Le 26 février, Camille Galliard-Minier a été nommée ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Elle remplace Charlotte Parmentier-Lecoq dont les propos avaient été épinglés par l’ONU.
L’ancienne ministre avait en effet réclamé que le « droit à l’aide à mourir » soit « accessible à toute personne en situation de handicap », « comme le prévoit la Convention des droits des personnes en situation de handicap des Nations unies ». Suite à de tels propos le Comité des droits des personnes handicapées avait réclamé des « mesures visant à garantir que les autorités de l’Etat partie s’abstiennent d’affirmer dans les médias publics et les réseaux sociaux que le Comité soutient la légalisation de l’euthanasie ».
Une députée active sur la fin de vie
Suppléante d’Olivier Véran en 2020, Camille Galliard-Minier était entrée au Palais Bourbon après la nomination de ce dernier au poste de ministre de la Santé. L’ancienne avocate a pris une part active au débat sur la fin de vie en tant que député de l’Isère (groupe Ensemble pour la République).
En effet, c’est elle qui avait demandé une seconde délibération sur l’amendement d’Annie Vidal (Ensemble pour la République) qui visait à interdire le recours à l’ « aide à mourir » en cas de souffrances psychologiques seules. Camille Galliard-Minier considérait alors « essentiel » de « préserver l’équilibre du texte ». Un « équilibre » de façade qui a permis l’adoption de la proposition de loi en deuxième lecture le 25 février dernier.
Un député sourd aux alertes
Et face à différents députés préoccupés par les pressions que pourrait faire peser sur les personnes vulnérables l’adoption d’un « droit à l’aide à mourir », la nouvelle ministre des Personnes handicapées osait affirmer que la proposition de loi ne serait « que protection », ajoutant : « La construction même de ce texte vise à protéger les personnes qui auront recours à l’aide à mourir ! ».
L’ancien député de l’Isère a voté en faveur de l’« aide à mourir » en deuxième lecture. Désormais ministre et censée porter les préoccupations des plus vulnérables d’entre nous, les écoutera-t-elle enfin ?
source : Gènéthique
