Le patronage Saint-Joseph pour mener les enfants vers le Bien, le Beau et le Vrai
Entretien avec Gabriel de Fleurieu, directeur du patronage Saint-Joseph à Toulon:
1) Pouvez-vous nous présenter le patronage Saint-Joseph?
Le patronage saint Joseph est un accueil pour les enfants de 6 à 14 ans. Ouvert en 2016 à l’initiative de la paroisse saint Joseph, il a pour vocation d’accueillir tous les enfants quel que soit leur culture, religion et milieu social, pour les faire grandir par le jeu et l’accompagnement à la scolarité. Inspiré par les valeurs de l’Evangile, tout en respectant la liberté religieuse des familles, nous souhaitons transmettre aux enfants l’attention aux plus petits et la gratuité du service, le gout de l’effort et l’amour du travail bien fait, l’apprentissage du silence et l’éveil à la vie intérieure, la force du pardon et la joie du don de soi… Souvent issus de familles défavorisées (monoparentalité, échec scolaire, isolement, précarité…), le patronage s’engage aux côtés des familles pour les aider à mener leurs enfants vers le Bien, le Beau et le Vrai.
2) Combien d’enfants accueillez-vous?
Une vingtaine d’enfants sont présents tous les jours au Patro, 50 enfants le fréquentent au moins une fois par semaine.
3) Comment sont-ils encadrés?
2 salariés formés et diplômés et 2 jeunes en service civique constitue l’équipe éducative. 15 bénévoles se relaient pour soutenir cette équipe.
4) Vous voulez recruter des services civiques. Pourquoi?
Nous souhaitons recruter 2 jeunes volontaires tout simplement car ils sont indispensables à l’accompagnement de qualité que nous voulons offrir aux enfants qui nous sont confiés. Convaincu que l’on reçoit plus que l’on donne et que l’on grandit en faisant grandir, cette proposition d’année de volontariat est une occasion de construire sa future vie d’adulte sur le roc.
Pour en savoir plus sur ce recrutement, voir ici.
Le miracle eucharistique de Sokółka (Le 12 octobre 2008)
Un grand merci à la lectrice qui a ajouté un sous-titrage en français à cette vidéo sur le miracle eucharistique de Sokółka (si les sous-titres ne s’affichent pas directement sur votre écran, vous pourrez les sélectionner dans les paramètres) :
Les partis-pris idéologiques du gouvernement, incapable de sortir du déni permanent de réalité
Ancien responsable de la DGSE dans les années 1980, puis fortement engagé dans la montée en puissance des opérations spéciales (COS) dans les années 1990, Xavier Guilhou est un spécialiste reconnu de la prévention des risques, de la gestion des crises et de l’aide à la décision stratégique. Dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, il déclare :
[…] Quand on utilise le mot “guerre” vers les populations avec à côté le terme d’”urgence sanitaire” pour le corps médical, l’écart est tel qu’il génère immédiatement du doute, de l’inquiétude voire de la contestation dans le mode de pilotage de la crise. D’autant que la résonance des autres postures au niveau international interpelle sur la véritable nature de la crise. Quand d’autres pays voisins passent en mode “état d’urgence” ou “état d’exception”, personne ne comprend que dans un monde théoriquement globalisé, il y ait autant de différences sémantiques et juridiques…
Tout ceci contribue à fractaliser les modes de représentation et à douter des choix retenus par les exécutifs, voire à s’imaginer que nous sommes victimes de complots… La rumeur devenant plus virale que le virus lui-même… Les mots choisis, les postures retenues, la façon d’expliciter les priorités sont déterminants. A partir du moment où, pour appliquer le principe de précaution, vous donnez le pouvoir dès le départ aux médecins sur ce type d’évènements, qui n’est pas que technique, vous perdez immédiatement en crédibilité sur le plan stratégique. Puis, lorsque vous le reprenez, toujours en vous protégeant derrière de multiples comités Théodule, pour le passer au monde sécuritaire et militaire, sans pour autant prendre les décisions qui s’imposent, vous perdez toute légitimité sur le plan stratégique. Le risque, c’est petit à petit de glisser dans un pilotage dégradé où vous ne ferez plus que du commentaire de chiffres et où vous ne pourrez que constater l’écroulement de vos dispositifs de survivance. C’est un peu mai 1940 ! Sur une pandémie comme le Covid-19 qui est mondiale, et qui est de l’ordre non pas d’une crise classique mais d’une grande catastrophe planétaire, il faut tout de suite et en peu de mots incarner et injecter du sens. […]
Je suis stupéfait par l’incapacité collective des circuits de décision – notamment étatiques – à remettre en cause un tant soit peu la complexité de l’ensemble de leur planification, avant tout pour des motifs d’ordre idéologique. Marc Giroud, qui fut l’un des fondateurs du Samu et de la médecine d’urgence en France, disait volontiers que, quand survient une crise majeure, la première victime, c’est le plan. En effet, pour ne pas se laisser submerger par les événements, il faut être capable, à très grande vitesse, de reprendre des bribes de tout ce que l’on a mis au point comme modèle d’organisation, puis de repartir d’une page blanche et de reconstruire le plan en urgence, adapté à la nature du problème à traiter. Or, aujourd’hui, on est dans une situation diamétralement inverse. Que va-t-il se passer lorsque les digues cèderont une à une, hôpitaux débordés, sécurité dépassée…? Bref, on essaie de contenir mais sans faire montre de notre capacité à s’adapter. Avec à la clé un dangereux effet domino qui risque fort de survenir, que l’on tente tant bien que mal de contenir. Une telle posture interdit mentalement la prise en compte des réalités et par conséquent, rend impossible un réel pilotage de crise. Tout cela pour ne pas avoir su s’extraire de la complexité et en revenir enfin à des choses simples. Notre mental est bloqué par nos partis-pris idéologiques, lesquels engendrent un déni permanent de réalité.
C’est d’autant plus frappant que nous sommes dans une logique de submersion. Prenons un exemple. Pourquoi ne pas avoir associé plus tôt les hôpitaux et cliniques du privé, pour héberger les gens et pouvoir les traiter, et ainsi répartir et ajuster les efforts ? Il nous a fallu un mois pour simplement commencer à envisager cette hypothèse… En France, force est de constater que la dimension idéologique est un vrai carcan. C’est même le principal problème. Et ça vaut autant pour le public que pour le privé, voir à ce sujet le rôle-clé de certains financiers qui rechignent à changer quoi que ce soit dans leurs process pour ne pas mettre en péril de fragiles équilibres financiers. Ces partis-pris idéologiques sont malheureusement caractéristiques de la culture française. Regardons les Allemands comme les Américains, lesquels sont les uns et les autres des pragmatiques. Aux USA, you’ve to do it, sinon c’est la communauté entière qui s’effondre. On doit tout mettre en œuvre pour s’adapter aux contingences et faire face. En Allemagne, la culture démocratique repose sur le pragmatisme local, avec une adhésion à la base qui cherche à être la plus large possible, et quand la décision est prise, on avance ensemble et on ne discute plus. Et ça marche. En France, en revanche, nous sommes à rebours de cela, enfermés dans des positionnements idéologiques déconnectés du réel et par conséquent incapacitants. Chez nous, tout est maîtrisé par le régalien, au plus haut niveau. Et ce, sans écouter les gens de terrain, qui, eux, ne savent pas quoi faire et sont, soit résignés, soit irrités. Ils doivent se contenter d’attendre sagement la parole du Président, lequel, au nom du sacro-saint principe de précaution – autre particularité à la française dont on se serait bien passé – abrite sa parole derrière des kyrielles de comités d’experts. Comment s’étonner dans ces conditions que la population n’ait plus confiance en la parole officielle et n’accorde plus de crédit aux discours des autorités ?”
De son côté, François Bert montre que nous avons à la tête du pays, des incapables, uniquement soucieux de leur communication :
[…] Plus que jamais, cette situation souligne à quel point nous souffrons aujourd’hui en politique d’un problème de casting. Regardons en parallèle les allocutions du Professeur Philippe Juvin, directeur des urgences de l’hôpital Pompidou et celles du Président. Le premier ne se prononce que sur les sujets pour lesquels il aura une possibilité d’action réelle, le second s’engage sur des résolutions qu’il ne tient pas (Cf. notamment la distribution de masques), le premier ne parle qu’à proportion de ce qu’il sait, avec humilité, le second enseigne et fait la leçon, alors que ses préconisations précédentes ont été désavouées par les faits, le premier évite les polémiques inutiles, s’abstenant de parler du passé et ralliant les repentis, le second n’hésite pas à introduire de l’idéologie dans son discours , le premier prend des risques (appel au dépistage et à la production massive de chloroquine), le second les évite, le premier a une parole rare, concise, ferme et opérable, le second est omniprésent, bavard, ambivalent et théâtral, le premier est un chef, dont on sent qu’il est naturellement doué pour le discernement (et bien à sa place aux urgences), le second est le pur produit d’une politique basée sur la vente, qui, à force de s’aimer pour elle-même ne sait plus écouter un contexte extérieur et encore moins trancher. […]
De quoi cette crise du coronavirus est-elle le nom ?
Depuis le début de l’épidémie, les critiques resurgissent avec vigueur à l’encontre de notre système économique mondialisé. Celui-ci est-il pour autant remis en cause ? Et que nous montre cette crise de l’état d’esprit des français ? Entretien sur RCF avec l’universitaire Joël Hautebert :
André Clément, RIP
L’Homme Nouveau rend hommage à André Clément, co-fondateur de l’Institut de philosophie comparée, aujourd’hui Facultés libres de philosophie et de psychologie, lequel fête cette année son cinquantenaire.André Clément a rendu son âme à Dieu vendredi 27 mars :
Né le 15 avril 1930, frère de Marcel Clément, écrivain, philosophe et directeur de L’Homme Nouveau, André Clément fut à l’origine de l’Institut de philosophie comparée (IPC), fondée en 1969 pour répondre à la révolution en cours dans l’université catholique de l’époque. À la demande de son frère et d’Aimé Aubert, alors à la tête de l’Association de parents pour l’enseignement supérieur libre (APPESL), il lui avait été proposé de prendre la tête du tout nouvel institut de philosophie. Pour l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France, André Clément venait de mettre sur pied le Collège des Métiers dont il avait été le premier directeur.
[…] André Clément aura été celui qui a transmis en France le goût du travail en philosophie, respectueux du réel, des modes de procéder, permettant aux intelligences, non pas d’abord de briller mais d’être bien ordonnées à la vérité. Il l’a fait en serviteur de la sagesse et de Dieu, en fils de l’Église, souffrant de la crise traversée par celle-ci au XXe et en ce début du XXIe siècle, mais gardant au cœur celle que Péguy appelait la « petite fille espérance ».
Couples confinés : 6e jour de la neuvaine à Marie qui guérit les couples
Sixième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, tant de soucis nous affligent en ce moment. Certains ont trait à nos enfants, d’autres à notre travail ou à des problématiques familiales qui tardent à se régler… Nous sentons bien que tout ceci pèse lourdement sur notre foyer, l’écrase même parfois. Comment vivre avec les situations inconfortables et angoissantes sans blesser notre amour conjugal ? Nous vous le demandons bien simplement : Vierge Marie aidez-nous à transformer ces maux en surcroit d’amour l’un pour l’autre.
Dans notre foyer, l’homme aura sans doute du mal à ne pas vouloir être à tout prix efficace, avec sa logique parfois implacable, tandis que la femme pourra mettre son absolu dans une affectivité trop généreuse.
A l’exemple du Christ qui a aimé l’Eglise et s’est livré pour elle, acceptant d’être cloué à la Croix et de ne rien faire d’autre que de souffrir, ô Marie qui refait les couples, aidez l’époux, le père de famille. Aidez-le à ne pas vouloir à tout prix apporter une solution là où la situation est confuse, mais à accepter, à l’image du Maître, de rester cloué au gibet en offrant au Père cette souffrance, pour l’amour de sa femme.
Nous vous le demandons aussi, ô Marie qui refait les couples, venez accompagner l’épouse et mère de famille à accepter de lâcher prise, en toute soumission et amour, pour permettre à la Divine Providence d’accomplir son œuvre. Qu’à votre image, elle vive dans une juste mesure ce martyre d’amour qui consiste à faire confiance à son mari lorsque la situation l’impose.
Notre-Dame qui se donne jusqu’au bout, en toute soumission et amour, priez pour nous.
– Prière à Marie qui refait les couples :
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
700 ans de victoires françaises contre l’Angleterre (2)

La bataille de Fontenoy
Suite de l’entretien d’hier avec Daniel de Montplaisir sur son ouvrage “Quand le Lys terrassait la Rose”:
4) Aujourd’hui, après un siècle de conflit avec l’Allemagne, dans lequel nous étions alliés de l’Angleterre, nous pensons davantage à l’Allemagne qu’à l’Angleterre comme “ennemi héréditaire” – alors que, voici 150 ans, Michelet pouvait écrire: “La combat des combats, c’est celui de l’Angleterre et de la France, le reste n’est qu’épisode.” Comment comprendre cette radicale divergence de perception?
Michelet a écrit cela au moment où la rivalité franco-anglaise et le souvenir de Waterloo demeuraient dans tous les esprits comme un traumatisme national. Et l’Allemagne n’existait pas encore en tant que nation. C’était aussi oublier que la France avait connu deux autres « ennemies héréditaires » : l’Espagne puis, par glissement, la maison d’Autriche. Aujourd’hui nous n’avons plus d’ennemi héréditaire sous forme nationale et explicite mais attention aux menaces plus diffuses, comme la montée de l’islamisme radical. Que la France renonce enfin à sa naïveté.
5) On dit souvent que l’Angleterre, puissance maritime, n’a jamais eu qu’un principe directeur en politique étrangère: empêcher l’émergence d’une puissance dominante sur le continent. Pensez-vous que cela soit toujours d’actualité?
Cette politique se poursuit aujourd’hui sous une autre forme : l’Angleterre est devenue à ce titre le relais des États-Unis et le fiasco de l’Union européenne doit beaucoup à leurs actions conjuguées.
6) Alors que l’Angleterre a longtemps été notre rivale, il y a eu, notamment au XVIIIe siècle, une anglomanie très répandue dans les milieux “éclairés”. Comment comprenez-vous cet apparent paradoxe?
La France a presque toujours nourri en elle ce que Charles de Gaulle appelait « le parti de l’étranger » et cultivé un certain autodénigrement. Il y eut le parti espagnol, que soutenait Anne d’Autriche… la fascination pour l’Amérique, avec l’appui, sous la IVe république, puis au début de la Ve, de partis politiques puissants… le modèle allemand, suédois, japonais… Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle l’admiration des élites pour le modèle institutionnel britannique, qui par le système parlementaire, avait donné l’essentiel du pouvoir à l’aristocratie. Puis l’émigration et, en 1814, le retour des exilés de Londres, la tête pleine d’une anglomanie qui contribua beaucoup à l’essor du romantisme.
Livre à commander ici.
Le professeur Raoult gêne-t-il le lobby pharmaceutique ?
Fabien Bouglé publie un article intéressant sur Economie Matin, qui met sur la piste d’un conflit d’intérêt autour du laboratoire GILEAD :
En résumé, l’idée est la suivante :
- Tous les infectiologues français sont issus des laboratoires qui ont travaillé sur le virus du sida ;
- Tous ces gens-là sont au contact de laboratoires, dont le laboratoire GILEAD ;
- Leurs recherches sur le sida n’ont pas abouti, il faut recycler tout ce qu’ils ont fait ;
- la solution du Pr Raoult, solution simple et bien connue, pourrait tuer les espérances de gain du laboratoire GILEAD qui s’envole depuis 3 mois ;
- les actionnaires de GILEAD et ceux qui bénéficient de ses largesses sont furieux contre Raoult ; on parle en milliards ;
- Yves Lévy et le Pr Raoult sont en conflit personnel et scientifique ;
- Yves Lévy a travaillé sur le virus Ebola ;
- GILEAD développe le Remdesivir pour lutter (mais a échoué) contre le virus Ebola ;
- le médicament Remdesivir est en concurrence avec l’hydroxychloroquine dans l’étude Discovery ;
- L’enquête Discovery est pilotée par Florence Ader, qui a perçu quelques avantages de GILEAD.
Le canard enchaîné dévoile dans son édition du 25 mars que le professeur Didier Raoult a subi début mars des menaces de mort de la part d’une personne lui enjoignant de stopper sa promotion de l’hydroxychloroquine. Selon le palmipède, ces dernières proviendraient d’un médecin infectiologue hospitalier de Nantes qui aurait rédigé des articles financés par des laboratoires pharmaceutiques…

Neuvaine au Sacré-Coeur: Jour 3
En ce troisième jour de la neuvaine, prions ensemble le Sacré Cœur de Jésus pour les personnes décédées à cause du coronavirus, que le Seigneur les accueille dans son Cœur de miséricorde.
Lien d’inscription : ici.
Le Conseil d’Etat et la chloroquine

Lu ici:
Comme nous l’évoquions hier, des collectifs de soignants ont déposé des référé-liberté au Conseil d’État pour obtenir notamment une libéralisation du traitement à la chloroquine. Ils ont tous été déboutés. On ne connaît pas encore le motif de ces rejets, mais nous citions hier la doctrine habituelle du Conseil d’État sur les actes de gouvernement, par laquelle le Conseil refuse de placer les choix politiques adoptés par le gouvernement sur le terrain de la faute judiciaire.
Mgr de Sinety demande que les aumôniers puissent se rendre au chevet des mourants
Alors que, trop souvent, en ces temps de confinement – et malgré le dévouement des médecins et des infirmières -, les malades meurent seuls, que ce soit dans les hôpitaux, dans les maisons de retraite, ou chez eux, Mgr de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris, demande que les aumôniers puissent aller à leur chevet et leur porter, s’ils en expriment le désir, les secours de la religion:
Nicolas Poussin: L’extrême onction (les sept sacrements)
Alors que dans un louable souci d’information, il arrive que des équipes de télévision soient autorisées à entrer dans les services d’urgence des hôpitaux pour y suivre le travail remarquable des équipes médicales, il m’apparaît au moins aussi crucial que des aumôniers puissent se rendre présents auprès des mourants et des malades, dans un souci d’humanité pour être avec eux dans ces moments si essentiels.
Que ceux qui en expriment le désir, ou dont la famille le manifeste, puissent bénéficier de la présence du ministre de leur religion à leurs côtés pour prier avec eux et pour eux, pour leur tenir la main, pour ne pas les laisser mourir sans bénéficier d’un accompagnement spirituel qu’ils peuvent souhaiter.
S’il faut pour cela, que ceux qui, volontairement, remplissent cette mission, acceptent de se rendre le temps nécessaire sur place, je sais que cela ne les découragera pas. Ils pourront aussi assurer une présence d’écoute et de soutien que beaucoup de médecins, d’internes, d’infirmières et de personnel de soins, demandent par ailleurs.
L’exigence d’efficacité des équipes médicales et le dévouement exceptionnel dont elles font preuve ne peuvent justifier le reniement de ce qui est la marque d’une civilisation. Ne pas se rendre au chevet des mourants revient à laisser le champ libre à une forme d’abandon non pas humain mais spirituel qui, outre le fait qu’elle incite des malades à tout faire pour échapper à l’hôpital par peur d’y subir ce sort, abimerait durablement l’âme de notre système de santé et, plus largement de notre pays.
Dès lors qu’ils acceptent de suivre les consignes données, pourquoi priver les plus fragiles de bénéficier d’une présence fraternelle là où la science ne peut plus rien?
Vous pouvez remercier Mgr de Sinety pour sa prise de parole courageuse en signant la lettre ci-dessous:
Monseigneur,
Je tiens à vous remercier des propos que vous avez tenus, voici quelques jours, dans le “FigaroVox”, le discours ambiant ayant une fâcheuse tendance à occulter la dimension spirituelle de l’être humain en cette période d’épidémie.
Que l’on fasse attention et que l’on évite au maximum les risques de contagion, cela relève bien sûr à la fois de la prudence et de la vertu de charité. Mais cela ne doit pas nous empêcher de rappeler que les consolations spirituelles sont aussi importantes et que l’on ne peut pas laisser mourir les patients comme des chiens, sans personne pour les accompagner.
Comme vous le dites très justement, un homme demeure un être humain jusqu’au terme de sa vie et, par conséquent, l’accompagnement spirituel – et, le cas échéant, les derniers secours sacramentels de la religion – doivent pouvoir être offerts à ceux qui en manifestent le désir.
Ce rappel est particulièrement bienvenu en un temps qui semble ignorer que l’homme n’est pas pure matière. Il est donc nécessaire que les sacrements puissent lui être proposés, spécialement dans les cas d’extrême urgence – non seulement l’extrême onction, mais aussi le baptême ou la confession.
Vous priant de m’accorder votre bénédiction, je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de mon respect filial et vous assure de mes prières pour vous.
Stella caeli: une prière pour temps d’épidémie
La lettre de l’Abbé de Fongtombault, que je citais à l’instant, contenait aussi une belle prière du XIVe siècle contre les épidémies (fort bien mise en contexte par les moines de l’abbaye). Le trésor liturgique de l’Eglise déborde, comme toujours, de “nova et vetera”!
De la crise sanitaire à la conversion et au retour à Dieu
Du Père Abbé de Fontgombault, Dom Jean Pateau, dans la Lettre aux amis du monastère:
Beaucoup parmi vous vivent la privation imposée de la Messe et de l’Eucharistie comme une grande souffrance. L’occasion douloureuse vous est donnée de vous souvenir que l’Eucharistie est un don gratuit, non un dû. C’est aussi le moment d’un examen de conscience sur la façon dont nous nous préparons à recevoir ce sacrement, et sur la manière dont nous le recevons : les sacrements ne sont-ils pas trop souvent traités à la même enseigne que les biens de consommation ? Ce temps vous invite à une prière familiale et personnelle renouvelée et plus intense. Les diocèses développent heureusement des moyens pour y initier les fidèles. Heureusement aussi, les églises restent encore ouvertes, et le Saint-Sacrement y est parfois exposé. Notre prière doit vraiment s’intensifier en ces périodes de détresses corporelles et spirituelles.
Contre la propagation de ce virus inconnu, des mesures de prudence ont été recommandées par les pouvoirs publics et spécifiées dans les diocèses par les évêques. Ces mesures dérangent nos habitudes. Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne de supposer qu’elles ont été prises dans un autre but que de préserver la santé de la population et d’éviter autant que faire se peut une contagion massive, en particulier des personnes vulnérables que les services hospitaliers ne pourraient prendre en charge. Les respecter relève de la charité. N’oublions pas l’avertissement de saint Paul aux Romains : « Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner. » (Rm, 13, 1-2) Tant que rien de contraire à la loi divine ne nous est commandé, il faut obéir. Mieux vaut obéir que de commenter sans fin, au risque de s’épuiser et d’épuiser les autres, les décisions prises par ceux qui sont responsables et qui cherchent de façon évidente le bien de tous. Les plus loquaces dans le genre de la critique sont souvent ceux qui ont le moins de responsabilités. C’est dans ce contexte que des restrictions d’accès à l’église abbatiale vous sont imposées. Cette crise sanitaire mondiale révèle aussi la petitesse de l’homme en face de la nature. Un virus, ce n’est pas très gros et pourtant… Le colosse fait d’or et d’argent qui asservit le monde tremble et révèle ses pieds d’argile. Les bourses s’effondrent. Les frontières se ferment. Aurions-nous oublié que notre planète si confortable poursuit une course fulgurante dans un univers hostile ? Que la nature est généreuse, mais qu’elle peut s’épuiser ? Que le petit homme qui naît a besoin d’être accueilli, aimé ? Que tout homme a besoin d’être aimé ? Confronté au fléau, l’homme moderne, si sûr de lui, apparaît impuissant. Acheter la mort d’un enfant, acheter le silence des hommes en face d’une enfance ou d’une humanité exploitées et avilies ne lui pose pas de problème ; mais ce petit virus, lui, nul ne peut l’acheter. Il ne se vend pas. Sans foi ni loi, il contamine, offrant au monde l’image de ce qui se passe de manière beaucoup plus discrète, silencieuse et depuis longtemps, dans le domaine moral. Évoquons à titre d’exemple la double et récente décision particulièrement révoltante de trois juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), rendue publique le 12 mars dernier, qui prive les sages-femmes en Europe de la garantie de leur droit à l’objection de conscience face à l’avortement. Comment imposer à ceux qui font profession de lutter pour la vie de poser des gestes de morts, et leur refuser une légitime liberté de conscience en face d’un acte qui demeure objectivement un crime ? Notre monde est devenu fou, incohérent.
Le confinement imposé est aussi l’occasion de redécouvrir le cœur du foyer, ce lieu si sacré de la vie de famille et en famille. Devant le mal, les hommes redécouvrent ce lieu où ils ont été conçus, où ils ont grandi, où ils ont appris à vivre ensemble sous le regard de Dieu ; ce creuset de l’amour familial si malmené se révèle un refuge béni. Puissiez-vous prendre en ces jours le temps du silence, le temps de vivre la vraie vie. Pour nous moines, la charité passe par l’offrande de notre prière. Unissez-vous spirituellement à nous chaque mardi, lors des Messes pro tempore mortalitatis, « pour les temps d’épidémie », que célèbrent les prêtres de l’abbaye en réponse à la demande de notre évêque.
La redécouverte des reliques
Passionnant dossier dans “L’Homme nouveau” sur le renouveau du culte des reliques, avec notamment la participation de l’abbé Stéphane Morin, archiviste du diocèse de Toulon (qui mena les travaux d’investigation sur les reliques de sainte Marie-Madeleine): “Les reliques: signes de mort ou porteuses de vie?”

Accompagner les mourants par la prière
Un appel de l’abbaye de Lagrasse – à la portée de tous! Une personne meurt toutes les trois minutes dans une chambre d’hôpital; alors arrêtons-nous trois minutes pour prier pour cette personne et que la présence de Dieu parvienne jusqu’à elle.
Les prêtres doivent se rappeler qu’ils sont avant tout pasteurs des âmes immortelles
Mgr Athanasius Schneider a accordé un important entretien à Diane Montagna, publié par The Remnant. Il répond à ses questions sur la cessation quasi globale de la célébration publique de la messe, et sur les ordres donnés aux prêtres par de nombreux évêques de ne pas donner les sacrements aux fidèles. Et de mettre tout cela en perpective avec les nombreuses profanations de la sainte Eucharistie et le manque de foi en la Présence réelle qui a envahi l’Eglise depuis cinquante ans. Il n’hésite pas à faire le lien avec les annonces de l’Apocalypse. C’est un appel à la pénitence et à la foi en ce temps de « dictature sanitaire ». Extrait de la traduction par Jeanne Smits :
Diane Montagna : Excellence, quelle est votre impression générale sur la manière dont l’Eglise gère l’épidémie de coronavirus ?
Mgr Schneider : J’ai l’impression que la majorité des évêques a réagi de façon précipitée et par panique en interdisant toutes les messes publiques et – ce qui est encore plus incompréhensible – en fermant les églises. Ces évêques ont réagi davantage comme des bureaucrates civils qu’en pasteurs. En se concentrant trop exclusivement sur toutes les mesures de protection hygiénique, ils ont perdu une vision surnaturelle et ont abandonné la primauté du bien éternel des âmes.
Le diocèse de Rome a rapidement suspendu toutes les messes publiques pour se conformer aux directives du gouvernement. Les évêques du monde entier ont pris des mesures similaires. Les évêques polonais, en revanche, ont demandé que davantage de messes soient célébrées afin que les congrégations soient plus petites. Que pensez-vous de la décision de suspendre les messes publiques pour empêcher la propagation du coronavirus ?
Tant que les supermarchés sont ouverts et accessibles et que les gens ont accès aux transports publics, on ne voit pas de raison plausible d’interdire aux gens d’assister à la messe dans une église. On pourrait garantir dans les églises des mesures de protection hygiénique identiques, voire meilleures. Par exemple, avant chaque messe, on pourrait désinfecter les bancs et les portes, et tous ceux qui entrent dans l’église pourraient se désinfecter les mains. D’autres mesures similaires pourraient également être prises. On pourrait limiter le nombre de participants et augmenter la fréquence de la célébration des messes. L’exemple de vision surnaturelle en temps d’épidémie donné par le président tanzanien John Magufuli devrait nous inspirer. Le président Magufuli, catholique pratiquant, a déclaré le dimanche 22 mars 2020 (dimanche de Laetare), à la cathédrale de Saint-Paul, dans la capitale tanzanienne de Dodoma :
« J’insiste auprès de vous, mes frères chrétiens et même auprès de vous, les musulmans : n’ayez pas peur, ne cessez pas de vous rassembler pour glorifier Dieu et le louer. C’est pourquoi, en tant que gouvernement, nous n’avons pas fermé d’églises ou de mosquées. Au contraire, elles devraient toujours être ouvertes pour que les gens puissent chercher refuge auprès de Dieu. Les églises sont des lieux où les gens peuvent chercher la vraie guérison, car c’est là que réside le vrai Dieu. N’ayez pas peur de louer et de chercher le visage de Dieu dans l’église. »
Faisant référence à l’Eucharistie, le Président Magufuli a également prononcé ces mots encourageants :
« Le coronavirus ne peut pas survivre dans le corps eucharistique du Christ ; il sera bientôt brûlé. C’est exactement pour cela que je n’ai pas paniqué en recevant la sainte communion, parce que je savais qu’avec Jésus dans l’Eucharistie, je suis en sécurité. C’est le moment de renforcer notre foi en Dieu. » (Le discours du président Magufuli peut être consulté en swahili ici).
Pensez-vous qu’un prêtre agirait de manière responsable en célébrant une messe privée en présence de quelques fidèles laïcs, tout en prenant les précautions sanitaires nécessaires ?
Ce serait responsable, mais aussi méritoire ; cela constituerait un acte pastoral authentique, à condition bien sûr que le prêtre prenne les précautions sanitaires nécessaires.
Les prêtres sont dans une position difficile dans cette situation. Certains bons prêtres sont critiqués pour avoir obéi aux directives de leur évêque de suspendre les messes publiques (alors qu’ils continuent à célébrer une messe privée). D’autres cherchent des moyens créatifs d’entendre les confessions tout en cherchant à préserver la santé des gens. Quels conseils donneriez-vous aux prêtres pour vivre leur vocation en ces temps difficiles ?
Les prêtres doivent se rappeler qu’ils sont avant tout pasteurs des âmes immortelles. Ils doivent imiter le Christ, qui a dit :
« Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, et celui qui n’est pas pasteur, à qui les brebis n’appartiennent pas, voit venir le loup, et abandonne les brebis, et s’enfuit ; et le loup ravit et disperse les brebis. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met pas en peine des brebis. Je suis le bon pasteur, et je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent » (Jean 10, 11-14)
Si un prêtre observe de manière raisonnable toutes les précautions sanitaires nécessaires et fait preuve de discernement, il n’est pas tenu d’obéir aux directives de son évêque ou du gouvernement lui ordonnant de suspendre la Messe pour les fidèles. De telles directives sont une pure loi humaine, alors que la loi suprême dans l’Église est le salut des âmes. Les prêtres dans une telle situation doivent être extrêmement créatifs pour assurer aux fidèles, même pour un petit groupe, la célébration de la sainte messe et la réception des sacrements. Tel était le comportement pastoral de tous les prêtres confesseurs et martyrs au temps des persécutions.
Est-il jamais légitime que les prêtres défient l’autorité, en particulier l’autorité ecclésiastique (par exemple, si un prêtre se voit enjoindre de ne pas aller rendre visite aux malades et aux mourants) ?
Si une autorité ecclésiastique interdit à un prêtre d’aller rendre visite aux malades et aux mourants, il ne peut pas obéir. Une telle interdiction constitue un abus de pouvoir. Le Christ n’a pas donné à l’évêque le pouvoir d’interdire la visite des malades et des mourants. Un vrai prêtre fera tout ce qu’il peut pour rendre visite à un mourant. De nombreux prêtres l’ont fait même lorsque cela signifiait mettre leur vie en danger, soit en cas de persécution, soit en cas d’épidémie. Nous avons de nombreux exemples de tels prêtres dans l’histoire de l’Église. Saint Charles Borromée, par exemple, donnait la sainte communion de ses propres mains sur la langue de mourants infectés par la peste. À notre époque, nous avons l’exemple émouvant et édifiant de prêtres, en particulier de la région de Bergame, dans le nord de l’Italie, qui ont été infectés et sont morts parce qu’ils s’occupaient de patients mourants atteints de coronavirus. Un prêtre de 72 ans atteint de coronavirus est mort il y a quelques jours en Italie, après avoir abandonné le respirateur, dont il avait besoin pour survivre, et avoir permis qu’il soit donné à un patient plus jeune. Ne pas aller rendre visite aux malades et aux mourants est un comportement qui relève plus du mercenaire que du bon pasteur.
La maladie doit être acceptée dans un esprit de foi et d’humilité, et même en expiation de nos propres péchés
Mgr Carlo Maria Viganò a accordé le 29 mars à Michael Matt de The Remnant un important entretien sur la situation de l’Eglise en ce temps de pandémie du coronavirus, qu’il analyse comme un « châtiment » de toutes nos fautes individuelles et collectives. Voici le début de la traduction de Jeanne Smits :
Michael J. Matt (MJM) : Excellence, comment pensez-vous que les catholiques ordinaires doivent interpréter la pandémie de covid-19 ?
+ Carlo Maria Viganò : La pandémie du coronavirus, comme toutes les maladies et la mort elle-même, sont une conséquence du péché originel. Le péché d’Adam, notre premier parent, nous a privés, lui et nous, non seulement de la grâce divine, mais aussi de toutes les autres bonnes choses que Dieu a données à la création. C’est alors que la maladie et la mort sont venues dans le monde comme châtiment de la désobéissance envers Dieu. La Rédemption qui nous a été promise dans le Protoévangelium (Genèse 3), prophétisée dans l’Ancien Testament et complétée par l’Incarnation, la Passion, la Mort et la Résurrection de Notre Seigneur, a racheté Adam et ses descendants de la damnation éternelle ; mais ses conséquences ont été laissées comme une marque de la Chute et ne seront finalement restaurées qu’à la Résurrection de la chair, comme nous le proclamons dans le Credo, qui surviendra avant le Jour du Jugement. Il faut s’en souvenir, surtout à une époque où les principes fondamentaux du Catéchisme ne sont pas connus, voire niés.
Les catholiques savent que la maladie – et par conséquent les épidémies, la souffrance et la perte d’un être cher – doit être acceptée dans un esprit de foi et d’humilité, et même en expiation de nos propres péchés. Grâce à la Communion des Saints – par laquelle les mérites de tous les baptisés sont transmis à tous les autres dans l’Église – nous pouvons également supporter ces épreuves pour les péchés des autres, pour la conversion de ceux qui ne croient pas et pour raccourcir le temps que les Âmes Saintes doivent passer au Purgatoire. Quelque chose d’aussi terrible que le covid-19 peut aussi être une occasion pour nous de grandir dans la Foi et la Charité active.
Comme nous l’avons vu, si nous ne considérons que l’aspect clinique de la maladie – contre lequel nous devons clairement faire tout ce qui est en notre pouvoir –, cela supprime complètement l’aspect transcendant de notre vie, la laissant ainsi sans aucune perspective spirituelle et nous enfermant inévitablement dans un égoïsme aveugle et sans espoir.
MJM : Plusieurs évêques et prêtres ont affirmé que le Dieu « ne punit pas » et que considérer le coronavirus comme un fléau est une « idée païenne ». Êtes-vous d’accord avec cela ?
La toute première punition, comme je le disais, a été infligée à notre premier parent. Cependant, comme nous l’entendons dans l’Exsultet qui est chanté pendant la Vigile pascale, O felix culpa, qui talem ac tantum meruit habere Redemptorem ! Ô heureuse faute, qui nous valut un tel Rédempteur !
Un père qui ne punit pas ses enfants ne les aime pas, mais les néglige ; un médecin qui observe avec insouciance l’aggravation de son patient jusqu’à ce que la gangrène s’installe ne cherche pas son rétablissement. Dieu est un Père aimant parce qu’il nous enseigne ce que nous devons faire pour être dignes du bonheur éternel au Paradis. Lorsque nous désobéissons à ses commandements en péchant, il ne nous laisse pas mourir mais vient nous trouver et nous envoie de nombreux signes, souvent très sévères. Alors nous nous reprenons en main, nous nous repentons, faisons pénitence et retrouvons notre ancienne amitié avec Lui. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je pense que les paroles de Notre Seigneur ne laissent aucune place à l’ambiguïté.
Je voudrais également ajouter que la vérité sur un Dieu juste qui récompense les bons et punit les méchants fait partie de notre héritage commun issu de la loi naturelle que Notre Seigneur a donnée à chacun au cours de l’histoire. C’est un appel irrépressible à notre paradis terrestre, qui montre même aux païens comment la Foi catholique est le complément nécessaire de tout ce qu’un cœur sincère et bien disposé leur souffle. Je suis surpris qu’aujourd’hui, au lieu de souligner cette vérité inscrite profondément dans le cœur de chacun, ceux qui semblent éprouver une si grande sympathie pour les païens n’acceptent pas ce que l’Église a toujours considéré comme la meilleure façon de les attirer.
MJM : Votre Excellence pense-t-elle qu’il y a certains péchés qui ont provoqué la colère de Dieu plutôt que d’autres ?
Les crimes qui souillent chacun de nous aux yeux de Dieu sont de nouveaux coups de marteau sur les clous eux-mêmes qui ont servi à percer les Mains sacrées et vénérables de Notre Seigneur, un coup de fouet arrachant la chair de son Corps sacré, un crachat dans son Visage bien-aimé. Si seulement nous réalisions ces choses, nous ne pécherions plus jamais. Et les pécheurs pleureraient avec une profonde tristesse pour le restant de leurs jours. Et pourtant, c’est bien cela qui s’est réellement passé : au cours de Sa Passion, notre divin Sauveur a pris sur Lui non seulement le péché originel, mais aussi tous les péchés que tous les hommes ont commis et commettront. La chose la plus glorieuse est que Notre Seigneur est allé mourir sur la Croix, alors qu’une seule goutte de son Sang très précieux aurait suffi à nous racheter tous. Cujus una stilla salvum facere totum mundum quit ab omni scelere, comme nous l’enseigne saint Thomas.
Outre les péchés commis par les individus, il y a aussi les péchés des sociétés et des nations. L’avortement, qui continue d’assassiner des enfants innocents même pendant la pandémie ; le divorce, l’euthanasie, l’horreur des soi-disant « mariages » homosexuels, la célébration de la sodomie et d’autres perversions terribles, la pornographie, la corruption des enfants, la spéculation de l’élite financière, la profanation du dimanche, et la liste continue…
Le pouvoir macronien face à la crise sanitaire : on annonçait un chef de guerre, on a des épiciers bavards
Bien sûr, nous ne sommes pas en guerre : nous sommes en situation de crise. Et Emmanuel Macron, son Premier ministre, ses ministres et son directeur général de la santé nous submergent d’une vague de paroles incessante (amplifiée, c’est vrai, par le phénomène des chaînes dites d’information continue). Encore samedi avec cet exercice interminable de la conférence de presse d’Edouard Philippe, parce que voulu pédagogique. Comme si nous étions des enfants, la pédagogie étant la direction des enfants (et comme si d’ailleurs être pédagogue, c’était forcément être long et ennuyeux).
On aura remarqué que, dans toute cette gesticulation, le nombre joue un rôle considérable. On compte, on décompte, on recompte, on additionne, on soustrait : une gestion d’épicier bavard, avec ses mouvements de stocks, ses entrées, ses sorties, ses transferts d’un magasin à l’autre, ses mises en rayon, ses commandes qui n’arrivent pas, ses réappros, ses fournisseurs défaillants…
Ceci étant, l’épicier bavard Edouard nous assure que ses deux moyens sont la confiance et la transparence (comme si la transparence était en soi une action !). On n’est pas sûr d’être vraiment rassurés. Parce que, au demeurant, s’il y a une chose dont, depuis le début, nous avons eu confirmation, c’est qu’on fait dire aux chiffres ce qu’on veut. Deux exemples :
- Le nombre des personnes infectées par le virus. En réalité, ce sont les personnes qui ont aussi été testées. Et on sait que le nombre de tests est très réduit. De ce fait, quelle est la capacité à déduire d’une part un taux effectif de létalité du virus ; d’autre part la progression de ce qu’on appelle parfois l’immunité collective?
- Le nombre de morts liées au coronavirus. On sait maintenant qu’il ne s’agit que des morts à l’hôpital. Les morts en Ehpad, en particulier, sont exclus des statistiques (au moins jusqu’à ce jour). Ce qui également influe sur le calcul du taux de létalité du virus.
Et toujours en terme de nombres, on voudrait poser une petite question au pouvoir macronien. Hier, un exemple magnifiant son action héroïque était l’augmentation du nombre de lits de réanimation. Il était, au début de la crise, de 5000. Il est maintenant de 14500. Or, 5000, c’est connu, c’était le nombre de lits disponibles en hôpital public. On voudrait juste savoir, pour la cohérence, si 14500 est le nouveau nombre en hôpital public toujours, ou bien s’il incorpore maintenant le nombre de lits en hospitalisation privée.
Juste parce qu’en fait, on se méfie des épiciers qui, en période de crise, gonflent leurs marges…
Message aux étudiants et célibataires confinés
De Guillaume d’Alançon :
Exceptés les drames et le stress occasionnés par ce terrible coronavirus, le temps de confinement que nous vivons est aussi une épreuve cruciale, en tout cas décapante, pour les étudiants et les célibataires appelés à rester enfermés chez eux. C’est sans doute aussi une incroyable opportunité permise par la Providence pour continuer un discernement vocationnel.
Oui, comment mettre à profit ce temps très mystérieux, pas forcément facile à gérer, pour se mettre à l’écoute du Saint-Esprit qui, dans le silence du cœur à cœur, forme doucement notre âme et l’unit chaque jour davantage à Dieu ?
Il peut être profitable de prendre connaissance de quelques mots prononcés par un vieux moine chartreux ; ils mettent en relief avec une profondeur habitée la réalité de la présence de Dieu derrière les événements que nous vivons. Tout est dit sur l’abandon à la volonté divine et la joie qui en découle :
Rien de grand ici-bas n’a été réalisé sans le retrait, la solitude. Affronter les questions existentielles c’est nécessairement se trouver seul. A la naissance nous affrontons cette donnée nouvelle de la vie extra-utérine, à la mort nous vivrons le grand passage, nous rencontrerons le Père miséricordieux et juste en même temps. Et nous serons seuls. Il n’y aura pas d’échappatoire possible.
Marié ou moine, l’homme vit toujours la solitude d’une manière ou d’une autre. Attention, cette solitude n’est jamais totale. Elle est un appel à la communion fraternelle, visible ou invisible. Les moines vivent tous en communauté. Même les chartreux. La solitude avec Dieu a besoin de la vie fraternelle, toujours.
Aujourd’hui, le temps de solitude plus radical que certains sont appelés à vivre est sans doute l’occasion de toucher du doigt quelle est la définition de la bonne solitude. « Je ne suis jamais moins seul que lorsque je suis seul » disent les moines. Le mot moine lui-même vient du grec « monos ». Un autre adage dit « monos pros monon », c’est-à-dire seul vers le Seul. Seul avec Dieu.
Cette découverte de la solitude n’est pas toujours facile à vivre lorsqu’on est seul face à soi-même. Certains penseront : je suis chez moi et soumis à des restrictions de déplacement qui m’empêchent de rencontrer un prêtre, un ami, pour m’aider à progresser « intelligemment » dans cette réflexion, ce discernement. Comment alors réfléchir plus profondément, de manière plus experte ? Tout d’abord, ce n’est pas nous, ni un prêtre qui forme notre âme, c’est l’Esprit-Saint. Lui et lui seul. Certes il est indispensable d’être accompagné, dirigé, d’avoir un confesseur, pour avancer avec un esprit de fils.
Ce temps de confinement manifeste très clairement que la vie chrétienne n’est pas un à côté de notre vie habituelle, quelque chose que l’on gère le dimanche matin ou de manière anecdotique. La vie chrétienne c’est le cœur de notre vie.
On dit que beaucoup de mariages sont nés des JMJ. Dira-t-on que des vocations monastiques se sont révélées lors de ce confinement 2020 ? Si les JMJ sont des moments privilégiés pour grandir dans l’amitié authentique et plus si affinité, il semble évident que le silence et la solitude vécus par certains en ce moment est une occasion privilégiée d’entendre monter des profondeurs de leur cœur un attrait pour la vie des moines et des moniales.
Demandez à ceux qui ont choisi cette vie, ils vous le diront, c’est une vie heureuse, où la joie est sensible.
Plus encore, pourquoi ne pas aller au culot et carrément profiter de ce confinement pour téléphoner à une abbaye et demander un entretien téléphonique avec le maître ou la maîtresse des novices ? Il ne s’agit pas de prendre la panique et de se dire si j’entre en relation avec le Père Untel ou la Mère Unetelle, je m’engage un peu et cela me donne le vertige… Non ! C’est tout simplement une occasion privilégiée d’entendre une parole qui va aider, soutenir et même consoler. En bref, apprendre à vivre ce temps de solitude comme une opportunité pour grandir.
Il y a d’autres moyens pour apaiser la soif de paix intérieure et de joie, d’unité profonde, qui nous animent. En voici quelques-uns :
– Tout d’abord profiter du petit matin pour se mettre à genoux, dans le silence, et adorer notre Dieu. Il est l’auteur de toute vraie joie, de toute vraie paix. Il est la source qui rafraîchit, le pain qui nous nourrit. S’il se cache parfois, c’est pour que se creuse en nous cette soif de le chercher non pas pour notre satisfaction émotionnelle, mais pour que nous l’aimions pour ce qu’Il est, éternellement. Que nous l’adorions… dans le silence. Et là, dans ce cœur à cœur, goutte-à-goutte discret, le murmure d’une source creuse en moi la soif de Dieu… « comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme vous cherche, ô mon Dieu… » dit le psalmiste. « Il n’y a qu’un chemin pour trouver Dieu, c’est la prière. Si on vous dit autre chose, on vous trompe », dit aussi sainte Thérèse d’Avila… Alors, faisons de notre vie une oraison continuelle… et ici-bas nous serons déjà au Ciel.
– La consécration à la Très Sainte Vierge. Cette consécration est essentielle car elle enveloppe notre âme, notre personne et notre vie d’un manteau de paix. Plus encore, elle nous indique que nous n’avons rien à craindre des « sentiers raboteux » et des serpents du chemin car Marie nous porte dans ses bras. Nous avons besoin de Notre-Dame pour lutter contre les tentations que le démon nous suggère pour nous empêcher de connaître la vraie paix, la vraie joie. Elle nous éduque et nous apprend à persévérer dans nos efforts, elle nous enseigne à demeurer auprès de Jésus, dans le confinement, qui ressemble étonnamment à la vie cachée de Nazareth. Oui, pour ressembler à Jésus, il faut accepter et même choisir le confinement, c’est d’une certaine manière la condition de notre joie. Un enfant pour naître et découvrir la lumière n’a-t-il pas besoin de passer par un sentier resserré ? On dit que tant de choses se passent, même au plan psychologique, lorsque le tout-petit passe de la vie intra-utérine au monde extérieur. De la même façon, l’épreuve d’une certaine solitude est l’occasion de nous rendre plus intérieurs, plus unifiés, c’est-à-dire uns avec Celui qui est l’Un par excellence. Le chapelet est une aide précieuse qui fait entrer avec Marie dans les mystères de Jésus. C’est aussi une école de prière silencieuse, d’oraison.
– La Sainte Liturgie nous entraîne vers la seule fécondité : tout ce qui n’est pas offert est mortifère. S’unir au Christ qui s’offre à son Père, malgré la souffrance, physique et morale, plus encore accepter toute souffrance comme une marche qui me rapproche du Père plein d’amour. Quels fruits pour nos communions eucharistiques !
– Ce qui nous amène à la méditation de la doctrine catholique ; oui, méditation. Le Catéchisme ne se lit pas, il se médite car il nourrit l’âme. Il nous enseigne comment comprendre l’Ecriture Sainte et entrer avec amour dans le mystère de l’Eglise.
– Autre point : la charité fraternelle. Ne puis-je téléphoner, écrire un mail à une (ou des) personne seule que je connais, faire cet effort régulièrement ? Au passage, attention au zapping sur internet, au porno, à ce qui est dangereux pour ma communion avec Dieu, et donc mon salut éternel. Implorer Marie, crier vers Elle quand la tentation survient, ou encore contempler l’image du Christ crucifié. Pour aller plus loin.
– Enfin, terminer sur la contemplation du grand don de la Miséricorde qu’est la révélation de l’amour de Jésus pour chacun d’entre nous, de son Sacré-Cœur, tellement uni au Cœur Immaculé de Marie. Quelles grâces nous sont données par les sacrements de l’Eglise qui sont tous, chacun à sa façon, un merveilleux signe de la divine miséricorde.
Voilà quelques lignes pour aider à faire de ce confinement, au contraire d’une privation de liberté, l’occasion d’un envol intérieur vers les réalités d’En-haut. Et peut-être aussi pour certains, l’opportunité de dire au Seigneur, oui mon Dieu je vous aime, je vous aime tellement que je veux tout vous donner. Je ne veux rien garder pour moi pour être tout à vous, un avec vous, seul vers le Seul, offrir ma vie pour le salut des pécheurs, dans le silence du cloître. Et par là trouver la joie.
Que la Très Sainte Vierge accompagne chacun, prions les uns pour les autres à cette intention.
Unissons-nous aux moines et moniales qui prient aussi pour nous.
Couples confinés : 5e jour de la neuvaine à Marie qui guérit les couples
Cinquième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, vous qui ouvrez largement les bras pour abriter sous votre manteau ceux qui reconnaissent leur pauvreté, leurs péchés, disposez notre cœur à recevoir le pardon du Seigneur Jésus.
Certains jours, nous n’osons plus croire en la puissance infinie de l’amour de Dieu et nous nous replions sur nous-mêmes, écrasés par le poids de nos fautes : « J’ai fait tant de mal » ou bien « tout ceci est impardonnable ». A d’autres moment, nous relativisons nos errements et reprenons vite le dessus, en faisant comme si de rien n’était.
Le débordement de tendresse du Père, qui vient au-devant de l’Enfant prodigue dans l’Evangile, nous appelle : nul n’est trop loin pour Dieu. C’est le constat de sa misère qui conduit celui-ci à considérer la bonté qui l’attend. Sa confiance en l’infinie miséricorde paternelle est une aide précieuse pour discerner la gravité de ses péchés. En effet, plus il sait tout l’amour contenu dans le cœur de son Père, plus il a conscience de ses manquements et faiblesses à lui.
O Marie qui refait les couples, aidez-moi à me délester régulièrement, dans le sacrement de pénitence et réconciliation, de tous ces fardeaux qui ralentissent notre marche conjugale. Pour être renouvelés dans notre amour, je crois désormais que l’aveu de mes fautes, l’absolution du prêtre et une juste réparation pénitentielle, sont un chemin indispensable de renaissance.
Aussi, à l’abri de votre manteau, nous disons : Notre-Dame de Miséricorde, priez pour nous.
– Prière à Marie qui refait les couples :
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
700 ans de victoires françaises contre l’Angleterre (1)

Entretien avec Daniel de Montplaisir, historien et auteur de “Quand le Lys terrassait la Rose”:
1) L’Angleterre et la France semblent être alliées depuis toujours dans notre imaginaire collectif. Pourquoi raviver le souvenir des vieilles querelles ?
Il s’agit seulement de faire œuvre d’historien. L’Angleterre et la France sont des alliées (presque) fidèles depuis plus de deux cents ans. Le passé est bien mort, il n’y a donc pas de risque à le rappeler. En revanche, il était nécessaire de démentir l’idée reçue, et solidement établie, d’une Angleterre toujours victorieuse alors qu’au cours de sept siècles et demi d’affrontements militaires entre les deux puissances, la France a remporté la majorité des batailles.
2) Vous relatez une trentaine de guerres dans lesquelles Angleterre et France se trouvèrent face à face. Mais beaucoup d’entre elles sont davantage des querelles féodales (où deux seigneurs qui se trouvaient être les rois de nos deux nations en gestation se disputaient des fiefs) que des guerres nationales. Quand bascule-t-on vers une guerre réellement nationale ?
Vous avez raison. Le concept de nation fut long à émerger et ne s’imposa que très progressivement. Sans trop simplifier les choses on peut dire que l’on passe des guerres dynastiques aux guerres nationales avec la fin de la guerre de cent ans. On observe alors l’émergence de la notion de patriotisme et l’attachement au royaume plus encore qu’à la personne du roi. C’est vrai sur le plan politique mais aussi militaire : première bataille gagnée par l’artillerie et donc par l’industrie, bourgeoise, citadine et financière, Castillon (17 juillet 1453) signale la fin de l’ère féodale.
3) Quel est le bilan militaire et politique de cette trentaine de conflits répartis sur plus de sept siècles?
En caricaturant à peine, on peut affirmer que, comparés aux Anglais, les Français font de meilleurs soldats, des marins tout à fait honorables, mais de piètres diplomates. Il est frappant de constater que l’Angleterre a presque toujours fait preuve de continuité, voire d’obstination, dans la poursuite de ses objectifs tandis que la politique française variait au gré des changements de monarques, de gouvernements, des intrigues de cour, des lubies des philosophes. Au pragmatisme, voire de la rouerie, de la première, répond, sous couvert d’honneur et de panache, la naïveté de la seconde.
Livre à commander ici.
Sicut servus 2e épisode
Les studios Saint-Louis ont mis en ligne le deuxième épisode de leur nouvelle série “Sicut Servus” (nous avions signalé le premier ici):
Neuvaine au Sacré-Coeur: Jour 2
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Lien d’inscription : ici.
L’insécurité juridique va monter d’un cran
Muriel Pénicaud, ministre du Travail, était l’invitée du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, ce dimanche. Elle est revenue abondamment sur le dispositif de chômage partiel que le gouvernement met en place – et qui semble, a priori, une bonne idée:
Je redis aux entreprises : ne licenciez pas, utilisez le chômage partiel. Vous garderez vos compétences et vous ne mettrez pas vos salariés au chômage. Même pour un seul salarié, le chômage partiel marche.
Mais “en même temps”, elle ajoute ceci, qui fait peser une épée de Damoclès sur la tête des entrepreneurs:
Toutes les demandes qui n’ont pas eu de réponse en 48 heures sont réputées acquises et on fera les contrôles a posteriori.
Si l’on comprend bien, cela signifie que l’on peut avoir la double peine: être contraint à arrêter son activité aujourd’hui, et devoir rembourser demain. Il semble que la ministre ait dit cela pour rassurer les Français. C’est en effet très rassurant!…
100 vidéoformations pour approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu (1)
En cette période de Carême et de confinement, Notre-Dame de Chrétienté propose d’utiliser les ressources vidéos de son site internet afin d’approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu.
Les 100 vidéoformations diffusées ces 7 dernières années ont été classées par thématique. Cliquez sur le lien dans la liste ci-dessous pour accéder directement à la vidéo souhaitée.
DIEU : EXISTENCE et NATURE L’existence de Dieu est-elle démontrable? (les 4 objections les plus courantes) Père Basile (Le Barroux) L’existence de Dieu est-elle démontrable? (les 5 voies ou preuves de Son existence) Père Basile (Le Barroux) Comment Dieu se fait-il connaître? Père Basile (Le Barroux) Qui est Dieu? Frère Augustin Marie (FSVF) Qu’est-ce que la Sainte Trinité? Frère Augustin Marie (FSVF) Si Dieu est bon, pourquoi le mal existe? Abbé Jean de Massia (FSSP) Amour et miséricorde Comment l’amour de Dieu se manifeste -t-il envers nous? Abbé Vincent Baumann (IBP) Qu’est-ce que la miséricorde? Et son histoire dans la Révélation? Abbé Fabrice Loiseau (MMD) Comment vivre de la miséricorde ? Abbé Fabrice Loiseau (MMD) La Création : Evolution et Création : qu’en pensent l’Eglise et la Science? Père Jean Baptiste (CRMD – Lagrasse) Quels enseignements pratiques retirer de la Création? Frère Raphaël (CRMD – Lagrasse) Quelle est la place de l’homme dans la Création? Chanoine Alban Denis (ICRSP) Quelles relations entre l’homme et son Créateur? Chanoine Alban Denis (ICRSP) Pourquoi le péché d’un homme nous a fait perdre notre état d’amitié avec Dieu?
La racaille et le coronavirus
Les médias belges sont manifestement un peu moins auto-censurés que les français. A Ninove, ville flamande, où le bourgmestre, Tania De Jonge, a été élue après les municipales de 2018 en réunissant une coalition de tous les partis contre les nationalistes, on apprend (et pas sur les réseaux sociaux mais dans la presse “mainstream”):
Ces derniers jours, la police a établi de nombreux procès-verbaux contre des jeunes qui ne respectent pas les règles de confinement. Ils ont mêmes rédigé plusieurs PV contre les mêmes jeunes qui sortent encore et toujours. En outre, la police se fait cracher dessus et les jeunes toussent consciemment dans leur direction en disant qu’ils sont atteints du coronavirus.
Même la très politiquement correcte bourgmestre commente:
Je n’hésiterai pas à prendre une ordonnance de restriction contre les jeunes et à réagir durement. Les règles existent pour tout le monde, y compris les jeunes. Notre police fait tout son possible, je ne peux pas accepter qu’ils soient attaqués comme ça.



