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Terres de Mission : Rendre la musique sacrée accessible à tous

Terres de Mission reçoit Rogatien Despaigne, le talentueux chef du chœur Ephata, qui vient présenter son dernier concert : “Le chemin de Dismas”, sorte d’oratorio donnant accès à de multiples pièces de musique sacrée. Ce concert est donné le 18 et le 20 juin à Saint-Roch. Le musicien en profite pour présenter également le nouveau disque du chœur : “L’Offrande”.

Puis, Guillaume de Thieulloy présente quelques pistes de lecture: “J’ai porté ma croix” de Selma H (Salvator), “Comment retrouver le goût de Dieu dans un monde qui l’a chassé” de Rod Dreher (Artège), “Ce qui ne peut mourir” de Takashi Paul Nagai (Chora), “Vatican II : l’histoire qu’il fallait écrire” de Roberto de Mattei (Contretemps) et “Cohérence de la déconstruction” de Joël Hautebert (Hora Decima).

Pour nous armer intellectuellement face à l’avancée de l’islam(isme) en France

L’Europe s’islamise sous nos yeux, mais non plus comme au temps des passages des armées islamiques par Narbonne et Poitiers ou par Vienne, car les armées islamiques en conquête ont adopté une nouvelle stratégie. Elles se sont camouflées en pieux pèlerins. Les islamistes se présentent aujourd’hui comme des modèles de religieux; d’ailleurs, ils ont avant tout besoin de lieux de cultes ou mosquées dans les pays à conquérir, de produits halal à consommer et de signes visibles de leur avancée. L’islam se présente aujourd’hui comme une religion, avec cette affirmation : ”nous sommes exactement, mais en pratiquant l’islam, ce que vous êtes, vous, en pratiquant le catholicisme, donc pas de problème à craindre ! Ne sommes-nous pas, nous aussi, tous fils du même Père, Abraham ?”

Et la ruse fonctionne encore mieux que prévu ! La Belgique va-t-elle devenir un califat ? La Grande-Bretagne va-t-elle mettre son second genou à terre devant les conquérants ? Et la France ? Des mesurettes sont prises en haut lieu, visant à ne surtout pas stigmatiser et gêner “nos frères musulmans”. En fait, à ne surtout pas perdre notre main d’oeuvre bon marché dans les ”métiers en tension”… Par manque de connaissance des textes fondateurs de l’islam, et des critiques systématiques faites par l’islam au christianisme, la majorité des Français reste dans la sidération ou bascule dans le racisme, face au phénomène de l’ensauvagement et de l’islamisation de notre société.

Un ouvrage concis, appelé à faire référence, vient d’être écrit par Pascal Raines, dans le but de nous réarmer intellectuellement face à l’islam qui s’impose en France par la forte immigration musulmane, sa démographie, son devoir de conquête, le recul du christianisme traditionnel dans notre société et le sauve-qui-peut de nos élus. Son titre : “Réponses aux objections islamiques sur la doctrine chrétienne.” C’est un titre insuffisant : le contenu de l’ouvrage est en réalité une mine de connaissances nécessaires pour nous aider à argumenter face aux prosélytes de l’islam en conquête.

Ou bien on se soumet, ou bien on résiste. Voici une arme intellectuelle que les résistants apprécieront et partageront avec leurs frères et sœurs de combat.
A commander à la FNAC. 348 pages, 12 euros.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Fête de la Très Sainte Trinité : “Enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous voici dans le temps après la Pentecôte, le plus long de l’année liturgique, puisqu’il en couvre à peu près la moitié, et va nous conduire jusqu’à la fin de novembre. En ce premier dimanche après la Pentecôte, l’Église célèbre la fête de la Très Sainte Trinité, Dieu unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit…

Autrefois, selon le rit romain, ce dimanche qui suivait la veillée nocturne du samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte à Saint-Pierre, était consacré au repos : Domínica vacat. Mais vers le VIIIe siècle, les calendriers romains commencent à noter une octave de la Pentecôte – à l’imitation certainement du dimanche in Albis – avec la lecture évangélique du colloque du Seigneur et de Nicodème (Jn, 3, 1-16) où il est question de l’efficacité de l’action du Saint-Esprit dans la régénération baptismale. Presque en même temps apparaît en usage la leçon actuelle pour la messe du Ier dimanche après la Pentecôte (messe que l’on ne peut entendre qu’en semaine quand le calendrier le permet) de l’Évangile selon saint Luc (6, 36-42). Toutefois en 1334, l’un et l’autre passages devinrent à peu près inutiles, en raison de la fête nouvelle de la Très Sainte Trinité, qui fut introduite par Jean XXII dans le rit romain.

Pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, nous trouvons une fête qui n’a pas pour but de commémorer un événement de l’histoire du salut, mais de nous remettre en mémoire et graver en notre esprit un des dogmes fondamentaux de la foi catholique. C’est seulement à la fin du Moyen Âge que l’Église en a éprouvé le besoin en raison du refroidissement des convictions et de la prolifération des théories hétérodoxes. Cette fête était célébrée en certains lieux dès le Xe siècle, à la suite de révélations privées, mais ce n’est qu’au XIVe siècle qu’elle a été instituée officiellement pour l’Église universelle et fixée au premier dimanche après la Pentecôte. Il s’agit donc ici d’un office composé, non de l’expression spontanée de la prière de l’Église comme pour les messes plus anciennes. Les mélodies ne sont pas originales, à part l’Alléluia qui a été repris dans un office existant. Ce sont des adaptations plus ou moins adroites, il faut le dire, de textes nouveaux à des mélodies qui avaient été faites pour d’autres.

Les textes de la messe de la fête de la Sainte Trinité ne constituent pas un exposé théologique du dogme, comme ce sera le cas dimanche prochain pour la fête du Saint Sacrement. Comment exprimer l’inexprimable ? Ils se contentent de répéter indéfiniment notre louange à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. En particulier les chants de la messe disent tous à peu près la même chose et on remarquera que les cinq pièces du propre : Introït, Graduel, Alléluia, Offertoire et Communion commencent toutes par le verbe bénir, benedicere c’est-à-dire : dire du bien. Et lorsque c’est l’homme qui est sujet, ce verbe est synonyme de louer. Ces textes s’inspirent plus ou moins de deux passages de la Bible, tous deux dans l’Ancien Testament, le cantique des trois jeunes hébreux dans la fournaise au livre de Daniel, qu’on trouvera au Graduel et à l’Alléluia, et les paroles de l’archange Raphaël au livre de Tobie, qu’on trouvera à la Communion et dont s’inspirent l’Introït et l’Offertoire, en y ajoutant la notion de Sainte Trinité dont l’Ancien Testament ne parlait évidemment pas.

L’idée d’une solennité spéciale en l’honneur de ce mystère, fondement de notre foi chrétienne, est belle, et le moment de sa célébration, à l’expiration du temps pascal, est heureusement choisi. On sentait comme le besoin de manifester toute notre reconnaissance à l’Auguste Triade, qui a daigné accomplir avec tant de miséricorde et tant d’honneur pour nous, l’œuvre de notre Rédemption (c’est la phrase que nous répétons à l’Introït, à l’Offertoire et à la Communion : « parce qu’il a fait éclater sur nous sa miséricorde »). Pour l’amour de nous, le Père éternel a daigné nous donner comme hostie et victime d’expiation son Fils unique lui-même ; Jésus nous a aimés in finem, c’est-à-dire jusqu’à s’immoler lui-même pour nous ; l’Esprit Saint s’est donné à nous si intimement qu’il est appelé donum, le don, précisément parce qu’il nous atteste l’amour du Père et du Fils à notre égard.

De plus, la révélation du dogme de la Très Sainte Trinité est un de ces secrets que les Hébreux avaient seulement entrevus mystérieusement, mais qui ne fut expressément révélé que dans la Nouvelle Loi. Il regarde la vie intime de Dieu ; or, les choses intimes ne se disent pas à tous, mais seulement aux amis. La connaissance de Dieu trine dans les Personnes et un dans son essence, marque le plus haut sommet de la science théologique et confère au peuple chrétien une perfection et une dignité si grandes qu’on peut bien dire qu’en ce dogme réside l’honneur, la gloire et le salut de l’Église. C’est donc fort à propos, après que l’Esprit Saint est venu instruire le troupeau des fidèles, les initiant à la possession intégrale de la vérité divine, que la famille chrétienne s’élève à la contemplation et à l’adoration in Spíritu et veritáte de l’auguste Triade, qui constitue la fin première et essentielle de l’Incarnation du Sauveur et de la rédemption du monde.

Introït : Benedicta sit

Voici le texte de l’Introït :

Benedicta sit Sancta Trinitas, atque indivisa unitas : confitebimur ei quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Bénie soit la Sainte Trinité et son indivisible unité ; Proclamons sa louange car elle a exercé envers nous sa miséricorde.

La mélodie est calquée presque note pour note sur celle de l’Introït Invocabit me du premier dimanche de Carême, qui est affirmative, pleine d’une assurance paisible et assez solennelle. Le verset est le premier du psaume 8 :

Domine Dominus noster : quam admirabile est nomen tuum in universa terra !
Seigneur notre maître que votre nom est admirable sur toute la terre.

Ce verset est suivi comme toujours du Gloria Patri qui convient aujourd’hui plus que jamais.

Graduel : Benedictus es

En ce premier dimanche après la Pentecôte, fête de la Sainte Trinité, le temps pascal étant terminé, nous allons retrouver le Graduel pour la première fois depuis le dimanche de Pâques.

Le texte de ce Graduel est emprunté au cantique des trois jeunes hébreux dans la fournaise, au livre de Daniel, grand cantique d’action de grâces dont tous les versets commencent par le verbe  » bénir « .

Benedictus es, Domine, qui intueris abyssos, et sedes super Cherubim. Benedictus es, Domine, in firmamento cæli et laudabilis in sæcula.
Vous êtes béni, Seigneur, qui contemplez les abîmes et trônez au-dessus des Chérubins. Vous êtes béni, Seigneur, au firmament du ciel, et digne des louanges dans les siècles.

 La mélodie est calquée, à peu près note pour note là aussi, sur celle du Graduel Constitues eos de la fête des saints Apôtres Pierre et Paul le 29 Juin. Mais, comme on le sait, les Graduels sont généralement faits de formules toutes faites qui s’enchaînent les unes aux autres. Ils s’adaptent donc plus facilement à des textes différents. Ici l’adaptation est excellente et les grandes vocalises de la mélodie expriment bien la louange du texte. En particulier le mot Domine se retrouve une fois au grave et une fois à l’aigu sur des mélodies réservées habituellement au nom du Seigneur.

Alléluia : Benedictus es

L‘Alléluia de la fête de la Sainte Trinité est la seule pièce ancienne de cette messe. Il a été repris à la messe de la veille, le samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte. Dans les premiers siècles, les samedis des Quatre-Temps étaient des jours d’ordinations et la messe était très longue ; commencée dans la soirée, elle se poursuivait une partie de la nuit, et servait de messe de dimanche. Cet Alléluia est donc bien à sa place aujourd’hui, d’autant que son texte convient parfaitement à la fête. Les messes des samedis des Quatre Temps comportent de nombreuses lectures, parmi lesquelles on trouve toujours le cantique des trois jeunes hébreux dont nous venons de parler à propos du Graduel. Le texte de l’Alléluia qui le suit en est également tiré.

Benedictus es, Domine, Deus patrum nostrorum, et laudabilis in sæcula.
Vous êtes béni Seigneur, Dieu de nos pères, et digne de louanges dans les siècles.

La mélodie cette fois, est originale. Elle est légère et très joyeuse.

Offertoire : Benedictus sit

Le texte de l’Offertoire de la fête de la Sainte Trinité est à peu près le même que celui de l’Introït. Les trois personnes y sont seulement en plus explicitement énumérées.

Benedictus sit Deus Pater, unigenitusque Dei Filius, Sanctus quoque Spiritus : quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Béni soit Dieu le Père et le Fils unique de Dieu ainsi que le Saint Esprit, car il a exercé envers nous sa miséricorde.

On remarquera dans ce texte que, si les trois personnes sont énumérées, les verbes restent au singulier, montrant bien qu’elles forment un seul Dieu.

Comme celle du Graduel, la mélodie est calquée sur celle de la pièce correspondante de la messe des saints apôtres Pierre et Paul, dont le Graduel et l’Offertoire ont exactement le même texte. Mais ici l’adaptation est moins heureuse. Cette mélodie est assez complexe et très ornée, pleine de mouvement, mais se termine dans une ambiance contemplative.

Communion : Benedicimus

Nous trouvons dans l’antienne de Communion de la fête de la Sainte Trinité le texte du livre de Tobie dont ceux de l’Introït et de l’Offertoire étaient plus ou moins inspirés. Ce sont les paroles de l’Archange Raphaël lorsqu’il se fait connaître, et invite Tobie et sa famille à rendre grâces à Dieu pour tous les bienfaits qu’ils ont reçus par son intermédiaire.

Benedicimus Deum cæli, et coram omnibus viventibus confitebimur ei : quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Bénissons le Dieu du ciel et proclamons sa louange devant tous les êtres vivants, car il a exercé envers nous sa miséricorde.

Ce texte nous rappelle ainsi que la Sainte Trinité est source d’amour. Seule petite différence avec le texte original, les verbes sont passés de la deuxième à la première personne : Bénissons au lieu de Bénissez. À part cela, c’est le texte exact de la Bible, tandis que l’Introït et l’Offertoire n’en avaient repris que les derniers mots et le verbe bénir au début. La mélodie est celle de la Communion Feci judicium de la messe d’une vierge martyre, avec quelques petites variantes. Elle est assez douce dans un mode contemplatif.

Des extrémistes de l’avortement contre des médecins qui sont dans leur droit

Des excités de l’avortement ont revendiqué les collages et dégradations effectués dans la nuit du 11 au 12 juin sur la façade de la maison médicale La Présence, située dans le 3e arrondissement de Lyon et connue pour refuser de prescrire des contraceptifs :

«Nous revendiquons les actions militantes présentes et à venir contre la maison médicale». «En réaction aux diverses enquêtes (Médiapart et Rue89), lettre ouverte et face à l’inaction de l’État, nous, les Collages féministes Lyon, les Lesbiennes contre le patriarcat et Nous Toutes Rhône, nous sommes unies pour dénoncer à nouveau et tant qu’il le faudra les agissements de la maison médicale La Présence, qui ne respecte pas certains droits fondamentaux pourtant inscrits dans la loi, et qui institutionnalise le recours à une clause de conscience dont nous voulons souligner la dangerosité pour nos corps et nos libertés».

Les militantes dénoncent les liens de cette maison médicale, créée à l’origine par une association catholique et pro-vie. La Présence refuse en effet toute prescription de contraceptifs au nom de la clause de conscience des cinq médecins qui y exercent.

Il s’agit d’actions d’intimidation, puisqu’on peut se faire prescrire des contraceptifs partout ailleurs, avec en prime l’exigence de la suppression de la clause de conscience des médecins.

La maison médicale a déposé plainte.

Tentative de légalisation de l’avortement au niveau de l’UE sous le couvert de la prise en charge des victimes de la criminalité

L’Union européenne travaille actuellement sur un projet de modification de la directive relative aux droits des victimes de la criminalité, initialement présenté par la Commission européenne en 2023 (COM(2023)0424). Le projet original se concentre sur l’amélioration des procédures existantes et encourage les États membres à mieux protéger les droits des victimes, par exemple en garantissant l’accès à un soutien psychologique approprié.

En 2023, cependant, la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) et la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres (FEMM) du Parlement européen ont adopté conjointement un rapport proposant des amendements qui élargissent considérablement le champ d’application de la directive.

Deux amendements proposés en particulier ont suscité de vives inquiétudes. Le premier (amendement n° 8 au considérant 7) vise à introduire une référence à la nécessité de garantir :

« l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris la contraception d’urgence (…) et l’accès aux soins en matière d’avortement » (cf. amendements du Parlement européen, COM(2023)0424, amendement 8).

Le second (amendement n° 66 à l’article 9, paragraphe 3, point b)) obligerait les États membres à fournir :

« l’accès à des services de soins médicaux complets, y compris des services de santé sexuelle et reproductive, en particulier l’accès à des soins d’avortement sûrs et légaux » (cf. Amendements du Parlement européen, COM(2023)0424, Amendement 66).

Si elles étaient adoptées, ces dispositions obligeraient les États membres qui disposent de protections constitutionnelles ou législatives pour la vie humaine à naître à légaliser l’accès à l’avortement, ce qui serait clairement contraire à leur souveraineté nationale.

Les amendements proposés ne sont pas encore en vigueur. Pour être adoptés, ils doivent être approuvés en session plénière du Parlement européen et recevoir ensuite l’aval du Conseil de l’Union européenne. Des négociations trilatérales sont actuellement en cours entre les représentants de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil, sous la présidence du gouvernement polonais.

Bien que le calendrier exact reste incertain, des sources non officielles indiquent que le gouvernement polonais s’efforce de finaliser le texte révisé de la directive d’ici la fin du mois de juin. Si ce délai est respecté, un vote en séance plénière du Parlement européen sur la version finale pourrait avoir lieu dès le mois de juillet.

Iran : vers la fin du régime des mollahs ?

Après la chute de Bachar en Syrie, l’offensive israélienne permettrat-elle la chute du régime islamiste en Iran. Lu dans Conflits :

Dans la nuit du 12 au 13 juin, Israël a lancé une opération militaire d’une ampleur inédite contre l’Iran, ciblant sites nucléaires et hauts responsables militaires. L’attaque, conduite avec l’aval de Washington, vise à freiner le programme atomique iranien et à démanteler la chaîne de commandement des Gardiens de la révolution. Le site de Natanz et le QG à Téhéran figurent parmi les cibles détruites. Le général Hossein Salami et d’autres figures clés du régime ont péri.

Cette frappe, annoncée par une communication israélienne inhabituelle, inaugure un conflit prolongé sur plusieurs semaines plutôt qu’une action isolée. Les états-majors iraniens, concentrés dans leurs QG en prévision d’une attaque, ont offert à Israël une opportunité rare de frapper au cœur du dispositif adverse. Le recours à des drones à courte portée, lancés depuis des bases avancées, a permis des frappes précises et difficilement interceptables.

Israël a agi alors que Téhéran s’approchait dangereusement de la capacité de produire des armes nucléaires. L’AIEA vient d’ailleurs de condamner l’Iran pour ses violations. En réponse, l’Iran a déjà annoncé l’ouverture d’un nouveau centre d’enrichissement et le relèvement du seuil à Fordow.

Derrière cette opération, l’ambition israélienne est claire : non seulement retarder le programme nucléaire iranien, mais ébranler durablement le régime. Le nom de l’opération, « Am Kalavi », littéralement « un peuple se lève comme un lion », porte une forte charge symbolique. Il souligne la détermination d’Israël face à une menace existentielle, tout en appelant implicitement à l’éveil du peuple iranien contre le régime des mollahs.

Messe d’action de grâce du pèlerinage de Chartres, jeudi 19 juin à Paris

Suite au pèlerinage de Pentecôte, Notre-Dame de Chrétienté invite les pèlerins pour une messe d’action de grâce

  • Jeudi 19 juin, jour de la Fête-Dieu
  • À 19h30
  • Église Sainte Odile – 2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 Paris

La messe sera célébrée par l’aumônier général, l’abbé de Massia.

Elle sera suivie d’une collation conviviale à la crypte (participation aux frais demandée).

Un peuple sans enfants est un peuple suicidaire

Très bonne émission d’Anne Brassié recevant Gabrielle Cluzel pour son dernier livre: “Yes kids”:

Entre l’euthanasie à un bout de la vie et l’avortement et le refus d’enfant à l’autre, les soixante-huitards sont en train de “suicider” notre malheureux pays!


Le livre est disponible ici:

Yes Kids. La colère d’une mère face aux nouveaux diktats de la famille

 

De Chartres à Paris, un pèlerinage également en croissance

Concernant le pèlerinage Chartres Paris, il a connu également une croissance, avec 500 inscrits de plus que l’an passé. Samedi vigile de la Pentecôte, plus de 5 400 pèlerins ont assisté à la messe de départ, célébrée par Monsieur l’abbé Gabriele d’Avino, le supérieur de district d’Italie, devant la cathédrale avant de prendre la route en direction de Paris. Alors que la FSSPX bénéficie de la possibilité de célébrer à l’intérieur de la basilique souterraine lors de son pèlerinage à Lourdes, les portes de la cathédrale de Chartres lui restent fermées.

Dimanche de Pentecôte, la colonne enfants de Notre-Dame de Chrétienté et la colonne adultes de Chartres Paris ont failli se croiser dans la forêt de Rambouillet et c’est la bonne entente des Soutiens de chaque pèlerinage qui a permis qu’il n’y ait pas d’embouteillage… Après 44 km de marche pour les enfants depuis Chartres, et près de 80 pour les adultes, les pèlerins ont assisté à la messe pontificale célébrée par Monseigneur de Galarreta, devant plus de 6 400 fidèles. Monseigneur a choisi de prêcher sur le mystère de l’Église et plus particulièrement sur son unité. Une homélie appuyée par Satis Cognitum, une encyclique du Pape Léon XIII« Notre-Seigneur n’a fondé qu’une seule Église : « Je bâtirai mon Église, il n’y aura qu’un seul bercail et un seul pasteur », L’Église est une, d’abord dans la Foi et donc par conséquent dans la vérité » a affirmé Monseigneur. L’unité de Foi est elle-même accompagnée de l’unité de culte « il exprime la Foi, il est façonné par la Foi et le vrai magistère » a‑t-il rappelé. Le prélat a aussi mentionné l’unité de Gouvernement qui permet la communion entre les membres de l’Église. « Il faut que tous les gouvernements soient dans la même direction, même dans le temps. » Et la quatrième unité est l’unité de mission. « Enseignez toutes les nations, celui qui croira et sera baptisé sera sauvé », rappelle Monseigneur en citant l’Évangile avant de poursuivre : « Dans la situation où nous nous trouvons, il s’agit de continuer cette unité de la Foi Catholique, de la vivre, de la défendre, de l’édifier »

Lundi midi, les deux colonnes se sont retrouvées à l’hippodrome de Longchamp. Au programme : d’abord un bon déjeuner, puis la procession vers la place Vauban. Au rythme de la fanfare, l’interminable colonne s’avance dans la capitale sous le regard étonné, et parfois émerveillé des passants. En tête, les troupes scoutes suivies des louveteaux, louvettes et guides, puis les chapitres enfants, et pour finir, la colonne adulte en priant le chapelet. Ll messe solennelle a été célébrée par l’abbé Peignot, supérieur du district de France de la FSSPX.

Source : La Porte latine

Euthanasie et soins palliatifs : les propositions de loi au Sénat

La commission sociale du Sénat a désigné les rapporteurs sur les deux propositions de loi sur la fin de vie.

Les sénatrices (UC) de l’Essonne Jocelyne GUIDEZ (en mars 2021 elle ne savait pas quoi penser de l’euthanasie) et (LR) de Gironde Florence LASSARADE (qui s’était abstenue de voter l’avortement dans la Constitution) seront chargées de celle visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs.

Les sénateurs (LR) du Lot-et-Garonne Christine BONFANTI DOSSAT (coauteur d’un rapport qui juge « dangereuse » l’introduction de l’euthanasie en France) et du Vaucluse Alain MILON (hostile à l’euthanasie) ont été nommés pour la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir.

La commission a débuté ses travaux préparatoires avec l’audition de l’ancien ministre Jean LEONETTI, maire (LR) d’Antibes, président de la Fondation des usagers du système de santé, ancien député des Alpes-Maritimes qui a donné son nom aux deux précédents textes sur le sujet : la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, et la loi du 2 février 2016 relative aux droits des patients en fin de vie, dite loi Claeys-Leonetti.

Le 24 juin, elle entendra M. Alain CLAEYS, membre du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, ancien député (PS) de la Vienne et ancien maire de Poitiers.

L’examen des deux propositions de loi pourrait ainsi avoir lieu dès l’automne.

Les Croisades : un récit sans complaisance, mais loin des mauvais procès. Martin Aurell, Sylvain Gouguenheim…

Un ouvrage inédit, savant et souvent surprenant rompant en visière avec bien des mythes.
Avec la contribution de Sini Kangas, Olivier Hanne, Clément de Vasselot de Régé, Kristjan Toomaspoeg, Nicolas Drocourt, Amicie Pélissié du Rausas, Martin Alvira, Daniel Baloup, Thomas Deswarte, Florence Sampsonis, Florian Chamorel.

Les livres sur les croisades sont légion. Nul n’ignore désormais ce qui s’est passé à Clermont en 1095, que les croisés prirent Jérusalem en 1099 ou que Saint Louis mourut devant Tunis en 1270. Mais le terme, employé sans discernement pour qualifier les conflits et tensions de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle, a fini par perdre en lisibilité : de George W. Bush en 2001 en passant par les djihadistes de Daesh jusqu’aux diverses ” croisades ” contre le cancer ou la Covid-19… Afin de conjurer l’histoire du passé, il est temps de rappeler ce que les historiens ont patiemment débusqué en analysant de près les documents d’époque, littéraires ou archéologiques.

Non contente de mettre à mal quelques idées reçues – non, les croisés n’étaient pas des anthropophages qui cherchaient à envahir le monde islamique… -, la formidable équipe d’historiens français et étrangers réunis par Martin Aurell et Sylvain Gouguenheim montre la complexité du phénomène en mettant en avant nombre d’aspects méconnus : sait-on ainsi que les croisades continuèrent bien après la mort de Saint Louis et l’officielle ” huitième croisade ” ? Que des croisés partirent en nombre en direction de la Baltique ? Qu’une guerre dite ” sainte ” n’est pas nécessairement une croisade et qu’une croisade n’est pas un ” djihad chrétien ” ? Que le monde arabo-musulman y fut largement indifférent en dehors des territoires directement concernés par les combats ? Que des chrétiens s’y opposèrent, tandis que d’autres firent souche sur place, donnant naissance à des sociétés originales, en Syrie ou en Morée ? Sait-on enfin que ce monde de guerriers fit leur place en nombre à des femmes, pour des rôles variés ?

La croisade est une « guerre sainte », mais elle est aussi un pèlerinage, et même le plus prestigieux de tous en raison de sa destination. La violence des croisades doit se comprendre dans le contexte de mentalités médiévales nourries de récits de massacres bibliques et profanes, et habituées à côtoyer la mort. Elle relève aussi d’une culture tactique et guerrière spécifique, qui vient se heurter à un ennemi religieux d’un nouveau genre : l’islam, qui n’hésitait pas à faire usage de la force. Sa raison d’être est la délivrance de Jérusalem et de la Terre du Christ. L’expédition est orchestrée et décidée par la papauté, accomplie à la suite d’un vœu solennel.

Pour appréhender le phénomène dans toute sa complexité, ces historiens venus d’horizons méthodologiques et de traditions nationales fort divers donnent une saveur particulière à ce travail. Les angles d’attaque, les questionnements et les perceptions des problèmes, par conséquent sont multiples. Le déroulé chronologique et événementiel est certes respecté dans la présentation de chacune des grandes croisades. De nombreux espaces ont été couverts : Terre Sainte, mais aussi Empire Byzantin, péninsule Ibérique, Languedoc ou rives de la Baltique. En raison de leur puissance décisionnelle, la papauté et la royauté font l’objet d’études particulières. Toutefois les véritables protagonistes de cet ouvrage sont les croisés eux-mêmes, dont le portrait est si souvent dressé : princes, barons, chevaliers, voire roturiers appelés « bergers » ou « enfants » sans oublier les femmes traitées dans un chapitre spécifique.

Parce que leurs expéditions sont loin de faire l’unanimité, les regards de leurs critiques occidentaux ou des Arabes sont également pris en compte. La croisade est ainsi perçue dans sa richesse et la multitude de ses facettes.
Un ouvrage majeur, un ouvrage de référence.

Plus d’informations, sommaire détaillé avec les différents intervenants, recensions et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/moyen-age/28817-les-croisades-histoires-et-idees-recues.html?ref=043193205

Les croisades – Histoires et idées reçues. Sous la direction de Martin Aurell et Sylvain Gougueheim, 300 pages, Editions Perrin, 23.50 €
Brutalement disparu, le médiéviste Martin Aurell (1958-2025) restera comme l’un des grands historiens du Moyen Âge.Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Crise dans l’entreprise étatique AFP

Où l’on apprend que l’Agence France Presse dépend… des décisions prises aux Etats-Unis:

À ce titre, il a cité la fin du programme de fact-checking de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) aux États-Unis, auquel participait l’AFP, et «l’arrêt brutal» du contrat avec la radio publique Voice of America, que l’administration Trump veut démanteler.

L’Agence France-Presse (AFP) va engager un «programme d’économies» de 12 à 14 millions d’euros sur 2025 et 2026, à cause d’une «dégradation durable» de ses perspectives financières liée à la crise mondiale des médias, a annoncé son PDG, Fabrice Fries, vendredi.

Pour 2026, «la marche sera bien plus haute» puisqu’il faudra «dégager entre 10 et 12 millions d’euros d’économies».

Les «revenus commerciaux» de l’AFP «vont régresser cette année», avec près de 8 millions d’euros en moins par rapport à ce qui est prévu dans le budget. Des annulations de contrats dues à «la pression» mise par des «gouvernements autoritaires ou populistes» sur des clients de l’AFP sont une des causes de cette crise.

La fin du programme de fact-checking de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) aux États-Unis, auquel participait l’AFP, et «l’arrêt brutal» du contrat avec la radio publique Voice of America, que l’administration Trump veut démanteler, mettent l’AFP dans l’embarras.

L’AFP jouit d’un statut particulier. Elle n’est pas une entreprise publique mais n’a pas d’actionnaires, et ses clients, dont l’État français, siègent à son conseil d’administration…

I-Média : Macron à la TV pour “brainwasher” les Français en PLS

Le dossier du jour :

Macron à la télévision, un échec historiquement bas, proche des abysses !

Emmanuel Macron s’est invité au 20h de France 2 pendant que François Bayrou était sur TF1. Le premier aura réuni pour le sommet des océans, seulement 1,57 million de téléspectateurs. Un véritable échec historique des audiences, contre 4,8 millions de téléspectateurs avec le premier ministre. Une tentative de communication vite rattrapée par le réel et des faits divers explosifs accumulés depuis trop longtemps. Interrogé au sujet de ces terribles actualités, le président a estimé que les médias faisaient du “brainwashing” en empilant tous ces cas de violence répétés pour éviter de parler du fonds et des “vrais problèmes”.

Les pastilles de l’info :
– La surveillante tuée à Nogent : un élève déjà connu pour des violences
– Benoît,17 ans, poignardé après la victoire du PSG : le discours du père censuré ?
– Le meurtre d’Elias : sa mère alerte sur l’ensauvagement et veut réveiller les consciences
– Des manifestations anti-immigration deviennent des manifestations “racistes” en Irlande : un traitement biaisé
– Moulin, Châteaubriant : la gauche veut interdire les fêtes populaires !
– Une journaliste de France Info prise à partie par un pro-Gaza : “France Info, facho !”

Portrait piquant : Léa Salamé, symbole du journalisme déconnecté ?

 

« Ce que nous vivons, ce que nous portons, ce que nous défendons, c’est bien plus qu’une forme liturgique »

Discours du président de Notre-Dame de Chrétienté le dimanche de la pentecôte 2025 :

Amis pèlerins,

Alors que la messe de Pentecôte de ce 43ᵉ pèlerinage de Chrétienté va bientôt commencer, alors que nous sommes 19 000 à marcher, priant d’un même cœur, une fois encore, notre spécificité liturgique fait débat. Une polémique gronde dont l’écho vous est peut-être parvenu. Une polémique bien connue, qui cible non pas le thème de notre marche, mais notre manière de prier, et qui a occupé une large place dans l’espace médiatique catholique ces derniers jours.

Soyons clairs : ce n’est pas qu’une querelle de rites, ce n’est pas un débat d’érudits. Ce qui est en jeu, c’est bien plus profond. C’est une tentative de nous marginaliser en marginalisant la liturgie traditionnelle. Comme si cette liturgie, qui a sanctifié des générations, devait désormais être cachée, tolérée à peine, suspectée souvent, interdite parfois. La pression qui s’exerce sur nous avec force vise à transformer le pèlerinage, faire du nouveau rite sa forme ordinaire et du rite traditionnel une simple exception, l’objet d’une tolérance.

Mais nous ne sommes pas là pour polémiquer. Ce que nous vivons, ce que nous portons, ce que nous défendons, c’est bien plus qu’une forme liturgique. C’est pour nous la langue maternelle de la foi. Nous voulons pouvoir prier dans cette langue, en témoigner et la transmettre. Nous sommes là parce que cette liturgie façonne notre foi, notre rapport à Dieu. Elle est la langue par laquelle nous nous adressons à Dieu et par laquelle Dieu nous parle. Elle nous élève, elle nous construit, elle a nourri des générations de fidèles et elle a sanctifié tant de saints. Par elle, nous voulons vivre au cœur de l’Église, et non pas vivre en marge.

Ce pèlerinage n’est pas un retour en arrière, ce n’est pas un combat nostalgique. C’est un acte de foi. Nous ne rejetons pas la liturgie actuelle, dont nous reconnaissons la validité. Mais nous croyons que l’unité ne passe pas par l’uniformité, surtout quand celle-ci tend à s’imposer au mépris des consciences. L’Église est plus belle quand elle accueille la richesse de ses traditions, comme l’a dit le Pape Léon XIV en s’adressant aux patriarches orientaux il y a peu.

Nous ne demandons pas des privilèges. Nous demandons simplement la fidélité à une promesse : celle faite par saint Jean-Paul II en 1988 à notre famille spirituelle, quand nous avons choisi de rester dans la communion de l’Église, de pouvoir vivre pleinement notre foi, au cœur de l’Église, avec ce rite qui nous est vital. Ce n’est ni un caprice, ni un repli. C’est une fidélité. Une fidélité joyeuse, rayonnante, missionnaire.

Car oui, ce pèlerinage est un signe de vitalité ! Il attire, il suscite des vocations, des conversions, il évangélise. Il est une source d’espérance pour l’Église. Regardez autour de vous : trois jours d’ascèse, de prière, d’enseignement et d’amitié chrétienne, animés par la liturgie traditionnelle. Notre liturgie n’est pas tournée vers le passé, c’est une liturgie qui féconde le présent et qui prépare l’avenir.

Nous ne sommes pas une Église à part. Nous sommes de cette Église, totalement, passionnément, filialement. Et nous voulons y rester. Nous marchons vers le Ciel, avec tous nos frères, dans une même espérance. Nous voulons continuer à avancer, à servir, à transmettre les trésors qui nous ont été confiés et les pédagogies traditionnelles de la foi qui les accompagnent.
Alors, chers amis, ne laissons pas la peur ou la lassitude nous faire taire. Soyons joyeux, fidèles, et missionnaires. Marchons avec confiance, non pour nous replier, mais pour rayonner. Car l’espérance est notre route, et le Ciel notre but.Bonne route à tous, et que Notre-Dame guide notre marche jusqu’au Cœur ouvert de son fils Jésus qui attend notre consécration ce lundi à Chartres !

Philippe Darantière
Président de Notre-Dame de Chrétienté

Un homme force une femme à avorter : nos médias défendent l’homme

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Nos gazettes soulignent que la justice du Texas ose poursuivre pour « meurtre » un homme qui a fait avorter une femme à son insu.

C’était en septembre 2024. La femme que fréquente Justin Anthony Banta lui apprend qu’elle est enceinte. L’homme, qui travaille au département informatique du ministère américain de la Justice, lui propose de payer les frais de l’avortement. La femme refuse : l’avortement est interdit au Texas, et elle veut garder l’enfant. Le 17 octobre, elle passe une échographie : le fœtus est en parfaite santé. Le même jour, Banta l’attend dans un café et une boisson lui est préparée. Elle la boit. Le lendemain, à cause de saignement vaginaux importants et d’une extrême fatigue, elle se rend aux urgences. Le surlendemain elle perd son enfant.

L’enquête a abouti la semaine dernière à l’inculpation de Justin Anthony Banta pour « meurtre capital » et falsification de preuves matérielles.

Et c’est une occasion de s’en prendre au Texas qui a « une des lois les plus restrictives aux Etats-Unis » sur l’avortement. Mais ce qui chez nous est un droit est à Austin un meurtre. Parce que c’en est un, objectivement.

Le juge lit le Salon beige, il doit être exécuté

Céline Verzeletti est membre de la CGT et proche de LFI. Le juge J.M Argoud l’a citée à comparaître car elle a écrit dans un tract :

«Le 24 octobre 2023, la CNDA a prononcé la récusation de M. Jean-Marie Argoud, rapporteur public au tribunal administratif de Marseille, et président vacataire de formation de jugement à la CNDA depuis octobre 2021, en jugeant que les opinions d’extrême-droite qu’il exprimait publiquement sont incompatibles avec l’impartialité qui est attendue d’un juge de l’asile».

La CGT le dénonce :

Le juge a été récusé pour ses publications publiques à caractère islamophobe, homophobe et xénophobe, des faits inacceptables pour un magistrat en charge de décisions aussi fondamentales que celles concernant le droit d’asile. Il est notamment avéré que le juge Argoud partageait sur son compte Facebook des contenus issus de sites d’extrême droite tels que ’Le Salon Beige’ ou ’France Police’.

Le procès se tiendra ce vendredi 13 juin à 14h au tribunal d’Aix en Provence.

La fin du communiqué de la CGT est un exemple de vocabulaire orwellien :

La CGT très attachée au respect des principes d’impartialité et d’humanité dans l’application du droit d’asile, continuera à combattre les idées d’extrême droite.

La CGT est très attachée au respect des principes d’impartialité et d’humanité, sauf envers ceux qui n’adhèrent pas à la CGT…

Victimes des vaccins Covid-19, la vérité se montre-t-elle ?

“Les médias annonçaient que c’était l’hécatombe en Chine parce qu’il y avait 1.500 morts en un mois. Sur un pays d’un milliard et demi d’habitants…. Sachant que nous, en France, on a 2.500 morts tous les jours. Donc, si on avait 1.500 morts en un mois en Chine, ça voulait dire qu’il ne se passait rien” (Pierre Chaillot).

Nous ne pouvons que nous incliner devant le magnifique spectacle qui nous fut offert il y a
maintenant 5 ans ! Grandiose ! Louis-Ferdinand Céline disait dans son Voyage au bout de la nuit “Faire confiance aux hommes c’est déjà se faire tuer un peu”. Bravo ! La tuerie fut sublime ! Le massacre parfaitement orchestré ! Au nom d’un virus qui devait décimer nos vieilles nations, nos gouvernements purent violer nos corps en toute impunité, broyer nos intelligences sans être inquiété, anéantir notre honneur en nous sachant consentant… Combien de personnes âgés laissées mortes et seules ? Combien d’enfants traumatisés psychologiquement ? Combien de familles détruites ? Sublime !

Et que dire des scientifiques ? Comprenez-nous bien, le courage fut si bien partagé entre eux que tous n’en reçurent que très peu ! Léon Daudet disait “Les peintres ne connaissent rien à la peinture et plus encore à leur peinture. Il a fallu toujours quelqu’un pour la leur expliquer”… Peut-être faudrait-il y penser pour nos scientifiques ? Heureusement que certains sauvèrent l’honneur, heureusement que peu à peu les langues se délient et que les chiffres tombent. Intéressons-nous aux derniers qui viennent de nous être fournis par Pierre Chaillot dans son dernier livre : Victimes des vaccins covid 19. Ce que révèlent les chiffres officiels : https://www.livresenfamille.fr/actualite-etudes-essais/28045-victimes-des-vaccins-covid-19-ce-que-revelent-les-chiffres-officiels-.html

Y a-t-il une surmortalité liée au covid :

“En termes d’ordre de grandeur, si on veut dire qu’il se passe quelque chose de grave, il faut annoncer un chiffre qui est inhabituel par rapport à ce qu’on voit d’habitude. De la même manière, lorsqu’on a Monsieur Salomon, qui était DGS, et qui racontait tous les jours à la télévision ‘Aujourd’hui, 300 morts du Covid’… Mais qu’est-ce que c’est quand on a 2.500 morts dans la journée ? C’est trois cents morts de plus ? Si on avait un tant soit peu d’ordre de grandeur en tête, à aucun moment on ne pouvait avoir peur. Voilà, en tordant et en donnant aux gens une espèce d’histoire à raconter sur la base de chiffres, on parvient à raconter n’importe quoi.” (Pierre Chaillot).

En effet, in fine, la surmortalité en 2020 ne fut que très légère, d’autant plus que nous avions
les années précédentes une mortalité assez faible. Peut-être même, ne faudrait-il pas inverser les
causes et les conséquences ! Cette légère surmortalité – bien loin de la peste et de ses effets – ne pourrait-elle pas plutôt être imputée aux mesures prises pour lutter contre le covid ? Combien de
personnes se retrouvèrent sans traitement ? Comment de personnes atteintes de maladies graves eurent peur de se rendre dans les hôpitaux ?

Passons sur le covid… il y eut bien pire ensuite avec leurs fameux vaccins ! Le combat des
victimes ne fait que commencer ; la reconnaissance des dégâts engendrés par ces vaccins n’est qu’à
ses balbutiements. Après trois années de vaccination, 5,7 millions d’effets indésirables ont été remontés à l’OMS, dont 27 000 décès et 6 000 avortements spontanés ! Et, répétons-le, il ne s’agit que des cas remontés à l’OMS ! Combien en subirent les conséquences sans rien dire ?

“Cela ne semble pas faire lever un sourcil à cette agence spécialisée de l’Organisation des Nations unies, dont les plus gros donateurs privés sont la Fondation Bill et Melinda Gates pour 751 M$ et l’Alliance pour les vaccins Gavi (détenue majoritairement par le couple Gates) pour 432M$. Ainsi, la plus grosse influence sur l’OMS est celle d’une seule personne, un milliardaire connu pour être un promoteur de toutes les vaccinations possibles et imaginables, et investissant massivement à cette fin, Bill Gates”.

Quand le bourreau paye le juge, ce n’est jamais bon signe.

Une des parties les plus intéressantes de ce livre concerne la relation qui est faite entre la mortalité et les campagnes de vaccination. Désormais, même le monde de la recherche conventionnelle reconnaît que des vagues de mortalité ont accompagné les campagnes de vaccination anti-covid :

“Dès janvier 2022, Patrick Meyer avait diffusé un preprint pour tirer la sonnette d’alarme. Il avait constaté, comme beaucoup d’autres, une surmortalité des jeunes européens à partir de l’été 2021.”

Globalement, parmi la population de 25 à 79 ans de 22 pays européens, 170 000 décès anormaux ont eu lieu en lien avec les campagnes de vaccination ! Rapporté à l’Europe des 27, nous pouvons estimer le nombre de décès à 225 000 décès ! 225 000 décès ! Si l’on ajoute les personnes de plus de 80 ans, le chiffre monte à 290 000 personnes imputables à la vaccination !

Dans certains pays, les études sont plus nombreuses et plus transparentes. Prenons l’exemple du Danemark :

“Pour les vaccins Pfizer, une étude montre une forte hétérogénéité des effets indésirables selon les lots”.

70% des effets indésirables ne sont représentés que par 4% des lots ! Clarifions le propos
! Certains lots de vaccins enregistrent de très nombreux cas d’effets indésirables et d’autres lots aucun ! Quelle conclusion pourrait-on en tirer ? “Un nombre aussi faible fait penser à une solution saline plutôt qu’à un propos actif”, n’est-ce pas le constat avancé dès les premières semaines du vaccin par les scientifiques qualifiés de “complotiste” ! Ecoutons encore Louis-Ferdinant Céline : “Sachez avoir tort. Le monde est rempli de gens qui ont raison. C’est pour cela qu’il écoeure”.

Beaucoup plus glauque, terrifiant en réalité, fut la conséquence du vaccin sur les grossesses…

“On observe bien une surmortalité des bébés six mois après la période de vaccination. Tout se passe comme si des femmes étaient devenues durablement malades et qu’une partie de celles tombées enceintes malgré cela accouchaient trop tôt. On observe une correspondance des pics entre injection et mortalité des jeunes enfants six mois plus tard”.

Nous pourrions aussi parler de l’incidence sur le nombrede cancer ! On note, par exemple, que depuis les campagnes de vaccination, le nombre de séances de chimiothérapies ont très fortement augmenté ! Etant donné le coup d’une séance de chimiothérapie, l’industrie pharmaceutique a de beaux jours devant elle !

Pour finir, laissons la parole à Pierre Chaillot qui a recensé de nombreux témoignages de vie
détruites à cause de ces vaccins :

“Un système qui n’a fait que détruire, quand il promettait de protéger. S’il s’est autant fourvoyé que la question du vaccin, quel crédit devons-nous lui accorder sur notre sort ? Aucun. C’est une des leçons les plus douloureuses de cette crise : on ne peut pas donner sa confiance à un système. On doit rester responsable de son destin. Alors, quand le système vous annonce une impasse, c’est que le bon chemin est ailleurs”.

Ajoutons tout de même un élément… Il est de bon ton de s’attaquer au système… Mais comment s’attaquer à une chose si celle-ci n’est point nommée ? Le système, c’est la République démocratique et parlementaire, pourrie par les coteries. Si l’industrie pharmaceutique a tant de pouvoir, ce n’est pas seulement à cause des hommes politiques, c’est parce que la République – qui n’est jamais qu’une ploutocratie – n’a pas les moyens politiques de ne pas succomber sans cesse sous les assauts secrets des puissances financières. En République, celui qui a l’argent gouverne. Qui, aujourd’hui, possède l’argent ? La réponse est bien simple.

Benoît Le Nizan

Vous pouvez vous procurer ce livre chez Livres en famille : https://www.livresenfamille.fr/actualite-etudes-essais/28045-victimes-des-vaccins-covid-19-ce-que-revelent-les-chiffres-officiels-.html

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L’Amérique latine fait un premier pas vers l’abolition de la GPA

À Lima, des experts de dix pays ont mis en garde contre la progression du tourisme reproductif et demandé son interdiction à l’échelle mondiale.

D’éminents experts en droit, bioéthique, santé, philosophie et communication, ainsi que des législateurs et des défenseurs des droits de l’homme du Pérou, du Mexique, de la Colombie, de l’Équateur, de l’Argentine, du Chili, de l’Uruguay, de la France et de l’Espagne se sont réunis à Lima pour la troisième conférence de Casablanca, les 4 et 5 juin. Casablanca est la plus grande organisation internationale œuvrant pour une interdiction internationale de la maternité de substitution sous toutes ses formes. Le groupe est né en 2023 sous la direction du juriste Bernard García Larraín, lorsque sa première conférence s’est tenue dans la ville du même nom (Maroc, 2023). Cette réunion a débouché sur la Déclaration internationale pour l’abolition de la gestation pour autrui, signée par plus de 100 experts de 75 nationalités. La deuxième conférence a eu lieu à Rome (Italie, 2024), où ses promoteurs ont été reçus par le pape François.

Le choix de Lima comme lieu de la troisième conférence internationale répond à la croissance exponentielle de cette pratique en Amérique latine, nouvel épicentre du tourisme reproductif mondial. Plusieurs facteurs géopolitiques ont fait de l’Amérique latine un foyer d’exploitation reproductive. Il s’agit notamment du continent le plus inégalitaire, le plus violent et le plus dangereux pour les femmes, dont la moitié vit dans la pauvreté. Les faiblesses institutionnelles, l’insécurité juridique et la corruption endémique contribuent à faire de la région un énorme réservoir de matière première reproductive. À cela s’ajoute le coût relativement faible de cette pratique qui, dans des pays comme les États-Unis ou le Canada, dépasse les 100 000 dollars, alors qu’en Argentine, par exemple, il oscille entre 20 000 et 50 000 dollars. Il s’agit d’un marché mondial pour les femmes et les enfants qui, selon une étude de Global Market Insights, atteindra 129 milliards de dollars d’ici 2032. L’Amérique latine offre de grandes possibilités d’expansion commerciale.

Contrairement à l’Europe, où la plupart des pays ont imposé des interdictions de plus en plus strictes sur la maternité de substitution, en Amérique latine, la pratique reste largement incontrôlée. Si, dans la majeure partie de la région, la maternité de substitution est illégale parce que la filiation est établie par la naissance, les pressions internationales ont néanmoins favorisé une approche tolérante et permissive de l’exploitation des femmes pauvres, ainsi que de la production et de la vente d’enfants. Tout aussi illégale est la contractualisation d’organes ou de fonctions reproductives, la patrimonialisation du corps ou l’achat et la vente de biomatériaux.

Verónica Toller, directrice du Comité exécutif pour la lutte contre la traite et l’exploitation des personnes en Argentine, a fait le lien entre la maternité de substitution et la traite des femmes et a expliqué la situation en Argentine, où depuis décembre 2023, une série d’événements a révélé de nombreux réseaux de traite reproductive actifs dans le pays. Depuis lors, la justice argentine a ouvert 4 dossiers impliquant quelque 67 personnes – recruteurs, avocats, notaires, cliniques et autres gestionnaires et intermédiaires – qui font actuellement l’objet d’une enquête pour avoir prétendument réduit des dizaines de femmes à la servitude et produit des bébés destinés à la vente. Le gouvernement argentin collabore actuellement avec Protex – le bureau du procureur chargé de la traite et de l’exploitation des personnes -, d’autres procureurs, le service des migrations et le ministère des affaires étrangères afin de faire la lumière sur ces affaires et de décourager la demande transnationale de vente d’utérus argentins.

Le juriste Jorge Cardona Llorens (Espagne), ancien membre du Comité des droits de l’enfant des Nations unies, a précisé qu’il n’existe pas de droit à son propre enfant, contenant la même information génétique ou celle de tiers sélectionnés sur catalogue. L’intérêt supérieur de l’enfant exige de connaître son origine et d’être élevé par ses parents, et non par ceux qui l’ont acquis comme objet d’un contrat onéreux, d’une sélection génétique européenne et d’une fabrication commerciale. Olivia Maurel (France), porte-parole de la Déclaration de Casablanca, a clôturé la conférence en apportant son témoignage d’enfant née par gestation pour autrui. Son premier livre, “Où es-tu maman ? -qui sera bientôt disponible en anglais, reflète son histoire de détachement, arrachée à sa mère et remise aux commissaires.

Les lobbyistes de la maternité de substitution affirment qu’il est nécessaire de la légaliser pour éviter les excès et protéger les plus faibles. Les signataires, les experts et les partisans de Casablanca affirment qu’aucune légalisation ne rendrait acceptable une pratique qui est en soi indigne et inhumaine. Les femmes ne sont pas les ressources reproductives d’autrui, ni les enfants l’objet d’un contrat et d’une chaîne de production.

Pélé et évêques : clarification, et avenir

Les évêques français “énervent” le pélé. Le pélé “énerve” les évêques français.

Point de situation, et pistes pour l’avenir.

L’OMBRE DE MGR LEFEBVRE

Les organisateurs du pèlerinage de Chartres ont le mérite de la clarté.
Dans le livret du pèlerin, dès les premières pages, le nom de Mgr Lefebvre apparaît au moins 6 fois.
La source du pélé, de la FSSP, d’autres communautés (Riaumont, Chéméré, IBP, etc.) y est donc clairement rappelée. Dans les éditions précédentes, Mgr Lefebvre était cité également. Tout est dit clairement.

LA GENEROSITE DE L’EGLISE DES 1988

Cette filiation s’explique par l’accueil de prêtres « tradi » en 1988 par le Pape Jean-Paul II, suite aux sacres de 4 évêques par Mgr Lefebvre.
Certes, ces prêtres devenus « Ecclesia Dei » n’ont pas suivi Mgr Lefebvre lors de ces sacres. Mais, y a-t-il un point de doctrine qui les distingue ? A priori aucun dans la doctrine, celle de la Chrétienté. C’est plutôt la relation avec l’Eglise officielle qui les différencie.
Quoi qu’il en soit, Jean-Paul II a alors clairement accepté la présence de ces prêtres « doctrinalement lefebvristes » dans l’Eglise officielle. Il a même demandé aux évêques d’accorder des permissions « larges et généreuses » à ce mouvement (Motu Proprio Ecclesia Dei).
Jean-Paul II ne leur a jamais fixé de limite de date, ni d’effectifs.
Finalement, par sa voix, l’Eglise a accepté la demande de Mgr Lefebvre (citée dans le carnet du pèlerin) : « laissez-nous faire l’expérience de la Tradition ».

LES EVEQUES : MAUVAIS JOUEURS ?

Cette « expérience de la Tradition » a porté des fruits, de beaux fruits : autres communautés religieuses, écoles, vocations, etc.
Plus encore, lorsque Benoît XVI a élargi à tous les prêtres la possibilité de se « tradiser », le mouvement s’est amplifié.
Certes, il serait faux de dire que tous les prêtres célébrant la messe tradi sont parfaitement convaincus de la doctrine traditionnelle. Mais le lien reste fort, entre doctrine et messe, comme l’a rappelé le Pape François, quand il a restreint les droits des prêtres par « Traditionis custodes ».
Voyant le succès du « monde tradi », les évêques s’acharnent à refuser de plus en plus ce que l’Eglise avait accordé avec Jean-Paul II. Notamment en France. Sans parler de la « démission » de Mgr Rey.
Est-ce honnête ?
Le « monde tradi » n’a pas changé de doctrine, ni de rites (par définition, d’ailleurs…). Il n’y a donc aucune raison de revenir sur ce qui a été accordé. Ce serait une rupture de confiance, alors que l’Eglise est censée « ni se tromper, ni nous tromper ».

UNE FRAGILITE : NOS AUMONIERS

La question que tout le monde s’est posée au moment de « Traditionis custodes », c’est : que feront les prêtres Ecclesia Dei si l’Eglise leur interdit de dire la « messe tradie » ?
Reviendront-ils à une dissidence comme celle de leur inspirateur des années 1970, Mgr Lefebvre ?
Ou bien obéiront-ils aux ordres de Rome ?
L’avantage du pélé, c’est que ce sont des laïcs qui organisent. Les laïcs tiendront plus facilement que les clercs, ils ne sont pas soumis aux mêmes pressions hiérarchiques. Mais quid des aumôniers du pélé ?
Ils sont soumis à un chantage plus ou moins profond, avec des évêques qui leur disent en substance : « rentrez dans le rang, sinon nous pouvons supprimer les autorisations que nous vous donnons dans notre diocèse ».

NOUS, LAICS, QUE FAIRE ?

Nous n’avons pas de solution magique à proposer.
Tout d’abord, nous sentons que Mgr Lefebvre et la FSSPX avaient des raisons d’être prudents, en 1988, et lors du rapprochement éphémère avec Benoît XVI. Cela peut nous aider à les comprendre.

Ensuite, quelques pistes, pour nous, laïcs, pour faire sentir aux évêques que nous n’acceptons pas leur chantage :

  • Créer et développer nos écoles hors-contrat, qui montrent aux évêques que leur force sociale principale est fragile
  • Soutenir nos abbés par nos dons, et refuser de donner à la quête (qui va à l’évêque)
  • Donner tous nos impôts « flèchables » (IR, IS, IFI) à ces œuvres
    et… dernière piste, pour clôre cet article par le thème initial :
  • Faire du WE de Pentecôte un immense pèlerinage national, avec 100 pélés convergeant vers Chartres, et peut-être 3 ou 4 autres lieux symboliques (Reims, Lourdes, Cotignac), tous sous la bannière Notre-Dame de Chrétienté : passer de 19 000 à 100 000 pèlerins ! Avec une priorité donnée à Paris-Chartres, bien sûr !

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]

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La cathédrale de Laval touchée par un début d’incendie sans doute criminel

Communiqué du diocèse :

Entre 5h00 et 5h15 du matin, un début d’incendie a été signalé sur le flanc gauche des échafaudages de la cathédrale de Laval.

Alertées par un passant ayant remarqué une fumée suspecte, les forces de police ont immédiatement déclenché une intervention, coordonnée avec les sapeurs-pompiers.

L’action rapide et conjointe des services d’urgence a permis de maîtriser le sinistre et d’éviter des dommages majeurs.

Une enquête judiciaire a été ouverte. À ce stade, aucun scénario précis n’est établi, et les investigations sont en cours.

Toute personne ayant été témoin de faits suspects ou disposant d’informations utiles est invitée à contacter les services de police de l’État.

Une enquête est ouverte, l’origine volontaire de l’incendie est privilégiée selon le parquet.

Le père Le Vacher, victime des barbaresques

Geneviève Chauvel a grandi en Syrie, puis en Algérie. Photographe de guerre et grand reporter, elle a réalisé des interviews des principaux chefs d’État du Moyen-Orient. Sa connaissance du monde arabe, de son histoire et de sa culture, comme celle du monde chrétien, a été saluée avec le succès de ses nombreux ouvrages. Elle vient de publier un ouvrage tout à fait passionnant, qui se lit comme un roman, intitulé Mission en terres barbaresques. Il s’agit de l’histoire du père Jean Le Vacher, missionnaire à Tunis puis à Alger, envoyé par saint Vincent de Paul pour aider les esclaves chrétiens à garder la foi.

Pionnier de « l’oeuvre des esclaves » créée par Vincent de Paul pour secourir les captifs chrétiens enchaînés dans les bagnes de Tunis et Alger, le père Le Vacher n’a que 28 ans quand il débarque à Tunis. Ce simple missionnaire deviendra rapidement vicaire apostolique, représentant le pape, et consul de France, au service de Louis XIV. Pénétré de l’amour du Christ, il ne ménagea pas ses forces pour venir en aide, tant sur le plan matériel que sur le plan spirituel, aux nombreux esclaves capturés par les corsaires barbaresques lors de razzias en Méditerranée.

Il finira sa vie à la fois en héros et en martyr, attaché à la bouche d’un canon par l’épouvantable dey d’Alger Mezzomorto, qui lui avait laissé le choix entre cette mort et devenir musulman…

 

48 femmes chrétiennes exécutées en Syrie le jour de la Pentecôte [Erratum]

L’archevêque américain Salvatore Cordileone a déclaré que 48 femmes chrétiennes ont été exécutées en Syrie le jour de la Pentecôte. Le 10 juin, l’archevêque de San Francisco a écrit sur X :

“Une nouvelle m’est parvenue, que je ne peux pas confirmer personnellement mais qui provient d’une source en laquelle j’ai confiance, selon laquelle à 4 heures du matin le dimanche de la Pentecôte, 48 femmes chrétiennes ont été exécutées dans une banlieue de Damas. Que le Seigneur les ramène chez elles. Que leur sang soit la semence de l’Église. Que la communauté internationale des droits de l’homme se lève pour protester contre ces assassinats”.

Depuis la chute du régime Assad et la prise de contrôle du pays par l’ancien chef de milice islamiste Ahmed al-Sharaa, la Syrie est passée d’une dictature qui assurait généralement la liberté religieuse à un État islamique qui persécute les alaouites et les chrétiens.

Dans un entretien exclusif avec LifeSiteNews publié en avril, le responsable de Christian Solidarity International (CSI) Allemagne, le père Peter Fuchs, a décrit comment les Alaouites sont massacrés par les forces islamistes soutenues par le gouvernement et comment les chrétiens sont poussés à accepter l’islam, vivant dans la crainte d’être les prochains à être tués.

Addendum : On m’informe que cette information est erronée. Mgr Cordileone a mis un post sur X affirmant qu’il n’a pas pu obtenir confirmation :

 

Les musulmans bientôt plus nombreux que les chrétiens dans le monde

Une étude fort intéressante sur l’évolution des religions dans le monde entre 2010 et 2020 vient de sortir le 9 juin 2025.

Un bon résumé de cette étude :

Alors que le christianisme est resté la plus grande religion au monde entre 2010 et 2020, une récente étude du Pew Research Center révèle que l’islam a connu la plus forte croissance démographique parmi toutes les religions pendant cette décennie.

Le rapport intitulé « Comment le paysage religieux mondial a changé entre 2010 et 2020 », publié récemment, s’appuie sur plus de 2 700 sources, dont des recensements nationaux, des enquêtes démographiques et des registres de population. Certaines estimations du rapport proviennent de données de 2020 qui n’ont été disponibles qu’en 2024, en raison de la pandémie de COVID-19 qui a retardé la publication des données de recensement dans au moins 65 pays.

L’étude couvre 201 pays et se concentre sur sept catégories religieuses : les chrétiens, les musulmans, les hindous, les bouddhistes, les juifs, les adeptes d’autres religions moins connues et les personnes sans affiliation religieuse.

Selon le rapport, le nombre total de chrétiens a augmenté de 122 millions entre 2010 et 2020, tandis que le nombre total de musulmans a augmenté de 327 millions — « plus que toutes les autres religions réunies ». En 2020, la population chrétienne mondiale s’élevait à 2,3 milliards, contre 2 milliards pour les musulmans.

Outre les musulmans, le seul autre groupe à avoir augmenté en proportion de la population mondiale est celui des personnes se déclarant sans religion, appelées les « non affiliés ».

Le rapport qualifie ce phénomène de « frappant », car les personnes sans affiliation religieuse sont généralement plus âgées et ont un taux de fécondité plus bas, ce qui constitue un « désavantage » en matière de croissance démographique.

Pourtant, fin 2020, les « non affiliés » représentaient 24,2 % de la population mondiale, faisant d’eux le troisième plus grand groupe étudié, derrière les chrétiens et les musulmans. […]

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La Chine reconnaît un évêque consacré dans l’Eglise clandestine

Mercredi 11 juin, en la fête de Saint Barnabé Apôtre, a eu lieu la « reconnaissance des effets civils » et la prise de possession de la charge de Mgr Joseph Lin Yuntuan, 73 ans, que le Saint-Père, « dans le cadre du dialogue sur l’application de l’Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine », a nommé le 5 juin 2025 comme évêque auxiliaire de Fuzhou (province de Fujian, Chine). Il s’agit de la première nomination d’un évêque chinois par le pape actuel, moins d’un mois après le début de son pontificat.

La reconnaissance officielle de Mgr Joseph Lin Yuntuan comme évêque auxiliaire du diocèse de Fuzhou était un événement très attendu par la communauté locale. Jusqu’à présent, les autorités et les appareils du gouvernement chinois n’avaient pas reconnu la charge épiscopale de Mgr Lin.

Mgr Lin Yuntuan est né à Fuqing (Fujian) le 12 mars 1952. De 1979 à 1983, il a fréquenté le séminaire diocésain de Fuzhou. Il a été ordonné prêtre le 9 avril 1984. De 1984 à 1994, puis de 1996 à 2002, il a exercé la fonction de curé dans diverses paroisses du diocèse. En 1985, il a également exercé la fonction de professeur au séminaire diocésain. De 1994 à 1996, puis de 2000 à 2003, il occupe la fonction de directeur adjoint de la Commission économique diocésaine. Parallèlement, pendant plusieurs années, il est délégué épiscopal. De 2003 à 2007, il a exercé la fonction d’administrateur diocésain, tandis que dans la période suivante, jusqu’en 2013, il a assisté l’administrateur apostolique de la circonscription en tant que délégué. De 2013 à 2016, il a ensuite exercé le ministère d’administrateur apostolique ad nutum Sanctae Sedis. Il a reçu l’ordination épiscopale le 28 décembre 2017.

« Nous désirons bâtir une société nouvelle, illuminée par le Christ »

Voici l’homélie de Mgr Philippe Christory prononcée à Chartres pour la messe de clôture du 43e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté :

« Le pape Léon vient d’écrire un message à l’Eglise qui est en France à l’occasion de l’anniversaire de la canonisation de Saint Jean Eudes, Saint Jean-Marie Vianney et Sainte Thérèse de Lisieux. Le pape nous dit :

« Ils ont aimé sans réserve Jésus, de manière simple et authentique. Ils ont fait l’expérience de sa bonté et de sa tendresse, dans une particulière proximité quotidienne et ils ont témoigné dans un admirable élan missionnaire. »

Tout est dit : l’amour, la proximité et l’annonce. Que Jésus soit la source, le sens, la raison d’être de nos vies, comme pour ces saints. Le jubilé de l’espérance à Rome et le jubilé des 1 000 ans de la crypte à Chartres sont des canaux de la grâce que Jésus communique à qui se met à son école en l’écoutant.

Vous, les pèlerins, avez marché, transpiré, souffert, peu dormi, crié, chanté, prié. Vous vous êtes déplacés hors de tout confort, vous soutenant mutuellement, guidés par une flèche de Notre-Dame de Chartres, aperçue dans le lointain. Cette vision vous a donné du courage, vous avez chanté la louange du Seigneur. Vous méritez notre admiration. Vous êtes entrés dans la joie du jubilé de l’espérance.

105 kilomètres à pied. Demandons-nous pourquoi vous avez décidé de fournir un tel effort. Croyons-nous que nous serons récompensés par Jésus ? La révélation biblique dit que face à la fidélité de son peuple, Dieu s’est approché afin de partager notre vie humaine. Lui de condition divine a consenti à descendre dans ce monde habité par le mal. Il a consenti à s’humilier et à vivre même l’humiliation, plus qu’aucun autre homme. Sa passion, Jésus la vit dès sa naissance, à Bethléem. Il s’offre en victime pour payer le prix du rachat de nos péchés et sauver l’humanité de la mort éternelle. Cette offrande libre s’accomplit pleinement sur la croix. Il meurt dans d’atroces souffrances en portant sur lui tous nos péchés. Alors oui, nous avons marché en action de grâce pour le remercier et accueillir le Salut offert gratuitement. Par Lui, tout est donné, tout est achevé, le mystère de la rédemption est accompli. Pas notre amour, nous répondons à son amour, qui est toujours premier.

A la suite du pèlerinage, quelle sera la nouveauté de votre vie ? Quel fruit émergera de ce dépassement de soi ? Nous désirons bâtir une société nouvelle, illuminée par le Christ et vivre selon l’Esprit, en unissant nos talents et nos charismes. Toutes nos capacités humaines doivent se mettre au service de la civilisation de l’amour. Construire la paix et non la guerre. Œuvrer pour l’accueil et non le rejet. Encourager l’amour, et non pas l’indifférence. Avec Dieu, nous ne sommes pas seuls car Jésus fit cette promesse :

« Si je ne m’en vais pas, le défenseur ne viendra pas à vous. Mais si je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. »

Sur cette promesse, notre foi est bâtie. Jésus est dans la gloire divine et simultanément, il demeure au milieu de nous quand nous sommes rassemblés au milieu de lui en son nom.

Comment faire pour discerner le chemin à emprunter ? Ecoutons Jésus :

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits. »

Jésus demande que nous demeurions en lui, en gardant sa parole :

« Qui m’aime gardera ma parole. » « Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. »

Les paroles de Jésus sont limpides. Sa parole est notre nourriture car « l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». En tant de moments, les foules suivaient Jésus en Galilée et en Judée pour qu’il touche et guérisse les malades. Mais que faisait Jésus ? Il les enseignait longuement et ceux qui l’écoutaient gardaient ses paroles. Le prophète Ezéchiel prit le rouleau de la loi et dit : « Je le mangeais et dans ma bouche il fut doux comme du miel. »

Faisons mémoire des paroles qui nous ont nourris au cours de notre marche ; quelles sont celles qui éclaireront à l’avenir notre prière quotidienne ? En effet, chers fils et filles, la prière est une respiration de l’âme nourrie de la parole des saintes écritures. L’expérience montre qu’il est plus facile de marcher 100 kilomètres en deux jours et demi que de prier tous les jours un quart d’heure. N’est-ce pas notre vocation de nous mettre à l’écoute de Dieu quotidiennement ? Remercions Jésus d’avoir pris sur lui notre péché en lui offrant un quart d’heure quotidien, au moins. Pour tenir le cap sur la route de la foi en notre société pervertie – c’est Saint Paul qui parle de société pervertie – il est nécessaire d’avoir un grand désir. « Que veux-tu que je fasse pour toi ? », dit Jésus à Bartimée. Une adolescente bientôt confirmée m’écrit le désir de « s’attacher éternellement au Seigneur ».

Toi qui es aujourd’hui à Chartres, est-ce ton désir de t’attacher à Jésus Christ toute ta vie ? Si oui, comment feras-tu ? Jésus dit :

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. Mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et chez lui, nous nous ferons une demeure. »

La foi chrétienne consiste à écouter Jésus Christ, à lui ouvrir la porte du cœur où le laisser entrer. L’amour divin est comme un feu, tel celui qui incendiait la montagne du Sinaï face à Moïse, qui allait à la rencontre de Dieu. Il y a trois siècles, Jésus révélait son cœur à Sainte Marguerite Marie :

« Mon cœur est si passionné d’amour et pour toi en particulier, que, ne pouvant contenir les flammes de son amour, il faut qu’il les répande par ton moyen. Si tu le crois, tu verras la puissance de mon cœur dans la magnificence de mon amour. »

Les saints et les saintes font la richesse de l’Eglise. Par eux, nous avons reçu l’héritage de la foi et dorénavant, c’est à chacun d’en vivre et d’en être témoin en brillant de la lumière de l’Esprit saint.

C’est pourquoi la question t’est posée maintenant : choisis-tu la sainteté comme but de ta vie ? Celui qui découvre la foi est émerveillé d’entendre que Dieu est amour et qu’il se fait proche par le Saint Esprit pour communiquer son amour. Mais le danger est grand pour tout chrétien qui croit sa foi solide et pense que la conversion n’est pas pour lui. Il faut se rappeler les paroles de l’ange à l’Eglise d’Ephèse : « J’ai contre toi que ton premier amour, tu l’as abandonné. » Le danger est tout aussi grand pour les prêtres, les consacrés et les religieux. As-tu conservé l’amour qui t’a encouragé à dire oui à la consécration ou au sacerdoce ? Nous pouvons nous interroger ; comment être témoins du Christ si l’Evangile ne brûle pas en nous-mêmes afin d’être libérés de nos chaînes et de nos idées trop certaines pour être entraînés là où l’Esprit nous mène ?

L’amour est à ce prix. L’amour demande le don de soi entier et joyeux. Le temps est au témoignage, mais pour être témoin, il faut connaître la parole de Dieu et la porter courageusement aux hommes de ce temps. Jésus disait : « Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. » Or le monde n’écoute pas Dieu, il s’écoute lui-même et se ferme à la voix de Dieu. C’est pourquoi Jésus a besoin de Dieu. Il est probable que nous ne serons pas toujours acceptés, mais Jésus nous a prévenus. Cette résistance appartient à la transmission de la foi, elle en est même un critère d’authenticité.

Chers pèlerins marcheurs, la beauté de la Création est le signe de la présence de Dieu. Vous avez joui du spectacle de cette nature : des champs plantés de céréales, des forêts, du soleil, peut-être du vent. Votre générosité joyeuse sera le signe de la véracité de votre foi auprès de vos amis. Le chrétien est un pèlerin de l’espérance qui accepte de laisser son père, sa mère, sa maison et son travail pour entreprendre le grand pèlerinage de la foi dans le but d’annoncer la bonne nouvelle. Ici à Chartres, vous êtes venus vers Notre-Dame. Confiez à la Vierge vos peines et peut-être vos larmes. Confiez-lui votre cœur brisé, parfois par de grandes souffrances, des trahisons, des déceptions, des abus. Confiez-lui vos désirs afin qu’elle les présente à son fils Jésus, offrez-lui vos projets. Là est sa mission : intercéder pour chacun de ses enfants. Marie, soyez-en sûrs, vous accompagne sur ce pèlerinage terrestre et sa plus grande joie est de vous conduire à son Fils. Dans quelques heures, la plupart d’entre vous retrouveront leur famille, leur maison, leurs études, leur travail. Notre vie chrétienne se vit là où nous sommes enracinés, auprès de personnes à qui témoigner des merveilles de Dieu.

Vers quelle flèche allez-vous dorénavant vous orienter ? La parole de Dieu sera-t-elle votre nourriture et votre guide ? Quel sera votre projet de vie ? Mes frères, mes sœurs, mes enfants et mes amis, ne faisons pas fausse route. Seul Jésus Christ est le chemin, la vérité et la vie. Notre marche ne fait que commencer et la promesse est là : un monde nouveau est possible. En serons-nous les bâtisseurs ? Osons nous mettre en chemin ensemble avec la grâce de Dieu. Pour chacun, il s’agit de dire oui à l’amour et Dieu donnera le reste par surcroît. Bonne route. Amen.

Sur Sud Radio, André Bercoff invite Jean-Pierre Maugendre pour évoquer le pèlerinage de Chartres

André Bercoff est venu sur le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté :

Une liturgie missionnaire

Philippe Pelissier a recueilli des témoignages de convertis et de « recommençants », entrés ou revenus dans l’Eglise via la messe latine, montrant ainsi que cette liturgie est non seulement bien vivante, mais aussi missionnaire. Bien des jeunes, venus de l’indifférence ou d’une autre religion, entrent (ou rentrent) dans l’Église grâce à elle et aux prêtres qui la célèbrent. Ce sont des chrétiens adultes qui veulent vivre leur foi au sein de l’Église universelle sans considération pour les querelles qui ont divisé leurs grands-parents.

Nous avons interrogé l’auteur :

D’abord qu’appelez-vous précisément la liturgie latine ?

Ce livre présente les parcours d’une quarantaine de néophytes et de “recommencants ” qui sont entrés dans l’Eglise ou sont revenus à elle grâce à la liturgie traditionnelle.  Techniquement, on devrait parler du missel de Saint Jean XXIII ou de 1962 – pour le distinguer du missel promulgué par Saint Paul VI en 1969. Cette liturgie de 1962 étant souvent réduite par le grand public à l’usage du latin, le titre fait allusion à cette identité. Ce titre est certes simplificateur mais on peut espérer qu’il soit bien compris.

Pourquoi la liturgie latine attire-t-elle des néophytes ?

Les motivations sont de deux ordres principaux.  Pour certains, on peut parler de démarche émotionnelle, les fidèles ressentant presque physiquement la présence réelle de Notre Seigneur sur l’autel, notamment grâce à la solennité et au silence de la consécration dans le rite traditionnel.

Pour d’autres, le choix repose sur une base plus intellectuelle : les gestes du prêtre et des fidèles leur semblent plus précisément exprimer la doctrine catholique de l’Eucharistie –  qui n’a pas été modifiée par les Pères Conciliaires.

J’ajoute deux détails complémentaires : l’esthétique est rarement mentionnée et toujours en second plan. Les néophytes ne vont pas à la messe traditionnelle comme on irait au concert !

En revanche, nombre de personnes interrogées ont estimé être mieux nourries par les sermons et la catéchèse plus précis et plus complets des paroisses ou des communautés attachées à la liturgie traditionnelle.

N’oubliez pas que les fidèles ne sont pas enchaînés à une paroisse ou à une communauté.  Les frontières liturgiques sont poreuses et ceux qui optent pour la forme traditionnelle ont presque toujours été assister à la messe “en français ” et souvent continuent de fréquenter ces messes lors de déplacements ou de fêtes de famille. Préférer la liturgie traditionnelle ne signifie pas rejeter automatiquement la liturgie réformée.

La célébration de la messe traditionnelle étant assez disparate selon les diocèses, comment avez-vous recueilli ces témoignages ?

Je n’ai absolument pas travaillé seul mais j’ai pu bénéficier de la bonne volonté d’une paroisse parisienne (Saint Roch où sont célébrées les deux formes de la liturgie romaine) et de deux instituts d’orientation traditionnelle (la fraternité Saint Pierre et la société des missionnaires de la miséricorde divine). Je les remercie vivement de leur coopération – et j’espère que mon travail leur sera utile pour réfléchir à l’accueil des candidats au baptême.

J’ai pu ainsi rencontrer personnellement plusieurs prêtres et quelques fidèles. Les autres témoignages ont été collectés sur la base d’un questionnaire écrit diffusé par cette paroisse et ces deux communautés auprès des néophytes et des recommençants.

Quel est le profil des convertis attirés par la liturgie traditionnelle ? Sont-ils jeunes, âgés, célibataires, de culture chrétienne non baptisés, musulmans … ?

Il n y a pas de profil type mais je note quelques tendances.  En premier lieu l’équilibre des deux sexes. En second lieu, un âge plutôt jeune : nous avons affaire à des étudiants ou à des jeunes professionnels. En troisième lieu une majorité de personnes issues de familles déchristianisées dont les grands parents ont pu être catholiques mais dont les parents ont refusé de transmettre la foi.

On trouve aussi  quelques convertis d’origine juive ou musulmane mais dont les familles avaient pris leurs distances à l’égard de leur religion.

Dans tous les cas, ce sont des gens qui se sont interrogés sur le sens de leur vie et ont trouvé que le catholicisme, en particulier dans sa version “tradie” apportait la bonne réponse.

Ils savent que certains au sein de la hiérarchie ecclésiastique sont peu favorables à la liturgie traditionnelle. Ils le savent mais ne comprennent pas les motifs d’une telle réserve.

Quoiqu’il en soit, la messe traditionnelle n’est pas un marqueur social ou culturel, c’est une liturgie vivante et attirante.

 

Ouvrage à commander en ligne sur Les 4 Vérités.

Macron et le lavage de cerveau : la déréalisation est un trouble psychique !

De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée et ancien député européen, pour le Salon beige:

En marge du Sommet sur l’océan de Nice, le Président de la République a cru bon de s’en prendre devant la presse régionale à ceux qui « préfèrent, pendant ce temps là, brainwasher (laver le cerveau) sur l’invasion du pays et les faits divers ». Passons sur l’utilisation d’un mauvais franglais, propre à faire se retourner le Général De Gaulle dans sa tombe, sans doute pour faire « mondialisé » branché mais qui n’est que puérilité.

Alors qu’un jeune homme de 17 ans a été poignardé à mort à Dax et qu’une nouvelle fois une famille est endeuillée par un acte barbare de violence gratuite, M. Macron minimise ce qu’il s’obstine à appeler des faits divers, alors que leur répétition récurrente les transforme en dramatiques faits de société. Cette indifférence au drame vécu par les familles frappées et à l’injustice scandaleuse de jeunes vies ôtées, est évidemment aussi écœurante que révoltante. Mais plus encore peut-être est-elle inquiétante quant à l’état mental du Président.

Ce détachement de la réalité qui nous environne est un trouble dissociatif appelé « déréalisation », souvent accompagné de « dépersonnalisation », trouble psychique qui conduit le sujet à avoir l’impression de s’observer lui-même et à perdre le contrôle sur lui-même. Ces troubles sont généralement causés par une maltraitance affective dans la jeunesse.

Or ce déni et cette morne indifférence à la réalité la plus tragique, comme la propension du Président de la République à se mettre en scène dans une exubérante frénésie diplomatique qui n’aboutit à rien, sauf peut-être à préparer un « recasage » dans une institution internationale, semble traduire un trouble psychique inquiétant pour quelqu’un qui occupe les plus hautes fonctions de l’Etat.

En effet la politique est l’art du réel, dès lors comment agir en chef d’Etat lorsque l’on méconnait la réalité de son propre pays ? Et comment parler et agir en vérité alors que celle-ci est l’adéquation de la pensée à la réalité ? Faut-il dès lors s’étonner que nous soyons dans le règne du mensonge ? Macron n’a-t-il pas célébré l’euthanasie comme un « chemin de fraternité » !

Dans son discours introductif au Sommet de l’océan, le Président a mis en garde contre « la submersion qui nous guette » mais ne perçoit pas la submersion migratoire et civilisationnelle qui, pourtant, saute aux yeux dans nombre de nos quartiers et de nos villes, que même Mélenchon perçoit pour s’en réjouir. Inquiétante distanciation à l’égard d’une réalité concrète qui, comme elle n’est pas traitée, conduit à « la partition du pays » (François Hollande, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « Un Président ne devrait pas dire ça » 2016), pour s’alarmer de façon grandiloquente d’une hypothétique menace géophysique !

Et ne pas percevoir que la violence, la violence mortelle, se répand dans notre pays comme une forme de comportement banale traduit une cécité intellectuelle et mentale alarmante. Il est vrai que lorsque l’on inscrit l’irrespect de la vie humaine en son commencement dans la constitution, et que l’on considère l’euthanasie comme « un chemin de fraternité », faut-il vraiment s’étonner que le respect dû à la vie humaine ne soit plus que relatif et que le Président s’en émeuve peu? D’autant que, durant des décennies, les idéologues de gauche n’ont cessé de propager la culture de l’excuse selon laquelle la délinquance et la violence seraient la conséquence de l’injustice sociale. Quand toute idée de tolérance zéro face à la violence est taxée par la « bobosphère » de dérive fascisante, faut-il s’étonner que, dans les faits, la violence devienne une norme de comportement pour certains?

Nous sommes, en France, confrontés à un recul de la civilisation. Non seulement Emmanuel Macron ne le perçoit pas, mais encore il y contribue par des prises de position transgressives, par un discours et des actes incohérents, une forme de détachement cynique à l’égard des conditions de vie du plus grand nombre, par une logorrhée qui n’aboutit à rien, par un goût morbide pour la dramatisation guerrière. Autant de pratiques qui hystérisent la société, exaspèrent les esprits, mènent à la tentation de la violence pour sortir de l’impasse politique, économique et sociale dans laquelle il a conduit la France. Oui, cet homme est inquiétant. Pire, il est dangereux.

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