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Culture de mort : Euthanasie

Elargissement de l’accès au suicide assisté à la souffrance psychologique

Elargissement de l’accès au suicide assisté à la souffrance psychologique

Les députés ont adopté, en commission des affaires sociales, les propositions de loi sur les soins palliatifs et l’aide à mourir. L’ajout de la souffrance psychologique dans les critères d’accès à un suicide assisté soulève de nouvelles questions. La suppression des maisons d’accompagnement est par ailleurs incomprise.

Cette évolution est “lourde de conséquences”, d’après un communiqué de la Société médico-psychologique. Celle-ci craint que l’ouverture d’une réponse létale ne donne un caractère irréversible à cette souffrance alors qu’un accompagnement adapté permet d’y répondre.

“Elle touche directement de très nombreux patients atteints de maladies somatiques graves, chez qui la souffrance psychique est fréquente, attendue et souvent intense au moment de l’annonce diagnostique”.

La souffrance psychologique est une des composantes de différentes pathologies somatiques, comme un cancer d’emblée métastatique, la douleur chronique ou la perte d’autonomie.

Dans ces situations, l’angoisse, la sidération, la dépression réactionnelle, le désespoir ou la peur de la dégradation peuvent être massifs”.

Les députés n’ont par ailleurs pas voté le principe d’une clause de conscience pour les pharmaciens hospitaliers. En revanche, ils réintègrent, dans la proposition de loi sur les soins palliatifs, le principe de la possible participation d’un proche ou de la personne de confiance à la procédure collégiale. Les sociétés savantes de réanimateurs et de soins palliatifs ont déjà alerté sur les risques éthiques, juridiques et organisationnels de cette présence sur la qualité de la décision ou contre le secret professionnel.

La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap) pointe, dans un communiqué, la suppression de l’article 10 de la proposition de loi. Cet article actait la création des maisons d’accompagnement et de soins palliatifs, pourtant la “principale disposition véritablement innovante de ce texte au bénéfice des patients”, d’après la Sfap. En cours d’expérimentation, ces maisons visent à assurer la prise en charge des patients ne relevant pas d’une hospitalisation mais ne pouvant pas rester à domicile. La Sfap demande leur réintégration dans le texte en séance publique qui débutera pour les deux propositions de loi le 16 février.

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