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Tribune libre

De la dette publique pour les « Nuls » à l’état d’urgence pour tout le monde

De la dette publique pour les « Nuls » à l’état d’urgence pour tout le monde

Les impôts, les recettes fiscales en gros, représentent 20% du PIB. Le PIB, le Produit Intérieur Bruit, représente à peu près la Richesse National produite en une année dans un pays. 20% de ce PIB est donc prélevé par l’État. Auquel s’ajoute 24 % de prélèvements sociaux, les cotisations sociales en gros. La somme des deux représente 44 % du PIB, soit 1.300 milliards de prélèvements obligatoires (600 milliards pour les impôts + 700 milliards pour les prélèvements sociaux), pour un PIB de moins de 3.000 milliards. Nous sommes les champions mondiaux en matière de prélèvements obligatoires, enfin presque.

Et bien imaginez-vous que cela ne suffit pas, la République doit en plus emprunter chaque année plusieurs centaines de milliards pour combler son déficit, puisque la puissance publique dépensera plus de 1.700 milliards cette année, soit près de 60 % du PIB. Ce qui représente donc un surcroît de dépenses. Si le montant de la dette augmente le montant des intérêts annuels à rembourser, à taux constant, augmente donc.

55 % des 600 milliards, 340 milliards des seules recettes fiscales servent au fonctionnement de L’ÉTAT soit un peu moins de 1 milliard par jour au moins rien que pour son fonctionnement, les investissements étant réduis à presque rien. Malgré cela l’État dépense, à lui seul, un milliard par jour, il lui faut donc emprunter ; le reste, les 45% restant, s’évapore dans les mille feuilles des Collectivités locales et territoriales, et la Sécu encore. Eux aussi empruntent.
Le premier poste budgétaire de l’État concerne le seul remboursement des intérêts annuels des emprunts publics qui mécaniquement augmentent puisque la dette augmente tout comme les taux d’intérêt d’emprunt d’ailleurs…Et plus on emprunte plus notre dette s’avère risquée, plus elle est risquée plus la « prime de risque » emprunteur fait gonfler le taux d’emprunt, un cercle vicieux…jusqu’au moment où plus personne ne nous prêtera.

Les budgets de tous les ministères sont largement grevés par les salaires, et surtout les retraites. Celui de la défense, par exemple, où 1 militaire sur 20 est un officier général en est une illustration… Les Colonels sont ainsi nommés généraux 6 mois avant la retraite et partent sans perte de salaire ; il en est ainsi dans toute la fonction publique qui compte 6 millions de fonctionnaires, dont 1 million pour le seul ministère de l’Éducation Nationale, le fameux Mammouth qui penche à gauche, et pour quel PISA résultat !
Il y a 1 fonctionnaire pour 5 salariés ! 1 fonctionnaire pour 11 habitants ! Encore un autre record mondial, la Corée du Nord nous bat à plat de couture… pour l’instant.

Les déficits des caisses de retraites s’aggravent plus vite que celle de l’État. Parce qu’il y a aujourd’hui un retraité pour 1,7 cotisants. La retraite à 60 ans, c’est 1 retraité pour 1 cotisant en 2030, un Français sur 3 aura alors plus de 60 ans. Si seulement nos vieux avaient la bonne idée de s’euthanasier pour résoudre le problème, au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité évidemment ! Vive les Droits de l’Homme.
Augmenter les taux de cotisations c’est augmenter la masse salariale, c’est donc grever la marge des entreprises qui iront produire ailleurs si elles le peuvent, qui déposeront le bilan autrement. Prendre aux riches pour donner aux pauvres ? Où se situe la frontière entre ces deux catégories ? C’est déjà le cas pour ceux des « riches » qui ne sont pas partis créer des entreprises florissantes ailleurs, particulièrement les plus dynamiques, aux États-Unis malheureusement.

La dette officielle de l’État est de 3.600 milliards. La dette publique hors bilan est de 10.000 milliards, soit 1700% par rapport aux recettes fiscales annuelles de l’État. On ne pourra donc jamais rembourser, à moins d’une hyper inflation conjuguée au blocage des retraites et salaires de fonctionnaires, excepté pour les 600.000 fonctionnaires des fonctions régaliennes (10% des 6 millions), indispensables à la survie de l’État, Armée, Police et Justice.

La dette publique, comme celle privée des États-Unis est sans doute pire que la nôtre, dix fois plus élevée, pour une population seulement 5 fois supérieure à la nôtre, mais ils disposent de la monnaie mondiale de référence, le dollar pendant que nous avons nos assignats, ils sont les champions l’IA pour la meilleure et la pire, nous du grand remplacement pour le pire uniquement, ils ont du pétrole, nous des écolos, ils ont donc la croissance et nous la récession bientôt, etc …Et dire que c’est Nous qui les avons libérés des Anglais avant de leur donner la grande Louisiane qui représentait alors le double de leur territoire. Ce qui a été un des facteurs qui a déclenché la Révolution. Puisque nous en sommes sortis ruinés par des emprunts impossibles à rembourser autrement qu’en exigeant de tous l’impôt y compris de la noblesse de robe et d’épée plus soucieuse de ses privilèges récemment acquis que de ses charges. Servir n’est pas se servir.

Le dernier livre de Petit-fils « La Révolution française » met en relief la responsabilité de la noblesse d’argent et de robe dans cette tragédie qui n’en finit pas. Cette fausse noblesse, mais véritable aristocratie, avait déjà le pouvoir économique, et les privilèges. Ils ne leur manquaient plus que le pouvoir politique. Le « Peuple » n’était pour rien dans cette mésaventure révolutionnaire, il n’était d’ailleurs pas même au courant de cette Révolution avant que ne s’installe la Constitution Civile du Clergé et à sa suite la Terreur Républicaine. Le Tiers État était représenté par la bourgeoisie qui s’était auto attribuait des particules, tel Danton, Robespierre et Marat.

C’est aujourd’hui le même schéma qui se précise avec la même ploutocratie, la même contingence climatique, bien orchestrée à grand coup de tambours battants, et dont les conséquences s’aggravent de manière accélérée, une crise de la dette sans doute pire encore…Nous avons une crasse politique encore plus médiocre et plus dangereuse en sus, les partis politiques sont intrinsèques à la démocratie, et les partis ne survivent que par la démagogie, les magouilles, la corruption sous tous ses aspects, particulièrement morale, les idéologies, la division, les trahisons…Le déshonneur !

La population est en plus aujourd’hui plus âgée et divisée, particulièrement dans sa foi ce qui est encore plus grave ; car la vraie Religion catholique est l’âme et la force de notre Nation qui est née d’un baptême. L’Église est attaquée de toute part y compris en son propre sein, par elle-même, depuis le dernier Concile qui cherche un syncrétisme entre le Christ qui est seul Vérité et les erreurs. La tolérance est ennemie de la Vérité.

En plus nous subissons une crise énergétique avec l’entêtement, conscient ou inconscient, de l’État sur la fiscalité des carburants qui est en train de provoquer une récession, une déflation, un nombre exponentiel de dépôts de bilan, donc moins de recettes fiscales et sociales…et plus de besoins sociaux…et des désordres conjugués tel que Macron ne pourrait peut-être pas finir son mandat à moins qu’il ne déclare l’État d’urgence ?

Bloquer les prix des carburants dans un marché mondial c’est organiser la pénurie tout simplement, d’ailleurs cela a déjà était fait ailleurs avec des résultats gravissimes.

La seule solution serait de baisser immédiatement la pression fiscale sur les carburants pour être aux mêmes niveaux de prix que la plupart de nos voisins européens.

Seulement voilà cela serait anti constitutionnel, comme l’a déjà fait savoir le Conseil Constitutionnel, idem pour la préférence nationale.

Changer la Constitution par Référendum ? Impossible sans le Congrès, Assemblée nationale et Sénat, et impossible de dissoudre le Sénat. La République a tout verrouillé au cas où.

Nous sommes en liberté surveillée et si totalement encadrée que l’on pourrait réaliser que le République est liberticide et totalitaire, n’est-ce pas ?

Nicolas ZAHAR

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