule, toujours lors de son passage sur CNews, Gérald Moussa Darmanin expliquait à propos des influences étrangères portant au séparatisme (vers 11’) :
« Il n’y a pas que l’islam qui est concerné. Les Evangéliques est [sic !] un problème très important. Alors, pas de même nature évidemment que l’islamisme, qui commet des attentats, qui donne [resic] des meurtres, mais enfin, il y a du softpower de pays étrangers »
(et on s’est rappelé l’attention déjà portée par Mme Schiappa, collaboratrice proche de Moussa, qui s’inquiétait de l’extension de la pratique de l’excision chez… ces mêmes évangéliques). Cela signifierait-il alors que, quand la même Mme Schiappa déclare sur BFM TV le 7 février : « Nous avons instauré des cellules locales de lutte contre l’islamisme. Cela a permis de fermer des lieux de culte », les lieux de culte visés pourraient être des églises évangéliques ?
Certains croiront peut-être que Moussa est naïf. Jean Giraudoux écrivait que « c’est avec les naïfs qu’on fait les monstres ». Non pas que le naïf devienne monstre, mais parce que le naïf laisse les monstres se déployer. Moussa, naïf ou menteur ? Manque de clairvoyance ou manque de vérité ? Comme Darmanin est ministre de la République (et ministre de l’Intérieur), on pariera sans grand risque de se tromper pour Moussa menteur. Ce qui permet au demeurant au monstre de l’islam radical de se déployer tout aussi bien.
Le droit de vote pour la femme au synode : une réponse à l’éclipse du féminin ?
De Gabrielle Vialla :
La baisse dramatique des vocations sacerdotales inquiète fortement l’institution. Tout le monde le sait et explique telle ou telle décision concernant les fidèles laïcs hommes ou femmes à l’aune de ce constat.
Mais il est un autre problème de fond qui lui, reste très largement sous-estimé : qu’en est-il de la disparition des signes de ce qui est spécifiquement féminin, chez les catholiques occidentaux ? Qui s’alarme aujourd’hui de l’effacement du féminin, bien réel, et mal compensé par un discours sur la « place des femmes » ? Un petit et rapide bilan s’impose.
Tout d’abord, il faut rappeler que l’un des premiers facteurs de l’éclipse du féminin est le recours généralisé à la contraception hormonale, voire à l’avortement. Aujourd’hui, le cycle féminin est ainsi gommé chez une majorité de femmes pratiquantes. Les répercussions relationnelles et spirituelles de cet état de fait, pourtant prophétisées par Paul VI dans Humanae vitae, n’ont été que rarement mises en lumière. Premièrement, le recours massif aux hormones par la majorité des femmes efface chez elles la richesse (psychologique, physiologique, spirituelle) induite par les variations naturelles du cycle[1], et qui fait leur spécificité par rapport à l’homme. Deuxièmement, et c’est en partie un corollaire du premier point, la baisse de la natalité entraîne dans la majorité des paroisses occidentales une démographie vieillissante, avec une disparition des signes visibles de la maternité que sont la grossesse, et l’allaitement.
Ensuite, il suffit de se replonger dans un bon film avec Louis de Funès, ou de regarder les photos « d’époque » dans les sanctuaires mariaux : ces témoignages d’un passé qui n’est pourtant pas si lointain nous rappellent cruellement le départ des religieuses en habit. Une simple réplique du gendarme à St Tropez illustre encore le poids éducatif et social des fameuses « sœurs » dans les années soixante : « Vous priez mon fils ? – Ben non… euh… oui… que Dieu nous ait en sa sainte protection ! »
Il est important de rappeler ces vérités, car en regard, d’autres réalités peuvent nous donner le sentiment exactement inverse, à savoir que les femmes sont bien présentes, voire trop présentes. Aujourd’hui, les assemblées dominicales sont davantage composées de femmes que d’hommes. Les conseils paroissiaux sont majoritairement féminins. Les services dans les paroisses sont le plus souvent assurés par les femmes. Les contributions et la participation effectives des femmes sont, au moins, aussi importantes que dans les années soixante. Certains y voient une féminisation. Mais cette situation n’est pas exempte de tensions. Le besoin de reconnaissance des dames s’en trouve augmenté. Beaucoup de pasteurs souffrent de ne travailler pratiquement qu’avec des femmes. Un cercle vicieux s’installe, entre revendication et aigreur du côté féminin, rejet silencieux et culpabilité du côté masculin ecclésial. Non seulement, cela ne corrige en rien la perte du féminin que nous évoquions plus haut, mais cela empêche la prise de conscience. Il faut pourtant le dire clairement : il n’y a rien de spécifiquement « féminin » dans ces engagements paroissiaux ; rien d’autre que le fait que c’est, basiquement, une femme qui exécute tel ou tel rôle ou fonction. Que les paroisses comptent de très nombreuses femmes qui tiennent des postes n’aide pas tout-un-chacun à comprendre que peu de femmes reçoivent leur vocation et leur place non seulement comme une grâce et un don insigne – ce qui est déjà beaucoup – mais aussi comme spécifique et irremplaçable. En particulier par la gratuité d’une féminité et d’une maternité plus chronophage et énergivore que ne le sont les efficaces masculinité et paternité. Ce qui dans la vocation de la femme est unique et indispensable pour la vitalité de la foi, s’amenuise, s’évanouit, en bien des endroits[2].
Quelques réactions au manifeste sur la vocation du féminin m’ont rappelé à quel point les femmes, dans l’institution catholique, s’estiment peu. Certaines se sentent même humiliées. Quelques-unes m’ont parlé de corvées, de nécessaire rééquilibrage entre hommes et femmes. On m’a montré à quel point il fallait valoriser les contributions des femmes, aussi douées que les hommes. Dans ma naïveté, je présumais que la dignité de la femme était égale à celle de l’homme, que la contribution indéfectible de la femme dans la propagation de la foi, au sein de l’Église, depuis l’Évangile était une lapalissade. Que nenni. Dire que la femme contribue, participe : voilà l’urgence.
Dans ce contexte, le droit de vote de l’une d’entre elles au synode est énoncé comme la nouvelle « bonne nouvelle ». On découvre que la femme est capable. Le fait qu’on y voit une évolution nécessaire, presque une « révélation », est significatif du malaise. Jusque pour l’intéressée elle-même. Sr Nathalie Becquart déclare, ainsi, immédiatement après sa nomination comme sous-secrétaire au synode : « Cela tombe sur moi mais je le reçois aussi comme un signe de confiance pour les femmes dans l’Église. » Le sous-entendu est terriblement méprisant pour l’institution. Cela consonne avec les autres déclarations lues ici ou là qui vantent une porte ouverte, un progrès. J’y vois, pour ma part, un consensus pour répondre à la supposée misogynie passée de l’institution. C’est peut-être davantage l’aveu d’une humiliante condescendance actuelle. En effet, s’il fallait, comme certaines l’exigent, que les femmes soient représentées par une femme, que serait une voix face à des centaines d’autres voix ? Mais bien plus grave, une grande confusion entache la foi elle-même. Rappelons que le Père Céleste a fait tellement confiance à la femme, qu’Il lui a confié son propre Fils à l’état de première cellule et que le Ciel et notre Salut furent suspendus au oui d’une jeune fille. On peut continuer longuement avec l’Évangile, puis l’histoire de l’Église… jusqu’au pape François lui-même qui a institué la fête de Marie, mère de l’Église, réaffirmant ainsi ce que la hiérarchie ecclésiale masculine doit à la femme. On pourra faire tous les aggiornamentos que l’on voudra, il restera pour nos contemporains un point d’achoppement : Dieu a choisi d’envoyer son propre Fils, un homme, pour sauver la femme (et l’homme certes).
Notre époque est profondément ébranlée par son rejet de l’anthropologie biblique. L’Église, à l’instar de la famille (église domestique), souffre des profondes fragilités relationnelles entre les hommes et les femmes. Les pasteurs comme les fidèles laïcs recherchent confusément une altérité constructive et une effective complémentarité de l’homme et de la femme. Oui l’éclipse du féminin est cruelle. On tâche d’y remédier, mais dans une grande méprise du réel besoin.
De même qu’à la faveur de la covid 19, nous prenons conscience que la vie nue n’est pas la plénitude de la vie, ni le désir d’une personne unifiée corps-âme-esprit, de même nous avons à découvrir que la complémentarité de l’homme et de la femme, si elle suppose la différence physiologique, ne s’y réduit pas. Promouvoir une femme, parce que femme, ne garantit pas la fécondité intellectuelle, spirituelle liée au féminin. C’est à partir de l’intériorité, de l’intime de l’être seulement, que les répercussions de la complémentarité effective entre féminin et masculin s’intègrent, en vue d’une admirable fécondité. Cela n’a rien d’automatique[3]. Il nous faut choisir d’être avant de faire, de se recevoir de Dieu pour se donner. Les participations des femmes ne compenseront jamais la perte du sens du féminin dans la foi. Ceci fut admirablement décrit par le Cardinal Ratzinger : « La figure de la femme est indispensable à la cohérence de la foi biblique[4] ». Il convient de recevoir dans cette phrase lumineuse que c’est bien la figure de la femme (et non les contributions des femmes) qui est indispensable.
Notre époque ne laisse aux catholiques qu’une seule alternative : ou nous serons à la remorque des démocraties modernes paritaires, ou nous serons prophétiques. Nous pouvons nous perdre dans la confusion de l’autoréférence des choix individuels, jusqu’à l’apostasie, ou bien choisir d’entrer dans une plus grande gratitude de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu pour une vie en plénitude !
Gabrielle Vialla
[1] On peut lire mon ouvrage Bien Vivre le Cycle Féminin, éd. Artège, 2020.
[2] Sur la place de la femme dans la société et dans l’Église, on peut lire mon ouvrage Recevoir le Féminin, éd. Fécondité, 2018
[3] Voilà le travail de la chasteté. J’ai écrit un livre sur ce sujet : la Chasteté, éd. Artège, 2020.
[4] Cardinal Joseph Ratzinger, La fille de Sion, éd. Parole et Silence, 2002, p. 43.
Tout le monde n’a pas la chance d’être un amphibien ou un reptile
On aimerait que les petits de mammifères, assez répandus sur la terre, soient aussi bien protégés, avant comme après leur naissance, que les amphibiens et reptiles visés par l’arrêté du 8 janvier 2021 paru le 11 février au Journal Officiel.

Une période de transition vers l’interdiction de l’instruction en famille
Face à la fronde contre l’interdiction de l’instruction à la maison, le gouvernement a déposé jeudi matin un amendement proposant une période de transition jusqu’en 2024. Le dispositif a été adopté en fin de soirée par 118 voix contre 4.
Les débats d’hier, que vous pouvez retrouver ici, ont été animés.
Pour les familles qui pratiquent déjà l’instruction à domicile (IEF), il n’y aura pas de demande d’autorisation avant trois ans, sous réserve de contrôle.
Seuls les nouveaux entrants des nouvelles demandes d’IEF seraient concernés par la réforme, applicable à la rentrée 2022. En cas de refus, les députés prévoient la création d’une “cellule rectorale” qui pourra être saisie pour un recours. Elle sera chargée d’harmoniser les réponses aux demandes d’autorisations.
Les autorisations seront accordées pour un an et devront donc être renouvelées chaque année.
“L’obligation de déclaration annuelle de l’instruction en famille apparaît anxiogène et disproportionné”, juge @jmarilossian (LaREM). Ce rythme “constitue presque une incitation à y renoncer”, selon lui. #DirectAN #PJLPrincipesRépublicains #PJLSéparatisme pic.twitter.com/3O19Q7ToCS
— LCP (@LCP) February 11, 2021
Charles de Courson a rappelé que l’instruction en famille avait été supprimée par le régime nazi en Allemagne en 1938.
.@C_deCourson (Libertés et territoires) : “Vous savez qui a interdit l’instruction en famille [en Allemagne] ? C’est le régime nazi en 1938.”#DirectAN #PJLPrincipesRépublicains #PJLSéparatisme pic.twitter.com/mAi2nbNffH
— LCP (@LCP) February 11, 2021
Le président du groupe communiste André Chassaigne a soutenu les amendements réclamant la suppression de l’article, estimant que l’encadrement de l’instruction à domicile était une « erreur ».
“Produit de l’école républicaine”, @AndreChassaigne (PCF) en évoque les “insuffisances, quelques fois les humiliations”.
> A neuf ans, un instituteur avait dit à son père “le gros, vous n’en ferez jamais rien”.#DirectAN #PJLPrincipesRépublicains #PJLSéparatisme pic.twitter.com/yXniULEsme— LCP (@LCP) February 11, 2021
Instruction en famille : “Est-ce qu’il n’y a pas une restriction de liberté quand on n’est plus dans un système de déclaration, (…) mais dans un système d’autorisation où j’attends que l’État me donne le feu vert ?”, demande @bretonxavier.#DirectAN #PJLPrincipesRépublicains pic.twitter.com/r2h5gDOFXH
— LCP (@LCP) February 11, 2021
Élèves pris en charge par des fondamentalistes religieux : “Quand on vous demande y’en a combien, vous répondez entre 2000 et 3000. En vérité, vous ne savez pas ! Vous nous avez cité un seul cas en Seine-Saint-Denis”, rappelle @C_deCourson. #DirectAN #PJLPrincipesRépublicains pic.twitter.com/IZHTRh0M3q
— LCP (@LCP) February 11, 2021
Instruction en famille : pour ne pas cibler l’islamisme, le gouvernement punit tout le monde ! pic.twitter.com/0GOFG7cxIU
— Emmanuelle Ménard (@emenard34) February 11, 2021
L’islamisme a gagné : nous commençons à renier nos libertés. #PJLSeparatisme #IEF ⤵️ pic.twitter.com/eZgOUO01TJ
— Agnès Thill (@ThillAgnes) February 11, 2021
Le sujet a été abordé en même temps sur France, lors du débat entre Marine Le Pen et Gérald Darmanin. La présidente du RN a dénoncé cette mesure liberticide :
📹 “Dans le débat sur l’instruction à domicile, je ne veux pas d’un Etat qui s’ingère dans le fonctionnement des familles. Il faut restituer cette liberté d’enseignement, tout en renforçant les contrôles.” #VALP #PJLPrincipesRépublicains pic.twitter.com/8QeCtOQmt6
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) February 11, 2021
I-Média – Trappes : conquête islamique, silence médiatique
L’image de la semaine
Les appétits médiatiques de Vincent Bolloré agitent le petit monde des journalistes.
Trappes : conquête islamique, silence médiatique
Face à ce professeur menacé de mort par des islamistes qui fait la Une de l’actualité avec ses propos sur Trappes… les médias politiquement corrects hésitent entre l’occultation et les attaques vicieuses.
Revue de presse
Covid-19 : la propagande catastrophiste des médias
Retour sur la désinformation catastrophiste des médias quant à la crise du Covid-19.
Squatteurs : « Les crucifix de ma grand-mère ont tous été brisés»
Michel Pradeilles a retrouvé le logement de sa grand-mère défunte au début du mois de janvier, complètement saccagé. Cette dernière avait été placée sous tutelle en maison de retraite à Béziers. Sans contact avec la disparue de 98 ans, il en a été déclaré seul héritier.
En pénétrant l’habitation, le petit-fils est écœuré :
« C’est dégueulasse, ça pue et ils ont tout cassé ».
« J’ai retrouvé sur place des avis d’obligation de quitter le territoire national émanant de la préfecture de l’Hérault ».
« Les crucifix de ma grand-mère ont tous été brisés, c’est dégueulasse. »
Des chances pour la France.
Chronique des cinglés
Intervention lunaire du député LREM de Charente-Maritime Raphaël Gérard “très investi sur les sujets LGBT”, selon sa fiche Wikipedia :
C’est arrivé un 11 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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en 778 : Baptême du Sarrazin Mirât ; la Vierge Marie rentre chez Elle (voir la fin de la chronique).
En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l’actuelle citadelle de Lourdes) s’apprête à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, compagnon de Charlemagne, a une inspiration et obtient l’autorisation d’aller parlementer avec l’assiégé. Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prent le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.
Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu’il rend les armes au serviteur de Notre-Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d’Elle seule. » Charlemagne signe l’accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.
Tiré de La Vierge Marie dans l’histoire de France du Marquis de la Franquerie, (Editions Résiac page 36 à 38)
Voir la chronique du 18 janvier.
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le 11 février 731 : décès du pape saint Grégoire II.
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le 11 février 824 : décès du pape saint Pascal Ier.
98e pape, après Saint Pierre, Pascal Ier est Souverain Pontife du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il est auparavant abbé du monastère Saint-Étienne à Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, Roi de France et empereur d’Occident, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et accueille à Rome les Grecs persécutés par les iconoclastes.
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le 11 février 1302 : Philippe le Bel fait brûler la bulle Ausculta Fili.
« Ausculta, fili », en latin, « Écoute, mon fils », est l’incipit, l’en tête, le titre donné à cette bulle du pape Boniface VIII adressée au Roi Philippe IV le Bel. Elle rappelle, entre autre, la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel.
Les caractères du Roi et du pape étaient aussi violents qu’autoritaires. Le conflit est rapidement devenu une lutte ouverte publique et sans merci. Le pape, au lieu de rester sur les questions d’impôts et de désignation des évêques, émet des prétentions énormes dans la direction temporelle des peuples et sur la couronne de France.
De son côté, Philippe porte atteinte physiquement à la personne du pape, en 1303. Le Fils Aîné de l’Eglise s’est rebellé contre sa mère. Comme dans l’Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance.
Philippe IV, pour donner un semblant de justification à ces décisions convoque pour la première fois les Etats-généraux, ceux-là mêmes qui seront une des causes de la chute de la monarchie 500 ans plus tard. Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche.
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le11 février 1511 : mort de Charles II d’Amboise de Chaumont.
Fils aîné de Charles Ier d’Amboise, gouverneur de Champagne et de Bourgogne, favori de Louis XI et de Catherine de Chauvigny (1450-1485), dame de Ravel il est un homme politique et militaire français. Il a tout au long de sa vie différentes fonctions politiques et est successivement grand-maître, maréchal et amiral de France en 1502, 1504 et 1508 et vice-roi de Lombardie 1510. Grand admirateur de Léonard de Vinci, il lui commande de nombreux tableaux et divers travaux d’aménagement pour son palais.
Charles II d’Amboise réprime la révolte des Génois en 1507 ; commande l’avant-garde de l’armée du Roi à la bataille d’Agnadel le 14 mai 1509 et prend la même année plusieurs places aux Vénitiens. Il meurt à Correggio en Lombardie, à l’âge de 38 ans et est inhumé en la chapelle des Cordeliers d’Amboise.
« Mort le prit un peu bien tôt, écrit un chroniqueur “Jean d’Authon”, car il fut homme de bien toute sa vie ; un sage, vertueux et avisé seigneur de grande vigilance et bien entendant les affaires. »
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le 11 février 1536 : Philippe Chabot, amiral de France, occupe la Bresse et la Savoie
La mort du duc de Milan, François II Sforza, provoque la huitième guerre d’Italie, dans laquelle François 1er et l’empereur Charles Quint, se disputent le duché de Lombardie. Le Roi de France prendra possession de la Savoie et du Piémont mais renoncera finalement à Milan.
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le 11 février 1543 : le roi Henri VIII d’Angleterre signe une alliance avec Charles Quint contre la France.
Une invasion de la France est planifiée. Henri VIII prévoit de plus d’unifier par la force l’Ecosse à l’Angleterre. En riposte, le parlement écossais renouvelle en décembre de cette même année son alliance avec la France.
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le 11 février 1650 : mort de René Descartes, philosophe et mathématicien français
René Descartes est né le 31 mars 1596 en France. C’est un philosophe et un scientifique de l’époque moderne. Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvatus prodeo » (L’esprit profond s’avance caché).
François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs affirme :
« La « Bête » s’est frayé un parcours historique derrière la philosophie de Descartes, les Loges maçonniques, les sociétés de pensées sous la Révolution, le socialisme, le communisme, le nazisme, le freudisme… jusqu’au féminisme avorteur d’aujourd’hui. »(*)
Il poursuit plus loin :
« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d’arrêt » d’un savoir qui prétendit « changer le monde », et qui effectivement l’a changé. Ce n’est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n’assistons à rien de moins qu’à une transformation du monde, et l’on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C’est lui qui a semé presque tous les germes dont l’Homme faustien n’a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.
Que la Science établisse donc son règne (c’est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(**)
Paul Valéry pensait que : « Descartes est certainement l’un des hommes les plus responsables de l’allure et de la physionomie de l’ère moderne que l’on peut particulièrement caractériser par ce que je nommerais la quantification de la vie. En substituant le nombre à la qualité, en excluant tout ce qui n’est pas mathématiquement évident ou censé tel, cette matérialisation de la science est au principe et à l’origine de la profonde inhumanité de la science moderne. » (***)
(*)Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 21
(**) Idem page 53
(***) Idem page 54
Descartes rencontre Jansénius en 1620 à Poitiers ; et les gens de Port Royal à l’origine d’une des deux grandes erreurs qui auront raison des lois fondamentales du Royaume, le Jansénisme, prendront parti pour Descartes.
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le 11 février 1744 : une bataille navale s’engage entre une flotte anglaise et une flotte franco-espagnole devant Toulon.
Cette bataille, aussi appelée bataille du cap Sicié, s’achève le 22 février par la victoire franco-espagnole.
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le 11 février 1798 : les troupes françaises entrent dans la ville et proclament la République romaine.
Le pape, qui avait décidé en décembre 1796 de reprendre les armes contre la France, est fait prisonnier par les révolutionnaires et est exilé à Florence puis Sienne pour mourir à Valence.
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le 11 février 1809 : Napoléon écrit à Roederer.
“Je n’ai qu’une passion, qu’une maîtresse; c’est la France; je couche avec elle… Je jure que je ne fais rien que pour la France; je n’ai en vue que son utilité. Je jure, que si je ne lui donne pas plus de liberté, c’est que je ne le crois pas utile pour elle”.
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le 11 février 1814 : victoire de Napoléon à la bataille de Montmirail.
Avec deux fois moins d’effectifs, Napoléon écrase les Russes et les Prussiens à Montmirail, alors qu’il vient de détruire le corps russe du général Olsouviev à Champaubert.
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le 11 février 1858 : première apparition de la Sainte Vierge à Bernadette Soubirous, 14 ans dans la grotte de Massabielle, à Lourdes. Il y en aura 18.
Avec sa sœur Marie, dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du Gave pour ramasser des os et du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, gelée, comme sa sœur et son amie. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle :
«J’aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ».
Pour en savoir plus:
http://fr.lourdes-france.org/approfondir/bernadette-soubirous
En 1862, l’église reconnaît l’existence des apparitions à Lourdes, qui devient l’un des lieux de pèlerinage les plus connus au monde. Le 4 juillet 1866, Bernadette quitte Lourdes pour Nevers et prend l’habit des Sœurs de la Charité de Nevers, sous le nom de Sœur Marie-Bernard. Le 30 octobre 1867, elle fait sa profession religieuse dans la Congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers. Bernadette décède le 16 avril 1879, le mercredi de Pâques. Elle est béatifiée le 14 juin 1925, et canonisée le 8 décembre 1933 par Pie XI à Saint-Pierre de Rome.
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le 11 février 1868 : mort du physicien et astronome français Léon Foucault.
On lui doit l’invention du gyroscope et ses travaux sur la vitesse de la lumière. Mais il est surtout célèbre pour avoir déterminé, au cours d’une expérience menée en 1851, la rotation quotidienne de la Terre autour de son axe, au moyen d’un pendule d’une longueur de 67 m. Ce « pendule de Foucault » est visible au Panthéon.
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le 11 février 1868 : discours de Jaurès à la Chambre des députés.
Il est possible de lire dans le N°1439 de l’Homme Nouveau un texte sidérant et complètement oublié. Il s’agit d’un extrait d’une intervention de Jean Jaurès à la Chambre des députés, le 11 février 1895 (cf. le Journal Officiel de la République Française du 12 février, pages 265 à 281) :
«C’est que l’humanité dans l’univers est une grande commission d’enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; c’est que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge; c’est que jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit rester toujours en éveil et qu’une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées ; c’est que si l’idée même de Dieu prenait une forme palpable, et Dieu lui-même se dressait, visible, sur les multitudes, le premier devoir de l’homme serait de refuser l’obéissance et de le traiter comme l’égal avec qui l’on discute, mais non comme le maître que l’on subit…. »
Voilà ce qu’affirmait celui que la république considère comme un des grands hommes de la nation. De Descartes à Jaurès la filiation intellectuelle est évidente. La république française a été fondée pour lutter contre la foi catholique et la détruire ; elle a été baptisée dans le sang des martyrs catholiques de la révolution. Aujourd’hui cette lutte à mort continue.
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le 11 février 1922 : naissance d’Hélie Denoix de Saint Marc, militaire français.
Officier français qui commande le 1er REP, lors du putsch d’Alger, emprisonné par De Gaulle. C’est un homme d’honneur comme on en trouve peu de nos jours.
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le 11 février 1929 : signature des accords du Latran.
Mussolini, chef du gouvernement italien, et le cardinal Pietro Gasparri signent au palais du Latran à Rome un traité qui fixe définitivement le cadre des relations entre la papauté et le royaume italien. Depuis 1870, le pape se considérait comme prisonnier au Vatican. La Cité du Vatican est créée et le pape Pie XI en est le souverain. Le Vatican est indemnisé de 750 millions de lires pour la perte des Etats de l’église entre 1860 et 1870. Les accords, consultables ici :
http://mjp.univ-perp.fr/traites/1929latran.htm
Il est doublé d’un concordat qui instaure le catholicisme comme la “seule religion de l’Etat Italien”. L’enseignement religieux devient obligatoire et le divorce civil est interdit. De son côté, le pape reconnaît la souveraineté de Victor Emmanuel III sur l’Italie, et Rome comme capitale du pays.
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le 11 février 1950 : mise en place du SMIG.
Le Salaire minimum interprofessionnel garanti SMIG entre en vigueur en France. A partir de 1952, le SMIG est indexé sur les prix. Le 21 janvier 1970, il est remplacé par le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance).
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le 11 février 2013 : le Pape Benoit XVI annonce qu’il renonce à ses fonctions à partir du 28 février.
Réchauffement climatique entre Robert Ménard et Marine le Pen ?
Est-ce l’ombre d’une candidature Zemmour en 2022 ou le sondage mettant Marine Le Pen à 48% qui provoque ce rapprochement entre ces deux ténors de la droite nationale ? En tous cas, c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’union des droites :
“(…) Les sondages y aident. Celui de Harris Interactive, qui place Marine Le Pen au coude-à-coude avec Emmanuel Macron (48 % contre 52 % pour le chef de l’Etat) au second tour de la présidentielle, « ravit » Robert Ménard. « Je ne donnais pas cher de sa peau. Mais je dois admettre qu’elle rejoue les premiers rôles, elle fait preuve d’une certaine résilience », admet l’élu qui continue toutefois à penser que la présidente du RN « aura le plus grand mal à réunir une majorité de Français ». « Il faut qu’elle accepte d’avoir des alliés qui ne lui soient pas inféodés », ajoute le même (…)
Et si les rapprochements commençaient aux régionales ? Là encore, les regards se tournent vers les sondages. Mi-janvier une enquête de l’Ifop pour Sud Radio donnait à une hypothétique liste de Robert Ménard et de son amie Brigitte Barèges, maire LR de Montauban, 14 % en Occitanie. Soit deux points à peine derrière une liste RN conduite par l’eurodéputé Jean-Paul Garraud (la présidente PS de la région Carole Delga mène la course en tête à 25 %).
« J’ai été sidéré par ce sondage alors que nous n’avons même pas lancé une liste », se sent pousser des ailes Robert Ménard qui a depuis déjeuné une fois avec Jean-Paul Garraud, un ex-UMP qui a les faveurs de Marine Le Pen pour mener la liste RN. « Avec Jean-Paul, on pense la même chose donc on pourrait faire un bout de chemin ensemble », glisse le maire de Béziers qui assure que d’autres élus, venus de LR ou de l’UDI, pourraient s’y associer.
« On prône tous le rassemblement. Donc commençons par donner l’exemple », réagit Jean-Paul Garraud qui reconnaît qu’il n’a « pas intérêt ni envie de faire liste à part ». Mais le chemin est encore escarpé avant d’aboutir à un accord. « Je ne souhaite pas forcément diriger la liste mais c’est un peu con, je suis plus connu que Jean-Paul (NDLR : Garraud) et Brigitte (NDLR : Barèges) », observe Robert Ménard.
« Le dialogue est amorcé, chacun a intérêt à l’apaisement. Mais Robert Ménard est une personnalité dans tous les sens du terme », réagit-on avec prudence à la direction du RN. Mercredi dernier, Marine Le Pen a échangé avec son épouse, la députée Emmanuelle Ménard, à l’Assemblée nationale. « Un certain nombre de malentendus méritaient d’être dissipés », glisse la parlementaire dont les relations avec la présidente du RN sont notoirement fraîches. Une « discussion courtoise et productive » de près d’une heure au cours de laquelle toutes les échéances électorales à venir ont été évoquées (…)”
L’hypothèse d’une candidature de Brigitte Barèges, maire de Montauban depuis 20 ans, vient de s’envoler avec la lourde condamnation qu’elle vient de subir et qu’elle dénonce comme un “assassinat politique“. Quoi qu’on pense de cette condamnation qui semble très sévère pour avoir fait écrire quelques articles dans un journal local, il n’en demeure pas moins qu’un ticket Robert Ménard-Jean-Paul Garraud aurait du panache et serait sans doute en capacité de ravir la région à la gauche sectaire qui la dirige…
Et si la relaxe de Renaud Camus faisait tomber l’imposture du business antiraciste?
Un fois n’est pas coutume, malgré la “gauchisation de la magistrature“, il existe de bonnes nouvelles sur le front de la liberté d’expression. Après les relaxes successives d’Eric Zemmour (ici, ici, ici, ici, ici), c’est au tour de Renaud Camus d’obtenir une relaxe suite à une poursuite pour injures raciales pour le tweet suivant dit “tweet banquise” :
“Une boîte de préservatifs offerte en Afrique c’est trois noyés en moins en Méditerranée, cent mille euros d’économie pour la Caf, deux cellules de prison libérées et trois centimètres de banquise préservés”
Au-delà de ce que chacun peut penser de l’humour revendiqué par Renaud Camus, les débats de ce procès sont très intéressant car l’avocat de la défense a notamment attaqué frontalement la dérive des mouvements soi-disant antiracistes qui chassent en meute en se portant partie civile à plusieurs pour obtenir des subsides financières qui les font vivre depuis des années, meute à laquelle s’était joint le gouvernement à travers la la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH).
A ce titre, le compte-rendu des débats de l’époque (procès de novembre 2020) est passionnant à lire de manière à comprendre en quoi ce jugement pourrait faire jurisprudence :
“(…) Il n’y a personne, sauf la clique des parties civiles, pas moins de six, toutes mobilisées contre Renaud Camus : la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), J’accuse… ! Action internationale pour la justice (AIPJ), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) – la meute des chiens de garde et des chasseurs de prime (…)
Nous ne sommes que deux « journalistes », le merveilleux Jean-Yves [Le Gallou] et moi. Les autres journaleux, absents. Pas un pour sauver l’autre. La honte, quoi ! La liberté d’expression, la liberté d’expression, ressassent-ils jusqu’à asséchement des glandes salivaires, mais la liberté d’expression, c’est comme les champignons, le cholestérol et les potirons : il y a la bonne et la mauvaise. Charlie Hebdo c’est bon, Renaud Camus c’est mauvais, toxique même (…)
La mauvaise surprise du jour, c’est que la présidente du tribunal n’est rien d’autre que Sophie Combes qui fut secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature à l’époque du « mur des cons ». Une anti-conne donc, expressément tapageuse, dont on ne doute pas de l’impartialité ! [Comme quoi, il ne faut pas désespérer, NDPC] (…)
Me Rimokh a été de bout en bout splendide. Il a survolé les débats. Le fond et la forme, la littérature et le droit – la classe, dans les deux sens du mot : avoir la classe et faire la classe de droit à ses confrères. Franchement, les avocats des parties civiles, il les a broyés. Pfuit ! Il a peut-être même démoli leur fonds de commerce, si cela se pouvait. Car si jamais le premier point soulevé par lui, technique, procédural, devait faire jurisprudence, la liberté d’expression retrouverait peut-être en France droit de cité.
Qu’a-t-il pointé ? L’inflation des parties civiles : six, autant de métastases, autant d’abus de pouvoir, représentées par quatre avocats médiocres, des nullités du barreau inconnues et destinées à le rester. Me Rimokh a été chercher sa réfutation dans les débats parlementaires de 1972, quand la loi Pleven fut votée. Certes, le législateur a alors délibérément voulu donner un droit d’agir aux associations contre le racisme, convient Rimokh, mais sous réserve qu’elles ne se multiplient pas et qu’elles agissent à bon escient, faute de quoi il y aurait abus du droit d’action, abus en tant que tel sanctionnable. Ce qui autorise Me Rimokh a demander au tribunal d’en débouter au moins cinq, moyennant des dommages et intérêts pour son client.
De fait, que vient faire l’UEJF dans ce procès ? Sa présidente, une certaine Noémie Madar, est même venue sangloter à la barre. Mais que fait-elle là ? À quel titre ? Renaud Camus s’est-il adressé dans son tweet aux étudiants juifs de France ? (…)
Au sortir de l’audience, Rimokh nous a avoué que, si jamais ses conclusions étaient retenues, c’est tout un système d’extorsion de dommages et intérêts qui menacerait de tomber. « C’est leur business. Ce sont des fonctionnaires du droit qui produisent, quelles que soient les circonstances et les acteurs, les mêmes plaidoiries standardisées. »”
Mais ce n’est visiblement ce point de a défense qui a retenu l’attention du juge :
“Pour le tribunal en charge de l’affaire, si le style et les images de l’écrivain peuvent manquer «d’empathie» et «choquer et heurter la délicatesse», ils «relèvent du choix du mode humoristique pour traiter par l’absurde d’un sujet politique, et dramatique, dans le cadre d’un tweet propice à une concentration du propos autour de formules choc». Avec cette «critique satirique d’un système de croissance et de certaines de ses conséquences», Renaud Camus n’a pas dépassé les «limites admissibles» du libre-exercice de la liberté d’expression, selon le tribunal
L’autorité judiciaire considère également que le propos incriminé «s’insère dans un débat d’intérêt général relatif à la décroissance démographique» et qu’il s’intègre en outre «dans une récurrence de tweets» postés par Renaud Camus entre 2015 et 2020, «prenant position de manière générale pour un contrôle des naissances sur l’ensemble de la planète y compris en Europe».”
La dictature médiatique, c’est ça !
FDesouche a retranscrit de manière détaillée les débats du procès ubuesque que le parquet a déclenché trois heures après l’intervention de Bernard Cazeneuve à l’assemblée nationale contre Marine Le Pen et Gilbert Collard. Ces derniers avaient voulu dénoncé l ‘odieuse comparaison que le “procureur médiatique”, Jean-Jacques Bourdin, avait faite en parlant de “communauté d’esprit” entre Daesh et le FN :
L’audience est ouverte.
La présidente : “je vais appeler à la barre Mme Marine Le Pen et Me Gilbert Collard. Vous pouvez prendre place devant vos conseils ou devant la presse.”
Me Collard : “devant nos conseils”.
La présidente indique, séparée de ses assesseures par des panneaux transparents : “on a fait ce qu’on pouvait dans le respect des consignes sanitaires et dans l’espoir d’un débat ouvert et libre”.
La présidente : “Mme Le Pen, pouvez-vous venir à la barre, s’il vous plait ? Vous vous appelez Marion Le Pen.
La prévenue acquiesce.
“Vous êtes née en 1970 à Saint-Cloud.”
- Non, en 1968 à Neuilly.
- Ah ben, voilà, ça commence.
Le présidente rappelle les faits pour lesquels Marine Le Pen et Gilbert Collard sont jugés aujourd’hui : pour avoir diffusés sur les réseaux sociaux des images d’exactions de l’état islamique, images susceptibles d’être vues par des mineurs.
La présidente entame son résumé des faits et s’interrompt très vite : “S’il vous plaît, monsieur Collard”. Celui-ci était en train de discuter avec son avocat. “Je vais vous expliquer, il y a un problème d’acoustique et je vous entend plus que le retour de ma propre voix”.
La présidente rappelle que Marine Le Pen a diffusé sur son compte Twitter trois photos “issues de propagande de l’état islamique” accompagnée de la légende : “Daech, c’est ça”.
Ces trois photographies représentaient : le journaliste américain James Foley décapité, le pilote jordanien brûlé vif dans une cage ainsi que celle d’un soldat syrien écrasé vivant par un char.
Au sujet de Gilbert Collard, il s’agit de la publication d’une photographie “d’une personne “défigurée, au crâne enfoncé et les mains liées derrière le dos”, rappelle la présidente “accompagnée du commentaire “Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots, le choc des bobos”.
Marine Le Pen s’avance à la barre pour répondre aux questions de la présidente.
- Vous êtes bien la personne qui a diffusé les trois photographies qui sont l’objet de notre débat ?
- Parfaitement.
Présidente : “vous avez une idée du nombre d’abonnés de votre compte Twitter à l’époque ?”
Marine Le Pen : “j’en fait assez peu cas. Peut-être un million.”
Marine Le Pen : “ce jour-là, je regarde une émission entre Jean-Jacques Bourdin et Gilles Kepel. Et monsieur Bourdin fait un parallèle entre le front national et Daech. Il indique, je reprends ses mots, qu’il y a “une communauté d’esprit”. “
Marine Le Pen : “qu’un petit marquis médiatique puisse commettre une telle comparaison m’a indiquée au plus profond de moi-même. Je suis aussi une mère de trois jeunes adolescents à l’époque, susceptibles d’entendre un journaliste faire une comparaison entre leur mère et Daech.”
Marine Le Pen : “je regarde sur Google “assassinat Daech” et demande à mon community manager de faire un tweet avec trois photos et écrire “Daech c’est ça”. Présidente : vous n’avez pas choisi vous-même ces photos?
- Non, mais c’est tout comme. J’en assume la responsabilité.
Présidente : vous n’avez pas envisagé de les accompagner d’un commentaire éducatif ?
Marine Le Pen : “Daech c’est ça”, je crois que c’est un commentaire éducatif. Cela montre ce qu’est Daech c’est à dire une structure terroriste qui torture, qui tue, qui viole.
Présidente : “est-ce que vous considérez que ces photos peuvent porter atteinte à la dignité humaine ?”
Marine Le Pen : “mais Mme, c’est le crime qui porte atteinte à la dignité humaine. Et c’est le parallèle avec Daech qui porte atteinte à la dignité de mon mouvement.”
Présidente : “je reprends ma question car je ne crois pas que vous y ayez vraiment répondu : est-ce que ces photos portent atteinte à la dignité humaine?”
Marine Le Pen : “non, madame, car c’est de l’information.”
Présidente : pourquoi avez-vous retiré la photo de James Foley ? “
Marine Le Pen : “je l’ai retirée à partir du moment où la famille m’a demandé de la retirer, j’ai pensé que cette photo était susceptible de leur faire de la peine. Mais les autres étaient des victimes anonymes.”
Marine Le Pen : “le principe de la liberté d’expression c’est de laisser la liberté à la personne de décider des moyens dont elle en use.”
Marine Le Pen : “je trouve si grave la minoration des crimes de Daech qui consiste entre le parallèle entre un mouvement républicain et un groupe terroriste que je viens d’écrire un projet de loi. Et si ma loi est votée un jour, c’est monsieur Bourdin qui serait à ma place ici.”
Marine Le Pen : “ces photos sont libres de droit et visibles en tapant sur n’importe quel moteur de recherche qui existe en France. Et, chaque jour dans les journaux sont publiés des images qui pourraient faire l’objet de poursuite de votre parquet, monsieur le procureur.”
Marine Le Pen : “si un photo de la mort était une atteinte la dignité humaine, alors la photo du petit Aylan était le summum de l’atteinte à la dignité humaine. Et cette photo d’un petit garçon de deux ans mort sur une plage a été diffusée dans l’intégralité des médias français”.
Procureur : “quelle différence entre la photo du petit Aylan et celles que vous avez diffusées, attentatoires à la dignité humaine?”
Marine Le Pen : “c’est à vous de m’expliquer. C’est vous qui avez décider de me poursuivre moi et pas ceux qui ont diffusé la photo d’Aylan.”
Gilbert Collard est à son tour invité à s’avancer à la barre.
La présidente précise d’emblée : “je vais vous poser les mêmes questions en essayant de temps en temps d’arriver à couper le flot de parole qui je n’en doute pas sera le vôtre. “
Alors que la présidente entame l’interrogatoire de Gilbert Collard, Marine Le Pen quitte la salle.
La présidente la rappelle à l’ordre : “Mme Le Pen, veuillez regagner la salle.”
- je voudrais m’entretenir avec mes avocats.
- il est d’usage d’en informer le tribunal.
Présidente : “il faudrait qu’on s’entende sur le sens du commentaire “le poids des mots, le choc des bobos”. Il s’agit du gamin qui tombe et s’écorche?”
Gilbert Collard : “ah non, les bourgeois-bohème !”
Gilbert Collard : “si jamais j’avais conscience madame que j’ai commis une infraction, je vous le dirais. Mais franchement, j’ai pas eu le sentiment d’avoir perverti la jeunesse ce jour-là.”
La présidente rappelle Marine Le Pen à la barre : “vous n’avez jamais eu peur que la diffusion de ces photographies puisse inciter certains jeunes à dire “c’est ça que je veux”.
Marine Le Pen : “pour moi ces photos sont choquantes. Elles provoquent le rejet et pas l’adhésion.”
Marine Le Pen : “moi qui suis protégée par la police contre Daech depuis six ans, partout où je vais, je n’aurais jamais imaginé que ces photos puissent susciter l’adhésion.”
Marine Le Pen : “les jeunes qui veulent rejoindre Daech ne vont pas sur le compte Twitter de Marine Le Pen, compte tenu que depuis 20 ans, je suis l’une de celles qui lutte avec le plus d’énergie contre Daech. D’ailleurs je suis protégée depuis 6 ans dès que je sors de chez moi.”
Gilbert Collard : “nous sommes en première ligne contre l’état islamique. On est menacés, vous ne pouvez pas savoir ce qu’on vit ! Mes gosses, elles sortent pas seules. On est à fleur de peau sur ces questions là. Donc quand on voit Bourdin nous comparer à l’état islamique “
Gilbert Collard : “si demain je suis devant un individu qui nie la Shoah, je suis capable de lui sortir une photo de camp de concentration ! Et sur les violences faites aux femmes, on ne peut pas montrer de photos ? “
La présidente rappelle que le casier judiciaire de Gilbert Collard comprend une condamnation pour diffamation envers un particulier.
Gilbert Collard : “il y a un pourvoi.”
- pour moi, une décision qui est inscrite au casier est définitive.
Présidente : “quels sont vos revenus et vos enfants à charge ?”
Gilbert Collard : “c’est ma femme qui s’occupe de tout mais je crois que je perçois 7000 euros/ mois.
- J’ai une fille à charge. Et une autre fille.
- 2 filles à charge?
- Elles ne devraient plus l’être, mais bon.
Marine Le Pen tient a ajouter quelque chose. Elle souhaite s’expliquer sur son refus de se soumettre à une expertise psychiatrique : “l’humiliation qui nous est faite est objectivement et parfaitement inutile.”
Gilbert Collard : “moi, je me serais volontiers soumis à une expertise car ça ne peut pas faire de mal. Mais quand j’ai vu que l’expert était spécialisé dans les troubles de la transsexualité, j’ai préféré ne pas y aller.”
Présidente : “Mme Le Pen, vous êtes une ancienne avocate, je crois. Peut-être l’êtes vous encore. Vous n’ignorez pas que nous devons individualiser nos décisions. Votre refus met le tribunal devant une impossibilité majeure s’il devait entrer en voie de condamnation.”
Place aux réquisitions du procureur. “Chacun des deux prévenus a reconnu être à l’origine de ces diffusions. Et tous les deux on mis en avant le désir d’information, ce qui ressort clairement du commentaire de Marine Le Pen “Daech, c’est ça”.”
Le procureur dans son réquisitoire : “Twitter et Facebook sont accessibles à partir de 13 ans. Ce qui veut dire qu’entre 13 et 18 ans, ce sont des mineurs qui peuvent accéder à ce type de messages”.
Le procureur : “dans ce cas, il y avait un trouble à l’ordre public généré par ces tweets. Mais ayez bien à l’esprit qu’on ne pourrait pas ne pas poursuivre parce qu’on ne poursuit pas tout le monde. Car dans ce cas, on ne poursuivrait plus personne.”
Procureur : “quand on recherche sur Google avec les mots clés “assassinats et Daech”, il me semble que les photos qu’on recherche sont forcément attentatoire à la dignité humaine”.
Procureur : “on le dit et on va vous le répéter, la défense est persuadée qu’il y a eu, dans cette affaire, un détournement de procédure par le parquet. On vous dit que le parquet aurait préféré poursuivre dans le cadre du droit de la presse.”
Procureur : “c’est notre grande fierté tous les jours d’examiner des procédures pour vérifier qu’elle ne font pas l’objet de détournement ou de garde à vue illégale et de remettre en liberté des personnes qui auraient été poursuivies sur de mauvais fondements”.
Procureur : “Madame Le Pen et monsieur Collard avaient parfaitement le droit de diffuser ces images. Ce n’est pas là le problème. Le problème c’est de s’assurer avant la diffusion qu’aucun mineur n’est susceptible de voir ce message.”
Procureur : “Madame Le Pen comme monsieur Collard ont tous deux admis qu’ils n’avaient pas fait diligence pour éviter qu’un mineur ne voit ces messages. Madame Le Pen a même ajouté que c’était impossible à faire sur Twitter, rejetant ainsi la responsabilité sur Twitter.”
Procureur : “j’ai un peu de mal à comprendre comment il peut y avoir une différence entre la photo du petit Aylan mort sur la plage et la photo de James Foley. Je n’arrive pas trop à voir où est le curseur entre les deux, mais il doit y en avoir un.”
Procureur : “La photo [publiée sur le compte Twitter de Gilbert Collard ndlr] est parfaitement attentatoire à la dignité humaine. Le commentaire ne peut avoir pour vocation d’ôter ce caractère attentatoire à la dignité humaine.”
Procureur : “moi, je n’ai pas vu de dimension pédagogique personnellement. Ce que j’ai vu c’était la volonté de faire très rapidement un droit de réponse à Jean-Jacques Bourdin. C’était ça l’objectif poursuivi.”
Procureur : “je vous demande de considérer les deux prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés et je vous demande de prononcer à l’encontre de chacun d’eux une peine de 5000 euros d’amende.”
Me Rodolphe Bosselut pour la défense de Marine Le Pen, rappelle que l’infraction pour laquelle elle est jugée s’inscrit dans “un texte spécial qui concerne les mineurs : le délit qu’on lui reproche est lié à une déviance pédophilique. Il y a un détournement de la procédure!”
Me Bosselut : “quelle modalité technologique je n’ai pas rempli ? Est-ce qu’il y avait un bouton rouge “spécial mineur” à appuyer? Cela pose un problème car cela rend impossible l’exercice des droits de la défense.”
Me Bosselut : “c’est à l’accusation de prouver que le mineur aurait pu voir. On a montré récemment sur Netflix un sujet sur un serial killer américain, il y a des photos tirées de l’enquête et il n’y a même pas une interdiction aux moins de 16 ans.”
Me Bosselut cite l’un des signalements à la plateforme Pharos qui a été à l’origine de l’enquête : “personnalité politique fasciste qui poste des photos de gens décapités. Je demande la suspension de Marine Le Pen et tout ira bien”. “Voilà, madame la présidente.”
Me Bosselut : “imaginons que monsieur Bourdin ait osé comparer le parti socialiste avec les nazis. Et imaginons qu’en réaction, Mme Le Pen ait diffusé les photos des américains à la libération des camps ? Quelle aurait été la suite ? Rien, madame la présidente.”
Me Bosselut : “cette poursuite, ma cliente ne la supporte pas. Et moi qui ne suit pas politique mais juriste, je ne la comprends pas.”
Me Bosselut : “je vous demande respectueusement de considérer que le seul moyen de mettre un terme à cet affaire est de prononcer la relaxe de Marine Le Pen.”
Place à la plaidoirie de Me David Dassa-Le Deist, également pour la défense de Marine Le Pen.
Me Dassa-Le Deist évoque les propos de Jean-Jacques Bourdin comme “particulièrement infamants”. “Et cela justifie qu’on se défende avec les moyens modernes.”
Me Dassa-Le Deist : “on est ici dans un dossier qui nous dépasse car la liberté d’expression est fondamentale. Mais on est dans l’ordre du symbole. Et la liberté d’information c’est ça : ce sont les images les plus symboliques, les plus emblématiques.”
Me Dassa-Le Deist : “c’est facile dans des salons confortablement installés, avec vue sur l’arc de triomphe de faire des comparaisons stupides. Mais il faut parfois revenir sur la réalité, les pieds dans la glaise.”
Me Dassa-Le Deist : “le mensuel Choc sort un numéro spécial sur les horreurs de Daech. De 68 pages ! Je n’ai pas vu, monsieur le procureur, que vous aviez engagé des poursuites contre le mensuel Choc.”
Me Dassa- Le Deist : “aujourd’hui, la violence est transversale, accessible à tous les publics. Le passage à tabac du jeune Youriy, était sur tous les réseaux sociaux et tous les députés se sont passés la vidéo. Que fait le parquet de Nanterre? Alors oui, c’est de la censure !”
Me Dassa-Le Deist : “S’il n’y a pas de garde fou, BFM-TV et toutes les chaînes peuvent être poursuivies. Car il n’y a pas de messages de prévention quand elles diffusent tous les jours des scènes de guerre, d’accident.”
Me Dassa-Le Deist : “Je suis presque toutes les semaines devant des chambres de presse. Et c’est inédit. Avec fermeté, je demande à votre tribunal de refuser de se faire tirer par la manche par le parquet car vous ouvririez une boîte de pandore contre la liberté d’expression.”
L’audience est suspendue. La décision est mise en délibéré au 4 mai prochain.
Projet de loi sur les principes républicains : menace sur la liberté d’expression ?
Ce projet de loi sur les principes républicains ressemble de plus en plus à une loi d’exception permettant l’instauration d’une dictature de la pensée unique. Après la remise en cause des dons aux associations “idéologiques”, le risque pour les associations “cultuelles” des diocèses et l’école à la maison, l’introduction de l’idéologie du genre ou de l’avortement comme “principes républicains”, voici un amendement visant directement Eric Zemmour (mais pas que) pour mieux museler et discréditer ceux qui s’opposeraient à l’avenir à la doxa républicaine de la bien-pensance :
L’intervention de M’jid El Guerrab a suscité une vague de réactions, aussi bien sur les bancs de l’Assemblée nationale que sur les réseaux sociaux. Mercredi 10 février, à l’occasion du débat sur le projet de loi contre le séparatisme, le député centriste s’est en pris à Eric Zemmour, mais sans toutefois le citer directement, en proposant « un amendement Zemmour ». « Par cet amendement, le groupe Agir Ensemble souhaite permettre aux juges de prononcer à titre de peine complémentaire une obligation de diffusion de la condamnation de la personne ayant été condamnée pour des faits de provocation », explique le député membre du groupe Agir ensemble.
Et d’ajouter : « Il s’agit, notamment, de permettre à titre de peine complémentaire aux juges de prononcer cette obligation pour incitation à la haine sur les chaines de télévision qui emploieront ou inviteront une personne condamnée. Et ce, jusqu’à deux mois après la condamnation. » M’jid El Guerrab a déploré qu’ « à un an de l’élection présidentielle d’avoir chaque jour, à la radio ou à la télévision, des personnalités ayant été condamnées et trainées à plusieurs reprises devant les tribunaux pour incitation à la haine les laisser impunément s’exprimer ».
Immédiatement, cette sortie a été vivement critiquée par Eric Ciotti. « Si cet amendement était voté, ce serait une ignominie démocratique », s’est indigné le conseiller départemental des Alpes Maritimes prenant la défense d’Eric Zemmour, « un journaliste qui a des convictions ». Le député du Gard Nicolas Meizonnet (RN) a pour sa part condamné « une dérive grave et complètement délirante ! »
Et cet amendement, qui a été rejeté, a été déposé par un député (ex-PS, ex-LREM), M’jid El Guerrab, qui est devenu “célèbre” en 2017 pour avoir frappé à coup de casque de moto le premier secrétaire de la fédération PS des Français de l’étranger, agression pour lequel le parquet a demandé un procès pour « violences avec arme par destination ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de huit jours »…
Régis de Castelnau : “La gauchisation du haut clergé judiciaire est impressionnante”
Le procès ubuesque intenté contre Marine Le Pen et Gilbert Collard illustre parfaitement cet entretien accordé par Valeurs actuelles par Régis de Castelnau, ancien avocat du Parti communiste et de la CGT et homme de gauche à propos de la “gauchisation” de la magistrature. Extraits :
“(…) L’affaire du “mur des cons” a été la démonstration que la justice c’est-à-dire en fait le corps des magistrats, ceux qui rendent cette justice et la fabriquent avait renoncé à l’impartialité, qui est pourtant sa raison d’être. C’est paradoxal. La magistrature s’est émancipée du pouvoir politique en réclamant son indépendance, mais en oubliant que cette indépendance n’est que le moyen de l’impartialité. Le juge doit être impartial. Or, aujourd’hui, cette justice est devenue partiale et l’affaire du “mur des cons” révèle que cette partialité est revendiquée. En cela, cette affaire est déjà extraordinaire (…)
La magistrature a choisi Emmanuel Macron. Elle l’a protégé et a tapé à bras raccourcis sur les “gilets jaunes” quand il le lui demandait. Le président pouvait légitimement se penser tranquille et libre de nommer Éric Dupond-Moretti. Mauvaise pioche. La magistrature se cabre, se rebelle. Elle n’était pas soumise à Emmanuel Macron, elle s’était mise à son service, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et là, elle lui envoie un message : “Monsieur le président, vous avez deux solutions, soit vous vous débarrassez d’Éric Dupond-Moretti, soit vous le gardez, et là, Monsieur le président, on va vous mettre la misère. ”
Que Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, soit visé dernièrement par une enquête du Parquet national financier (PNF), que Didier Lallement, le préfet de police de Paris, soit poursuivi pour faux témoignage, ce sont autant de petits messages adressés au chef de l’État. Les magistrats ont tout ce qu’il leur faut. Ajoutez à cela Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Élysée, soupçonné de prises illégales d’intérêt, Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, mis en examen, tout comme François Bayrou, Sylvie Goulard, Alexandre Benalla… Toutes ces affaires dorment paisiblement. Jean-Paul Delevoye est sous le coup d’une enquête préliminaire. Le pénal est à tous les étages, mais il ne se passe rien. Les magistrats ont en magasin tout ce qu’il faut et ils ont prouvé par le passé qu’ils étaient tout à fait prêts à s’en servir (…) La situation est d’autant plus extraordinaire que nous sommes en année préélectorale. Il y a deux candidats déjà déclarés Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sous le coup de procédures pénales qui végètent. Est-ce que la magistrature ne va pas avoir la tentation dans cette situation de réintervenir, comme elle l’a fait pour l’affaire Fillon ? (…)
Le corps des magistrats est sociologiquement typé. Il est plutôt gauche moyenne, plutôt culturellement lecteur de Télérama, Libération, ils sont plutôt de cette espèce de centre gauche. Très habilement, la gauche va se servir de cette situation. Lorsqu’il y a alternance, lorsqu’un courant arrive au pouvoir, il a besoin de compétences. Il s’empresse de piocher au Conseil d’État des conseillers d’État de gauche si on est de gauche, de droite si on est de droite. Il en est de même dans la magistrature. Le problème, c’est que la droite, dans la magistrature, n’est pas organisée. Si bien que les organisations syndicales de magistrats et le Syndicat de la magistrature en particulier deviennent des fournisseurs de compétences à la gauche. Lorsqu’il y a alternance, ces gens-là vont dans la politique. Ils deviennent maire de Reims pour Madame Hazan, député puis sénateur pour Jean-Pierre Michel, le premier président du Syndicat de la magistrature. On les retrouve dans le champ de la politique active (…) On se retrouve avec une magistrature qui, dans la haute fonction judiciaire, voit une surreprésentation du Parti socialiste. Je pèse mes mots. Ils ne sont pas membres du Parti socialiste, mais ils en sont proches. Il y a des connivences. Si bien qu’on assiste à une gauchisation impressionnante du haut clergé judiciaire (…)
Sous François Hollande justement, on assiste à une sorte d’accélération de cette instrumentalisation de la justice…
L’affaire Cahuzac allait offrir une formidable opportunité à François Hollande de parachever le système. En prétendant mettre en place les outils pour imposer à la classe politique une morale publique irréprochable, le président d’alors, qui se sait élu par défaut Nicolas Sarkozy a été battu plus que François Hollande n’a été élu, se dote, avec notamment la création du Parquet national financier et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, d’un dispositif national complet, facile à contrôler, à qui l’on va confier une mission directement politique de protection d’un pouvoir impopulaire et minoritaire… L’outil global est formidable. Il permet tout autant la disqualification de François Fillon que la protection des amis. Qui se souvient que Kader Arif, ancien ministre démissionnaire de François Hollande, a été l’objet d’une enquête, il y a sept ans. Son dossier dort paisiblement entre le PNF et le pôle d’instruction financier. Je trouve ça assez savoureux. On le voit : la justice instrumentalise pour poursuivre et instrumentalise pour protéger. Emmanuel Macron va compléter le dispositif en se débrouillant pour faire nommer Rémy Heitz à la tête du Parquet de Paris, au terme d’un processus inédit.”
Erdogan frappe de nouveau à la porte de l’Europe
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
Erdogan ose tout et c’est bien à ça qu’on le reconnaît. Après avoir insulté et menacé pêle-mêle Grecs, Français, Allemands et les Européens en général tout au long de 2020, le voilà qui entame l’année 2021 tout sucre et tout miel.
Dans un discours prononcé le 12 janvier devant les ambassadeurs des pays européens à Ankara, il a affirmé sa volonté de « remettre sur les rails » ses relations avec l’Europe et ajouté sans rire : « Nous espérons que nos amis européens montreront la même volonté ». Tout le monde sera ravi d’apprendre qu’Erdogan compte les Européens au nombre de ses amis…
Mais au-delà de cette touchante et très récente vocation, il faut s’interroger sur les raisons qui poussent l’autocrate islamiste à ce revirement stratégique imprévu. Il semble qu’il y en ait deux principales : des raisons diplomatiques et des raisons économiques.
Diplomatiquement, la situation de la Turquie s’est dangereusement fragilisée ces dernières années. Les succès militaires évidents obtenus en Libye et dans le Haut-Karabagh ont pu aboutir en utilisant des moyens qui ont indisposé l’ensemble de la communauté internationale. Le transfert de milliers d’islamistes depuis la Syrie jusqu’en Libye tout d’abord puis sur le front du Haut-Karabagh quelques mois plus tard a ainsi été unanimement condamné. Tout d’abord ces islamistes ont fort mauvaise réputation. Leur passé en Syrie n’est qu’une longue litanie de meurtres, de viols et d’exactions en tout genre contre les Syriens loyalistes et contre les Kurdes. Certaines images de leurs exploits donnent la nausée.
En Libye, ce fut une promenade militaire face aux troupes disparates et peu motivées du Maréchal Haftar. Le retrait préalable des mercenaires russes du groupe Wagner avait d’ores et déjà clos le débat.
Ce fut autre chose face aux courageux Arméniens, et nos sympathiques islamistes perdirent plusieurs centaines d’hommes dans les combats acharnés d’octobre. Les vidéos de décapitation de cadavres arméniens, les saccages des cimetières et des églises furent surtout le fait de soldats azéris mais les mercenaires d’Erdogan ne furent pas en reste.
Au-delà de leur comportement, c’est bien sûr le principe même de leur utilisation qui est vigoureusement condamné. Les occidentaux ont beaucoup protesté en vain mais Poutine a été plus efficace en faisant bombarder le principal camp d’entraînement de ces islamistes dans la province d’Idleb en Syrie, tuant plus d’une centaine d’entre eux.
Isolement total
Ces efforts militaires apparemment couronnés de succès n’ont pourtant pas donné les résultats escomptés. En Libye, les Russes ont partagé avec Erdogan ce que les occidentaux leur avaient abandonné (après leur brillante intervention de 2011 qui détruisit l’État libyen), mais en gardant pour eux le plus important : le pétrole. Et dans le Caucase, c’est encore la Russie qui a mis fin à la guerre, convoqué à Moscou le Président azéri Aliev et le premier ministre arménien Pachinian puis organisé avec ses militaires la force de maintien de la paix.
Erdogan ne revient certes pas bredouille de son aventure azérie avec notamment la création d’un corridor dans le Nakhitchevan qui lui donnera un accès direct à l’Azerbaïdjan donc à la Mer Caspienne puis à l’Asie Centrale. Ce n’est pas rien mais il espérait bien participer à la force d’interposition dans le Haut-Karabagh : or Poutine a heureusement fermé la porte à cette éventualité.
Les résultats ne sont pas non plus si brillants en Méditerranée orientale. L’alliance avec le premier ministre libyen Sarraj et l’accord maritime entre les deux pays qui en a découlé a octroyé à la Turquie des droits maritimes imaginaires aux dépens de la Grèce. Les forages illégaux qu’Erdogan a ensuite ordonnés ont créé de fortes tensions avec les Grecs, les Chypriotes et même les Italiens. Elles font suite au grave incident naval ayant opposé la marine turque à la marine française, celle-ci tentant d’intervenir pour contrôler un probable trafic d’armes entre la Turquie et la Libye.
Si l’on ajoute qu’Israël, Chypre, l’Italie et la Grèce ont créé ensemble le projet de gazoduc Eastmed en écartant totalement la Turquie et que l’Égypte a vu d’un très mauvais ?il son intervention militaire en Libye, on constate que son isolement en Méditerranée est à peu près total.
Seuls les Américains la soutiennent indéfectiblement, ne voulant pas que ce membre de l’OTAN soit un jour tenté par d’autres alliances, avec la Russie par exemple. Et lorsque la France, ulcérée par l’agressivité militaire turque contre sa marine, a demandé à ses partenaires européens que des sanctions soient prises contre Ankara, Washington est très fermement intervenu auprès de ses alliés européens pour ne pas donner suite. Seuls huit pays ont ensuite soutenu Paris, ce qui en dit long sur l’inféodation européenne aux États-Unis. Ce ne fut toutefois que partie remise et un principe de sanctions a finalement été décidé en décembre. A minima, certes, mais c’était un premier pas.
Le front intérieur
Erdogan a des problèmes encore plus graves à l’intérieur même de son pays. La crise économique sévit durement en Turquie. Le taux de chômage est de 15%, les investissements extérieurs se sont effondrés, l’inflation s’envole et la récession s’est installée avant même la crise sanitaire. Tout cela n’est pas le fruit du hasard. L’islamisation brutale du pays a fait fuir nombre de partenaires occidentaux et l’économie turque est fondamentalement déséquilibrée. Le poids du secteur tertiaire est très excessif et sa dépendance au tourisme la rend plus fragile que jamais dans la conjoncture actuelle. De ce fait, et pour financer de surcroît le très coûteux effort militaire, l’endettement s’accroît inexorablement.
Dès lors, il n’est pas surprenant que la cote de popularité du sultan s’effondre. Les premiers sondages sur l’élection présidentielle de 2023 donnent Erdogan en seconde position avec 39 % des voix derrière Imamoglu, le nouveau maire d’Istanbul, qui recueillerait 42 % des suffrages.
Le temps presse donc pour le néo-sultan. Certes, son socle islamiste est solide et la transformation de la basilique Sainte-Sophie en mosquée a bien conforté les troupes proches des Frères musulmans. Mais pour gagner il faut tout de même élargir un peu, ce qu’Erdogan avait auparavant réussi grâce à ses réussites économiques. Celles-ci sont désormais un lointain souvenir et il sait bien que la fuite en avant militaire n’est pas de nature à soulever l’enthousiasme dans son pays.
Ses anciens fidèles le sentent bien et plusieurs ont quitté leur ombrageux patron devenu parfois encombrant. L’ancien premier ministre Davutoglou et l’ancien ministre de l’économie Babacan ont ainsi quitté le parti présidentiel AKP pour voler de leurs propres ailes. Depuis 2003 et sa première nomination au poste de premier ministre, Erdogan semble, pour la première fois, à bout de souffle. Tout ceci explique le revirement stratégique de l’orgueilleux islamiste à qui il a dû coûter beaucoup de faire volte-face et d’appeler « amis » ces Européens qu’il méprise.
Quelle sera l’attitude de l’Europe ? Le pire est toujours envisageable comme nous le savons trop bien. Ce serait pourtant le moment de se montrer ferme et d’exiger beaucoup sur la Méditerranée, la Libye, le Haut-Karabagh et la gestion des migrants utilisés comme chantage permanent pour extorquer des milliards à l’Union européenne, assez bête pour les distribuer sans contrepartie réelle. Erdogan est en grande difficulté, c’est le bon moment pour l’affaiblir définitivement.
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Privé de la présence de ses proches lors des derniers jours de son existence
Laurent Frémont, 29 ans, est orphelin de père à cause du Covid-19. Il dénonce dans Marianne l’irresponsabilité de l’administration et l’inhumanité des gestionnaires d’établissements de santé qui interdisent aux proches de visiter les patients, surtout dans les derniers jours de leur vie :
De longues heures d’isolement absolu. Des nuits de désespoir avec la solitude comme seule compagne. L’angoisse de la fin vécue sans oreille attentive ni geste consolateur. Voici quels auront été les derniers jours de mon père, 70 ans et en pleine santé, mais triplement condamné : par une prise en charge tardive, faute de lit de réanimation disponible ; par une infection contractée dans le service de réanimation qui devait le soigner ; par un règlement arbitraire l’ayant privé de la présence de ses proches lors des derniers jours de son existence.
Des tentatives désespérées pour apercevoir notre père, ne serait-ce que derrière une vitre. Des heures de patience vaine devant les portes désespérément closes du service. Des journées suspendues à notre téléphone, à guetter un appel qui n’arrivera que trop tard, pour annoncer que c’est fini. Voilà comment nous, sa famille, aurons vécu les deux dernières semaines de notre père ou époux.
Peu importe que mon père, désintubé et réveillé, ait été testé deux fois négatif au Covid ! Peu importe que nos demandes de visites aient été accompagnées de nos tests, également négatifs ! Peu importe que nous ayons prévu de venir l’entourer avec toutes les précautions nécessaires ! La règle doit s’appliquer, implacable et froide. Et quel choc que de s’entendre dire que les équipes ont « mieux à faire » que de tenir les proches informés, alors même que l’état de mon père se dégradait.
Il était donc seul quand il s’est réveillé du coma artificiel. Et toujours seul quand il est mort, une semaine plus tard. Inhumanité ultime, le médecin aura négligemment coché la case « mise en bière immédiate », nous privant du dernier hommage qui fait l’essence même de la civilisation.
Après de longues et déplorables négociations, et une indispensable pression extérieure, l’adieu de ma mère à son mari se fera en quelques minutes accordées avec dédain, dans la froideur d’une morgue en sous-sol. Pour s’assurer qu’elle ne s’approche pas trop, elle sera entourée de deux cerbères, son fils ayant été retenu de force à la porte. Peut-on faire plus sordide ?
Quel recul de civilisation ! Quelle société peut considérer le sens de la vie avec si peu de dignité ? Quel gouvernement peut se targuer de « sauver des vies » en maintenant un pays sous cloche, tout en méprisant à ce point-là la valeur de l’existence ?
Ce sinistre témoignage n’est hélas pas isolé. Il n’a pas été vécu seulement dans une clinique d’Aix-en-Provence, appartenant à un grand groupe privé. Il rejoint le cri silencieux de milliers de familles à travers la France qui subissent, sidérées, cette injustice profonde. Plus de 30.000 personnes se sont déjà jointes à la pétition initiée par Stéphanie Bataille pour retrouver un peu d’humanité en ces temps où les repères se brouillent.
Cette situation indigne est le fruit de la conjonction de deux maux qui frappent notre époque. D’une part, l’irresponsabilité des technocrates et politiques édictant des réglementations absurdes et inhumaines. D’autre part, la vision technicienne et matérialiste de l’homme qui empêche d’en voir les besoins fondamentaux. Couplée à la financiarisation de la santé, elle transforme les gestionnaires d’établissements en sinistres comptables qui ne voient que profits et rentabilité, et non soins et humanité. La clinique aura beau jeu de se cacher derrière les instructions officielles, celles-ci sont très claires : les visites sont par principe autorisées mais dépendent du bon vouloir du chef d’établissement.
Les autorités politiques et administratives doivent mettre en place sans tarder un « droit opposable » aux visites des proches. […]
Trappes, vitrine de l’islamisation de la France
Intéressante analyse de Marc Eynaud sur l’affaire Didier Lemaire, sur Boulevard Voltaire :
Fervent défenseur de la laïcité, le professeur de philosophie Didier Lemaire publie une lettre, le 1er novembre 2020, en soutien à son collègue Samuel Paty, assassiné quelques jours plus tôt. À titre de précaution et même si aucune menace n’a été clairement caractérisée, une surveillance de police « dynamique » – c’est le mot de la préfecture – a été organisée autour de son établissement. Quelques semaines plus tard, il intervient dans le reportage d’une équipe de télévision néerlandaise. Une des journalistes rapporte alors que des menaces auraient été proférées à son encontre dans la rue, mais là encore, le ou les auteurs ne sont pas identifiés. Face à cela, même si la surveillance policière a été renforcée autour de l’établissement, le professeur avoue avoir peur à chaque fois qu’il sort de chez lui, il se dit résigné à changer de métier. Déclarant avoir reçu le soutien du rectorat, mais pas celui de ses collègues ni de la mairie de Trappes, il a largement dénoncé l’attitude du maire de Trappes, Ali Rabeh. L’actuel édile, ancien adjoint du maire précédent, a pour sa part annoncé vouloir porter plainte contre Didier Lemaire, déclarant que « prévenu par la journaliste néerlandaise, [il] aurait lui-même alerté la préfecture ». De fait, d’aucuns s’accordent à lui reconnaître plus de volontarisme que le maire précédent dans le domaine de la lutte contre l’islamisme.
Mais il est apparenté au mouvement de Benoît Hamon, ce qui ne plaide pas pour lui. Benoît Hamon qui n’a, pour l’heure, pas communiqué.
Trappes, la vitrine de Benoît Hamon
L’ancien candidat PS aux présidentielles a, en effet, régulièrement des positions flirtant avec les communautarismes. Durant la primaire socialiste, l’entourage de Manuel Valls avait attaqué Hamon sur cette ligne : « Maintenant, il faut faire le choix entre les valeurs républicaines et le communautarisme », avait publié, sur Facebook, Sébastien Gros, l’ancien chef de cabinet de Matignon.
Lundi soir, c’est l’ancien député Malek Boutih qui estimait que « Benoît Hamon a peur de dire un certain nombre de vérités par rapport aux communautaristes ». En janvier 2017, Manuel Valls lui-même avait jugé, sur France Info, que « oui, il y a des ambiguïtés, il y a des risques d’accommodement de sa part » avec l’islamisme radical.
En cause une interview donnée par Benoît Hamon à l’époque du scandale des bars non mixtes de Sevran. Ce dernier avait éludé en… embrayant sur les cafés ouvriers « où on voyait peu de femmes ». Tout un programme pour celui qui a fait de Trappes sa vitrine politique. Quant au coordinateur national de Génération.s (étiquette politique de la mairie) Benjamin Lucas, il affiche son soutien au maire de Trappes en pointant du doigt le soutien du président du Printemps pépublicain Amine El Khatmi, l’accusant de « lancer la fachosphère et son cortège de haine et de menaces contre Ali Rabeh ».
La chape de plomb trappiste
Du côté de la préfecture, si l’on prend la situation au sérieux, on précise que, pour le moment, il n’y a pas de menace identifiée. Plutôt que de parler de « protection policière », comme Didier Lemaire, on évoque des rondes.
Didier Lemaire a-t-il surréagi ? En tout cas, l’épisode fait parler de Trappes, une ville française réputée gangrenée par l’islamisme. Il est vrai que Trappes est tristement célèbre pour son nombre de départs pour Daech, et les élections municipales s’y sont déroulées sur fond de tension communautaire. Le candidat malheureux de droite, Othman Nasrou, avait d’ailleurs déclaré, lors du premier conseil municipal entérinant l’élection du maire Ali Rabeh : « Des gens ont mélangé politique et religion, un tract m’a qualifié d’islamophobe. Je suis révolté, ces méthodes sont indignes et n’ont pas leur place dans un combat politique. » Le jeune élu, protégé de Valérie Pécresse,et vice-président à la région, avait par ailleurs déposé un recours qui a fonctionné, puisque le tribunal administratif a annulé l’élection du maire « Génération.s ».
Exclu : une autre affaire à Trappes ?
Et il suffit de fouiller pour trouver d’autres affaires analogues. Ainsi, un habitant de Trappes, Kamel L., au casier judiciaire déjà chargé, a dénoncé, sur Facebook, un cours de SVT où l’enseignante aurait illustré une séquence consacrée à l’évolution avec le rappeur Soprano entouré d’un chimpanzé et d’un homme préhistorique. Selon lui, le propos serait raciste et comparerait un Noir à un animal. Si les posts incriminés ont fait l’objet d’un mea culpa de l’intéressée, l’affaire a été tellement loin que la prof concernée ne souhaiterait plus reprendre ses cours dans l’établissement. Rappelons que l’affaire Paty a commencé avec une dénonciation sur Facebook. Si Kamel L. a admis s’être emporté sans raison et a lancé un appel au calme, les forces de l’ordre prendraient l’affaire au sérieux.
Une ville parmi d’autres
Les habitants de Trappes vivent mal la stigmatisation qui est faite depuis plusieurs semaines. Et, dans un sens, ils ont raison. Pourquoi mettre Trappes en avant ? Pourquoi pas Les Ulis, Aulnay, Argenteuil, Aubervilliers, Nantes, Grenoble, Dijon, Sevran ? Pourquoi pas la totalité des villes françaises gangrenées par les tensions islamistes, l’explosion des guerres de bandes et de l’insécurité ?
Trappes n’est pas une exception, Trappes est un symbole de ces villes françaises abandonnées depuis bien longtemps et soumises aux calculs électoraux laissant le communautarisme s’installer, villes aux édiles préférant « dealer » le calme à grand renfort de subventions d’associations plus ou moins réelles.
Est-ce que Didier Lemaire a exagéré le danger qui pèserait sur lui ? Le débat ne saurait se placer là. Le vrai scandale étant qu’un soutien à Samuel Paty exprimé publiquement est, aujourd’hui, comparé à une provocation. Depuis plus de 24 heures, les commentaires affluent comme si la plupart des politiques tombaient de leurs chaises en apprenant que certaines villes subissaient un séparatisme de facto. Une situation qui rend d’autant plus absurdes les envolées lyriques de certains députés LREM et LFI sur la communion, le voile de la mariée et le danger que représentent les « évangélistes ».
Destruction de la chapelle Saint-Joseph à Lille
Lundi 4 janvier, le tribunal administratif de Lille avait débouté l’association Urgences Patrimoine, qui lutte contre la destruction de la chapelle Saint-Joseph. La chapelle ne sera pas classée parmi les monuments historiques mais sera démolie pour laisser place à un campus étudiant. Mercredi 10 février, les pelleteuses sont arrivées pour entamer la démolition de l’édifice qui appartient à l’Université Catholique.
La démolition de la chapelle #SaintJoseph à #Lille a commencé.
👉🏼Soutenez @DefPatrimoine pour combattre les ennemis de notre héritage. pic.twitter.com/748PW2yjJH
— L’Étudiant Libre (@LEtudiant_Libre) February 10, 2021
Quelques mots de Jean-Paul II : la Vérité fera de vous des hommes libres
Le Christ lui-même lie d’une façon particulière la libération à la connaissance de la Vérité : « Vous connaîtrez la Vérité et la Vérité fera de vous des hommes libres. » (Jn 8, 32) Cette phrase atteste surtout le sens intime de la liberté que nous donne le Christ.
Libération signifie transformation intérieure de l’homme découlant de la connaissance de la Vérité. Cette transformation est donc un processus spirituel par lequel l’homme mûrit « dans la justice et la vraie sainteté » (Ep 4, 24).
L’homme qui est ainsi parvenu à la maturité intérieure devient représentant et porte-parole de cette justice et de cette vraie sainteté dans les différents milieux de la vie sociale.
La Vérité est importante non seulement pour faire grandir la conscience de l’homme en approfondissant ainsi sa vie intérieure, mais la Vérité a aussi un sens et une force prophétiques.
Elle constitue le contenu du témoignage et elle requiert un témoignage. Nous trouvons cette force prophétique de la Vérité dans l’enseignement du Christ. En tant que prophète, et témoin de la Vérité, le Christ s’oppose constamment à la non-Vérité. Il le fait avec beaucoup de force et de décision et, souvent, il n’hésite pas à blâmer la fausseté. En relisant attentivement l’Évangile, nous trouvons beaucoup d’expressions sévères comme « sépulcres blanchis » (Mt 23, 27), « guides aveugles » (Mt23, 16), « hypocrites » (Mt 23, versets, 13, 15, 23, 25, 27, 29) que le Christ prononce en ayant conscience des conséquences qui L’attendent.
Ce service de la Vérité en tant que participation au service prophétique du Christ est donc une tâche qui incombe à l’Église, et elle s’efforce de s’en acquitter dans les différents contextes historiques.
Il faut appeler par leur nom l’injustice, l’exploitation de l’homme par l’homme ou par l’État, les institutions, les mécanismes des systèmes économiques et des régimes parfois dépourvus de sensibilité. Il faut appeler par leur nom toutes les injustices sociales, les discriminations, les violences infligées à l’homme sur son corps, son esprit, sa conscience et ses convictions.
Le Christ nous enseigne une sensibilité particulière pour l’homme, pour la dignité de la personne humaine, la vie humaine, l’esprit et le corps humains. C’est cette sensibilité qui rend témoignage à la connaissance de « la Vérité qui rend libre » (Jn 3, 32).
Il n’est pas permis à l’homme de se cacher cette Vérité à lui-même. Il n’est pas permis de la falsifier. Il n’est pas permis de la mettre aux enchères. Il faut en parler clairement et simplement. Et non pour blâmer les hommes, mais pour servir la cause de l’homme.
La libération, également dans son sens social, commence par la connaissance de la Vérité.
Audience générale du 21 février 1979 ©Librairie éditrice vaticane
Le voeu de Louis XIII au menu de Face à l’info, sur CNews
Dans l’émission Face à l’info du 10 février, Marc Menant évoque la consécration de la France à Notre-Dame de l’Assomption le 10 février 1638. Même si le ton est léger, comme toujours avec Marc Menant, ce sujet à une heure de grande écoute mérite d’être signalé. Parmi les autres sujets, Eric Zemmour évoque la Russie puis la crise à Sciences Po :
Avortement : La proposition de loi Gaillot rejetée par le Sénat, a été adoptée par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale
La Marche pour la vie dénonce :
La proposition de loi Gaillot rejetée par le Sénat, a été adoptée par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale en seconde lecture le 10 février.
Cette proposition prévoit :
l’extension ignominieuse de l’avortement de 12 à 14 semaines, sévèrement dénoncée par le président du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens de France, qui amène à « couper un fœtus (12cm de la tête aux fesses) en morceaux et écraser sa tête ossifiée pour le sortir du ventre ».
La suppression de la clause de conscience spécifique pour le personnel soignant, qui constitue une restriction inique à une liberté fondamentale pour les soignants.
la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales, alors que les sages-femmes ont pour seule mission de donner la vie.
Nous dénonçons avec vigueur le vote par la Commission des Affaires Sociales de ce texte.
La Marche pour la Vie appelle solennellement le Gouvernement et les députés à se ressaisir pour stopper l’extension de la culture de mort. Ces propositions apportent toujours plus de violence dans notre société et de cruauté envers les enfants à naitre, alors qu’il est au contraire indispensable de mettre en place des politiques de prévention de l’avortement et favoriser l’accueil de la vie.
Menace sur les dons aux associations dans le projet de loi sur les principes républicains
Ce projet de loi est un festival de mesures liberticides. Dans un référé du 8 décembre adressé à Jean Castex, la Cour des Comptes constate que
Le nombre d’associations estimées actives en France est de plus de 1 500 000. L’effort budgétaire consenti par l’État en leur faveur est important, environ 7,2 Md€ de subventions, auxquelles s’ajoutent 21 avantages fiscaux pour un peu plus de 3,7 Md€ en 2018.
Bénéficiant à plus de 5,5 millions de ménages et 77 000 entreprises, le régime fiscal du mécénat s’avère particulièrement favorable. Pour assurer leur sécurité juridique, les associations peuvent solliciter auprès de l’administration fiscale un rescrit, une réponse formelle sur une situation ou l’interprétation d’un texte fiscal. Toutefois les associations qui estiment répondre aux critères peuvent, sous leur propre responsabilité, émettre des reçus fiscaux et permettre à leurs donateurs de bénéficier de réductions ou d’exonérations d’impôts. Les contrôles de l’administration fiscale envers les associations bénéficiaires ou les donateurs sont peu nombreux et peu approfondis et les amendes pour non respect du rescrit sont peu dissuasives.
La Cour demande donc un renforcement des moyens de contrôle et des obligations déclaratives, pour s’assurer du respect des valeurs de la République (celle-ci ?) par les associations qui bénéficient du régime du mécénat…
Et la Cour des Comptes propose :
Le projet de loi en cours de préparation destiné à renforcer la laïcité et consolider les principes républicains pourrait permettre de donner un fondement juridique plus assuré à l’examen, par l’administration fiscale, de la situation des associations à contenu idéologique.
Convergences nihilistes
De Bernard Antony :
Idéologie du genre et du dégenrement par les dérangé(e)s et les déjanté(e)s de l’écriture inclusive, féminocratie et déconstruction sexuelle, impérialisme L.G.B.T…
Antiracisme du racisme antiblanc, soumission des majorités non colorées aux minorités racisées; domination décoloniale, et révolutionnarisme « Woke », « Black Lives Matter », « Cancel Culture » …
Islamo-gauchisme et écolo-gauchisme…
Joseph de Maistre en son temps, constatant les ravages de la Révolution française, en disait: « elle ne s’est pas contentée de faire tomber des têtes, depuis, elles tournent ».
Et voici que, de surcroît, notre temps voit surgir la tentative d’un néo-totalitarisme sanitaire.
Les têtes tournent en effet et quasiment de la même façon dans tous les pays occidentaux, de Berlin, à San Francisco en attendant que les tsunamigrations-islamigrations ne les aient définitivement submergés.
Notons que chez nous (mais peut-on encore parler de « chez nous » ?) en France la plupart des partis rivalisent dans la soumission à cette sarabande des folies totalitaires entremêlées.
Le premier prix, à l’évidence va à celui appelé « la France insoumise ». Ses dirigeants et militants dits « insoumis » commettent en effet l’exploit d’être à peu près simultanément tous soumis à toutes les invasions des virus idéologiques génocidaires dont les antagonismes éclateront inéluctablement.
Il existe il est vrai, pour le moment, un principe d’unité à tous ces vecteurs de destruction sociale et de déconstruction sociétale (même s’ils trouvent hélas quelques linéaments de pénétration jusqu’au Vatican): l’antichristianisme.
Les jacobins et sans-culottes de la mélenchonnerie s’en donnent d’autant plus à cœur joie à l’Assemblée nationale qu’hormis Emmanuelle Ménard, et quelquefois deux ou trois autres ne disposant guère de temps de parole, il n’est presque personne pour leur répondre.
Mais l’antichristianisme fondamental est aussi la marque de la Macronnerie au pouvoir, illustrée notamment par ses deux fascinants ministres de l’intérieur successifs: les sieurs Castaner et Darmanin, dont le mini-corpus idéologique néo chiracoïdal tient en l’affirmation qu’il ne saurait y avoir de loi de Dieu c’est-à-dire de loi morale naturelle et universelle au dessus des lois de la République.
Point de vue partagé par tous les tyrans à l’image du personnage de Créon.
Mais n’allez tout de même pas demander à messieurs Castaner et Darmanin d’avoir lu l’ « Antigone » de Sophocle ou même celle d’Anouilh.
Grand déballage, suite
Le président du Centre national du cinéma et de l’image animée est accusé par son filleul de 22 ans. Le suspect conteste les faits. Dominique Boutonnat, président du Centre national du cinéma (Proche d’Emmanuel Macron, donateur pour sa campagne présidentielle), a été placé en garde à vue mercredi matin pour soupçons d’agression sexuelle et tentative de viol.
Toutes les Sciences Po de France sont concernées par les viols et agressions sexuelles. Dans la foulée de révélations d’agressions sexuelles dans différents Instituts d’étude politique (IEP) en France (Bordeaux, Toulouse, Grenoble…), celui de Lille est confronté depuis le début de la semaine à une vague d’accusations à caractère sexuel sur les réseaux sociaux.
Le Club des Cinq gagne contre la réécriture des romans
Nous avions déjà évoqué la réécriture des romans de jeunesse Le Club des Cinq. Par exemple, les éditions Hachette ont remplacé une scène où les enfants vont à la messe par une scène où ils vont au marché !
La bonne nouvelle c’est que cette réédition vérolée ne marche pas. Moins d’une dizaine d’années après, Hachette en France a décidé d’arrêter les versions abrégées du Club des Cinq revu et mal corrigé.
En Angleterre, pays d’origine de la romancière Enid Blyton, la directrice de collection des livres pour la jeunesse Hodder, qui avait déclaré «qu’une simplification de la langue permettrait aux enfants de mieux s’impliquer dans les enquêtes des Famous Five», a constaté au bout de trois ans d’expériences que le lissage grammatical et la simplification orthographique «n’avaient pas fonctionné».
C’est arrivé un 10 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 10 février: saints du jour français ou en France.
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St Trojan, évêque en Aquitaine († v. 550)
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À Saintes en Aquitaine, vers 550, meurt saint Trojan, évêque.
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St Prothade, évêque de Besançon († v. 624)
À Besançon, vers 624, meurt saint Prothade, évêque
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Ste Austreberte, vierge et abbesse († 704)
Au pays de Rouen, en 704, sainte Austreberte, vierge et abbesse, qui dirigea saintement le monastère de Pavilly, fondé peu auparavant par l’évêque saint Ouen.
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Bx Hugues de Fosses, abbé de Prémontré († 1163)
À Fosses, alors dans le diocèse de Liège, en 1163, le bienheureux Hugues, abbé. Premier disciple de saint Norbert, celui-ci, devenu évêque de Magdebourg, lui confia la direction du nouvel Ordre de Prémontré, qu’il gouverna avec la plus grande sagesse pendant trente-cinq ans, avec plus de cent fondations en divers pays.
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BBx Pierre Frémond et 5 compagnes, martyrs († 1794)
À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes: les bienheureuses Catherine et Marie-Louise du Verdier de la Sorinière, soeurs – Louise Bessay de la Voûte – Marie-Anne Hachet du Bois – Louise Poirier, mariée, qui furent fusillés, sous la Révolution française, à cause de leur fidélité à l’Église catholique.
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le 10 février 856 : entrevue de Louvier.
Alors que le chef breton Erispoë bat le Roi franc, Charles II le Chauve, le 22 août 851 à Jengland-Beslé en Ille et Vilaine actuelle. A Louvier, un accord est conclu entre les deux chefs : la royauté bretonne est reconnue par les Francs. Le Roi Franc devient le suzerain d’Erispoë, auquel il doit donc protection. Cet accord est scellé par les fiançailles de son fils Louis avec une fille d’Erispoë, roi de Bretagne, auquel il concède le duché du Mans.
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le 10 févier 1162 : le roi de Jérusalem Baudouin III meurt à Beyrouth ; son frère Amaury lui succède.
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le 10 févier 1489 : Anne de Bretagne est couronné duchesse de Bretagne en la cathédrale de Rennes.
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le 10 févier 1638 : consécration de la France par le Roi Louis XIII.
«Regnum Galliae, Regnum Mariae, Le Royaume de France est le royaume de Marie », s’exclamait déjà Urbain II au XIè siècle.
C’est en 1636, que la Sainte Vierge apparaît et demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L’année suivante, le Roi Louis XIII consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d’Autriche ; par ailleurs le couple royal multiplie prières et pèlerinages pour obtenir un héritier.
La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires. Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c’est neuf mois après, jour pour jour, que naît Louis Dieudonné futur XIV.
Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu’il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des Victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :
« N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu’il n’a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d’Autriche est déclarée enceinte.
La confiance du Roi en Notre Dame est telle qu’il consacre immédiatement la France à Marie, à l’annonce de l’attente de l’enfant, sans savoir si c’est un fils ou une fille. Le 10 février 1638, Louis XIII publie l’Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. En voici le texte :
Consécration de la France à la Sainte Vierge
« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.
Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté que d’accidents qui pouvaient nous perdre.
Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.
La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.
Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de ” nous consacrer à la grandeur de Dieu ” par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu’après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu’à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d’autant qu’il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.
Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »
Louis (*)
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Louis XIII meurt sans avoir pu mettre la main au monument qu’il avait projeté; mais Louis XIV se charge d’acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, n’est terminée qu’en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui a voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux Rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, sont déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l’Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.
(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’escalade, page 258 à 263)
Autre lien possible:
http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html
Qu’attendons-nous pour demander à nos évêques d’accomplir l’ordre que le Roi donna aux évêques de France et à leurs successeurs ?
Quelques années plus tard, en 1643, Champaigne peignit Louis XIV, Anne d’Autriche et Philippe d’Orléans (alors duc d’Anjou) commémorant le vœu de Louis XIII :
Voir les chroniques du 14 mai, du 27 septembre et du 17 octobre.
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le 10 février 1763 : le traité de Paris marque la fin de la guerre de Sept Ans.
Ce traité de Paris met fin à 7 ans de guerre franco-anglaise ininterrompue. La France perd de nombreuses colonies : elle cède aux Anglais le Canada, la région à l’est du Mississippi, la Dominique, plusieurs îles antillaises, et le Sénégal. En revanche, elle garde ses cinq comptoirs indous : Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Yanaon et Karikal, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique. Elle doit par contre renoncer à toute activité politique en Inde ce qui ruine tous les efforts diplomatiques précédents de Dupleix. Elle garde les îles de Saint-Pierre et Miquelon, et récupère Belle-Ile, la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d’Afrique. De son côté, l’Espagne récupère l’île de Cuba et reçoit la Louisiane des Français en échange de la Floride, donnée aux Anglais. Ce traité fait officiellement des habitants de la Nouvelle-France des citoyens de l’Empire britannique.
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le 10 février 1790 : Louis XVI et sa famille renouvellent le vœu de Louis XIII dans la chapelle des Irlandais à Paris.
Cf. Le répertoire générale des sources manuscrites de l’histoire de Paris pendant la révolution française, Tome 1, d’Alexandre Tutey (Gallica BNF)
« C’est au sorti de Notre Dame que Louis XVI se rendit, avec la Reine et le Dauphin à l’hôpital des enfants trouvés. V Le récit de cette visite dans le journal de Pari, N°44 page 176. »
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le 10 février 1817 : l’Angleterre, la Prusse, l’Autriche et la Russie acceptent une première réduction des forces d’occupation en France.
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le 10 février 1829 : décès du pape Léon XII.
Annibale Sermattei della Genga né le 22 août 1760, est le 252ème pape ; il prend le nom de Léon XII de 1823 à 1829.Les mesures prises par le Saint Père lors de son pontificat visent à ramener l’ordre dans les États pontificaux. Voir les chroniques du 22 aout et du 28 septembre.
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le 10 février 1842 : traité de Grand-Bassam entre le Grand-Bassam et la France.
Le roi du Grand-Bassam Attékéblé et le lieutenant de vaisseau Charles Philippe de Kerhallet signent le traité de Grand-Bassam, qui permet à la France de Louis-Philippe Ier de se réimplanter sur le sol africain. La France exerce son protectorat sur le Grand-Bassam (actuelle Côte d’Ivoire), y loue un fort contre une “coutume” annuelle de 4 000 francs jusqu’en 1915.
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le 10 février 1880 : le pape Léon XIII publie une encyclique sur le mariage chrétien, “Arcanum Divinæ”.
Extrait :
« Chaque fois que les Pontifes suprêmes ont résisté aux princes les plus puissants, qui demandaient avec menaces à l’Eglise, de ratifier le fait de leur divorce, ils ont certainement lutté, non seulement pour l’intégrité de la religion, mais aussi pour la civilisation de l’humanité. Tous les âges admireront l’invincible fermeté dont témoignent les décrets de Nicolas Ier contre Lothaire ; ceux d’Urbain II et de Paschal II contre Philippe Ier, Roi de France ; ceux de Célestin III et d’Innocent III contre Alphonse de Léon et Philippe II, Roi de France ; ceux de Clément VII et de Paul III contre Henri VIII, ceux enfin du très saint et intrépide Pie VII contre Napoléon Ier, enorgueilli de ses succès et de la grandeur de son empire. »
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le 10 février 1939 : décès du pape Pie XI.
Ambrogio Damiano Achille Ratti est élu pape sous le nom de Pie XI, le 6 février 1922. Doué d’une grande capacité de travail, il est également un grand sportif appréciant particulièrement l’alpinisme. Il signe avec l’Etat italien les accords de Latran, qui créent la Cité du Vatican, plus petit Etat du monde. Il accorde son appui à l’Action catholique et aux institutions de jeunesse comme la Jeunesse ouvrière chrétienne. Il insiste sur le rôle des laïcs :
« Tous les fidèles sont appelés à collaborer à l’apostolat, car tous peuvent travailler dans la vigne du Seigneur ».
En mai 1938, il s’absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d’Hitler. Le 6 septembre 1938, prenant position contre la législation antisémite italienne, il déclare à un groupe de pèlerins belges cette phrase célèbre :
« Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites. »
Il institue la fête du Christ-Roi et le culte au Sacré-Cœur. Il procède à de nombreuses canonisations, dont celle de Bernadette Soubirous, Jean Bosco, Thérèse de Lisieux, ou encore Jean-Marie Vianney.
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le 10 février : 1998 : loi Aubry sur les 35h adoptée par l’assemblée nationale en première lecture.
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le 10 février 1998 : décès de Maurice Schumann, homme politique et académicien français
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le 10 février : 2004 : adoption de la loi sur la laïcité, qui interdit le port de signes religieux “ostensibles” dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.
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le 10 février : 2005 : adoption de la loi portant “reconnaissance de la Nation et contribution nationale” en faveur des rapatriés (pieds-noirs et harkis).
Pédophilie et pornographie : une relation incestueuse
Le scandale Duhamel continue de faire des vagues. Frédéric Mion, le directeur de Sciences Po Paris, a décidé de démissionner. Frédéric Mion avait fait part aux étudiants de sa «stupeur» d’apprendre ces «faits très graves» par «des articles de presse». Quelques jours plus tard, le journal Le Monde révélait que le directeur de l’établissement avait été mis au courant en 2019 par l’ancienne ministre et enseignante Aurélie Filippetti des rumeurs qui couraient à propos d’Olivier Duhamel.
Marc Guillaume, l’ancien secrétaire général du gouvernement sous Hollande puis Macron, et actuel préfet d’Île-de-France, a admis avoir été informé à deux reprises du cas Olivier Duhamel. D’abord en 2018, via le directeur de Sciences Po, puis en 2019, au club Le Siècle.
François Billot de Lochner écrit sur Liberté Politique :
Avec la régularité d’une horloge suisse, les affaires de pédophilie éclatent les unes après les autres, éclaboussant la petite caste politico-médiatique qui, en France, fait la pluie et le beau temps. Les Français assistent à ce grand déballage, jusqu’à en éprouver une nausée non maîtrisable. Car la pédophilie touche à ce qu’il y a de plus sacré : l’innocence et la pureté des plus petits d’entre nous, qui ne devraient en aucun cas être confrontés aux abjections perverses du monde adulte. […]
À l’évidence, la pornographie est un puissant moteur de la pédophilie. La pornographie est un système complexe de représentations, de communications, d’exhibitions ayant pour objectif de débrider les pulsions primaires sexuelles des personnes. Par sa violence et sa puissance, elle fait sauter les verrous moraux les plus élémentaires. Si elle a connu un fort développement depuis quelques siècles, elle est devenue depuis une cinquantaine d’années l’alpha et l’oméga de la pensée et de l’action d’une notable partie des élites politico-médiatiques de gauche. Il y a un demi-siècle ou presque, lorsque Cohn-Bendit explique doctement, sur une grande chaîne de télévision, ses perversités sexuelles avec des petites filles, ce qui d’ailleurs fait rire le plateau, il étale sous les yeux d’une France passive la pornographie en action : sa sexualité débridée et non maîtrisée est excitée par des petites filles de cinq ans, qui ne sont plus représentées par des photos ou des films, mais qui sont là, en chair et en os, transformées en matériel pornographique. Pour le pédophile, l’enfant n’est qu’un objet de consommation. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’un grand nombre de Français ne paraissent pas scandalisés par le fait que le ménage Macron se soit constitué, à l’origine, par les agissements de l’épouse actuelle du président de la République, agissements qui relevaient du Code pénal : le professeur qu’elle était à l’époque avait fait de son jeune élève mineur son amant.
Depuis un demi-siècle, dans la caste des élites dévoyées, la pornographie se vit dans les appartements, dans les maisons, dans les résidences de vacances : la nudité devient un mode de vie, la perversité sexuelle s’étale du plus jeune âge jusqu’aux personnes les plus âgées, l’amour devient bestial, la pédophilie est un art de vivre. Cette caste se repaît de lectures pornographiques, de films pornographiques, de revues pornographiques et peut se mettre en condition 24 heures sur 24 par le biais de la pornographie sur Internet, où les mots-clefs ayant trait à la pédophilie arrivent désormais dans les premières requêtes.
Les chrétiens savent, parce que le Christ lui-même l’a dit il y a 2000 ans, que ceux qui pervertissent les plus petits d’entre nous feraient mieux de ne pas être nés. Cela dit, nul besoin d’être chrétien pour savoir que toucher à l’enfance est une ignominie : la personne le sait intuitivement par ce que l’on appelle « la morale naturelle ». La pédophilie étant en quelque sorte la pornographie en action, Liberté politique comme Stop au porno ne pourront qu’accentuer leur combat quotidien contre le tsunami pornographique.
Instruction en famille : le régime d’autorisation doit absolument être écarté
Deux avocats, Bernard Rineau et Hubert Veauvy, analysent l’article 21 du projet de loi sur les principes républicains :
Le cadre actuel dans lequel s’inscrit l’instruction à domicile est celui de la déclaration qui présente l’avantage d’être souple tout en permettant des contrôles a posteriori.
Chaque famille doit faire l’objet d’une déclaration au maire et au rectorat et est soumis, dès la première année, et tous les deux ans, à une enquête municipale permettant de vérifier si l’instruction est compatible avec son état de santé et les conditions de vie familiale.
La loi exige désormais des inspections annuelles pour vérifier l’acquisition du socle commun de connaissance qui inclut « la maîtrise de la langue française », ainsi qu’une « culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ». Les connaissances acquises doivent correspondre à celles attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement.
Si le premier contrôle n’est pas concluant, un second contrôle est effectué, pouvant aboutir à une injonction de scolarisation dans un délai de 15 jours.
Ce régime est de surcroît un régime qui en permettant aux parents de choisir librement ce mode d’instruction est conforme au principe fondamental de liberté d’enseignement.
Ainsi que l’indiquait le Conseil d’Etat dans un arrêt du Conseil d’Etat du 19 juillet 2017, n°406150,
« Le principe de la liberté de l’enseignement, qui figure au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, implique […] le droit pour les parents de choisir, pour leurs enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public, y compris l’instruction au sein de la famille ».
En pratique, le régime de l’autorisation, outre qu’il violerait la liberté d’enseignement se révèlerait source d’une grande rigidité et d’une grande insécurité juridique pour les familles.
Tout d’abord, chaque année, pour chaque enfant, les familles seraient contraintes de déposer un dossier de demande d’autorisation en s’efforçant de rentrer « dans les cases » qui seraient prévues, à savoir, compte-tenu des modifications récemment apportées par la commission spéciale de l’assemblée nationale :
- L’état de santé d’un enfant ou son handicap : un dossier médical serait, à ce titre, nécessaire, accompagné très certainement, d’un avis de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) après une prise de rendez-vous et l’attente, pendant plusieurs mois, d’une ou plusieurs attestations de spécialistes. Les parents des enfants concernés s’inquiètent déjà des rigidités et des incertitudes générées : la dérogation serait-elle limitée aux seuls cas dans lesquels la scolarisation serait rendue impossibleou pourrait-elle s’appliquer dès que la scolarisation est plus compliquée ?
- La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives :des attestations devraient être fournies, avec le risque d’une appréciation aléatoire de l’adjectif « intensif » ou d’une pénalisation des enfants qui ne font que débuter une activité sportive ou artistique dans le but d’atteindre, potentiellement, un haut niveau.
- L’itinérance de la famille ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire : à nouveau, des incertitudes seront à craindre en fonction de la notion d’éloignement ou de la plus ou moins grande période d’itinérance géographique par rapport à l’année scolaire ;
- L’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille. Il faudrait, pour cette dérogation justifier d’une situation propre à l’enfant (en se demandant si elle peut bien être recevable). Ce premier critère dit improprement, de large portée serait inaccessible pour une grande partie des parents puisque détecter une « particularité » chez un enfant en difficulté dans le cadre scolaire peut prendre plusieurs années et nécessiter un budget important. Il faudrait encore rédiger une présentation écrite du projet éducatif (en se demandant s’il sera jugé conforme aux attentes de l’éducation nationale qui devient, par la même, inspecteur des choix éducatif des parents). Il faudrait enfin justifier de la capacité à assurer l’instruction en famille (en fonction de critères qui seront précisés et qui seront nécessairement discriminants).
Il est précisé dans l’actuel projet de loi que ne pourront pas être invoquées d’autres raisons que l’intérêt supérieur de l’enfant ce qui conduira, en vertu d’une conception étroite de cette notion, à soumettre à un risque de censure des demandes laissant apparaître une conviction ou un choix particulier des parents (vision éducative et pédagogique par exemple) ou bien une motivation sous-jacente liée au contexte et aux contraintes familiales.
Après les mois nécessaires à la constitution du dossier et le dépôt de l’autorisation, suivrait une phase nécessairement inconfortable, voire angoissante d’attente d’une réponse favorable ou défavorable de l’académie.
Cette période sera d’autant plus inconfortable que, dans le même laps de temps, les parents se retrouveraient placés face à un risque croissant de ne plus trouver de places dans les établissements scolaires susceptible d’accueillir le ou leurs enfants en cas de refus.
A l’issue du délai de deux mois, surgirait soit un silence valant acceptation, soit une décision expresse favorable ou défavorable de l’académie.
Du fait de ces délais, toute décision des parents de mettre un enfant en instruction en famille en cours d’année du fait, par exemple, d’un cas de harcèlement ou de phobie scolaire serait rendue impossible.
Dans le cas d’une décision défavorable, même parfaitement arbitraire et discriminatoire, les parents n’auraient pas d’autre choix que de se préparer à rescolariser leurs enfants pour l’année concernée.
En effet, sauf si la loi en dispose autrement, le recours gracieux puis contentieux devant le juge administratif est toujours non suspensif.
S’ils souhaitent contester, ces parents seraient contraints de déposer un recours pour excès de pouvoir devant le juge du fond contre la décision de refus et un référé suspension devant le juge des référés pour espérer, (si la condition d’urgence est considérée comme remplie), que cette décision de refus soit suspendue.
Mais, même dans le cas d’un succès du référé suspension, ces parents ne seront pas au bout de leurs peines : le juge des référés enjoindra à l’administration de réexaminer leur demande ce qui fera courir un nouveau délai alors même que, pendant ce temps, l’année scolaire continuera de s’achever… et l’ordonnance du juge des référés n’aura qu’un effet provisoire tant que le juge du fond n’a pas statué.
Il faudra attendre au moins deux ans avant que le juge administratif ne décide ou non d’annuler la décision de refus. Pendant ce temps, l’administration aura tout à fait la possibilité, lors des année scolaires suivantes, d’opposer de nouveaux refus qu’il faudra à nouveau attaquer, avec les honoraires d’avocat nécessaires.
C’est sans compter, bien entendu, sur la possibilité d’un appel formé par l’Etat, voire d’un pourvoi en Cassation devant le Conseil d’Etat.
Même, dans le cas d’une décision favorable, surtout si elle est implicite, les familles demeureront toujours confrontées à une insécurité juridique particulièrement lourde.
En effet, l’article L.242-1 du code des relations entre le public et l’administration permet à l’administration de retirer dans un délai de 4 mois une décision créatrice de droit qu’elle considère comme illégale.
Ainsi, si l’académie, débordée par le nombre des dossiers à traiter, a laissé passer le délai de 2 mois en laissant surgir une décision implicite d’acceptation, elle pourra tout à fait revenir sur cette décision implicite d’acceptation en jugeant qu’elle n’était pas légale, puis en procédant à son retrait.
L’administration pourrait également profiter d’une enquête sociale de la Mairie ou d’une inspection pour retirer une autorisation délivrée depuis moins de 4 mois.
Enfin, même après l’écoulement de ce nouveau délai de 4 mois, un risque de disparition de l’autorisation subsistera :
- Dans le cas où, par exemple, à l’occasion d’une inspection, l’académie estimerait que la condition qui avait permis la délivrance de l’autorisation n’est plus remplie, parce que la situation a évolué en cours d’année, l’Etat aurait la possibilité, en application de l’article L.242-2 du code des relations entre le public et l’administration, d’abroger, à tout moment, l’autorisation délivrée.
- A l’occasion d’une inspection, l’Etat pourrait tout à fait considérer qu’elle a été induite en erreur à l’occasion du dépôt de la demande d’autorisation par exemple à propos de la fameuse situation propre à l’enfant ou du projet éducatif ou de la capacité à assurer l’instruction en famille. Dans ce cas, conformément à l’article L.241-2 du code de relations entre le public et l’administration, une fraude pourrait être alléguée et l’autorisation pourrait être retirée à tout moment. Le projet de loi ajoute même que les personnes responsables de l’enfant recevraient alors une injonction de scolarisation dans un délai de 15 jours.
En résumé, le régime d’autorisation, outre qu’il hypothèque toute possibilité de choisir l’instruction en famille par simple choix et ou par simple conviction fait peser sur les familles et les enfants qui y auraient recours une perpétuelle épée de Damoclès.
L’état de santé d’un enfant, voir même son handicap, l’éloignement géographique, la situation propre à l’enfant, le projet éducatif, la capacité des parents telle qu’elle est entendue sont des critères éminemment subjectifs et susceptibles de varier à tout moment en cours d’année scolaire.
Dans ce contexte, toute enquête sociale ou toute inspection risquerait de remettre en cause les conditions initiales ayant donné lieu à la délivrance de l’autorisation.
Dans ce contexte, les inspections seraient vécues de manière particulièrement angoissante pour les familles.
Enfin, les parents seraient tenus d’être prêts, à tout moment, à rescolariser leurs enfants, le délai très court les privant de toute possibilité d’anticipation.
Le choix de l’instruction en famille est souvent un choix inscrit dans la durée. Le régime annuel d’autorisation remet radicalement en cause ce choix et fragilise les familles et notamment les enfants, en les exposant à des démarches lourdes de justification ou à des rescolarisations en cours d’année qui peuvent se révéler déstabilisantes pour les enfants.
C’est sans compter sur le caractère nécessairement traumatisant de décisions vécues comme arbitraires et de contentieux devant le juge administratif.
Au lieu de permettre une collaboration sereine, les relations entre les familles et l’éducation nationale se trouveraient plombées par un climat de défiance préjudiciable à tous et notamment aux enfants qui seraient les premiers à souffrir d’une telle intrusion dans leur vie privée.
Lors de son audition au Sénat du 18 juin 2020, dans une séance portant précisément sur la lutte contre la »radicalisation », le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer avait répondu au sénateur Jean-Marie Bockel qui lui demandait s’il fallait « aller jusqu’au bout, interdire ou conditionner davantage l’enseignement à domicile ? » : « La liberté d’instruction à domicile a un fondement constitutionnel puissant, qui doit cependant s’équilibrer avec d’autres principes […]. Je pense qu’il faut appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019. La mise en œuvre débute ; nous sommes en phase ascendante, mais l’objectif de 100% de contrôles réalisés n’est pas atteint . Il y a donc encore des progrès concrets à faire. Cependant, sur le plan juridique, je crois que nous sommes parvenus à un bon équilibre »
Quelques mois à peine après cette déclaration, l’annonce d’un régime de l’autorisation contraire à la liberté d’enseignement, impraticable et proprement inhumain rompt cet équilibre.
Pour ce motif, l’article 21 de l’actuel projet de loi doit être rejeté par les parlementaires si ceux-ci veulent continuer à se présenter comme les gardiens de nos libertés.
Bernard Rineau et Hubert Veauvy
A noter qu’une tribune signée par une vingtaine de députés de toute tendance, emmenés par Cédric Villani, réclame le retrait de l’article 21 qui restreint l’instruction en famille, une liberté fondamentale.

