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Vous demander le droit de célébrer la messe ? Non merci

Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec publie sa lettre ouverte au ministre de l’Intérieur :

[…] Alors, pourquoi prendre ma plume Monsieur le Ministre ? Je vous rassure tout de suite : en aucun cas pour vous demander, à partir du 11 mai et du déconfinement, le droit de célébrer la messe dans mon église en présence des fidèles qui voudraient y assister.

Vous en demander le droit ? Le droit ? Non merci ! Depuis de nombreuses années, l’habitude a été prise de s’adresser en haut lieu au nom de prétendus droits. Telle minorité réclame le droit à la diversité. Telle catégorie invoque le droit à l’enfant, telle autre le droit de l’empêcher de naître. Je ne me sens ni l’âme d’un syndicaliste en soutane, ni celle d’un révolté mal à l’aise avec son siècle. Je suis convaincu, du reste, que si l’Église ambitionne d’épouser son époque, elle risque fort de terminer veuve à la prochaine. Or je n’ai pas le goût du veuvage Monsieur le Ministre, j’ai simplement fait vœu de célibat.

En rédigeant cette lettre ouverte, je ne vous réclame rien. Je ne vous demande rien. Je n’implore pas votre mansuétude ou votre compréhension. Je me tourne vers vous, non pour faire valoir un droit mais mû par un devoir. Impérieux et grave. Le devoir de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Le devoir de vous affirmer que l’assistance à la messe fonde la dignité de la personne baptisée, que l’Eucharistie est à la fois la source et le sommet de la vie chrétienne. Le devoir de vous dire qu’elle n’est pas d’abord un rassemblement de personnes mais une rencontre avec quelqu’un. Et que ce Quelqu’un, c’est Dieu lui-même. Le devoir enfin, de vous exprimer publiquement ma grande perplexité devant l’incohérence des décisions qui touchent l’après 11 mai et la liberté du culte public.

Depuis le mardi 17 mars, vous le savez, les catholiques français ont joué le jeu du confinement avec une loyauté parfaite. Un sacrifice immense a été consenti par des millions de croyants habitués à leur messe du dimanche. Je doute fort que vous mesuriez le prix qu’il nous en a coûté, vous qui aviez déjà du mal on s’en souvient à mesurer que Notre-Dame de Paris soit une cathédrale. Animés par un réel souci du bien commun, les fidèles des églises ont pourtant accepté de vivre la Semaine Sainte – le point d’orgue des célébrations annuelles – dans un dénuement liturgique total. Loin de s’apitoyer sur leur sort, un grand nombre de chrétiens engagés, de mères de familles, de jeunes de mouvements scouts, de communautés religieuses se sont mis au service de leur prochain en distribuant des repas dans les rues, en confectionnant des masques, en réalisant des blouses. Toujours gratuitement. Souvent discrètement. Généreux, priants, obéissants, prudents, gentils, les catholiques n’ont pas à rougir de leur comportement depuis le début du confinement. Mais soyons clairs Monsieur le Ministre, être bon ne commence pas par un « c ».

Alors que se dessinent peu à peu les mesures du décloisonnement, nous savons déjà qu’à partir du 11 mai prochain – étant entendus les gestes barrières – nous pourrons aller à l’école, prendre les transports en commun, participer de nouveau à l’activité économique du pays, faire de la trottinette, visiter des voisins, courir en forêt… Mais en revanche, aller à la messe nous serait interdit ? Et nous devrions rester cois, impassibles ? Les bons élèves seraient mis à la retenue et les catholiques auraient vocation à devenir les dindons d’une mauvaise farce ?

Devant tant d’incohérences, et d’injustices, il m’est difficile de ne pas voir de l’indécence. Comment ne pas s’indigner devant le mépris des éventuels appétits spirituels des hommes ? Ces derniers appartiendraient à la catégorie des besoins non essentiels. Il n’empêche Monsieur le Ministre, je suis prêtre, et dans une saine distinction des pouvoirs, je ne saurais me considérer comme membre d’une “Église Populaire hexagonale”. La liberté, l’égalité et la fraternité vous sont chères ? Sans que je les érige moi-même en dogmes, je suis prêt à les faire miennes pourvu seulement qu’elles soient vécues en vérité et non en Tartuffe.

La République parle de liberté ? Alors qu’un prêtre célébrait récemment sa messe dominicale en toute légalité, et conformément aux règles du confinement, des policiers armés se sont introduits dans son église pour y faire cesser la cérémonie. Et ce, en violation de la loi qu’ils prétendaient défendre. On a peine du reste à imaginer la même scène dans une mosquée à Colmar… Le dédain avec lequel sont traités les ministres du culte et leurs légitimes aspirations montre à quel point la laïcité républicaine s’est transformée irrésistiblement en un athéisme d’État, sournois puis menaçant.

La République nous parle d’égalité ? Les amendes à géométrie variable entre le jogger sur une plage et les rodéos dans les banlieues pouvaient déjà laisser pantois. Mais lorsque l’on constate que la police intervient dans les églises tandis que le préfet des Bouches-du-Rhône autorise la célébration du Ramadan entre voisins ou qu’une note interne appelle les policiers du Calvados à la retenue à l’endroit des musulmans, les bras nous en tombent. Certains verront une soumission de la République à l’Islam, liée à un rapport de force différent. Sans aller nécessairement jusque-là, il est au moins permis de voir, dans cette inégalité de traitement, l’aveu d’une injustice profonde. L’indifférentisme cultuel prôné par la République ne peut se départir de l’Histoire de France. Réduire une majorité déchue, le catholicisme, à une minorité parmi d’autres revient à refuser de prendre en compte ce que les différentes religions, présentes sur notre territoire national, ont effectivement apporté au corps social et à la patrie charnelle.

La République enfin nous parle de fraternité ? Un mot sublime qui aura sonné douloureusement creux tous ces derniers jours. Savez-vous Monsieur le Ministre, ce que cela fait de célébrer des obsèques dans les conditions qui nous ont été imposées ? Le drame indigne de voir des membres d’une famille contraints de rester à la grille du cimetière, les autorités ne permettant qu’à douze personnes d’accéder aux sépultures ? Ce qui est révoltant, ce n’est pas tant de subir ces contraintes pour des motifs sanitaires que de voir dans le même temps des supermarchés en libre accès ou des avions de ligne chargés de passagers. A la sortie, il y aura des comptes à rendre !

Monsieur le Ministre, la vie chrétienne n’est pas affaire de fricotage électoral ou d’opinion publique. Je suis prêtre, au crépuscule de ma vie il me faudra répondre de mes actes devant Dieu. C’est au nom de ces comptes à rendre que je vous écris ces mots. Ne vous méprenez pas, s’il vous plaît, sur leur vigueur. Le Christ n’invite pas ses disciples à devenir le miel de la terre, mais le sel. Or, comme le dit Bernanos, « du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir ! ». Le bien commun et l’intérêt général sont à ce prix-là. Un discours transparent, sans langue de bois. Que la vie ecclésiale puisse retrouver son rythme au même titre que la vie scolaire, sociale et économique du reste du pays à partir du 11 mai ne relève pas du lobbying mais du droit strict de l’Église et de la plus élémentaire des justices.

Il ne saurait donc s’agir ici, vous l’aurez compris, de vous quémander un droit, mais de vous rappeler à votre propre devoir. Un devoir d’État.

Puisse au moins ces quelques lignes vous le faire savoir.

Des prêtres réclament à leur tour le retour du culte public

130 prêtres de toute la France viennent de publier une tribune réclamant, à leur tour, de pouvoir célébrer la messe pour les fidèles:

Prêtres de terrain, au contact de tous et disponibles pour tous, en milieu urbain, semi-urbain ou rural, aumôniers, vicaires, curés de paroisse, nous venons vous demander, Monsieur le président, de nous laisser nous aussi reprendre pleinement notre service, dès le 11 mai.

Vous pouvez toujours signer et faire signer notre lettre au Premier ministre:

Et pendant ce temps, la police est priée d’éviter d’intervenir dans les territoires musulmans

Le patron de la police nationale a demandé des «explications» :

«Le directeur général de la police nationale (DGPN) a été informé de la diffusion d’un telex de la direction départementale de la sécurité publique du Calvados donnant des instructions restreignant les conditions d’intervention et de patrouille de la police nationale pendant la période du ramadan». «La police nationale intervient en tout point du territoire pour assurer la sécurité des personnes et des biens quelles que soient les circonstances. Le DGPN a demandé qu’un rapport d’explications lui soit transmis dès ce soir».

Selon la note envoyée par le chef d’état-major de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Calvados aux chefs de service du département,

«il n’y a pas lieu d’intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan, pour relever un tapage, contrôler un regroupement de personnes rassemblées après le coucher du soleil pour s’alimenter». «Le directeur demande à tous les personnels de la DDSP de faire preuve de discernement en la matière, afin d’éviter qu’un manquement aux règles de confinement ne dégénère et provoque un trouble supérieur de violences urbaines».

Et après on raconte que l’islamisation est un fantasme d’extrême-droaate !

En Italie aussi, des policiers tentent d’interrompre une messe

La police a interrompu une messe célébrée dimanche avec seulement 12 fidèles dans le village de Soncino, au nord de l’Italie, près de Milan. Une vidéo montre un policier en train de parler au prêtre, Don Lino Viola, juste après l’homélie.

Quelques instants plus tard, il est revenu, essayant de faire parler Viola au maire de la ville, via le téléphone du policier. Cependant, le prêtre a refusé de se plier à la volonté des autorités locales.

Le prêtre a ensuite précisé qu’il y avait un total de 13 personnes dans l’église, dont le prêtre. Il a souligné que «six personnes supplémentaires» sont entrées alors qu’il se préparait dans la sacristie pour se préparer à la messe.

«C’était une famille qui, lors de cette messe, a commémoré des personnes décédées, ainsi qu’une dame qui avait perdu un parent du coronavirus deux jours plus tôt. Ce n’était pas humain de les renvoyer ».

Le prêtre a expliqué que les fidèles étaient éloignés de quatre mètres les uns des autres, et tout le monde portait des masques.

Alors qu’une amende de 280 € a été infligée à chacun des fidèles présents à la messe, le prêtre a dit aux gens de ne pas payer. Le prêtre a été condamné à une amende de 680 €. Il a promis de parler aux autorités locales, en particulier au préfet de la province, et parler à un avocat.

La multiplication d’interventions policières pourrait laisser croire qu’il ne s’agit pas d’une malheureuse coïncidence, mais qu’une persécution sournoise se propage.

« Rendez-nous la messe »

Les appels se multiplient. Boulevard Voltaire diffuse une nouvelle vidéo adressée à Emmanuel Macron :

Infos Bordeaux publie une tribune adressée aux évêques :

[…] Le scandale de la messe interdite, décidée arbitrairement par le gouvernement, a suffisamment duré.

Inutile de revenir sur la base légale de cette interdiction, la loi n°2020-290 du 23 mars 2020 et son décret d’application, qui viole tous les principes du droit. Contrairement au casque à pointe, ces derniers sont faits pour que ceux qui s’en réclament, du soir au matin, s’assoient dessus.

A l’heure des métros et des tramways bondés en région parisienne, malgré le confinement, l’argument des mesures de distanciation sociale n’est plus seulement ridicule, il est odieux. A la veille du retour des enfants dans les crèches, les garderies et les écoles, l’antienne de la prudence sanitaire relève du sophisme le plus indécent. Après des semaines au cours desquelles les supermarchés, contrairement aux églises, sont restés ouverts, quel évêque et quel prêtre osera encore dire à ses ouailles, à la suite de Saint Matthieu, que « L’homme ne vivra pas de pain seulement. » ?

« N’ayez pas peur ! » Combien de fois nos évêques et nos prêtres ont-ils repris, en chair ou ailleurs, l’apostrophe lancée le 16 octobre 1978 par le pape Saint Jean-Paul II aux catholiques du monde entier. Un appel resté lettre morte. Nous avons tous peur. J’ai peur. Nos évêques ont peur. Nos prêtres ont peur. Les catholiques ont peur.

L’histoire, qui n’oublie rien, retiendra que les catholiques français auront davantage tremblé devant l’inconsistant président Macron que les catholiques polonais face au terrifiant général Jaruzelski. L’obéissance n’est pas la servilité. L’Eglise ne peut pas indéfiniment être du côté de Créon contre Antigone. Lorsque les frontières de l’inacceptable ont été définitivement franchies, il est plus que temps de redresser la tête. Et de dire « non ». Et de hurler : « ça suffit ! ».

Le 25 juillet 1593, le roi Henri IV a estimé que Paris valait bien une messe. En 2020, nos évêques et nos prêtres ne peuvent-ils pas considérer qu’une messe vaut bien une amende de 135 euros ? En fonction de leur réponse, ils entendront, ou pas, l’écho de Saint Luc : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Conférences en ligne

A compter du mardi 28 avril, Odeia vous offre plusieurs cycles de conférences, en direct via Internet, sur des thématiques historiques, artistiques et géopolitiques. Nos deux premiers conférenciers vous présentent leur sujet en vidéo !

Conférences en direct de 45 min suivies de 15 min de questions.

Inscription par email à [email protected]

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Docteur en Histoire de l’Art et chargé de cours à l’Université de Provence, Jean-Michel SANCHEZ est spécialiste d’art sacré et musicologue. Il donne de nombreuses conférences et accompagne de nombreux voyages culturels depuis des années !

Passionné et passionnant, il n’a pas son pareil pour parler d’Histoire de l’Art et plus particulièrement de l’Art roman, de ses origines en Lombardi et de son rayonnement en France et en Espagne.

Le calendrier de ses conférences virtuelles :
Partie 1 : Mardi 28 avril – 16h
Partie 2 : Jeudi 30 avril – 16h
Partie 3 : Lundi 4 mai – 16h
Partie 4 : Mercredi 6 mai – 16h
Partie 5 : Vendredi 8 mai – 16h

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MARC FROMAGER

Marc FROMAGER a été longtemps le Président de l’AED en France. Né en 1968 à Nouméa, père de 6 enfants, il a vécu vingt ans à l’étranger et travaille depuis plus de vingt ans pour l’Eglise. Il est l’auteur de plusieurs livres et articles et a fait de nombreux séjours au Moyen-Orient, dont le dernier en Syrie en mars 2020. Il donne de nombreuses conférences avec une parole très libre et a accès à des informations peu utilisées par la plupart des médias.

Ses deux conférences reviendront sur l’histoire et les origines du conflit qui déchire la Syrie et l’Irak depuis de nombreuses années. Il aborde les tensions autour du gaz qui? selon toute vraisemblance, sert «d’arrière-plan» de la guerre contre la Syrie. Il décryptera pour vous les responsabilités locales et internationales de ce conflit, ce qui vous permettra de mieux comprendre l’attitude de la France ou des Etats Unis.

Le calendrier de ses conférences virtuelles :
Partie 1 : Mercredi 29 avril – 11h
Partie 2 : Mardi 5 mai – 11h

 

Deux nouveaux Accueils Louis et Zélie

Pendant ce temps de pandémie source de tant de souffrances familiales, les 28 Accueils Louis et Zélie sont disponibles par téléphone et par mail pour soutenir et accompagner toute personne en détresse.

Deux nouveaux accueils viennent d’ouvrir en région parisienne :

Ces centres d’orientation ouverts à tous sont des lieux d’écoute et d’accompagnement qui s’adressent à toute personne qui subit douloureusement ces semaines de confinement. Parce que chaque personne est unique et que son histoire mérite une attention soutenue, les Accueils Louis et Zélie assurent un accompagnement personnel, confidentiel et gratuit. Chaque Accueil est constitué d’une équipe d’accompagnateurs bénévoles dont certains exercent par ailleurs une profession dans le domaine médical ou social : médecin, sage-femme, psychologue, conseiller conjugal, médiateur familial, coach… Tous accomplissent un travail de conseil et d’accompagnement gratuit dans la limite de leurs compétences avec un infini respect de chaque personne, quelles que soient ses convictions.

Les évêques disent combien il est essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère communautaire à partir du 11 mai

Les évêques se sont réunis aujourd’hui par visio-conférence. Dans leur communiqué, ils montrent qu’ils ont entendu le désir des fidèles catholiques de retrouver l’accès aux sacrements :

Les évêques sont profondément conscients de l’impatience des fidèles à se retrouver pour célébrer et nourrir leur foi et la partagent. Ils entendent l’urgence que tous ceux qui le peuvent puissent s’impliquer davantage auprès des plus pauvres.

Avec tous les fidèles catholiques, ils veulent, de plus, être pleinement solidaires des efforts collectifs pour lutter contre une épidémie qui demeure menaçante et difficile à maîtriser.

Le Président de la Conférence des évêques a pu témoigner de la qualité du dialogue engagé tant avec le Président de la République qu’avec le Gouvernement. Tous se sont réjouis de la convergence de vue entre le Pape François et le Chef de l’Etat sur les enjeux internationaux et humanitaires de la pandémie.

Un plan de déconfinement alliant le désir résolu de permettre à nouveau aux fidèles de participer aux sacrements et un grand esprit de responsabilité sanitaire a été présenté et discuté. Il sera communiqué aux pouvoirs publics dès aujourd’hui pour que le dialogue puisse se poursuivre, tant au niveau national qu’au plan local des préfets et des maires. Ce plan attire aussi l’attention sur la situation particulière des sanctuaires.

Les évêques de France redisent combien il leur semble essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai 2020.

Ils remercient solennellement le personnel soignant et tous ceux qui permettent à notre société de fonctionner malgré la crise sanitaire en cours. Ils assurent de leur profonde sollicitude les familles en deuil et toutes les victimes de la pandémie. Ils remercient les prêtres, les communautés chrétiennes et les mouvements de leur persévérance et de leur créativité pastorale pendant le confinement. Ils expriment leur ferme résolution de contribuer à la paix sociale et à l’espérance de tous en ce temps de rude crise partagée.

Pour les soutenir, n’hésitez pas à signer notre pétition au Premier ministre (ce dossier n’est plus entre les mains du ministre de l’Intérieur).

Neuvaine à saint Joseph: Jour 2

En ce deuxième jour de la neuvaine, demandons à saint Joseph de nous enseigner à vivre de foi. 
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Prière de Léon XIII : Ô Bienheureux Joseph, Gardien très vigilant de la Sainte Famille
« Ô Bienheureux Joseph, nous recourons à vous, dans notre tribulation, et, après avoir imploré le secours de votre Très Sainte Épouse, nous sollicitions aussi, en toute confiance, votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, au nom de l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de jeter un regard propice, sur l’héritage acquis par Jésus-Christ, au prix de Son Sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Ô Gardien très vigilant de la Sainte Famille, protégez la famille privilégiée de Jésus Christ. Père très aimant, préservez-nous de toute contagion, de la corruption et de l’erreur ; protecteur très puissant, soyez nous secourable et assistez-nous, du haut du Ciel, dans le combat que nous avons à soutenir contre la puissance des ténèbres.

Et de même qu’autrefois vous avez arraché l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité, et couvrez-nous de votre constante protection, afin que nous puissions, à votre exemple et par votre assistance, vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l’éternelle félicité dans le Ciel.
Amen. »

Méditation

« Nous avons tellement besoin de foi ! La foi est si nécessaire à l’homme de notre temps, de l’ère difficile d’aujourd’hui ! Une grande foi est si nécessaire ! Aujourd’hui encore, une grande foi est nécessaire pour les hommes, les familles, les communautés, l’Église.
« Joseph, fils de David, n’aie pas peur d’emmener Marie avec toi parce que ce qui est généré en elle vient du Saint-Esprit » (Mt 1,20).
Peuple de Dieu ! Église ! N’ayez pas peur de prendre Marie avec Joseph de Nazareth. N’ayez pas peur de prendre Jésus-Christ, son Fils, dans toute votre vie. N’ayez pas peur de le prendre dans une foi semblable à la foi de Joseph.
N’ayez pas peur de le prendre sous les toits de vos maisons – tout comme Joseph a accueilli Jésus sous le toit de la maison de Nazareth. N’ayez pas peur de prendre Christ dans votre travail quotidien.
N’ayez pas peur de le prendre dans votre “monde”. Alors ce “monde” sera vraiment “humain”. Il deviendra de plus en plus humain. En effet, seul l’Homme-Dieu peut rendre notre “monde humain” pleinement “humain”. » (Saint Jean-Paul II, homélie du 19 mars 1982)
Saint Joseph, illustre descendant de David, priez pour nous

Saint Joseph, protecteur de la Sainte Église, priez pour nous

Réciter un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père

Prière du pape François 

« Protège, Saint Gardien, notre pays.
Éclaire les responsables du bien commun pour qu’ils sachent – comme toi – prendre soin des personnes confiées à leur responsabilité.

Donne l’intelligence de la science à ceux qui recherchent des moyens adéquats pour la santé et le bien physique de nos frères.
Soutiens les personnes qui se dépensent pour ceux qui en ont besoin : les bénévoles, les infirmiers, les médecins, qui sont en première ligne pour soigner les malades, notamment en mettant leur propre sécurité en danger.

Saint Joseph, bénis l’Église : en commençant par ses ministres, fais d’elle le signe et l’instrument de ta lumière et de ta bonté.
Saint Joseph, accompagne les familles : par ton silence priant, construis l’harmonie entre les parents et les enfants, en particulier les plus petits.

Préserve les personnes âgées de la solitude : fais que personne ne soit laissé dans le désespoir de l’abandon et du découragement.
Console celui qui est plus fragile, encourage celui qui vacille, intercède pour les pauvres.
Avec la Vierge Marie, supplie le Seigneur de libérer le monde de toute forme de pandémie.
Amen. »

Citation 

« Nous avons entendu dans l’Évangile que « Joseph fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église. » (Pape François)

Ubuesque

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Le « centre Covid-19 » de Quimper a fermé ses portes aujourd’hui, faute de clients.

Il avait ouvert le 30 mars. Quelque 250 curieux étaient allés voir. Seulement « 50 à 70 » d’entre eux s’étaient fait tester. Parmi eux, « quelques cas » de coronavirus. (On notera l’extrême précision des chiffres donnés par le médecin chef.) Mais depuis deux semaines, plus rien. Et les personnels de santé « s’épuisaient à ne rien faire ». Sic.

Et Quimper – et toute la Cornouaille – va rester confiné, presque toute l’activité économique à l’arrêt, et toute l’activité culturelle et scolaire, pour une maladie qui n’existe pas…

Ludovine de la Rochère: «Le confinement nous rappelle que la famille est le premiers refuge»

Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, signe une tribune dans Le Figaro :

Depuis la deuxième semaine de confinement, le drame des violences familiales s’invite dans l’actualité, la prolongation du confinement et le climat anxiogène étant des facteurs aggravants. Ces situations tragiques nous mettent mal à l’aise. Comment pourrait-il en être autrement en imaginant ces violences, physiques, psychiques ou sexuelles, qui doivent être dénoncées et combattues par tous les moyens. Le malaise est en outre renforcé lorsque nous n’entendons parler des familles que sous cet angle dramatique.

Pourtant, nous ne devons pas oublier que si le confinement est possible, c’est bien grâce aux familles: le gouvernement a pu prendre la décision de fermer les crèches, écoles, collèges et lycées parce qu’il sait que les parents sont là, présents et responsables, pour l’immense majorité d’entre eux. Si la plupart des élèves suivent leurs cours via un écran, s’ils y sont assidus et s’ils font leurs devoirs, c’est bien parce que leurs parents font le nécessaire. Et si les plus jeunes parviennent à poursuivre leurs apprentissages, c’est encore grâce à leurs parents, qui ont pris le relais des maitresses d’école. C’est aussi parce que dans les foyers, l’ambiance est assez sereine pour cela.

De la même manière, si les vacances de printemps ont eu lieu, malgré le confinement, c’est parce que les parents savent occuper leurs enfants, dénicher des idées, faire d’incroyables trouvailles… Comme ils l’ont toujours fait, les parents d’aujourd’hui assument leurs rôles, se dévouent pour leurs enfants, se faisant successivement cuisiniers, infirmiers, instituteurs, partenaires de jeux, consolateurs des bobos et des chagrins et mille autres choses encore… tout en jonglant, pour beaucoup, avec leur activité professionnelle, sur le terrain ou en télétravail.

Quant aux parents d’enfants plus âgés, aux fratries adultes, aux membres de la famille élargie, le confinement a montré toute l’évidence de la solidarité pour eux. Vers qui se sont immédiatement tourné la plupart des Français? Vers leur famille: enfants, parents, grands -parents, frères et sœurs, cousins… Et à qui, pour une très large part, demande-t-on des nouvelles, envoie-t-on des informations et des blagues via Whatsapp, pour dédramatiser? À ceux de la famille qui sont confinés ailleurs.

Certes, tout n’est pas rose dans la vie de famille. Certes, les relations familiales peuvent être compliquées. Certes, ce n’est pas la volonté de chacun d’entre nous de nous retrouver contraints à passer ensemble, et dans un espace restreint, sept semaines, voire davantage. Il n’en reste pas moins que la famille est le premier refuge, le plus adapté, à taille humaine. C’est aussi un manque évident pour ceux qui en sont privés et qui affrontent plus que les autres cette crise historique dans l’isolement et la solitude.

Certains sont confinés loin de leur famille, parce qu’ils sont dans une maison de retraite ou dans une maison médicalisée. La vague d’indignation face à l’interdiction des visites a fini par l’emporter et le Président de la République a enfin permis de retrouver ce lien familial si essentiel pour les plus fragiles d’entre nous.

D’autres, souvent les jeunes adultes, se sont confinés plutôt avec des amis. C’est logique, dès lors qu’ils sont eux-mêmes complètement autonomes, sans avoir non plus à charge des enfants ou des parents âgés. Il n’en reste pas moins qu’ils savent pouvoir compter sur leur entourage familial si besoin, y compris pour les mois à venir, qui s’annoncent difficiles pour tous.

Ainsi, au lieu d’associer systématiquement la famille à des situations tragiques, il serait plus logique d’en louer l’apport en cette période si difficile. Et comme on applaudit chaque jour à 20h les soignants qui se dévouent au chevet des malades, dans des conditions si difficiles, on pourrait associer à ce rendez-vous les pères et les mères qui assument pleinement leurs responsabilités, avec toute la patience et l’énergie requises.

Loin d’être le lieu de tous les dangers, drames et violences, la famille est habituellement un refuge. Elle protège autant qu’elle rassemble et rassure tous ses membres. Nous devons retrouver dans l’espace publique une culture de la famille. Souvent malmenée par les gouvernements, la famille doit au contraire être soutenue par une politique dédiée ambitieuse. Solidarité, éducation, dignité, dépendance, qualité de vie, retraites… la famille est le cœur de la société. Notre avenir en dépend ; nous le savons tous. À l’heure où commencent à s’esquisser les contours du monde d’après, il ne faut pas l’oublier. Plus qu’une erreur, ce serait une faute, grave.

“Il n’y a aucune raison pour que les églises ne puissent pas accueillir à nouveau des fidèles”

Mgr Rougé, évêque de Nanterre, était, ce matin, sur Radio Notre-Dame, où il a dit, à son tour – calmement, sereinement, prudemment, mais nettement! –, qu’il n’y avait aucune raison que les églises ne soient pas concernées par le déconfinement :

La réalité est simple. Si les établissements scolaires reprennent une partie de leurs activités le 11 mai, tout comme un certain nombre de réalités économiques, il n’y a aucune raison pour que les églises ne puissent pas accueillir à nouveau des fidèles, avec évidemment des précautions sanitaires adaptées. S’opposer à cela serait une remise en cause inacceptable de la liberté religieuse, qui fait partie du socle fondamental de notre droit commun.

En même temps, les catholiques, qui sont, au nom même de leur foi, des serviteurs de la vie, n’ont aucune envie de contribuer à la propagation du covid 19. Ils savent bien que le soin des malades fait partie des œuvres de miséricorde, si précieuses pour une authentique vie chrétienne. Voilà pourquoi l’Eglise réfléchit volontiers avec les pouvoirs publics aux conditions de sécurité sanitaire à mettre en œuvre pour un redémarrage non seulement du culte mais aussi de la catéchèse et d’un service des pauvres plus large que ce qui est possible aujourd’hui.

Le covid 19 ne suffit pas à éteindre les bonnes vielles passions françaises et semble même les intensifier : un brin d’anticléricalisme d’Etat, voire d’anticatholicisme et un goût immodéré de la polémique. Les choses sont simples : la vie redémarre et donc la vie ecclésiale aussi, dans un grand esprit de responsabilité que la foi ne fait que renforcer !

Pour signer notre pétition à Edouard Philippe, c’est ici:

L’archevêque de Toulouse réclame la réouverture des églises au culte public

Mgr Le Gall a “poussé un coup de gueule” bien venu pour réclamer que les églises puissent rouvrir dès le 11 mai (en respectant naturellement les consignes sanitaires):

J’ai été surpris par les propos du président de la République disant qu’il n’y aurait pas d’office avant la mi-juin, [alors que, dans le même temps] les gens peuvent aller au McDonald’s.

“Les catholiques ont joué le jeu du confinement mais je ne pourrai pas tenir la communauté”, a déclaré Mgr Robert Le Gall, affirmant que de nombreuses voix chez les fidèles et les prêtres s’élevaient contre l’interdiction de célébrer le culte.

Vous pouvez signer et faire signer notre pétition au Premier ministre:

Monsieur le Premier ministre,
Le président a récemment annoncé une sortie progressive du confinement à partir du 11 mai, mais les médias affirment que votre gouvernement interdirait les messes et autres rassemblements religieux au moins un mois de plus.
Il est pourtant envisageable, dans bon nombre de paroisses, de célébrer en respectant les règles sanitaires.
Et il faut tout ignorer de la nature humaine pour ignorer que les besoins spirituels ne sont pas moins importants que les besoins matériels. Ce qui fait de nous des hommes tient précisément à l’âme et une vie qui se limiterait à la satisfaction des besoins végétatifs ne serait pas une vie humaine digne de ce nom.
Cette interdiction serait d’autant plus révoltante que certains “territoires perdus de la république” ne respectent pas le confinement – quand ils ne sont pas en état de véritable insurrection, agressant notamment les forces de l’ordre. Ce deux poids, deux mesures qui pèse sur les Français les plus tranquilles a quelque chose de profondément choquant pour la justice et nuit gravement à la paix sociale.
En tout cas, il est clair que la liberté doit être la règle et l’interdiction, l’exception fondée sur l’impossibilité de faire autrement. Il est parfaitement possible de respecter les règles sanitaires tout en assurant la liberté religieuse des Français.
Alors, Monsieur le Premier ministre, rendez-nous la messe, rendez-nous les sacrements, rendez-nous les célébrations liturgiques – avec toutes les mesures sanitaires qui s’imposeraient – dès le 11 mai.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.

La pandémie, prétexte pour Emmanuel Macron à «  aller plus loin, plus fort  » vers le fédéralisme européen

Emmanuel Macron a appelé à «  aller plus loin, plus fort  » vers la souveraineté européenne, «  un concept que la France pousse depuis près de trois ans  ». Un concept absurde car il n’y a de souveraineté que nationale. Ce que Macron nomme la souveraineté européenne est un oxymore. Il plaide de fait pour plus de fédéralisme, alors que tout le monde peut constater que cela ne fonctionne pas. Mais pour ne pas employer ce mot répulsif, contraire au principe de subsidiarité, Macron utilise la méthode expliquée par Orwell dans son roman de 1984 : il faut appeler bien le mal et le mal bien.

«  Sur la souveraineté, en particulier économique, industrielle, stratégique, militaire, technologique, environnementale, les choses sont en train d’avancer fortement et, là-dessus, l’Europe est au rendez-vous de l’Histoire  ».

Mais dans cette gestion de crise, que fait l’UE ? Est-elle aux « abonnés absents » comme certains lui reprochent ? « Oui » affirme l’historien spécialiste de l’Europe Michel Fauquier pour qui, cette inaction de l’UE sur le terrain sanitaire, témoigne qu’elle n’est qu’une « structure économiste ». Il a été interrogé sur RCF :

Une nouvelle guerre de religion

De Guillaume Bernard, maître de conférences, dans L’Etudiant libre:

Apparemment, les mesures gouvernementales annoncées pour le vendredi 24 avril ne devraient pas changer grand-chose à la situation depuis le début du confinement général. Les lieux de cultes sont autorisés à rester ouverts mais avec interdiction d’y tenir des réunions, hormis le cas des funérailles ne pouvant rassembler qu’un maximum de vingt personnes. (1)

L’incohérence (pour le moins), l’indécence (en fait) des dispositions de l’Exécutif durent depuis le commencement de cette mesure – inédite, semble-t-il, dans l’histoire de l’humanité – de surveillance administrative systématisée. Car, il est incompréhensible que des rassemblements jusqu’à cent personnes soient possibles (2), mais pas la célébration de la messe. Est-ce à dire que le coronavirus serait plus susceptible de se propager dans une église que dans les queues à l’entrée et aux caisses des supermarchés?

Il ne faut donc pas s’y tromper. Si la messe devait rester prohibée après le 11 mai, date annoncée de la levée du « grand renfermement » généralisé, le scandale ne ferait que perdurer ; il ne serait pas nouveau, bien qu’accru en comparaison avec les activités susceptibles d’être libéralisées (réouverture des institutions scolaires, redéploiement des transports en commun).

En fait, cette intolérable atteinte à la liberté du culte permet une triple révélation (pouvant être salvatrice) : sur l’idéologie du pouvoir, le ressort du lien social et l’état interne de l’Église.

La politique gouvernementale montre à quel point la laïcité est impropre à assurer des relations paisibles entre le spirituel et le temporel, à réaliser la concorde entre l’Église et l’État. […]

Outre qu’il [le gouvernement] ne comprend pas (ou se refuse à comprendre) que la messe n’est pas un culte parmi d’autres parce qu’elle est le renouvellement non-sanglant du sacrifice du Christ et qu’elle met en présence le célébrant (configuré au Christ) et les fidèles en présence de Dieu, réellement présent dans l’hostie consacrée, le fait que le Gouvernement ait considéré que la pratique du culte n’était pas indispensable, vitale pour les hommes, illustre clairement – si tant est qu’il était besoin d’en avoir la preuve – le matérialisme sous-jacent à l’actuel régime.

Or, ses limites sont désormais palpables : d’une part, sa tolérance (vis-à-vis de la spiritualité) n’est que de façade et, d’autre part, son incapacité à répondre au besoin d’un homme complet fait d’un corps et d’une âme (dont les chrétiens pensent qu’elle est immortelle) est concrètement constatable. Le matérialisme ne remplit pas le vide qu’il entraîne en prétendant évincer le religieux. Et la nature humaine a horreur du vide !

Personne n’est obligé d’être croyant (liberté au for interne) et pratiquant (liberté au for externe), mais que ceux qui ne le sont pas ne contraignent pas les autres à n’être que des bêtes sauvages. Ils abuseraient de leur pouvoir. Il y aurait, là, une flagrante atteinte à l’authentique liberté de religion, celle de l’Église de proposer sans contrariété son enseignement à chacun et à tous.

La docilité (pour ne pas dire, par courtoisie, la couardise) a ses limites. L’obéissance n’est qu’un moyen et non une fin. De même qu’une loi n’est loi qu’à la condition d’être conforme à l’ordre des choses, l’obéissance n’a de valeur que si elle est ordonnée au bien. Il s’avère que la crise sanitaire réactualise une tension doctrinale au sein de l’Église.

Mais, contrairement à ce qui pourrait être pensé, la ligne de démarcation ne passe pas entre « traditionnalistes » et « conciliaires » (on trouve des ecclésiastiques et des fidèles… dociles… au sein des deux tendances liturgiques) mais entre catholiques convaincus et mondains, entre catholiques « zélés » et « politiques » (pour reprendre la distinction qui avait cours au second XVIe siècle) entre prêtres « réfractaires » et « jureurs » (pour faire allusion aux événements révolutionnaires).

Les tenants du régime doivent bien se rendre compte que les mesures qu’ils prennent sont en train d’ouvertement réactiver une offensive (qui était devenue larvée mais n’en était pas moins toujours bien réelle) menée par le laïcisme, le matérialisme et le légalisme contre le catholicisme. Et, dans ce nouvel épisode des guerres de religion(s), il y a bien un agresseur et un agressé.

Tandis que Castaner nie la gravité des violences, les émeutiers en sont à leur 5e nuit de guérilla

Interrogé sur BFMTV et RMC ce jeudi 23 avril, Christophe Castaner a estimé que ce qu’il qualifie de simples « tensions » n’était pas « d’un niveau de gravité exceptionnelle », déclenchant une vive polémique.

En plus de minimiser la situation, le ministre de l’Intérieur a également tenté de défendre les racailles :

« Les causes sont nombreuses mais il y a notamment l’effet du confinement, la dureté du confinement pour ces jeunes gens ». « Ce sont des petits groupes qui pensent que ce serait ludique d’attaquer les forces de l’ordre et de brûler des poubelles ». « Mais je pense aussi à cette galère dans laquelle ils sont, à cette pauvreté qu’ils vivent auprès de leurs proches et qui peut provoquer une colère. La bonne réponse à la colère, ce n’est pas de casser, ce n’est pas de brûler la voiture de son voisin, qui lui aussi vit dans cette colère-là. Nous devons accompagner ces jeunes ».

L’idéologie gauchiste dans toute sa splendeur. Face aux gilets jaunes, bien plus pauvres, le ministre tenait un tout autre discours.

Peut-on dire que ces propos ont encouragé les émeutiers à poursuivre leur guérilla ? Ils ne s’en sont pas privés, cette nuit à Strasbourg, Tourcoing, Hem, Roubaix, Gennevilliers, Chanteloup, Neuilly sur Marne,

Ramadan : ce n’est pas rendre service aux musulmans que de laisser croire que l’islam est une bonne religion

De l’abbé Pagès :

En ces jours de ramadan où il ne manque pas même de gens d’Église, y compris des évêques, pour souhaiter un bon, un « béni », un « saint ramadan », je me demande si c’est bien là rendre service aux musulmans, et à la société tout entière, que de laisser croire que l’islam est une bonne religion, une religion comme une autre, conduisant certainement à Dieu, pacifique et bienfaisante, à l’instar de celle de Jésus-Christ. Comment les musulmans pourront-ils jamais se convertir si les chrétiens eux-mêmes leur chantent les louanges de l’islam ?

Que peuvent penser les musulmans lorsqu’ils voient les salamalecs qui leur sont adressés par des gens qui ne sont pour eux « qu’impureté » (Coran 9.28), les « pires de la création »(Coran 98.6), les « plus viles des bêtes » (Coran 8.22), tous voués au feu de l’enfer (Coran 5.72 ; 9.30,33,113) parce que précisément chrétiens ? Que peuvent-ils penser de nous, sinon que nous sommes soit des idiots incompréhensiblement obtus pour ne pas devenir musulmans, nous qui leur disons que l’islam est une bonne religion, certainement supérieure à la nôtre puisque postérieure, ou bien que nous sommes des hypocrites en n’osant pas leur dire en face ce que nous pensons réellement de l’islam ? Et dans les deux cas, que nous reconnaissons déjà qu’ils sont devenus nos maîtres ? Y a-t-il une autre interprétation qu’ils puissent faire de notre attitude ?

Certes, agir ainsi ne peut que plaire à la religion de la République pour laquelle il n’y a pas de vérité en soi et qui rêve d’un peuple de soumis (sens du mot « musulman »). Mais le devoir de l’Église n’est-il pas d’appeler les musulmans à quitter l’islam pour entrer dans la vie éternelle à la suite de Jésus, le seul Sauveur ?

Je ne crois pas que l’Église accomplisse sa mission lorsque ne disant pas « à temps et à contretemps » (2 Tm 4.2) l’impératif absolu de la conversion au Christ, elle ne dénonce pas le péché, qui est de ne pas croire en Jésus Fils de Dieu mort et ressuscité pour notre salut (Jn 16.9), ce dont précisément se fait gloire l’islam ! La paix qu’elle pense ainsi acheter, elle ne l’aura jamais, car “entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous soyez musulmans ! (Coran 60.4).

Nous aimons notre prochain en tant qu’il est un membre de l’espèce humaine comme nous, voulu et aimé de toute éternité par Dieu, racheté par le Sang de l’Agneau immaculé, mais ce n’est pas l’aimer que de l’encourager à marcher sur le chemin de sa damnation par le rejet du Christ Sauveur que l’islam lui enseigne (Coran 4.48).

Un ami m’a demandé s’il devait continuer à recevoir son voisin de palier musulman. Je l’ai invité à l’accueillir si celui-ci vient en voisin, mais à ne pas le recevoir s’il vient en musulman, lui disant d’une part que c’est ce à quoi nous invite la vérité de notre foi (2 Jn 1.7-11) et pareillement l’islam (Coran 5.51). Aujourd’hui, sous prétexte de charité, on se croit obligé d’accueillir avec le pécheur son péché, s’en rendant ainsi complice, au lieu de l’aider à s’en débarrasser. Malheur !

Il n’y a rien de commun entre christianisme et islam, pas même la Vierge Marie, en laquelle pourtant certains prétendent trouver un pont entre le christianisme et l’islam.

Il n’y a qu’un Dieu. On ne peut promouvoir deux religions.

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Le ramadan paraît une inoffensive coutume, festive et conviviale , mais il est en fait un formidable moyen de conditionnement social, d’oppression et de flicage des insoumis au totalitarisme islamique. Dans certains immeubles de banlieues françaises les poubelles sont inspectées pour juger de la pratique du ramadan des résidents… La charia en vigueur prévoit six mois de prison ainsi que de fortes amendes, même pour les travailleurs de force, tenus de respecter eux-aussi le ramadan… Les non-musulmans sont passibles des mêmes peines s’ils mangent en public.

Statistiques réalisées par l’Institut Abassa (9.10.2007) dans 24 wilayas d’Algérie durant le ramadan, par rapport aux moyennes annuelles : Accidents de travail : + 150 %  ; Urgences médicales : + 300 %  ; Accidents domestiques : + 250 % ; Rixes et disputes causant des blessures : + 400 % ; Intoxications alimentaires : + 32 % ; Aggravation et complication des maladies chroniques : + 80 % ; Décès : + 18 % ; Femmes et enfants battus au sein du foyer :+ 120 % ; Petites délinquances : + 220 % ; Délits pour vente et consommation de stupéfiants : + 96 % ; Vols de voitures, escroqueries, faux et usages de faux : + 180 % ; Accidents de la circulation : + 52 % … sans parler de la baisse de productivité dans tous les domaines d’activité… A Nanterre, en juillet 2013, la RATP enregistre +26,5 %d’arrêts maladie, + 137,5 % d’accidents de travail par rapport à un mois ordinaire, 93 services supprimés contre 24 l’an précédent…. Qui, sain d’esprit, peut accepter que le chauffeur de bus de son enfant conduise à jeun de nourriture et de boisson depuis la nuit précédente ?

Où en est la liberté de culte et de religion en France ?

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

En ce mardi 21 avril, Emmanuel Macron, en compagnie de Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur et des cultes a reçu les différents responsables des religions et des loges maçonniques représentées en France.

Les responsables de l’épiscopat français ont proposé différentes mesures. Une reprise progressive de la célébration de la messe, avec un taux de remplissage des églises de 30 ou 50%. La possibilité de célébrer baptêmes et mariages, célébration aujourd’hui interdite par l’autorité ecclésiastique, en réduisant l’assistance aux proches, géographiquement, des familles. Maintien de l’interdiction de la distribution de la communion directement sur la langue. Enfin les pèlerinages nationaux ne pourraient avoir lieu, n’étant tolérés que des pèlerinages locaux.

Une curieuse impression

Il faut bien avouer que tout cela dégage une impression un peu curieuse. Dans un ouvrage à paraître aux éditions Contretemps, Christus Vincit, Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, dénonce le naturalisme dont serait imprégnée une bonne part du corps épiscopal contemporain ayant fait sienne l’attitude que dénonçait saint Grégoire de Nazianze au IVe siècle : « Nous servons le siècle et les exigences de la foule ». Ce constat semble d’une grande actualité. On ne sache pas que les supermarchés soient astreints à ne pas recevoir plus de vingt personnes à la fois. Quant à la question des sacrements ils semblent plus être considérés comme des rites sociaux de la communauté chrétienne que comme les canaux ordinaires de la grâce. La légèreté avec laquelle a été suspendue la célébration de plusieurs sacrements (messe, baptême, et mariage) invite d’ailleurs à se demander si nos évêques pensent vraiment que la réception des sacrements est nécessaire au salut. Qui croit encore ce qu’enseignait le catéchisme de Saint Pie X : « Les sacrements les plus nécessaires pour notre salut sont le baptême et la pénitence : le baptême est nécessaire à tous absolument et la pénitence est nécessaire à tous ceux qui ont péché mortellement » ? Que signifient ces enterrements sans messe et sans assistance ? Mais qui croit encore à la valeur de la célébration de la messe pour hâter l’accès des âmes au paradis ? Tout cela est terrifiant. Le simple laïc du bout du banc a la douloureuse impression que les réalités surnaturelles sont escamotées au bénéfice de considération purement naturelles pour ne pas dire naturalistes. Des prêtres sont dénoncés par leur évêque aux autorités civiles lorsqu’ils continuent à recevoir des fidèles dans leur église ou se déplacent de maison en maison pour célébrer la messe. Une messe confinée à saint André de l’Europe, à Paris, est interrompue par des policiers en armes. Des communautés religieuses féminines refusent qu’un prêtre vienne leur célébrer la messe. Des prêtres disent quelques mots de compassion à des familles réduites, esseulées et en larmes dans des églises désertes devant un cercueil, sans fleurs ni couronnes certes mais aussi sans office liturgique digne de ce nom. Rupture civilisationnelle majeure que ces morts et ces enterrements solitaires, sous le gouvernement de la peur.

Voilà où nous en sommes alors que nos ancêtres risquaient la mort pour assister à la messe de bons prêtres lors de la Révolution et que les supermarchés sont ouverts…Ces temps d’épreuve sont, comme toujours, un révélateur de la vérité des âmes et des cœurs :

« Ce n’est que dans les temps d’épreuve qu’on peut distinguer parfaitement le pasteur du mercenaire. Dans les temps de paix, le mercenaire veille ordinairement à la garde du troupeau comme le véritable Pasteur. Mais lorsque le loup survient, on découvre les vrais motifs qui ont inspiré cette vigilance. Celui qui n’avait que l’extérieur du pasteur et ne l’était pas en réalité, laisse les brebis et s’enfuit à l’approche du loup, parce que le danger qu’il redoute pour lui le rend incapable de résister à l’injustice. Et il s’enfuit, non pas en changeant de lieu, mais en privant ses brebis de son appui. À la vue des dangers que court son troupeau, le mercenaire n’est enflammé d’aucun sentiment de zèle, et il supporte avec indifférence les maux qui viennent fondre sur ses brebis, parce qu’il n’est préoccupé que de ses intérêts personnels. Le mercenaire s’enfuit, il n’assume pas ses responsabilités face au danger qui menace les brebis, il redoute de l’affronter, parce qu’il craint de perdre ce qu’il aime ». (Saint Grégoire le Grand)

Avant des considérations sur l’accueil des étrangers ou les causes du réchauffement climatique le peuple chrétien attend de ses pasteurs les sacrements qui sauvent !

Quelles priorités ?

En raison de la crise que nous vivons l’État se trouve dans la situation de devoir faire des choix et de décider ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. Ces priorités varient selon les pays. En France l’ouverture des bureaux de tabac est considérée comme une activité essentielle mais pas l’exercice du culte. Choix bien révélateur des priorités des pouvoirs publics, non mis en cause, fondamentalement, par les autorités religieuses. Signalons à ce sujet la pétition mise en ligne par le Salon beige : Nous voulons la messe.

La prière du vendredi pour les musulmans et l’office du shabbat pour les Juifs ont en commun d’être une succession de chants, de lectures et d’enseignements. La messe catholique est d’une autre nature. Elle est une action sacrée car elle est le renouvellement non sanglant du sacrifice du calvaire. S’il est possible de faire des lectures chez soi, il n’est pas possible de s’associer de la même manière à l’action sacrificielle, fut-ce par internet. Il sera intéressant d’observer, après ces temps de confinement et le retour à la normale combien, surtout parmi les plus âgés, reprendront le chemin de l’église alors que c’est quand même plus simple à la télé…

Ce qui est historique c’est que cette quasi suspension du culte est le fait de l’Église elle-même et non la conséquence d’une persécution politique. Au Mexique en 1926 les évêques mexicains avaient voté la suspension du culte public en opposition aux lois anticatholiques décidées par le gouvernement Calles. La reprise du culte sonna le glas de l’insurrection cristera. A cet égard les représentants de l’Église de France semblent être allés encore plus loin que ne le demandaient les autorités civiles, en particulier sur la question des pèlerinages. Tout cela a abouti à de curieuses considérations sur le fait que l’on pourrait remplacer le sacrement par le désir du sacrement, appuyé sur des retransmissions télévisées. Cela a commencé par la communion de désir, puis la confession de désir, on a maintenant le baptême de désir- qui est une réalité mais qui doit être le désir du futur baptisé-, puisqu’il paraît qu’on peut rassurer les parents en leur disant qu’il suffit de désirer le baptême pour leur enfant pour que celui-ci soit baptisé, peut-être aura-t-on d’ici l’été les mariages et les ordinations de désir !

Après le Gaulois réfractaire, Macron trouvera-t-il, enfin, sur son chemin une Église réfractaire ?

Le confinement devient un prétexte pour violer la liberté de culte

De la Fondation du Pont-Neuf :

L’intrusion de policiers armés dans une église au cours d’une messe est un phénomène inédit qui nous ramène aux heures sombres de la Révolution française.

Dimanche 19 avril, le père Philippe de Maistre, curé de la paroisse saint André de l’Europe à Paris, célèbre la messe dominicale en compagnie d’un servant, un chantre, un organiste et trois paroissiens faisant les lectures. Il prend soin de bien fermer les portes de l’église parce que les règles de confinement interdisent toute cérémonie ou rassemblement publics. Sur dénonciation d’un sympathique voisin faisant état d’une « messe clandestine » auprès du commissariat de police, les policiers débarquent en armes durant la cérémonie, demandent aux trois paroissiens de sortir et menacent de verbaliser le curé qui continue cependant de célébrer la messe.

Cette affaire appelle trois considérations :

Il y a confusion, dans l’esprit de beaucoup, entre messe privée et messe publique. Cette confusion est malheureusement entretenue par un flou juridique. Le décret n°2020-293 du 23 mars 2020 autorise les édifices du culte à rester ouvert et les fidèles à s’y rendre individuellement mais « tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes ». Mais qu’est-ce qu’un « rassemblement » ou une « réunion » ? Un prêtre qui célèbre une messe privée en compagnie de servants, d’un chantre et d’un organiste organise-t-il une réunion ou un rassemblement ? Non, reconnaît penaud le ministère de l’intérieur, conscient de l’abus de pouvoir de ses troupes. Il est donc important de rappeler haut et fort comme l’a fait monseigneur Aupetit, archevêque de Paris, le 22 avril sur Radio Notre-Dame, que les messes privées ne sont pas, fort heureusement, interdites en France. Le prêtre doit juste respecter les règles de distanciation sociale et ne réunir que les personnes strictement indispensables à la liturgie, comme c’était le cas à Saint André de l’Europe dimanche 19 avril, où il n’y avait que sept personnes dans une église pouvant largement en accueillir plus de cinq cents. Ce sont uniquement les cérémonies publiques qui restent interdites jusqu’à nouvel ordre et l’Église catholique s’est strictement conformée à ces consignes. Il est donc absurde de parler de « messe clandestine » alors que le prêtre avait à bon droit fermé les portes de son église pour rester dans le cadre d’une cérémonie privée.

Par ailleurs, Saint André de l’Europe ne fait pas partie des 85 églises que possède la Ville de Paris mais appartient au diocèse de Paris. En effet, ancienne chapelle des Oblats de Marie-Immaculée construite à la fin du XIXe siècle, saint André a échappé aux lois du 2 janvier 1907 et 13 décembre 1908 qui ont confirmé, en l’absence de constitution d’associations cultuelles de la part de l’Église catholique, la propriété des communes sur les églises paroissiales et les chapelles. En entrant, sans y être invités, dans l’église saint André de l’Europe, les policiers ont donc violé le domicile privé d’une association, ce qui tombe sous les sanctions de l’article 432-8 du code pénal qui incrimine « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, de s’introduire ou de tenter de s’introduire dans le domicile d’autrui contre le gré de celui-ci hors les cas prévus par la loi ». De plus, l’agissement des policiers constitue, sur le plan administratif, une voie de fait, c’est-à-dire une illégalité manifeste de l’administration commise dans l’accomplissement d’une opération matérielle d’exécution qui porte gravement atteinte au droit de propriété et emporte comme conséquence un dessaisissement des juridictions administratives au profit des juridictions judiciaires. Le diocèse pourrait donc, s’il le souhaite, porter l’affaire devant les tribunaux de l’ordre judiciaire qui sont gardiens des libertés individuelles, en vertu de l’article 66 de la constitution.

Enfin, les policiers n’ont pas le droit d’entrer en armes dans une église, cela résulte des lois de laïcité de 1905 et 1907 qui ont, heureusement laissé au curé la charge de la police des cultes à l’intérieur de son église. Ce n’est qu’à la demande expresse du curé qu’une intervention de la force publique est possible sauf si l’ordre public est menacé – par exemple en cas de terrorisme ou de risque d’effondrement de l’église -, ce qui est difficile à soutenir s’agissant d’une cérémonie privée ne regroupant que sept personnes.

« On va peut-être arrêter ce cirque, et sinon, aboyer très fort » a tonné hier Mgr Aupetit. Il a raison, on est dans une situation totalement absurde et gravement illégale. D’autant qu’il y a, par ailleurs, un laxisme évident quant à l’application des règles de confinement dans certaines banlieues. Le deux poids deux mesures du ministère de l’intérieur ne peut plus durer, on ne peut être fort avec les faibles et faible avec les forts.

Enfin, on relèvera cette absurdité qui consiste à vouloir rouvrir les écoles et les entreprises à partir du 11 mai mais pas les lieux de culte censés pouvoir reprendre leurs cérémonies publiques à la mi-juin. Comme s’il était impossible de respecter les gestes de distanciation sociale dans les églises et beaucoup plus évident dans une école, un supermarché ou une entreprise ! Disons-le, cette mise à l’écart des cultes témoigne d’un mépris pour la dimension spirituelle de la personne, typique d’une société pour laquelle les activités cultuelles sont devenues accessoires au regard des vraies préoccupations des gens qui ne seraient que d’ordre matériel. Nous mourrons tôt ou tard de ce matérialisme !

Neuvaine à saint Joseph: Jour 1

Nous commençons notre neuvaine pour préparer la grande fête de saint Joseph, le 1er mai – et pour lui demander de nous protéger de l’épidémie. Vous pouvez toujours vous inscrire ici.

En ce premier jour de la neuvaine, demandons à saint Joseph de nous enseigner le silence. 
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Prière de Léon XIII : Ô Bienheureux Joseph, Gardien très vigilant de la Sainte Famille

« Ô Bienheureux Joseph, nous recourons à vous, dans notre tribulation, et, après avoir imploré le secours de votre Très Sainte Épouse, nous sollicitions aussi, en toute confiance, votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, au nom de l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de jeter un regard propice, sur l’héritage acquis par Jésus-Christ, au prix de Son Sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Ô Gardien très vigilant de la Sainte Famille, protégez la famille privilégiée de Jésus Christ. Père très aimant, préservez-nous de toute contagion, de la corruption et de l’erreur ; protecteur très puissant, soyez nous secourable et assistez-nous, du haut du Ciel, dans le combat que nous avons à soutenir contre la puissance des ténèbres.

Et de même qu’autrefois vous avez arraché l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité, et couvrez-nous de votre constante protection, afin que nous puissions, à votre exemple et par votre assistance, vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l’éternelle félicité dans le Ciel.
Amen. »

Méditation

« Le silence de saint Joseph est un silence empreint de contemplation du mystère de Dieu, dans une attitude de disponibilité totale aux volontés divines. En d’autres termes, le silence de saint Joseph ne manifeste pas un vide intérieur, mais au contraire la plénitude de foi qu’il porte dans son cœur et qui guide chacune de ses pensées et chacune de ses actions. Un silence grâce auquel Joseph, à l’unisson avec Marie, conserve la Parole de Dieu, connue à travers les Écritures Saintes, en la confrontant en permanence avec les évènements de la vie de Jésus ; un silence tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa sainte volonté et de confiance sans réserve à sa providence.
Laissons-nous “contaminer” par le silence de saint Joseph ! Nous en avons tant besoin, dans un monde souvent trop bruyant, qui ne favorise pas le recueillement et l’écoute de la voix de Dieu (…) Cultivons le recueillement intérieur pour accueillir et conserver Jésus dans notre vie. » (Benoît XVI, Angélus place Saint-Pierre, 18 décembre 2005)
Saint Joseph, époux de la Vierge Marie, priez pour nous
Saint Joseph, protecteur de la Sainte Église, priez pour nousRéciter un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père

Prière du pape François 

« Protège, Saint Gardien, notre pays.
Éclaire les responsables du bien commun pour qu’ils sachent – comme toi – prendre soin des personnes confiées à leur responsabilité.

Donne l’intelligence de la science à ceux qui recherchent des moyens adéquats pour la santé et le bien physique de nos frères.
Soutiens les personnes qui se dépensent pour ceux qui en ont besoin : les bénévoles, les infirmiers, les médecins, qui sont en première ligne pour soigner les malades, notamment en mettant leur propre sécurité en danger.

Saint Joseph, bénis l’Église : en commençant par ses ministres, fais d’elle le signe et l’instrument de ta lumière et de ta bonté.
Saint Joseph, accompagne les familles : par ton silence priant, construis l’harmonie entre les parents et les enfants, en particulier les plus petits.

Préserve les personnes âgées de la solitude : fais que personne ne soit laissé dans le désespoir de l’abandon et du découragement.
Console celui qui est plus fragile, encourage celui qui vacille, intercède pour les pauvres.
Avec la Vierge Marie, supplie le Seigneur de libérer le monde de toute forme de pandémie.
Amen. »

Citation 

« Le voile qui couvre le nom et la puissance du vénérable Joseph durant les premiers âges chrétiens apparaît comme le prolongement du silence dans lequel il a enveloppé sa carrière mortelle ; c’est la continuation de cette vie cachée dont les splendeurs devaient d’autant plus émerveiller l’intelligence et le cœur des fidèles que la révélation en aurait plus longtemps été contenue. » (Cardinal Pie)

Sortir du confinement ? Emmanuel Macron et ses guildes n’y ont aucun intérêt

De Marion Duvauchel :

Emmanuel Macron veut-il tuer les Églises chrétiennes ou veut-il diminuer le pourcentage à venir de djihadistes ?

Contre la demande fort raisonnable des Évêques de France et des autres représentants des cultes chrétiens, notre président a tranché : pas de messe avant juin mais permission du Ramadan en famille. Il convient bien évidemment de vérifier si M. Macron, en politique avisé, a juridiquement fait préciser de quoi on parle quand on parle de réunion de famille : les oncles, tantes, cousins ? Ou les seuls parents et les enfants. S’il n’a pas précisé, alors nous pouvons tirer deux ou trois conclusions que je voudrais exposer avec la précision des scolastiques.

Une première hypothèse est que M. Macron est profondément attaché à la tradition catholique et sait parfaitement qu’elle vieillit comme la France entière, hormis les musulmans. Il nous protège. Un petit peu contre nos représentants, les prélats de France, mais enfin, il tient beaucoup à nous, selon toute apparence et ne souhaite pas voir nos paroisses se vider davantage. Mais autoriser la réouverture des écoles et refuse les célébrations cultuelles, c’est un « en même temps » qui laisse penser que l’imposture continue.

Peut-être ne veut-il pas que les hôpitaux soient engorgés ? Difficile à soutenir : pour cela, il suffisait de permettre aux médecins de prescrire le remède du professeur Raoult.

Ce qui est sur, c’est que les réunions de famille en période de ramadan vont entraîner une recrudescence de malades. En toute logique, on doit s’attendre à une levée de bouclier de l’ordre des médecins, ou/et du monde des soignants. Car ils ne vont pas rigoler pendant cette période. D’autant qu’il n’y a aucune raison de croire que nos musulmanes voilées vont cesser leurs revendications absurdes de ne pas être soignées par des hommes. Toutes ces grosses dondons sans grâce qui se prennent pour Ava Gardner dans les 55 jours de Pékin, ce serait cocasse si…

Donc patientons, le monde des soignants va peut-être se manifester. Il n’est plus guère chrétien, ça se saurait, mais il connaît d’un peu près le monde musulman, suffisamment pour ne pas souhaiter voir l’univers de la mosquée et du Coran s’imposer.

Alors évidemment, nous pourrions avoir des mauvaises pensées : après tout, si les musulmans se moquent de la vie humaine au point de la mettre en jeu comme ils le font, on ne peut pas faire le bonheur des peuples contre leur gré n’est-ce pas ?

Oui mais, on sait aussi, grâce à l’OCDE que la mortalité en 2020 n’a pas augmenté, malgré le coronavirus. C’est bien embarrassant. On fait quoi de ces 20 000 morts du coronavirus ?

Il suffit de réfléchir. Si comme le dit la rumeur médicale les personnes âgées sont les plus touchées, il est vraisemblable qu’une partie de ces décès auraient eu lieu, coronavirus ou pas. Peut-être pas à la même date, peut-être pas de la même manière. Et sans doute aussi ces vieilles gens seraient décédées sous le regard des leurs et avec des funérailles conformes à la tradition de rendre honneur à la dépouille mortelle. Ce qui est embarrassant c’est que, dés avril, on connaisse les chiffres de la mortalité pour 2020. Ça ne vous semble pas un peu tôt ?

Il y a aussi bien évidemment l’embarrassant professeur Raoult qui dit que cette pandémie est vraisemblablement saisonnière et va disparaître avec le printemps. On croit donc toujours que notre éminent épidémiologue est un farfelu notoire. Il suffit d’écouter une vidéo du professeur Raoult pour être convaincu qu’il s’agit d’un homme de bon sens, de raison, et, ce qui ne gâte rien, une éminence en matière médicale.

Pour dire le fond de ma pensée une fois rassemblée cette gerbe de données, quelque peu disparates j’en conviens, il me semble qu’on peut raisonnablement déduire que ce gouvernement peut s’attendre à quelques ennuis lorsque le déconfinement va commencer. Il n’a donc aucun intérêt à déconfiner trop rapidement. Cela lui laisse le temps de préparer sa défense, mensonge et corruption à l’appui.

Ou alors, mais ce n’est pas exclusif, il attend le grand gouvernement mondial qu’il n’a pas le culot d’appeler de ses vœux, puisqu’il est de plus en plus manifeste que le petit peuple de France n’en veut pas, mais qu’il prépare activement avec la clique des banquiers et la guilde des industries pharmaceutiques, qui voudraient bien que cette pandémie (ou tout le foin qu’on fait autour) dure assez pour imposer un vaccin obligatoire, que les médecins ne pourront pas effectuer eux-mêmes et qui garnira les poches des deux guildes réunies.

Seuls les naïfs et les menteurs peuvent encore croire que nous avons un gouvernement  qui fait ce qu’il peut dans une situation difficile. Des pandémies, il y en a eu déjà, Mme Bachelot peut en témoigner. Celle-ci touche principalement les personnes âgées, les obèses et les diabétiques. C’est déjà beaucoup, me direz-vous, d’autant que nous n’avons plus d’équipement.

Or, ceux qui ont vécu en terre arabe le savent : le ramadan est un facteur aggravant du diabète. 60% de la population qatarienne est diabétique. On ouvre la fin du ramadan avec des dattes, rien de plus efficace pour faire monter le taux d’insuline. Et on en trouve dans tous les magasins maghrébins. Ceux qui connaissent un peu Toulon n’ignorent pas qu’il existe une économie parallèle et que sur le cours Lafayette, il y a des bistrots où on ne peut pas commander un panaché : ils ne servent pas d’alcool.

Peut-être M. Macron a t-il jugé sage de diminuer les rangs des armées futures de djihadistes par ce moyen discret? C’est une question que nous pourrions nous poser…

Quoi qu’il en soit, les dernières décisions traduisent toujours soit l’incohérence apparente du gouvernement soit une cohérence dont nous découvrirons la rationalité profonde lorsqu’elle aura terminé de mettre le pays à la merci de ces deux guildes d’usuriers dont l’une dépense une argent fou pour trouver au plus vite le vaccin qui les enrichira comme des veaux gras.

Et si l’enjeu était simplement celui-ci : maintenons la population sous pression, le temps de le trouver ce fameux vaccin qu’on imposera à tous et à toutes, et si on y arrive, en même temps que la puce qu’on nous mettra au front, avec un matricule.

Une chose est sûre : quand les Français sortiront, il n’y aura pas que les banlieues qui seront en colère.

Et il n’est pas sûr qu’en plaidant pour l’unité du pays et les fariboles habituelles relayées par la sotte qui n’est porte-parole du gouvernement que parce qu’elle est une femme et qu’elle a la peau noire, on fasse taire la colère qui s’accumule dans les cœurs et dans les esprits. L’État de guerre comme a osé le marteler ce président de mauvaise opérette n’a été là que parce qu’il conférait une totale impunité à ce gouvernement de menteurs et de criminels. Il n’a aucun intérêt à en sortir trop tôt, car alors les plaintes diverses portées par les soignants, et sans doute par bien d’autres, ne pourront être déboutées.

Sortir du confinement ? Emmanuel Macron et ses guildes n’y ont aucun intérêt. Ce n’est pas la santé des Français qui préoccupe tout ce petit monde, c’est l’argent et la soif de domination.

Quand un pays est ruiné, il aggrave sa dette. Alors on peut le mettre à genou.

C’est l’objectif inavoué d’Emmanuel Macron.

Mensonge permanent

Cette situation ne peut plus durer. Nos évêques doivent intervenir auprès du gouvernement pour envisager une reprise des messes, baptêmes et mariages

Cri du coeur du curé doyen d’Alès, l’abbé Gérard Chassang, adressé au Midi Libre :

“Depuis le 15 Mars nous ne pouvons plus célébrer ni messes avec des fidèles, ni baptêmes ni mariages. Pendant la semaine sainte et les fêtes de Pâques les fidèles ont été privés de messes. Les catéchumènes se préparant au baptême n’ont pu recevoir le sacrement de baptême. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? Nous sommes assimilés aux bars et restaurants qui ne peuvent accueillir du public. La messe et les sacrements constituent un besoin essentiel pour les Catholiques. Bien sûr il est nécessaire de prendre des mesures pour se protéger mutuellement du corona virus. Mais nos églises peuvent facilement mettre en œuvre les gestes barrière qui sont nécessaires.”

“De plus des personnes âgées et malades auraient besoin de la visite d’un prêtre. Mais il est très difficile voire impossible de pouvoir rentrer à l’hôpital ou dans les Ephad; et il en est de même dans les prisons pour les aumôniers. Nos évêques se doivent d’intervenir auprès du gouvernement pour envisager une reprise des messes, baptêmes et mariages. Que font-ils? On a le sentiment qu’ils ont peur de s’opposer au gouvernement et de taper du poing sur la table. Cette situation ne peut plus durer et je sais que nombre de prêtres partagent ce point de vue. Pour un Chrétien participer à la messe et célébrer les sacrements de l’Eglise est vital pour leur vie de baptisés.”

Signez et faites signer notre pétition au Premier ministre.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a annoncé la réouverture des lieux de cultes à partir du 15 mai

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a annoncé mardi 21 avril la réouverture des restaurants et des lieux de cultes à partir du 15 mai. En Autriche, des milliers de commerces ont déjà rouvert leurs portes le 14 avril.

Ce qui est possible en Autriche ne serait pas possible en France ?

Signez notre pétition au Premier ministre ici.

“On est gouverné par une technostructure qui a manifesté son incurie”

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