Le Bureau National des Exorcistes en France avait publié une note critique à l’égard de ce film, envoyée à de nombreux diocèses et médias catholiques. L’Association Internationale des exorcistes (AIE) a souhaité publier une réponse très pertinente et pédagogique, qui reprend et répond avec tact à tous les points abordés dans cette note. Non sans élégance, l’AIE, « qui a suivi le projet (du film) tout au long de sa réalisation et lui a accordé son parrainage, » s’étonne de la différence de perception de leurs homologues français par rapport aux nombreuses critiques positives sur ce film à l’international, mais se réjouit que les « sérieuses réserves » émises par le BNE puissent être « une occasion utile d’approfondir et de préciser davantage la lecture du film, sans pour autant effacer ses nombreux aspects positifs. »
« Délivre-nous du Mal » : une nouvelle façon de raconter l’exorcisme
10 octobre 2026 par l’Association internationale des exorcistes
Dans le paysage cinématographique consacré au thème de l’exorcisme, le docu-fiction « Liberanos » (Délivre-nous du Mal en Français), réalisé par Giovanni Ziberna et Valeria Baldan, occupe une place tout à fait particulière et inédite.
Fruit d’un travail qui a duré près de dix ans, ce documentaire a été conçu avec un objectif précis : offrir au public une représentation de l’exorcisme catholique aussi éloignée que possible des stéréotypes du cinéma d’horreur et faire découvrir au grand public la réalité d’un ministère ecclésial souvent connu uniquement à travers des films, des récits sensationnalistes ou des préjugés. Dès la sortie du film, la presse italienne a souligné précisément cette intention : montrer la vérité du rite de l’exorcisme, qui est très différente de celle habituellement proposée par le cinéma.
Sa particularité a également été reconnue à l’étranger. En Espagne, le magazine spécialisé dans le cinéma, les séries télévisées et la culture audiovisuelle FilaSiete l’a qualifié de documentaire « surprenant et réussi », soulignant son naturel, sa clarté doctrinale et l’absence totale de morbidité. En France, à l’occasion de sa sortie en salles, une critique a une nouvelle fois souligné la volonté de présenter l’exorcisme loin des clichés du cinéma. On est donc en droit de se demander : qu’est-ce qui rend « Délivre-nous du Mal » si différent des autres films sur les exorcismes ?
De la peur à la connaissance
Le premier élément distinctif est le refus du sensationnalisme. Le cinéma consacré à l’exorcisme, notamment depuis le film L’Exorciste de William Friedkin, sorti en 1973, a souvent associé ce phénomène à des manifestations spectaculaires : visages déformés, cris, violence, phénomènes paranormaux, vomissements, lévitations et autres images destinées avant tout à susciter la peur. Délivre-nous du Mal fait le choix inverse. Il ne nie pas la réalité de l’action extraordinaire du démon, ni ne cherche à réduire le sujet à une explication purement psychologique, mais s’efforce de comprendre et d’expliquer ce que l’Église enseigne réellement et ce que les exorcistes vivent concrètement. C’est précisément ce choix que le mensuel italien Il Timone a identifié comme l’un des principaux atouts du film : raconter « la vérité du rite de l’exorcisme », loin des productions qui s’intéressent presque exclusivement à l’aspect sensationnaliste. Le film ne vise donc pas principalement à effrayer le spectateur, mais à l’informer. La différence est donc fondamentale.
La parole aux exorcistes
Un deuxième atout majeur réside dans le choix des personnes invitées à s’exprimer. Le documentaire ne construit pas un univers fantastique dans lequel l’exorcisme est raconté à travers des personnages fictifs, mais constitue plutôt une tentative de transmettre des éléments fondamentaux de la démonologie, la beauté de la théologie de l’exorcisme, ainsi que les aspects caractéristiques de la pratique pastorale qui y est liée. Ce sont des prêtres exerçant ce ministère qui s’expriment, accompagnés de théologiens et de professionnels de la santé mentale.
Parmi les témoignages, celui de don Gabriele Amorth, interviewé par les auteurs dès 2012 et aujourd’hui décédé, occupe une place particulière. Sa présence confère au film une valeur documentaire et historique particulièrement significative. À ses côtés interviennent d’autres exorcistes, dont le père Francesco Bamonte, président de l’Association internationale des exorcistes de 2012 à 2023, le frère Benigno Palilla, responsable de la formation des exorcistes en Sicile, ainsi que d’autres prêtres et des experts des domaines médical et psychiatrique. Le spectateur est ainsi amené à écouter la voix de ceux qui vivent et connaissent de l’intérieur le ministère de l’exorcisme, plutôt que celle de scénaristes qui utilisent l’exorcisme comme un simple artifice narratif.
L’exorciste n’est pas un « super-héros »
L’un des aspects les plus importants de ce documentaire est la présentation correcte de la fonction ecclésiale de l’exorciste. Le prêtre n’est pas présenté comme une sorte de « chasseur de démons » – image typique du marketing publicitaire –, doté de pouvoirs personnels ou engagé dans une lutte individuelle contre une puissance surhumaine. La perspective est ecclésiologique : l’exorciste est un prêtre qui exerce, au nom de Jésus, un ministère qui lui a été confié par l’Église afin d’apaiser les souffrances des « plus pauvres parmi les pauvres ». Comme l’a fait remarquer la revue FilaSiete, les exorcistes eux-mêmes rappellent qu’ils ne sont pas des super-héros : ils prient, tandis que c’est le Christ qui libère à travers la prière de l’Église. Cette précision est essentielle car elle corrige l’une des déformations cinématographiques les plus répandues. L’exorcisme chrétien n’est pas un affrontement entre deux pouvoirs équivalents : il ne correspond pas à une dimension agonique entre l’exorciste et le démon ; c’est le Christ, vainqueur du démon, qui est invoqué par l’Église pour la libération de l’homme.
Foi et raison : l’importance du discernement
La présence de professionnels de la santé mentale constitue un autre élément très précieux. Le film ne propose pas une vision simpliste selon laquelle tout comportement inhabituel, toute souffrance psychique ou tout phénomène apparemment inexplicable devrait être attribué au diable. Le discernement constitue au contraire un élément essentiel. Une récente critique dans un média français a particulièrement apprécié cet aspect, soulignant que le film se situe entre deux extrêmes tout aussi problématiques : d’une part, le risque de voir une présence démoniaque derrière tout phénomène apparemment anormal, d’autre part, la prétention de considérer a priori comme absurde toute dimension spirituelle. La réponse réside dans le discernement. C’est l’une des caractéristiques qui rendent Délivre-nous du Mal particulièrement utile, même pour un public non croyant.
Les reconstitutions ne sont pas de véritables exorcismes
Un autre mérite concerne le respect de la dignité des personnes faisant l’objet de ce ministère. Les scènes d’exorcisme qui apparaissent dans ce docu-fiction ne sont pas des enregistrements de véritables exorcismes, mais des reconstitutions cinématographiques basées sur des témoignages et des expériences réelles auxquelles ont assisté les deux créateurs et réalisateurs du film, Giovanni Ziberna et Valeria Baldan. La raison est évidente : l’Église ne permet pas qu’un véritable exorcisme soit transformé en spectacle cinématographique. Les auteurs eux-mêmes ont expliqué que les scènes ont été reconstituées précisément pour rendre compréhensibles les expériences racontées par les exorcistes, tout en respectant la confidentialité des personnes concernées. Cela constitue un élément supplémentaire qui le distingue du cinéma d’horreur.
Un documentaire à vocation pédagogique
Délivre-nous du Mal ne se contente pas de raconter quelques cas, mais poursuit une vocation pédagogique précise. Les exorcistes expliquent qui est le démon, comment il peut agir, quels sont les dangers de l’ésotérisme, de l’occultisme, de la magie et du spiritisme, et quels sont les moyens ordinaires par lesquels l’Église combat le mal. La critique du journal catholique international Omnes est allée jusqu’à qualifier le film de véritable « masterclass de démonologie », soulignant que les témoignages des exorcistes constituent une introduction simple mais profonde à la théologie du bien et du mal. Sa valeur ne réside donc pas seulement dans le fait de montrer, mais dans la tentative de communiquer une vision théologique et expérientielle précise et correcte.
Le danger de l’occultisme
La mise en garde contre les dangers de l’occultisme contemporain est également particulièrement d’actualité. Les exorcistes interrogés mettent surtout en garde contre les pratiques qui sont banalisées et transformées en jeu, en mode ou en simple curiosité: spiritisme, magie, ésotérisme, pratiques New Age et autres formes de recherche de ce qui sort du naturel. C’est un aspect important car il déplace l’attention du phénomène extraordinaire vers la prévention. En ce sens, le film ne vise pas simplement à répondre à la question « comment célèbre-t-on un exorcisme ? », mais aussi à une question bien plus importante : comment faire pour ne plus en avoir besoin ? La réponse passe par une foi vécue, une collaboration personnelle et responsable avec la grâce de Dieu, la vie sacramentelle, la prière, la relation avec Dieu et le rejet de toute pratique occulte.
La place centrale de l’Église
Un autre élément qui distingue Délivre-nous du Mal est sa dimension ecclésiale. L’exorcisme n’est ni une technique ésotérique, ni une pratique magique, ni une forme particulière de psychothérapie : c’est un ministère de l’Église que le Christ lui-même a exercé le premier et qu’il a ordonné à son Église de continuer à exercer en son Nom jusqu’à la fin des temps. Cette précision a également été rendue possible grâce à la collaboration avec l’Association internationale des exorcistes (AIE), qui a suivi le projet tout au long de sa réalisation et lui a accordé son parrainage. La presse italienne et internationale a souligné que cette collaboration constituait une caractéristique exceptionnelle et singulière de l’œuvre. La collaboration avec l’AIE est donc l’une des principales différences par rapport aux productions cinématographiques traditionnelles sur le sujet.
Un film qui a dépassé les frontières italiennes
L’intérêt suscité par ce docu-film ne s’est pas limité à l’Italie. En 2024, Délivre-nous du Mal a été distribué en Espagne, puis dans plusieurs pays d’Amérique latine. En 2025, il est sorti aux États-Unis sous le titre : « Triumph over Evil – Battle of the Exorcists », atteignant, selon les données communiquées par l’AIE et reprises par AgenSIR, la huitième place du box-office américain parmi les sorties indépendantes lors de sa semaine de lancement. En septembre 2026, il est également sorti dans les salles françaises. La presse française a une nouvelle fois souligné son caractère non sensationnaliste et l’importance accordée au discernement. Cette diffusion internationale est significative. Elle démontre qu’il existe un public prêt à écouter un discours sérieux sur l’exorcisme, même lorsque celuici n’est pas présenté selon les formules traditionnelles du cinéma d’horreur.
Les observations du Bureau national des exorcistes français
C’est précisément parce que cette analyse se veut sérieuse et exhaustive qu’on ne peut ignorer une voix critique qui s’est fait entendre ces derniers jours. À l’occasion de la sortie du film en France, le Bureau national des exorcistes (BNE) a examiné le film lors de la session de Valpré. Le 6 octobre 2026, un avis a été rendu public dans lequel le BNE, par la voix de son évêque référent, Mgr Pascal Roland, exprime de « sérieuses réserves » sur certains aspects du documentaire. Parmi les questions soulevées figure tout d’abord l’impression que l’accent est mis davantage sur le démon que sur le Christ Sauveur. Le BNE signale en outre d’autres éléments qui, à son jugement, méritent une attention particulière. Il s’agit d’observations qui ne doivent être ni ignorées ni absolutisées. D’une part, elles rappellent une vérité fondamentale : dans tout authentique ministère de libération chrétienne, le centre n’est pas le démon, mais Jésus-Christ. Il est nécessaire de parler du mal, mais uniquement dans la mesure où cela conduit à reconnaître plus clairement la victoire du Christ. D’autre part, il est significatif que ce même film ait été interprété par d’autres critiques précisément sous cet angle positif : FilaSiete, par exemple, souligne que les exorcistes affirment clairement que ce ne sont pas eux qui libèrent, mais le Christ, par la prière de l’Église ; Omnes met également en évidence que le documentaire se termine par un message d’espoir et par une référence à l’intercession de la Vierge Marie. C’est précisément cette fin, empreinte de confiance et d’espérance chrétienne, qui a fait que de nombreux spectateurs sont sortis de la salle le cœur rempli de joie et le sourire aux lèvres.
Les observations du BNE peuvent donc être considérées comme une occasion utile d’approfondir et de préciser davantage la lecture du film, sans pour autant effacer ses nombreux aspects positifs. Au contraire, une œuvre qui suscite une réflexion aussi nuancée montre qu’elle a atteint l’un des objectifs fondamentaux de tout documentaire sérieux : faire réfléchir et ouvrir un débat.
Le rôle de la Vierge Marie et l’espoir chrétien
L’un des plus beaux aspects de la partie finale du film est la référence à la Vierge Marie. Après avoir abordé la réalité du mal et de l’action du démon, le documentaire ne laisse pas le spectateur dans la peur. La conclusion s’ouvre au contraire sur l’espoir. La critique d’Omnes a justement souligné cet élément : le film, malgré la dureté du sujet, se termine par un message d’espoir et présente la Vierge Marie comme une Mère qui vient en aide à ses enfants dans leur lutte contre le malin en intercédant en leur faveur auprès de son Fils Jésus-Christ. C’est un élément décisif pour comprendre la signification du titre. « Délivre-nous du Mal » ne signifie pas le triomphe de l’homme sur le démon par ses propres moyens. Cela signifie le triomphe du Christ sur le mal. Et c’est cette perspective qui devrait toujours guider tout discours chrétien authentique sur l’exorcisme.
Un film sur le diable ou un film sur la victoire du Christ ?
Cette question est peut-être la plus importante que Délivre-nous du Mal pose au spectateur. Si l’on s’en tenait aux images de la possession diabolique, aux témoignages des exorcistes ou aux manifestations extraordinaires, on risquerait de le considérer simplement comme un film sur le diable. Mais sa structure globale en dit davantage : en effet, les images de la possession révèlent, entre autres, la souffrance que vivent certains enfants de Dieu, que l’Église qualifie à cet égard de « les plus pauvres parmi les pauvres ». Le film entend en outre expliquer que le diable est une réalité personnelle et spirituelle ; il veut mettre en garde contre les portes qui peuvent favoriser son action extraordinaire ; il veut expliquer le ministère ecclésial de l’exorciste ; il veut montrer l’importance du discernement ; mais il veut aussi indiquer les outils grâce auxquels l’Église combat cette action. Et, surtout, il veut rappeler que le mal n’a pas le dernier mot. C’est là la différence fondamentale par rapport à une grande partie du cinéma d’horreur. Dans les films d’horreur, le démon est souvent le protagoniste absolu et la peur est le cheval de bataille. Dans Délivre-nous du Mal, en revanche, le mal est abordé afin que le spectateur puisse comprendre la nécessité de la vigilance, de la foi et de la confiance dans le Christ, et enfin pour mettre l’homme en garde quant à l’importance de sa liberté de choisir entre le bien et le mal. L’exorcisme est en outre décrit dans sa spécificité théologique et spirituelle propre, en tant qu’expérience de Dieu.
Pourquoi Délivre-nous du Mal se distingue des autres films sur les exorcismes
À la lumière des critiques italiennes, espagnoles et françaises, ainsi que de l’accueil international, nous pouvons résumer les principaux éléments d’originalité de ce docufilm :
- Il ne cherche pas principalement à effrayer, mais à informer.
- Il ne construit pas un monde fantastique, mais donne la parole à des exorcistes réellement engagés dans leur ministère.
- Il ne présente pas l’exorciste comme un super-héros, mais comme un prêtre exerçant un ministère ecclésial au nom du Christ et de l’Église.
- Il ne transforme pas les personnes qui souffrent en objets de spectacle.
- Il ne montre pas de véritables exorcismes, mais des reconstitutions cinématographiques respectueuses de la réalité et de la confidentialité, tout en illustrant l’expérience de Dieu dans cette lutte extraordinaire contre Satan.
- Il associe à la perspective théologique les points de vue médical et psychologique, en soulignant la nécessité du discernement.
- Il aborde les dangers de l’occultisme, de la magie, du spiritisme et de l’ésotérisme.
- Il offre une véritable introduction à la vision chrétienne de l’action démoniaque extraordinaire.
- Il présente l’exorcisme comme une action liturgique de l’Église et non comme une technique magique.
- Il place au centre l’autorité et l’action salvifique du Christ.
- Il évite, pour l’essentiel, le caractère morbide qui caractérise de nombreuses productions cinématographiques sur ce thème.
- Il a reçu le parrainage de l’Association internationale des exorcistes, ce qui le distingue des productions cinématographiques habituelles sur l’exorcisme.
- Il a dépassé les frontières italiennes pour atteindre l’Espagne, l’Amérique latine, les États-Unis, la France et, prochainement, le Brésil.
- Il a suscité un débat international sur la manière correcte de représenter le ministère de l’exorcisme.
Conclusion : raconter l’action du démon sans lui accorder le rôle principal.
Le plus grand mérite de Délivre-nous du Mal réside peut-être justement dans le fait d’avoir abordé un sujet extrêmement difficile sans le livrer à la logique du cinéma d’horreur. Le film ne prétend pas résoudre toutes les questions et, comme le montre également le récent avis du BNE français, il peut faire l’objet de discussions et d’approfondissements supplémentaires. Mais c’est précisément pour cette raison qu’il mérite d’être examiné avec attention. Il a eu le courage de porter à l’écran un thème qui, pendant des décennies, a souvent été traité sous l’angle de la peur, du macabre et de la spectacularisation. Il a plutôt choisi de donner la parole à des prêtres, des théologiens et des professionnels de la santé mentale ; d’expliquer plutôt que de simplement impressionner ; de distinguer plutôt que de semer la confusion ; de mettre en garde contre l’occultisme ; de présenter le discernement comme indispensable ; et de montrer que l’exorcisme fait partie de la vie et de la mission de l’Église. Mais surtout, son message le plus important devrait être lu à la lumière du titre lui-même. Le véritable protagoniste de la lutte contre le mal n’est pas le démon, ni même l’exorciste: c’est le Christ. L’exorciste prie par l’intercession de l’Église particulière. L’homme est appelé à la conversion dans sa vie quotidienne, à veiller et à se confier à Dieu. La Vierge Marie accompagne et intercède, mais c’est le Christ qui agit et triomphe. Et c’est précisément là que Délivre-nous du Mal se distingue le plus du cinéma d’horreur: alors que de nombreux films sur les exorcismes finissent par laisser au spectateur surtout la peur du démon, ce docu-fiction veut le conduire au-delà de la peur, vers la connaissance, le discernement et, surtout, vers l’espérance.
Dans la perspective chrétienne, le mal est réel, mais il n’est pas invincible ; le démon agit, mais il n’est pas maître de l’histoire ; la souffrance provoquée par l’action extraordinaire du démon existe, mais elle n’a pas le dernier mot. Le dernier mot appartient au Christ !
