Blogs avec images

Alexandra Henrion-Caude magistrale face à un médecin qui veut imposer le « vaccin » à tous le monde

Edwige Diaz : Emmanuel Macron sacrifie la liberté scolaire sur l’autel d’un amalgame insultant

Tribune d’Edwige Diaz, Membre du Bureau national du RN, Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine, Conseillère municipale & communautaire de St-Savin, déléguée départementale du RN en Gironde :

Le 2 octobre 2020, aux Mureaux, dans le cadre d’un discours relatif à la lutte contre les séparatismes, Emmanuel Macron a déclaré que

« Face à ces dérives [ islamistes ] qui excluent des milliers d’enfants de l’éducation à la citoyenneté (…) j’ai pris une décision : dès la rentrée 2021, (…) l’instruction à domicile [ sera ] strictement limitée aux impératifs de santé. »

Cette déclaration est incompréhensible tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme :

Au mépris d’un principe démocratique pourtant élémentaire (le vote parlementaire issu d’une concertation), le Président présente, une fois de plus, une décision unilatérale et arbitraire.

Pire ! Alors que la liberté d’enseignement est reconnue comme un principe constitutionnel, cette dérive autoritaire du Président de la République contrevient à l’article 26-3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 * et viole l’article L 131–2 du Code de l’Education**.

Sur le fond :

Faire l’amalgame entre les familles pratiquant l’Instruction en Famille (IEF) en toute légalité et les « ennemis de la République » est une insulte inacceptable.

En effet, les familles qui ont fait le choix de ce mode d’instruction alternatif sont identifiées, en contact avec les services municipaux, accompagnées par un conseiller pédagogique et contrôlées par l’inspection académique. En 2017, plus de neuf contrôles sur dix ont été jugés satisfaisants.

On est donc aux antipodes de la clandestinité qui dissimule les dérives séparatistes islamistes !

Il est par conséquent incompréhensible qu’Emmanuel Macron, soutenu par Jean-Luc Mélenchon, s’acharne contre l’IEF.

Cette interdiction injustifiée matérialise l’échec et l’aveuglement d’Emmanuel Macron qui refuse de faire le lien entre une immigration incontrôlée qui ne s’assimile pas à la République et les dérives séparatistes issues du communautarisme islamiste.

Si cette loi loi liberticide n’aura aucun effet sur le séparatisme, elle va punir les 800 enfants girondins et leur famille qui s’épanouissent en parfaite harmonie avec les valeurs de la République française.

C’est parce que nous sommes viscéralement attachés aux libertés fondamentales systématiquement menacées depuis l’élection d’Emmanuel Macron, que, nous, élus du Rassemblement National, avons manifesté ce samedi 14 novembre à Bordeaux, aux côtés des familles victimes de l’incompétence.

* « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants »
** « L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents »

Croyances et libertés

L’AGRIF communique :

Ce dimanche 29 novembre 2020, le Conseil d’État a fermement jugé que la jauge inique de 30 fidèles dans les lieux de culte imposée par le gouvernement au détriment de la justice, du bon sens et de la parole donnée par Emmanuel Macron au président de la Conférence des Evêques de France, était manifestement illégale. Il a donné 3 jours au gouvernement pour fixer une nouvelle jauge en proportion de la surface des édifices cultuels.

L’AGRIF, pour sa part, est intervenue dans cette procédure conformément à ses statuts de défense des Chrétiens, comme lors des deux précédents référés, avec la Fraternité St Pierre, l’Institut du Christ Roi, l’Institut du Bon Pasteur, la Fraternité St Vincent Ferrier, le Monastère du Barroux et l’Opus sacerdotale. De son côté, la Fraternité Saint Pie X, qui était également intervenante lors des deux premiers référés, a été contrainte cette fois de se concentrer sur un référé-liberté, avec succès, contre le Préfet de Paris qui prétendait interdire de célébrer une messe lors d’une manifestation déclarée. Outre l’association Civitas qui était requérante, l’Association Pour la messe – qui a recueilli plus de 110.000 signatures pour libérer le culte, Mgr Luc Ravel archevêque de Strasbourg, les Associations Familiales Catholiques, le Comité Protestant Evangélique pour la dignité humaine, ainsi que les Pères Abbés de Solesmes, Fontgombault, Randol, Triors, Donezan et Wisques sont également intervenus dans cette dernière procédure.

L’AGRIF tient à souligner que cette action des Evêques n’aurait probablement pas eu lieu sans la convergence initiale du mois de mai 2020 puis d’octobre 2020 de la diversité des catholiques de conviction.

L’AGRIF ne peut que se réjouir qu’une telle action ait été menée pour la première fois non seulement par la Conférence des Evêques de France et l’archevêque de Paris mais également, pour l’une de ses toutes premières actions judiciaires, par l’association Croyances et libertés présidée par le Président de la CEF et créée en 1996 pour ne pas laisser le monopole de la défense des Chrétiens à l’AGRIF.

« Une liberté ne doit être réputée légitime qu’en tant qu’elle accroît notre faculté pour le bien; hors de là, jamais. » Léon XIII

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

La liberté, cette perle rare, que la voix chaude de Georges Moustaki chantait sur la scène de Bobino, serait-elle devenue introuvable ? Un monde déraisonnable, depuis longtemps sans repères et sans barrières, mû aujourd’hui par des injonctions sanitaires contradictoires, est-il seulement en capacité d’offrir un cadre protecteur pour l’exercice de nos libertés les plus élémentaires ? La lecture de l’encyclique Libertas Praestantissimum, rédigée par le pape Léon XIII en 1888, permettrait à chacun de prendre un recul avantageux sur la mauvaise comédie dans laquelle nous sommes acteurs malgré nous. Le texte, magistral et ciselé, rappelle des vérités simples dont on mesure combien, depuis plus d’un siècle, leur oubli façonne un monde compliqué au point qu’il devienne aux abois.

Qu’est-ce donc que la liberté ? L’Eglise l’a toujours enseigné : la liberté est d’abord l’apanage exclusif des êtres doués de raison. Seuls sont libres ceux qui refusent de devenir les esclaves de leurs instincts, plus ou moins bas. Pour cela, l’homme se doit d’agir selon la raison au risque de se comporter, dans le cas contraire, comme une « bête » ou un « barbare »… Selon la loi naturelle et l’éclairage du Christ, le bon usage de la raison conduit l’homme à découvrir le bien. En restant ainsi maîtres de ses actes, l’homme peut en effet choisir entre différents moyens et atteindre ainsi un objectif, déterminé et juste. La loi naturelle, illuminée par la loi évangélique, guide alors la raison humaine pour atteindre sa fin : le bien. Or ce bien, les chrétiens considèrent que Dieu en est à la fois la source et l’incarnation souveraine. A l’inverse, s’attacher à un bien faux et trompeur, loin d’être une modalité de la liberté, caractérise au contraire un défaut de celle-ci.

Les Lumières ou l’origine de nos libertés blessées

Il faut le dire avec force : entre la loi naturelle bafouée et le message du Christ malmené ad intra dans l’Eglise et ad extra dans la société, notre monde traverse une crise civilisationnelle sans précédent. L’écrivain Jean Madiran avait parlé dans l’un de ses derniers ouvrages de « civilisation blessée au coeur ». Loin de les causer, plus que jamais la situation sanitaire actuelle révèle les fractures souterraines qui fragilisent l’harmonie sociale depuis les Lumières. L’humanisme athée, en voulant assigner Dieu à résidence au domaine privé, sape l’ordre établi par Lui. Comment faire un sain usage de la liberté quand on se trouve soi-même orphelin des lignes mères qui guident la raison ? L’intelligence a vocation à discerner le bien à atteindre ? On avilie la réflexion en la dépossédant de tout présupposé transcendantal. La volonté tend au bien connu par l’intelligence ? On empêche son exercice par la privation des libertés fondamentales. Moins de cinquante ans après la loi Veil, le gouvernement s’est ainsi récemment attaché à qualifier de délit toute entrave à l’avortement et à le sanctionner comme tel judiciairement. La liberté de conscience ? Envolée. Le travail actuel de l’hémicycle qui, sous couvert de séparatisme islamiste, vise à interdire l’école à la maison porte un coup sévère à la loi naturelle qui veut que les parents restent les premiers éducateurs de leurs enfants. La liberté d’enseignement ? Piétinée ! Hier, en plein débat sur la loi Gayssot, le député Jacques Toubon pouvait dire :

« Je suis contre le délit de révisionnisme, parce que je suis pour le droit et pour l’histoire, et que le délit de révisionnisme fait reculer le droit et affaiblit l’histoire ».

Cet été, la proposition de loi Avia, en prétendant lutter contre les contenus haineux sur internet, facilitait pernicieusement la condamnation de tout éventuel écart avec la pensée unique. La liberté d’expression ? Bousculée ! L’ordre de fermer les églises lors du premier confinement ou les jauges absurdes de 30 personnes concédées avec mépris lors du deuxième confinement manifestent au grand jour le peu de cas que ceux qui tiennent les rênes du pouvoir font des biens essentiels de l’âme et de l’esprit. La liberté de culte ? Pulvérisée ! On pourrait, hélas, continuer la liste des tristes litanies des libertés blâmées par le « nouveau monde ». Liberté de se mouvoir avec l’obligation des attestations dérogatoires ou liberté de s’instruire avec la fermeture des librairies.

« Depuis un demi-siècle, environ, souligne Mathieu Bock-Côté, dans la plupart des sociétés occidentales, le système médiatique a peu à peu transformé la conversation démocratique en monologue progressiste ».

Or, déconnecté de la réalité, le monologue vire toujours à l’arrogance jusqu’à devenir l’un des traits constitutifs de l’abus de pouvoir. Faire usage de sa puissance, en pensant qu’un ordre de droit divin déclenche une obéissance angélique relève d’une vision grossière et barbare de l’autorité. Dans un éditorial bien senti, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Vincent Trémolet de Villers, devinait dans les postures du gouvernement une illusion d’optique malsaine :

« Beaucoup croient déceler un pouvoir autoritaire. Et si c’était l’inverse ? C’est parce que l’Etat est faible qu’il se montre de plus en plus arbitraire. La preuve ? Si vous êtes inoffensif, il sera intraitable. »

Un demi-siècle après mai 68, les remises en cause récurrentes de l’ordre et des bonnes moeurs participent aux pertes de sens dans la vie en société.

Soljenitsyne le prophète

La réussite d’une communauté, qu’elle soit nationale ou paroissiale, se tire justement de la capacité de celui qui la dirige à agir en vérité. L’homme d’Etat ou le ministre du Seigneur n’est pas là, premièrement, pour plaire aux hommes mais pour remplir une mission auprès d’eux. Elever ne consiste pas à montrer la voie sous la menace mais à tirer vers le haut en respectant la liberté de chacun. Bien-sûr et inévitablement, sentences, corrections, voire réprimandes jalonnent l’ascension d’un être. Les orphelins de contrainte ne montent jamais bien haut. Une seule condition s’impose : pourvue qu’elle soit sensée, la rigueur porte toujours du fruit. Or la raideur froide du « tester, tracer, isoler » infantilise et terrifie plus qu’elle ne garantit le bon exercice de la liberté. A force de nier la dureté de l’existence traversée par le phénomène de la mort, à force de chercher une égalité de chance à tout prix, l’addition s’avère salée pour la condition humaine et ses libertés fondamentales.

En prophète, Alexandre Soljenitsyne écrivait :

« Les hommes n’étant pas dotés des mêmes capacités, s’ils sont libres, ils ne seront pas égaux, et s’ils sont égaux, c’est qu’ils ne sont pas libres ».

Avec l’actuelle incurie gouvernementale sur la question des biens essentiels, et des messes publiques notamment, le réveil est rude pour les français endormis. Ils découvrent, étonnés ou amers, qu’ils ne sont en fin de compte ni égaux ni libres.

La crise du COVID est hélas un très fort marqueur de l’absence de discernement qui règne au sommet de l’Etat

Ancien officier parachutiste de la Légion étrangère, François Bert a créé en 2011 le cabinet de conseil Edelweiss RH pour accompagner les dirigeants au discernement situationnel. En 2019, il fonde L’École du discernement. Auteur en 2016 de l’essai Le temps des chefs est venu, il a publié en 2018 un roman de management sur la Grande Guerre, Cote 418 (Edelweiss Éditions).

Il a bien voulu répondre nos questions :

L’Ecole du discernement : pour quoi faire ? A qui s’adresse-t-elle ?

L’Ecole du discernement est née d’un constat simple : il existe aujourd’hui pléthore de formations pour alimenter en savoirs multiples les dirigeants et managers mais pas une seule, à ma connaissance, ne se penche sur la disposition d’écoute intérieure qui leur permet de trier ces informations dans un contexte précis pour savoir décider (justement). On pourrait dire, selon une métaphore culinaire, que ce n’est pas parce qu’on a plus d’ingrédients qu’on fait une meilleure recette. La « bonne recette » trie l’essentiel du superflu, prend en compte les moyens, l’atmosphère, le public, l’appétit, la saison, le contexte et apporte ce qui est « bon au bon moment ».

Cette structuration intérieure de la prise de décision est d’autant plus cruciale que les disfonctionnement constatés en entreprise autant qu’en politique ne viennent pas tant d’un manque de connaissances – nous avons beaucoup de « premiers de la classe » dans les instances dirigeantes – mais d’une incapacité à voir les priorités.

Notre formation s’adresse donc à tous les décideurs publics et privés désireux d’installer durablement une bonne prise de décision dans leur entité.

Que révèle la crise du COVID quant à la capacité de discernement de nos gouvernants ? 

La crise du COVID est hélas un très fort marqueur de l’absence de discernement qui règne au sommet de l’Etat. Conduire la politique, ce n’est pas se focaliser sur le danger le plus visible médiatiquement et l’investir indéfiniment pour se mettre en avant mais, au contraire, écouter la globalité d’une situation en étant précisément capable de saisir ce qui est invisible ou caché, en péril ou en ferment, afin de concentrer ses efforts au bon endroit. J’ai eu la chance, pendant ma formation d’officier, de faire un stage chez les pompiers. En arrivant sur les lieux du premier accident, je n’ai pas oublié le précieux conseil du chef d’agrès de Montpellier qui nous supervisait : « Vous entendez les cris de cette femme ? Ce n’est sûrement pas là qu’il y a le plus grand danger ; les victimes les plus graves sont silencieuses. » Nous avons investis les véhicules accidentés et il y avait, effectivement, un blessé très sévère (et muet) que nous avons pris en compte avant la femme bruyante, qui avait des blessures superficielles.

Ainsi en est-il de la France. Ramené aux nombres de morts réels (c’est-à-dire ceux dont il est la seule cause), le COVID est un phénomène certes sujet à vigilance mais marginal dans la liste des urgences françaises. La crise économique et sociale qui gronde, les fragmentations multiples de la communauté nationale, la perte de confiance de la population dans le gouvernement (et dont les policiers sont le défouloir) envoient des signaux qui nécessiteraient d’urgence un changement de braquet de la politique, en resoudant la nation, en concentrant les efforts de protection (et de présence) sur les personnes à risque et en remettant à grande vitesse par un réel déconfinement du lien, de la coordination et du soutien à tous les autres. Nous aurons peut-être plus de suicides en 2020 que de morts réels du COVID. Surtout, un peuple se redresse avec un esprit combattant, avec le goût du sport et du risque, avec la confiance donnée aux plus entreprenants plutôt que de faire des Français des écoliers demeurés retenus à l’école et sommés de brandir un mot d’excuse pour sortir quand dans le même temps nombre de voyous et casseurs sont impunis dans la rue.

Si le Pr Salomon, Olivier Véran ou Jean Castex venaient faire un stage à l’école du Discernement, que leur diriez-vous ?

Je rêverais d’avoir le trio dans mes classes ! Je leur ferais d’abord découvrir qui ils sont et les amènerais peut-être au passage à prendre en compte que la politique n’est pas un métier de communicants et d’experts mais d’abord de chefs naturels : ce pourrait même être pour eux l’occasion d’une reconversion. A défaut, je leur donnerai dans un deuxième temps la vision des entourages dont ils ont besoin. Il est urgent que les hommes politiques comprennent qu’ils n’ont pas d’abord besoin de conseillers en communication et en expertises de toutes natures mais de bras droits conseillers en discernement, c’est-à-dire de chefs naturels capables de se mettre à l’écoute de leur contexte pour y apporter leur clairvoyance. Ce fut l’apport lumineux de Jeanne d’Arc à Charles VII (de Du Guesclin à Charles V, de Bayart à François Ier) mieux que les errements prétentieux d’Attali ou de Minc sur des présidents successifs et les expérimentations d’un Gantzer, mieux aussi, il faut le dire, que les idées sans mode d’emploi de l’action de Buisson à Sarkozy. Enfin je leur donnerai l’ensemble des réflexes comportementaux leur permettant de se rapprocher de l’écoute de la réalité : se taire, s’imprégner de la réalité, loin du prisme des médias et des consanguinités attachées au pouvoir, distinguer les décision stratégiques des décisions courantes, laisser, pour les premières , « agir la facilité du bons sens » (Louis XIV), considérer les secondes comme des points dans une trajectoire et se préparer donc sans cesse à rebondir, sans ego déplacé sur une erreur potentielle, car la vie opérationnelle est par nature imparfaite, entrer, en somme, au prix d’une certaine solitude, dans l’écoute de l’évidence qui nous vient du terrain (et non de nos idées).

Pourquoi notre époque manque-t-elle de chefs en capacité de discerner ? Qu’est-ce qui manque dans l’éducation ?

Le système scolaire donne la prime aux « meilleurs dictionnaires », c’est-à-dire aux gens qui savent tout sur tout sans s’embarrasser des contraintes humaines et opérationnelles d’un contexte : une feuille de note valide des connaissances pures et repose sur un mythe, celui qui consiste à dire « qu’être bon, c’est être bon partout ». Cela veut dire en réalité qu’« avoir la bonne réponse théorique sur un sujet », c’est le maîtriser. Dès qu’on entre dans la vie opérationnelle, on prend conscience qu’être chef ce n’est pas de tout savoir mais d’entrevoir ce qui est possible avec les moyens qui nous sont donnés à l’instant T. Il faut pour cela une disposition naturelle au discernement, peu visible sur un carnet de note, mais procédant d’une présence aigüe aux personnes et aux événements. En ce sens, on produit, même s’il y a de notables exceptions, une mauvaise élite. Les « premiers de la classe », auxquels le système donne les postes de direction, sont généralement des experts dont le sens de l’exhaustivité produit des merveilles quand il s’agit de produire un contenu dense mais génère paralysie et aveuglement quand il s’agit de décider. L’obsession du détail par primauté sur l’essentiel crève les yeux dans le dispositif COVID : on s’obstine à rentrer dans des précisions absconses (30 personnes dans une église par exemple ou masque dans la rue) alors que des manifestations bondées et ultraviolentes peinent à être contenues, tellement les policiers sont sursollicités par ailleurs sur des missions secondaires.

En politique, une chance est donnée à une autre catégorie de s’exprimer : les professionnels de la communication et de la relation. Les médias dictant en effet la vie politique sur la base de séquences émotionnelles à même de momentanément susciter l’adhésion, ils attirent par conséquent les meilleurs vendeurs sur le devant de la scène. On peut dire qu’il y a un surinvestissement de la conquête du pouvoir et une mise au placard de l’exercice du pouvoir. Les chefs naturels sont sanctionnés par les faits et, comme la plupart des vrais dirigeants révélés dans les crises, ils ont besoin que l’événement les convoque pour se sentir légitime. Ils sont donc le plus souvent en retrait de la vie politique. Les vendeurs ne font pas le service après-vente et donc n’ont pas de mal à se mettre en avant. Les experts énoncent des vérités absolues, hors contexte, et ils n’ont donc pas de mal à s’exprimer à tout propos, sans se fatiguer à réduire leur propos à ce qui est opérable et pertinent au moment où ils parlent.

Notre éducation doit intégrer, plus que la manière de « bien penser » (mieux déjà que de rien penser), la manière de savoir « bien décider » et donc faire des pas résolus à chaque étape de notre vie. Entre Henri IV, Louis XIV et Louis XVI, la différence n’est pas les idées, mais l’intelligence des priorités. Les deux premiers ont montré, mais sans doute était-ce lié à leur personnalité, une plus grande clairvoyance du danger et une vision naturelle de l’action. A la fin de son (très long) règne, Louis XIV s’est montré trop influençable par les « ultras » : la révocation de l’Edit de Nantes fut une erreur proportionnellement aussi grande que la signature de l’édit par Henri IV fut une avancée courageuse. Il y a donc pour moi trois choses à transmettre (notamment car le sujet est immense) dans l’éducation : apprendre à se connaître (pour choisir le métier et le rôle où l’on sera fécond), résister aux effets de bande pour savoir écouter la réalité de chaque situation, être courageux quand on y voit clair, car ce sont ces petits pas déterminés qui changent le monde.

Blanche-Neige, Halluciné, Grincheux, Simplet 

Tout a commencé le 24 novembre comme d’habitude, par une longue (vingt-sept minutes) exhibition de Blanche-Neige-Macron : une « adresse aux Français » comme il dit, encore à propos de la situation sanitaire et dans un décor quasi-virginal (photo publiée sur le site officiel de l’Elysée).

Tout a continué par diverses interventions des nains du gouvernement. Puis l’apothéose, un feu d’artifices (au sens propre), a été une conférence de presse par le chef du-dit gouvernement le 26 novembre (encore une heure quinze minutes). Ce qui démontre au moins qu’en ces temps de confinement, les spectacles du cirque ne sont pas totalement interrompus.

Vingt-sept minutes de Blance-Neige-Macron, et tout s’est déroulé comme à l’ordinaire :

  • Il a parlé de stratégie, comme s’il s’agissait d’une guerre alors que ce n’est qu’une simple crise sanitaire, et alors que, de stratégie on n’en voit poindre nulle part depuis le début, mais un grand désordre ponctué de bouffées délirantes.
  • Il a encore dit que ce qui se passe en France, c’est ce qui se passe partout, histoire de nous faire croire que c’est vrai et qu’en plus ça pourrait diminuer sa responsabilité (« nous avons freiné la circulation du virus. Mais il demeure très présent, en France comme dans tout l’hémisphère Nord, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Russie, où il circule encore très fortement»).
  • Il a bien sûr parlé tambouille de chef de bureau (kilométrage, horodatage…) comme il adore le faire.
  • Il a produit les mensonges également habituels : « Regardez comme ces neuf derniers mois nous ont permis aussi de réussir ce que longtemps nous avions pensé impossible. Nous avons su rendre notre Etat plus efficace pour faire face à l’urgence, sanitaire comme économique. Nous avons collectivement transformé l’hôpital, notre système de soin», alors que nous continuons d’être englués dans une vue comptable adossée au nombre de lits de réanimation disponibles, plutôt inférieur à ce qu’il était en début d’année.
  • Il a, comme d’habitude, appelé à une sorte de motivation nationale (« Mes chers compatriotes, une nouvelle fois nous serons, j’en ai la certitude, au rendez-vous des défis des semaines et des mois qui viennent»), alors que jusqu’à présent l’Etat n’a été présent à aucun rendez-vous (sauf en retard) et que ce qu’il a évoqué à plusieurs reprises, c’est la possibilité d’un nouveau confinement en cas de… rechute (« Nous ferons ainsi le point tous les 15 jours sur la situation sanitaire et déciderons alors, si nous pouvons prendre des mesures supplémentaires d’ouverture ou si, au contraire, il nous faut revenir en arrière pour prévenir tout nouvel emballement de la propagation du virus ») ! Tout subordonner à l’évolution de quelques chiffres pandémiques, c’est ce que Blanche-Neige-Macron appelle « pouvoir nous fixer un cap, un calendrier et esquisser des perspectives ».
  • Il a produit les incohérences également habituelles, comme à propos de l’annonce de la réouverture des commerces et services à domicile. Celle-ci n’est possible que « dans le cadre d’un protocole sanitaire strict, qui a été négocié avec l’ensemble des professionnels » avec, on l’a appris plus tard, la hausse de 4 à 8m2 de surface au sol minimale par client.

Or, que disait M. Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises à l’Assemblée nationale le 17 septembre (une semaine juste avant) :

« À aucun moment, je le répète, les commerces n’ont été accusés de mal faire leur travail, de ne pas protéger les Français, de ne pas appliquer les protocoles. L’enjeu était seulement de réduire les flux de circulation afin que les Français respectent au mieux le confinement ».

Autrement dit, à aucun moment les commerces n’ont été mis en cause pour risque sanitaire dans leurs locaux. L’enjeu était à l’extérieur. Mais, pour camoufler toute cette incohérence, on les a quand même obligés à négocier des règles encore plus contraignantes. La bureaucratie à l’état pur.

  • Autre incohérence de Blanche-Neige-Macron, la promesse fumeuse de « garantir la sécurité sanitaire. Un comité scientifique sera chargé du suivi de la vaccination. Un collectif de citoyens sera aussi mis en place pour associer plus largement la population. Ensuite, je tiens à ce que celle-ci se fasse dans un cadre totalement transparent». Un collectif de citoyens auquel s’en remettre pour la sécurité sanitaire ? Alors qu’en même temps, il déclare : « nous devrons nous en remettre au savoir et à la science » ? Vous vous sentez vraiment rassurés ? Quant à la transparence, mot-valise obligatoire, où la trouver quand on sait que la dernière référence apparemment disponible sur l’étude des clusters en France, publiée par la Santé Publique France date du 26 octobre (on attend avec impatience d’être démenti) ?

  • Blanche-Neige-Macron a aussi avancé des hypothèses étonnamment aventureuses, comme celle d’un vaccin qui serait disponible dès la fin de l’année (« Enfin, nous allons organiser une campagne de vaccination rapide et massive au plus près des personnes [NDLR : Comprenne qui pourra. L’opposé aurait-il été une vaccination par visioconférence ?]. La Haute Autorité de Santé présentera dès les jours à venir ses recommandations [NLDR : si c’est la même Autorité qui a proscrit l’hydroxychloroquine sur la foi d’un fameux faux publié par The Lancet, ça ne rassure pas non plus]. … Nous commencerons vraisemblablement, dès fin-décembre-début janvier »). Comme celle aussi d’une fermeture des stations de ski pour laquelle « nous nous coordonnerons sur ce point avec nos voisins européens », alors que l’Autriche et la Suisse comptent bien conserver leurs stations ouvertes.
  • Finalement, la seule chose qui apparaît sûre est peut-être la suivante : « « Quoiqu’il en coûte » n’a pas seulement été une formule mais bien des actes et une réalité». Là, c’est du lourd. On dirait même de l’explosif. Et, à propos, le financement ? Pas de gros mot qui fâche, s’il vous plaît.

Un sujet n’a pourtant pas été entièrement habituel : la séquence du 30 personnes maximum à la fois pour un office religieux. Il paraîtrait que le Président s’est trompé : il aurait confondu 30 personnes maximum et un pourcentage de 30% des places disponibles occupées en même temps. Et puis il aurait appelé derechef le Président de la Conférence épiscopale de France pour « dire qu’il s’était trompé ». Et d’aucuns de rêver à une rectification officielle, comme si on pouvait attendre d’un membre du gouvernement des nains une mise en cause de l’intelligence du Président (même avec une mauvaise présentation de la part de ses nains, confondre valeur et pourcentage aurait quand même été stupéfiant). Naïfs.

Ainsi, c’est d’abord Petitattal qui s’est chargé d’expliquer la mesure sur Europe 1 : « ça permet d’avoir des règles claires. Le fait d’avoir une jauge pour tout le monde, c’est clair ». Avec son « Trente, c’est clair », Petitattal se hisse largement, dans une forme peut-être plus soviétoïde, à la hauteur de Sibeth quand cette dernière expliquait que les Français étaient trop bêtes pour apprendre à mettre un masque.

C’est alors que, pendant sa conférence de presse, M.Castex a plus que brillamment gagné le titre du nain Halluciné.

Nous ne parlerons pas trop de ses contresens toujours distrayants néanmoins (« Dans le cadre d’un protocole sanitaire renforcé, il y a augmentation de la jauge de densité de l’accueil du public », alors même que là où vous pouviez recevoir 2 personnes sur 8 m2, vous ne pouvez plus en recevoir qu’une) ou bien de quelques formules à l’emporte-pièce : « Ce virus décidément très pernicieux » [ah, le salaud] ; « Plus que jamais le dialogue social est indispensable dans notre pays et, j’allais dire, le dialogue tout court » [quand tout se décide en Conseil de défense et que le Parlement a été mis en sommeil tout au long du nouvel état d’urgence sanitaire].

Nous revenons par contre au sujet du nombre de personnes par office religieux. Halluciné a, avec impavidité, confirmé les dires de son patron. Il a ajouté : « les discussions se poursuivent avec les autorités religieuses » alors que la C.E.F. a saisi la justice pour un référé-liberté et que certain évêque explique :

« il ne sera pas fait de sélection, de ségrégation, ni de limitation dans le Peuple de Dieu qui se présentera à l’église. …  Je garantis ma protection à ceux qui pourraient être mis en difficulté, certain que l’État ne saurait perturber les offices divins et ceux qui viennent y chercher joie et espérance » (Mgr Rey, évêque de Toulon, le 27 novembre).

Halluciné a aussi affirmé (comme Petitattal, ils se sont donnés le mot) : « les lieux de culte ont été en France comme ailleurs des lieux de contamination ; et la circulation virale demeure encore forte dans notre pays…» quand tout le monde attend la réalité de ces études (on rappelle que le gouvernement des nains a promis de travailler en toute transparence) et que le fameux tableau de Santé Publique France n’affiche aucun cluster associé à un lieu de culte.

Mais Halluciné a véritablement pété tous les compteurs avec trois autres sujets :

  • Pour essayer d’amadouer les patrons de bars et restaurants qui auront connu environ 6 mois de fermeture administrative, il suggère : « Nous pourrions faire de 2021 l’année de la gastronomie française, valoriser les savoir-faire de nos bars et restaurants, inciter à la reprise de la consommation le moment venu». Plus foutage de gueule, difficile. D’autant plus que Halluciné ajoute : « Je vais nommer une personnalité qualifiée pour ce grand chantier », ce qui immédiatement flanque la trouille à quiconque se rappelle que lui-même a été LA personnalité qualifiée nommée pour le grand chantier du déconfinement.
  • A propos du passage des limites de 1H/1km à 3H/20km, Halluciné se permet la remarque suivante : « cela ne vise pas à permettre des visites à des amis ou à la famille ».
  • Enfin, comble du sublime, la situation faite aux stations de sports d’hiver : « Il sera loisible à chacun, chacune et à tous de se rendre dans les stations pour profiter del’air pur de nos belles montagnes et des commerces, hors bars et restaurants, qui seront ouverts. Simplement, toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés ».

  • On aura compris qu’il faut en plus remercier Halluciné pour n’avoir pas interdit aux heureux propriétaires de logements dans les stations de sport d’hiver l’accès à leurs biens. C’est uniquement dû à sa mansuétude.

Yves Bourdillon, journaliste aux Echos, relevait dans un tweet cursif quelques conséquences économiques directes et immédiates :

Blanche-Neige, Halluciné, Grincheux, Simplet : ce serait une histoire, vous n’y croiriez pas un instant. Aucun dialoguiste n’aurait osé. C’est la France macronienne.

Synthèse des procédures pour fraude électorale aux Etats-Unis

Jeanne Smits a traduit un article de Steve Mosher publié vendredi par LifeSiteNews, synthèse des procédures en cours pour fraude électorale. Extraits :

Après un lent démarrage, l’équipe juridique de Trump est maintenant bel et bien lancée, et elle entend démontrer que l’élection du 3 novembre a vraiment été remportée par son homme.

En Pennsylvanie, une juge courageuse a stoppé la certification des résultats tant qu’elle examinera les preuves de la fraude. Elle voudra peut-être poser cette question au secrétaire d’État démocrate : si seulement 1,8 million de bulletins de vote par voie postale ont été demandés, comment est-il possible que vous en ayez reçu 2,5 millions par la poste ?

Dans le Wisconsin, un juge examine une requête visant à rejeter 150 000 bulletins de vote potentiellement frauduleux. Cet effort est mené par Phil Kline du projet Amistad. Les pro-vie se souviendront des efforts déployés depuis des années par le procureur général du Kansas, Phil Kline, pour dénoncer les avortements tardifs et poursuivre le Planning familial dans cet État il y a quelques années.

En Géorgie et au Michigan, le procureur préféré des Américains, Sidney Powell, a lâché le Kraken. Ses deux poursuites sont remplies d’exemples choquants de fraude électorale sur plus de cent pages chacune, et elles s’accompagnent d’une pléthore de déclarations sous serment.

Quelques-unes de mes escroqueries « préférées » :

En Géorgie, au moins 96.600 bulletins de vote par correspondance ont été demandés et comptés, mais rien n’indique qu’ils aient été effectivement renvoyés aux commissions électorales des comtés par l’électeur. Ont-ils été créés en interne par des agents démocrates ?

Toujours en Géorgie, « les 900 bulletins de vote militaires du comté de Fulton étaient à 100 % pour Joe Biden ». Essayez donc de tirer à pile ou face et d’avoir « pile » 900 fois de suite.

À Detroit, il y a eu plus de votes que de personnes en âge de voter, ce qui semble peu probable à première vue.  De plus, des témoins oculaires ont rapporté que les compteurs de votes avaient pour instruction de « dater » les bulletins de vote par correspondance et qu’ils « réécrivaient » les votes Trump pour en faire des votes pour Joe Biden.

Au Nevada, un juge vient d’autoriser l’équipe Trump à présenter des preuves de fraude électorale généralisée ; l’audience aura lieu le 3 décembre.  Il s’agira notamment d’éléments tendant à prouver que 13.372 « électeurs fantômes » qui ne connaissaient pas leur date de naissance ni même leur sexe lorsqu’ils se sont inscrits, et qui ont souvent indiqué les casinos et les parcs de loisirs comme adresse de résidence. C’est pour le moins douteux.

Enfin, pour ce qui est de la fraude électorale électronique, voici ce que dit l’un des plus grands experts américains en matière de cybersécurité, cité dans le procès mené par Powell en Géorgie :

L’expert Navid Keshavarez-Nia explique que les services de renseignements américains ont développé des outils pour infiltrer les systèmes de vote étrangers, dont Dominion. Il déclare que le logiciel de Dominion est vulnérable à la manipulation de données par des moyens non autorisés et a permis de modifier les données électorales dans tous les États clefs. Il en conclut que des centaines de milliers de votes qui ont été exprimés pour le président Trump lors de l’élection générale de 2020 ont été transférés à l’ancien vice-président Biden. (Pièce 26).

Tout cela signifie que la mascarade post-électorale voulant que le candidat démocrate ait remporté l’élection est sur le point d’être balayée par un tsunami massif de preuves de fraude électorale. […]

Il semble que les actions du « président élu » Biden aient quelque chose d’étrangement irréel. Il continue d’annoncer ses choix en vue de son futur cabinet, et les grands médias rapportent chacun de ses gestes, mais de moins en moins de gens semblent y prêter attention.  Son discours de Thanksgiving n’a été suivi que par 1.000 personnes, ce qui semble bien dérisoire pour quelqu’un qui, selon les médias, a obtenu 80 millions de voix.

Même sa propre « vice-présidente élue », Kamala Harris, n’a pas encore démissionné de son siège au Sénat : ce n’est pas le comportement de quelqu’un qui croit que, le 20 janvier prochain, elle prêtera effectivement serment en tant que vice-présidente. […]

Dans une vidéo, l’historien Edouard Husson revient en détails sur les dernières avancées des avocats de Trump pour prouver la fraude électorale du camp Biden. Deux scénarios sont possibles :

  • Ou bien la justice américaine prend son temps, Biden est donc élu par le collège électorale américain et investi le 20 janvier 2021, mais la justice finira par aboutir et à reconnaître la fraude électorale. Alors, Biden sera destitué et connaîtra un sort à la Nixon.
  • Ou bien la justice et les avocats de Trump parviennent rapidement à prouver la fraude électorale, et alors Trump débutera un second mandat dès le 20 janvier prochain.

Un clip missionnaire sur les Bienheureuses martyres d’Orange

L’Abbé Lelièvre, Postulateur de la Cause de Canonisation des 32 Bienheureuses martyres d’Orange a rencontré au début de l’automne, Patrice Martineau. Il a échangé avec lui sur les Bienheureuses, lui confiant le projet d’écrire une chanson en leur honneur.

​Ce livre m’a bouleversé !

Le livre sur les Martyres d’Orange m’a bouleversé par la résignation et l’Espérance dont ces Martyres ont fait preuve. De grandes âmes assurément. Leur cause mérite d’être défendue.

Une chanson en l’honneur des Bienheureuses martyres d’Orange.

Vous m’avez fait part de votre souhait de faire une chanson. Mais après lecture et la découverte du poème de Sœur Saint-Théotiste sur la guillotine, je me sens bien petit. Alors voilà ce que je vous propose qui me semble plus judicieux :

J’ai mis en musique ce sublime poème de Sœur Saint-Théotiste qui est un chef d’œuvre tant sur le fond que sur la forme, sur un mode de complainte. Une mélodie simple pour laisser le poids des mots se poser, quelque chose entre la chanson traditionnelle et la mélopée grégorienne. Il reste à réaliser un arrangement musical qui va s’installer progressivement avec l’idée d’entrouvrir le Ciel.

Quel est le but de cette chanson ?

Le but de cette chanson, pour moi, est une invitation à entrer dans l’âme de 32 religieuses martyres à Orange, de les accompagner vers le Ciel.

Un clip en l’honneur des Bienheureuses !

Il nous faut utiliser les réseaux pour diffuser au maximum cette chanson. C’est pourquoi je propose que nous puissions tourner un clip à poster sur le net. Ce clip permettrait de donner une grande visibilité de communication et encouragerait bien entendu la dévotion aux Bienheureuses, jusqu’à leur canonisation.

Quand sera prêt le clip ? Comment aider à sa réalisation ?

Nous aimerions pour Noël cette année. Les temps que nous vivons exigent de nous, catholiques, des signes d’Espérance pour nous aider à fortifier notre foi, à en témoigner. Souvent nous cherchons quoi faire. Et bien là, vous avez un projet concret à soutenir. Un projet qui fera du bien aux âmes. J’ajouterai, à l’âme de la France !

Cela a bien sûr un coût, (arrangements musicaux, enregistrement, mixage, déplacement, tournage et montage). Je sais pouvoir compter sur chacun.

Pour mener à bien ce projet, nous recherchons 3350€

Pour faire un don. Un reçu fiscal vous sera envoyé. Directement en ligne    https://www.credofunding.fr/fr/clip-missionnaire-bienheureuses-martyres-d-orange

Initiative « S’il te plait Marie… » à l’occasion du 8 décembre

Née de l’inspiration d’une poignée de lyonnais, cette initiative est portée par l’ensemble paroissial Saint-Pothin-Immaculée Conception, accompagné par la revue Magnificat, l’hebdomadaire Famille Chrétienne et le site internet d’actualité Aleteia, en coordination avec la Basilique de Fourvière et le Diocèse de Lyon :

Soyons des milliers à déposer des bougies à nos fenêtres le 8 décembre 2020 pour dire tous ensemble à la sainte Vierge : « S’il te plaît Marie … ». Des lumignons pour dire notre solidarité, nos pensées et confier nos intentions.

Lyon, 1643. Alors que la peste ravage la France, les lyonnais se mettent sous la protection de la Vierge Marie et font vœu de lui rendre hommage chaque année si Lyon est épargné. La peste ne franchira pas les portes de la Ville. Fidèles à leur vœu sans discontinuer depuis plus de 4 siècles, les lyonnais disent, à partir de 1852, merci à Marie chaque 8 décembre en déposant des bougies à leurs fenêtres. La Ville rugit de mille lumières, tendues vers le Ciel.

Cette année, alors que le monde entier est à nouveau confronté à une grande épreuve avec la pandémie de la Covid 19, que tant de gens souffrent dans leur corps, dans leurs cœurs et dans leurs âmes, des voix se sont levées pour ajouter au traditionnel Merci Marie un appel vibrant à ce que retentisse en France et dans le monde : S’il te plaît Marie…

Les périodes de confinement nous ont appris à nous manifester de manière nouvelle, à aller autrement à la rencontre des autres et à nous unir spirituellement par la prière. Ce 8 décembre 2020, allumons une bougie dans la nuit, une bougie pour chacune des intentions que nous portons dans le cœur et posons-les sur nos fenêtres pour témoigner de nos appels confiants à la Vierge Marie. #STPMARIE2020

Pour donner l’impulsion à ce formidable élan de prière, nous avons préparé un kit de communication pour que chaque personne, communauté, paroisse, association, diocèse puisse s’engager dans cette communion de prière à Marie : prière, neuvaine, lumignons, veillée mariale, etc. Tout est prévu pour communiquer et cheminer ensemble au quotidien (flyer, affiches, photos téléchargeables, teaser, Instagram, Facebook) disponible gratuitement sur www.stpmarie.com

Illuminons nos villes et villages, et semons nos lumignons partout, de Lille à Belle-Île et de Perpignan à Strasbourg, en signe d’espérance, de solidarité, de foi : « S’il te plaît Marie ! »

Pour les soignants, les disparus, les malades, les pauvres, les isolés, les responsables, nos familles, nos amis… Pour ceux que nous aimons, pour ceux à qui on ne pense pas, allumons nos lumignons. 1 intention = 1 lumignon.

Les drapeaux des royaumes de France et de Patagonie flottent sur le Mont Saint-Michel

Lu sur L’Etudiant libre :

Dans la nuit de vendredi à samedi, sept personnes se sont introduites dans le Mont-Saint Michel pour y faire flotter les drapeaux des royaumes de France et de Patagonie.

“Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule, par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée” ainsi pourrait débuter le récit de la rocambolesque virée qui a eu lieu dans le Mont Saint-Michel dans la nuit de vendredi à samedi lorsque sept personnes, après avoir traversé la baie, se sont introduit dans la citadelle par Porte de l’avancée du village, qui n’était pas gardée.

C’est sur la Tour du Roi, qui fait face à la gendarmerie, qu’ils ont fait flotter les drapeaux des royaumes de France et de Patagonie, ne laissant derrière eux qu’une lettre :

La Ultima Esperanza, le vendredi 27 novembre 2020

Monsieur, Madame,

Qui que vous soyez, vous qui lirez en premier cette lettre daignez accorder à celle-ci un instant de votre journée qui, nous n’en doutons pas, est surchargée.

Le ciel se lèvera clair et frais sur le Mont Saint-Michel demain, 28 novembre 2020. Pour la première fois sûrement depuis que vous êtes ici, vous ne connaîtrez pas les deux drapeaux qui accompagnent le drapeau tricolore. Celui qui éveillera en vous le plus de choses, du moins nous l’espérons, un vague souvenir, est ce drap blanc semé de lys d’or portant en son centre « De France », ces trois lys d’or sur fond bleu roi et qui, dans cette version forment une garde autour du Sacré-Cœur. Le second ne vous évoque sûrement rien, à moins que… C’est celui d’un autre royaume, le royaume du rêve, de la grandeur, des causes perdues mais que l’on abandonne jamais, du Panache en somme. Finalement, ces deux royaumes sont comparables en de nombreux points mais cela n’est ni le lieu ni le moment d’en parler. Le premier est bien réel, même s’il n’évoque rien pour les milliers de milliers qui forment la population de notre pays. Le second est un royaume d’âmes, c’est une patrie de rechange que nous gagnons certains soirs de tempête parce qu’il renferme ce que nous chérissons tant et que nous ne trouvons plus dans notre vieille France.

C’est ainsi que, par une froide et sombre nuit d’automne, sept cavaliers quittèrent leurs villes qui n’étaient plus gardées… afin de s’échapper quelques heures de la tiédeur ambiante de cette France qui dort profondément. Lever les couleurs sur ce rocher, ce bastion centenaire symbole de cette grandeur qui a fait la France n’est point une provocation. C’est un joli geste, un beau trait lancé dans le vide au hasard d’une âme qui saurait le lire. « Ça ne sert à rien » êtes-vous en train de vous dire. Et vous avez bien raison. C’est précisément parce que le geste est beau mais inutile qu’il a de la valeur. Le grand Cyrano le disait fort mieux et bien avant nous:

« Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !

Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès

Non ! C’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! »

Alors au moins l’espace d’une nuit les couleurs de la France et de son panache auront flotté, et demain à l’heure de la première ronde vous descendrez ces deux drapeaux dans l’indifférence la plus totale. Nous ne nous permettrons qu’une seule demande : ayez l’obligeance de rendre les honneurs à ces couleurs comme il se doit, car que vous le vouliez ou non elles sont la France. Daignez donc les saluer durant leur descente et les plier respectueusement. Ensuite la vie reprendra son cours, vous oublierez ces deux drapeaux. A moins qu’une étincelle ne se soit allumée au fond de votre âme pour la rajeunir. Mais « on n’ouvre pas la porte sur l’infini à des gens qui ne sont même plus capables de le rêver » disait le Consul Jean Raspail…

Vive le Royaume de France,

Vive le Royaume d’Araucanie et de Patagonie

Que Dieu bénisse le Mont et la France entière

Puisse-t-il un jour lui rendre son Roi…

« Le salut est dans la volonté des âmes qui croient. »

Manifestations pour la messe

Les Saint-Germanois ce sont rassemblés cet après-midi dans un double objectif.

Le premier était celui de l’action de grâce pour la décision du Conseil d’Etat qui ce matin à l’heure de la messe dominicale, a enjoint au Premier ministre de modifier les dispositions du décret  du 29 octobre 2020. La prière n’est jamais vaine et nos rassemblements précédents, parce qu’ils ont davantage fait confiance à Dieu qu’aux hommes ont permis cette victoire.

Le second objectif était de montrer que nous restons vigilants car cette victoire n’est que partielle tant que les nouvelles dispositions ne seront pas connues ! Nous ne savons que trop combien notre cher pays qui tourne le dos à Dieu depuis si longtemps maintenant, est abandonné aux mains d’hommes politiques dont la raison est malheureusement obscurcie. En ce premier dimanche de l’Avent, alors que débute ce temps liturgique d’espérance et d’attente de notre Sauveur, nous redoublons de ferveur et de prière pour que la France entière retrouve le chemin de la foi et tourne le dos à toutes les idéologies qui l’ont conduite si bas !

Angers : 200 participants au rassemblement de prière pour la messe. 

Manifestation relayée dans de nombreuses paroisses du diocèse. Discours du président de l’AFC d’Angers et de Philippe Pichot-Bravard.

«  Ce matin le Conseil d’Etat nous a rendu justice, (…) mais l’expérience nous a rendu méfiant. Nous n’avons pas confiance dans un État qui a pris la dangereuse habitude de s’immiscer dans les affaires religieuses. Que l’Etat sorte définitivement de nos sanctuaires, qu’il nous fiche la paix et nous laisse prier librement ! Une génération de catholiques s’est levée, elle ne se couchera pas ! Nous encourageons et soutenons nos évêques pour qu’ils restent fermes et vigilants. »

150 personnes à Tarbes et 160 personnes à Lourdes

Lyon :

A Paris et à Versailles, les manifestations ont été annulées suite à la décision du Conseil d’Etat.

Nantes :

Le rassemblement à Nice a bien été maintenu et a rassemblé plus de 200 personnes. Tous ces #31e se sont rassemblés aujourd’hui pour prier d’un même cœur et d’une même voix derrière l’AFC de Nice et plusieurs prêtres du diocèse qui étaient présents.

Nous avions trois objectifs:

  • Rendre grâce pour la décision du Conseil d’état
  • Se retrouver encore pour témoigner de notre attachement à l’Eucharistie et de son importance pour les catholiques
  • Rappeler à nos dirigeants que, même si la bataille semble gagnée, nous redoublons de vigilance dans les jours, semaines et mois à venir. Nous ne les laisserons jamais mépriser notre Eglise et notre Foi.

Entre différents chants, nous avons pu lire l’évangile des Béatitudes, rappeler ce que dit le Catéchisme de l’Eglise Catholique sur l’Eucharistie, réciter une dizaine de chapelet pour notre Pays et l’Eglise, réfléchir sur la situation actuelle avec le texte des Eveilleurs et enfin prier ensemble avec Saint Francois d’Assise pour rester des fidèles fermes dans leur Foi mais ardents dans la charité.

Les AFC de Toulon présentes pour rendre grâce de la décision du Conseil d’Etat et rester mobilisée pour défendre nos libertés :

Lettre à César d’un citoyen révolté et d’un chrétien indigné :

« Ave César, ceux qui sont en colère te saluent… » Un mot pourrait résumer cette missive que l’un de tes sujets irrités t’envoie. Un mot simple et lapidaire, un mot chargé d’histoire, un mot mémorable, écrit en lettres de sang, il y a plus de 1500 ans. Un mot prononcé fièrement par 49 martyrs, qui refusèrent de trahir leur Dieu et leur religion, au moment où tes prédécesseurs, dans un élan despotique et ravageur, persécutaient tant de nos frères. NON POSSUMUS. NON POSSUMUS. Nous ne pouvons pas, nous n’en pouvons plus. Nous n’en pouvons plus de toutes ces lois iniques qui jour après jour, défigurent le visage de nos sociétés, et s’érigent jusqu’en blasphème à la face de Dieu. Nous n’en pouvons plus de tant d’attaques et d’insultes à la loi naturelle, à la vie de chacun, et à l’ordre harmonieux dont tu es censé être le garant. Oui, Auguste, au cas où tu l’aurais oublié, l’un de tes sujets récalcitrants te le rappelle : Ta mission n‘est pas de piétiner les droits de tes citoyens et de détruire leurs libertés les plus élémentaires. Et elle n’est en aucun cas de nous empêcher de pratiquer notre sainte religion et de rendre un culte justifié à notre Dieu, Créateur et rédempteur des sociétés humaines. Oui, César, as-tu oublié, l’essence et la sublimité de ta mission ? As-tu oublié, toi qui te rêves Jupiter, que la raison d’être d’un souverain est de servir le bien commun, et non des intérêts personnels et obscurs ? As-tu oublié le cri des pauvres et des petits, de ceux qui pleurent et de ceux « qui ne sont rien » au dire de certains ? Alors si tu souffres d’amnésie, et si la mémoire te fait défaut, nous sommes là pour te le rappeler fermement ! Oui, nous voulons bien « rendre à César ce qui est à César ». Nous le voulons et nous le devons d’ailleurs, puisque notre Seigneur lui-même nous l’a enseigné. Mais le divin maître dit aussi dans la même sentence : « Rendez-à Dieu ce qui est à Dieu ». Ce sont bien les deux faces d’une même pièce. Le revers de la médaille. Notre monnaie d’échange. César n’est pas exempt de cette exigence fondamentale. Oui, s’il ne rend pas à Dieu ce qui est à Dieu, force est d’admettre, que le pouvoir sombre dans la tyrannie et César dans la divinisation de sa propre personne. L’histoire en témoigne à de nombreuses reprises. Voilà la vérité. En se coupant de cette exigence, son pouvoir s’affaiblit et sa légitimité s’étiole nécessairement. Car ne l’oublie pas César, tu es un homme, tu n’es qu’un homme, et comme le dit saint Paul, dont tu avais fait couper la tête il y a 2000 ans : « Tout pouvoir vient de Dieu ». « NON EST ENIM POTESTA NISI A DEO » Ainsi, tes lois ne peuvent s’opposer ouvertement au dessein du Créateur et à la loi naturelle inscrite dans le cœur des hommes, rappelée dans les Dix commandements. Tes injonctions ne peuvent nous empêcher durablement de rendre un culte à notre Dieu et de nous réunir pour le célébrer. Aussi sache que tu auras des comptes à rendre à celui qui est à l’origine de tout pouvoir, sur la Terre comme au Ciel. Enfin, sois bien conscient que le chrétien n’est pas un séditieux ou un fauteur de troubles. Mais sache que ton pouvoir sur nous n’est pas illimité. Aussi, lorsque nos frères chrétiens de l’Eglise apostolique étaient empêchés d’aller enseigner au Temple la Bonne Nouvelle du Christ, mort et ressuscité pour nous, saint Pierre déclarait sans trembler et soutenu par la force de la foi : « Mieux vaut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Et, à une autre époque st Thomas d’Aquin d’ajouter « Ainsi en est-il des lois des tyrans qui incitent à l’idolâtrie ou à toute autre chose qui serait contraire à la loi divine. Il n’est en aucun cas licite d’observer de telles lois » (Ia-IIae, q.96, a.4). Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous te lançons ce cri déterminé, légitime et ô combien nécessaire. Ce cri venu du fond des âges. Celui des martyrs d’Abitène. Celui des résistants et des objecteurs de conscience. Celui des hommes debout qui refusent l’inadmissible. Celui que jetait, il y a bien plus longtemps encore, la brave Antigone à la face de Créon. : NON POSSUMUS ! NOUS NE POUVONS PAS ! PETRUS Pierre de la Taille Citoyen de l’Empire Citoyen des Cieux

Manifestation organisée par l’ECLJ à Strasbourg au pied du sapin de Noël de la place Kléber. Au programme : discours de Maître Jean Paillot et de Grégor Puppinck, puis chapelet avec actions de grâce et demandes pour la France.

En ce premier dimanche de l’Avent, également premier dimanche de reprise de la célébration publique du culte, l’Association Familiale Catholique de Melun a appelé tous les catholiques du pôle missionnaire de Melun à un rassemblement – déclaré en préfecture – pour protester contre les annonces du gouvernement de cette semaine, absurdes sur le fond et méprisantes sur la forme. Elle s’associe ainsi au recours déposé auprès du Conseil d’Etat par la Confédération Nationale des AFC, d’autres associations et la Conférence des Évêques de France et aux plus de 50 autres manifestations déclarées dans toute la France.

Les membres de l’association ont rappelé devant les participants l’indignation de l’AFC de Melun à propos :

  • Des mesures hors sol et centralisées à l’extrême, au même titre que l’avait été celle du confinement généralisé, prise par le gouvernement, conseillé par des « intellectuels de profession ».

  • De l’irrespect du gouvernement dans sa communication avec les catholiques, plus particulièrement les prêtres et les évêques, qui n’ont fait l’objet d’aucune communication préalable alors qu’ils sont chargés de faire appliquer ces mesures.

  • De l’incapacité du gouvernement à prendre des mesures courageuses de déconfinement.

L’AFC de Melun réclame la subsidiarité, – au gouvernement l’administration de la cité, à l’Eglise l’organisation et la célébration des sacrements – des mesures adaptées au terrain, un véritable dialogue et la liberté ! La liberté n’a pas à se justifier, c’est celui qui porte entrave à la liberté qui doit s’en expliquer et ne le faire que pour un motif grave.

Enfin, l’AFC de Melun se félicite de l’avis rendu par le Conseil d’Etat ce matin qui demande au gouvernement de revenir sur la jauge des 30 personnes pour la célébration publique des sacrements. Nous remercions les requérants et tous ceux qui se sont mobilisés ces dernières semaines et attendons désormais de connaître les nouvelles mesures proposées par le gouvernement.

L’AFC restera vigilante et n’hésitera pas à appeler à manifester en cas de nouvelle atteinte aux libertés fondamentales et à la dignité des personnes.

Nous remercions les prêtres et les évêques qui se sont exprimés courageusement sur ce sujet. Enfin, nous remercions les prêtres de la paroisse de Melun qui se sont mobilisés pour que chacun puisse aller à la messe dès ce dimanche.

Le rassemblement s’est conclu par une prière et la bénédiction du père Claude Brodard, présent parmi les manifestants, après environ 45 minutes.

Nous souhaitons à tous les catholiques une bonne entrée en Avent et à tous les Français d’être touchés par la joie de Noël, par la grâce du Christ qui se fait petit enfant.

A Caen aussi, 150 catholiques se sont rassemblés sur le parvis de l’église Saint Pierre ce dimanche pour rendre grâce pour la liberté de culte (presque) retrouvée, et prier pour les dirigeants politiques afin qu’ils œuvrent pour le bien commun, et prennent aussi en considération la terrible épidémie d’avortements qui reste bien la première cause de mortalité en France !
Soutenus par la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques – AFC, environ soixante-dix fidèles privés de messes depuis plusieurs semaines se sont rassemblés ce dimanche sur le coup de 15 heures sur le parvis de la basilique du Basilique du Sacré-Coeur à Grenoble. Ils tenaient à protester – après une première tentative de manifestation interdite par le préfet le 15 novembre dernier – contre la jauge fixée à 30 personnes pour toutes les cérémonies religieuses. Ce alors même que justement ce dimanche, le Conseil d’État statuait et ordonnait au gouvernement de revoir sa copie sur le sujet.
A l’appel du collectif pour la Messe constitué de laïc une manifestation a été organisée dimanche 29 novembre face à la préfecture d’Annecy. Elle a rassemblé environ 180 personnes qui ont pu exprimer leur indignation quant à la limitation des messes à 30 personnes. Cette démarche s’est donc placée sur un plan politique en exigence du respect de notre entière liberté de culte en phase avec les demandes de la Conférence des Evêques de France. Cette manifestation a aussi été l’occasion de témoigner de ce besoin fondamental qu’est la messe pour nous chrétiens et du besoin de nourriture spirituelle que représente l’Eucharistie.

A Neuilly, une centaine de personnes participaient à la manifestation pour le rétablissement des messes publiques dignes devant l’église st Jean-Baptiste. Diverses interventions dont un décryptage de l’ordonnance du jour suite au référé liberté, article 11, 19 et 20 en particulier.

Le site « Prier en famille » devient « Apprenez-nous à prier »

L’idée est de mettre à la disposition des parents ainsi que des catéchistes tous les éléments utiles à l’éducation de la Foi dès le plus jeune âge, en particulier en suivant l’année liturgique selon les deux formes du rite latin. Ce site conserve et rend disponible tout l’héritage de Monique Berger qui fut une grande pédagogue de la foi.

Pour chaque dimanche et fête vous sont proposés un dessin sur l’évangile pour les enfants et des éléments pour en parler avec eux.

Terres de mission : Au service des enfants à naître et des femmes en détresse

Le 29 novembre, l’abbé Claude Barthe, fin connaisseur des arcanes vaticanes, revient pour Terre de missions sur l’affaire Becciu – du nom du cardinal Becciu qui était l’un des hommes les plus puissants de la curie et qui vient de « tomber » (jusqu’à perdre ses prérogatives cardinalices et notamment sa capacité de voter au prochain conclave) pour une affaire d’investissement immobilier particulièrement « discutable ».

Noëlia, animatrice de l’association SOS Mamans, qui aide les femmes des rues à garder leur enfant (et qui a déjà sauvé en 20 ans plus de 1500 bébés de l’avortement), présente ensuite cette oeuvre magnifique.

Pour finir, Guillaume de Thieulloy donne quelques conseils de lectures: « La basilique du sacré Coeur de Montmartre » de l’historien Patrick Sbalchiero (Artège), « La France a besoin d’un roi » de l’abbé Michel Viot (Via Romana), et « Vigano et le Pape » du vaticaniste italien Marco Tosatti (Presses de la Délivrance).

En Quête d’Esprit sur le thème : « Pourquoi l’Eglise n’est pas une ONG »

Avec le Frère Marc-Olivier de Vaugiraud, capucin, Dominique Boulc’h, auteur de Incroyables chrétiens, et Véronique Jacquier.

 

Daniel Hamiche, RIP

J’ai la douleur de vous faire part du décès ce matin de mon confrère Daniel Hamiche. Il était entré voici quelques jours dans un service de soins palliatifs.

Né le 1er octobre 1947, Daniel fut journaliste, blogueur, essayiste, éditeur… Engagé au sein du courant légitimiste, il rejoint, quelque jours après, le baron Pinoteau (décédé le 24 novembre).

Ancien maoïste, convertit au catholicisme au début des années 1980, il devint royaliste, fonda la revue Bourbons Magazine et la Feuille d’Information Légitimiste, devenue par la suite Le Légitimiste. Il est notamment l’auteur de La Passion de Mel Gibson de A à Z (Sicre, 2004), le traducteur de Kinsey le corrupteur, et d‘Être consommé de William Cavanaugh (Éditions de L’Homme Nouveau, 2007). Il travaillé pour plusieurs journaux, dont L’Homme nouveau, Famille chrétienne, Le Choc du mois, Monde & Vie…

Fondateur du blogue Americatho, sur l’actualité religieuse aux États-Unis, il a été rédacteur en chef de Riposte-catholique ainsi que de l’Observatoire de la christianophobie. Il fut également président fondateur de l’« Amitié catholique France-États-Unis » et secrétaire-général de l’association Les Amis de Chesterton.

De 1993 à 2007, Daniel Hamiche assista régulièrement Serge de Beketch dans son Libre Journal de la France courtoise, sur Radio Courtoisie, avant de prendre la direction du Libre journal de Chrétienté.

Message de Louis de Bourbon :

Quelques jours après la disparition du baron Pinoteau, j’apprends avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu d’une autre grande figure de la Légitimité, Daniel Hamiche, qui, du jour où il rencontra la Foi catholique, devint aussitôt un fervent défenseur de la royauté légitime. Cofondateur avec Philippe Montillet en 1984 de la Feuille d’Information Légitimiste puis du Légitimiste, il avait consacré sa vie à la lutte contre la déchristianisation et les persécutions faites aux catholiques et aux chrétiens. Que son âme repose en paix et qu’il ait à présent le bonheur ineffable de contempler la Face de Dieu pour l’éternité !

Nantes : le Collectif maintient sa manifestation. Versailles : manifestation annulée

Communiqué du Collectif Pour la Messe-Nantes :

Le Collectif Pour la Messe Nantes se félicite de la décision du Conseil d’État de casser la jauge ridicule et inappropriée des 30 fidèles. Dans l’attente de nouvelles mesures que le CE demande au gouvernement de prendre dans les 3 jours, le Collectif reste pleinement mobilisé et indique qu’il maintient sa manifestation de ce jour, 16h, Cours St André.

Le Conseil d’État a donné raison aux Évêques de France pleinement mobilisés pour rendre la Messe aux catholiques. En ce premier jour de l’Avent, les Membres du Collectif remercient leurs pasteurs d’avoir courageusement combattu des mesures vexatoires et humiliantes envers tout le peuple des baptisés.

Le Conseil d’État vient ainsi « d’ordonner toutes mesures utiles afin de faire cesser l’atteinte grave et manifestement illégale portée à la liberté d’exercice du culte » et enjoint le Premier MiniStre « de modifier sa décision et de prendre toute mesure permettant une assistance plus importante aux offices religieux et adaptée aux lieux de cultes concernés ».

Le Collectif reste pleinement mobilisé et attentif aux prochaines mesures. Il appelle les nantais à participer en nombre à la manifestation de ce jour.

A Versailles, suite à la décision du Conseil d’Eta, la manifestation est annulée.

Ce matin, les catholiques de Montpellier ont manifesté :

Dimanche 29 novembre matin les catholiques montpelliérains étaient à nouveau rassemblés sur le parvis de leur cathédrale afin d’exprimer leur désappointement devant les mesures ubuesques du gouvernement En Marche pour assister au droit fondamental de liberté de culte. La jauge à 30 décrétée arbitrairement, quelque soit la taille de l’édifice religieux, ne passe pas. De nombreux jeunes et enfants attestaient que la relève est bien présente.

Des textes d’évêques courageux ont été lus, notamment de l’archevêque Schneider félicitant les catholiques français pour leur courage à avoir revendiqué leur besoin de messe dominicale et de l’évêque des Pyrénées Orientales signalant qu’il ne compterait pas pour exclure le 31ème fidèle et au delà. Puisque les tribunaux administratifs ont confirmé cette semaine qu’il était possible de prier et de chanter dans les rues lorsque les manifestations sont déclarées, un rosaire a été entonné vivement ainsi qu’un « Cristus Vincit ».

Finalement cette épreuve aura eu le double mérite de réveiller les fidèles assoupis et de leur faire prendre conscience de tout ce qu’ils pouvaient faire légalement.

Rendez vous est pris pour renouveler l’opération jusqu’à obtenir satisfaction. Dieu premier servi !

Victoire de la requête au Conseil d’Etat !

Dans sa décision, le Conseil d’Etat ordonne (lire la décision):

Article 1 : Les interventions de l’association cultuelle Fraternité sacerdotale Saint-Pierre et autres, de Mgr Ravel et autres ainsi que de la communauté des Bénédictins de Notre-Dame de Fontgombault et autres, sous le n° 446941, ainsi que de la Confédération nationale des associations familiales catholiques et du Comité Protestant Evangélique pour la Dignité humaine, sous le n° 446975, sont admises.

Article 2 : Il est enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance, en application de l’article L. 3131-15 du code de la santé publique, les dispositions du I de l’article 47 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020, en prenant les mesures strictement proportionnées d’encadrement des rassemblements et réunions dans les établissements de culte.

Article 3 : L’Etat versera pour chacune des requêtes la somme de 1 000 euros, à répartir le cas échéant entre les requérants, au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées, au même titre, par l’association cultuelle Fraternité sacerdotale Saint-Pierre et autres, Mgr Ravel et autres, la communauté des Bénédictins de Notre-Dame de Fontgombault et autres, la Confédération nationale des associations familiales catholiques (AFC) et le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine sont rejetées.

Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association Civitas, à la Conférence des évêques de France, première requérante dénommée, à l’Association cultuelle Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, à Mgr Ravel et à la communauté des Bénédictins de Notre-Dame de Fontgombault, premiers intervenants dénommés, à Mgr Michel Aupetit, à l’association Pour la messe, à la Confédération nationale des associations familiales catholiques, au Comité Protestant Evangélique pour la Dignité humaine ainsi qu’au Premier ministre et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au ministre des solidarités et de la santé.

Pour les prêtres : quelques conseils juridiques en cas de conflit avec les forces de l’ordre

Pour la messe a publié une note juridique pour adopter la bonne attitude face à chacune des situations que pourraient rencontrer les curés.

A télécharger ici.

En 4 pages, il est traité les cas suivants :

  • Si la police souhaite interrompre un culte
  • En cas de verbalisation
  • En cas de tentative de fermeture de l’église
  • En cas de tentative d’interpellation
  • Toujours filmer

Un temps de l’Avent différent

En cette année si troublée, Hozana vous propose de revenir à l’essentiel et de cheminer jusqu’à Noël en choisissant une belle retraite pour vivre l’Avent :

Découvrez bien d’autres retraites pour vous préparer à Noël proposées par les MEP, le Secours Catholique et les franciscains sur Hozana.org !

Et concrètement, comment ça marche ?

Rendez-vous sur la page de la communauté́ qui vous intéresse, cliquez sur « Je m’inscris », puis connectez-vous. Une fois inscrit, vous recevrez tout au long de l’Avent le contenu spirituel pour vous aider à vous rapprocher de Dieu. Chaque fois qu’une publication apparaitra, vous la recevrez sur votre boite mail et sur votre coin prière Hozana (via l’ordinateur ou l’application smartphone), afin de vous permettre de prier à n’importe quel moment de la journée, où que vous soyez !

Il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été

De Louis de Bourbon sur Twitter :

Comme catholique, je me joins aux protestations des Evêques comme des fidèles après l’incompréhensible décision de maintenir la limitation de la reprise du culte quelle que soit la taille de l’édifice.

En reconnaissant la nécessité des mesures de protection comme celle de garantir la santé publique, les pouvoirs publics sont dans leur rôle, mais en agissant contre la liberté de culte et de conscience, ils ne le sont plus.

Alors que de nombreux dangers guettent notre pays, alors que des milliers de personnes perdent leur emploi, alors que la pression est forte sur ceux qui ont pour mission la santé et la sécurité de tous il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été en temps de crise.

L’Histoire montre combien les situations les plus périlleuses ont été surmontées lorsque le spirituel et le temporel savent agir ensemble. C’est sur cette union que la France a su se construire et trouver les solutions aux pires moments. Puisse cette sagesse être retrouvée !

Que Notre-Dame, Saint Louis mon aïeul et tous les Saints de notre pays protègent la France.

Bruno Mégret sur l’immigration, l’islam et la liberté d’expression

Marseille réquisitionne des gymnases pour loger des clandestins au détriments des enfants

Référé-liberté contre la jauge à 30 personnes dans les églises : audience à 15h ce samedi

Le décret n° 2020-1454 du 27 novembre 2020 modifiant le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, stipule dans son article 47 :

« Art. 47. – I. – Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies religieuses dans la limite de 30 personnes.

Suite aux recours en référé-liberté déposés par la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, Mgr Michel Aupetit, Mgr Luc Ravel, Croyance et Libertés, Pour la messe, l’AGRIF et les instituts traditionalistes (FSSP, ICRSP, IBP, Opus Sacerdotale, FSVF, Le Barroux, Notre-Dame de Chrétienté soutenus par L’Homme Nouveau, Renaissance catholique et Le Salon beige), les abbés des abbayes bénédictines de Solesmes, Fontgombault, Triors, Randol, Donezan et Wisques, les AFC, ainsi que Civitas, l’audience a lieu ce jour à 15h.

Une décision est prévisible pour la fin d’après-midi ou ce soir.

A vos chapelets !

Addendum : A l’issue de l’audience, le président a indiqué qu’il rendra sa décision d’ici demain.

« Ça peut être ce soir un peu tard, ou demain un peu tôt. »

Relire le live-tweet de l’audience ici.

Le couvre-feu et le confinement n’auraient eu aucune action sur la diminution de l’épidémie

A force de vouloir prendre la place de Dieu (euthanasie, mariage contre-nature, PMA, GPA…), le gouvernement et la société en général s’imaginent qu’une épidémie doit obligatoirement pouvoir être maîtrisée par l’être humain…comme dans les films américains.

Nous avons toujours pensé qu’interdire d’aller à la messe ou autoriser une jauge de 30 personnes dans les lieux de culte alors même que les écoliers et lycéens sont 25 à 30 par classe dans environ 25m² est incohérent. Nous avons toujours pensé qu’interdire à un libraire ou à un cordonnier d’ouvrir quand le pharmacien et le boucher sont ouverts est incohérent et injuste. Nous avons toujours pensé qu’interdire de se voir entre amis et au sein de sa propre famille (la fameuse bûche à partage dans deux pièces différentes) alors même que la très grande majorité des gens travaillent et que le métro aux heures de pointe ressemble à une cohue est incohérent, injuste et même idiot.

Regardez cette extrait diffusé sur LCI et vous comprendrez que le virus a son propre calendrier et que l’être humain est impuissant :

Et une nouvelle médaille pour le Salon beige, une!

Voici quelques jours, j’ai appris avec amusement effroi que le Salon beige était désormais dans le collimateur des « bien-pensants » en dehors même de France. Le site Newsguard vient de nous faire l’honneur (discutable) d’une mention spéciale. Mais peut-être, amis lecteurs, ne savez-vous ce qu’est Newsguard? Vous êtes tout excusés. Moi-même, je n’ai découvert l’existence de cette estimable officine de délation que quand elle a commencé à me demander des justifications sur un ton comminatoire, voici quelques mois. J’avoue que je n’étais pas prosterné aussi bas et aussi rapidement que j’aurais dû – et même, ce qui confine au crime de lèse-majesté médiatique, que j’avais un tantinet ironisé et  demandé les titres qui permettaient à mon interlocutrice d’exiger ainsi mes humbles justifications. Après plusieurs sollicitations, voici ce que j’avais répondu le 4 août dernier:

Madame,
J’ai regardé les liens que vous m’indiquiez sans beaucoup mieux comprendre à quel titre vous posez ces questions (en dehors de l’ironie qu’il y a à créer une agence « anti fake news » dont l’un des principaux actionnaires a, selon Wikipedia, publié de fausses nouvelles).
Cela étant, n’ayant pas grand chose à cacher sur notre ligne éditoriale, je vous réponds volontiers.
Michel Janva, comme la quasi totalité des rédacteurs, écrit sous pseudonyme car la rédaction du Salon beige n’est pas son principal métier. Au demeurant, il est très commun, même chez les journalistes professionnels, d’user de pseudonyme (en tout cas, ça l’était au XIXe siècle où la presse française se portait mieux qu’aujourd’hui).
A la façon dont vous posez la question, je suppose que vous sous-entendez que cet usage témoigne d’une absence de transparence, mais mon nom à moi – qui suis le responsable juridique et éditorial – est parfaitement connu, ce qui est, vous l’accorderez peut-être, une curieuse manière de se dissimuler.
S’agissant des articles que vous signalez comme recélant des « informations trompeuses », auriez-vous l’amabilité de me dire où sont les erreurs ? Notre principe en la matière est très simple: contrairement à la presse subventionnée, nous ne croyons pas être infaillibles. Si un lecteur nous signale une erreur, nous la signalons à notre tour à l’ensemble des lecteurs. Mais, très souvent, les accusations comme celle que vous portez ne concernent pas des erreurs, mais des divergences d’analyse, ce qui est tout différent.
Faute de savoir ce que vous visez réellement, je ne suis pas en mesure de « commenter » vos remarques. Puis je au passage vous faire remarquer qu’en bonne logique, ce serait plutôt à vous (ou à tout autre lecteur) de commenter qu’à moi de commenter des critiques informulées?
S’agissant du positionnement du site, il est clairement mentionné – et il n’est pas celui que vous croyez y voir [mon interlocutrice m’accusait de dissimuler une ligne éditoriale « clairement nationaliste/souverainiste »]. Le nationalisme, sans précision, est – à l’origine au moins – une idéologie moderne et même révolutionnaire et nous sommes clairement contre-révolutionnaires (au sens exact où nous sommes anti-totalitaires). Comme vous le savez sans doute, la Révolution a voulu en finir avec la distinction chrétienne entre spirituel et temporel. Nous y sommes très attachés pour notre part – et il nous arrive fréquemment de défendre les droits de la conscience humaine contre les lois iniques. Notre positionnement est simple : nous sommes catholiques, attachés à la doctrine sociale de l’Eglise (DSE) – et donc à la fois anti-étatistes et anti-individualistes. Naturellement, notre attachement à la DSE nous rend critiques de l’Union européenne actuelle qui viole le principe de subsidiarité comme celui de bien commun (nécessairement lié à ce que la scolastique appelait une société parfaite) – mais aussi critiques du jacobinisme de nombreux autres opposants à Bruxelles.
Espérant que ces quelques éléments vous soient utiles, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.
Guillaume de Thieulloy

 

Newsguard se définit comme « l’outil de confiance sur internet », se servant « du journalisme pour lutter contre les intox, la mésinformation et la désinformation » et, comme vous le voyez, ils tancent les dissidents qui ont le front de ne pas écouter exclusivement les médias aux ordres. Ces braves gens ne doutent de rien! (Ah si, pardon, ils doutent du fameux « complotisme ».)

Bref, voici ce qu’ils écrivent sur nous:

LeSalonBeige.fr, an ultraconservative French blog that has published false and unsubstantiated claims, including misinformation about vaccines and the COVID-19 pandemic.

  • Example of False Election Claim: Nov. 10, 2020, article titled “Coup d’état in the United States,” which claimed that Democrats falsified mail-in ballots before the election by “sending in all Democratic States millions of mail-in ballots which, for many of them, were collected by Democratic activists who turned them into ballots for the left-wing candidate.”  LeSalonBeige.fr also wrote that on Nov. 3, Democrats “added the number of ballots needed for Donald Trump to lose.”

  • The Facts: There is no evidence that Democrats altered collected ballots in favor of Biden. According to the National Council of State Legislatures, a nonpartisan organization that researches issues of interest to state officials, ballot collection is legal in many states. These states have a variety of laws relating to the practice of ballot collection. Some states, like Arizona, only allow a family member, caregiver, or person who lives with the voter to turn in the voter’s ballot. Other states, including Montana, allow non-family members to return people’s ballots, but place a limit on the number of ballots a person may return. It is illegal for the people who collect ballots to change the person’s vote.  In a Nov. 12, 2020, statement, the Department of Homeland Security called the 2020 election “the most secure in American history,” stating, “There is no evidence that any voting system deleted or lost votes, changed votes, or was in any way compromised.”

  • When asked about this false claim, Le Salon Beige publishing director Guillaume de Thieulloy told NewsGuard in an email: “I don’t really see what is unique about discussing fraud in this American election. Most of the American media are talking about it – often to downplay the consequences, but you only downplay the consequences of something that happened. Many judicial institutions are working on it. The U.S. Attorney General has explicitly stated that these investigations are warranted…. Moreover, you question me as if Le Salon Beige had to uphold an impartiality that no one would think of asking from the ‘mainstream’ media. In this case, Guy Millière’s article is clearly pro-Trump, the author is known for it, he notoriously works for a conservative think tank in the United States and there is no ambiguity about his commitment. Meanwhile, Le Salon Beige has never claimed to be neutral – especially on the question of the defense of innocent lives which was one of the main stakes of this election (even if the French media did not think it was worth covering).”

Soit dans la langue de Molière:

LeSalonBeige.fr, un blog français ultraconservateur qui a publié des allégations fausses et non fondées, y compris des informations erronées sur les vaccins et la pandémie COVID-19.

Exemple de fausse revendication électorale: 10 novembre 2020, article intitulé «Coup d’État aux États-Unis», qui affirmait que les démocrates avaient falsifié les bulletins de vote par correspondance avant l’élection en «envoyant dans tous les États démocratiques des millions de bulletins de vote par la poste qui, pour beaucoup d’entre eux, ont été recueillis par des militants démocrates qui les ont transformés en bulletins de vote pour le candidat de gauche. LeSalonBeige.fr a également écrit que le 3 novembre, les démocrates « ont ajouté le nombre de bulletins de vote nécessaires pour que Donald Trump perde ».

Les faits: Il n’y a aucune preuve que les démocrates aient modifié les bulletins de vote collectés en faveur de Biden. Selon le Conseil national des législatures d’État, une organisation non partisane qui étudie les questions d’intérêt pour les fonctionnaires, la collecte des bulletins de vote est légale dans de nombreux États. Ces États ont une variété de lois relatives à la pratique de la collecte des bulletins de vote. Certains États, comme l’Arizona, n’autorisent qu’un membre de la famille, un soignant ou une personne vivant avec l’électeur à remettre le bulletin de vote de l’électeur. D’autres États, dont le Montana, autorisent les membres non membres de la famille à renvoyer les bulletins de vote, mais imposent une limite au nombre de bulletins qu’une personne peut renvoyer. Il est illégal pour les personnes qui recueillent les bulletins de vote de modifier le vote de la personne. Dans une déclaration du 12 novembre 2020, le département de la Sécurité intérieure a qualifié les élections de 2020 de «les plus sûres de l’histoire américaine», déclarant: «Il n’y a aucune preuve qu’un système de vote ait supprimé ou perdu des votes, changé de voix ou de toute façon compromis.

Interrogé sur cette fausse affirmation, Guillaume de Thieulloy, directeur de la publication du Salon Beige, a déclaré à NewsGuard dans un courriel: «Je ne vois pas vraiment ce qui est unique dans la discussion de la fraude dans cette élection américaine. La plupart des médias américains en parlent – souvent pour minimiser les conséquences, mais vous ne minimisez que les conséquences de quelque chose qui s’est passé. De nombreuses institutions judiciaires y travaillent. Le procureur général des États-Unis a explicitement déclaré que ces enquêtes étaient justifiées…. De plus, vous m’interrogez comme si Le Salon Beige devait défendre une impartialité que personne ne songerait à demander aux médias «grand public». Dans ce cas, l’article de Guy Millière est clairement pro-Trump, l’auteur est connu pour cela, il travaille notoirement pour un think tank conservateur aux États-Unis et il n’y a aucune ambiguïté sur son engagement. Par ailleurs, Le Salon Beige n’a jamais prétendu être neutre – notamment sur la question de la défense de vies innocentes qui était l’un des principaux enjeux de cette élection (même si les médias français ne pensaient pas que cela valait la peine d’être couvert).

Pour plus de « transparence », puisque Newsguard est à la pointe du combat pour la transparence, je publie ici mon courriel qui a été coupé :

Madame,

Je vous avoue que votre question m’étonne un peu: je ne vois pas bien ce qu’il y a d’original à parler de fraude dans cette élection américaine. La plupart des médias américains en parlent – souvent pour en minimiser les conséquences, mais on ne minimise les conséquences que de quelque chose qui a existé. De nombreuses institutions judiciaires travaillent dessus. Le procureur général des Etats-Unis a explicitement déclaré que ces investigations étaient justifiées. Tout récemment, Kamala Harris, qu’il serait difficile de suspecter de parti-pris trumpiste, tweetait pour demander de l’argent afin de financer la défense judiciaire de la campagne de Joe Biden. J’ai du mal à imaginer que ce tweet soit une pure escroquerie levant de l’argent sans but; j’en déduis qu’il doit y avoir au moins quelques procédures non dénuées de fondement. Par ailleurs, vous m’interrogez comme si le Salon beige était astreint à une impartialité que personne ne songe à demander aux médias « mainstream ». En l’occurrence, l’article de Guy Millière est clairement pro-Trump, l’auteur est connu pour cela, il travaille notoirement pour un think tank conservateur aux Etats-Unis et il n’y a aucune ambiguïté sur son engagement. De son côté, le Salon beige n’a jamais prétendu être neutre – particulièrement pas sur la question de la défense de la vie innocente qui était l’un des grands enjeux de cette élection (même si les médias français n’ont pas jugé utile d’en parler).

En un mot, je ne suis pas sûr de comprendre ce qui vous étonne dans cet article et sa publication.
Cordialement
Guillaume de Thieulloy

 

Pour que nos erreurs vous servent de leçons, amis lecteurs, voici ce qu’il faut retenir:

  • Il n’y a pas eu de fraude électorale aux Etats-Unis.
  • Parler de fraude est commettre le crime de complotisme.
  • Les gouvernants veulent notre bien.
  • Les médias nous disent la vérité.
  • Donald Trump n’a jamais existé (ah non, ça, ce n’est pas encore obligatoire).

Que des tribunaux américains aient interdit la validation de certains résultats électoraux n’intéressent pas les médias dominants. Il est entendu, une fois pour toutes, que Joe Biden a été triomphalement élu pour tourner une page funeste de l’histoire des Etats-Unis. Le plus amusant, c’est que c’est nous, qui nous interrogeons, qui essayons de comprendre, qui sommes accusés de propagande, quand les médias aux ordres – qui imposent une vérité officielle comme aux plus beaux jours de la Pravda – sont supposés faire preuve d’esprit critique. Mais Orwell nous avait prévenus: la vraie réussite en matière de totalitarisme, c’est d’arriver à maîtriser le langage et à lui faire dire le contraire de son sens naturel (la vérité, c’est le mensonge; la guerre, c’est la paix; etc.).

En attendant, comme il y a assez peu de chances que nous recevions la Légion d’Honneur (contrairement aux rédacteurs de Newsguard qui mériteraient d’être récompensés pour leur héroïque travail en faveur du Bien!), nous prenons les médailles que l’on nous offre et celle que vient de nous offrir Newsguard nous réjouit!

Guillaume de Thieulloy

Le Carmel de Micy-Orléans, son histoire et ses produits

Aujourd’hui on met le cap sur le Carmel de Micy-Orléans fondé en 1939. Il se situe dans le Loiret, près d’Orléans. En s’y installant, les moniales redonnent vie aux murs de l’ancien monastère de Micy. Aujourd’hui, elles sont une vingtaine de sœurs à suivre la règle du Carmel réformé, vivant une vie de prière, de travail et de pauvreté. Allez c’est parti, Divine Box vous raconte tout : son histoire et son artisanat !

 Les débuts du Carmel de Micy-Orléans 

Les débuts de Micy remontent à 508. À cette époque, Clovis roi des Francs offre le domaine de Micy à saint Mesmin et saint Euspice qui cherchaient un endroit où se retirer et vivre une vie de prière. Ils y établissent alors un monastère, dans lequel les moines vivent à la manière des Pères du Désert. Plus tard, en 780 la règle de saint Benoît est introduite au monastère, amenant avec elle de nombreuses vocations. Et voilà les moines lancés pour plus d’un millénaire, jusqu’à la Révolution…

Saint Mesmin et saint Euspice se retirent au domaine de Micy, qui leur est offert par Clovis, roi des Francs – © Cassicia

Pendant ce temps en Espagne (au XVIe siècle), Thérèse d’Avila réforme avec rigueur l’ordre du Carmel. Cette réforme connaît un véritable succès et se répand dans toute l’Europe. C’est ainsi qu’en 1604, des carmélites espagnoles suivant ce mouvement arrivent en France, et fondent en 1617 le Carmel d’Orléans. Patience, on y est bientôt !

Pas si vite ! 

Pour le monastère de Micy, situé à sept kilomètres d’Orléans, la révolution assombrit le tableau. De fait, les moines sont expulsés en 1790 et leur abbaye est détruite. L’évêque d’Orléans, Mgr Dupanloup ne l’entend pas de cette oreille ! En 1858, il fait ériger la “croix de Micy”, une croix de quatre mètres de haut, encore debout aujourd’hui ! Par cette démarche, il espère inciter les Orléanais à prier avec lui pour que renaisse le monastère de Micy…

La croix de quatre mètres que fait ériger l’évêque d’Orleans en 1858, pour inciter les orléanais à prier avec lui – © Geocaching

Et ça fonctionne ! En 1939, les carmélites d’Orléans s’installent à l’abbaye Saint-Mesmin de Micy. C’est bien, vous avez tout suivi ! Le monastère transformé en Carmel renaît, et les prières de l’évêque sont exaucées. Les moniales sont chanceuses, trente moines ont été reconnus saints par l’Église catholique entre ces murs, à commencer par saint Mesmin, le fondateur de l’abbaye ! Ce n’est pas beau ça ? Les voilà bien lancées !

Le Carmel de Micy-Orléans aujourd’hui  

Aujourd’hui vingt sœurs suivent la règle du Carmel réformé au Carmel de Micy-Orléans, dans une vie de prière, de travail et de pauvreté. Les carmélites ont ainsi sept offices quotidiens en plus de la messe, ainsi que deux heures de prière personnelle silencieuse (appelée “oraison”). Rien que ça ! Côté travail, elles se sont récemment lancées dans l’artisanat monastique en plus du travail d’entretien du monastère. Leurs motivations ? Minute papillon, on vous en parle juste après !

Vingt soeurs suivent la règle du carmel réformé au Carmel de Micy – © Carmel de Micy

L’activité traditionnelle des carmélites est la production d’hosties. Mais les moniales ont récemment diversifié leur production. Aujourd’hui elles proposent de nombreux produits, tous aussi bon les uns que les autres. Elles font désormais des barres de céréales, du muesli, des sablés, ou encore des glaces et infusions, elles nous mettent l’eau à la bouche ! Petite cerise sur le gâteau, toutes leurs recettes sont préparées avec des produits locaux : miel de Sologne, lait de Dry, orge de Saint-Hilaire, œufs des fermes voisines et des fruits du monastère ! Charmant programme dont vous allez pouvoir bientôt déguster le fruit…

Les carmélites se sont récemment lancées dans l’artisanat – © Divine Box

Comment trouver les bons produits des soeurs de Micy-Orléans ? 

Pour goûter les bons produits faits avec des ingrédients locaux des moniales du Carmel de Micy-Orléans, le mieux est bien évidemment d’aller directement sur place : Carmel de Micy, 8 rue Claude Joliot, 45750 Saint-Pryvé-Saint-Mesmin. Si une pandémie vous en empêche, on a pensé à tout : cliquez ici pour acheter en ligne les produits du carmel de Micy !

Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration : le VIe Forum de la dissidence de Polémia

Jean-Yves Le Gallou vient de publier un ouvrage sur ce qui n’est ni une théorie ni une affabulation : L’invasion de l’Europe : les chiffres du Grand Remplacement. Jean-Yves Le Gallou cite des chiffres, officiels, et son enquête montre l’immigration massive subie par les pays du Nord et de l’Ouest de l’Europe : Suède, Belgique, Danemark, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, France, Pays-Bas, Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Grèce. Au moins vingt pour cent de la population y est déjà d’origine étrangère. Et cette immigration, souvent inassimilée, est en très forte progression. Face à cette invasion, que faire ? Est-ce inéluctable comme le répètent certains défaitistes ? N’est-il pas possible de faire baisser l’immigration, voire de la stopper et d’inverser les flux migratoires, comme ont tenté et tentent encore de le faire l’Italie de Salvini, la Hongrie d’Orban, l’Autriche ?

Le VIe Forum de la dissidence de Polémia, qui a eu lieu samedi 21 novembre malgré la dictature sanitaire, s’est penché sur le concept de la remigration.

Grâce à l’hospitalité de TVLibertés ce télé colloque est diffusé sur TVLibertés, puis sur le compte YouTube et le site de Polémia.

Vous y retrouverez les interventions de :

  • Michel Geoffroy (L’impossible assimilation),
  • Thibault Mercier (Séparation ou communautarisation des nôtres),
  • Françoise Monestier (Cesser de payer tribut),
  • Alice Cordier (Le féminisme identitaire),
  • Victor Aubert (Fonder une communauté),
  • Thibaud Cassel (Les exemples historiques de remigration)
  • Jean-Yves Le Gallou (Choisir le réel, sans craindre la diabolisation).

Retrouvez également deux tables rondes animées par Floriane Jeannin sur :

  • sur la communautarisation avec les invités d’Academia Christana et une jeune féministe identitaire de Nemesis ;
  • sur la remigration avec les porte-parole de Génération identitaire

Des débats de fond précieux permettant aussi à de jeunes responsables d’exprimer leurs talents.

L’AGRIF invite tous ses adhérents et tous les catholiques français à tout faire pour assister nombreux à la messe

De Bernard Antony :

Mieux vaut tard que jamais !

Nous avons entendu Mgr de Moulins-Beaufort exprimer sa satisfaction d’avoir « découvert » la procédure du « référé-liberté » devant le Conseil d’État.

La Conférence des Évêques de France (CEF) a ainsi embrayé avec un certain retard à l’allumage sur les référés initialement intentés par l’AGRIF et les institutions religieuses  du catholicisme de conviction s’en remettant à la compétence de son avocat coordinateur, mais encore aussi par d’autres associations.

Après les malheureux mots blessants de l’archevêque de Paris Monseigneur Aupetit, à l’égard des prêtres refusant de se soumettre aux illégitimes et illégaux ukases gouvernementaux d’interdiction de la liberté de célébration publique du Sacrifice de la messe, plusieurs courageux évêques ont exprimé leur soutien aux fidèles, très majoritairement jeunes et de plus en plus nombreux manifestant contre d’insupportables diktats gouvernementaux.

Mais manifestement, c’est le très mauvais et très humiliant jeu de rôle mensonger joué par le duo des dirigeants de l’exécutif qui explique le ressaisissement enfin de Mgr de Moulins-Beaufort. M. Macron et M. Castex se sont en effet conduits à son endroit le premier comme « le gentil flic », l’autre comme « le méchant flic ».

Le premier, ce dernier mardi, rassurait l’archevêque de Reims : bien sûr, le gouvernement allait revenir sur la mesure bête et méchante d’interdiction générale d’une assistance aux messes de plus de trente personnes.

Le second, le surlendemain, confirmait pourtant la mesure discriminatoire et persécutrice. À qui fera-t-on croire que le I° ministre Castex se serait permis de désavouer le président de la République Emmanuel Macron ?

Ou bien alors, cette République, qui est déjà celle d’une radicale inversion des valeurs de la loi naturelle, est devenue aussi le royaume de foutriquet !

Toujours est-il que Mgr de Moulins-Beaufort, par un élémentaire réflexe d’honneur pour lui-même et l’ensemble des fidèles catholiques, ne pouvait pas accepter cette rebuffade. L’épiscopat dans son ensemble s’est déjà tellement aplati depuis un demi-siècle face à des gouvernants imposant les lois de la culture de mort !

Quand, en tant que personne morale, il réagit enfin, fût-ce à la onzième heure, on ne saurait que s’en réjouir.

Quel que soit le résultat des référés-libertés déposés en cette nouvelle occurrence, l’AGRIF invite tous ses adhérents et tous les catholiques français à tout faire pour assister nombreux à la messe, paisiblement et dans le respect des règles de sécurité sanitaire.

En s’opposant le cas échéant par la force d’une non-violente mais lourde inertie à des interventions de forces policières illégitimement instrumentalisées à des fins de mesures anticatholiques inspirées par l’abject jacobinisme liberticide de l‘athéocratie gouvernementale totalitaire. 

L’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros

George Soros avait publié un texte demandant à l’UE de faire plier la Pologne et à la Hongrie. Viktor Orbán a répondu :

L’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros

Réponse à l’article de George Soros

Nombreux sont ceux qui pensent que le chef du gouvernement d’un pays n’a pas à débattre avec George Soros. Pour eux, Soros est un délinquant économique, qui a gagné son argent par la spéculation, par la ruine de millions de personnes, et même par le chantage exercé sur rien moins que des économies nationales. Tout comme les gouvernements ne peuvent pas discuter avec des terroristes, les chefs de gouvernement ne peuvent pas non plus débattre avec des délinquants économiques.

J’y suis tout de même contraint aujourd’hui, parce que George Soros, le milliardaire spéculateur d’origine hongroise, a publiquement imparti des ordres aux dirigeants de l’Union européenne dans un article paru le 18 novembre sur le site dénommé Project Syndicate, dans lequel il leur intime de punir sévèrement les Etats-membres qui se refusent à s’intégrer dans un empire européen global et unifié sous la bannière de la société ouverte.

Tout au long de l’histoire, ce sont toujours les nations qui ont donné sa force à l’Europe. Bien que les nations formant l’Europe soient d’origines diverses, les racines communes de notre foi les ont réunies. Le modèle de la famille reposant sur la tradition judéo-chrétienne a été le fondement de nos communautés. C’est la liberté chrétienne qui a assuré la liberté de la réflexion et de la culture et a créé une concurrence bénéfique entre les nations de l’Europe. Le mélange vertueux des différences a fait de l’Europe, pendant des siècles, la force motrice du monde.

Toutes les tentatives visant à chercher à unifier l’Europe sous l’égide d’un empire ont échoué. C’est pourquoi l’expérience historique nous fait dire que l’Europe ne sera de nouveau grande que lorsque ses nations le seront également, et qu’elles sauront résister à toute tentative impériale.

Des forces puissantes sont de nouveau à l’œuvre pour faire disparaître les nations européennes et unifier le continent sous l’égide d’un empire global. Le réseau Soros, qui imprègne de toute part la bureaucratie européenne et les élites politiques, travaille depuis des années à faire de l’Europe un continent d’immigration. Aujourd’hui, le plus grand danger qui menace les Etats de l’Union européenne est représenté par le réseau Soros et la société ouverte, employés à promouvoir l’élimination des cadres nationaux. Les objectifs du réseau sont clairs : au travers de l’accélération de la migration, créer une société ouverte multiculturelle et ethniquement mélangée, démanteler les processus de décision nationaux et les remettre entre les mains des élites globalisées.

L’Union européenne est à la peine. Elle est atteinte depuis 2008 par une crise économique inédite, depuis 2015 par une crise migratoire, et en 2020 par une pandémie dévastatrice. Elle n’est même pas sortie de ses crises précédentes qu’elle doit faire face aux conséquences encore plus lourdes de la pandémie du coronavirus. Les signes en sont déjà là. La dette publique, le chômage, l’état de l’économie atteignent des niveaux critiques dans nombre de pays. L’on n’a jamais eu davantage besoin de la solidarité européenne et du rassemblement des nations européennes pour se venir mutuellement en aide.

Lors d’aucune de ces crises le spéculateur qui se dit philanthrope ne s’est préoccupé des intérêts des Européens. Il a chaque fois agi en fonction de ses propres intérêts. L’on se souvient, au moment de la crise économique, de son attaque contre le forint et contre la plus grande banque de Hongrie ainsi que, au moment de la crise migratoire, de son plan visant à l’accélération de l’implantation, de la répartition et du financement des migrants. A présent, au lieu de la solidarité et de l’entraide mutuelle, le voilà qui se présente avec une proposition visant à nous punir les uns les autres.

Le réseau dirigé par George Soros ne recule même plus devant l’intervention ouverte. Il veut placer les Etats-nations sous la pression la plus forte possible. Il dresse les uns contre les autres les peuples d’Europe. Les moyens employés par le réseau sont multiples et actifs sur les scènes les plus variées de la vie publique. La liste est longue des responsables politiques, des journalistes, des juges, des bureaucrates, des propagandistes politiques maquillés en représentants de la société civile qui émargent aux fiches de paie établies par George Soros. Et bien que le milliardaire accuse tous ses adversaires de corruption, il est lui-même l’homme le plus corrompu de la terre. Il paie et achète tous ceux qu’il peut. Ceux qu’il ne peut ni payer ni acheter ont droit aux rigueurs de la redoutable arme du réseau : le dénigrement, l’humiliation, l’intimidation, l’annihilation au travers de la presse de gauche.

De nombreux bureaucrates de haut niveau de l’Union agissent de concert avec le réseau de George Soros en vue de la création d’un empire unifié. Ils souhaitent mettre en place un système institutionnel visant à imposer aux nations libres et indépendantes d’Europe un mode de pensée unique, une culture unique, un modèle social unique. En leur ôtant le droit de tout peuple à décider lui-même de son sort. C’est le but de leur proposition appelée Etat de droit, qui ne reconnaît toutefois pas la prédominance du droit, mais celle du plus fort.

Les différences sont évidentes. Soros veut une société ouverte (Open Society), nous voulons quant à nous une société protégée (Safe Society). Pour lui, la démocratie ne peut être que libérale, pour nous elle peut être aussi chrétienne. Pour lui, la liberté ne peut servir que l’affirmation individuelle, pour nous la liberté peut aussi consister à suivre l’enseignement du Christ, elle peut aussi être mise au service de la patrie et de la protection de notre famille. La base de la liberté chrétienne est la liberté de décider. C’est ce qui est mis en danger aujourd’hui.

Etats-membres vivant du côté oriental de l’Union, nous savons très bien ce que signifie être libres. L’histoire des nations d’Europe centrale a été un combat incessant de la liberté contre les grands empires, afin d’arracher jour après jour, face à eux, notre droit à décider de notre sort. Nous savons d’expérience que toute aspiration impériale rend esclave. Nous sommes encore un certain nombre, issus de la génération des combattants de la liberté – les pays de l’ancien Bloc de l’Est de l’Estonie à la Slovénie, de Dresde à Sofia – qui avons encore une expérience personnelle de ce que veut dire résister à l’arbitraire, au fait du prince, et à sa version communiste. Intimidation, annihilation matérielle et morale, vexations physiques et spirituelles. Nous n’en voulons plus.

Les dirigeants occidentaux, qui ont vécu toute leur vie à l’abri de la liberté et de l’Etat de droit dont ils ont hérité, devraient maintenant écouter ceux qui ont combattu pour la liberté et qui sont à même, du fait de l’expérience de leur propre vie, de faire la différence entre l’Etat de droit (Rule of Law) et la volonté d’un seul (Rule of Man). Ils doivent accepter que nous ne puissions pas sacrifier au 21ème siècle la liberté que nous nous sommes gagnée au 20ème.

L’issue du combat pour ou contre le nouvel empire bruxellois n’est pas encore tranchée. Bruxelles semble tomber, mais une bonne partie des Etats-nations résiste encore. Si nous voulons conserver notre liberté, l’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros.

Viktor Orbán