Civitas demande au Premier ministre de permettre aux fidèles d’assister aux cérémonies du Carême
Civitas vient de publier une lettre adressée au Premier Ministre, Jean Castex, dans laquelle il lui est demandé de laisser aux catholiques la possibilité d’assister aux cérémonies religieuses du Carême. Pour cela Civitas demande la possibilité d’utiliser la case dérogatoire « motif familial impérieux » afin de permettre à tous les catholiques d’assister aux cérémonies religieuses après leur journée de travail.


L’épiscopat s’inquiète de la nouvelle loi de séparation
Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » est une nouvelle loi de séparation, une loi liberticide pour les associations, les écoles, la liberté éducative des parents et l’Eglise. Dans Famille chrétienne, le père Hugues de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, déplore :
« Nous n’étions pas demandeurs de cette loi. Nous sommes dans une relation instituée avec l’État depuis 1905, qui nous convient bien, et nous ne voulons pas des contraintes supplémentaires que ce texte va nous imposer »
Mercredi 3 février, il était au Sénat avec Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, pour exposer les différents points de cette loi « répressive [qui] ne peut que donner cette impression » de méfiance envers tous les citoyens croyants.
La réserve principale de l’Église catholique porte sur l’article 27, concernant la déclaration de la qualité « cultuelle » des associations, qui leur permet de disposer de certains avantages fiscaux et toucher des subventions publiques. Chaque diocèse a pour cadre juridique une association cultuelle (dite « association diocésaine »). L’article 27 prévoit pour ces associations une déclaration de « qualité cultuelle » à renouveler tous les cinq ans.
L’autre réserve concerne l’établissement d’un « contrat d’engagement républicain », avec un contenu qui pourrait être clairement contraire à la morale (voir ici ou là), que les associations cultuelles devraient signer.
Ces menaces s’ajoutent à celle contre l’instruction en famille, faisant de cette loi sur les principes républicains, une nouvelle loi de séparation de l’Etat et de l’Eglise.
Zemmour : « Au sein de l’OTAN, on a un allié qui est en train de devenir un ennemi : c’est la Turquie »
Dans Face à l’info, Eric Zemmour est revenu sur le rapport des Français à l’argent puis le déclin militaire de la France :
Les magnifiques voix de la famille Lefèvre
Les gagnants de La France a un Incroyable Talent n’ont pas seulement de magnifiques voix, mais aussi de belles personnalités qui forment une famille attachante. Entretien avec Valeurs Actuelles :
La liberté de culte doit être respectée, protégée et défendue
Dans son discours aux membres du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège le 8 février, le pape François a rappelé l’importance de la liberté de culte, tant à l’égard des menaces terroristes que de la crise sanitaire :
Par ailleurs, les objectifs de ces attaques [terroristes] sont souvent, précisément, les lieux de culte où les fidèles sont rassemblés en prière. A cet égard, je voudrais souligner que la protection des lieux de culte est une conséquence directe de la défense de la liberté de pensée, de conscience et de religion, et qu’elle est un devoir pour les Autorités civiles, indépendamment de la couleur politique et de l’appartenance religieuse.
[…]
Les exigences pour contenir la diffusion du virus ont aussi eu des conséquences sur diverses libertés fondamentales, y compris la liberté de religion, en limitant le culte et les activités éducatives et caritatives des communautés de foi. Il ne faut pas négliger cependant le fait que la dimension religieuse constitue un aspect fondamental de la personnalité humaine et de la société, qui ne peut être effacé ; et que, alors que l’on cherche à protéger les vies humaines de la diffusion du virus, on ne peut considérer la dimension spirituelle et morale de la personne comme secondaire par rapport à la santé physique.
La liberté de culte n’est cependant pas un corollaire de la liberté de réunion mais dérive essentiellement du droit à la liberté religieuse qui est le premier et plus fondamental droit humain. Il est donc nécessaire que celle-ci soit respectée, protégée et défendue par les Autorités civiles, comme la santé et l’intégrité physique. D’ailleurs, un bon soin du corps ne peut jamais faire abstraction du soin de l’âme.
L’idéologie du genre dans la nouvelle loi de séparation
Cette loi sur les principes républicains est un égout collecteur de toutes les idéologies. Au moins, cela permet de connaître ces fameuses valeurs républicaines invoquées à satiété.
L’article 8, qui révise les motifs de dissolution des associations accusées de troubler gravement l’ordre public ou porter atteinte à des droits et libertés fondamentaux, prend en compte de nouvelles formes d’agissements comme la provocation
”à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personne à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre”,
en plus des discriminations déjà prévues par la loi (origine, ethnie, race, religion…).
Lors du débat, le député LR Xavier Breton a interrogé :
Il serait important, monsieur le ministre, que vous précisiez ce que sont les identités de genre. On s’en est rendu compte lors de débats sur plusieurs textes en 2020, vos collègues ministres se trouvent embarrassés. Je me souviens de la discussion sur le projet de loi relatif à la bioéthique, avec le ministre des solidarités et de la santé, le garde des sceaux… Cette notion leur échappait complètement parce qu’elle n’est en fait pas juridique. C’est peut-être une notion sociologique, universitaire, mais, j’y insiste, elle n’a rien de juridique. Il est important que le droit soit intelligible et qu’à cette fin vous nous donniez une définition des identités de genre qui nous permette de nous y retrouver. Sinon, il faudrait voter nos amendements de suppression.
[…]
Vous ne pouvez pas vous contenter de pirouettes en disant que cette notion est dans le droit, ce qui vous dispenserait de la définir. Le problème est de savoir de quoi l’on parle. Si je vous demande, monsieur le ministre, combien il y a d’identités de genre, me direz-vous deux, trois, quatre, cinq… ? On sait que c’est beaucoup plus compliqué : vous avez ceux qui ont une identité de genre, ceux qui sont « bigenres », les « polygenres », les « agenres » qui n’ont aucun genre, les « neutres » avec un genre neutre, les genres fluides dont le genre fluctue dans le temps en fonction des circonstances… Tout cela, c’est de la poésie mais ce n’est pas du droit. Or vous avez, derrière, une théorie, la théorie du genre, qui cherche à s’imposer.
Une poignée de militants cherchent à l’imposer. Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour en parler, parce que je suis un homme, blanc, hétéro, et je pourrais ajouter bien d’autres défauts… On l’a entendu, l’autre jour avec notre collègue. Mais je prends la parole pour le dire car vous suivez, comme des ministres fantoches, ce qui est énoncé par certaines associations sans savoir à quoi cela correspond. L’identité de genre vise à remettre en cause l’organisation de la société. Il faut que le débat soit clair.
J’avais proposé en 2012, avec Mme Duby-Muller, la création d’une commission d’enquête sur l’introduction et la diffusion de la théorie du gender en France. À l’époque, vous qui êtes friand de références au mandat de 2007 à 2012, monsieur le ministre, vous aviez cosigné cette proposition de résolution, et je vous en remercie. On peut changer d’avis mais il faut au moins expliquer pourquoi, et pourquoi vous soutenez aujourd’hui l’introduction, dans le projet de loi, de cette théorie dont nous combattons la diffusion dans notre pays.
6 amendements, quatre provenant de députés Républicains et 2 du Rassemblement national, ont été présentés pour rayer la mention “identité de genre” du texte. Ils ont tous été refusés.
Marion Maréchal : « On ne peut pas mettre la société sous cloche éternellement. »
Invitée ce matin sur Cnews, Marion Maréchal a commenté l’actualité : crise sanitaire, insécurité, immigration, projet de loi liberticide sur les principes républicains…
Pour éviter de se faire voler son Carême 2021 : Conversio
La Justice en France en trois décisions : laxiste et antichrétienne
Ces trois décisions de justice n’ont rien à voir entre elles mais sont symptomatiques de ce qu’est devenue notre société : laxiste avec les délinquants et criminels et persécutrice de ceux qui veulent défendre notre culture et nos racines chrétiennes :
Gard : le maire de Beaucaire, Julien Sanchez, condamné pour avoir installé une crèche dans sa mairie
L’État avait attaqué en justice, peu avant Noël, la Ville de Beaucaire après que la municipalité ait installé une “exposition culturelle et festive de crèche provençale de Noël”. Le jugement est tombé lundi 18 janvier.
Le juge des référés, Laurent Marcovici, de la Cour administrative d’appel de Marseille, condamne la commune à 5 000 € par jour à compter de cette semaine et jusqu’au démontage de la crèche. Le maire de Beaucaire, Julien Sanchez, s’exprimant en vidéo a annoncé saisir le Conseil d’État et attaquer parallèlement l’État pour discrimination.
Noisy-le-Grand : 10 kg de cannabis saisis et 3 policiers blessés, le suspect remis en liberté
Le mis en cause a tenté d’échapper deux fois aux forces de l’ordre et n’a pas hésité à être violent. A l’issue de sa garde à vue, il a été déféré puis finalement laissé libre jusqu’à son procès qui se tiendra début mai (…) Déféré ce samedi en vue d’un jugement en comparution immédiate, le prévenu qui est déjà connu des services de police, a finalement été remis en liberté sous contrôle judiciaire, en attendant son procès qui aura finalement lieu le 3 mai prochain au tribunal correctionnel de Bobigny. « Une décision incompréhensible », estime un gradé de la préfecture de police. « Il y a trois policiers blessés, 10 kilos de drogue saisis, un homme qui a tenté de s’échapper par deux fois… Le signal envoyé n’est vraiment pas le bon ».
Montpellier : Colère d’un syndicat de police après la remise en liberté de 3 suspects accusés de 35 cambriolages
Trois suspects âgés de 18 à 32 ans, en situation irrégulière en France, sont accusés d’avoir commis pas moins de 35 cambriolages à Montpellier (Hérault) durant la nuit. Ils ont été remis en liberté en l’attente de leur procès qui se déroulera en avril prochain.
C’est arrivé un 9 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 9 févier 249 : décès de Sainte Apolline martyre chrétienne.
-
le 9 févier 772 : élection du pape Adrien Ier, qui devient le 95e pape de l’Église catholique.
Il mit fin à la première crise iconoclaste. Il décède le 29 décembre 795.
-
le 9 févier 1119 : début du pontificat de Calixte II.
-
le 9 février 1350 : mariage de Jean II le Bon et de la veuve de Philippe de Bourgogne, Jeanne d’Auvergne
-
le 9 févier 1621 : début du pontificat de Grégoire XV.
Alessandro Ludovisi, naît à Bologne en 1554 ; le souverain pontife choisit le nom de Grégoire XV. Pape de transition, son pontificat est assez riche, mais particulièrement court, puisqu’il décède en juillet 1623, un peu plus de deux après son élection.
-
le 9 févier 1651 : Louis XIV prisonnier aux Tuileries.
La Fronde des princes bat son plein. Mazarin a déjà dû fuir la capitale. Le jeune Roi et sa mère ont tenté de fuir Paris la veille. Mais une émeute les a retenus avec la cour. Le futur cardinal de Retz mène les émeutiers ; il finira emprisonné un an plus tard. La milice bourgeoise de Paris se rend au Palais-Royal pour s’assurer de la présence du Roi Louis XIV. La famille royale est donc prisonnière, empêchée de rejoindre Mazarin à St-Germain.
-
le 9 févier 1718 : des colons français débarquent en Louisiane.
-
le 23 févier 1747 : le Dauphin Louis épouse Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne à Versailles.
Voir la chronique du 23 février.
-
le 9 févier 1778 : le Mont-de-piété ouvre à Paris.
Il ouvre rue des Franc-bourgeois. Framboisier en est le directeur. Le Roi Louis XVI avait ordonné sa création pour soulager la misère à Paris.
-
le 9 févier 1792 : le séquestre des biens des émigrés est prononcé, il sera réglementé le 29 mars.
-
le 9 févier 1794 : les colonnes infernales poursuivent leurs massacres.
Le 9 février, alors que l’on destitue Carrier à Nantes, on fusille deux cents personnes à la Haie-aux-Bonshommes près d’Angers, et deux cents trente-cinq personnes près des redoutes de Bournand au sud de Saumur.
-
le 9 févier 1801 : la paix de Lunéville marque la fin de la deuxième coalition.
La France et l’Autriche signent un traité de paix à Lunéville qui confirme et renforce les clauses du traité de Campoformio (le 17 octobre 1797). La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France, ainsi que la Belgique. L’Autriche est évincée d’Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l’influence française.
-
le 9 févier 1818 : un jeune curé arrive dans sa paroisse, il se nomme Jean Marie Vianney et sera connu mondialement sous le nom de Saint Curé d’Ars.
Alors qu’il ne trouvait pas le chemin de sa future paroisse, il demande la bonne direction à un gamin qu’il croise. Il lui dit en le quittant :
« Tu m’as montré le chemin du village, je te montrerai celui du Ciel. »
Il y reste 41 ans, jusqu’à sa mort. Sa paroisse est à l’image de la France, déchristianisée et ravagée par 10 ans de persécutions sanglantes suivis de plus de 12 ans de guerres ininterrompues. Dans Ceux qui croyaient au Ciel, Geneviève Esquier, après avoir résumé sa vie et son apostolat paroissial note (page 314):
«En ce milieu du XIXe siècle, dans une France où montent un libéralisme et une morale laïque qui relèguent la vie théologale à une façon de vivre archaïque sur la palette pluraliste des opinions possibles, parce qu’il a cru à l’Amour et à la liberté donnée à chacun de lui dire « oui », parce qu’il a offert sa vie pour les pécheurs, le curé d’Ars a converti sa paroisse, redonné tout son sens au ministère sacerdotal, converti à travers les frontières et les âges, des générations, qui viennent encore aujourd’hui en pèlerinage demander son intercession, et maintenu en France l’histoire et la victoire invisibles de la Grâce, au cœur de l’une de nos plus grandes tourmentes politiques.
Pour cela, Satan lui a crié un jour : « s’il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit. »
-
le 9 févier 1849 : nouvelle République romaine de Mazzini.
L’abolition des États pontificaux est décrétée par une Assemblée constituante et la république romaine est proclamée. À sa tête est placé Giuseppe Mazzini. Toutefois, l’armée française de Louis Napoléon, commandée par Oudinot, met un terme à l’insurrection et rétablit le pape Pie IX dans ses pouvoirs. Celui-ci réintègrera Rome au cours du mois d’avril 1850.
-
le 9 févier 1859 : Napoléon et l’Italie.
Dans une brochure intitulée Napoléon III et l’Italie, Louis de la Guéronnière (1816-1875) rend publiques les idées de l’empereur sur le problème italien. Véritable porte-parole de Napoléon III en matière de politique étrangère, il récidive le 22 décembre par une autre brochure : Le Pape et le Congrès.
A la Salette la Vierge dira aux voyants le 19 septembre 1846 :
« Que le vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife PIE IX, ne sorte plus de ROME après l’année 1859 ; mais qu’il soit ferme et généreux, qu’il combatte avec les armes de la foi et de l’amour ; je serai avec lui.
Qu’il se méfie de NAPOLÉON ; son cœur est double, et quand il voudra être à la fois Pape et empereur, bientôt DIEU se retirera de lui : il est cet aigle qui, voulant toujours s’élever, tombera sur l’épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à le faire élever. »
-
le 9 févier 1893 : condamnation de Ferdinand de Lesseps.
Lesseps est condamné, avec son fils Charles, pour malversation à 5 ans de prison et 3000 Francs d’amende; Fontane à 2 ans et 3000 Francs, pour escroquerie, dans le procès de la Compagnie de Panama.
-
le 9 févier 1909 : l’Allemagne reconnaît les intérêts spéciaux de la France au Maroc.
-
le 9 févier 1930 : massacre de la garnison française, à Yen Bay en Indochine.
Dans la nuit du 9 au 10 février 1930, vers deux heures du matin, dans la garnison de Yen Bay, en plein cœur du Tonkin, 200 tirailleurs tonkinois, appuyés par une soixantaine d’insurgés venus de l’extérieur, s’emparent des armes, assassinent cinq officiers et sous-officiers français et en blessent six autres. Le 10 février, à 20 h 30, des hommes à bicyclette lancent des bombes dans différents endroits de Hanoï.
L’ennemi était donc au cœur même des troupes chargées de maintenir la sécurité. Six mois auparavant, en août 1929, le gouverneur général Pasquier assurait pourtant au ministre des Colonies que d’ici à un mois l’Annam et la Cochinchine seraient « épurés » des anarchistes et des communistes.
-
le 9 févier 1934 : le maréchal Pétain est nommé ministre de la Guerre.
-
le 9 févier 1942 : le paquebot français Normandie, réquisitionné et en cours de transformation en transport de troupes, brûle et chavire dans le port de New York.
Réquisitionné par les États-Unis en 1941, le fleuron des paquebots français, construit en 1935, a été rebaptisé le “La Fayette”. Il subit des travaux de réaménagement en vue d’en faire un transport de troupes quand, le feu se déclenche à bord, dû à l’imprudence d’un soudeur. Le “Normandie” brûle et chavire dans le port de New York. Le coût de remise en état étant estimé trop important par les américains qui le vendent pour la casse 1946.
-
le 9 févier 1994 : affaire des HLM de Paris.
Le juge Eric Halphen se voit confier une affaire de fausses factures. C’est le début de l’affaire des HLM de Paris qui fera tomber la Mairie à gauche après 25 ans de direction par la droite.
Vivez un carême en 40 vidéos avec le bienheureux Charles de Foucauld
Pour ce carême 2021, les Missionnaires de la Miséricorde vous proposent chaque jour une vidéo de 5 minutes, dont les thèmes sont présentés ici, pour découvrir la spiritualité du bienheureux Charles de Foucauld, et se convertir à son école.
Charles de Foucauld est en effet une figure prophétique pour l’Eglise car il a centré sa vie sur ce qui semble particulièrement manquer à notre époque :
- le Sacré-Cœur de Jésus, dans un monde qui n’a plus confiance en Dieu
- l’Eucharistie, dans un monde qui ne sait plus adorer
- la primauté de la prière, dans un monde de suractivité
- la nécessité de la pauvreté, dans un monde de confort matériel
- l’annonce du Christ aux musulmans, dans un monde qui voit grandir ce défi.
Les nouveaux mouvements politiques – comme ceux fondés sur l’identité, aux États-Unis – sont essentiellement des sectes
Dans La Grande déraison, Douglas Murray examine des questions centrales du XXIème siècle : la sexualité, le sexe, la technologie et la race. Il montre que ces sujets vont être les détonateurs principaux de la violence dans les prochaines années. Il met en lumière, exemples à l’appui, les nouvelles guerres culturelles qui se déroulent dans nos lieux de travail, universités, écoles et foyers au nom de la justice sociale, de la politique identitaire et de «l’intersectionnalité». Il s’agit du militantisme woke, ce nouveau marxisme, qui estime que les “minorités” (immigrés, LGBT, femmes, trans) sont discriminées par nature.
Interrogé dans La Nef du mois de janvier, il explique la docilité de nos contemporains :
Principalement par la peur. S’il existait un mensonge, relativement insignifiant pour notre vie personnelle, qui aurait en outre le pouvoir de la détruire si nous le dénoncions, alors la grande majorité d’entre nous choisirait de garder le silence. C’est d’autant plus vrai si on ajoute à cette hypothèse une foule enragée de personnes dont la vie est dédiée à éliminer tous ceux qui « pensent mal ». Cela devient plus compliqué encore, notamment dans la relation entre les sexes, quand ces mensonges, loin d’être insignifiants, concernent directement la plupart des gens. Alors, logiquement, ceux-ci se disent qu’ils devraient oser en parler ouvertement. Mais ils réduisent la vérité au silence ou au cercle proche, par peur de perdre leur réputation et/ou leur emploi. […]
À la fin de La Grande Déraison, je nous encourage tous, surtout la jeune génération, à « dépolitiser » nos vies. Cette invitation sincère vise à empêcher les gens de gâcher leur vie en pensant que l’activisme politique leur apportera l’épanouissement et la satisfaction qu’ils recherchent. Ce plaidoyer est des plus contre-intuitifs d’une certaine manière. Je crois que la politique reste très importante. Je passe une grande partie de mon temps à jouer sur son terrain et à l’analyser. Mais je crois aussi que les nouveaux mouvements politiques – comme ceux fondés sur l’identité, aux États-Unis – sont essentiellement des sectes. Ils en ont toutes les caractéristiques. Ils encouragent les personnes à désavouer, dénoncer et s’éloigner de leurs familles, amis, ou partenaires si ceux-ci ne sont pas exactement alignés sur les croyances actuelles (inventées il y a peu) – concernant les questions de genre, de sexualité ou peu importe. Il y a dans ces parages des gens dangereux dont il faut se méfier. Et j’invite mes lecteurs à s’intéresser à la politique sans se laisser aller à croire qu’ils y trouveront une raison d’être. Voici une citation de Schiller que j’apprécie tout particulièrement : « Soyez acteur de votre siècle, mais n’en soyez pas sa créature. » Nous devrions agir par la politique mais ne surtout pas attendre d’elle qu’elle étanche notre soif de sens. Parce que la politique nous décevra à chaque fois. Le sens est à trouver ailleurs. Mais ça, c’est une autre question.
Mais ce courant nihiliste abreuve bien au-delà des milieux politiques. Dans l’ouvrage, Douglas Murray prend l’exemple des recrutements :
L’activisme en faveur de la justice sociale est supposé – à juste titre – être le paramètre par défaut de tous les employés des grandes entreprises et la plupart d’entre elles, y compris Google, font passer des tests aux candidats pour éliminer toute personne ayant des penchants idéologiques non conformes. Ceux qui ont passé ces tests confient avoir dû répondre à de multiples questions sur les problèmes liés à la diversité – sexuelle, raciale et culturelle – et témoignent que des réponses “correctes” à ces questions constituent la condition préalable à tout recrutement.
Le colonialisme de l’idéologie indigéniste
L’Observatoire du journalisme vient de publier une brochure sur L’affaire Obono – Valeurs Actuelles, retour sur un emballement médiatique.
Comment un pastiche, une fiction publiée par un hebdomadaire à la fin de l’été devient-elle une affaire d’Etat ? Comment une danse de Saint-Guy prend-elle à la fois médias, politiques, artistes ? Comment cette hystérie collective cache une offensive de style contre nos libertés ?
Extrait :
L’arbre Obono cache une forêt qui a pour ainsi dire colonie la plupart des centres de pouvoir intellectuels, à commencer par les universités où les théories décolonisées, post coloniales ou indigénistes ont droit de cité : elles sont souvent le coeur même de ce qui est enseigné aux étudiants, en particulier en sciences humaines. Le danger induit par l’association des théories décolonialistes, de l’islamo-gauchisme, de l’afro-féminisme et des communautarismes de type défense des théories du genre ou LGBT, est devenu à ce point prégnant que même l’exécutif a soulevé le problème après le meurtre par un islamiste du professeur Samuel Paty en octobre 2020. C’est comme une révélation : le monde libéral-libertaire de gauche et de droite découvre une étrange créature qu’il a lui-même couvée, adossée à la repentance, arc-boutée sur la culture de l’excuse et le reniement de l’identité française et européenne.
De l’islam au Christ : la persécution des convertis en France
En France, ceux qui quittent l’islam, plus encore pour se convertir, sont rejetés par leurs familles et entourages. Ils subissent des pressions, menaces et parfois même des violences pouvant aller jusqu’à l’assassinat, car l’apostasie est interdite dans l’islam, punie de mort sociale, voire physique.
C’est ce problème grave que l’ECLJ souhaite mettre en lumière, pour que la société prenne conscience de la nécessité de garantir – en France – la “liberté de changer de religion”, reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 18).
C’est pourquoi l’ECLJ rassemble des témoignages de personnes ayant quitté l’islam, en particulier pour suivre le Christ. Ces témoignages sont bouleversants et disent combien il est urgent d’agir, pour les soutenir. Si vous êtes vous-même issu d’un milieu musulman, ou si vous connaissez des personnes dans cette situation, nous vous invitons à témoigner. Contactez [email protected]
Voici un premier extrait de témoignages :
Zemmour : « L’idéologie décoloniale permet de détruire l’histoire de France résumée à une infamie coloniale éternelle»
Dans Face à l’info, Eric Zemmour a dénoncé l’idéologie décoloniale, ou indigéniste, qui a colonisé les milieux universitaires :
Quatre propositions pour le Carême sur Hozana
Cette année, Hozana propose quatre retraites très différentes à l’occasion du Carême, pour aider qui le souhaite à cheminer jusqu’à Pâques ! Des propositions uniques :
– Vivre le Carême 2021 à domicile : Chaque jour pendant le Carême, le priant reçoit un texte court, portant à la méditation et à la prière.
– Se mettre à l’école de saint Joseph ! Quotidiennement durant 40 jours, CN Média – en lien avec le sanctuaire de Cotignac et le diocèse de Fréjus-Toulon – partage une vidéo pour avancer vers la sainteté à l’école du Saint Patron de l’Eglise !
– Redécouvrir la joie du jeûne ! La Fraternité Missionnaire Marie Mère des Apôtres propose de redécouvrir le jeûne dans un parcours simple et accessible. Chaque jour de Carême, un verset, une méditation et une prièrepermettent de découvrir le jeûne dans tous ses états.
– Mettre la prière au cœur de sa vie de maman ! Chaque lundi de Carême, Famille Chrétienne propose une idée concrète pour faire de la prière le moteur de sa vie !
D’autres belles retraites sont proposées sur Hozana pour le Carême, portées notamment par les Carmes de Paris, l’abbaye de Mondaye, La Bible…
Le ministre de l’Intérieur montre ses muscles (suite)
Vous pouvez dormir tranquille, les dangereux délinquants sont sévèrement sanctionnés. Après les automobilistes coincés dans les embouteillages, les commerçants :


Add : illustration de Philippe Herlin.
Phobie collective
“Ceci n’est pas un complot, comment les médias racontent le Covid” est un documentaire réalisé par Bernard Crutzen, produit par Zistoires srl. Le film se concentre sur les médias belges francophones.
Neuvaine “Discerner sa vocation avec Marie”, jour 9
Au temps des grands choix, lorsque l’heure est venue de confier à Dieu nos attentes, nos projets et nos doutes, la Vierge Marie nous offre ses bras pour nous porter vers la Lumière.
Alors, laissons-nous conduire…
Pour acheter la neuvaine c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/discerner-sa-vocation-avec-marie
Cette neuvaine a reçu l’imprimatur de Mgr Marc Aillet.
Neuvième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, vous êtes la Mère de la Lumière, l’Immaculée. Avec vous je veux entrer dans la contemplation de Jésus pour, comme vous, lui ressembler. Emplissez mon cœur de l’esprit d’adoration. Que la sainte Eucharistie soit la nourriture la plus essentielle de mon être, comme l’astre du matin est indispensable au jour. Avec le Bienheureux Edouard Poppe je me dis qu’« une journée sans messe est bien une journée sans soleil ».
Pour vivre dans cette Lumière et laisser le Christ envahir ma vie, je veux répondre aux appels que vous nous lancez avec tant d’insistance : « Dites le chapelet tous les jours ! » En contemplant les mystères du Rosaire, je m’émerveille de la bonté de Dieu pour les hommes. Oui, je crois de tout mon cœur que Jésus est l’unique sauveur, que lui seul est mon rocher, mon salut. Et cette certitude atteint mon cœur parce qu’elle passe par le vôtre, blessé aux pieds de la Croix. O Marie, je crois parce que vous croyez et me portez dans vos bras à l’heure du doute. Tant de saints en ont fait l’expérience…
Oui, je ne désire vivre que pour aimer jusqu’à mourir d’amour et je fais mienne cette parole de Jésus : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».
Oui, je ne désire vivre que pour donner ma vie, à chaque instant, pas à pas, goutte à goutte, en union avec Lui.
Voilà toute ma joie. Alors j’en suis sûr, ma vocation je l’ai trouvée : vivre chaque minute qui passe comme un immense acte d’amour.
O Marie, Notre-Dame du don total, priez pour nous.
Prière à Marie
O Marie, je vous consacre mes souhaits, mes passions, mes attraits.
Renouvelez mon désir ardent de marcher à la suite de Jésus,
Avec vous, j’aspire à discerner dans les événements de mon existence la Providence qui me conduit.
Donnez-moi d’être fidèle à l’instant présent, dans un esprit de silence et en union à Dieu.
Avec vous, je choisis d’inscrire au cœur de ma vie la prière, le service des pauvres et la persévérance dans l’effort.
Aidez-moi à fréquenter de bons et vrais amis.
Délivrez mon esprit des nœuds qui pourraient freiner ma capacité à m’engager, à prendre mes responsabilités.
O Marie, Notre-Dame qui donne la joie, priez pour nous.
Procès en destitution de Donald Trump : ils sont bien embêtés par cette mascarade maintenant…
Il va falloir se préparer à voir une photo similaire. Après avoir fait croire à la France entière que Donald Trump allait être destitué, les médias commencent à se rendre compte de la réalité, comme le décrit cet article du Monde :
Le second procès en destitution de Donald Trump, qui doit s’ouvrir au Sénat mardi 9 février, a toutes les chances de s’achever comme le premier, par un acquittement. Certes, contrairement à 2020, une majorité de sénateurs devrait juger l’ancien président coupable « d’incitation à l’insurrection » pour son rôle dans l’assaut donné par certains de ses partisans contre le Capitole, le 6 janvier, à Washington.
Mais cette majorité, composée des cinquante élus démocrates et d’une probable poignée de transfuges républicains, devrait s’avérer insuffisante compte tenu du seuil requis pour un impeachment (67 voix sur 100). Les élus républicains qui se sont exprimés dimanche dans des émissions politiques ont d’ailleurs dénoncé « une perte de temps » (Roger Wicker, Mississippi), « une farce » et « un risque pour l’unité du pays » (Rand Paul, Kentucky).
L’Obs traite même les Républicains de lâches :
Le procès en destitution de l’ancien président américain s’ouvre au Sénat mardi 9 février. Sauf coup de théâtre, les élus du Grand Old Party voteront son acquittement… sans se prononcer sur le fond. Une démonstration de lâcheté ? Ils sont devenus virtuoses en la matière.
Ou encore celui-ci :
Une nouvelle fois, le milliardaire républicain risque bien de s’en sortir indemne. Pour condamner Donald Trump, il faut rassembler les deux tiers des 100 sénateurs. Autrement dit, 17 républicains doivent se ranger du côté des 50 démocrates. Une situation peu probable puisque 45 sur les 50 sénateurs républicains soutiennent la défense de l’ex-président qui pointe l’inconstitutionnalité d’un procès visant un président hors fonction. Soulever un tel aspect juridique évite aux républicains de devoir se positionner sur le fond du dossier. Il serait en effet bien plus affligeant de ne pas condamner Trump dans ce cas-là (…)
L’influence de Donald Trump sur les républicains reste considérable et la procédure n’a que peu de chance d’aboutir. Aucun des deux camps ne souhaite toutefois s’y attarder. Ni les républicains, pour qui elle est une source de division, ni les démocrates qui ne souhaitent pas voir le procès Trump monopoliser les débats et bloquer de fait l’avancée législative de Joe Biden.
Vincent Bolloré sur le point de racheter Europe 1 ?
La gauche en tremble d’avance et hurle avant même d’avoir mal… Et pour cause : “Bolloré aurait en commun avec Zemmour une détestation de la bien-pensance, du conformisme, du socialisme”
Selon les rumeurs, Vincent Bolloré serait sur le point de racheter la célèbre radio Europe 1, en perte d’auditeurs, afin d’en faire le pendant de CNews :
Pourtant, de l’une à l’autre, ces derniers jours, le même chuchotis d’étage en étage, de bureau en bureau, de bouche à oreille : « C’est fait. » C’est une question d’heures, à peine de jours : de sources concordantes, Vincent Bolloré est sur le point de racheter Europe 1. L’idée : appuyer l’historique station du groupe Lagardère sur sa chaîne info. L’objectif : offrir soudain un sérieux haut-parleur radiophonique à la ligne éditoriale singulièrement à droite de CNews à un an de l’élection présidentielle.
Chez CNews, le « C’est fait » dépasse largement le bruit de couloir : « Ce n’est plus de l’ordre de la rumeur, là ; on en est à : “Combien de jours avant l’annonce ?” », témoigne un journaliste. Thomas Bauder, le directeur de l’information de la chaîne, a même évoqué publiquement la future alliance avec Europe 1 en conférence de rédaction en fin de semaine dernière.
L’avortement, ce “principe républicain”
Le délit d’entrave à l’avortement vient d’être ajouté, par amendement (n°44) à l’article 12 du projet de loi sur les principes républicains, à la liste des infractions incompatibles avec le bénéfice d’une dépense fiscale. Explications des signataires de cet amendement :
Le débat autour du droit à l’avortement connaît aujourd’hui un fort renouveau, nourrissant une forme de remise en cause de ce droit fondamental dans le monde avec une volonté, parfois clairement affichée, de certains groupes politisés, de restreindre drastiquement l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Le recours à l’avortement est considéré dans certaines sociétés comme révélateur d’une sexualité qui s’écarte des normes en vigueur ; la question de l’avortement est de ce fait profondément liée à celle des rôles sexués et des inégalités de genre. Des mouvements d’opposition à l’IVG également présents en France. Face à cette remise en cause d’un droit pourtant fondamental, l’Assemblée nationale, sous l’impulsion de la Délégation aux droits des femmes, a adopté en novembre 2014 une proposition de résolution visant à réaffirmer le droit à l’IVG. Le droit de disposer de son corps et celui de prendre librement des décisions autonomes pour sa santé, sans crainte de discriminations, de violences, de coercitions, sont des droits fondamentaux. C’est le sens de la loi du 27 janvier 1993 qui crée un délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse. Délit qu’il semble pertinent de renforcer à l’occasion d’un texte visant à conforter les principes de la République. C’est pourquoi cet amendement propose de l’ajouter à la liste des infractions incompatibles avec le bénéfice d’une dépense fiscale.
Bruno de Saint Chamas : Le libéralisme libertaire contre la vérité de l’Homme
Depuis la chute du bloc soviétique, les libéraux ont inventé une nouvelle anthropologie selon laquelle l’Homme est un projet en devenir, sans histoire, sans patrimoine… Ce qui compte maintenant, c’est de multiplier les opportunités de choix pour augmenter le profit en évacuant la question de la vérité en politique ou du bien en économie. Pour en parler, Olivier Pichon et Pierre Bergerault reçoivent Bruno de Saint Chamas, ingénieur et ancien président d’Ichtus. L’invité de “Politique & Eco” évoque la perte de la valeur travail à travers les écrits de la philosophe Simone Weil et la volonté de l’Assemblée nationale de lancer d’un débat public sur la création d’un mécanisme de revenu universel appelé socle citoyen, destiné “à ceux pour qui il n’y a plus de travail” comme l’a déclaré Klaus Schwab, le président du Forum économique mondial.
Moines et vignerons
L’art de l’assemblage consiste à faire naître un vin qui soit esthétiquement plus beau que la simple addition des qualités des jus qui le composent. Il illustre ainsi la célèbre formule d’Aristote : « la totalité est plus que la somme des parties ».
L’assemblage ne consiste pas à mettre en œuvre une recette toute faite que l’on pourrait reproduire chaque année, mais à sublimer ce que la nature et le travail de l’homme ont produit à un moment donné. Mozart disait: « Je mets ensemble les notes qui s’aiment. » L’assembleur-vigneron ne fait pas autre chose. Il est un compositeur et sa démarche est créatrice.
L’écologie politique semble à la fois punitive, complètement inefficace et contre-productive sur le plan environnemental
Remarquable tribune de Jean-Loup Bonnamy, normalien, agrégé de philosophie et spécialiste de géopolitique et de philosophie politique :
Certains textes littéraires semblent parfois étrangement prophétiques (…) Il en va ainsi d’une brève nouvelle de Villiers de L’Isle-Adam (1838-1889), intitulée L’amour du naturel (…) Ce texte crucial nous permet de mieux comprendre les problématiques politiques liées à l’écologie (…)
On peut retenir plusieurs choses de cette nouvelle. Tout d’abord, on y voit que les pauvres sont chassés des villes. C’est exactement le phénomène que l’on constate aujourd’hui avec la gentrification des grandes villes, l’explosion du coût de l’immobilier dans les métropoles et la migration des classes populaires vers la France périphérique. Aujourd’hui, les riches sont à Paris et les classes populaires, comme Daphnis et Chloé, vivent en Seine-et-Marne, lieu où se déroule la nouvelle de Villiers (…). Ensuite, on pourrait croire qu’en vivant loin des grandes villes, les classes populaires seraient plus proches de la Nature.
Paradoxalement, comme l’a bien vu Villiers, ce n’est pas le cas. C’est même tout le contraire. Les pauvres n’ont jamais eu aussi peu accès à la nature. On peut habiter à 500 mètres d’une forêt sans jamais y avoir mis les pieds. Cette Nature, qui était auparavant omniprésente, universellement et immédiatement accessible, devient un produit de luxe. Villiers nous montre des pauvres privés de Nature. Or, c’est exactement ce que nous voyons aujourd’hui: des pauvres condamnés à une vie américanisée et artificialisée, à la dictature des zones commerciales et de la grande distribution, au hard discount, aux aliments hyper-transformés, à la malbouffe, au Made in China de mauvaise qualité… tout cela coûtant moins cher que des produits sains et locaux (…) Enfin, ce sont aujourd’hui les riches, qui, grâce à leur argent, confisquent à leur profit la Nature (produits bios inabordables, healthy food et jus de fuit detox, parcs et arbres dans les grandes villes…) (…) Mais cette confiscation de la Nature par l’argent n’implique nullement une meilleure connaissance de la Nature chez les classes aisées.
On notera au passage qu’il s’agit là d’un basculement historique et anthropologique majeur. Avant la Révolution industrielle, c’était les pauvres qui étaient proches de la Nature et les riches qui en étaient éloignés (…)
On notera aujourd’hui que ce sont principalement les élites, les habitants des grandes métropoles, les bobos, les gagnants de la mondialisation, les «anywhere» (…) qui portent le discours de l’écologie politique et les revendications écologistes. Pourtant, cette population aisée est la grande gagnante d’un système économique, la mondialisation, qui est à l’origine de l’essentiel de la pollution mondiale et qui est profondément anti-écologique. Et elle a souvent tendance à défendre des innovations sociétales, comme la GPA, qui enfreignent manifestement les lois et les limites de la Nature.
C’est cette population qui réclame davantage d’écologie et ne jure que par le bio alors que pourtant elle vit dans des grandes villes, ignore tout de la Nature réelle et concrète et serait bien en peine de différencier un hêtre d’un bouleau.
Paradoxalement, ce sont les riches qui ont accès au bio qui demandent davantage d’écologie. Tandis que les pauvres, condamnés à la malbouffe, se moquent de l’écologie politique. Pour eux, l’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, la sécurité, l’immigration, l’identité sont des priorités autrement plus importantes que la protection de l’environnement. Quand on peine à boucler ses fins de mois, le climat parait bien lointain. Pire, ils voient souvent dans l’écologie un discours de riche, méprisant, hautain et dont ils seront les premières victimes. Victimes en payant leur électricité et leur gaz plus cher. 14% des ménages sont déjà en situation de précarité énergique. Victimes en payant encore plus d’impôts. Victimes en voyant le recours à l’automobile encore davantage pénalisé.
Or quand on habite dans la France périphérique, la dépendance à l’automobile est un fait absolument fondamental. Victimes des éoliennes, qui se trouvent dans la France Périphérique et non au cœur des métropoles, avec leur bruit infernal, audible à plusieurs kilométres, et leur cortège de nuisances, nuisances qui font fuir les animaux (oiseaux, écureuils…) et rendent malades les humains (migraines, problèmes d’audition…). D’ailleurs, la présence d’éoliennes à proximité fait baisser la valeur d’une maison de 40 %. Ce sont les maisons des Gilets Jaunes, des Daphnis et Chloé modernes, qui vont perdre de la valeur à cause des éoliennes et non pas les appartements des électeurs d’Anne Hidalgo (…) Victimes d’une économie française plombée par les normes environnementales, normes qui vont détruire encore davantage d’emplois, nous faire perdre encore davantage en compétitivité, nous désindustrialiser encore plus (…)
Plus surprenant encore, l’écologie politique semble à la fois punitive et complètement inefficace et contre-productive sur le plan environnemental. Les exemples absurdes abondent. C’est, par exemple, le cas des éoliennes. Les partisans de l’écologie politique veulent à la fois réduire l’émission de gaz à effets de serre (ce qui est louable) et diminuer la part du nucléaire dans l’électricité française. Mais les deux objectifs sont contradictoires.
Miser sur l’éolien, c’est avoir une énergie moins fiable et plus coûteuse. Son développement amènera des coupures plus fréquentes (surtout en hiver), des factures plus chères qui pèseront sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la compétitivité de notre économie. L’énergie abordable que nous offre le nucléaire, symbole de l’excellence française et gage de souveraineté, est l’un des derniers atouts d’une compétitivité industrielle française bien malade.
Surtout plus on remplacera le nucléaire par de l’éolien, plus nous émettrons de gaz à effet de serre, car l’intermittence du vent (le fait que le vent ne souffle pas tout le temps) nous pousse à recourir au gaz et au charbon, très polluant, alors que le nucléaire émet beaucoup moins de CO2.
Les centrales nucléaires émettent en moyenne 80 fois moins de CO2 par kilowattheure produit que les centrales à charbon et 45 fois moins que les centrales à gaz. La fermeture des réacteurs de Fessenheim se solde déjà par l’émission annuelle supplémentaire de 8 millions de tonnes de CO2 en Europe, soit l’équivalent de 15 % des émissions annuelles d’une région comme l’Île-de-France, et par un approvisionnement moins fiable. En abandonnant le nucléaire et en portant l’éolien au pinacle, Angela Merkel a considérablement développé le charbon, ce qui a fait exploser la pollution émise par l’Allemagne, au grand détriment de la qualité de l’air en Allemagne et dans le monde. L’Allemagne est aujourd’hui le sixième pollueur mondial, loin devant la France, émettant plus du double de CO2 par rapport à nous.
Une éolienne a des pâles de 50m qui s’appuient sur un mât de 100 mètres. Elle repose sur un socle en béton armé de 300m3. Il faut 1 500 tonnes de béton par éolienne, soit 30 millions de tonnes pour les 20 000 éoliennes qu’il est prévu d’installer (béton transportés par 1,2 million de voyages de camions-toupies, qui fonctionnent…à l’essence). Elle est bourrée de ferraille et de plastiques ainsi que d’huile de vidange qui risque à tout moment de polluer les nappes phréatiques. Sans compter les métaux rares nécessaires à sa fabrication et extraits à l’autre bout du monde de manière très polluante (pollution de l’air par émission de CO2, des sols et des eaux). Lorsque ses pâles sont gelées, il faut faire fondre la glace en pulvérisant par hélicoptère de l’eau à 60 degrés, chauffée dans un camion au fioul (…)
Pourquoi l’écologie politique est-elle aussi peu attentive à la réalité et à l’efficacité écologique? Tout simplement parce que l’écologie politique est avant tout une façon de se définir soi même, de renvoyer aux autres et surtout à soi même une certaine image sociale de soi (…) Aujourd’hui, une partie des classes moyennes supérieurs cherchent à se distinguer en adoptant un discours progressiste et écologiste. «Regardez nous sommes des gens bien! Nous sommes altruistes et gentils. Nous sommes intelligents et nous croyons la science, donc nous protégeons le climat. Nous ne sommes pas comme tous ces ploucs, ces climato-sceptiques admirateurs de Trump, ces Gilets Jaunes, ces beaufs racistes qui polluent et se moquent de la Nature». L’écologie politique n’est que la nouvelle forme d’un puissant narcissisme et d’un non moins puissant mépris de classe… (…)
Comme l’écrit Pierre Vermeren: «il est plus commode de s’en prendre aux chasseurs, aux corridas et aux cirques, pour se donner bonne conscience qu’aux vrais facteurs de l’extinction planétaire de la faune et de la flore.» Lorsqu’on vit dans une métropole, loin des éoliennes, et qu’on ne connait rien à la Nature, il est difficile de mesurer l’impact écologiquement négatif de certaines mesures que l’on défend pourtant au nom de l’écologie.
Le bobo peut mépriser le chasseur, mais le chasseur connaît infiniment mieux la nature que lui et participe activement à la régulation des espèces. Si l’écologie politique est un simple mode de distinction sociale et culturelle, elle n’a nulle besoin d’être efficace sur le plan environnemental. Une mode, un imaginaire (le vent et les petits oiseaux), une idéologie, parfois sectaire et fanatique, un moyen de distinction social n’ont pas besoin d’être rationnels ni de rechercher le bilan coûts-avantages. L’émotion prime. Le symbole suffit.
Cela veut-il dire qu’il faut abandonner toute préoccupation écologique en politique? Certainement pas. Au contraire, il est urgent de construire une autre écologie politique réaliste, alternative et crédible. Il doit s’agir d’une écologie populaire et patriote. Qu’on le veuille ou non, les faits sont les faits: l’urgence écologique est là et remet en question la pérennité de notre Nation et de nos modes de vies. Chaque année un à deux millions de personnes meurent en Chine à cause de la pollution. Idem en Inde. La pollution tue donc plus dans ces deux pays que le Covid-19 dans le monde entier. Et en France, la pollution menace notre santé.
Les patriotes, les gaullistes, les conservateurs, les populistes, les souverainistes (de gauche comme de droite), les défenseurs des identités et des traditions, bref tous les contempteurs d’une mondialisation devenue folle, doivent s’emparer de la question écologique pour ne pas en laisser le monopole aux Torquemada et aux Tartuffe de la bourgeoisie progressiste (…)
Cette nouvelle écologie politique doit reposer sur quelques principes simples.
Premier principe: Ne jamais prendre des mesures sur une base affective ou symbolique mais toujours rechercher l’efficacité, c’est-à-dire l’amélioration concrète de la situation environnementale. Pour cela, il faut se soucier des conséquences et procéder à des bilans coûts-avantages. Cela nous amènera probablement à revoir à la baisse nos ambitions en matière d’éolien.
Deuxième principe: être populaire, sociale et démocratique. Pour cela, elle doit être incitative et positive, et non pas négative et punitive. Elle doit encourager les initiatives, récompenser les bons comportements, se faire aimer en créant des emplois et de la croissance et en assurant une meilleure qualité de vie.
Troisième principe: Tout politique écologique crédible implique nécessairement un certain degré de démondialisation. Il n’y a pas d’écologie sans protectionnisme, sans souveraineté, sans frontières, sans patriotisme économique, sans réindustrialisation. Sans protectionnisme, l’écologie est un vain mot, qui ne peut que nuire à notre économie et à nos emplois. Cela ne sert à rien de s’imposer des normes écologiques si cela nous pénalise et nous conduit à importer, après un transport long et polluant, des produits fabriqués à l’autre bout du monde sans aucun respect des normes environnementales.
On ne peut pas avoir à la fois le libre-échange mondialisé et l’écologie. Certains pays polluent massivement et pratiquent un véritable dumping environnemental en faisant fi des normes que nous nous imposons à nous-mêmes. Dans une telle situation, il parait donc normal de protéger notre industrie, de relocaliser la production chez nous et de sanctionner ces pays par des taxes, des subventions aux entreprises qui produisent en France, des barrières douanières, des politiques de préférence nationale ou européenne et des quotas d’importation.
Quatrième principe: Privilégier les énergies renouvelables face aux énergies carbonées. Bien sûr, le nucléaire doit être considéré comme un renouvelable à part entière, et même comme le renouvelable par excellence. Notre filière nucléaire doit donc être sanctuarisée, développée, sans cesse améliorée (notamment sur les questions de sécurité et de gestion des déchets) et exportée (…)
Neuvième principe: Défendre la qualité, le petit commerce, l’artisanat, les petits paysans, l’art de vivre à la française, les circuits courts…(…)
Zemmour 2022 : Phantasme ou électro-choc pour LR et RN ?
Face à la nullité des propositions venant de LR, dont on se demande s’ils sont encore de droite, et le sentiment d’une routine électoraliste peu convaincante (à part sur l’immigration) venant du RN, l’hypothèse d’une candidature surprise d’Eric Zemmour aurait de quoi animer de manière vraiment intéressante le triste paysage politique de la droite française quasi inexistante ou de plus en plus soumise à l’européisme, à l’invasion migratoire, à l’islamisme, à la décadence des valeurs conservatrices et à l’écologie punitive :
Eric Zemmour envisagerait une candidature à l’élection présidentielle 2022, selon le premier volet d’une enquête de L’Express mise en ligne le 7 février. Si l’essayiste n’a rien confirmé à ce propos, l’hebdomadaire rapporte que plusieurs de ses proches ont noté un changement de ton de sa part au sujet de l’échéance électorale. «A ma place, que ferais-tu pour la présidentielle ?», aurait-il demandé à plusieurs d’entre eux. «On s’organiserait comment pour récolter les signatures d’élus ? Pour le financement ?», aurait-il également demandé au maire de Béziers Robert Ménard, toujours selon L’Express. Ce dernier, qui tente d’agréger des soutiens en vue d’une candidature de Zemmour, explique au magazine qu’ils échangent désormais une fois par mois, et qu’il ne l’a «jamais senti aussi près de franchir le pas qu’aujourd’hui» (…)
L’Express note que dans l’émission à laquelle il participe sur CNews, Face à l’info, l’essayiste développe déjà un début de programme politique : «préférence nationale pour les allocations familiales», «suppression du droit du sol», «aides ciblées sur les deuxième et troisième enfants». Robert Ménard aurait organisé en septembre 2020 un déjeuner avec Eric Zemmour en présence du maire d’Orange Jacques Bompard (qui préparerait un comité de soutien), et de son conseiller en communication, Joseph-Marie Joly. Ce dernier souhaiterait lancer en mars une pétition en ligne pour appuyer cette candidature : «Jesignepourzemmour.fr».
Dans tous les cas, selon l’hebdomadaire, l’essayiste attendrait que les régionales en juin prochain soient passées avant de se décider, et souhaiterait connaître le point de vue des figures de droite à savoir Marion Maréchal et Philippe de Villiers, dans l’optique d’un possible soutien de leur part.
Le “catholique” Biden veut promouvoir les “droits” LGBTQ…XYZ
Joe Biden a signé trois décrets sur l’immigration. Il prévoit notamment de rendre la naturalisation plus accessible aux neuf millions de personnes éligibles à la citoyenneté américaine. Les Démocrates préparent les prochaines élections en naturalisant leurs futurs électeurs…
Joe Biden veut particulièrement « protéger les demandeurs d’asile LGBTQ ». Il va donc relancer l’initiative de Barack Obama pour
« promouvoir les droits humains des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transgenres, queer et intersexes à travers le monde ».
Il a donc demandé aux agences américaines présentes à l’étranger de produire dans les 180 jours un plan d’action pour en faire un axe fort de leurs interventions. Il a signé un memorandum dans ce sens et il va nommer un émissaire spécial pour renforcer encore l’attention sur ces questions…
Justifier les mesures de restriction les plus sévères pour « lutter contre le virus »
Die Welt, l’un des trois plus grands quotidiens allemands, a fait état hier dans son édition du dimanche (Welt am Sonntag) d’une correspondance électronique entre l’Institut Koch et le ministère allemand de l’Intérieur, en mars 2020, lors de la « première vague » de la « pandémie ». Yves Daoudal indique :
Dans le cadre d’un litige qui a duré des mois, un groupe d’avocats a eu connaissance de cet échange de courriels. On y voit que le gouvernement allemand demandait à l’Institut Robert Koch (mais aussi à d’autres institutions) de créer des modèles permettant de justifier les mesures de restriction les plus sévères pour « lutter contre le virus ». On y voit par exemple le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Markus Weber, demander aux chercheurs de développer un modèle sur la base duquel il pourra prendre « des mesures de nature préventive et répressive ». Sic. L’Institut Koch a immédiatement fourni au gouvernement un scénario selon lequel plus d’un million de personnes mourraient du coronavirus si l’on ne prenait pas des mesures drastiques. Le gouvernement distilla le scénario dans les médias et quatre jours plus tard étaient prises les mesures de confinement.
C’est arrivé un 8 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 8 février 590 : le pape Pélage II meurt de la peste.
Pélage II nait à Rome en 520, il devient pape de 579 à 590. Durant son pontificat, il œuvre pour les soins des malades et des vieillards et va même jusqu’à convertir son logement en refuge pour les accueillir. Pendant l’hiver de 589, la peste frappe lourdement Rome et quand le pape est emporté, Grégoire Ier est élu pape, contre son gré, par l’acclamation unanime du clergé et du peuple.
-
le 8 février 1124 : décès d’Étienne de Muret, religieux français, fondateur de l’Ordre de Grandmont.
Étienne, né en 1046, est le fils aîné du vicomte de Thiers. Après avoir passé son adolescence à Rome, il revient à Thiers en 1076, pour y abandonner tous ses biens matériels afin de se retirer dans le bois de Muret près d’Ambazac (Haute Vienne). Étienne a entendu et été frappé par l’appel du Christ au jeune homme riche :
“Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi ! “.
Il enseigne une règle unique : suivre l’Evangile, base de la Règle de l’Ordre : “L’Évangile, tout l’Évangile, rien que l’Évangile”.
Vivant en ermite dans la forêt, il est rapidement rejoint par quelques disciples. Étienne consacre une partie de son temps à les former. Ainsi se constitue une petite communauté spirituelle autour d’Étienne. La qualité de son enseignement le rend célèbre et les visiteurs affluent. Après sa mort un très grand nombre de miracles ont lieu soulignant la sainteté de sa vie.
Infirmes, blessés et prisonniers priant au tombeau de saint Étienne de Muret
(Église de Roncherolles sur le Vivier)
La bienveillance des Rois de France et d’Angleterre vis à vis de l’Ordre de Grandmont est à l’origine de sa grande extension en France. Plus de 160 maisons ont ainsi été créées à la fin du XIIIème siècle avec 1200 religieux.
La destruction de l’Ordre de Grandmont est l’œuvre par Mgr Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, et rapporteur devant la Commission des Réguliers instituée par Louis XV en 1765, et Mgr. Plessis d’Argentré, évêque de Limoges, grand bénéficiaire de l’opération.
L’extinction de l’Ordre est prononcée par le pape Clément XVI cédant aux instances de la Cour de France, le 6 août 1772, mais n’est confirmée par Louis XVI qu’en Mai 1784, le parlement de Paris ayant fait obstacle.
-
le 8 au 11 février 1250 : défaite de l’armée française devant la Mansourah.
Arrivée devant la citadelle d’el-Mansourah, qui barre la route du Caire, l’armée française, forte de plus de 20.000 hommes, bat l’armée du sultan, composée de mercenaires appelés mamelouks. Mais l’avant-garde, commandée par Robert d’Artois, frère du Roi, s’aventure imprudemment à l’intérieur de la citadelle où elle est taillée en pièces.
Cette désobéissance aux ordres de Saint Louis coute cher à l’armée française ; plus de 300 Templiers et le comte d’Artois lui-même périssent! Et Louis IX échoue à les secourir, menacé d’écrasement, il tente, le 11 février, de se replier sur Damiette, dans le delta du Nil. Mais bientôt, l’armée y est menacée par la famine et les épidémies.
-
le 8 février 1486 : les Etats de Bretagne font serment de reconnaître Anne pour duchesse.
-
le 8 février 1492 : Anne de Bretagne est sacrée reine de France, à Saint-Denis.
-
le 8 février 1619 : Saint Vincent de Paul est nommé aumônier général des galères.
De Jean RESTOUT – Saint Vincent de Paul prêchant sur les galères
-
le 8 février 1649 : Condé assiège Paris avec 12 000 hommes défait les frondeurs à Charenton.
François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Page 56-57 aux éditions de Chiré) note :
« La Fronde. Cette crise a été surtout une révolution morale ; et comme Michelet l’a bien vu, la Fronde et Port-Royal c’est la même chose : la fronde religieuse a précédé la fronde politique qu’elle anima de son esprit. »
Louis II de Bourbon, dit Condé, est un général français durant la Guerre de Trente Ans. Il est un des quelques meneurs de la Fronde des Princes. Dans un premier temps, il défend les intérêts de la cour royale, puis, il change d’attitude et se range du côté des Princes à cause d’une dispute avec le cardinal Mazarin. C’est à partir du 8 février 1649 jusqu’en avril de la même année que Condé assiège la ville de Paris avec la Fronde des Princes, se révoltant ainsi contre les idées de Mazarin, Louis XIV et Anne D’Autriche.
-
le 8 février 1807 : bataille d’Eylau.
La guerre contre la Russie a débuté dès 1806 avec des défaites prussiennes de novembre. Après 11 jours d’une marche épuisante dans la neige, les 55 000 hommes de Napoléon 1er affrontent les 60 000 Russes et Prussiens de Bennigsen, Bagration et Barclay de Tolly. Le 3 février 1807, Russes et Français se retrouvent dans la région de Königsberg et s’affrontent à Eylau le 8 février. Davout perse les lignes russes sans pouvoir arracher la victoire. Les difficiles conditions climatiques et la brutalité des combats font au moins 30,000 pertes de part et d’autre en cette bataille qui ne sert à rien.
Maitre du terrain, l’empereur reste huit jours sur place pour évacuer les morts et les blessés. Il refuse qu’un “Te Deum” soit chanté pour la victoire et écrit le 12,
“un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire.”
Napoléon, sur le champ de bataille, déclare à bout de nerfs:
« Cette boucherie passerait l’envie à tous les princes de la terre de faire la guerre. ».
-
le 8 février 1871 : élection d’une Assemblée nationale en France.
Les résultats donnent une large majorité aux royalistes, toutes tendances confondues, avec 430 élus environ contre 200 républicains. Paris rejette le vote.
-
le 8 février 1930 : réquisitoire du pape contre la persécution des chrétiens en Union soviétique.
-
le 8 février 1937: Bergson et la foi catholique.
« Mes réflexions m’ont amené de plus en plus près du catholicisme, où je vois l’achèvement complet du judaïsme.
Je me serai converti, si je n’avais pas vu se préparer depuis des années (en grande partie hélas ! par la faute d’un certain nombre de juifs entièrement dépourvus de sens moral) la formidable vague d’antisémitisme qui va déferler sur le monde. J’ai voulu rester parmi ceux qui seront persécutés demain.
Mais j’espère qu’un prêtre catholique voudra bien, si le cardinal-archevêque de Paris l’y autorise, venir dire des prières à mes obsèques.
Au cas où cette autorisation ne serait pas accordée, il faudra s’adresser à un rabbin, mais sans lui cacher et sans cacher à personne, mon adhésion morale au catholicisme, ainsi que le désir exprimé par moi d’abord d’avoir des prières d’un prêtre catholique »
Henri Bergson dans Lectures françaises, N° 445, page 46.
-
le 8 février 1944 : fin de la conférence de Brazzaville au Congo français.
-
le 8 février 1962 : une manifestation anti-OAS au métro Charonne à Paris, fait 8 morts.


