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Prier pendant l’Avent

Le début de l’Avent, qui marque aussi le début de la nouvelle année liturgique, commence chaque année le quatrième dimanche avant Noël. Mais ce temps de préparation à l’arrivée de Jésus est aussi un temps d’intériorité qui peut commencer plus tôt ou plus tard en chacun de nous ; au moment où l’attente commence à travailler nos cœurs.

C’est une attente qui précède un changement, qui prépare à l’accueil. Un temps de gestation indispensable à l’arrivée de la Vie. Cette période, toutes les jeunes mamans le diront, est un temps fort en émotions. Sans bien savoir toujours pourquoi, la joie fait parfois place à la tristesse, le partage de la nouvelle n’empêche pas de ressentir une certaine solitude. Que l’on ne s’explique pas toujours, que l’on se reproche parfois …

Pendant ces semaines avant Noël nous pouvons ressentir profondément la joie et l’espérance qui nous sont offertes par l’arrivée du Christ dans nos vies mais il est aussi possible que nous vivions ces moments plus difficilement. Cheminons vers Noël en déposant devant la crèche nos angoisses, nos peines ou celles de nos proches (personnes ayant perdu un être cher, souffrant de maladie, ayant vécu une séparation douloureuse), nos doutes.

Acceptons et accueillons ces émotions qui toutes, à leur manière, travaillent et façonnent une place dans notre cœur pour accueillir le Sauveur.

Crédit photo : Bárbara Hernández

La « droite » offre la présidence du Conseil départemental du Gard à la gauche

Suite à l’élection au sénat de Denis Bouad, le Conseil départemental devait élire un nouveau président.

Quelques minutes avant l’élection du conseil départemental, les élus de la Droite et du Centre (pourtant alliés lors de l’élection de 2015) ainsi que l’état-major de leurs partis ont déclaré :

« Nous présenterons, dans la transparence la plus totale, une démarche d’union de la Droite et du Centre. Il y aura une double candidature ».

Cette double candidature sera incarnée par le républicain nîmois, Richard Tibérino et l’élue centriste du canton de Marguerittes, Joelle Murré. Ils seront opposés à la candidate socialiste Françoise Laurent-Perrigot.

Nicolas Meizonnet (photo), élu RN, apostrophe la Droite :

« Nous avons la possibilité d’en finir avec ce pouvoir de Gauche destructeur. Nous apporterons nos voix à monsieur Tibérino. Ce que vous faites ce matin, en présentant deux candidats, c’est assurer la réélection de la Gauche de façon certaine ! N’ayez pas peur de regarder la réalité en face. Vos électeurs, qui sont un peu nos électeurs, ne comprendraient pas un choix différent… Acceptez nos voix ! »

La candidate socialiste Françoise Laurent-Perrigot se place en première position du premier tour avec 22 voix contre 16 pour le candidat Les Républicains Richard Tibérino, soutenu par les trois élus Rassemblement national. Enfin, la candidate centriste Joëlle Murré a recueilli 7 suffrages.

Les candidats de la Droite et du Centre retirent leur candidature :

« Notre union ne permet pas de porter un candidat ». « Malgré un climat délétère pendant la campagne des Sénatoriales, la Gauche fait le plein de ses voix. Le Rassemblement national est à l’opposé de ce que m’ont inculqué mes parents, surtout en cette période de deuil qui me touche (Richard Tiberino vient de perdre son père, NDLR). Je retire donc ma candidature. »

Au deuxième tour, la candidate de Gauche, Françoise Laurent-Perrigot arrive en tête avec 22 voix sur les 45 votants. À l’issue de ce vote, le président du Rassemblement national, Nicolas Meizonnet, s’est déclaré candidat au troisième tour.

Au troisième tour, la candidate de la Gauche, Françoise Laurent-Perrigot est élue à la majorité relative avec (encore) 22 voix. Le candidat du Rassemblement national, Nicolas Meizonnet, a récolté 3 voix. Les autres se sont abstenus ou ont voté blanc.

Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 9

9e jour : 26 : Dans la lumière du « M » de Marie sur la France

 

Marie a préparé le dogme de l’Immaculée Conception par la prière de la Médaille Miraculeuse de 1830 : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

 Elle confirme le dogme promulgué par le pape Pie IX le 8 décembre 1854 lors de son apparition à Lourdes en 1858 : « Je suis l’Immaculée Conception. »

 Elle nous conduit jusqu’au 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, jour de sa dernière apparition à Pellevoisin en 1876 où elle insiste sur l’importance de porter le scapulaire du Sacré-Cœur : « Ces grâces sont de mon Fils, je les prends dans son Cœur ; il ne peut me refuser. »

 Catherine s’éteint le 31 décembre de cette même année 1876. La signature du « M » de Marie sur la France, inaugurée avec Catherine en 1830, s’achève avec cette dernière apparition de Pellevoisin en 1876.

Dans les apparitions de Pontmain en 1871 et de La Salette en 1846, nous voyons l’Immaculée Conception impliquée directement dans le combat spirituel qui fait rage sur la Terre. Les deux apparitions enseignent la fidélité au Décalogue, les 10 commandements donnés à Moïse au Mont Sinaï. À La Salette en 1846, Marie met l’accent sur la 1ère table du Décalogue qui n’est pas respectée, les commandements envers Dieu. Ce qui va engendrer diverses calamités, maladies et disettes… À Pontmain en 1871, la Sainte Vierge intervient en pleine guerre pour rappeler la 2e table du Décalogue, qui concerne les commandements envers notre prochain. L’entraînement sur le terrain des trois convoitises (la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie) engendre en effet guerres, meurtres, vols, mensonges…

 

Prions :

 Aux intentions correspondantes aux enjeux principaux du dogme de l’Immaculée Conception…

1 : Pour la défense de la vie de l’être humain embryonnaire dès sa conception

2 : Pour la guérison de nos âmes qui peuvent être blessées dès leur conception

3 : Pour la libération des esprits mauvais par l’intercession de l’Immaculée Conception en sainte Anne et saint Joachim et à proximité du jeune saint Joseph de Nazareth, terreur des démons…

4 : Pour que le dogme de « Marie Co-Rédemptrice » soit promulgué dans l’Église dans la lumière de son Immaculée Conception et de sa Maternité universelle au pied de la Croix: Mère de Dieu, des hommes et de l’Église.

+ Une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria

 « Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

 

Chant : Merci sainte Anne avec ton époux saint Joachim

1/ Merci sainte Anne, de nous avoir donné l’Immaculée Conception !

2/ Merci sainte Anne, de nous donner toujours l’Immaculée Conception !

 

* 1 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair et qu’il a habité parmi nous.

Car c’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous donner la Vie, pour nous donner l’Amour.

* 2 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous libérer dans les tourments.

Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour écraser la tête de l’antique serpent.

* 3 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous racheter et nous sauver.

Car c’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous donner la Vie, pour nous ressusciter !

* 4 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous relever de nos péchés.

Car c’est en Elle que le Verbe s’est fait chair. Lui le Chemin, la Vie. Il est la Vérité.

* 5 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous pardonner et nous combler…

Car c’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous ouvrir le Ciel et pour l’Éternité !

 

Triple action de grâce pour le Triduum traditionnel des 27-28-29 novembre de la famille Vincentienne :

  • Le 27 novembre : jour mensuel de la Médaille et premier jour du Triduum du 27-28-29 novembre.

 Pourquoi le 27 novembre 1830 ? C’est la date anniversaire de la mort de Clovis, le 27 novembre 511, qui avait été baptisé avec la France à Noël 496 à Reims. La Vierge avait annoncé dès le 19 juillet que le trône de France de Charles X serait renversé… Elle vient donc, comme la « Femme » de la Genèse (Gn 3, 15) et comme la Reine « couronnée des 12 étoiles » (Ap 12) manifester sa protection à la France. Notons que le royaume de Belgique, sur la terre duquel Clovis est né (à Tournai), naît justement en 1830. Ce royaume nous vaudra le roi Baudoin (grand défenseur de la vie en voie de béatification) par qui nous pouvons prier Dieu avec saint Louis, roi de France et modèle des chefs d’État…

Notons que la médiation de Marie figure aussi dans le « secret » que Monsieur Vincent aurait remis avant de mourir à la famille d’Argenson : Dieu ayant fait connaître à saint Vincent de Paul « les maux qui devaient pleuvoir sur notre malheureuse patrie, à cause de l’incrédulité et du libertinage » aurait préconisé la nécessité de « s’adresser à Marie comme à celle qui fut seule capable d’apaiser la colère de son Fils, d’en obtenir la conservation de la foi, la fin des fléaux et le retour de la Miséricorde ». Cette prédiction présumée est rattachée au vœu de Louis XIII et à ses relations avec M. Vincent (cf. Catherine Labouré et la Médaille Miraculeuse, R. Laurentin et P. Roche, p. 16).

Fêtons Catherine le 28 ! Serait-elle la « première des saintes, apôtres des derniers temps, éduquée par la Vierge » ?

Relisons ensemble à ce propos la prophétie de saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) dans son Traité de la Vraie Dévotion à la Vierge Marie :

« Marie a produit, avec le Saint Esprit, la plus grande chose qui ait été et qui sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps. La formation et l’éducation des grands saints, qui seront sur la fin du monde, lui sont réservées ; car il n’y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire en union du Saint Esprit, les choses singulières et extraordinaires (p. 23). J’ai dit que cela arriverait particulièrement à la fin du monde, et bientôt, parce que le Très-Haut avec sa Sainte Mère doivent se former de grands saints, qui surpasseront en sainteté la plupart des autres saints, comme les cèdres du Liban surpassent les petits arbrisseaux… Ces grandes âmes, pleine de grâce et de zèle, seront choisies pour s’opposer aux ennemis de Dieu, qui frémiront de tous côtés, et elles seront singulièrement dévotes à la Sainte Vierge, éclairées par sa lumière, nourries de son lait, conduites par son esprit, soutenues par son bras et gardées sous sa protection ; en sorte qu’elles combattront d’une main et édifieront de l’autre : d’une main elles combattront, renverseront, écraseront les hérétiques avec leurs hérésies, les schismatiques avec leurs schismes, les idolâtres avec leurs idolâtries, et les pécheurs avec leurs impiétés ; et de l’autre main, elles édifieront le Temple du vrai Salomon et la mystique Cité de Dieu, c’est-à-dire la Très Sainte Vierge, appelée par les Saints Pères le Temple de Salomon et la Cité de Dieu. Ils porteront tout le monde par leurs paroles et leurs exemples à sa véritable dévotion ; ce qui leur attirera beaucoup d’ennemis, mais aussi beaucoup de victoires et de gloire pour Dieu seul… Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et Enfants de Marie ? Ce seront des apôtres véritables des derniers temps.

 

  • Fêtons le 29, cette Famille des « Filles de la Charité » fondée le 29 novembre 1633 par saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac et dont la Vierge a dit à Catherine le 19 juillet 1830 :

« ….Mon enfant, j’aime à répandre les grâces sur la Communauté en particulier. Je l’aime beaucoup, heureusement. (…) La protection de Dieu est toujours là d’une manière toute particulière et saint Vincent protégera la Communauté. Mais je serai moi-même avec vous. J’ai toujours veillé sur vous. Je vous accorderai beaucoup de grâces. (…) »

 

Testament spirituel de sainte Louise de Marillac :

 

« Mes chères Sœurs, je continue de demander à Dieu pour vous sa bénédiction et le prie qu’il vous fasse la grâce de persévérer en votre vocation pour le servir en la manière qu’il demande de vous. Ayez bien soin du service des pauvres, et surtout de bien vivre ensemble dans une grande union et cordialité, vous aimant les unes les autres, pour imiter l’union et la vie de notre Seigneur. Priez bien la Sainte Vierge qu’elle soit votre unique Mère » (extrait de son testament du 15 décembre 1645).

La Cour suprême des Etats-Unis tranche en faveur de la liberté religieuse contre le principe de jauges dans les lieux de culte

Le 25 novembre, la Cour suprême des Etats-Unis a rendu un arrêt majeur sur la question de la liberté religieuse, en faveur des plaignants – le diocèse catholique de Brooklyn, New York, et des organisations juives orthodoxes – et à l’encontre du gouverneur démocrate de l’État de New York, Andrew Cuomo.

Comme pour insister sur l’importance de son arrêt, la Cour se réfère principalement au premier amendement de 1791 de la Constitution qui stipule, en résumé, que les autorités ne doivent pas restreindre la liberté religieuse.

La Cour suprême a donc rejeté le principe radical de jauges de 10 à 25 personnes dans les lieux de culte appliqué par l’État de New York.

Le texte de la décision est accessible ici.

En France, le Conseil d’Etat appliquera-t-il la même jurisprudence ?

30 personnes dans les grandes églises parisiennes, à comparer avec le magasin FNAC des Ternes, qui peut accueillir jusqu’à 604 personnes :

Le M de la Médaille Miraculeuse a 190 ans

Un article d’Antoine Bordier :

Toute la France connaît ce pèlerinage en calèche qui s’est élancé de Lourdes et de La Salette, du 1er juin au 13 septembre 2020. Le M de Marie se forme sur les routes de France à travers deux routes différentes, pour se rejoindre au sanctuaire marial de Pellevoisin, étape finale. Plus nombreux sont celles et ceux qui portent aujourd’hui la Médaille Miraculeuse autour du cou, depuis 1830. Ce 27 novembre 1830, la Vierge Marie apparaît à Catherine Labouré. Cette jeune novice de la Compagnie des Filles de la Charité ne le sait pas encore, mais elle a été choisie pour diffuser Sa médaille, et, ainsi, collaborer à de nombreuses grâces. Reportage sur la Médaille Miraculeuse que les papes et les saints affectionnent tant.

En nous replongeant dans l’histoire de la Compagnie des Filles de la Charité, on y trouve des pépites. Tout d’abord, avec saint Vincent de Paul et avec sainte Louise de Marillac comme fondateurs, les prémices de la grâce sont là. Ces grands saints ont façonné leur siècle. Les sœurs se consacrent principalement aux indigents, aux malades et aux pauvres qui vivent dans la boue. La vénérable Marguerite Naseau est la première à entrer dans cette toute jeune communauté de religieuses vêtues de noir et de blanc. Elle meurt l’année même de la création officielle de la Compagnie, en 1633. Alors que le 18è siècle sera dénommé le siècle des Lumières, à tort car ce sera plutôt l’avènement des Ténèbres avec la sanglante Révolution Française et son lot de génocidaires, celui qui le précède serait le siècle de la Charité. C’est, en tout cas, celui de la Congrégation de la Mission, ou des Lazaristes, que saint Vincent de Paul fonde en 1625. La devise de la congrégation est la phrase prononcée par le saint : « Il m’a envoyé pour évangéliser les pauvres ». Il sera, du temps de son vivant, dénommé « l’apôtre des pauvres », et fondera de nombreuses communautés dans toute la France et en Europe. Sainte Louise de Marillac est son alter-égo féminin. Elle lui ressemble dans l’action, mais aussi dans la contemplation. Ce 17è siècle est un siècle béni. Où il n’est ni question d’apostasie, de déchristianisation, de relativisme, de sécularisation des membres du culte divin. Mieux encore, la religion catholique est religion d’Etat. Le roi Louis XIII consacre la France à la Vierge Marie, en 1638, à la suite de la naissance miraculeuse de Dieudonné, le futur Louis XIV.

« Venez au pied de cet autel »

Au 19è siècle à la veille de la fête de saint Vincent de Paul, ce 18 juillet 1830, la jeune Catherine dort à poings fermés. Elle se réveille soudain, pensant que quelqu’un l’appelle. Il est 23h30. Elle se lève et voit au pied de son lit un petit enfant qui lui dit : « La Sainte Vierge vous attend ». Dans la précipitation, elle s’habille et le suit. Elle raconte qu’il « portait des rayons de lumière partout où il allait ». Il ouvre doucement la porte de la chapelle plongée dans la nuit, dont les lumières s’allument à leur passage. Dans le chœur, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la statue de saint Joseph, elle s’arrête. Elle tend l’oreille, et, comme elle le raconte : « J’entendis comme le froufrou d’une robe de soie ». Son « ange gardien » lui dit : « Voici la Sainte Vierge ! » Catherine se retourne et se précipite aux pieds de Marie, qui est assise dans un fauteuil. Cet instant est divin :

« Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’éprouvais. La Sainte Vierge m’a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses. »

Marie fait un geste de la main et lui montre l’autel où repose le tabernacle, et, elle lui dit :

« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderontavec confiance et ferveur. »

La mission de Catherine va commencer.

La Médaille Miraculeuse

Quelques mois plus tard, le 27 novembre, Marie apparaît de nouveau à Catherine. Il est 17h30.

« J’avais un très grand désir de revoir la Sainte Vierge. J’ai entendu le froufrou de la robe de soie qui avance. J’ai vu la Sainte Vierge debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent. La Sainte Vierge avait la figure si belle qu’il me serait impossible de dire sa beauté, elle avait une robe de soie blanche aurore, la tête couverte d’un voile blanc qui lui descendait de chaque côté jusqu’aux pieds. Elle portait dans ses mains une boule. Elle avait des anneaux aux doigts avec des pierres précieuses d’où sortaient des rayons de lumière. La Sainte Vierge m’a expliqué que la boule représente le monde entier, la France et chaque personne. Les rayons sont le symbole des grâces qu’elle répand sur les personnes qui les lui demandent. Les pierreries d’où ne sorte aucun rayon sont les grâces que l’on ne lui demande pas. La Sainte Vierge aime qu’on la prie, elle est très généreuse avec ceux qui la prient. Elle est heureuse de donner les grâces demandées. »

Catherine voit alors comme une sorte de tableau sur lequel est projeté une animation où se retrouve la Vierge Marie. Deux tableaux s’y animent, avec cette inscription : « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. » La Vierge Marie demande à Catherine de faire frapper une médaille, selon ce modèle des deux tableaux. Elle lui dit que : « toutes les personnes qui la porteront au cou recevront des grâces abondantes, selon leur confiance. La médaille s’est retournée ensuite et sur le revers j’ai distingué la lettre « M », initiale de Marie, surmontée d’une croix, ainsi que les Cœurs de Jésus et de Marie. Le Cœur de Jésus était entouré d’épines, le Cœur de Marie était traversé d’une épée. »

Une pandémie, des grâces et la conversion de Ratisbonne

La dernière apparition a lieu en décembre 1830. La Médaille Miraculeuse, après des réticences importantes, est frappée avec l’accord de l’évêque de l’époque, Mgr de Gondi, le premier archevêque de Paris. En mars 1832, une pandémie de choléra décime la France. A Paris, qui compte à l’époque une population de près de 800 000 habitants, il y aura plus de 18 000 morts, en moins de 6 mois. Aujourd’hui, à Paris, sur une période équivalente, la Covid a tué 2 255 personnes pour une population de plus de 2 140 000 habitants. En 1832, les parisiens qui portent la Médaille sont épargnés ou guérissent miraculeusement. C’est pour cela qu’elle prend alors le nom de « Médaille Miraculeuse ». Cette pandémie venue d’Inde a pour conséquence la diffusion de la médaille dans le monde. En 1834, la médaille est frappée en plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. A la mort de sœur Catherine, en 1876 à l’âge de 70 ans, ce sont plus du milliard de médailles qui ont, déjà, été diffusées.  En 1842, Alphonse Ratisbonne, un jeune banquier israélite alsacien effectue un voyage en Italie. Il est révolté depuis que son frère aîné s’est converti, et, est devenu prêtre. A Rome, il fait la connaissance d’un catholique, Théodore. Ce-dernier lui offre une Médaille Miraculeuse. Une semaine plus tard, ils se retrouvent dans l’église S. Andrea delle Fratte. La Vierge de la Médaille Miraculeuse lui apparaît. A la sortie de l’église, Ratisbonne, à genoux, est en pleur. Il avoue à Théodore, sa conversion soudaine. Il lui dit : « Ah que je suis heureux ! Que Dieu est bon, quelle plénitude de grâce et de bonheur ! Que ceux qui ne savent pas sont à plaindre ! »

 

De la conversion de Ratisbonne à l’Hommage Floral de Lourdes

C’est à proximité de cette église, où Ratisbonne s’est converti, qu’en 1857 est édifiée, place d’Espagne, la colonne de marbre avec au sommet la statue de la Vierge Immaculée dédiée à la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, de 1854. Peu après, à Lourdes, en 1858, Marie révèlera son nom à Bernadette : « Je suis l’Immaculée Conception. » Comme l’explique Gino, le responsable du groupe de prières de Padre Pio sur Paris, « c’est sur cette place que se déroule chaque 8 décembre ‶l’Omaggio Floreale″, et, que les papes (depuis Pie XII en 1953), viennent déposer une gerbe, comme le fera de nouveau le pape François dans quelques jours. En 1965, Padre Pio demanda à une de ses filles spirituelles, habitant Rome, d’apporter pour le 8 décembre, en son nom et de celui de ses malades de la Casa Sollievo della Sofferenza, un bouquet de fleurs. Et c’est dans le prolongement de cette demande de Padre Pio, que cinquante ans après, en 2015, est né l’Hommage Floral de Lourdes, au cours duquel des milliers de roses jaunes sont maintenant offertes, chaque 8 décembre, à Marie dans la grotte de Massabielle. » Cet hommage aura lieu cette année, selon les règles strictes du confinement allégé ! 

Les saints et les papes

Tout récemment le pape François appelait à prier la Sainte Vierge de la rue du Bac. Le 11 novembre, il a béni une statue de la Vierge représentée sur la Médaille Miraculeuse, qui fera le tour d’Italie du 1er décembre 2020 au 22 novembre 2021. Cet évènement est orchestré pour contrer la pandémie de la Covid-19. Le pape Jean-Paul II était venu se recueillir dans la chapelle, au 140 rue du Bac, le 31 mai 1980. Pour les 150 ans des apparitions, il avait prié ainsi :

‶Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous″ « Telle est la prière que tu as inspirée, ô Marie, à sainte Catherine Labouré, en ce lieu même, voilà cent cinquante ans ; et cette invocation, désormais gravée sur la Médaille, est maintenant portée et prononcée par tant de fidèles dans le monde entier ! Tu es bénie entre toutes les femmes ! Tu as été associée intimement à toute l’oeuvre de notre Rédemption, associée à la Croix de notre Sauveur ; ton cœur a été transpercé, à côté de son cœur. Et maintenant, dans la gloire de Ton Fils, tu ne cesses d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs. Tu veilles sur l’Eglise dont tu es la Mère. Tu veilles sur chacun de tes enfants. Tu obtiens de Dieu, pour nous, toutes ces grâces que symbolisent les rayons de lumière qui irradient de tes mains ouvertes, à la seule condition que nous osions Te les demander, que nous approchions de Toi avec la confiance, la hardiesse, la simplicité d’une enfant… »

Auparavant, les papes Pie IX, Léon XIII, le pape Grégoire XVI ont honoré de leurs dévotions la Médaille Miraculeuse. Parmi les saints, on peut citer le père Kolbe qui a célébré sa première Messe dans l’église où Ratisbonne s’est converti. Il y a aussi le curé d’Ars, la petite Thérèse et Bernadette. Ils sont, aujourd’hui, des centaines de millions à porter la médaille autour du cou dans le monde entier.

Des fioretti par milliers

Olivier a une affection pour la Médaille Miraculeuse parce que juste après sa conversion, le 8 décembre 2010, il décide de se confesser à la chapelle de la rue du Bac. Là, il y pleure et reçoit de nombreuses grâces. Il y vit un véritable cœur à cœur avec Jésus. Constance, quant à elle, a bénéficié d’une grâce particulière. Depuis son adolescence, elle porte une médaille autour de son cou. Pour ses 40 ans, elle demande une Médaille Miraculeuse en or. Le jour J, en mettant la médaille autour de son cou, elle reçoit une grâce sensible de la présence de la Vierge Marie.  Benoît, de son côté, a échappé étrangement à un accident qui aurait pu être mortel : être écrasé par sa propre voiture ! En se promenant dans les rues de Lyon en 2007, il ramasse, au pied de Notre-Dame de Fourvière, une Médaille Miraculeuse. Il la place dans sa voiture. En septembre 2020 en allant ouvrir le portail, il se retrouve écrasé par sa voiture. Comme il le raconte : « par mégarde, j’ai mal enclenché le frein à main électronique. Le moteur étant resté allumé, la voiture s’est mise à avancer. Je me suis presque aussitôt retrouvé écrasé contre le portail et, les deux jambes coincées. » Le portail s’ouvre tout seul. « Je ne me l’explique pas. En revanche j’ai su, immédiatement, que j’avais été protégé. La Médaille Miraculeuse m’a sauvé ! »

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER 

Bien sûr qu’il faut désobéir aux lois iniques!

Depuis hier, et l’annonce par l’inénarrable Jean Castex du maintien de la règle absurde de 30 personnes par messe, nous assistons à des prises de position courageuses d’évêques déclarant qu’ils refuseront d’obéir et d’expulser le 31e fidèle. Disons-le tout net: je m’en réjouis vivement. A beaucoup de points de vue. D’abord parce que nous avons besoin de prophètes dans un monde post-moderne (et post-humain) qui crève de soif spirituelle. Mais aussi parce qu’Emmanuel Macron est en train d’achever le travail de son glorieux prédécesseur en unifiant les forces vives du catholicisme français (disons, pour faire simple, les traditionalistes et les charismatiques) qui avaient déjà manifesté côte à côte contre la loi Taubira et qui, désormais, luttent ensemble pour leur liberté religieuse.
Mais, depuis hier, j’entends aussi une intéressante question, comme un doute lancinant: et si le gouvernement nous tendait un piège?

De fait, la règle est absolument incompréhensible. Tout le monde l’a dit et redit, même les médias aux ordres: il est inepte d’édicter la même règle de 30 personnes pour une chapelle microscopique et pour une cathédrale. La logique aurait voulu que l’on dise tant de personnes par mètre carré ou telle distance entre deux fidèles. Comme nous ne parvenons à nous résigner à l’idée que nous sommes gouvernés par des dingues, nous cherchons une logique. Et l’une des plus solides qui apparaît en quelques secondes de réflexion est, en gros, la suivante: le gouvernement édicte (après y avoir réfléchi et avoir « consulté » les évêques, ne l’oublions pas!) une règle idiote pour que les catholiques y désobéissent. Quel intérêt me direz-vous? Tout simplement celui-ci: à la veille de la discussion sur le prétendu « séparatisme islamique », pouvoir dire que « les plus radicaux des catholiques », comme les plus radicaux des musulmans, font passer leur loi religieuse au-dessus de la loi de la république – et sont donc tout aussi « séparatistes » et doivent être traités tout aussi sévèrement. Ce qui veut dire supprimer la liberté d’association ou la liberté scolaire pour nous aussi.
J’ignore bien sûr si ce projet de guerre civile est bien celui de ceux qui prétendent nous gouverner. Mais, si c’était le cas, cela appellerait plusieurs réponses.
Tout d’abord, le B A-BA de la civilisation, non seulement depuis le Christ mais depuis Antigone, est précisément la reconnaissance d’une loi supérieure à la loi positive – d’une loi à l’aune de laquelle juger la loi positive. C’est une régression inouïe que nous ont imposée les révolutionnaires de 1789 (et, après eux, les totalitaires de tout poil) d’affirmer que la loi était « l’expression de la volonté générale » – c’est-à-dire qu’une majorité parlementaire se prétend dotée du pouvoir, non seulement d’édicter la loi positive en référence à la loi naturelle (loi supérieure inscrite dans le coeur de tout homme, malgré les obscurcissements de notre intelligence et l’affaiblissement de notre volonté dus au péché), mais de créer littéralement le droit, c’est-à-dire de dire le bien et le mal ou le bien et le vrai. Selon cette idéologie monstrueuse, le parlement français a imposé une vérité historique par d’innombrables lois mémorielles et il est parvenu à transformer des crimes en droit ou inversement (ne songeons qu’à l’avortement: crime en 1970, droit en 2020). Au fond de cette logique effrayante figure toujours cette immortelle déclaration du sénateur socialiste Jean-Pierre Michel : « Ce qui est juste, c’est ce que dit la loi. Voilà, c’est tout. Et la loi ne se réfère pas à un ordre naturel. Elle se réfère à un rapport de forces à un moment donné. Et point final. » Ou, pour le dire comme Jacques Chirac : « Non à une loi morale qui primerait sur la loi civile. » J’avoue n’avoir jamais compris comment, avec ces principes, ces braves gens pouvaient dénoncer les horreurs nationales-socialistes : que je sache, les lois raciales du IIIe Reich ont été votées dans les formes par un parlement légalement élu. Elles étaient donc bel et bien l’expression « d’un rapport de forces à un moment donné ». Nous, catholiques, nous, êtres humains civilisés, avons une raisons très solide de nous y opposer : elles violaient la loi naturelle. Mais M. Michel ou M. Chirac ?
En tout cas, que la loi s’impose par cela seul qu’elle est la loi est bel et bien un dogme du totalitarisme contemporain. Mais il nous est strictement impossible d’y adhérer. Encore une fois, il ne s’agit pas de loi religieuse, mais de loi naturelle et de respect de la conscience, ce qui distingue l’homme de l’animal.
Deuxième élément de réponse, plus historique : la Révolution, dont M. Macron et les siens se veulent les héritiers (le candidat Macron avait même intitulé son livre de campagne « Révolution » et y manifestait clairement de puissantes pulsions totalitaires), est un régime de guerre civile et plus particulièrement de guerre civile contre l’Eglise catholique – qui a fait la France (ce que, bien sûr, ne peuvent supporter les tenants du « contrat social » qui voudraient faire croire que la France est née d’une décision parlementaire à l’été 1789 !). Ce n’est pas nous qui avons voulu cette guerre civile. Mais la loi naturelle (toujours elle) autorise tout être humain (même souvent lui impose) de défendre sa vie et sa famille.
Troisième remarque, juridique cette fois. Non il n’est pas vrai que l’Etat ait le pouvoir de supprimer la liberté scolaire ou la liberté d’association, comme prétend le faire ce projet de loi. Plus exactement, il a évidemment la force de coercition, mais il n’a pas la légitimité pour le faire. Même pour les islamistes. C’est un droit naturel des parents d’éduquer les enfants (qui découle de leur responsabilité éducative bien sûr). C’est un droit naturel des êtres humains de s’associer entre eux. Est-ce à dire qu’il serait illégitime d’attaquer l’islam radical ? Bien sûr que non. Car l’Etat a la responsabilité de la sécurité et qu’il peut fort bien, pour cela, supprimer les libertés des agresseurs (qu’il s’agisse de criminels ou d’ennemis). Par ailleurs, il a parfaitement le droit (et sans doute même le devoir) d’encourager le rayonnement de la culture française et de décourager le prosélytisme mahométan. Mais il est très différent de supprimer certaines libertés, dans certaines conditions, à certains suppôts de la charia, et de supprimer les libertés de tous. Je sais bien que nous vivons dans l’ère de la non-discrimination, mais ne pas discriminer entre honnêtes gens et assassins est d’une injustice insigne.
Enfin, au plan plus politique, ce piège éventuel, il est impératif que nous y entrions pour le démonter et placer des principes de bon sens au cœur du débat politique. Nous allons peut-être payer notre désobéissance. Franchement, je ne le crois pas. J’ai peine à imaginer les descentes de police dans des églises : comme disait Mgr Ginoux, ce serait un spectacle intéressant ! Mais, si le pire n’est jamais certain, il n’est pas à exclure non plus et, en d’autres temps, la police est bel et bien venue chercher les catholiques dans leurs églises. En toute hypothèse, c’est notre devoir de fidèles catholiques comme de citoyens de nous battre pour la justice – et donc de résister aux lois iniques. Cette action de résistance pacifique à l’injustice nous permet aussi de rectifier de graves erreurs – trop souvent colportées par les médias ou les politiciens. Non, il n’est pas vrai que ce que nous reprochons à l’islam soit de placer la loi religieuse au-dessus de la loi de la république. Ce que nous lui reprochons, c’est de ne pas toujours respecter la loi naturelle. Quand l’islam fait, avec une poésie raffinée, de la femme un « champ de labour » pour l’homme, en faisant un pur objet de plaisir (tout comme la pornographie, soit dit en passant : l’archaïsme islamique n’est pas sans lien paradoxal avec la post-modernité libertaire), il attaque l’humanité de la femme – et, par la même occasion, de l’homme qui vient nécessairement de la femme. Quand l’islam prétend détruire tous les droits du « mécréant », il attaque l’humanité des quatre cinquièmes de l’humanité. C’est cela que nous pouvons légitimement lui reprocher. Nous sommes fondés à dire aux musulmans désireux de s’installer chez nous ou, a fortiori, d’acquérir notre nationalité que, dans notre pays, nous respectons l’humanité de tous les êtres humains et que les points de la charia qui s’opposent à la loi naturelle ne peuvent pas s’appliquer en France. Mais nous ne pouvons évidemment pas promulguer une loi qui reviendrait à mettre Antigone, Socrate ou Jésus-Christ hors la loi !
L’immense apport juridico-politique de la civilisation européenne, fille d’Athènes, Rome et Jérusalem, au monde tient dans cette distinction entre loi positive et loi naturelle, entre légalité et légitimité. Que M. Macron, M. Castex et cette « majorité » qui ne « pèse » pas plus de 10% de l’électorat n’y entendent rien est fort regrettable, mais nous n’y pouvons rien. Pour nous, piège ou pas piège, nous considérons qu’une loi inique n’oblige pas en conscience.
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige

Tous à la messe dimanche !

Appel des Eveilleurs, publié sur Causeur :

Après Emmanuel Macron, Jean Castex a confirmé ce matin fixer à 30 le nombre de fidèles autorisés à assister à la messe jusqu’au 15 décembre, sous prétexte d’une accusation non vérifiée : « En effet les lieux de culte ont été des lieux de contamination ».

Nos dirigeants semblent avoir tellement perdu le sens commun qu’ils ne voient pas la différence entre un oratoire, une chapelle, une église, une cathédrale ou une basilique. Tandis que les restrictions sanitaires pour les commerces sont pensées en pourcentage d’occupation par rapport à la surface disponible, les catholiques devront pointer afin d’être sûrs qu’une 31e personne ne se cache pas dans les 7000m2 de Saint-Sulpice.

À une décision qui mêle le grotesque, l’inutile et l’illégitime, aucun citoyen n’est tenu d’obéir. 

Un subordonné n’est pas tenu d’obéir à un ordre dès lors qu’il contrevient gravement à la justice. Un subordonné n’est pas non plus tenu à l’obéissance dans un domaine où il n’est pas soumis. En vertu de la loi de séparation de l’Église et de l’État, le gouvernement n’a aucune légitimité pour dicter aux catholiques la manière dont ils doivent rendre leur culte à Dieu. Saint Thomas d’Aquin a affirmé dans la Somme Théologique :

« Ainsi en est-il des lois des tyrans qui incitent à l’idolâtrie ou à toute autre chose qui serait contraire à la loi divine. Il n’est en aucun cas licite d’observer de telles lois » (Ia-IIae, q.96, a.4).

Pour ce docteur dominicain qu’on ne peut soupçonner d’anarchisme théocratique, lui qui justifie l’obéissance comme conséquence ordonnée au bien commun de la nature sociale et politique de l’homme, il s’agissait de rappeler au politique la place prééminente du sacré et de la loi divine. 

De nombreuses voix se sont levées dans l’histoire des hommes pour rappeler qu’il existe une loi supérieure aux décrets humains temporels, telle Antigone face à Créon, ou encore des témoins de notre longue histoire, de Jeanne d’Arc répondant à ses voix jusqu’aux martyrs de Vendée, faisant le choix de Dieu face au totalitarisme.

Forts de cet enseignement séculaire, les Éveilleurs appellent tous les catholiques de France à ne pas craindre de désobéir à un ordre injuste et disproportionné. À quelques semaines de Noël, les menaces puériles de Monsieur Darmanin et le tropisme anticlérical de Monsieur Macron n’empêcheront pas les Chrétiens d’entrer massivement dans leurs églises dès ce dimanche pour assister à la messe.

Manifestations pour la messe [Mis à jour]

Lyon :

  • Manifestation déclarée dimanche 29 novembre à 15h00 devant l’église Notre Dame de l’Assomption à Bougival (78)
  • Manifestation organisée par les AFC à Toulon, dimanche 29 novembre  à 18 h, devant la cathédrale
  • Vannes : les organisateurs des manifestations « Nous voulons la Messe » appellent les fidèles à se tenir sur les parvis pour entendre la Sainte Messe et ils appellent les prêtres à leur faire bon accueil. Compte tenu de la gravité de la situation, les organisateurs proposent de se mobiliser autour de trois actions dont les détails pratiques seront publiés ultérieurement :
    • Le mardi 8 décembre, à l’occasion de la Fête de l’Immaculée Conception :o 8h à 20h : « Opération : 12h de Chapelet pour la France et pour l’Eglise » où les fidèles seront invités à s’inscrire pour faire un relais de prières.
      o 19hà20h: Procession dans Vannes avec la prière du Chapelet pour nos Gouvernants.
    • Le mercredi 9 décembre à 19h : Manifestation bruyante « Pour la liberté de culte » devant la Préfecture du Morbihan à Vannes à l’occasion de l’anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat promulguée le 9 décembre 1905.

L’euthanasie par Rivotril

Comme une suite à cet article (qui a suscité de nombreuses réactions), un reportage de France 3 dénonce l’euthanasie par Rivotril :

Le pape François demande à l’Argentine de refuser la légalisation de l’avortement

Le pape François a écrit cette semaine une lettre, publiée mercredi dans le journal La Nacion, à son pays d’origine pour exhorter ses dirigeants à ne pas légaliser les avortements.

«Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème? Est-il juste d’engager un tueur à gages pour résoudre un problème? »

Le président Alberto Fernandez a annoncé son intention de présenter un projet de loi visant à légaliser les avortements jusqu’à 14 semaines de grossesse. Une large opposition publique a empêché l’adoption d’un projet de loi similaire en 2018.

Dans sa lettre, le pape François a fait l’éloge des femmes qui se battent depuis des années pour empêcher la violence de l’avortement en Argentine.

Le pays est fier d’avoir de telles femmes. Veuillez leur dire pour moi que j’admire leur travail et leur témoignage; que je les remercie du fond du cœur pour ce qu’ils font et qu’ils continuent à avancer.

Actuellement, l’Argentine protège les bébés à naître contre les avortements. Des exceptions sont autorisées en cas de viol ou de menaces contre la vie de la mère.

En 2019, environ 2 millions d’Argentins ont participé à la Marche pour la vie à Buenos Aires. Des milliers d’autres ont protesté en mars après que Fernandez a annoncé pour la première fois son intention de légaliser l’avortement.

La police a-t-elle le droit de faire des contrôles au sein des églises où plus de 30 fidèles seront présents ?

Dans cette émission de RCF, les intervenants réagissent aux dernières annonces gouvernementales réautorisant la célébration publique du culte avec une jauge de 30 personnes.

A-t-on le droit de célébrer des messes en plein air, comme le prévoient certains prêtres dimanche 29 novembre ?

La police a-t-elle le droit de faire des contrôles au sein des églises où plus de 30 fidèles seront présents ? Certains églises ont toujours maintenu les messes publiques pendant ce confinement : est-ce que des contrôles de police ont réellement interrompu des messes, comme le prétend la presse ?

Cette émission revient également sur les manifestations à Strasbourg : consignes illégales de la préfecture, intimidations de la police, laïcité mal comprise. Deux décisions de tribunaux administratifs ont confirmé la légalité de la prière au cours de ces manifestations.

Avec sa jauge à 30, le gouvernement pousse sciemment les catholiques vers la désobéissance civile

Il est difficile de croire que cette mesure n’a pas été pesée, d’autant plus que, suite à l’appel de Mgr de Moulins-Beaufort, il était envisageable que le Premier ministre corrige l’annonce faite par Emmanuel Macron. Alors est-ce seulement de l’imbécilité (30 personnes dans une chapelle comme dans une cathédrale), voire de l’anticléricalisme primaire, une volonté d’humilier l’épiscopat ?

Alors que le projet de loi sur le séparatisme sera présenté le 9 décembre (anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat promulguée le 9 décembre 1905) en conseil des ministres, il est permis d’en douter. Cela permettra de montrer du doigt, dans un amalgame facile, les musulmans et les catholiques, qui placent la loi de Dieu avant les lois de la République…

Ce projet de loi jacobin, étatiste et limitant les libertés, prévoit un encadrement comptable et financier plus strict des associations cultuelles (relevant de la loi de 1905) et des associations ordinaires (relevant de la loi de 1901) organisant des cultes. La scolarité devient obligatoire dès 3 ans. L’instruction à domicile est strictement limitée. La loi veut en profiter pour renforcer les contrôles de l’Etat sur les établissements privés d’enseignement. Par ailleurs, chaque enfant se verra attribuer un identifiant national unique. Tous fichés ! Pour que des enfants de familles musulmanes (ou catholiques !) ne soient pas endoctrinés à domicile, toutes les familles seront privées de leur liberté éducative. De même, pour mieux contrôler les associations musulmanes (et catholiques !), des dispositions seraient prises à l’encontre de toutes les associations.

Les organismes à but non lucratif qui délivrent des reçus fiscaux seraient désormais « tenus de déclarer chaque année à l’administration fiscale […] le montant global des dons mentionnés sur ces documents (les reçus) et perçus l’année civile précédente et le nombre de documents délivrés au cours de cette période » (article 12). A défaut, la déduction serait remise en cause. Ce sont des charges et des contrôles supplémentaires à supporter par les associations et une intrusion dans leurs relations avec leurs donateurs. C’est peut-être plus encore un moyen pour l’administration fiscale de limiter les dons et donc d’affaiblir la vie associative. Mais les politiques savent veiller à leurs intérêts personnels : ces dispositions ne s’appliqueraient pas aux dons versés aux associations de financement électorales et aux partis et groupements politiques.

L’article 47 permet de fermer « les lieux de culte dans lesquels les propos qui sont tenus, les idées ou théories qui sont diffusées ou les activités qui s’y déroulent » provoqueraient ou inciteraient à la haine, ou à la violence, ou encore faciliteraient la commission de crimes et délits. Certes, les musulmans sont en ligne de mire. Mais la condamnation de l’homosexualisme et de l’avortement par les catholiques ne deviendraient-elles pas des incitations à la haine ? Au même moment, le Parlement européen vote un rapport étendant l’Etat de droit à la légalisation de l’avortement…

La limite à 30 personnes n’est sans doute pas une mesure décidée sans arrière-pensée gouvernementale…

Déconfinement et veillées pour la vie naissante

89 Veillées pour la Vie sont actuellement répertoriées, allons-nous en trouvez 12 de plus pour passer la barre symbolique des 100 veillées ? Cette 10ème édition fut covidesque mais 2021 réserve de beaux projets pour le renouveau de la culture de vie : à nous de nous engager !

Voici la carte :

Les évêques vont déposer un recours au Conseil d’Etat

Jean-Marie Guénois écrit dans Le Figaro :

C’est un peu l’incendie dans l’Église de France. Conseil de crise dans la soirée de l’épiscopat, jeudi, pour voir comment répondre sur le terrain et juridiquement au refus du premier ministre de ne pas revoir dans l’immédiat, la limite de 30 personnes pour les messes malgré ce qu’avait promis le président de la République, mais également communiqués de toute part de nombreux évêques pour dire leur colère.

Réaction de Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, ancien élève de Polytechnique :

Les annonces du Président et celles du Premier ministre concernant la reprise des cultes me laissent pantois, déconcerté et profondément déçu. La jauge de 30 personnes n’est pas une mesure sensée mais une précaution vexatoire. Bien que n’ayant fait que l’École Polytechnique (X77) je pensais savoir faire une règle de trois et appliquer une présence proportionnelle à nos immenses églises. J’apprends qu’il n’en est rien.

L’habitude gouvernementale semble désormais bien prise de ne jamais tenir compte des propositions émanant de l’épiscopat français, propositions pourtant prudentes, intégrant l’extrême gravité de la crise dans laquelle nous sommes et en phase avec la détresse des personnes et des entreprises.

La tradition de l’Église catholique reste de poursuivre inlassablement le dialogue avec le gouvernement tout en manifestant son profond désaccord par tous les moyens légaux et politiques. J’attends personnellement une rencontre entre nos représentants et le Premier ministre pour le faire le point sur une liberté de culte au bord de la rupture.

Je ferai moi-même recours auprès du Conseil d’État contre des mesures que j’estime disproportionnées. […]

L’évêque de Perpignan demande aux curés de ne pas rejeter les fidèles aux messes

Communiqué de Mgr Turini, évêque de Perpignan :

Chers amis,

Depuis mon dernier communiqué d’hier, je suis en mesure de vous donner plus de précisions concernant la jauge de participation des fidèles aux messes dominicales à partir du samedi 28 novembre. Celle-ci reste fixée à 30 personnes, le Premier ministre l’a rappelé ce jeudi matin.

Avec nombre de mes frères évêques, nous restons dans l’incompréhension devant une telle décision, étant donné que dans nos églises nous avons toujours respecté scrupuleusement les gestes barrières et ce depuis le premier jour où elles ont été rendues obligatoires.
Nous voyons dans cette mesure une profonde injustice.

Toutefois nous respecterons cette jauge qui nous est imposée et nous veillerons à ce que les règles sanitaires soient strictement observées.

Je demande néanmoins, à messieurs les curés, de ne pas s’ériger en “comptables” de leurs assemblées dominicales et donc de ne pas rejeter si tel était le cas, la 31e personne et les suivantes qui se présenteraient. 
J’en prends l’entière responsabilité et si cela s’avère nécessaire j’en répondrai personnellement devant les pouvoirs publics.

Pour la catéchèse, la Pastorale des jeunes, ou toutes réunions en salle (paroissiale, formations…), elles pourront reprendre à partir du 15 décembre dans le respect des mesures barrières déjà édictées, sans limitation d’âge.

Nous comprenons que la situation sanitaire économique et sociale est difficile à gérer pour notre Exécutif.
À l’approche du temps de l’Avent, il peut compter sur le soutien spirituel des catholiques.

Bien fraternellement dans le Seigneur.

A afficher

Les annonces gouvernementales de ce matin démontrent, qu’une fois de plus, le pouvoir macronien ne tient aucun compte de la mobilisation de la rue. La réplique doit donc se porter sur le plan politique.

En 2017, Macron avait raflé près de 62% des votes de catholiques pratiquants. En Vaucluse, dès ce vendredi, une campagne d’affichage sera lancée dans les villes et villages du département:

Ce sont des fous furieux

Ce sont ces élus qu’il est nécessaire d’isoler et de soigner :

Un projet de film sur le prêtre

Voila plus d’un an qu’une agence travaille à la production d’un grand documentaire sur le prêtre.

Face aux scandales, il est temps de montrer au monde le vrai visage du sacerdoce et d’approfondir nous même ce grand mystère.

Ce projet ne pourra être finalisé sans la mobilisation des catholiques. Lien de la campagne Helloasso

Jean Castex confirme la limitation à 30 fidèles par messe !

Ce n’était pas une bourde d’Emmanuel Macron mardi soir. Jean Castex maintient la limite à 30 personnes jusqu’au 15 décembre.

« Les lieux de culte ont été des lieux de contamination ».

C’est totalement faux.

L’Etat n’a pas à s’ingérer dans le fonctionnement de l’Eglise. Il est nécessaire de s’assoir sur cette consigne ubuesque.

Et comme disait Mgr Aupetit hier :

Peut-être que M. Darmanin enverra des policiers avec des matraques pendant la messe, ce serait un spectacle étonnant. On va bien voir.

Végâneries

Le Club des Ronchons, présidé par Alain Paucard, vient de publier un recueil d’une trentaine de nouvelles consacrées à l’idéologie végan… Le véganisme, dit également végétalisme, est un mode de vie qui consiste à ne consommer aucun produit d’origine animale. Au-delà de l’adoption d’une pratique alimentaire végétalienne (qui exclut les produits alimentaires d’origine animale comme la viande, le poisson, les insectes, les produits laitiers, les œufs et le miel), le véganisme exclut également la consommation de tout autre produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille…).

L’ouvrage, qui se veut une plongée dans le monde absurde des végans, rappelle néanmoins un végétarien célèbre en la personne d’Adolf Hitler, contrairement à Napoléon au sujet duquel Jean Tulard évoque les banquets. Les courtes nouvelles sanguinaires s’enchaînent pour notre plus grand plaisir.

Pour commander, c’est ici.

Comment l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates financent le Conseil de l’Europe

Directeur de l’European Center for Law and Justice, le docteur en droit Grégor Puppinck est interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

Six mois après avoir révélé le scandale Soros à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), vous montrez à présent que le Conseil de l’Europe dont dépend la CEDH a lui-même été financé par l’Open Society et Microsoft.

Effectivement, à la lecture des rapports financiers annuels du Conseil de l’Europe, il apparaît que l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates sont les deux plus gros donateurs privés de l’organisation. Ces deux organisations ont donné respectivement au Conseil de l’Europe près de 1 400 000 euros entre 2004 et 2013 et près de 690 000 euros entre 2006 et 2014. L’Open Society soutient par ailleurs des initiatives du Conseil de l’Europe, notamment l’Institut européen des arts et de la culture roms. Depuis 2015, il n’y a plus trace de ces financements directs, en revanche, le Conseil de l’Europe a institué un fond spécial pour recevoir de telles contributions volontaires extra-budgétaires.

Ces versements n’ont pas manqué de questionner, car il est étonnant qu’une organisation politique intergouvernementale soit ainsi perméable aux financements privés. Un député du Conseil de l’Europe a saisi le comité des ministres à ce sujet pour demander aux 48 ambassadeurs qui le composent que soient rendus publics tous les documents relatifs à ces financements.

Plus généralement, est-ce une mise en cause du financement des instances internationales par quelques grandes ONG et fondations ?

Il est vrai que le problème ne se pose pas seulement pour le Conseil de l’Europe, mais aussi pour la Cour pénale internationale qui a reçu 115.000$ de l’Open Society en 2017, et plus encore pour l’OMS et même pour l’ONU. La Fondation Gates est le deuxième financeur de l’OMS après les Etats-Unis, avec un versement de 530 millions de dollars en 2019. 80% du budget de l’OMS repose sur des contributions volontaires, c’est-à-dire sur les dons de fondations et de gouvernements. Ce mode de financement met évidemment en cause l’indépendance politique de ces organisations.

Ces grandes organisations internationales sont des cibles de choix pour qui veut exercer une influence politique globale, car elles ont un pouvoir considérable, mais des ressources financières inférieures à leurs ambitions. Ces organisations sont donc vulnérables aux « milliardaires philanthropes » qui cherchent à exercer une influence politique globale. Cette influence politique peut s’exercer, vous l’aurez noté, sans aucun recours aux mécanismes et aux contrôles démocratiques. Pour préserver ou restaurer l’indépendance de ces grandes organisations internationales, il est donc impératif d’examiner et de clarifier leurs modes de financement.

Peut-on parler d’un phénomène d’entrisme de certaines grandes ONG dans les organisations internationales ?

Nous observons non seulement un phénomène d’entrisme, mais aussi de collusion qui peut s’expliquer lorsque l’on considère la puissance financière de ces ONG : rappelons que l’Open society a été dotée de 32 milliards de dollars qu’elle a reversés et investis dans le secteur des droits de l’homme, des médias et de la politique depuis 1984. Le problème ne se limite pas à l’Open Society ; il concerne aussi d’autres grandes fondations privées, telles que Gates, Ford ou Oak. Cela a été précisément et brillamment montré dans le récent livre de Gaétan Cliquennois sur la privatisation des droits de l’homme (Cambridge, 2020).

L’ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland, parlait de George Soros comme de son « bon ami », tandis que le Commissaire aux droits de l’homme, Nils Muižnieks, fut directeur des programmes de l’Open Society jusqu’à sa prise de fonction au Conseil de l’Europe en 2012. En 2009, il expliquait que l’Open Society souhaitait créer un homme nouveau – l’homo sorosensus [en référence à Soros] – l’homme de la société ouverte.

L’emprise de ce réseau s’illustre désormais de manière publique et débonnaire. Nombre de dirigeants aiment à montrer leur proximité avec messieurs Soros père et fils. C’est le cas par exemple de Jean-Claude Juncker, l’ancien Président de la Commission européenne ou de Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme depuis 2018, photographiée dès sa prise de fonction avec George Soros et son fils. […]

Les manifestations pour les messes révèlent une fracture générationnelle : le catholicisme de gauche est sans postérité

Yann Raison du Cleuziou, observateur de la scène catholique, publie une tribune dans La Croix concernant les manifestations pour la reprise des messes, soulignant une fracture générationnelle béante au sein de l’Église en France :

Des étudiants qui réclament la messe en manifestant… Voilà qui aurait pu être une « divine surprise » dans une France dont le nombre de catholiques pratiquants ne cesse de s’effondrer. Ceux qui continuent d’assister à la messe chaque semaine ne représentent désormais qu’1,8 % de la population française (parmi les 18 ans et +). L’enquête de l’Institut catholique de Paris et de l’Université Sainte Mary de Twickenham ne comptabilise que 23 % de catholiques déclarés parmi les 16-19 ans. C’est dire l’ampleur du crash !

Mais la nouvelle de ces manifs divise plus qu’elle ne réjouit. Car ces laïcs qui se mobilisent de manière autonome des prêtres et des évêques ne correspondent pas à l’image du « peuple en marche » que bien des catholiques plus âgés attendent maintenant depuis plus de cinquante ans. Les fruits du concile Vatican II sont paradoxaux et certains y perdent leurs repères, comme Anne Soupa qui, sur sa page Facebook, appelle les évêques à crosser ces impudents.

Une grande déchirure générationnelle

Si les manifs provoquent tant d’amertume, c’est en raison d’une grande déchirure générationnelle qui traverse le corps ecclésial. Un remplacement dont les effets sont déjà très nets dans le clergé. Car ce sont les étendards frappés du Sacré-Coeur de toutes les contre-révolutions que ces étudiants brandissent, et non les fanions de l’Action catholique.

Tendanciellement, le catholicisme se recompose sur ceux qui ont eu l’interprétation la plus réservée du concile Vatican II et non sur les plus avant-gardistes. Inutile d’y chercher une mise à l’épreuve de la vérité des arguments théologiques des uns ou des autres. De mon point de vue, l’explication relève des sciences sociales, de la démographie ou de la sociologie.

La controverse actuelle me rappelle les débats sur la religion populaire dans les années 1970. Déjà, elle portait sur la superficialité des motivations des demandeurs de baptême ou de communion solennelle. À l’époque, le dominicain et sociologue Serge Bonnet avait rappelé que la culpabilisation de ces « catholiques festifs » était contre-productive parce qu’un groupe social, quel qu’il soit, ne peut renouveler son noyau dur de militants qu’à partir des marches et des marges qu’il sait entretenir. Selon lui, en l’oubliant, l’Église se condamnait à devenir une secte élitiste vouée à disparaître au fil de l’épuisement progressif de ses membres.

L’opposition entre foi et religion, qui fut abondamment mobilisée à l’époque pour jeter la suspicion sur l’attachement aux rites, est encore utilisée aujourd’hui contre les manifestants du dimanche. L’Évangile et tout particulièrement Matthieu 25, est utilisé avec condescendance pour expliquer à ces jeunes que leur attachement à la messe achève de démontrer la superficialité de leur foi. La prudence compassée de certains évêques n’équivaut pas moins à un coup de crosse contre les zélés. Un cardinal [Mgr Grech, le nouveau patron du Synode des évêques] n’hésite pas à qualifier leur impatience « d’analphabétisme spirituel ».

De nombreux engagements différents

Le jugement est tranché. Pourtant, qui peut prouver que ceux qui désirent la reprise des messes ne font rien pour les pauvres ? Ou que ceux qui sont moins pressés en font plus pour ces derniers ? Peut-être ne font-ils rien ? Les préjugés sont nombreux mais ce que montre l’enquête Bayard-Ipsos de juin 2016, c’est que les plus pratiquants sont aussi ceux qui ont le plus d’engagements différents.

Aujourd’hui, je pense qu’un avertissement complémentaire à celui de Serge Bonnet est nécessaire. Dans une institution comme l’Église, le mépris affiché pour les ultimes pratiquants est suicidaire. Si, théologiquement, l’opposition entre foi et religion peut fonctionner comme une forme d’examen de conscience stimulant pour questionner les ressorts d’une fidélité, d’un point de vue sociologique, ce raisonnement est dysfonctionnel.

Transmettre dans la durée

On peut se détacher des institutions et des rites pour mieux vivre sa foi. Reste que la possibilité même de cette émancipation, et des fruits qui l’accompagnent, dépend encore de la matrice abandonnée. Sans l’institution religieuse, avec ses normes et ses disciplines, il n’y a plus de foi en capacité de structurer un collectif. Il peut rester éventuellement des opinions personnelles et de belles trajectoires d’engagements. Mais quelle est leur capacité à générer de la culture, c’est-à-dire de la durée ?

La question de la transmission est capitale. Aujourd’hui la conclusion des enquêtes sur la pratique catholique est implacable. Si rien n’est fait pour redonner du sens, ou une charge sacrale, à la pratique de la messe, d’une génération à une autre, les pratiquants font des non-pratiquants, et ces derniers enfantent des non-chrétiens. Toute pastorale qui ne cherche pas à introduire à la pratique nourrit, plus qu’elle n’inverse, ce processus.

Le catholicisme de gauche des années 1960-1970, porté par un enthousiasme salutaire et bousculant l’ordre établi de ses hardiesses théologiques, s’est condamné par son refus de l’ordre institutionnel auquel il fallait se soumettre pour triompher à terme. Ses militants ont souvent voulu libérer leurs enfants de l’obligation d’assister à la messe pour privilégier l’engagement en faveur d’une société plus juste, jugé plus « évangélique ». Mais aujourd’hui, ses vétérans se trouvent sans postérité – ou presque – dans la jeunesse catholique résiduelle.

Enfin, dernière illustration des causes de leur déception, ils sont réconfortés aujourd’hui par un pape ! L’audacieux François. La praxis de ce dernier est une belle leçon de subversion car il montre à quelles conditions l’institution peut être bousculée : de l’intérieur, par un jeu avec les règles, et non contre elles. C’est là un paradoxe à méditer, les conservateurs maintiennent aussi, dans l’ombre de leur fidélité, la possibilité d’un changement et d’un renouveau inattendu. C’est bien parce qu’il y a eu une génération Jean-Paul II qu’il peut y avoir une génération François.

Mgr Ginoux : « le gouvernement n’a pas à nous dire ce que nous devons faire dans nos églises »

Mgr Ginoux, interrogé dans l’Incorrect, déclare :

Il y a d’autre part une loi de séparation de l’Église et de l’Etat qui nous rappelle que le gouvernement n’a pas à nous dire ce que nous devons faire dans nos églises. Nous n’avons pas à faire la police, à dire comment ces 30 personnes seront choisies. Nous savons que ça se fait dans certains pays mais nous n’avons pas les mêmes réalités ici en France en matière de pandémie, d’églises et de public. C’est soit on interdit toute messe publique, soit on ouvre largement en prenant soin d’écouter ce que les cultes rassemblés avaient défini, à savoir 30 % d’occupation de l’édifice. À Montauban, je pourrais alors envisager d’avoir environ 250 personnes dans l’église, ce qui est correct. À la campagne, on pourrait accueillir 30 personnes pour 100 places assises.

Victoires pro-vie au Texas et en Louisiane

La cour d’appel fédérale de la cinquième circonscription a annulé lundi un jugement qui empêchait le Texas de mettre en œuvre sa décision de supprimer son financement du Planning familial.

La juge Priscilla Owen a écrit que les femmes qui ont poursuivi les fonctionnaires du Texas n’avaient aucun droit légal à remettre en question la décision de l’État selon laquelle le Planned Parenthood n’était pas qualifié pour fournir ses « services ». Priscilla Owen a émis le même jugement concernant la Louisiane, annulant un jugement qui empêchait l’Etat de couper les vivres au Planning familial.

Le Texas et la Louisiane avaient pris cette décision à la suite des vidéos clandestines prouvant que le Planning familial vend des organes de fœtus avortés.

A propos du Planned Parenthood, le Family Council recense les sociétés qui financent cette industrie de l’avortement.