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Présidentielle au Brésil : Bolsonaro déjoue les pronostics

A l’issue du premier tour de scrutin, dimanche 2 octobre, l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva termine en tête devant le chef d’Etat sortant, Jair Bolsonaro, avec 48,43 % des voix contre 43,20 %. Plus de 6 millions de voix séparent les deux hommes, sur 156 millions d’électeurs. Le second tour aura lieu dimanche 30 octobre. La centriste Simone Tebet récolte la troisième place avec 4,16 % des voix, suivie du travailliste Ciro Gomes à 3,04 %. Tous les autres candidats sont autour ou au-dessous de 0,50 %. Le taux de participation de ce premier tour a atteint 79 %.

Lula espérait gagner dès le premier tour. Samedi soir, un dernier sondage le donnait largement en tête, avec 50 % des voix, contre 36 % pour Jair Bolsonaro. Au quartier général du Parti des travailleurs, la tension était palpable dimanche soir.

Lula, qui a passé cinq cent quatre-vingts jours en prison pour corruption en 2018 et 2019, a fait un retour en force après l’annulation de ses condamnations, en 2021.

Jair Bolsonaro a déclaré avoir « vaincu les mensonges » des sondages, et s’est montré optimiste pour le second tour.

Paulo Calmon, politologue de l’université de Brasilia, s’avoue surpris :

« C’est une surprise, Bolsonaro a obtenu plus de votes que ce que l’on attendait, notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro, les deux Etats les plus importants du pays. Au second tour, la course présidentielle reste ouverte et promet d’être très disputée. Bolsonaro a encore toutes ses chances d’être réélu ».

Par ailleurs, de nombreux candidats bolsonaristes, dont des ex-ministres du gouvernement, ont été élus au Congrès.

Voir un bébé les rend hystériques

Le film Blonde d’Andrew Dominik, présenté comme un biopic de Marilyn Monroe, a été diffusé en avant-première au Festival du film de Venise le 8 septembre puis mis en ligne sur Netflix le 28 septembre. Ce long-métrage déplaît aux organisations pro-mort en raison de sa manière de traiter le sujet de l’avortement.

Dans le film, basé sur le roman éponyme écrit par Joyce Carol Oates en 2000, Marilyn Monroe doit gérer deux avortements illégaux. Pour illustrer ces moments à l’écran, le réalisateur a fait le choix de reconstituer un fœtus en image de synthèse qui s’adresse directement à l’actrice.

« Tu ne me feras pas de mal cette fois-ci, n’est-ce pas ? », lui demande-t-il.

Planned Parenthood juge cette scène stigmatisante et accuse le long-métrage d’être le relai d’un message anti-avortement.

« Ils voient d’un mauvais oeil cette « invasion des blancs » »

Arte a diffusé le 24 septembre un documentaire sur la mixité raciale dans les collèges. Présentation :

A la rentrée, Hasna, Adil et ceux du collège Berlioz vont devoir accueillir Clémence, Mateo et leurs amis du collège Coysevox d’à côté. Et ils voient d’un mauvais oeil cette « invasion des blancs ». Dans ce quartier du 18e arrondissement de Paris, en traversant une rue, on passe des HLM de la porte de Clignancourt aux immeubles bourgeois du bas Montmartre. Un tiers des parents d’élèves contournaient la carte scolaire pour éviter leur collège de secteur, un véritable ghetto selon eux, au profit du collège d’à côté dont les résultats étaient plus prometteurs. Au fil des années, Berlioz a fini par devenir le ghetto tant redouté, avec plus de 60% d’élèves défavorisés et Coysevox son miroir social, avec 60% issus de familles favorisées. Mais il y a quelques années, sur décision du Conseil de Paris, les deux collèges ont dû progressivement mélanger leurs élèves afin de recréer dans la cour d’école la mixité sociale typique des rues du 18e arrondissement.
Et cette année, les élèves de 4e du « bon » collège, pour la plupart blancs et bien nés, viennent faire leur année de 3ème à Berlioz, avec les filles et les fils d’immigrés du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest. Désormais, Berlioz et Coysevox forment un secteur unique. Les résultats des deux établissements au brevet, proche de 90%, sont dans la moyenne parisienne. Ces résultats m’ont donné envie de faire passer un message d’optimisme : aucune école n’est jamais perdue, quel que soit le paysage social, si une volonté politique et pédagogique s’impose.

Florilège de cette propagande, avec des professeurs qui font jouer aux adolescents blancs le rôle d’un texan blanc du KKK devant d’autres élèves noirs qu’on déguise en Rosa Parks…

Législative partielle dans les Yvelines : moins de 30% de participation

Jean-Noël Barrot (ministre de Macron) et Maïté Carrive-Bedouani (Nupes) sont arrivés en tête du premier tour de l’élection législative partielle dans la 2e circonscription des Yvelines ce dimanche, avec respectivement 42,29% contre 18,60%.

Dans cette circonscription qui regroupe Versailles-Sud, Vélizy-Villacoublay ou Chevreuse, la participation a atteint seulement 26,67%, contre 58,36% au premier tour de juin dernier.

Les trois autres candidats Laurence Trochu (Reconquête), 11%, Anne Jacqmin (RN), 9%, Pascal Thévenot (Les Républicains), 17,8%, n’iront pas au second tour.

Réélu en juin avec 64,27% des voix au second tour, Jean-Noël Barrot se représente suite à la démission en août de sa suppléante et son entrée au gouvernement au poste de ministre délégué à la Transition numérique et aux Télécommunications.

Marche pour la vie à Lyon

La jeunesse lyonnaise était au rendez-vous pro-vie, qui s’est déroulé cet après-midi.

La presse locale évoque 600 personnes, reprenant le chiffre de la préfecture.

Pierre-Alain responsable communication de Marche pour la vie Lyon :

« Nous avons marché aujourd’hui car nous refusons aujourd’hui de nous prosterner face à la loi Veil »

La prochaine Marche Pour La Vie aura lieu à Paris le dimanche 22 janvier 2023.

En quête d’esprit – Anges et démons : le vrai combat ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Père Gaultier de CHAILLÉ, Prêtre du diocèse de Versailles
  • Anne BERNET, Auteur et spécialiste de l’Histoire de l’église

 

Terres de mission : Enquête sur les anges

Eglise universelle : Fête des Saints anges gardiens

L’Eglise fête traditionnellement les Saints anges gardiens le 2 octobre. Monsieur l’abbé Grégoire Celier, après nous avoir rappelé les nombreuses interventions des anges dans l’Ancien et le Nouveau Testament, présente leur rôle dans l’économie du salut. La bonne nouvelle est que chacun d’entre nous a un ange gardien qui lui est personnellement dédié. Ce sont donc des milliards d’anges qui nous entourent et peuplent les cieux.

Eglise en France : les 40 ans du pèlerinage de chrétienté

Président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers rappelle les conditions de la fondation de ce pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, en 1983, par le Centre Henri et André Charlier. Dans la fidélité à la Tradition de l’Eglise, ce pèlerinage missionnaire célébrera ses 40 ans le 8 octobre prochain par une messe solennelle célébrée par Dom Louis-Marie, abbé du Baroux en l’église Saint Roch, à Paris.

Eglise en Marche : La France prie

A l’origine de la démarche « La France prie », rassemblant aujourd’hui 2 800 groupes de récitation du chapelet, Louis-Pierre Laroche vient compléter cette initiative par la « mise en circulation » de trois statues pèlerines de Notre-Dame de Fatima. Une idée déjà mise en oeuvre en Allemagne et en Autriche.

Le catholicisme français est pris dans une dynamique dextrogyre

Florian Michel et Yann Raison du Cleuziou ont dirigé un ouvrage : À la droite du Père. Les catholiques et les droites de 1945 à nos jours. Interrogés dans La Nef, ils déclarent :

[…] les réseaux conservateurs qui se constituent à la marge dans les années 1970 ont aujourd’hui changé d’échelle et gagné en influence au moins dans l’Église de France si ce n’est au sein des droites. On l’a vu avec La Manif pour tous. En effet, dans un contexte de détachement massif à l’égard de la foi, le catholicisme se recompose sur ceux qui restent. Tendanciellement chez les jeunes catholiques pratiquants aujourd’hui, on ne trouve pas le même pluralisme que chez les pratiquants plus âgés. Les sensibilités conservatrices en se perpétuant mieux, gagnent en influence dans un catholicisme qui se rétracte, ce qui se traduit par une certaine désécularisation des formes et des convictions catholiques actuelles. J’avance qu’à ce titre au XXIe siècle, contrairement aux années 1960-1970, le catholicisme français est pris dans une dynamique dextrogyre si on regarde la base des fidèles. Cela parachève la marginalisation du catholicisme au sein des droites. Car celles-ci sont prises dans une dynamique inverse, sinistrogyre, décrite par Albert Thibaudet : l’acceptation du changement social déplace les droites vers la gauche. Ainsi en a-t-il été pour toutes les lois portant sur la famille, la sexualité ou la filiation. Les catholiques conservateurs qui refusent ces évolutions sont donc repoussés vers la droite de la droite. L’élection présidentielle de 2022 est symptomatique car au sein des droites, les votes des pratiquants réguliers en faveur des droites contestataires (RN et Reconquête) y dépassent au premier tour ceux en faveur des droites de gouvernement (LR et LREM). Mais ce glissement droitier ne satisfait pas tous les catholiques conservateurs. Certains se replient sur leurs familles et leurs écoles où ils entrent dans une logique minoritaire et veillent avant tout à protéger les conditions de leur perpétuation. Les catholiques de droite modérés qui restent très nombreux (rappelons qu’Emmanuel Macron arrive en tête du vote des pratiquants au premier tour) invisibilisent, tendanciellement, quant à eux, leur identité catholique en politique afin de ne pas être marginalisés. […]

Les archanges à notre secours

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite :

 

Une statue de la Vierge Marie vandalisée

A La Chapelle-Thouarault, à l’ouest de Rennes. Dans la nuit de vendredi 30 septembre au samedi 1er octobre, la statue de la Vierge Marie qui se trouvait rue de Panais, a été « désolidarisée » de son socle, cassée et reposée un peu plus loin sur la route, posée sur un poteau.

La statue était bien entretenue, un voisin venait de la repeindre et des gens y déposaient souvent des fleurs, objets, venaient prier.

Les gendarmes ont réalisé une enquête de voisinage et des prélèvements ont été faits.

Comment méditer les mystères du Rosaire ?

Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Cette prière, que l’on récite avec un chapelet, invite à méditer différents moments de la vie du Christ. En récitant les Je vous salue Marie, notre coeur s’ouvre petit à petit à la beauté de ces mystères et aux fruits qu’ils font naître dans nos vies.

A chaque dizaine de chapelet, nous consacrons un Notre Père, 10 Je vous salue Marie et 1 Gloire au Père à un des 20 mystères du Rosaire.

Mais, concrètement, comment prier autour de ces mystères ?

Il existe bien des manières de méditer les mystères que nous pouvons alterner ou conjuguer selon le temps dont nous disposons, l’endroit où nous sommes, et notre sensibilité.

  • Nous pouvons nous laisser toucher par la Parole de Dieu, en lisant le passage de l’Evangile – ou même simplement un seul verset – en lien avec le mystère prié avant de commencer la dizaine. Ainsi le premier mystère lumineux – le baptême du Christ– peut s’ouvrir en accueillant le verset de l’évangile de Matthieu : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j’ai mis tout mon amour ». (Matthieu 3,17)
  • Il est également possible à partir d’une image, ou en visualisant intérieurement l’événement, de contempler l’événement lié au mystère. Nous sommes alors présents à la crèche pour le mystère de la nativité, ou invités aux noces de Cana.
  • Avec des clausules ou des prières particulières, nous pouvons aussi demander à la Vierge les grâces particulières à chaque mystère. Comme par exemple, la patience dans les épreuves avec le mystère du portement de la Croix.

Pour nous aider dans la pratique de cette belle prière, il est possible de vivre ce temps avec d’autres priants, lors d’un temps dédié proposé dans sa paroisse ou en rejoignant un groupe de Rosaire Vivant autour de chez soi ou à l’aide de l’application Rosario.

Dix-septième dimanche après la Pentecôte

Nous abordons avec le dix-septième dimanche après la Pentecôte la dernière partie de ce temps liturgique ; rappelons qu’il représente dans l’année la longue marche de l’Église depuis les Apôtres jusqu’à la fin des temps, et en ces derniers dimanches la pensée de l’Église se tourne de plus en plus vers le retour glorieux du Seigneur et le jugement dernier ; on en avait déjà eu un écho dans le Graduel du seizième dimanche, où une phrase annonçait qu’il paraîtrait dans sa majesté.

Un des thèmes que nous allons retrouver le plus souvent durant cette période, lié à la perspective du Jugement dernier, est celui de la justice et de la miséricorde, les deux attributs divins. C’est précisément le thème de l’Introït de ce dimanche, qui réunit deux versets du psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté, que nous avons souvent rencontré, et qui reviendra à plusieurs reprises en ces derniers dimanches après la Pentecôte. Ces deux versets, très courts, ne se suivent pas dans le psaume et ont été ici rapprochés intentionnellement :

Justus es, Domine, et rectum judicium tuum; fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam.

Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit ; traitez votre serviteur selon votre miséricorde.

La justice et la miséricorde semblent à première vue s’opposer : la justice nous condamne, la miséricorde nous sauve ; nous affirmons la première : justus es…, nous implorons la seconde : fac cum servo tuo… Mais en Dieu la justice et la miséricorde ne font qu’un, l’une ne va pas sans l’autre ; c’est ce qu’exprime la mélodie de cet Introït, très ramassée, qui fait de ces deux phrases littéraires une seule phrase musicale, avec une grande montée qui part en plein élan dès l’intonation et s’élève jusqu’au sommet sur les mots servo tuo, suivie d’une descente calme et progressive.

Le verset de cet Introït est bien entendu le premier du psaume 118 :

Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini.

Heureux ceux qui s’avancent sans tache dans la voie de la loi du Seigneur.

Graduel : Beata gens

Comme l’Introït, le Graduel du dix-septième dimanche après la Pentecôte est formé de deux versets de psaume qui ne se suivent pas dans le texte original et ont été ici rapprochés intentionnellement. Il s’agit cette fois du psaume 32, cantique de louange à la bonté et à la toute puissance du créateur, par lequel les Israélites célébraient le bonheur de faire partie du peuple élu :

Beata gens cujus est Dominus Deus eorum, populus, quem elegit in hereditatem sibi. Verbo Domini cæli firmati sunt, et spiritu oris ejus omnis virtus eorum.

Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, le peuple qu’il s’est choisi pour héritage. Par la parole du Seigneur les cieux ont été affermis, et par le souffle de sa bouche toute leur puissance.

Il faut entendre ici les cieux au sens cosmique : c’est tout l’univers qui chante son créateur, la parole verbum qui lui donne la vie, et le souffle spiritus qui lui donne la cohésion ; nous reconnaissons ce que le psalmiste annonçait sans le savoir, les trois personnes divines, le créateur, le verbe et l’esprit, et leur toute puissance agissante. Le peuple de Dieu, qui est maintenant l’Église, est également leur œuvre.

Ce Graduel, comme celui du septième dimanche après la Pentecôte, était déjà chanté le mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé férie des grands scrutins, car c’était le jour où l’on désignait dans l’église primitive les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile pascale. «  Le peuple que Dieu s’est choisi «, c’était eux, aujourd’hui ce sont tous les baptisés : heureux sommes nous d’en faire partie. Mais on ne peut s’empêcher en chantant ces mots de penser à la France, qui est actuellement si infidèle à sa vocation…

La mélodie exprime bien ce bonheur, cette reconnaissance et cette louange. Si elle ne comporte pas de grandes vocalises, elle est ample et développée, avec des montées pleines d’ardeur et des descentes très calmes. La première partie culmine sur le mot populus, très affirmé ; dans la deuxième partie, la première phrase bondit dès le départ et se tient dans les hauteurs, culminant sur le mot cæli, puis on retrouve les montées et descentes pleines de ferveur.

Alléluia : Domine exaudi

Le texte de l’Alléluia du dix-septième dimanche après la Pentecôte est encore le premier verset d’un psaume ; il s’agit du psaume 101, auquel le Graduel du dimanche précédent était déjà emprunté. Mais il s’agissait alors d’un passage pris dans la dernière partie du psaume, chant d’espérance du peuple d’Israël exilé, alors que le début est un appel angoissé à l’aide divine :

Domine exaudi orationem meam et clamor meus ad te veniat.

Seigneur exaucez ma prière et que mon cri parvienne jusqu’à vous.

Ce verset est bien connu ; il revient continuellement dans la liturgie, en particulier avant certaines oraisons. Il s’agit d’un appel suppliant comme on en rencontre sans cesse, et il tranche sur les Alléluias des semaines précédentes, acclamations de louange à la majesté et à la toute puissance divine. Comme nous l’avons déjà constaté, un Alléluia n’est pas toujours joyeux.

Cependant la vocalise du mot alléluia, assez courte mais franchissant toute l’octave en une belle courbe élégante, pourrait se prêter à une expression joyeuse. Mais le verset est une supplication intense, culminant sur les deux mots exaudi et meus en deux montées très expressives.

Offertoire : Oravi

Nous retrouvons dans l’Offertoire du dix-septième dimanche après la Pentecôte un des grands Offertoires de ce temps liturgique qui ne sont pas tirés des psaumes mais d’autres livres de l’Ancien Testament, comme nous en avons déjà trouvé au septième et au douzième dimanche, et nous retrouverons de plus en plus de textes analogues dans les chants du propre de ces derniers dimanches, Offertoires mais aussi Introïts. Ce sont souvent des prières du peuple d’Israël reconnaissant humblement qu’il a mérité par ses péchés les châtiments qui se sont abattus sur lui, et suppliant le Seigneur de le délivrer ; c’est toujours le thème de la justice et de la miséricorde que présentait l’Introït de cette messe.

L’Offertoire de ce dimanche est tiré du livre de Daniel ; nous avions déjà rencontré au septième dimanche la belle prière des trois jeunes Hébreux dans la fournaise, que nous retrouverons à l’Introït du vingtième. Ici c’est Daniel lui-même qui s’adresse au Seigneur en des circonstances analogues ; mais le texte de cet Offertoire ne reprend pas dans cette prière la partie d’humble reconnaissance des péchés, gardant seulement la partie suppliante :

Oravi Deum meum ego Daniel, dicens : Exaudi, Domine, preces servi tui ; illumina faciem tuam super sanctuarium tuum : et propitius intende populum istum, super quem invocatum est nomen tuum, Deus.

Moi, Daniel, j’ai prié mon Dieu en disant : Seigneur, exaucez les prières de votre serviteur ; faites briller votre visage sur votre sanctuaire, et tournez-vous avec bienveillance vers ce peuple sur lequel est invoqué votre nom, O Dieu !

L’expression «  faites briller votre visage «  que l’on rencontre assez souvent dans la Bible (voir la Communion du dimanche de la Septuagésime) signifie : montrez-vous favorable. De plus le texte de Daniel précise : sur votre sanctuaire dévasté, mot qui n’a pas été conservé dans l’Offertoire ; il s’agit donc du temple de Jérusalem abandonné et ruiné, que le peuple hébreu captif aspire à retrouver. Aujourd’hui le «  sanctuaire dévasté «  pour lequel nous prions c’est l’Église en proie à une crise douloureuse, et comme au Graduel nous ne pouvons nous empêcher de penser aussi à la France…

La mélodie de cet Offertoire est très mouvementée. La première phrase, qui n’est qu’un récit introductif, se tient dans le grave, exprimant l’humble attitude de Daniel devant Dieu. La prière proprement dite comporte trois phrases, qui commencent chacune par un grand élan vers l’aigu, plus développé dans la deuxième. La troisième est beaucoup plus longue que les deux autres, et, après l’élan initial à l’aigu, elle revient humblement dans le grave, enveloppant pour finir le nom divin d’une longue vocalise douce et contemplative.

Communion : Vovete

Le texte de la Communion du dix-septième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 75, cantique d’action de grâces au Seigneur après une grande victoire remportée par le peuple d’Israël sur les rois et les puissants de ce monde qui refusaient de reconnaître le vrai Dieu ; tout le peuple était invité en une grande procession triomphale à venir apporter ses offrandes autour de l’autel en reconnaissance au Dieu tout puissant :

Vovete, et reddite Domino Deo vestro, omnes qui in circuitu ejus affertis munera ; terribili, et ei qui aufert spiritum principum : terribili apud omnes reges terræ.

Faites des vœux et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous qui l’entourez en apportant vos présents, à ce Dieu redoutable, lui qui enlève la vie aux puissants, redoutable devant tous les rois de la terre.

Au moment de la communion, nous venons aussi en procession nous offrir au Christ qui a emporté la victoire sur Satan et qui nous soutient dans notre combat. La mélodie, solennelle et pleine de mouvement, est vraiment celle d’une procession triomphale. On notera le contraste entre les deux terribili : le premier s’élance hardiment dans l’aigu, où toute la phrase se tient ensuite avec une joyeuse assurance ; le second au contraire amorce une descente de la mélodie dans le grave, pleine d’autorité, avant qu’elle ne remonte avec force pour la cadence finale.

Marche pour la vie à Lyon dimanche 2 octobre

Départ à 16h :

Quand un gauchiste découvre le grand remplacement

Citoyen depuis 14 ans et élu depuis huit ans aux Mureaux, Boris Venon a remis sa démission après plusieurs agressions.

«Oui, les citoyens d’origine européenne peuvent faire l’objet de racisme. Et c’est un homme dont tout le parcours politique s’inscrit à gauche qui vous le dit.»

Lors du dernier Conseil municipal de la ville des Mureaux le 28 septembre, l’élu socialiste Boris Venon a annoncé sa démission. L’homme était deuxième adjoint au maire.

«J’ai subi 11 agressions, ou moi-même et ma famille nous nous sommes sentis menacés jusque dans notre intégrité physique, là ou pendant 12 ans je n’ai jamais connu d’épisode de cette nature. Ces derniers épisodes, je ne vous le cache pas, ont été violents et ont profondément remis en cause le lien que j’avais avec la commune et avec ces habitants.»

«Je me suis vu reprocher d’être qui je suis. Ces épisodes, et encore plus le dernier en date, ont été marqués par de la violence verbale, de la violence physique, allant jusqu’à la menace de mort, et aux insultes homophobes et racistes.  »Le blanc quitte ma ville, on est chez nous ici  », c’est ce que je me suis entendu dire avant qu’on ne me poursuive jusque devant mon domicile pour me menacer de mort ensuite.»

Est-il bien certain que ce n’est pas uniquement un sentiment ?

Il n’ira pas plus loin

Islamophobie : version française du wokisme ?

A l’occasion d’une conférence devant les élèves de la filière Science Politique de l’UCO à Angers, le sociologue Philippe d’Iribarne analyse sur RCF le mouvement « woke » -nous venant des Etats-Unis- et sa forme française, l’islamophobie.

Légalisation du suicide : Olivier Véran veut s’inspirer du modèle belge

Olivier Véran, ministre du « renouveau démocratique » chargé de suivre la convention citoyenne, est allé recontrer le docteur François Damas, au centre hospitalier de la Citadelle à Liège. Ce médecin était au centre du documentaire Les Mots de la fin, diffusé sur Arte en juillet, qui montrait son quotidien de spécialiste de l’euthanasie.

Le système belge autorise depuis vingt ans l’aide active à mourir. Le nombre d’euthanasies pratiquées en Belgique est de 2 600 par an, soit 3 % des décès. « Vous avez quand même multiplié par dix en vingt ans », remarque Olivier Véran. Il s’étrangle un peu quand ses hôtes lui expliquent que certains imams acceptent que des musulmans soient euthanasiés, à condition que le médecin récite la première sourate du Coran au moment de l’acte.

Bruxelles a légalisé l’euthanasie en 2002, pour des patients adultes dont l’état physique ne permettait pas d’espérer une amélioration médicale raisonnable. En 2014, la loi a été étendue (comme d’habitude) pour euthanasier des mineurs, et sans limite d’âge. Et au fil des années, les critères se sont étendus : “lassitude de vivre”, déception amoureuse, etc.

Un jeu de société sur les guerres de Vendée

Un jeu de société sur le thème des guerres de Vendée. C’est ce que vient d’inventer un choletais, sans craindre la polémique qui peut surgir quand on touche à cette période toujours sensible.

Entretien sur RCF :

Quel avenir pour l’Eglise de France ?

Traditionis Custodes, années Covid, pédophilie… comment l’Eglise de France se relèvera-t-elle ? Quel avenir nous réserve-t-elle ? Retrouvez l’analyse du Club des Hommes en noir, avec autour de Philippe Maxence, les abbés de Tanouärn et Célier, Jeanne Smits et Jean-Pierre Maugendre.

La Gnose : les origines d’une hérésie toujours d’actualité