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Pays : Angleterre

Brexit : Les conservateurs britanniques obtiennent la plus forte majorité depuis Tatcher

Brexit : Les conservateurs britanniques obtiennent la plus forte majorité depuis Tatcher

Le pays est embourbé dans le processus du Brexit depuis le référendum de 2016, remporté à 52%. C’est pour sortir de l’impasse que le Premier ministre conservateur a voulu ces législatives, les troisièmes en quatre ans. Il espérait ainsi obtenir la majorité absolue qui lui a fait défaut pour faire adopter par le Parlement l’accord de divorce qu’il a négocié avec Bruxelles. En cas de victoire, il a promis de “réaliser le Brexit” le 31 janvier 2020.

Avec 368 sièges pour le parti de Boris Johnson sur 650, c’est une victoire historique que remportent les conservateurs. Si certains avaient des doutes sur la volonté des Britanniques après le référendum de 2016, voilà qui devrait les calmer… Le parti conservateur a obtenur la majorité absolue aux législatives de jeudi. Avec cette victoire par K.O., le Premier ministre britannique devrait être en mesure de mettre en oeuvre le Brexit d’ici le 31 janvier 2020. Boris Johnson s’est félicité d’avoir reçu « un nouveau mandat fort pour réaliser le Brexit ». Le parti conservateur devrait dépasser le seuil des 360 sièges (majorité absolue à 326), gagnant près de 50 sièges par rapport à 2017. C’est leur plus large majorité depuis Margaret Thatcher dans les années 1980 (397 sièges en 1983 puis 376 en 1987).

Les électeurs britanniques ont eu l’impression que leur choix du Brexit en 2016 a été entravé par une partie du Parlement, et les élites londoniennes, et ils ont voulu envoyer un message clair dans les urnes. La large défaite des travaillistes est intéressante car Corbyn était beaucoup plus à gauche que les derniers premiers ministres travaillistes Blair et Brown. Symbole de la déroute du Labour, la circonscription de Blyth Valley, au nord de Newcastle, qui avait toujours voté travailliste depuis sa création en 1950, a élu un conservateur. Ceux qui défendent l’idée que le meilleur moyen de battre un populisme de droite, c’est un populisme de gauche, doivent regarder les résultats britanniques en grimaçant.

La stratégie de Niger Farage, qui avait décidé que son parti pro-Brexit ne présenterait pas de candidat dans les circonscriptions détenues par un conservateur, a été payante. Il avait décidé de « placer le pays avant le parti », afin d’éviter un parlement minoritaire, et un second référendum.

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4 commentaires

  1. Hier, BFM nous annonçait un scrutin serré. On voit le résultat qui, une fois de plus démontre l’abysse qui sépare le pays réel des “élites” parlementaires qui, depuis le référendum, freinaient des 4 fers pour en empêcher l’application.
    En France, nous avons eu le même déni de démocratie avec l’approbation du traité de Lisbonne qui avait été précédemment rejeté par référendum en 2005.
    Et on nous prépare le même coup tordu pour la vente de ADP : les chaînes publiques refusent la campagne d’information pour ne pas “influencer les citoyens”, le site de Casse-ta-mère a transformé l’accès au référendum en parcours du combattant, pendant que la mise en vente de la FDJ a fait l’objet d’un matraquage médiatique intensif…

  2. Mauvais perdants !

    En France, ce matin, à la radio ou à la une des journaux, le résultat des élections britanniques est peu traité. Les européistes ont du mal à cacher leur honte et leur positionnement anti démocratique apparaît au grand jour.

    Certes, il est normal que les grèves fassent la une mais ensuite ce sont les élections algériennes dont je n’ai rien à f… qui suivent.

    Chacun sait en effet que, comme la Turquie, l’Algérie est en Europe … mais pas la GB. Alors, il est normal qu’ils quittent l’UE !

  3. Désinformation :

    J’ai enfin entendu ce matin une radio qui parlait des élections en GB. Ouf !

    Mais c’était pour faire de la désinformation en disant que Nigel FARAGE était en perte de vitesse sans donner d’explication. Cela s’appelle une fausse information !

    En effet, vous l’expliquez très bien : « La stratégie de Niger Farage, qui avait décidé que son parti pro-Brexit ne présenterait pas de candidat dans les circonscriptions détenues par un conservateur, a été payante. Il avait décidé de « placer le pays avant le parti », afin d’éviter un parlement minoritaire, et un second référendum. »

    Quand retrouverons-nous de grands médias libres et démocratiques en France ?

  4. J’approuve bien entendu les commentaires précédents. Je tiens à ajouter toute l’admiration que je porte à N. Farage qui a sacrifié l’intérêt de son parti (donc peut-être son propre avenir politique) sur l’autel de sa patrie comme on disait autrefois. Ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça! Son exemple va , espérons-le, inspirer quelques chefs de partis de droite qui font systématiquement le contraire à chaque élection!

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